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Les enseignants doivent être formés à apprécier toute la valeur des expériences de base. C'est là que devrait se situer en premier lieu l'apport de l'université.
L'apport de l'université n'a d'intérêt que s'il forme l'enseignant à la recherche. Revoir radicalement son mode actuel d'intervention.
(Extrait du rapport remis par I'I.C.E.M. à Monsieur le Directeur des Ecoles)
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L'école parle depuis plusieurs années d'activités d'éveil.
Mais, ou bien elle n'a rien changé et continue à faire apprendre par cœur la liste des os du bras et autres nomenclatures, ou bien elle essaie de s'ouvrir mais reste trop préoccupée· d'acquisitions et pousse
trop vite les enfants vers un aboutissement qui la rassure, ou bien encore elle voit bien qu'elle a fait fausse route mais s'affole et demande: ff0ue devons-nous faire en activités d'éveil ?J).
Nous répondons : ((Ne faites en tout cas rien qui les endorme)).
Nous nous efforçons de rendre réalisable dans nos classes une liberté maximum pour observer et expérimenter, l'adulte n'étant pas celui qui pousse à tout prix vers la connaissance, encore moins celui qui la révèle, mais un compagnon qui accueille, écoute, relance, socialise l'expérience d'un seul ou de quelques-uns, crée un m!'lieu riche (matériel, •
documents) et un climat favorable .
(à suivre)
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