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(1)

la filière aéronautique

Les entreprises sous-traitantes de

en Basse-Normandie

2015

(2)

page

Les entreprises sous-traitantes de la filière aéronautique en Basse-Normandie

Champ de l’étude page 3 Méthodologie

page 4 Contexte de la filière

page 5 Le GIFAS (5) Normandie AeroEspace (6) Les entreprises sous-traitantes de la filière aéronautique et leurs emplois

page 7

Caractéristiques des entreprises (7) Profil des salariés (9) Types d’emplois (11)

Les perspectives d’emploi et les métiers en tension page 14

L’offre de formation page 18

La filière productique (18)

Le Campus des Métiers et des Qualifications

“Propulsion Matériaux et Systèmes Embarqués” (20) Leviers et freins pour le développement

de la filière aéronautique en région page 22

Le recrutement (22) Compétences et formation (26)

Le poids des normes (27) Les problèmes d’accès au marché (28)

Forces et faiblesses de la filière aéronautique en région (29) Synthèse

page 31 Annexes page 32

Liste des personnes rencontrées (32)

Liste des entreprises sous-traitantes de la filière aéronautique (33) Effectifs des diplômes en lien avec les métiers de l’usinage (35)

Campus des Métiers et des Qualification

“Propulsion Matériaux et Systèmes Embarqués” (36) Repères bibliographiques (37)

(3)

page 3 Les entreprises sous-traitantes de la filière aéronautique en Basse-Normandie

Champ de l’étude

Dans le contexte économique international, la filière aéronautique offre des perspec- tives pérennes de développement à long terme. Pour les trente prochaines années, on prévoit une très forte croissance du trafic aérien civil dans le monde. Actuellement à titre d’exemple, un A380 décolle ou atterrit toutes les quatre minutes dans le monde.

Par conséquent, les compagnies aériennes ont besoin de s’équiper de nouveaux avions plus performants (notamment sur le plan environnemental), correspondant à une augmentation du parc et à un renouvelle- ment de leur flotte. En 2014, le dynamisme des ventes d’Airbus et de Boeing a entrainé une hausse de 6,1% des activités civiles à 39,1 milliards d’euros. Le carnet de com- mandes d’Airbus a atteint un niveau histo- rique avec huit ans de production.

Les relations des constructeurs majeurs mondiaux, Airbus et Boeing, avec leurs four- nisseurs sont très importantes et l’ensem- ble forme un véritable écosystème. 65 % de la valeur ajoutée des avions sont chez les sous-traitants. Le montant global annuel des achats d’Airbus auprès de ses sous-trai- tants est de 30 milliards de dollars et celui de Boeing de 43 milliards de dollars.

L’augmentation des capacités de produc- tion des sous-traitants implique donc une

création significative d’emplois. C’est pour- quoi il a paru opportun aux acteurs locaux que l’ERREFOM mène une étude sur cette filière prometteuse en emplois à l’échelle du territoire de la Basse-Normandie.

L’objectif de cette étude est de dresser un panorama de la filière aéronautique en Basse-Normandie avec pour finalités :

•de faire connaître et valoriser la filière en région et en France,

•promouvoir les métiers,

•faciliter la mise en place de formations qualifiantes adaptées.

La filière aéronautique est une filière de pro- duction qui regroupe l'ensemble des unités participant à la fabrication d'aéronefs. Elle comprend les constructeurs aéronautiques, des fabricants d'équipements mécaniques et d'équipements électriques et électro- niques ainsi que des établissements spécia- lisés dans les études et la conception.

(Source INSEE)

L’INSEE a défini 3 catégories d’établisse- ments relevant de la filière aéronautique :

• le « noyau » regroupe les établisse- ments appartenant au secteur de la construction aéronautique et spatiale (et des transports spatiaux),

•la catégorie « partielle » pour les éta- blissements dont une partie significative de l’activité peut être intégrée dans la fi- lière. Beaucoup de pièces techniques sont utilisables dans la fabrication aéro- nautique ou dans d’autres industries (au- tomobile, électronique, énergie, etc.), telles la fabrication d’équipements d’aide à la navigation, la mécanique in- dustrielle, la fabrication de produits ex- plosifs (restriction aux poudres propulsives),

•la catégorie « potentielle » : de nom- breux établissements de l’industrie, mais aussi des services d’études et de conception appartiennent potentielle- ment à la filière aéronautique.

