C OMPOSITIO M ATHEMATICA
O LIVIER M ATHIEU
Construction d’un groupe de Kac-Moody et applications
Compositio Mathematica, tome 69, n
o1 (1989), p. 37-60
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37
Construction d’un groupe de Kac-Moody
etapplications*
OLIVIER MATHIEU
UA 748 du C.N.R.S., Université Paris 7, UER de Mathématiques, 2 Place Jussieu,
75005 Paris, France
Received 7 January 1988; accepted 24 May 1988
Compositio (1989)
© Kluwer Academic Publishers, Dordrecht - Printed in the Netherlands
Introduction
Soient A une matrice de Cartan
généralisée [4],
et P une réalisation entière de A(au
sens de[8]).
A tout anneauk,
on a attaché certains schémas engroupe H et
B,
de manière fonctorielle(lorsque
on adet A ~ 0,
P estuniquement déterminé,
et s’identifie au réseau despoids entiers; lorsqu’en
outre A est de type
fini,
H est le sous-groupe de Cartan et B le sous-groupe de Borel du groupe deChevalley simplement
connexe associé àA).
Cetarticle contient trois résultats annoncés et
partiellement
démontrés dans[11].
Le
premier
de ces résultats est la construction d’un ind-schéma en groupe Ggénéralisant
le schéma deChevalley,
et satisfaisant de bonnespropriétés.
En
particulier
G contient B comme sous-ind-schéma en groupefermé,
etl’action à droite de B sur G est localement libre. On
peut
obtenir lequotient G/B (déjà
considéré dans[8])
et former de nouveauxquotients,
commeG x
BG/B.
Le formalisme desind-schémas,
donne alors un sens à laformule,
essentielle dans la suiteG x B
G/B ~ G/B
xG/B (lemme 9). (1)
Avant d’introduire les deux autres résultats
(corollaires
1 et3), j’aurai
besoin de
quelques
notationssupplémentaires.
Soient unpoids
dominantentier, w
un élément du groupe deWeyl W
deG, L(À)
le moduleintégrable
de
plus
hautpoids 03BB, Ew(03BB)
le B-sous-module deL(03BB) engendré
parL(03BB)w03BB
etSw;.
le sous-schémaBL(03BB)w03BB
dansPEw(03BB) (bien
défini carEw(03BB)
est libre derang fini
[8]).
On prouve:(k normal) Sw03BB
est normal etprojectivement
normal dansPEw(03BB). (2)
* Ce travail a été commencé à Yale University, où je bénéficiais d’un GRANT de l’AMS (No:
DMS-851-2904).
Soient 03BC, 03B8 deux autres
poids dominants, et v rf
W liés par la relation 03BB + w03BC = v8. On prouve alors:En
particulier, lorsque k
est un corps decaractéristique 0,
et que A est une matrice de Cartanordinaire,
cela résoud unequestion
attribuée à Par-thasaraty, Ranga
Rao etVaradarajan,
à savoir que l’on a[L(03BB)
QL(,Y):
L(03B8)] ~ 0,
et celagénéralise
un résultat que P. Polo a obtenu pour unematrice de Cartan A de
type An
et le résultatoriginal
deParthasarathy, Ranga
Rao etVaradarajan
obentulorque w
est l’élément maximal de W[13].
Les assertions
(2)
et(3)
résultent d’un théorèmetechnique
sur les sectionsglobales
de certains fibrés sur les G-orbites deG/B
xG/B.
Celaexplique pourquoi je
construis une structure de ind-schéma sur G. La méthode de démonstration combine desscindages
de Frobenius encaractéristique
p(suivant
les idées de V.B.Metha,
S.Ramanan,
A.Ramanathan)
et latopologie
de la fibre desmorphismes D(w) ~ Sw03BB (où D(w)
est un schémade
Demazure).
Elleimpose
de ne pas se restreindre aux cas des corps decaractéristique 0,
mais de considérer aussi lacaractéristique
p. La démonstration des assertions(2)
et(3)
sur des anneauxqui
ne sontplus
nécessairement des corps
ménage quelques
difficultéssupplémentaires (on
aà utiliser de la
cohomologie
defaisceaux).
Le choix de travailler sur desanneaux arbitraires repose sur
l’espoir
que l’onpuisse
engénéral
filtrer lemodule
L(03BB)
QL(y)
par des modulesL(03BE).
Une telle filtration sur Z indui- rait en effet une filtration fonctorielle en k. L’assertion(3)
est unpetit
pas dans cette direction.Remarques: 1)
La construction du groupe G associé à la matrice de Cartangénéralisée
est différente des constructions de l’anneau des fonctionsrégu-
lières à la Kac et Peterson
([5],
cf.[8]
pour descomparaisons).
La construc-tion
adoptée
ici a étésuggérée
par la construction de J. Tits de foncteurs engroupes de
Kac-Moody
discrets[19, 20]. Enfin,
il est à noter que la construc- tion de G repose sur unepropriété délicate
des variétés deSchubert,
leur trivialité(cf. [8, 10]).
