Prof. Mohamed El Merouani Département de Statistique et Informatique
Faculté Polydisciplinaire de Tétouan Université Abdelmalek Essaâdi e-mail: [email protected]
Chapitre 2: Modèles linéaires (de Box-Jenkins)
1
Modèle MA(q):
• Un modèle MA(q) est donné par
Y
t=ε
t-θ
1ε
t-1-θ
2ε
t-2-…-θ
qε
t-q• ou en utilisant l’opérateur des retards:
Y
t= (1- θ
1L- θ
2L
2-…- θ
qL
q) ε
t=θ(L)ε
t• Si on multiplie les deux membres par de ce modèle par Y
t-τ, et si on calcul des
espérances mathématiques, …
3
( )
>
= +
+ +
= −
+ −q
q
q
q
τ τ σ
θ θ θ
θ
γ
τθ
τ τ τ ε0
, , 2 ,
2
1
1
1
Λ Κ
(
12 2)
20
1 θ θ σ
εγ = + + Λ +
qon obtient les résultats suivants:
Par conséquent, dans les auto-covariances existe une brusque coupure en q,
puisqu’après ce retard leurs valeurs sont égales à 0.
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• Le même phénomène se présente avec les coefficients d’auto-corrélations qui viennent données par:
• Lorsqu’on a analysé les propriétés d’un MA(1), on a remarqué que |R1|≤1/2.
• En général, les coefficients des auto- corrélations Rτ d’un MA(q) sont bornés.
4
>
+ = + + +
+ + +
−
= + −
q
R q q
q q
τ θ τ
θ θ
θ θ θ
θ
θ
τ τ ττ
0
, , 2 , 1 12 22 2 1
1
1 Κ
Λ Λ
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5
Ordre du retatrd
(τ)
Ordre du processus des moyennes mobiles (q)
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13
1 0,50 0,71 0,81 0,87 0,90 0,92 0,94 0,95 0,96 0,97 0,97 0,97 0,98 2 0,50 0,50 0,71 0,71 0,81 0,81 0,87 0,87 0,90 0,90 0,92 0,92 3 0,50 0,50 0,50 0,71 0,71 0,71 0,81 0,81 0,81 0,87 0,87 4 0,50 0,50 0,50 0,50 0,71 0,71 0,71 0,71 0,81 0,81 5 0,50 0,50 0,50 0,50 0,50 0,71 0,71 0,71 0,71
6 0,50 0,50 0,50 0,50 0,50 0,50 0,71 0,71
7 0,50 0,50 0,50 0,50 0,50 0,50 0,50
8 0,50 0,50 0,50 0,50 0,50 0,50
9 0,50 0,50 0,50 0,50 0,50
10 0,50 0,50 0,50 0,50
11 0,50 0,50 0,50
12 0,50 0,50
13 0,50
On donne les valeurs maximales des coefficients des auto-corrélations d’un MA de différents ordres.
• Pour qu’un MA(q) soit inversible, il faut que les racines de l’équation polynomiale:
1- θ1L- θ2L2-…- θqLq=0 tombent en dehors du cercle unité.
Modèles mixtes auto-régressifs- moyennes mobiles (ARMA):
• Un modèle ARMA(p,q) est définie par:
Yt-Φ1Yt-1-Φ2Yt-2-…-ΦpYt-p=εt-θ1εt-1-θ2εt-2-…-θqεt-q
• En utilisant les opérateurs polynomials de retards, le modèle vient dans sa forme compacte:
7
t
t L
Y
L)
θ
( )ε
( =
Φ
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• Pour que le modèle soit stationnaire, il faut que les racines de l’équation polynomiale
Ф(L)=1-θ1L- θ2L2-…- θqLq=0 tombent en dehors du cercle unité.