On distingue donc dans la filière aéronau- tique les entreprises relevant directement du secteur, c’est-à-dire appartenant au noyau et les entreprises sous-traitantes qui relèvent des catégories partielle ou poten- tielle.

En Basse-Normandie, aucune entreprise ne relève directement du secteur de la construction aéronautique et spatiale. Par contre, la région compte un nombre impor- tant d’entreprises sous-traitantes.

Aéronefs, missiles, satellites et lanceurs Donneurs d’ordres

Systémiers

Systèmes de propulsion Motoristes

Sous-traitants rang 1

(produits directement posés sur l’appareil)

Sous-traitants autres rangs

(produits et services constitutifs d’ensemble)

Equipements électriques, électroniques, logiciels, maintenance, stockage, distribution…

Tous secteurs : études, mécanique, métallurgie…

Equipementiers et prestataires

Source : La filre industrielle aérospatiale en Ile-de-France - IAURIF

STATuT SECTEuR METIERS

LA FILIèRE AéRoNAuTIQuE

(4)

page 4 Les entreprises sous-traitantes de la filière aéronautique en Basse-Normandie

Elle s’est articulée autour de 2 axes :

•caractériser les ressources humaines de la filière via des données chiffrées (taille de l’entreprise, âge des salariés, proportion hommes/femmes, types de contrat, catégo- ries socio-professionnelles, rémunération)

• apprécier de manière qualitative les be- soins en recrutement, les difficultés éven- tuelles, les métiers liés à la filière, les formations existantes et celles à définir en rencontrant les interlocuteurs de la filière.

Pour la partie chiffrée de l’étude, un travail de repérage des entreprises a été réalisé à partir de différentes sources :

• l’annuaire de Normandie AeroEspace (NAE), association normande des acteurs du domaine aéronautique, spatial, défense et sécurité

•un fichier constitué par Calvados Stratégie (agence de développement économique du département)

•ces fichiers ont ensuite été croisés avec ceux de l’UIMM (Union des Industries et Mé- tiers de la Métallurgie)

Le choix a été fait de retenir les entreprises réa- lisant au moins 5% de leur chiffre d’affaires dans l’aéronautique. Les entreprises repérées ont été contactées par mail ou téléphone pour confirmer ou non ce pourcentage.

Au final, une cinquantaine d’entreprises ont été retenues.

Parallèlement, une trentaine d’entretiens ont été menés auprès de chefs d’entreprises et d’acteurs régionaux (cf liste en annexe).

Les entretiens auprès des entreprises se sont articulés autour des thématiques suivantes :

•Identification de l’entreprise (effectif, acti- vités, secteurs, clients, normes qualité...)

•Zoom sur l’aéronautique (part du chiffre d’affaires réalisé dans l’aéronautique, sous- traitant de quel rang, développement possi- ble de l’aéronautique, freins rencontrés)

•Structuration des emplois (les différentes fonctions et les profils des personnels)

•Recrutement (modes, difficultés, contrats proposés (alternance, intérim…), les besoins en 2015)

Définition de la sous-traitance

Selon l'Association française de Normalisation (Afnor) : « la sous-traitance est définie comme l'opération par laquelle un entrepreneur confie par un sous-traité, et sous sa responsabilité, à une autre personne appelée sous-traitant, tout ou partie de l'exécution du contrat d'entre- prise ou du marché public conclu avec le maître de l'ouvrage ».

Dans le domaine industriel, qu'il existe ou non un marché initial ou un contrat de principe préalable, la notion de sous-traitance est généralement utilisée dans un sens plus général.

La sous-traitance industrielle consiste, pour une entreprise dite « donneur d'ordres », à confier la réalisation à une entreprise, dite « sous-traitant » (ou « preneur d'ordres »), d'une ou de plu- sieurs opérations de conception, d'élaboration, de fabrication, de mise en œuvre ou de main- tenance du produit. Ces opérations concernent un cycle de production déterminé.

