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Academic year: 2021

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DÉCEMBRE 2016 – AOS 280 I 1

ÉDITORIAL

© EDP Sciences 2016 AOS 2016;280:1 DOI: 10.1051/aos/2016071

L

’essor de l’implantologie a rendu « moins à la mode » une autre discipline de

l’odontologie : la prothèse amovible. Rares sont les publications sur cette discipline, rejetée dans l’ombre par la plupart des journaux et magazines professionnels. Et pourtant cette discipline est certes moins noble que l’implantologie ou la parodontie, mais fait partie des thérapeutiques proposées dans la majorité des cabinets dentaires non spécialisés, c’est-à-dire plus de 9 cabinets sur 10. La raison principale en est son acceptabilité financière par des patients aux faibles revenus, bien que les remboursements des prothèses amovibles par l’Assurance Maladie soit bloquée à des niveaux indécents, et depuis plus de 28 ans (date de la dernière revalorisation : mai 1988…), les mutuelles en tirant parti pour attribuer des compléments de remboursement faibles pour les contrats de base. L’autre raison est que cette discipline fait des progrès constants rendant le port de telles prothèses très acceptable et aux résultats esthétiques indéniables.

Dans d’autres pays économiquement moins favorisés comme le sont encore les pays du Maghreb, la prothèse amovible est le traitement idéal permettant à des patients aux très faibles moyens d’avoir accès à un traitement de qualité pour leurs édentements.

Ce numéro spécial est totalement consacré à la prothèse amovible et nous avons demandé à ceux qui la pratiquent le plus, nos Consoeurs et Confrères du Maghreb, de prendre en charge la totalité de ses articles. Les différents aspects de cette discipline sont ici développés et le soucis de nos collègues pour prévenir la résorption osseuse sous les selles prothétiques apparaît clairement soit par des protocoles chirurgicaux bien réfléchis, soit en conservant des racines sous les intrados, soit en ajoutant 2 implants stabilisateurs, avec le souci constant de l’intégration esthétique de ces prothèses. Et lorsque la résorption est présente, notamment au niveau des tubérosités, le dessin de la prothèse en permet une excellente adaptation.

Non, la prothèse amovible n’a pas été « étouffée » par l’implantologie, elle reste bien vivante et mérite, régulièrement, d’avoir les honneurs de la publication d’articles qui lui sont consacrés, par des collègues plus que qualifiés dans cette discipline car la pratiquant au quotidien. Les AOS le feront régulièrement !

Marc BERT

rédacteur en chef

Marc Bert

Rédacteur en chef

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