2)
Pour A matrice de Cartanordinaire,
la normalité des schémsSw03BB
a étéprouvée
par. AJoseph (k
corps decaractéristique
0[3])
C.S. Seshadri(k
corps arbitraire[17]),
et laprojective
normalité par V.B.Metha,
S.Ramanan et A. Ramanathan
([12, 15, 16];
cf. aussi H.H. Andersen[1]).
PourA matrice de Cartan
généralisée
P.Slodowy
a, enpremier, prouvé
a lissitéen codimension 1 de
5w03BB (k
corps decaractéristique 0),
dans[8, 10] j’ai
donnéune preuve de la normalité de
SWÀ (k normal, À
suffisammentgrand)
etS. Kumar en a donné une autre preuve en
caractéristique
0(k
corps decaractéristique 0, 03BB
suffisammentgrand
et unehypothèse supplémentaire) [6].
3)
P. Polo aannoncé,
dans unexposé
à Oberwolfach en août 1987 que l’assertion(3) résultait,
pour le cas d’une matrice de Cartan detype An,
derésultats
plus profonds
obtenus par lui. L’idée d’utiliser le lemme deJoseph (cf.
lemme26)
dans cetype
deproblème
lui est due. S. Kumar a trouvé unedémonstration
indépendante
de l’assertion(3)
pour gsemi-simple
et k decaractéristique
0[7].
Remerciement. Je tiens à remercier B. Kostant de m’avoir
signalé
laquestion
de
Parthasaraty, Ranga
Rao etVaradarajan,
à l’Institut d’Oberwolfach.C’est lui
qui
asuggéré l’interprétation
en termes de sectionglobales
sur lesG-orbites de
G/B
xG/B,
idée clef de la démonstration de l’assertion(3).
C’est à Yale que
j’ai
commencé cetravail,
et au Tata Institute deBombay
que
je
l’airédigé.
Je remercie ces deux institutions pour leur accueil.Conventions
générales.
Dans cetarticle,
kdésignera
un anneau commutatifarbitraire,
sauf mention du contraire(et
ce fait serasignalé
entreparenthèse
avant l’énoncé
concerné).
En casd’ambiguités possibles,
onajoutera
ken
exposant
ou en indices des notationsd’objets dépendent
de k. Enfin le faisceau structural d’un schéma X sera noté(9,
ou mêmeparfois simple-
ment (9.
I. Notations -
rappels [8, 10]
Soient A une matrice de Cartan
généralisée, (h, 03A0, fl)
une réalisation suer a de A[4]
et P unsystème
depoids
entiers. Soit gl’algèbre
deKac-Moody
maximale associée A
(sur Q),
et à(respectivement 0+, 0394+re)
l’ensemble des racines(respectivement positives, positives
etréelles).
L’ensemble II est dit ensemble des racinessimples,
et l’on a 03A0 ~ 0394+. Pourchaque
oc EOr ,
soitha
la coracineassociée, s03B1
réflexion associée dans le groupe deWeyl
W de g.Soit b la
sous-algèbre
de Borel de g, et pa - b +sab l’algèbre parabolique
associée à oc E II. Je pose aussi n =
[b, b].
Soit
W le
monoïde libreengendré
par les élémentssa (a
EII). Lorsque W
est
fini, je pose W
= W etje
note cv l’élément maximal de W.Lorsque W
est
infini, je pose W
= W ~{03C9},
etje prolonge
l’ordre de Bruhat àW en
posant
ev a w pour tout w E W. Pour tout w EW, je
pose(Dw = {03B1 ~ 0394+/
w-1 03B1 ~ 0394+}.
Pour toutepartie I de II, je
poseW, w, ws03B1 w
pour tout03B1 ~ I}.
Je pose P+ =
{03BB
EP/03BB(h03B1)
0 pour tout 11 E111.
Pour tout A eP+, je
note
L(A)
leg-module intégrable
deplus
hautpoids A, je
poseI(A) = {03B1
E03A0/039B(h03B1) = 01,
et pour tout w EW je
poseEw(A) = U(b). L(A)WA
etFw (A) = Ew (A)*.
Dans[8, 10],
on a construit des schémas en groupesU, H, B, Pa
associés auxalgèbres
de Lie n,b, b,
Pa.Ainsi on associé à A les
objets U(g), U(b), U(b), L(A), Ew (A), Fw (A), U, H, B, Pa
sur Q(w
EW,
oc EII).
La construction des réseaux deChevalley [19]
donnent Z-formes naturelles de cesobjets,
et de là des k-formes pour tout anneau arbitraire k[8] (à
un Z-module M est associé le foncteur k H k QM;
à un Z-schéma X est associé le foncteur k HSpec
k xX).
Suivant les conventions de
l’introduction, je
noterai encoreU(g), U(h)
...les k-formes de ces
objets,
dès lors que l’anneau k est fixé. En cas depossible ambiguité, j’ajouterai k
en indice ou enexposant.