Le sous-traitant est tenu de se conformer exactement aux directives ou spécifications tech- niques (ou encore « cahier des charges ») que le donneur d'ordres arrête en dernier ressort.

(Source INSEE)

Méthodologie

Contexte de la filière

(5)

page 5 Les entreprises sous-traitantes de la filière aéronautique en Basse-Normandie

•Politique de formation

•Atouts et faiblesses de la filière aéronautique en région

Les entreprises ont été choisies selon leur secteur d’activité, leur taille et leur implantation géogra- phique afin d’avoir une certaine représentativité de l’existant en région.

Le Groupement des Industries Françaises Aéro- nautiques et Spatiales est une fédération pro- fessionnelle nationale qui regroupe 332 sociétés, depuis les grands maîtres d’œuvre et systémiers jusqu’aux PME, spécialisées dans l’étude, le développement, la réalisation, la com- mercialisation et la maintenance de tous pro- grammes et matériels aéronautiques et spatiaux.

Ce groupement réalise notamment des études qui permettent d’avoir des données nationales sur ces industries.

La dernière étude publiée par le GIFAS porte sur la situation de l’emploi en 2013 et permet d’avoir des indicateurs emploi/formation sur l’industrie aéronautique et spatiale (effectifs, recrutements, formation, salaire…).

Fin 2013, la filière est estimée à plus de 300 000 salariés au niveau national dont 177 000 adhérents GIFAS, soit une progression de 3,5% par rapport à 2012.

En termes de présence sur le territoire, comme le montre la carte ci-dessous, 2 régions concen- trent plus de la moitié des effectifs de la filière aéronautique, soit plus de 99 000 salariés : Midi Pyrénées et Ile de France.

La Basse-Normandie associée à la Haute-Nor- mandie est en 5èmeposition à égalité avec les Pays de la Loire et représente 5% des effectifs.

A savoir que ces effectifs sont essentiellement localisés en Haute-Normandie, principalement du fait de la présence de tous les grands don- neurs d’ordre, comme le confirme une étude

réalisée par l’INSEE Haute-Normandie sur la fi- lière aéronautique en Normandie : en 2012 la filière aéronautique normande emploie 11 400 salariés dont 9 000 en Haute-Normandie et 2 400 en Basse-Normandie.

Contexte de la filière

Le GIFAS

Moins de 2%

de 2% à 4%

de 5% à 9%

10% et plus

RÉPARTITION PAR RÉGION DES EFFECTIFS SALARIÉS DES ENTREPRISES DE L’AÉRONAUTIQUE ADHÉRENTES AU GIFAS

Source : situation de l’emploi en 2013 - GIFAS

(6)

page

Les entreprises sous-traitantes de la filière aéronautique en Basse-Normandie

La filière aéronautique est représentée en ré- gion par Normandie AeroEspace (NAE). Créée en 1998 en Haute-Normandie, le périmètre de cette association s’est étendu à la Normandie dans son ensemble en 2006 et s’est ouvert aux PME en 2008.

Fin 2014, 103 entreprises sont adhérentes à NAE dont 30 bas-normandes. L’ensemble de ces entreprises équivaut à 2 milliards de chiffre d’af- faires et 14 200 salariés.

Les entreprises doivent remplir 3 conditions pour adhérer à NAE :

•avoir minimum 20% du chiffre d’affaires dans l’un des 4 secteurs d’activité que sont l’aéronautique, le spatial, la défense et la sé- curité et dans une activité spécifique à la pro- fession.

• posséder à minima la certification ISO 9001

•être recommandé par un grand donneur d’ordre

Deux cas de dérogations sont néanmoins pos- sibles si une des deux premières conditions ne sont pas remplies :

•être dans un domaine de compétences fai- blement représenté dans la filière, et néan- moins demandé par la profession

•être actif dans le domaine de l’innovation, dans des domaines qui peuvent potentielle- ment intéresser ces secteurs d’activités.