• Si les conditions de stationnarité sont vérifiées, le modèle ARMA(p,q) peut s’exprimer comme un MA(∞) et se représente de la forme suivante:
• Par conséquent, les coefficients de l’opérateur polynolial , qui a une infinité de termes, doivent satisfaire l’identité suivante:
8
t t
t L
L
Y θ L ε ψ ε ) ) (
( )
( =
= Φ ) ψ(L
) ( ) ( )
(L
ψ
L ≡θ
L ΦProf. Mohamed El Merouani
ou, par une notation plus détaillée,
A partir de cette identité, on peut déduire un ensemble d’équations qui nous donnent les ψi, en fonction des coefficients Фh et θi. Ainsi, dans un modèle ARMA(1,1), l’identité
antérieure sera:
Développant le produit du premier membre et regroupant selon le degré de l’opérateur retard, on obtient:
9
(
1−Φ1L−...−ΦpLp)(
1+ψ1L+ψ2L2+...) (
≡ 1−θ1L−...−θqLq)
(
L) (
L L) (
1L)
22 1
1 1 ... 1
1−Φ +ψ +ψ + ≡ −θ
(
L L L) (
1L)
3 2 1 3 2 1 1 2 1
1 ) ( ) ( ) ... 1
(
1+ ψ −Φ + ψ −Φψ + ψ −Φψ + ≡ −θ
• En égalisant, terme à terme, les coefficients des différentes puissances de L des deux membres, on obtient:
• Pour τ>1, les coefficients ψτpeuvent s’obtenir de forme récursive à partir de l’équation aux différences
1 1
1
θ
ψ
−Φ = − d’oùψ
1 = Φ1 −θ
11 0
1
2 −Φ
ψ
=ψ
d’oùψ
2 = Φ1ψ
11
1 −
Φ
= τ
τ
ψ
ψ
pour τ>1• De forme analogue, dans un modèle ARMA(p,q), les coefficients ψ1 ,ψ2,… ψi peuvent s’obtenir à partir de l’identité
• Les valeurs de ψτpourτ>q peuvent se déduire de l’équation aux différences suivantes:
• Pour qu’un modèle ARMA(p,q) soit inversible, il faut que les racines de l’équation
polynomiale Ф(L)=1- θ1L- θ2L2-…- θqLq=0 tombent en dehors du cercle unité.
11
) ( ) ( )
(L
ψ
L ≡θ
L Φp
p −
− + +Φ
Φ
= τ τ
τ
ψ ψ
ψ
1 1 ...τ>q
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• Si les conditions d’inversibilité sont verifiées, le modèle ARMA(p,q) peut s’exprimer en fonction d’un AR(∞):
où
• Les coefficients de l’opérateur polynomial π(L) doivent satisfaire l’égalité suivante:
12
t t
t Y L Y
L
L ( )
) (
)
( π
ε = Φθ =
( )
L =1−π1L−π2L2 −...π
) ( )
( )
(L
θ
L ≡Φ Lπ
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• Par un raisonnement identique à celui fait pour passer à un MA(∞), on obtient que, pour τ>p, les coefficients
π
τ vérifient l’équation aux différences suivante• Dans le modèle ARMA(p,q), la moyenne est nulle. Si on ajoute au second membre un
terme constant δ, la moyenne du processus se déduit de l’expression suivante:
• Donc
13
q
q −
− + +
= τ τ
τ θπ θ π
π 1 1 ... τ>p
[
L Yt]
E[
L t]
E Φ( ) =δ + θ( )ε
( )
=δ Φ(L)E YtProf. Mohamed El Merouani
• Si le processus est stationnaire, alors E(Yt)=µ, pour tout t, et alors
puisque lorsqu’on applique l’opérateur L à une constante –dans ce cas δ- on obtient la valeur de la constante elle-même.
• Dans la suite, nous examinons les propriétés d’un modèle ARMA(1,1), pour les généraliser, après, à un processus ARMA(p,q).
p p
pL
L = −Φ − −Φ
Φ
−
− Φ
= −
...
1 ...
1 1 1
δ µ δ
Modèle ARMA(1,1):
• Un modèle ARMA(1,1) est donné par l’expression
• En multipliant les deux membre du modèle par Yt-τet en prenant les espérances de tous les termes, on obtient:
• En tenant compte que
15
1 1
1 − + − −
Φ
= t t t t
t Y
Y ε θε
[
τ]
τ[
τ] [
τ]
τ
γ ε θ ε
γ = E Y
tY
t−= Φ
1 −1+ E
tY
t−−
1E
t−1Y
t−[ ] ε
tY
t= σ
ε2E
[ ε
t−1Yt]
= E[ ε
t−1(
Φ1Yt−1 +ε
t −θ
1ε
t−1) ]
=(
Φ1−θ
1) σ
ε2E
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• Pour τ=0, on obtient l’expression suivante
• Pour τ=1, on trouve facilement,
• Pour τ>1, il résulte que
• Si on substitue la valeur de γ1trouvée pour τ=1, dans l’expression trouvée pour τ=0, on obtient
16
(
1 1)
21 2 1
1
0
γ σ
εθ θ σ
εγ = Φ + − Φ −
2 1 0 1
1
γ θ σ
εγ = Φ −
1
1
;
1
>
Φ
= γ
−τ
γ
τ τ[
1 0 1 2]
2 1(
1 1)
21
0
γ θ σ
εσ
εθ θ σ
εγ = Φ Φ − + − Φ −
• Après, quelques opérations, on trouve
• Et si on substitue cette valeur obtenue dans l’expression pour τ=1, et après quelques opérations, on obtient
• En divisant cette dernière expression de γ1et l’expression de γτ(τ>1) obtenue avant, par γ0, on obtient la suite suivante des coefficients d’auto- corrélations
17
2 2
1 2 1 1 1
0 1
2 1
σ
εθ γ θ
Φ
− + Φ
= −
( )( )
22 1
1 1 1 1
1 1
1
σ
εθ γ θ
Φ
−
− Φ Φ
= −
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( )( )
2 1 1 1
1 1 1 1
1 1 2
1
θ θ
θ θ
+ Φ
−
− Φ Φ
= − R
1
1
;
1
>
Φ
=
τ−τ
τ
R
R
Dans les figures suivantes, on représente la fonction d’auto-corrélation correspondante à quatre modèles ARMA(1,1).