Pour tout élément w = sal ... san de
W,
le schémaE(w) = Pal
x B... x ’
Pan
et le schéma de Demazure[2] D(w) = E(w)/B
sont bien définis[8].
Soient03B1 ~ 03A0, ~ ~ {0, 1}.
Je conviens deposera
=P03B1 si ~
=1, P"
= Bsi il
= 0. Soient e =(gl 03B5n)
E{0, 1}n et û - sâl ... s::.
Le mor-phisme
naturelP03B5103B11
x ... xPân P,,,
··· xPan
induit desmorphismes naturels j’03B5: E(u) ~ E(w) et jE : D(ù) - D(w).
Lesmorphismes j’03B5 et j03B5
sontdits les
morphismes canoniques
deE(û)
dansE(w),
et deD(û)
dansD(w).
Soient w E
W, w
unedécomposition
réduite de w, A EP +, Sw/B
le sous- schéma B ·L(039B)w039B
dansPEw(039B) (bien
défini carEw (A)
est libre de rangfini),
et n :
D(w) ~ Sw/B
lemorphisme
naturel.L’espace
annelé(SwA 03C0*OD(w))
estun schéma
[8]
lemme141)
et nedépend
en fait que de I =I(A)
et de la classe de w dansW (cf. [8]
ch. XIIX§2).
On noteSw,l
ceschéma,
et onl’appelle
schéma de
Schubert,
et onpose Sw = Sw,Ø.
Soit w E W. A tout B-module
M,
on associe un faisceauquasi-cohérent 2w(M)
surSw. L’application 03BB
HLw(03BB)
définit uneapplication
P ~ PicSw
de P dans le groupe de Picard de
Sw .
Je poseB(w) = Spec (Lw(k[B]),
desorte
qu’il
existe unmorphisme
affine naturelB(w) ~ Sw (cf. [8]
ch. XIIX§2).
LEMME 1:
a)
Soient u, w E W avec u w. Lemorphisme Su
~Sw
est uneimmersion fermée.
b)
Soient w EW,
et w unedécomposition
réduite de w. Lemorphisme
n:D(w) ~ Sw
est trivial au sens deKempf, ’,
i.e., on an* (DD(w)
=(9w
etRqn*(DD(w)
=0 pour q
> 0.c)
Soient w, w comme aupoint
2. Le schémaB(w)
estaffine,
etB(w)
estl’affinisation de E(w).
Démonstration: cf.
[8], proposition
26 et 29.Je pose, pour tout w E
W, k[B(w)] = r(B(w), O).
Je note
03C8:
W x W - Wl’unique
fonction satisfaisant03C8(1, w) =
w,03C8(us03B1, v) - 03C8(u, v) si s03B1v v, 03C8(us03B1, v) = 03C8(u, s03B1v) si s03B1v v,
pour tous u, v, w EW,
ce E II tels que us03B1 > u. Je note ht:Q ~ Z l’unique
formelinéaire telle que l’on ait htoe = 1 pour tout oc E II.
II. Construction du groupe de
Kac-Moody
Pour tout
U(b)-module M,
et pour tout 03BB EP, je
poseM03BB - {m
EM/
~u E
U(h):
um =Â(u)ml (je rappelle
que tout À E P définit un caractère deU(h),
note encore03BB).
DÉFINITION: Soient M un
U(g)-module.
Je dis que Mappartient
à la caté-gorie (9(g) (de Bernstein-Gelfand-Gelfand)
si les conditions suivantes sont satisfaites.a)
On a M =~03BB~P M;,,
et pour tout 03BB EP, M;.
est un k-module libre de rang fini.b)
Il existe unepartie
finie X de P telle que pour tout 03BB E P avecM03BB ~ 0,
il existe v E X tel que l’on
ait v
03BB.Soit T:
U(g) ~ U(g)
l’involution de Cartan(qui échange U(n+)
etU(n-)).
Pour tout M EO(g) je
note M leU(g)-module
M =EB;.EP (M*),
avec la
structure
deU(g)-module
tordue par r. Il est facile de prouver que l’on aM
= M. Pour tout 03BB EP, je
noteV(À)
le module de Verma deplus
haut
poids
03BB(cf. [8]
ch.I).
LEMME 2:
1) (k
anneauintègre)
L’anneauk[U]
estintègre. 2) (k
anneauarbitraire)
Soit m l’idéald’augmentation
dek[U].
Pour tout y EQ, (m/m2)y
est un k-module libre de
rang fini.
Toute section H-invariante del’application
m ~
M/M2
induit unisomorphisme S(M/M2) k[U].
Démonstration:
1)
Soit A unpoids
dominant entier etrégulier.
Le mor-phisme
naturelV(039B) ~ L(039B)
induit uneinjection
naturelleL(039B) ~ h(A).
Comme k est
intègre,
un schéma de Demazure estintègre.
Donc pour toutw E
W,
le schéma deSchubert Sw
estintègre.