NAE œuvre autour de 4 domaines d’action :

•Recherche, Technologie & Innovation : dé- veloppement de nouveaux process, travail collaboratif entre les différents membres, mises en relation

•Business & Performance : aider les entre- prises à se développer, salons spécialisés comme le salon du Bourget, 3 séminaires PME par an, lobbying auprès des donneurs d’ordres, mises en relations, conseils, club Export et activités à l’international.

•Communication : faire connaître NAE, et la Normandie comme une terre importante de l’aéronautique, qui représente la 4èmefilière en termes d’emploi en France

•Emploi & Formation : recueil et diffusion des besoins de recrutement des membres, participation à des salons, forums métiers, orientation pour présenter les métiers de la filière, et encourager les jeunes à rejoindre ce secteur…

Normandie AeroEspace

Signature d’une Convention de Partenariat entre Normandie AeroEspace et Calvados Stra- tégie en septembre 2014

Dans un objectif commun, Calvados Stratégie et NAE souhaitent développer la filière de l’aé- ronautique dans le Calvados et la Normandie. Les deux structures ont décidé d’associer leurs compétences réciproques pour mener des actions communes à chaque échelon territorial autour de trois ambitions : promouvoir le Calvados et la Normandie comme une région d’ex- cellence sur la filière, enraciner et développer les activités sur le territoire, faire face aux enjeux de compétitivité et attirer et fidéliser les talents.

Par ailleurs, dans le cadre de ce partenariat, l’agence de développement économique accom- pagnera NAE au Salon international de l’Aéronautique et de l’Espace Paris Le Bourget, évé- nement phare et incontournable du secteur au mois de juin 2015.

Les entreprises sous-traitantes

de la filière aéronautique et leurs emplois

(7)

page 7 Les entreprises sous-traitantes de la filière aéronautique en Basse-Normandie

Pour rappel, les établissements retenus sont ceux réalisant au moins 5% de leur chiffre d’af- faires dans l’aéronautique et localisés en Basse- Normandie.

Au final, 49 établissements ont été retenus (cf liste en annexe).

La quasi-totalité des établissements relèvent du secteur de l’industrie manufacturière (41 sur 49) et à l’intérieur de ce secteur, plusieurs sous- secteurs sont représentés :

•mécanique industrielle

•fabrication de cartes électroniques assem- blées

•fabrication de composants électroniques

•fabrication de moules et modèles

•fabrication de pièces techniques plastiques à base de matières plastiques

•fabrication d'instrumentation scientifique et technique

•réparation d'équipements électriques

•fabrication d'autres articles en caoutchouc

•fabrication d'équipements d'aide à la navi- gation

•fonderie d'acier

•réparation d'ouvrages en métaux

•fabrication d'autres réservoirs, citernes et conteneurs métalliques

• fabrication de moteurs, génératrices et transformateurs électriques

•fabrication d'articles en fils métalliques, de chaînes et de ressorts

•décolletage

•fabrication d'autres machines d'usage gé- néral

•fabrication d'autres outillages

•fabrication d'autres fils et câbles électro- niques ou électriques

Dans la chaîne de valeur, les entreprises sous- traitantes sont répertoriées essentiellement en

rang 2, 3 et 4. Elles participent à la réalisation de sous-ensembles en produisant des pièces et des composants.

Les autres établissements retenus dépendent pour six d’entre eux du secteur des activités spé- cialisées, scientifiques et techniques (ingénierie, études techniques ; recherche-développement en autres sciences physiques et naturelles et analyses ; essais et inspections techniques) et les 2 derniers appartiennent aux secteurs du commerce et de l’information communication.

L’ensemble de ces entreprises représente un total de 2 134 salariés.

Les entreprises sous-traitantes de la filière aé- ronautique relevant essentiellement du secteur industriel, le choix a été fait de les comparer avec l’industrie dans son ensemble. Par ailleurs, lorsque cela est possible, une comparaison est faite avec les données nationales du GIFAS.

La répartition des entreprises sur le territoire fait ressortir une prédominance du Calvados. Il cen- tralise à lui seul quasiment la moitié des entre- prises sous-traitantes de l’aéronautique.

