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I.RAPPEL DES TERMES DE REFERENCE I.1.Contexte I.2.Brève description du projet BACK UP I.3.Objectif visés, résultats et produits attendus I.4.

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PROJET DE RENFORCEMENT DES CAPACITES DES ORGANISATIONS DE LA SOCIETE CIVILE ET ADMINISTRATEURS LOCAUX EN SUIVI--EVALUATION ET BUDGETISATION DES

POLITIQUES PUBLIQUES DE L’EDUCATION AU CAMEROUN

******************************************************************

ATELIER DE RENFORCEMENT DES CAPACITES DES ORGANISATIONS DE LA SOCIETE CIVILE EN SUIVI BUDGETAIRE DANS UN CONTEXTE DE

DECENTRALISATION OBALA, 14 AU 18 OCTOBRE 2019

RAPPORT FINAL Par

CABINET PRODIGE

OCTOBRE 2019

Mise en œuvre par :

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2 I.RAPPEL DES TERMES DE REFERENCE

I.1.Contexte

I.2.Brève description du projet BACK UP I.3.Objectif visés, résultats et produits attendus I.4.Résultas attendus et produits de l’atelier I.5.Rencontres préparatoires de l’atelier I.6.Méthodologie générale de l’atelier II.DEROULEMENT DE L’ATELIER

II.1.Ouverture des travaux

II.1.1.Mot d’ouverture du CEFAN II.1.2.Rappel des objectifs de l’atelier II.1.3.Présentation des facilitateurs II.1.4.Présentation des participants II.2.Introduction des travaux

II.2.1.Adoption de l’agenda II.2.2.Evaluation diagnostique II.2.3.Règles de conduite

II.2.4.Mise en place de l’équipe de rapportage II.3.Déroulement des modules

II.3.1.Généralités sur le concept de budget II.3.2.Outils de gestion budgétaire au niveau local II.3.3.Suivi budgétaire (A)

II.3.4.Suivi budgétaire (B)

II.3.5.Techniques de production des données de suivi budgétaire II.4.Clôture de l’atelier

II.4.1.Evaluation qualité de l’atelier II.4.2.Recommandations

II.4.3.Mot de clôture du CEFAN IV.ANNEXES

IV.1.Agenda

IV.2.Liste consolidée des présences

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3 I.RAPPEL DES TERMES DE REFERENCE

Cette partie du rapport renseigne sur les éléments qui légitiment la tenue de l’atelier d’Obala lundi 14 au 18 octobre 2019. Elle parcourt tour à tour le contexte, la brève description du projet BACK UP, les objectifs de l’atelier, la sélection du consultant, les rencontres préparatoires et la méthodologie générale de l’atelier.

I.1.Contexte et justification de l’atelier

Membre, en tant que représentant de la société civile camerounaise de l’éducation, de l’Africa Network Campaign on Education For All (ANCEFA) et de la Campagne Mondiale pour l’Education (CME), la Cameroon Education For All Network (CEFAN) a été créé en 2005 et se positionne comme la coalition camerounaise des ONG de l’éducation composée de plus de soixante organisations (syndicats, ONG, etc.).

Adossé sur la conscience que l’éducation est avant tout un droit humain, lequel implique et suppose le devoir de tous, le CEFAN milite, dans le cadre de l’EPT puis l’Agenda Education 2030, pour une éducation inclusive et équitable de qualité et un apprentissage tout au long de la vie pour toutes les filles et tous les garçons camerounais et vivant au Cameroun.

Ce positionnement commande aux organisations membres du CEFAN à développer des activités permettant de porter une parole de qualité et en temps réel aux autres acteurs de la communauté éducative. Un travail minutieux de contribution à l’élaboration, de planification, de budgétisation, de suivi et d’évaluation est incontournable. Celui-ci se révèle souvent laborieux du fait qu’au départ, elles sont nombreuses les organisations de la société civile qui ne disposent pas des ressources cognitives pour réaliser un tel dessein.

Pour aborder avec efficacité ces activités, les acteurs nécessitent des renforcements de capacités sur plusieurs aspects de la reddition des comptes de l’éducation. C’est ainsi que le CEFAN organise une série de trois ateliers dans les villes de Maroua, Douala et Obala.

Convaincu que la réussite des activités de ses membres n’est possible que si les différentes catégories d’acteurs ont un même niveau d’informations, l’administration éducative locale et les collectivités territoriales seront associées auxdits ateliers. Ceux-ci portent sur le suivi budgétaire des politiques publiques de l’éducation au niveau local. Il s’agit donc en clair d’outiller les organisations de la société civile de l’éducation et les administrations locales de l’éducation en suivi-évaluation et budgétisation de l’éducation et financés par la GIZ. La

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4 facilitation de ces ateliers sera assurée par un consultant, d’où l’appel et la présente réponse de l’ETS PRODIGE qui agit en qualité de cabinet d’étude.

I.2. Brève description du projet Building Alliances Creating Knowledge and Updating Parteners Education (BACK UP)

Le projet BACKUP est une démarche allemande, mécanisme bilatéral pour soutenir et accompagner les processus du Partenariat Mondial pour l’Education (PME) au niveau national et régional en Afrique. Sa mise en œuvre est assurée par la GIZ (Deutsche Gesellshaft fur International Zusammenartbeit). Le renforcement et le développement des capacités des partenaires de l’éducation se dressent comme l’objectif visé par le BACKUP.

I.3.Objectifs visés, résultats et produits attendus de l’atelier

I.3.1. Objectif général de l’atelier

L’atelier visait deux (02) types objectifs : un objectif général et des objectifs spécifiques

.

L’objectif général de cet atelier de formation était de renforcer les capacités des représentants des organisations de la société civile en suivi budgétaire dans le secteur de l’éducation en contexte de décentralisation.