Je poseA (w, A) = ~n0 r(S,,, 2w( -nA))
etA(A) = ~n0 (limw~W r(Sw, 2w( -nA))).
L’anneauA(w, A)
est
intègre,
et doncA (A)
estintègre. D’après [8] (théorème 5)
on av
A(A) = ~n0 L(nA)*.
Donc~n0 L(n039B)
est unesous-algèbre
deA(A).
Ainsi
~n0 L(nA)
est naturellement unealgèbre intègre.
v v
Comme B-module on a
V(À) = V(0)
(8)k03BB
pour tout À e P. On a doncun
morphisme naturel,
pour toutentier n 0, L(nA)
(8)k-n039B ~ V(O).
D’après [8] (ch. XVIII)
on aL(A) = U(n-)/(03A3U(n-)f(m)l)
où la sommeporte
sur i eI,
m >039B(hl).
Donc pour tout entier n, m avec n m, on a des inclusions deU(b)-modules:
v v
et on a
V(0) = (limn L(nA)
@k-n039B.
On a ainsi undiagramme
commutatifou y est donnée par la
multiplication
dek[U]
et l’identificationV(0) ~ k[U],
et où v est donnée par la structured’algèbre
de~l0 L(lA).
Il enrésulte que
k[U] est intègre (Approximativement
l’idée de la preuve est de réaliser U comme la"grosse
orbite deG/B").
2)
Je pose Y =m/m2.
On a Y =~03BB~P Y03BB.
Comme on a m = k 0ml,
ona aussi Y = k Q Y’. Donc on se ramène au cas où l’on a k = Z
(et
l’onoubliera
l’exposant Z).
Pour tout entier n >
0, je pose § = ~ht(03BB)=n Y03BB.
Il est clair que l’on aY =
~n>0 Yn, et que Yn
est un Z-module detype
fini. Je suppose d’abordqu’il
existe un entier n avecTor Yn ~
0. Je choisis alors un tel entier n minimal. Soit E une section H-invariante dumorphisme (~0in mi) ~
~0in (Yi/Tor Yi).
Elle induit unmorphisme d’algèbre SE ~ Z[U].
Onnotera que le
morphisme Q
QSE ~ Q[U] ainsi
déterminé estinjectif,
doncSE
s’injecte
dans Z[U].
Parconstruction,
on a aussi(SE)03BB ~ 7L[U];.
pour tout 03BB avecht(À)
h. Soit :Z[U] ~ Z[U]
QZ[U] la comultiplication.
Par
construction,
on a E ~ SE.Ainsi SE est naturellement une
sous-cogèbre
deZ[U].
Soit p un nombrepremier
associé à TorE.
Lemorphisme
decogèbre 7L/p7 ~ SE ~ Z/
pZ[U]
n’est pasinjectif.
Par construction lemorphisme Z/pZ
Q E ~7L/p7L @
Y estinjectif.
Doncl’image
deZ/pZ
Q SE dansZ/pZ[U]
n’est pas absolumentintègre.
Ceci contredit lepoint
1. Donc Y est un Z-modulelibre,
et le lemme en résulte.
Je note
Ga
le groupe additif de rang un. On déduit alors du fait quek[U]
est une
algèbre
depolynômes
les lemmes suivants:LEMME 3: Soit n un entier > 0. Soit
U(n)
le sous-schéma de Udéfini par
l’idéalengendré par ~ht(03BB)n k[U]n.
AlorsU( n)
est un sous-groupedistingué
de U, lequotient Un = U/ U (n)
existe, lemorphisme
U ~Un
est scindable àdroite,
etune telle section détermine un
isomorphisme
U =Un
xU(n).
En outreUn possède
une série decomposition finie
par des groupesisomorphes
àGa.
LEMME 4: Soit w E W. Soit
U(w) (respectivement Uw)
le sous-schéma de Udéfini
par l’idéalengendré
par les sous-espacesk[U]03B3
avecw -’ y ~ -Q+
(respectivement w-103B3
EQ+).
AlorsU(w)
etUw
sont deux sous-groupes de U,et l’on a un
isomorphisme
de schémas U ~Ww
xU(w).
LEMME 5: Soit w E
W.
Il existe un entier m >0,
tel que lefibré principal E(w) ~ E(w)/U(m)
soit trivialisable.Démonstration: On effectue la démonstration par récurrence. On
peut
doncsupposer que l’on a w =1= 1. On pose donc w =
Sa V,
et on choisit un entiern tel que le fibré
principal E(v) ~ E(v)/U(n)
soit trivial. Soit cp:Pa
xU(n) ~ Pa
lemorphisme ~(p, u) = pup -1.
Il est clairqu’il
existe un entierm n tel que l’on ait
cp(Pa
xU(m)) ~ U(n),
et que le fibréprincipal E(w) ~ E(w)/U(m)
est alors trivial.On considère maintenant le
diagramme
commutatif:où w E
W,
et où w est unedécomposition
réduite de w.LEMME 6: Soit V un ouvert de
D(w).