Caractéristiques des entreprises

Les entreprises sous-traitantes

de la filière aéronautique et leurs emplois

LOCALISATION ET TAILLE DES ENTREPRISES

24% 49%

27%

34% 43%

23%

Répartition des entreprises sous-traitantes de l’aéronautique

Répartition des entreprises de l’industrie

(8)

page

Les entreprises sous-traitantes de la filière aéronautique en Basse-Normandie

Comparées à l’industrie, les entreprises sous- traitantes de la filière aéronautique sont de taille plus importante : dans l’industrie, quasiment sept entreprises sur dix ont moins de dix sala- riés, pour la filière aéronautique, cette propor- tion chute à deux sur dix. Près de trois sur dix ont entre 20 et 49 salariés.

Six salariés sur dix des entreprises sous-trai- tantes de la filière aéronautique travaillent dans le Calvados alors que pour l’industrie, cette pro- portion tombe à quatre sur dix.

26% 60%

14%

35% 41%

24%

Répartition des effectifs des entreprises sous-traitantes

de l’aéronautique

Répartition des effectifs de l’industrie

TAILLE DE L’ENTREPRISE

20% 27% 29% 18% 6%

68% 13% 10%5% 4%

Entreprises sous-traitantes de la filière aéronautique

Industrie

0% 20% 40% 60% 80% 100%

Moins de 10 salariés de 10 à 19 salariés

de 50 à 99 salariés 100 salariés et plus de 20 à 49 salariés

Source : Insee Déclaration annuelle de données sociales (DADS) 2012

Source : Insee – Déclaration annuelle de données sociales (DADS) – 2012

(9)

page 9 Les entreprises sous-traitantes de la filière aéronautique en Basse-Normandie

Les hommes res- tent largement ma- joritaires dans les entreprises sous- traitantes de la fi- lière aéronautique.

Au niveau national, leur part est encore plus élevée : 79%.

2%

12% 16%

11% 17%

16% 16%

16% 15%

13% 12%

14% 9%

10% 7%

6% 6%

2%

60 ans et + de 55 à 59 ans de 50 à 54 ans de 45 à 49 ans de 40 à 44 ans de 35 à 39 ans de 30 à 34 ans de 25 à 29 ans moins de 25 ans

- 20% -10% 0% 10% 20%

Source : Insee Déclaration annuelle de données sociales (DADS) – 2012 Source : Insee Déclaration annuelle de données sociales (DADS) – 2012

Profil des salariés

RÉPARTITION HOMMES/FEMMES

Entreprises sous-traitantes de la filière aéronautique

69 %

Industrie

72%

Entreprises sous-traitantes de la filière aéronautique

31%

Industrie

28%

PYRAMIDE DES ÂGES DANS L’INDUSTRIE

PYRAMIDE DES ÂGES DANS LES ENTREPRISES SOUS-TRAITANTES DE LA FILIÈRE AÉRONAUTIQUE

Homme Femme

1%

12% 12%

14% 15%

16% 16%

15% 15%

13% 13%

12% 11%

9% 8%

8% 8%

2%

60 ans et + de 55 à 59 ans de 50 à 54 ans de 45 à 49 ans de 40 à 44 ans de 35 à 39 ans de 30 à 34 ans de 25 à 29 ans moins de 25 ans

- 20% -10% 0% 10% 20%

Source : Insee Déclaration annuelle de données sociales (DADS) – 2012

Homme Femme

(10)

page

Les entreprises sous-traitantes de la filière aéronautique en Basse-Normandie

RÉPARTITION DES SALARIÉS PAR TRANCHES D’ÂGE

En termes d’âge, la répartition par tranches est quasi identique entre les entreprises sous-trai- tantes de la filière aéronautique et l’industrie.

Toutefois, chez ces dernières, la proportion de jeunes salariés est légèrement plus importante, ce qui peut s’expliquer en partie par un recours plus important à l’apprentissage.