I.3.2. Objectifs spécifiques

Les objectifs spécifiques de l’atelier étaient de :

- Permettre aux participants de mieux connaître le budget et ses différents types ; - Permettre aux participants de maitriser l’ensemble des actions qui permettent le suivi

budgétaire ;

- Traiter du dispositif du suivi budgétaire ; - Traiter du protocole de suivi budgétaire ; - Traiter de la méthodologie du suivi ;

- S’assurer que tous les participants ont bien compris les techniques de collecte des données/informations ;

- S’assurer que tous les participants comprennent la conduite du suivi ;

- S’assurer que tous les participants maitrisent l’analyse des résultats du contrat de consultation.

I.4. Résultats attendus et produit de l’atelier

Les trois (03) principaux résultats attendus de l’atelier sont les suivants:

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5 - Les participants sont mieux outillés à la notion de budget et aux actions qui permettent

de faire le suivi budgétaire ;

- Les participants une bonne maitrise de la démarche de suivi budgétaire et des techniques de collecte des données pour assurer un bon suivi budgétaire dans le secteur de l’éducation en contexte de décentralisation ;

- Les participants ont maitrise mieux le canevas de rédaction d’un rapport de suivi budgétaire dans le secteur de l’éducation en contexte de décentralisation.

A l’issu de cet atelier, un rapport général de était attendu comme produit de l’atelier.

I.5.Rencontres préparatoires de l’atelier

Deux rencontres ont précédées la préparation de l’atelier d’Obala. La première rencontre s’est tenue lundi 07 octobre au siège du CEFAN. Elle a permis au consultant d’échanger avec le CEFAN sur les Termes de références, mais surtout d’intégrer une communication sur le

« canevas de rédaction d’un rapport de suivi budgétaire », qui est une des grandes recommandations de l’atelier de Maroua, tenue du 25 au 29 septembre 2019. Cette communication viendra davantage consolider le contenu des modules y compris la sélection des outils d’animation de l’atelier.

La deuxième rencontre a eu lieu le vendredi 11 octobre 2019. Elle avait pour objectif de valider définitivement le contenu de la communication sur le canevas de rédaction d’un rapport de suivi budgétaire et les outils d’animation pour chaque communication et pour chaque module.

Par la suite, les modalités pratiques de déplacement et de séjour des deux consultants à Obala, prise charge par le CEFAN seront discutées. L’équipe des consultants prendra le chemin le dimanche 13 octobre pour Obala.

I.6.Méthodologie générale de l’atelier

L’atelier s’est déroulé suivant une méthodologie axée sur l’andragogie avec un accent sur la didactique centrée sur le processus. Deux axes majeurs ont traduit la progression vers la satisfaction des objectifs à savoir les cinq modules avec chacune ses communications et les outils d’animations de chaque communication ou module. S’agissant des modules il y en avait cinq à savoir :

- MODULE 1 : Généralités sur le concept de budget (04 communications) ; - MODULE 2 : Outils de gestion budgétaire au niveau local (03 communications) ; - MODULE 3 : Suivi budgétaire (A) (03 communications) ;

- MODULE 4 : Suivi budgétaire (B) (04 communications) ;

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6 - MODULE 5 : Techniques de production des données de suivi budgétaire (04

communications) ;

Toutes les communications étaient déclinées sur powerpoint. Plusieurs outils d’animations ont été mobilisées à savoir le brainstorming, la ligne de compréhension, le safari dans les activités de suivi budgétaire en contexte de décentralisation, les jeux de valeur, les questions réponses, les travaux de groupe, l’évaluation qualité de l’atelier et la formulation des recommandations.

II. DEROULEMENT DE L’ATELIER

L’ouverture des travaux, l’introduction des travaux, le déroulement des modules et la clôtures des travaux sont les différents points qui ont nourri cette partie de l’atelier.

II.1. Ouverture des travaux

Le mot d’ouverture du CEFAN, le rappel des objectifs de l’atelier, la présentation des facilitateurs et la présentation des participants ont déterminé cette séquence du déroulement de l’atelier le lundi 14 octobre 2019.

II.1.1.Mot d’ouverture du CEFAN

Le mot d’ouverture a été prononcé par Monsieur NKEUMI François, Régional du CEFAN pour le Centre. Après avoir exprimé ses civilités d’usage, il a remercié les participants d’avoir fait le déplacement pour venir suivre l’atelier donc la thématique est d’actualité et cadre avec les activités de certains ici présent. Par la suite, il a exprimé le souhait que cet atelier soit un véritable moment d’échange et de partage entre les participants surtout sur la problématique qui unit les participants ici à Obala. Sur ce, il a déclaré ouverte les assises de l’atelier d’Obala.

II.1.2.Rappel des objectifs de l’atelier

Après le mot d’ouverture, Monsieur TSANGO DONGMO Louis Marie prendra la parole pour partager avec les participants les objectifs de l’atelier. Il s’agissait d’avoir le même niveau de compréhension des attendus de l’atelier entre les participants et les facilitateurs. Les différentes questions des participants ont permis de clarifier les contours de l’atelier ainsi que les suites. Cet atelier étant donc une étape d’une autre activité et donc la continuité pratique sera la collecte des données sur le suivi budgétaire, la forte implication des participants était donc un critère déterminant pour être sélectionner et faire partir des trois qui seront retenus pour représenter la Région du Centre pour la suite du projet.

II.1.3.Présentation des facilitateurs

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7 Monsieur TSANGO DONGMO Louis Marie se chargera de présenter l’équipe de facilitation constituée aussi de Monsieur Willy DJANANG et de Madame ASMAOU DANNA.

II.1.4.Présentation des participants

Seize (16) participants dont onze (11) hommes et cinq (05) femmes tous venus de Yaoundé, ont pris part à l’atelier.

Une attitude des participants lors de la présentation individuelle des craintes et attentes de l’atelier

II.2. Introduction des travaux

L’adoption de l’agenda, l’évaluation diagnostique, les règles de bonne conduite, la mise en place de l’équipe de rapportage et la photo de famille constituent les articulations de l’introduction des travaux de l’atelier.