On suppose que l’on aH1(V, (OV)
= 0et que le
morphisme
P ~ Pic V est nul. Alors l’action à droite de B sur03BC-1(V)
est trivialisable.
Démonstration: Par le lemme
5,
il existe un entier m > 0 tel que le fibréprincipal E(w) ~ E(w)/U(m)
soit trivialisable. Je poseBm = BIU(m).
Ilsuffit donc de démontrer que le fibré
03BC-1(V)/U(m) ~
V est trivialisable. Sa classe[03BE]
définit un élément de l’ensemblepointé H1(V), Bm).
On aBm -
H x
Um,
d’où une suite exacteOn a un
isomorphism
naturel H1(V, H) ~
End(P,
PicV)
et un mor-phisme
naturel 9: End(P, P) ~
End(P,
PicV).
Il est clair que l’on aj[03BE]
=~(idP).
Donc parhypothèse
onaj[03BE]
= 0. Enfin par le lemme 3 etun
dévissage évident, H1(V, Um )
est réduit à unpoint.
Donc[03BE]
est la classetriviale,
cequi
montre le lemme.LEMME 7: Soit V un ouvert de
Sw .
On suppose que l’on aH1(V, (OV)
=0,
etque le
morphisme
P ~ Pic V est nul. Alors l’action à droite de B surv-1(V)
est trivialisable. En
particular
Bagit
localement trivialement à droite surB(w).
Démonstration: Je pose V’ = 03C0-1 V. Comme le
morphisme n
est trivial(lemme 1)
on a aussiH1(V’, OV,)
= 0. Comme pour tout 03BB EP, Lw(03BB)
estl’image
inverse de2w(À),
lemorphisme
P ~ Pic V’ est nul. Par le lemme6,
l’action de B à droite sur/l-1 (V’)
est trivialisable. Commev-’ (V)
estl’affinisation de
/l-l (V’),
le fibréprincipal v-1(h) ~
V est trivialisable. Enparticulier B agit
trivialement à droite sur tout ouvert affine suffisammentpetit
deB(w),
cequi
achève la preuve du lemme.On considère des
triplets (X, r, (Xy )),
où r est un ensembleinductif, (Xy )
est un
système
inductif de schémas indexés par y Er,
et où X estl’espace
annelé
lim X03B3.
Soient(X, r, (X03B3))
et(Y, Q, (Y03C9))
deux telstriplets.
Unmorphisme (un isomorphisme) d’espace
annelé~: X ~
Y est dit un ind-morphisme (respectivement
unind-isomorphisme)
si et seulement si il existeune
application
croissantef:
r - Q et unsystème compatible
de mor-phismes
de schémas 9,:X03B3 ~ J:f(y)
dont cp est la limite(respectivement
si 9 et~-1
sont desind-morphismes).
On obtient ainsi unecatégorie
dont lesobjets,
dits ind-schémas sont les classes de ind-schémas deind-isomorphismes
de tels
triplets,
et dont lesmorphismes
sont les flèches induites par lesind-morphismes.
Dans cettecatégorie, appelée catégorie
desind-schémas,
leproduit
existe. Onpeut
donc définir les notions de ind-schémas en groupe, et d’action d’un ind-schéma en groupe sur un ind-schéma.Soient X un
ind-schéma,
et(XY)YEr
unsystème
inductif de schémas défi- nissant la structure de ind-schéma surX,
et pour tout y er, iy
lemorphisme iy : X03B3 ~
X. Soient Y un sous-espace fermé deX, Y03B3 = i-103B3
Y(y E r), f
l’idéal
définissant Y03B3
dansXY’
de sorte que Y définit un faisceau d’idéauxg
=Lim g~
et un faisceau d’anneaux(9y = OX/g.
Je dis que Y est un sous-ind-schéma fermé deX,
si lemorphisme
naturelOY ~ Lim (i03B3*OY03B3)
estun
isomorphisme.
Un ouvert V de X est dit affinegénéralisé
s’il existeyo E r
tel que
i-103B3 V
soit affine pour tout 03B3 yo. Le lemme suivant est trivial.LEMME 8: On suppose :
a)
pour y,y’
E r avec yy’,
lemorphisme X03B3 ~ X03B3’,
est uneimmersion fermée,
b)
les ouvertsaffines généralisés
deX forment
une base de latopologie
de X.Alors tout
fermé
Y de l’un desXy
est unind-sous-schéma fermé
de X.Pour tous u, v, w E
W,
il existe desmorphismes
naturelsB(u)
xB(v) ~ B(03C8(u, v)), B(w) ~ B(w-1)
etSpec
k -B (w).
Je vaisindiquer
la construc-tion du
premier
de cesmorphismes.
On choisitil
= sal ... san et v = s03B21 ···s03B2m
desdécompositions
réduites de u et de v. On a unmorphisme
naturel
qui
se factorise enE(û)
xE(v) ~ B(03C8(u, v)).