Les salariés de ces entreprises constituent une population vieillissante : la part des salariés âgés de 50 ans et plus atteint les 28%. Dans les entreprises sous-traitantes de l’aéronautique, les femmes sont plus âgées que les hommes

puisque 35% d’entre elles ont 50 ans contre 29% chez les hommes.

Au total, près de 600 salariés des entreprises sous-traitantes de la filière aéronautique ont 50 ans ou plus et ces postes seront à pourvoir dans les années à venir, soit 50 postes en moyenne à renouveler par an. Etant donné la part impor- tante d’ouvriers dans ces entreprises, ce sont eux les plus concernés par ces départs (60%).

Toutefois, les cadres représentent 14,5% de ces départs à venir alors que leur part dans les en- treprises sous-traitantes est de 11,5%.

Source : Insee Déclaration annuelle de données sociales (DADS) - 2012

moins de 25 ans 8% 6%

de 25 à 29 ans 9% 9%

de 30 à 34 ans 11% 12%

de 35 à 39 ans 13% 13%

de 40 à 44 ans 15% 16%

de 45 à 49 ans 16% 16%

de 50 à 54 ans 14% 13%

de 55 à 59 ans 12% 13%

60 ans et plus 2% 2%

Industrie Entreprises sous-traitantes

(11)

page 11 Les entreprises sous-traitantes de la filière aéronautique en Basse-Normandie

En termes de PCS, très peu de différences ap- paraissent par rapport à l’industrie, les cadres sont légèrement plus nombreux dans les entre- prises sous-traitantes de la filière aéronautique : 11,5% contre 9,5% et à l’inverse, la proportion d’employés est moins élevée : 7% contre 9%.

Tout comme dans l’industrie, la catégorie « ou- vrier » est majoritaire dans les entreprises sous- traitantes de la filière aéronautique : ils sont plus de six sur dix. La part de la catégorie ouvrier monte à 66% pour les femmes contre 58% pour les hommes.

Parmi ces ouvriers, la part d’ouvriers qualifiés est plus importante dans les entreprises sous- traitantes de la filière aéronautique que dans l’industrie. Par ailleurs, la part d’ouvriers quali- fiés est plus élevée chez les hommes : 78%

contre 72% pour les femmes.

A noter qu’au niveau national, la répartition par PCS n’est pas du tout la même, la part des in- génieurs et cadres atteignant les 42% contre 24% pour les ouvriers.

Types d’emploi

0 10 20 30 40 50 60 70 80

61%

61%

9%

7%

20%

20%

9,5%

11,5%

0,5%

0,5%

Ouvriers

Employés

Professions intermédiaires

Cadres et professions intellectuelles supérieures

Artisans, commerçants et chefs d’entreprises

0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70%

Source : Insee Déclaration annuelle de données sociales (DADS) – 2012

PROFESSIONS ET CATÉGORIES SOCIO-PROFESSIONNELLES (PCS)

Répartition par PCS

Industrie Entreprises sous-traitantes

Part des ouvriers qualifiés/non qualifiés dans la PCS ouvrier

0 20 40 60 80 100

71% 29%

74% 26%

Entreprises sous-traitantes de la filière aéronautique Industrie

0% 20% 40% 60% 80% 100%

Ouvriers qualifiés Ouvriers non qualifiés

Source : Insee Déclaration annuelle de données sociales (DADS) - 2012

(12)

page

Les entreprises sous-traitantes de la filière aéronautique en Basse-Normandie

CONTRATS DE TRAVAIL

0 20 40 60 80 100

86% 5%9%

93% 5% 2%

Entreprises sous-traitantes de la filière aéronautique Industrie

0% 20% 40% 60% 80% 100%

CDI CDD Autres contrats*

Source : Insee Déclaration annuelle de données sociales (DADS) – 2012Source : Insee Déclaration annuelle de données sociales (DADS)

Entreprises sous-traitantes de la filière aéronautique

Ouvriers non qualifiés 90%

Ouvriers qualifiés 92%

Industrie

Ouvriers non qualifiés 82%

Ouvriers qualifiés 90%

Part de CDI

Part des CDI dans la catégorie « ouvrier »

Concernant les contrats de travail, les CDI sont largement prédominants dans les entreprises sous-traitantes de la filière aéronautique : 93%

contre 86% dans l’industrie.