19 0
0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1
1 3 5 7 9 11 13 15 17 19 21 23 25
(a) Yt-0,5Yt-1=εt+0,5εt-1
Prof. Mohamed El Merouani
20 -1,5
-1 -0,5 0 0,5 1
1 3 5 7 9 11 13 15 17 19 21 23 25
(b) Yt+0,8Yt-1=εt-0,8εt-1
Prof. Mohamed El Merouani
21
(c) Yt-0,8Yt-1=εt-0,5εt-1
0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1
1 3 5 7 9 11 13 15 17 19 21 23 25
Prof. Mohamed El Merouani
-0,4 -0,2 0 0,2 0,4 0,6 0,8 1
1 3 5 7 9 11 13 15 17 19 21 23 25
(d) Yt-0,5Yt-1=εt-0,8εt-1
Remarques:
• Les coefficients d’auto-corrélations décroisent toujours en valeur absolue en tenant comme condition initiale R1.
• Rappelons que dans les modèles AR(1), il y avait aussi une décroissance exponentielle mais la condition initiale était R0.
• Dans quelques modèles, comme les cas (a) et (b), la partie des moyennes mobiles atténue
considérablement la condition initiale à partir de laquelle commence la décroissance
exponentielle.
23 Prof. Mohamed El Merouani
• Dans les figures suivantes, on représente une réalisation correspondante à chacun des quatre modèles.
24 Prof. Mohamed El Merouani
25
(a) Yt-0,5Yt-1=εt+0,5εt-1
Nombre d’observations: 120
(b) Yt+0,8Yt-1=εt-0,8εt-1
27
(c) Yt-0,8Yt-1=εt-0,5εt-1
Nombre d’observations: 120
28
(d) Yt-0,5Yt-1=εt-0,8εt-1
Nombre d’observations: 120
Modèle ARMA(p,q):
• Un modèle ARMA(p,q) est donné par l’expression:
Yt-Φ1Yt-1-Φ2Yt-2-…-ΦpYt-p=εt-θ1εt-1-θ2εt-2-…-θqεt-q
• Et si dans cette expression, on multiplie les deux membre du modèle par Yt-τet en
prenant les espérances de tous les termes, on obtient:
Prof. Mohamed El Merouani 29
[ ] [
τ τ] [
τ]
τ τ
τ γ γ ε θ ε θ ε
γ −Φ1 −1−...−Φp −p=E tYt− − 1E t−1Yt− −...− qE t−qYt−
• Pour le calcul des espérances du second membre, il faut tenir compte que
• Par conséquent, on vérifie que
Cette équation aux différences permet
d’obtenir les auto-covariances à partir de τ>q.
• D’une façon analogue, on divise par γ0, on obtient:
[
Y]
pour t tE ε t t' = 0 '<
q
p pour
p = >
Φ
−
− Φ
− γ − γ− τ
γτ 1 τ 1 ... τ 0
q pour R
R
Rτ−Φ1 τ−1−...−Φp τ−p=0 τ>
• Cette dernière équation aux différences nous permet d’obtenir les coefficients d’auto-
corrélations pour τ>q.
Lors de la détermination des qpremières valeurs de Rτintervient la partie des moyennes mobiles du modèle.
• Dans les modèles ARMA(p,q), il convient de factoriser la partie autorégressive et la partie des moyennes mobiles pour voir si il existe des racines communes.