CommeB(u)
etB(v)
sont lesafïinisations de
E(û)
et deE(v),
on en déduit unmorphisme B(u)
xB(v) ~ B(03C8(u, v)).
On construit de même lemorphisme B(w) ~ B(w-1).
Enfin le dernier
morphisme
est lemorphisme composé Spec
k - B -B(w).
Ces
morphismes
sont clairementcompatibles
aux restrictions. J’utiliserai deuxnotations,
G etB(03C9)
pour noter le ind-schémalimu~W B(u).
Les mor-phismes précédents
induisent desmorphismes
J.1: G x G ~G, i :
G ~ G etE:
Spec k -
Gqui
font de G un ind-schéma en groupe(03BC
est la loi de groupe, i estl’inversion,
E estl’unité).
Par le lemme
7,
lequotient G/B existe,
et l’on aG/B
=lim S03BC.
Je vaismaintenant définir les grosses cellules
C(GIB)
etC(G)
deG/B
et de G(pour
g de dimension
finie,
on auraC(G/B) = B-B/B
etC(G) = B-B;
dans lecas
général,
B - n’est pasdéfini).
La construction
(cf. [8]),
est la suivante. Soit A dominantrégulier.
J’identifieL(A)*
et0393 (G/B, L(-039B)).
Soit a ungénérateur
deL(039B)*-039B.
AlorsC(G./B)
est le domaine de définition de
a-l,
etC(G)
sonimage
inverse. On montreaisément que
C(G/B)
etC(G)
sont des ouverts affinesgénéralisés qu’ils
sontindépendants
du choix de A et que lemorphisme
P ~ PicC(G/B))
est nul(cf. [8]).
Par le lemme8,
on en déduit que pour tout w EW, Sw ~ G/B
etB(w) ~
G sont des immersions fermées.Les ind-schémas G x B
G/B
etG/B
xG/B
existent. Demême,
soientA,
03BC, 03BD E P. Je note
2(v) (respectivement L(03BB, 03BC))
les sections du fibré G x Bkv (respectivement (G
xG) B B (k03BB
xk03BC)).
LEMME 9: Il existe un
isomorphisme
naturel X2: G x BG/B ~ GIB
xGIB (donné par lesformules
naïves~2(g, g’ )
=(g, gg’ )
etx2 1 (g, g’ )
=(g, g-1g’)).
Démonstration: Le lemme résulte du fait que J.1 et i sont des
morphismes
deind-schémas. Soit u, v E
W.
Je pose,Su,v
=B(u)
x BB(v)/B,
de sorte queG x B
G/B
est la limite des schémasSu,v (u, v
EW )
dits schémas de Schubertgénéralisés.
Soientû,
v desdécompositions
de u et de v. Lesmorphismes
naturels
E(u) ~ B(u)
etE(v) ~ B(v)
induisent undiagramme
commutatifLes
morphismes
/1, v sont lesapplications
de B x Bquotients.
Donc par le lemme 1 et le lemme 22 de[8]
on obtient:LEMME 10: On
a g*OD(uv)
=(!) Su,v .
Dans la suite de ce
paragraphe, je
supposeque k
est un corpsparfait
decaractéristique p =1=
0. Pour tout espace annelé X sur k est défini le mor-phisme F,
Frobenius absolu. Je peux donc dire quel’espace
annelé(X, (9,)
est scindable
(au
sens deMetha,
Ramanan etRamanathan)
si et suelementsi le
morphisme
deOX-module OX ~ F*OX
est scindable àgauche.
Commeune variété de Demazure est
compatiblement
scindable[12] [8],
par le lemme10,
une variété de Schubertgénéralisée Su,v
estscindable, compatiblement
àses sous-variétés de Schubert
Su’,v’ (u’
u, v’v).
CommeSu,v
est com-plète,
l’ensemble03A3u,v
desscindages compatibles
deSu,v
est un espace affinede dimension
finie,
et non vide. Donc 03A3 =lim 03A3u,v
est non vide. AinsiG x ’
G/B
estscindable, compatiblement
àtous les
ind-schémas de Schubertgénéralisés.
Lemorphisme S03C9,1
~S03C9,03C9 s’identifie,
via X2 aumorphisme diagonal.
On obtient ainsi une nouvelle preuve, et ongénéralise,
un résultatde A. Ramanathan.
PROPOSITION 1
(cf.
Ramanathan[16]):
Le ind-schémaGIB
xGIB
est com-patiblement
scindé à sadiagonale.
Remarques: 1)
Unecomparaison
de la constructionadoptée
ici et desconstructions antérieures
(de
J.Tits,
V.Kac,
et D.Peterson)
est donnée dans[8] (ch. XV).
2)
V.B. Metha m’asignalé
une autre preuve de laproposition
1(g
dedimension
finie).
3)
Il est clair que ladiagonale
est un sous-ind schéma deG/B
xG/B.
Deplus
tous les ind-schémas de Schubertgénéralisés
sont des sous-ind schémas deG/B
xG/B.