Les entreprises sous-traitantes de l’aéronau- tique ont très peu recours aux contrats aidés (apprentissage, professionnalisation…) puisque la part des autres contrats n’est que de 2%. Elle s’élève à 9% dans l’industrie, sachant que la part de l’apprentissage est de 3%.

Par ailleurs, la part de salariés à temps partiel est de 6% pour les entreprises sous-traitantes de la filière aéronautique contre 8% pour l’indus- trie.

* Apprentissage, professionnalisation...

(13)

page 13 Les entreprises sous-traitantes de la filière aéronautique en Basse-Normandie RÉMUNÉRATIONS

Ouvriers 2 290 € 2 225 €

Employés 2 474 € 2 274 €

Professions intermédiaires 2 964 € 3 289 €

Cadres et professions intellectuelles supérieures 5 282 € 5 253 € Artisans, commerçants, chefs d’entreprise 8 576 € 7 831 € Industrie Entreprises

sous-traitantes

Ouvriers qualifiés 2 412 € 2 418 €

Ouvriers non qualifiés 2 168 € 2 032 €

Industrie Entreprises

sous-traitantes

Source : Insee Déclaration annuelle de données sociales (DADS) – 2012

Rémunérations brutes mensuelles ETP

1000 1200 1400 1600 1800 2000 2200 2400 2600 2800 3000

2 600

2 400

2 200

2 000

1 800

1 600

1 400

1 200

1 000

moins de 25 ans

de 25 à 29

ans

de 30 à 34

ans

de 35 à 39

ans

de 40 à 44

ans

de 45 à 49

ans

de 50 à 54

ans

55 ans et plus

Source : Insee Déclaration annuelle de données sociales (DADS) – 2012

Evolution des rémunérations brutes mensuelles des ouvriers

Ouvriers non qualifiés

Ouvriers qualifiés

Les salaires sont globalement plus élevés dans les entreprises sous-traitantes de la filière aéronau- tique que dans l’industrie, sauf pour la catégorie « professions intermédiaires ».

Le salaire en début de carrière diffère grandement entre les ouvriers qualifiés et les ouvriers non qualifiés : les premiers gagnent 1 855€ contre 1 226€ pour les seconds. Cet écart se réduit à partir de 25 ans mais reste présent tout au long de la carrière et s’accentue en fin de carrière, à 55 ans et plus, les ouvriers non qualifiés gagnent 2 090€ contre 2 445 € pour les ouvriers qualifiés.

(14)

page

Les entreprises sous-traitantes de la filière aéronautique en Basse-Normandie

Les perspectives d’emploi et les métiers en tension

Dans son rapport de 2014, NAE fait un bilan de l’évolution des effectifs des entreprises adhé- rentes : plus de 360 emplois nets ont été créés entre 2010 et 2012 dont 238 relèvent d’entre- prises bas-normandes. Cependant ce nombre est à relativiser car il concerne des entreprises dont le siège est en Basse-Normandie mais ces postes ne sont pas tous localisés en région.

D’ici 2018, NAE prévoit la création d’environ 2 000 emplois ; la filière en région représentant autour de 20% de la filière aéronautique nor- mande, cela correspond en Basse-Normandie à 400 emplois.

En 2012, le GIFAS a publié une étude sur les be- soins prospectifs en ressources humaines du

secteur aéronautique et spatial qui a permis d’identifier les métiers en tension.

En Basse-Normandie, les principaux métiers en tension concernés sont ceux relevant de la fonc- tion production : soudeur, tourneur, fraiseur…

Un état des lieux et une analyse prospective de l’emploi et de la formation dans la Branche Mé- tallurgie en Basse-Normandie réalisés fin 20141 permettent de préciser les besoins prévus sur ces postes en région. La majorité des entre- prises sous-traitantes de la filière aéronautique étant rattachées à cette branche, le tableau ci- dessous reprend les besoins globaux sur les principaux métiers qui sont ou seront en tension d’ici 2020.