II.2.1.Adoption de l’agenda

S’agissant de l’agenda, les participants ont convenu de ce que l’atelier devrait démarrer au plus tard à 08h30 et s’achever à 16h. Quant aux pause-café, elles devaient se prendre au plus tard à 9h30 heures. Ce sont les seuls aménagements de l’agenda qui ont été apportés.

II.2.2.Evaluation diagnostique

L’évaluation diagnostique concernait les attentes, les craintes et le message reçu sur le suivi du budgétaire des participants. Des cartes zops de couleurs différentes (bleu, rose et jaune) ont été remises à chaque participant qui devait les mentionner et les coller à l’endroit de la salle réservé à cet exercice.

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Réponses des participants à l’évaluation diagnostique pendant l’atelier

Tableau 1 : Récapitulatif des réponses des participants à la suite de l’évaluation diagnostique (craintes - attentes) de l’atelier

Craintes Attentes Messages déjà reçus sur le suivi budgétaire

Ne pas analyser tous les modules et ne pas avoir le même niveau de compréhension ;

les 05 jours ne soit pas suffisant pour cette formation ;

Pas de pratique de suivi-budgétaire en contexte de décentralisation ;

Les différentes communications ne soient pas distribués à la fin de la formation ;

De ne pouvoir mettre en pratique toutes fidèlement toutes les acquis de la formation ;

Ne pas pouvoir implémenter tous ce qui a été dit, simplement à cause de la mauvaise foi de ceux qui font la mise en œuvre

La formation soit un moment d’ouverture d’esprit et d’apprentissage ;

Nomenclature d’un budget ;

Etapes à suivre pour faire un budget ;

Les différentes composantes du paquet minimum ;

Etre capable de faire un projet de budget et de le suivre;

Avoir un langage de

communication facile en matière de budget ;

Avoir des cas pratiques ;

Avoir une attestation de formation ;

Comprendre les mécanismes de la budgétisation de l’éducation en contexte de décentralisation ;

Connaitre le cadre réglementaire qui entoure le suivi budgétaire ;

Maitriser les outils de suivi budgétaire et les méthodes de collectes des données ;

Maitriser les indicateurs d’évaluation de l’efficience d’un projet d’éducation ;

Apprendre à faire un suivi budgétaire et recevoir des stratégies afin d’être capable de réaliser le dit suivi.

Le contrôle de l’exécution du budget dans les institutions de l’éducation ne doit pas être confié aux fonctionnaires, mais à des organismes indépendants ;

Associer toutes les parties prenantes pour mieux élaborer le budget ;

Tenir compte des réalités de terrain avant l’élaboration de tout budget ;

Pour réussir le suivi budgétaire, il faut une bonne maitrise des mécanismes de fraude des gestionnaires publics ;

Suivi budgétaire comme guide et orientation dans la gestion des projets ;

Le budget doit être détaillé afin que son suivi puisse être facile sur le terrain

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Source : Participants à l’atelier de formation

II.2.3.Règles de conduite

Les règles de bonne conduite ont été élaborées à partir d’un brainstorming. Elles ont permis de définir les conditions de bon fonctionnement pendant tout l’atelier. Le tableau 2 résume les règles et les sanctions conjointement validées par les participants.

Tableau 2 : Règles et sanctions de l’atelier

Règles de bonne conduite Sanctions

Téléphone sur vibreur ;

Ponctualité et assiduité ;

Toujours demander la parole ;

Politesse et respect des opinions des autres

Danser ;

Chanter

Source : Brainstorming avec les participants

Pour veiller au strict respect de ce code de bonne conduite et à une meilleure gestion du temps, Monsieur AMBASSA AMBASSA Vianney et été Monsieur NKEUMI François ont été désignés Censeurs durant les cinq jours de l’atelier.

II.2.4.Mise en place de l’équipe de rapportage

S’agissant de l’équipe de rapportage, Madame ASMAOU DANNA, membre de l’équipe de facilitation assurait le rapportage dont les notes ont permis l’élaboration du présent rapport. La photo de famille (voir page de couverture) a été prise par la suite.

II.3. Déroulement des modules

Cinq modules ont fait l’objet d’un déroulé pendant les cinq jours qu’auront duré l’atelier. Pour chaque module avec ses communications, divers outils d’animation ont été empruntés dans le but de faciliter la compréhension des participants et de satisfaire les objectifs. A la fin de la déclinaison des communications, celles-ci et bien d’autre supports ayant aidé à les préparer, ont été remis aux participants sous forme d’un dossier soft pour la continuité de l’apprentissage.

II.3.1.Généralités sur le concept de budget

Le Module 1, qui s’est entièrement déroulé le lundi 14 octobre 2019, avait pour objectif d’entretenir les participants sur des notions de bases, à l’effet de les donner les capacités d’effectuer un suivi budgétaire. Comme méthodologie, il a mobilisé quatre communications déclinées par le Consultant TSANGO DONGMO Louis Marie. Chaque communication donnait lieu à une interactivité entre participants et consultants à travers le jeu questions-réponses. A

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10 la fin du module, le consultant a entretenu les participants sur un outil d’animation qu’il a désigné par « ligne de compréhension » des généralités sur le concept de budget.

La première communication a porté sur le vocabulaire du concept de budget, l’objectif étant de partager avec les participants le champ lexical du concept de budget. Deux axes ont conduit la communication à savoir le concept de budget et les concepts connexes sur le budget. Sur le concept de budget, les différents degrés de signification de la notion et les caractéristiques du budget de l’Etat ont marqué l’essentiel de cet axe. Alors que les notions telles que fonction, programme, action, activité, tâche, objectif, indicateur, déficit public ou budgétaire, dette publique, compte administratif, loi de finance initiale, loi de finance rectificative ou collectif budgétaire, loi de finance de règlement, prospective, planification et programmation ont été autant de concept connexes dont les significations ont été partagées avec les participants.