Notations: Soient u E
W,
M un B-module. Je note2(M)
les sections du fibrésG B M ~
G/B,
etje
pose DM =0393(G/B, L(M)), DuM = F(Su, Lu(M)).
Les foncteurs
D, Du
sont les duaux des foncteurs deJoseph [3] [10].
Lemorphisme
naturel D -DDu
est unisomorphisme [8] (ch.
XIIX§3).
III.
Morphismes
à fibres connexesDans tout ce
paragraphe, je supposerai
que k est un corps.LEMME 11
(k corps):
Soient a EII,
E unPrx-module
dedimension finie,
X unesous-variété B-stable de
PE,
Z une B-variétécomplète
et 03C0: Z ~ X unmorphisme B-équivariant.
On suppose que pour tout x E X l’ensembe{g ~ P03B1/gx ~ X} est égal à B ou à Prx.
a)
Le sous-espace Y =Pa X
de PE estfermé.
b)
On suppose que n està , fibres
absolument connexes. Alors lemorphisme
naturel
Pa
x B Z ~ Y est àfibres
absolument connexes.Démonstration: Le
morphisme
naturelPrx
X B X ~PrxlB
est une fibrationlocalement
triviale,
de base P1 et de fibre X. DoncPa
X B X estcomplet,
le
morphisme Pa
X B X ~ Y est propre et Y est fermé. Ceci prouve l’asser- tiona).
Soit Y’ le
plus grand
sous-espace de Y contenu dans X etPrx-stable.
Il estclair que Y’ est un sous-schéma fermé de Y. On a un
diagramme
naturelet Y s’identifie
topologiquement
aucoproduit
deP«
x ’ X et de Y’ suivantPa
x ’ Y’. On en déduit(cf [8]
lemme31)
que lemorphisme Pa B X ~
Yest à fibres absolument connexes. De même les fibres du
morphisme Pa B Z ~ P03B1
B X sont absolument connexes(cf [8]
lemme30).
Donc ilen est de même du
morphisme P«
x ’ Z ~ Y.Je n’utiliserai les énoncés suivants
qu’en caractéristique
non nulle. Il m’a paruplus
clair de donner les énoncéscorrespondant
encaractéristique
0aussi.
On suppose donné un
diagramme
commutatifd’algèbres (commutatives) Z-graduées
detype
fini sur le corps k. On nesuppose pas nécessairement que les
composantes homogènes
de cesalgèbres
soient de dimension finie. On suppose en outre
a)
cp estsubjective, b) j
est finie etinjective,
c) Spec S ~ Spec
S esthoméomorphisme
absolu.Enfin on pose S’ -
03C8(R).
LEMME 12
(k
corps decaractéristique 0):
On supposeque 03C8
n’est passurjective.
Alors il existe un élément
homogène s E S
tel que l’on aits e S’,
etSi
ES’ pour
tout entier 1 2.
LEMME 13
(k
corps decaractéristique p =1= 0):
On supposeque t/1
n’est passurjective.
Alors il existe un élémenthomogène s E S
tel que l’on aits e
S’ etsp E S’.
Démonstration:
1)
Pour tout élémenthomogène t E S,
soitI(t)
l’annulateur del’image
de t dans le S’-moduleS/S’.
Comme S’ estnoetherienne,
il existeun élément
homogène t E S tel
queI(t)
soit maximal dans l’ensemble{I(u)}.
Soit S" le sous-anneau
S’ [t]
dansS.
Je pose p =I(t).
2)
Par construction p est un idéalpremier
de S’. Je vais d’abord montrer que p est un idéal de S". Pourcela, je
peux supposerp ~
0. L’extension S’ - S" est finie. On a doncp S"
n S’ = p, et on adonc pt ç
p, d’où par récurrenceptn ç
p pour tout entier n. Ainsi on apS" ç
p, cequi
prouve que p est un idéal de S". On remarque aussi que p est un idéalgradué
de S".3)
On suppose d’abord que p n’est pas un idéal réduit de S". Alors il existeun élément
homogène s E S",
tel que l’onait s e
pet s’
E p pour tout entier l 2. Cela prouve dans ce cas les lemmes.4)
On suppose ensuite que p est un idéal réduit de S". Comme l’extensionS - 9
est finie et donne unhoméomorphisme
absolu sur lesspectres, Spec
S" ~Spec
S’ et doncSpec (S"/p) ~ Spec (S/p)
sont donc aussi deshoméomorphismes
absolus. Donc p est un idéalpremier
de S". Soient K’(K")
le corps des fractions deS’ip (respectivement
deS"/p).
L’extension K’ - K" estpurement inséparable.
Par maximalité deI(t),
on aS"/p
nK’ =
S’/p,
et par construction on aS"/p ~ S’/p.
Donc on a K" =1=K’,
etk est de
caractéristique p ~
0. Il existe un élémenthomogène s E S",
dontl’image s
dansS"/p
satisfaità s- e
K’ et sp E K’. On adonc F e S’/p,
d’oùs ~
S’ et sP ES’,
cequi
prouve aussi les lemmes dans ce cas.On suppose donné un
diagramme
commutatifde variétés
complètes,
et if un faisceau inversibleample
sur Y. Je pose A =~n0 L~n,
etje
note encore if et A lesimages
inverses de if et de M àX,
Y etX.