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• Soient λ1,λ2,…,λp les racines de l’équation aux différences
et soient δ1,δ2,…,δq les racines de l’équation aux différences
δq-θ1δq-1-…-θq=0
• Une forme alternative d’exprimer le modèle ARMA(p,q) sera, par conséquent, la suivante:
Prof. Mohamed El Merouani 32
0
1 ...
1 − −Φ =
Φ
− − p
p
p λ
λ
( 1 − λ
1L ) ... ( 1 − λ
pL ) Y
t= ( 1 − δ
1L ) ... ( 1 − δ
qL ) ε
t• S’il existe une certaine racine identique pour les deux membres (par exemple, si λ1=δq) alors le modèle ARMA(p,q) sera excessivement
paramétré d’une manière inutile, puisqu’un modèle avec les mêmes propriétés sera un ARMA(p-1,q-1).
• Dans ce cas, on vérifie que
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( 1 − λ
2L ) ... ( 1 − λ
pL ) Y
t= ( 1 − δ
1L ) ... ( 1 − δ
q−1L ) ε
tProcessus non-stationnaires
• Pour les processus que l’on a vu avant dans ce cours, on a supposé les conditions de
stationnarité ou d’inversibilité.
• Mais, comme on a déjà mentionné, la majorité des séries temporelles du domaine de l’économie doivent être considérées comme générées par des processus non-stationnaires.
• Alors, on doit aussi inclure dans notre étude, des séries temporelles de l’économie, basée sur les processus stochastiques, au moins un certain type de processus non-stationnaires.
• En principe, on peut imaginer une infinité de manières par lesquelles on peut introduire la non-stationnarité en un processus. Néanmoins, il nous intéresse de considérer seulement quelques types de processus non stationnaires qui soient adéquats pour décrire le comportement des séries économiques, et, au même temps, ils soient facilement transformables en processus stationnaires pour pouvoir profiter des avantages qui offrent ces derniers.
• Dans cette perspective, parmi les modèles non stationnaires, on considère, en un premier lieu, comme introduction, le modèle:
Prof. Mohamed El Merouani 35
t t
t Y
Y = −1+ε
• Ce modèle
Y
t=Y
t-1+ε
t est un AR(1) avec le coefficient Ф1=1.• Ce modèle s’appelle aussi « marche aléatoire » ou « random walk ».
• Si le processus débute en un passé lointain, par des substitutions successives, on peut l’exprimer ainsi:
• La variance de ce processus est infinie comme nous avons déjà vu, et par conséquent, il est non stationnaire.
Prof. Mohamed El Merouani 36
∑
∞= −
=
0 j
j t
Yt ε
• Si on suppose, de nouveau, que le processus commence en , la variance pour la période t sera donnée par l’expression
suivante:
• Ce processus est non stationnaire puisqu’il prend des valeurs distinctes pour chaque t.
• D’une manière analogue, on obtient l’auto- covariance d’ordre τpour l’instant t
Prof. Mohamed El Merouani 37
+ 1
− N
( )
2,
0
σ
εγ
t= t + N
( )
2, ε
τ τ σ
γ t = t+ N −
• Le coefficient d’auto-corrélation d’ordre τpour l’instant tsera
• La valeur que prend Rt dépend clairement de l’instant tde référence. Mais, pour t
suffisamment grand, sa valeur se situe très proche de 1. Lorsque t tend vers l’infini (ou bien lorsque l’instant initial remonte vers -∞) alors le coefficient d’auto-corrélation n’est défini.
N t
N t N
t N t
N R t
t t
t
t
+
−
= +
− + +
−
= +
=
−
τ τ
τ γ
γ γ
τ τ τ
, 0 , 0
, ,
• Mais, le processus « Marche aléatoire » Yt=Yt-1+εt
peut être transformé facilement en un processus stationnaire.
• En effet, le processus
wt=Yt-Yt-1=∆Yt Donc wt=∆Yt=εt
c’est-à-dire, le processus transformé –obtenu en prenant les différences premières dans le processus original- est exactement le « bruit blanc »
Prof. Mohamed El Merouani 39
• En prenant des différences de premier ordre, on passe de Yt au processus wt.
• Considérons, maintenant, le cas inverse, c’est- à-dire comment obtenir Yt à partir du
processus wt.
• Par substitutions successives, on a Yt=wt+Yt-1=wt+wt-1+Yt-2
………
=wt+wt-1+wt-2+wt-3+wt-4+…
• Par conséquent, le processus Yts’obtient en sommant, ou ce qui est le même, en intégrant le processus wt.