La deuxième communication s’est intéressée aux types de budget avec pour objectif d’amener les participants à se familiariser aux différents types de budget. Typologie de nature et typologie opérationnel ont permis de cerner l’objectif de la communication. Au sujet de la typologie de nature, le consultant a plongé les participants aux méandres de la différence, du fondement, des caractéristiques, des limites et des avantages du budget-programme par rapport au budget des moyens. Le second moment de la communication a permis d’établir la différence de concepts des budgets d’investissement et de fonctionnement avant la réforme du régime financier du Cameroun intervenu en 2007 par rapport aux concepts de dépenses en capital et dépenses courantes après ladite réforme.

La troisième communication avait pour objectif de partager avec les participants les étapes d’élaboration du budget de l’Etat et les outils de contrôle de celui-ci. L’objectif portant le plan de communication en filigrane, le consultant notera que les étapes d’élaboration du budget de l’Etat se fait à travers la circulaire du Président de la République, l’arbitrage du Premier Ministre et l’adoption de la Loi de finance initiale. S’agissant des acteurs, la communication a insisté sur les acteurs institutionnels de dépenses (ordonnateurs principaux, ordonnateurs secondaires et ordonnateurs délégués) et de recettes (exclusivité au ministre en charge des finances). Tout comme elle s’est attardée sur les acteurs du contrôle du budget de l’Etat en termes de contrôle administratif, de contrôle parlementaire et du contrôle juridictionnel. La communication s’est achevée par le partage des outils auxquels font recours les différents acteurs du contrôle budgétaire de l’Etat.

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11 La quatrième communication s’est proposé de partager avec les participants les éléments de compréhension du fonctionnement du budget de la mairie et des établissements scolaires.

Pour ce qui est de la mairie, le consultant est revenu sur les principes de préparation, du vote et de l’approbation du budget communal ou de communauté. Il a également souligné le type de contrôle budgétaire au niveau des mairies. Il s’est préoccupé de la même démarche pour les établissements scolaires publics à travers les éléments d’élaboration du budget des établissements scolaires et les différents types de contrôles.

Comme indiqué plus haut, le module a été clôturé par une technique d’animation désignée par ligne de compréhension des généralités sur le concept de budget. Celui-ci a consisté à marquer sur un format le titre de l’une des quatre communications. Les quatre titres ont été collés sur un mur. Plusieurs mots et expressions, évoqués pendant la déclinaison des communications et des interactivités, ont été remis à chaque participant. Celui-ci, après réflexion, devait coller en dessous de l’un des quatre titres, les différents mots et expression à sa possession.

Les participants en plein exercice de ligne pour s’approprier la compréhension des généralités sur le concept de budget

II.3.2. Outils de gestion budgétaire au niveau local

Le module 2 caressait l’idée de partager avec les participants les compétences transférées à la mairie en matière de gestion budgétaire de l’éducation. Il avait pour méthodologie la déclinaison de deux communications, l’interactivité entre participants et consultant. A la fin du module, le consultant TSANGO DONGMO Louis Marie, qui a animé ce module qui s’est

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12 déroulé le mardi 15 octobre 2019, a davantage consolidé la compréhension des participants par un jeu de valeur.

La première communication dudit module visait à entretenir les participants sur les généralités du décret N°2010/0247/PM du 26 février 2010 fixant les modalités d’exercice de certaines compétences transférées par l’Etat aux communes en matière d’éducation de base avec un accent sur le paquet minimum. Les différentes compétences transférées par le décret aux communes ont constitué les différentes articulations de la communication. Il s’agit de la construction, de l’équipement, de l’entretien et de la maintenance des écoles maternelles et primaires et des établissements préscolaires de la commune ; l’acquisition des maternels et fournitures scolaires notamment le paquet minimum ; et le recrutement et la prise en charge du personnel d’appoint desdites écoles et établissements.

La deuxième communication portait sur les compétences transférées aux communes par l’Etat pour la gestion. Il s’agit notamment des compétences en matière de formation professionnelle fondé par le décret N°2011/0002/PM du 13 janvier 2011 fixant les modalités d’exercice de certaines compétences transférées par l’Etat aux communes en matière de formation professionnelle. La communication a partagé aussi les mécanismes de transfert des ressources financières correspondantes aux compétences transférées.

A la fin des communications, le consultant a procédés à un jeu de valeur sur le paquet minimum. Il a partagé avec les participants la situation problème ci-dessous ainsi que les différentes réactions possibles.

Exercice : Situation problème

Lors de la rentrée scolaire 2019-2020, un reportage télévisé sur l’effectivité de la rentrée dans les écoles indique que de nombreuses écoles primaires publiques n’ont pas encore reçu le paquet minimum. Ce qui donne un prétexte aux directeurs d’exiger des frais d’APEE aux parents et élèves. Ce reportage suscite en vous une réaction parmi les quatre réactions ci- dessous:

1. C’est le Gouvernement qui est responsable de ce désordre et l’escroquerie des parents par les écoles publiques ;

2. Ce sont les mairies qui ne font pas bien leur travail du fait de la faible compréhension de la pertinence de cet outil budgétaire ;

3. Ce sont les parents et les citoyens qui sont responsables, par leur passivité et leur absence de suivi de la gestion de cet outil public ;

4. Autres réactions

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13 Quatre cercles seront tracés et où chaque participant devant faire un choix. Le principe était qu’il n’y a pas de débat sur les choix des uns et des autres. Toutefois, les participants dans chaque groupe ont été invités à partager les raisons de leurs choix respectifs.

Les participants lors du jeu de valeur sur le paquet minimum

II.3.3. Suivi budgétaire (A)

Ce module, animé par Monsieur Willy DJANANG le mardi 15 octobre 2019, traitait de la première partie du suivi budgétaire. L’objectif visé par ce module était de renforcer les capacités des membres des organisations de la société civile sur les notions de suivi et d’analyse des budgets des politiques publiques d’éducation en contexte de décentralisation.