On suppose en outrea)
cp est une immersionfermée, r( Y, OY)
=r(X, OX), r(Y, OY)
=r(x, OX),
b) j
estsurjective,
c) j
est à fibres absolument connexes.Enfin pour tout n >
0, je
noteRn (R’n) l’application Rn : 0393(Y, L~n) ~
0393(X, L~n) (respectivement R’n: 0393(Y, L~n) ~ 0393(X, L~n).
LEMME 14
(k
corps decaractéristique 0):
On suppose queR1 n’est pas surjec-
tive. Alors il existe un entier n > 0 et s e
0393(X, L~n)
tels que l’on aits Fi Im Rn et Si
e ImRnl’
pour tout entier 1 2.LEMME 15
(k corps de caractéristique p ~ 0):
On suppose queRi, n’est pas surjective.
Alors il existe un entier n > 0 et s e0393(X, L~n)
tels que l’on aitS ~ Im Rn et sp ~ Im Rnp.
Démonstration:
1)
Je pose X’ =Spec j*OX,
etje
note encore Ll’image
inverse de if à
Y’,
etj’
lemorphisme j’:
X’ ~ X.Comme j
est à fibresabsolument connexes, et
que j’
estfinie, j’
est unhoméormophisme
absolu.En
particulier r (X, OX)
~r (X’, OX’)
est une extension de corpspurement inséparable.
En outre if estample
sur X’.2)
On remarque que si lesapplications Rn
sontsurjectives
pour n suf- fisammentgrand,
les lemmes sont triviaux. Je peux donc supposer le con- traire. Je peuxdonc, quitte
àremplacer
2 par L~n(avec n
suffisammentgrand
etRn
nonsurjective)
supposer en outreque L
est trèsample
sur X etsur
X’,
et,puisque
cp est une immersionfermée,
que toutes lesapplications Rm, m
> 0 sontsurjectives.
de sorte que l’on a un
diagramme
commutatifd’algèbres
commutatives detype
fini sur k. Parconstruction,
et parcequ’on
a
r(X, (9))= 0393(F, (9y),
on a:a) 91
estsurjective.
Par la formule de
projection
on a S =r (X’, M)
=F (X,
Mj (9,,).
Comme j’
estsurjective
lemorphisme OX ~ j’ OX,
estinjectif.
Enoutre j’
estfinie. On a donc
(b) j#
est finie etinjective.
Je noterai
OS(OS)
lepoint
deSpec S (Spec 9 correspondant
à l’idéalgradué
maximal de S(respectivement
deS).
Comme Y est trèsample
surX et
X’,
on aSpec S - {OS} = X
x k * etSpec S - {OS}
= X’ x k*.Comme j’
est unhoméormorphisme absolu,
et que l’extension0393(X, OX)
~0393(X’, (!Jx’)
est purementinséparable,
on a aussic) Sec 5 -+ Spec S
est unhoméomorphisme
absolu.Enfin par
construction t/1
n’est passurjective. D’après
les lemmes 12 et13,
il existe un entier n et un élément s E
I-’ (X, yon)
satisfaisant les conditions des lemmes cherchés(la
condition0393(Y, OY) = 0393(Y, OY) imposant
en effetn >
0).
LEMME 16
(même hypothèse,
k corps decaractéristique p =1= 0):
On supposeque X et f
sontcompatiblement
scindées. Alorsl’application r (Y, L) ~
r (X, if)
estsurjective.
Démonstration: Cela résulte facilement du lemme 15
(cf.
la preuve du lemme 56 de[8]).
IV.
Surjectivité
des restrictionsLEMME 17:
Soient 03BB, 03BC, 03B8
E P+. On ar(GIB, L(-03B8)) = L(8)*
et0393(G/B
xG/B, L(-03BB, 03BC)) = (L(03BB)
Q9L(03BC))*.
Démonstration: La
première
assertion est le théorème 6 de[8].
La secondeen
résulte,
en considérantG/B
xG/B
comme l’ind-schéma desdrapeaux
associé associé à g x g.
DÉFINITION:
J’appellerai (B, (P03B1))-module
tout k-moduleM,
muni pourchaque
a E II d’une structure dePa -module,
ces structures étant com-patibles (i.e.,
les structures de B-modules induites par chacune des structures dePa -modules coïncidant).
On a une notion naturelle de
morphisme
de(B, (P03B1))-modules.
Commepour tout a E
TI, P03B1/B
est propre, unmorphisme
de B-modules entre(B, (P03B1))
modules estautomatiquement
unmorphisme
de(B, (P,»-modules (et
de même pour une1-extension).
LEMME 18:
Il y a
uneéquivalence
decatégories
entre G-modules et(B, (P03B1))-
modules.