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• Pour cette raison, on dit que la « marche aléatoire » appartient à la classe des modèles intégrés.
• Cette classe est constituée par tous les modèles qui peuvent être transformés en des modèles stationnaires en prenant des différences d’un ordre déterminé, ou autrement dit, les modèles intégrés sont ceux qui peuvent être obtenus par une somme ou une intégration d’un processus stationnaire.
• On appelle ces modèles aussi des modèles non stationnaires homogènes et ils étaient étudiés par Tintner (1940), Tintner et Rao (1963), Yaglom (1955) et finalement par Box et Jenkins (1976) qui ont largement contribué à leur divulgation.
Prof. Mohamed El Merouani 41
• Á un processus intégré Yt, on l’appelle un processus ARIMA(p,d,q) si en prenant des différences d’ordre don obtient un processus stationnaire wtdu type ARMA(p,q).
• La lettre «I » au centre du terme ARIMA est une abréviation d’intégré.
• Ainsi, on a
wt=∆dYt=(1-L)dYt
(1-Ф1L-…-ФpLp)wt=(1-θ1L-…-θqLq)εt
• En une forme plus réduite, un processus ARIMA(p,d,q) est défini par:
Ф(L)(1-L)dYt=θ(L)εt
• Les modèles ARIMA constituent une classe particulière des processus non stationnaires.
Quand même, dans plusieurs cas, ils sont
suffisantes pour représenter le comportement des séries économiques.
• Lorsqu’une série économique est observée le long d’une période dilatée du temps, il arrive fréquemment que la variance vient affectée par une tendance, et cette tendance ne
disparaissent pas par la prise des différences.
• Lorsque cette circonstance se présente, la transformation adéquate consiste à introduire des logarithmes.
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Exercices
Ex. 1:
Soit le modèle AR(1) suivant:
Yt=0,8Yt-1+εt σε2=2
On demande:
1) Est-il stationnaire?
2) Est-il inversible?
3) Calculer la suite γ1,γ2,…,γ5. 4) Calculer la suite R1, R2,…, R5.
5) Calculer les coefficients ψ1,ψ2,…,ψ5du modèle MA(∞) en lequel, c’est si possible, peut se transformer le modèle AR(1) donné.
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Ex. 2:
Soit le modèle MA(1) suivant:
Yt= εt-0,9εt-1 σε2=4
On demande:
1) Est-il stationnaire?
2) Est-il inversible?
3) Calculer la suite γ1,γ2,…,γ5. 4) Calculer la suite R1, R2,…, R5. 5) Calculer les coefficients π1,π2,…,π5
correspondants au modèle inverti AR(∞).
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Ex. 3:
Soit le modèle AR(2) suivant:
Yt=0,6Yt-1+0,3Yt-2+εt σε2=3
On demande:
1) Est-il stationnaire?
2) Est-il inversible?
3) Calculer la suite γ1,γ2,…,γ5. 4) Calculer la suite R1, R2,…, R5.
Ex. 4:
Soit le modèle MA(2) suivant:
Yt=εt-0,4εt-1+1,2εt-2 σε2=2
On demande:
1) Est-il stationnaire?
2) Est-il inversible?
3) Calculer la suite γ1,γ2,…,γ5. 4) Calculer la suite R1, R2,…, R5.
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Ex. 5:
Soit le modèle ARMA(1,1) suivant:
Yt=0,9Yt-1+εt−0,8 εt-1 σε2=5
On demande:
1) Est-il stationnaire?
2) Est-il inversible?
3) Calculer la suite γ1,γ2,…,γ5. 4) Calculer la suite R1, R2,…, R5.
Prof. Mohamed El Merouani 48
Ex. 6:
Soit le modèle ARIMA (0,1,1) suivant:
Yt=Yt-1+εt−0,9 εt-1 On demande de:
1) Exprimer l’équation antérieure comme un modèle AR(∞).
2) On notant πi les coefficients du modèle AR(∞), démontrer que
Cette démonstration est-elle valable pour tous les modèles ARIMA(0,1,1)?
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1
1
∑
∞ == j
πj
Références:
• Ezequiel URIEL JIMÉNEZ:«Análisis de series temporales. Modelos ARIMA», Collection ábaco, editorial PARANINFO, Madrid, 1995.
• Régis BOURBONNAIS, Michel
TERRAZA: «Analyse des séries temporelles:
Applications à l’économie et à la gestion», DUNOD, 2004.
• Sandrine LARDIC, Valérie MIGNON:
«Économétrie des Séries Temporelles Macroéconomiques et Financières», Economica, 2002.