Deux communications ont meublé l’animation du module. L’interactivité entre participants et consultants ont permis de mieux installer les ressources pour la compréhension.

La première communication concernait les généralités sur le suivi budgétaire avec les notions et les généralités sur le budget. Le vocabulaire sur le suivi budgétaire, les types de suivi- budgétaire et le suivi-évaluation ont constitué l’essentiel des angles qui ont été traités dans cette communication. S’agissant du vocabulaire sur le suivi budgétaire, c’est dans une démarche de maïeutique socratique que le consultant a amené les participants à construire des questions sur ce qu’est suivre et qu’est-ce que le suivi. Ce qu’est le suivi, ce qu’il n’est pas et ce qui le caractérise sont autant d’interrogation qui ont permis de préciser cet angle de communication. Sur le type de suivi, le consultant et les participants ont échangé sur le suivi conjoint ou partenarial, le suivi extérieur et le suivi indépendant. Enfin, le suivi-évaluation qui a connu la signification de ce concept, le destinataire et l’objectif terminal a été le dernier angle de la communication.

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La deuxième communication a jeté son dévolue sur la pertinence du suivi budgétaire. Elle a partagé avec les participants les éléments de pertinence pour conduire ou pas un suivi budgétaire. Dans ce sens, l’importance du suivi du budget, l’avantage du suivi budgétaire, conséquence de l’insuffisance du suivi budgétaire, l’introduction sur les outils et la démarche budgétaire, ont fait l’objet de partage. Sur l’importance du suivi du budget, plusieurs militent pour une déviation de l’utilisation des ressources ciblage des dépenses sur les priorités, une faibles production des résultats intermédiaires et finaux escomptés et un faible impact sur le développement.

Le suivi budgétaire par le citoyen mobilise plusieurs avantages entre autres le renforcement de l’éveil de la population, limitation des rumeurs et suspicion, renforcement de la crédibilité des autorités auprès des citoyens, gestion saine et niveau de corruption faible, etc. le climat favorable à la fraude et à la corruption, le faible taux d’investissement, les PTF peu engagé à investir, désintérêt des citoyens à la gestion des affaires publiques, le faible engagement à la gestion des affaires publiques, constituent quelques conséquences de l’insuffisance du suivi budgétaire. Un diagramme en guise d’introduction sur les outils et la démarche budgétaires a été partagé avec les participants.

Monsieur Willy DJANANG lors de la déclinaison du module 3

II.3.4.Suivi budgétaire (B)

Le module 4 se situe au continuum du module 3 avec l’ambition de préciser et de mieux installer auprès des participants, le dispositif, le protocole, le choix d’une démarche dans le

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15 cadre du suivi budgétaire de l’éducation, et le canevas de rédaction d’un rapport de suivi budgétaire en contexte de décentralisation. Quatre (04) communications ont donc ponctué l’animation du module avec des interactivités entre le consultant et les participants. Il s’est déroulé le mercredi 16 octobre 2019.

La première communication du module 4 a porté sur le dispositif du suivi budgétaire avec pour objectif d’imbiber à la maîtrise du dispositif du suivi budgétaire. Les éléments sur les ressources humaines, les moyens matériels et financiers à mobiliser ont été partagés avec les participants. S’agissant des ressources humaines, il faut distinguer les responsabilités au niveau national et au niveau régional dans le cadre du projet BACKUP notamment. Au niveau national l’on retrouve la coordination générale, la coordination technique et les équipes de collecte des données. Au niveau régional, les responsabilités sont reparties entre un superviseur, des chefs d’équipes et des enquêteurs.

Concernant les moyens matériels, l’on peut mobiliser sans exhaustivité, les fiches de relevé d’informations documentaires, le guide d’entretien, les termes de référence des focus group, le manuel de l’enquêteur, la fiche synthèse, le spécimen de document type, le porte document, le stylo à bille, le crayon, gomme, agrafeuses, bloc-notes, sacs, badges, etc. Sur la question de la mobilisation financière, il faut relever que celui-ci dépend du type et de la nature du suivi.

Combinant la politique et les moyens, il répond aux questions suivantes : combien nous faut- il pour ce que nous voulons faire ? Que pouvons-nous faire avec ce dont nous disposons ?

La deuxième communication du module 4 s’est appesantie sur le protocole du suivi budgétaire et ceci à travers la notion de protocole de suivi et le cadre logique. Sur la notion de protocole, les questions suivantes ont guidé la déclinaison de la compréhension : qu’est-ce qu’un protocole de suivi ? Quand et pourquoi le protocole ? Sur le contenu, le facilitateur a procédé par activité pour amener les participants à cerner cet aspect. L’activité 1 renvoyait à la définition de la thématique en termes de champ ou domaine et du choix de telle thématique par rapport à telle autre. L’activité 2 s’intéressait à la définition de la problématique ou de la préoccupation en étroite dépendance de la nature du suivi.

L’activité 3 était responsable de la définition des objectifs c’est-à-dire, l’objectif général et les objectifs spécifiques du suivi budgétaire de l’éducation identifié. L’activité 4 s’est intéressé à l’élaboration de la méthodologie en étant attentif au plan de travail, à l’identification de la population, à l’échantillonnage, au choix des techniques de collecte des information, à la confection des outils de collecte des informations, à la définition du mode de dépouillement et d’enregistrement des informations. L’activité 5 se chargeait d’identifier les contraintes notamment les contraintes propres au suivi (calendrier, moyen, etc.), les contraintes liées aux

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16 contextes (politiques, culturels, climatiques, etc.) et les contraintes non prévues mais dont il faut adresser. L’activité 6 identifiait les précautions à prendre pour les contraintes alors que l’activité 7 planifiait les activités à la fois individuelles et collectives.

Sur le cadre logique, le consultant a partagé un tableau indiquant les éléments de base à renseigner pour cet outil de visibilité synoptique de ce qui est recherché et à mener dans la démarche de suivi budgétaire entreprise. Il s’agit notamment des indicateurs, des moyens de vérification, des objectifs, des résultats attendus et des tâches à mener.

La troisième communication du module 4 nourrissait l’objectif du choix de la démarche de suivi budgétaire avec les décisions méthodologiques et le choix ou construction des indicateurs qui ont servi de plan de communication. D’entrée de jeu, le consultant a souligné n’inexistence de méthode standard applicable à tous les suivi, à toutes les évaluations ni à tous les suivi- évaluation. Sur les décisions méthodologiques, il a entamé par le rappel de quelques différences entre les suivis et les évaluations. Puis, il a fait le lien entre le type de suivi/évaluation et la méthodologie. Sur le choix ou la construction des indicateurs, il a commencé par partager avec les participants la définition et les généralités sur le concept d’indicateur. Puis il est revenu sur le nombre, la faisabilité, la valeur ajouté, le lien entre indicateur et objectifs et les types d’indicateurs. Il a achevé la communication par une application.

La quatrième et dernière communication du module 4 portait sur « le canevas de rédaction d’un rapport de suivi budgétaire en contexte de décentralisation ». En effet, cette communication est une recommandation faite par un participant lors de l’atelier de Maroua tenu du 25 au 29 septembre 2019. L’objectif de cette communication était de partager avec les participants la démarche de rédaction ou de capitalisation d’un rapport de suivi budgétaire en contexte de décentralisation. Cela dit, il n’existe pas une démarche/canevas connue et reconnue standard de rédaction d’un rapport d’étude. Chaque étude, projet, recherche à ses particularités et spécificités. Ce sont ces particularités ou spécificités qui dessinent l’ossature ou alors le contenu du canevas de rapport. Sinon, il existe certaines similarités qui reviennent systématiquement. Ledit canevas se présente de la manière suivante :

Tableau 3 : Canevas/démarche de présentation d’un rapport de suivi budgétaire en contexte de décentralisation.

Partie Contenu des parties

PREMIÈRE PARTIE: SOMMAIRE Résumé exécutif

Summary

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Remerciements

Listes des sigles et abréviations

Listes des tableaux, cartes, graphiques, photos, diagrammes, etc.

DEUXIEME PARTIE: INTRODUCTION GENERALE Contexte et justification

Zone d’étude

Objectif Général

Objectifs spécifiques

Résultats attendus

Méthodologie

Revue et exploitation documentaire ;

Echantillonnage ;

Echantillon ;

Outils de production des données ;

L’enquête de terrain et production des données ;

Systématisation et Analyse des données ;

Difficultés rencontrées et limites de l’étude

TROISIEME PARTIE: RESULTATS DE L’ETUDE QUATRIEME PARTIE: CONCLUSION ET RECOMMENDATIONS

CINQUIEME PARTIE: ANNEXES

Source :Communication présenté à l’atelier par Monsieur Willy DJANANG

A la suite des quatre du module 4, le module a été clôturé par un exercice d’animation désignée par ligne de compréhension des généralités sur le suivi budgétaire. Celui-ci a consisté à marquer sur un format le titre de l’une des quatre communications. Les quatre titres ont été collés sur un mur. Plusieurs mots et expressions, évoqués pendant la déclinaison des communications et des interactivités, ont été remis à chaque participant. Celui-ci, après réflexion, devait coller en dessous de l’un des quatre titres, les différents mots et expression à sa possession.

Ensuite, les participants ont été repartis en groupe de travail avec pour objectif de les initier au suivi budgétaire sommaire. Trois groupes ont été constitués comme l’indique le tableau suivant.

Tableau 4 : Composition des groupes lors du module 4

Groupe 1 Groupe 2 Groupe 3

WANDJI SIMO Solange

NKEUMI François ;

AMBASSA AMBASSA Vianney ;

MESSI BIKOE

Rapporteur : WANDJI SIMO Solange

CHIMI Julie

FOMEKONG Victoire

TITSE Isaac

Rapporteur : TITSE Isaac

NGABA ZOGO Salomé

TAMO Michel

ATEBA Jean Pierre

MODO BELIBI Pascal Rapporteur : MODO BELIBI Pascal

Source : Dépouillement fiches travail de groupe module 4

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18 Le travail en groupe s’est déroulé suivant trois articulations. D’abord la consigne de travail donnée par le facilitateur. A partir des connaissances partagées sur ce module et les précédents, esquisser une démarche (identifier les activités et les tâches à mener) de suivi budgétaire à la lumière d’un sujet au choix en lien avec le suivi budgétaire dans la région du Centre.

Ensuite, chaque groupe devait se désigner un modérateur et un rapporteur pour mieux conduire les travaux. De manière pratique, un brainstorming au sein du groupe permettait d’identifier la méthodologie de travail et la construction des réponses attendues par l’exercice.

Par la suite, chaque groupe devait procéder à la restitution des résultats des travaux en groupe.

Un moment intense du travail dans les différents groupes du module 4

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Tableau 4 : Restitution des travaux de groupe pour le Module 4

Groupes Thème choisi Eléments de démarche proposés

GROUPE I Suivi de la période de mise à disposition du paquet minimum dans les écoles de la commune de Batschenga

Problème observé : Les écoles ne reçoivent pas à temps le paquet minimum

Préparation du protocole du questionnaire ;

Mobilisations des ressources humaines ;

Distribution des questionnaires ;

Collecte des données ;

Analyses données ;

Elaboration du rapport

GROUPE II Recrutement du personnel d’appoint dans les écoles primaires publiques de l’arrondissement de Yaoundé II (Messa)

Problème observé : Plaintes récurrentes de la Directrice de l’Ecole Publique de Messa relative aux cas de vols et vandalisme perpétrés dans son établissement et aux écoles avoisinantes, ceci à cause de l’absence de gardien dans cette école.

Problématique : Absence de gardien ;

Objectifs : Faire recruter des gardiens ;

Méthodologie : lettre d’information au Maire ;

Elaboration des outils de collecte des données ;

Collecte des données ;

Elaboration du rapport ;

Partager le rapport avec le Maire ;

Intégrer les inputs du maire

GROUPE III Evaluer la pertinence du paquet minimum dans la commune d’Ebebda

Elaboration des Tdr ;

Conception et élaboration des outils de collecte des données ;

Pré-test ;

Mise en place de l’équipe de collecte des données ;

Renforcement des capacités des membres de l’équipe ;

Définition de l’échantillonnage ;

Elaboration du calendrier des activités ;

Collecte des données ;

Dépouillement et traitement des données ;

Rédaction du rapport ;

Restitution des résultats de l’enquête

Capitalisation des résultats (piste de plaidoyer) Source : papier-conférence contenant la restitution des travaux de groupe

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21 II.3.5.Techniques de production des données de suivi budgétaire

Le module 5 s’est proposé d’élucider le protocole de suivi budgétaire notamment sur les techniques de production des données. Cinq communications ont permis au consultant TSANGO DONGMO Louis Marie de progresser vers l’objectif. Il s’agissait des méthodes de collecte des données, des techniques d’échantillonnage, des techniques d’élaboration des outils de collecte des données, de l’administration des instruments et de l’analyse des résultats obtenus du terrain.

Sur les méthodes, le consultant a partagé avec les participants les cinq méthodes de collecte des données à savoir la méthode de questionnaire, la méthode d’entretien, les méthodes mixtes, la méthode d’observation et la méthode de recueil des données existantes. Au chapitre des techniques d’échantillonnage, deux logiques ont été partagées avec les participants à savoir l’échantillonnage probabiliste (échantillonnage aléatoire simple, échantillonnage aléatoire stratifié, échantillonnage en grappe ou par faisceaux et l’échantillonnage systématique) et l’échantillonnage non probabiliste (échantillonnage probabiliste, échantillonnage par quota, échantillonnage par choix raisonné ou théorique ou typique et l’échantillonnage par réseaux ou boule de neige). Ensuite, le consultant a partagé les étapes de l’échantillonnage.

S’en est suivi les techniques d’élaboration des outils de production des données. Les participants ont renforcé leurs capacités sur l’élaboration du questionnaire, du guide d’entretien, de la grille d’observation et d’une grille documentaire. Place a été donnée aux techniques d’administration des outils de collecte des données. Les documents officiels, la présentation aux autorités locales, la prise de contact avec les sujets de l’échantillon, l’administration de l’instrument et le rapport de terrain ont déterminé cette communication. Sur l’analyse des résultats, propos liminaire, signification du terme et préalable de l’analyse des résultats, typologie des analyses, conduite de l’analyse et au-delà de l’analyse, auront constitué l’essentiel de cette communication.

Après les différentes communications, un cas pratique théorique a été conduit à l’effet de construire ensemble une démarche de production des données de suivi budgétaire en contexte de décentralisation. Le contenu de cette démarche est partagé ci-dessous.

ETUDE DE CAS: Suivi du paquet minimum dans la Région du Centre

Objectif général : Analyse du parcours du PM dans la Région de l’Extrême-Nord Objectif spécifiques :

- s’informer de la disponibilité des fonds dans les comptes communaux ;

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22 - analyser l’acquisition du paquet minimum ;

- analyser la distribution du paquet minimum ; - analyser l’usage du paquet minimum

Description de la population d’étude - les maires, receveurs municipaux ; - les inspecteurs d’arrondissement ; - les fournisseurs ;

- directeurs d’écoles primaires publiques ; - les enseignants ;

Plan d’échantillonnage

Type d’échantillonnage : non probabiliste Variante : échantillonnage par quota

Technique de production des données : méthode d’entretien notamment l’entretien semi- directif

Elaboration de l’instrument de production des données : guide d’entretien Question 1 : parlez-nous de la disponibilité des fonds

Question 2 : Comment se déroule le processus d’acquisition du PM Question 3 : Comment s’opère la distribution du PM

A l’issue de l’étude de cas, les participants ont exprimé le vœu de se constituer cette fois en un seul groupe de travail.

Le travail s’est déroulé autour de trois moments essentiels. Le premier a consisté au partage de la consigne de travail par les facilitateurs. Sur la base des connaissances mobilisées pendant les cinq jours de l’atelier, le groupe constitué proposait une démarche théorique de suivi budgétaire qui intègre :

-

Le choix du thème ;

-

La formulation des objectifs généraux et spécifiques ;

-

Les étapes de l’échantillonnage et l’échantillon ;

-

Le choix de la méthode de production des données ;

-

L’élaboration de l’outil ou de l’instrument de production des données.

Le deuxième moment était réservé au choix d’un modérateur et un rapporteur afin de mieux conduire les travaux au sein du groupe. Le troisième moment a consisté au brainstorming au sein du groupe permettant ainsi d’identifier la méthodologie de travail et la construction des

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23 réponses attendues par l’atelier. Cette démarche a permis au groupe de formuler la restitution donc la quintessence est consignée dans le tableau 6 ci-dessous.

Tableau 6 : Restitution du travail de groupe du module 5

THEME OBJECTIF GENERAL OBJECTIFS SPECIFIQUE METHODES DE COLLECTE

INSTRUMENT DE COLLECTE Evaluer la pertinence

du paquet minimum

Contribuer à l’amélioration de la gestion du PM dans les communes de la région

du Centre

Evaluer la pertinence du PM ;

Apprécier la disponibilité du PM en temps réel dans les écoles primaires publiques de la région du Centre ;

Apprécier les pratiques d’acquisitions du PM ;

Apprécier l’adéquation qualité-cout du PM

Entretien semi- directif

Technique échantillonnage : échantillonnage non probabiliste par choix raisonné.

Population cible : Maire, IAEB, fournisseurs, directeurs écoles publiques, enseignants et élèves

Guide d’entretien

Source : Données du papier conférence lors de la restitution

II.4. Clôture de l’atelier

La clôture de l’atelier s’est voulue sobre mais riche en intensité notamment sur l’évaluation qualité de l’atelier, les recommandations fortes et le mot de clôture.

II.4.1. Evaluation qualité de l’atelier

L’évaluation qualité s’est faite à partir d’une fiche d’évaluation que l’assistante Madame ASMAOU a distribuée à chaque participant. Pour chacune des questions de la fiche, les participants ont manifestés des réponses rapportées ici.

1. Qu’avez-vous appris de nouveau au cours de l’atelier ? En quoi est-ce que cet atelier a été utile pour le renforcement du suivi budgétaire de l’éducation en contexte de décentralisation ?

Les éléments de réponses à cette question sont nombreux :

- Les notions de suivi budgétaire et de techniques de production des données de suivi budgétaire ;

- Permis de connaitre les différents acteurs et intervenants de la chaine du paquet minimum ;

- L’atelier a été utile parce que le plaidoyer mené actuellement par la société civile notamment le CEFAN porte sur l’augmentation du budget de l’éducation et l’utilisation

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24 efficace et efficiente de celui-ci, or capacités les OSC est important pour atteindre cet objectif ;

- Cerner les contours et les instruments de collecte des données, les différents budgets, la notion de dénier public ;

- Je n’avais jamais su que le Président du Conseil d’Etablissement était le chef du proviseur ;

- Décomposition de l’étude d’un projet, différence entre contrôle et suivi ;

- Cet atelier m’a permis d’avoir une vue d’ensemble sur la transparence, la gestion et les acteurs liés au paquet minimum ;

- Les compétences transférées aux CTD en contexte de décentralisation ;

- Identifier les ressources humaines, matérielles et financières qui entrent en jeu ;

2. D’après vous, est-ce que les objectifs de l’atelier ont été atteints ? Est-ce que vos attentes ont été comblées ?

- Oui, on peut dire car très captivant, nous pouvons désormais faire le suivi du paquet minimum lié à l’éducation;

- Les objectifs ont été complètement atteints et mes attentes complètement comblées ; - Pas totalement même comme les facilitateurs étaient de classe hautement qualifiés ; - Oui, car tous les modules ont été dispensés ;

- Les objectifs ont été atteint, les participants ont pu, à travers les activités pratiques assimilés les modules, sur ce, mes attentes ont été comblés ;

3. Quelle appréciation faites-vous de la méthodologie utilisée tout au long de l’atelier ?

- Très bonne, au vue de la qualité des présentations et des facilitateurs ;

- Elle a été très interactive et je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer entre les exposés, les jeux de valeur, les travaux en groupe, etc. ;

- Assez bonne, la méthode interactive avec rétroprojecteur a été positive. Cependant, les documents hard copy auraient permis une meilleure interactivité entre les facilitateurs et les participants ;

- Elle a été très adapté à la catégorie des participants ; - Bonne parce que participative et bonne ambiance ;

- Bonne méthodologie, mais si possible accroitre le nombre d’activité pratique ;

4. Quels sont les aspects de l’atelier sur lesquels vous souhaiteriez avoir plus d’information ?

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25 - Les techniques et autres stratégies permettant d’élaborer un instrument de collecte des

données ;

- Les fiches modèles d’instrument de collecte des données ;

- La méthodologie pour faire de manière efficace l’analyse des contenus ; - Rien, les documents mis à ma disposition sont largement suffisant ; - La typologie du budget et le traitement des données;

- L’utilisation des logiciels ;

- L’élaboration des questionnaires ;

- L’élaboration d’un protocole de suivi budgétaire des politiques publiques de l’éducation ;

- L’élaboration franche d’un formulaire de fiche de microprojet ;

5. Quels aspects aimerez-vous voir changer la prochaine fois ? - Respect des horaires ;

- L’amélioration du logement et nutrition ; - Plus de sérieux dans les travaux en groupe ; - Plus d’exemples tirés de la vie quotidienne ; - Augmenter le nombre de jours de formation ; - Choisir des sites adaptés à ce genre de formation ; - Prévoir des attestations à la fin de la formation ; - Fractionner les apprentissages en plusieurs sessions ;

- L’assiduité et la ponctualité des participants, un résumé des restitutions qui sera remis aux participants ;

- Mettre plus l’accent sur les échanges et discussions.

II.4.2.Recommandations

Plusieurs recommandations ont été formulées par les participants notamment : - L’achat des clés USB pour les documents des participants ;

- Prévoir l’atelier en sept jours ;

- Améliorer le choix du site de la formation ;

- Mettre à la disposition des participants des supports en hard copy ;

- Prendre des dispositions afin que les participants soient présents sur le site de formation à la veille du démarrage de l’atelier.

II.4.3.Mot de clôture de l’atelier

Le mot de clôture a été prononcé le vendredi 18 octobre 2019 par Monsieur KHEUMI François Coordonnateur du CEFAN dans la Région du Centre. Il a tenu à féliciter la qualité des communications et surtout des techniques d’animation empruntées par les facilitateurs. Que

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26 d’informations et de connaissances reçues par les participants tout au long des cinq jours qu’aura duré l’atelier. Il a rappelé les prochaines étapes de l’atelier notamment la sélection de trois représentants de la Région qui iront pour renforcer leurs capacités afin de procéder à des enquêtes concrètes sur le suivi budgétaire.

Après avoir souhaité un bon retour à l’ensemble des participants, il déclaré closes les assises de l’atelier de renforcement des capacités des acteurs des organisations de la société civile sur le suivi budgétaire en contexte de décentralisation à Obala du 14 au 18 octobre 2019.

IV.ANNEXES IV.1.Agenda

IV.2.Liste consolidée des présences

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