Ingénieurs

R&D - Peu d'évolution de contenu, besoins portés par automobile

et équipements électriques - Problématique d'attractivité du

territoire

1 034 + 293 340

Techniciens R&D

et méthodes 1 064 + 302 50

Opérateurs quali- fiés d’usinage

tourneurs, fraiseurs Usage croissant de machines-outils

automatisées

919 ++ 261 325

Monteurs, Metteurs au point, Ajusteurs

332 ++ 94 117

Agents logistiques

- Polyvalence - Réactivité de plus en plus forte

- Intégration des TIC 1 040 + 295 342

METIERS EvOLUTIONS DU MéTIER EFFECTIFS 2010

EvOLUTION DES EFFECTIFS

PRévUE*

DéPARTS EN RETRAITE

BESOIN DE RENOUvELLE-

MENT

Cadres

logistiques - Intégration des TIC

- Polyvalence 524 =/+ 149 165

Ouvriers en traitement de surface

- Des besoins concentrés sur la filière automobile et métallurgie - Absence de formation initiale identifiée, manque d'attractivité

552 =/+ 156 173

Tableau de synthèse des métiers en tension de la branche métallurgie (en vert les métiers identifiés comme les plus en tension)

1Analyse prospective emploi formation en Basse-Normandie Katalyse et l’Observatoire paritaire, prospectif et analytique des métiers et qualifications de la Métallurgie Décembre 2014

* Taux appliqués pour le calcul d’évolution des effectifs :

= : 0 %

=/+ : + 3 % +: + 4,5 % ++ : + 7 %

(15)

page 15 Les entreprises sous-traitantes de la filière aéronautique en Basse-Normandie

Autre constat issu de ce rapport : en parallèle de ce besoin de renouvellement de salariés dans tous les secteurs de la branche, le Recto- rat prévoit une démographie scolaire négative en Basse-Normandie dès 2015 avec une dimi- nution du nombre d'élèves de 3ème. Les filières de formation des métiers de la métallurgie se- ront d’autant plus impactées qu’elles connais- sent des difficultés de recrutement importantes liées à une désaffection des jeunes à s’orienter vers ces filières. Cette orientation se fait souvent par défaut et à terme accentue le décalage entre les besoins des entreprises d’un person- nel de plus en plus compétent et les jeunes for- més.

Ce rapport a par ailleurs constaté une forte évo- lution des besoins des entreprises avec à terme la nécessité d’adapter l’offre de formation exis- tante (initiale et continue).

Ingénieurs et Techniciens commerciaux

Double compétence pointue 259 + 73 85

Chaudronnier

- Fabrication de pièces complexes - Savoir-faire difficile à acquérir

pour les jeunes 1 040 =/+ 295 325

Chef d’équipe Chef de chantier

Chef d’atelier

Compétences managériales

à acquérir 794 ++ 225 281

Tuyauteur Polycompétence 295 =/+ 85 95

Radioprotection- niste

Besoins spécifiques à AREvA, formation (INSTN) insuffisante

Environ 300

en 2012 + NC

Environ 15 / an (à confirmer par

l’Observatoire d’AREvA) Monteur-câbleur

en électronique et électricité

- Fabrication de pièces complexes - Savoir-faire difficile à acquérir

pour les jeunes 931 + 264 306

Opérateur qualifié, conduc-

teur de ligne automatisée

Automatisation de la production 1 198 ++ 340 423

Electromécani-

cien - Nécessité d’adaptation aux machines modernes - Part de la relation client

non négligeable

531 ++ 151 188

Chargé de

maintenance 120 + 34 39

Technicien de

maintenance 592 ++ 168 209

METIERS EvOLUTIONS DU MéTIER EFFECTIFS 2010

EvOLUTION DES EFFECTIFS

PRévUE*

DéPARTS EN RETRAITE

BESOIN DE RENOUvELLE-

MENT

Soudeur

- Polyvalence (apprentissage de l’ensemble

des techniques de soudage) - Utilisation des machines

de soudage

1061 + 300 350

Source : Analyse prospective emploi formation en Basse-Normandie – Katalyse et OPQM Métallurgie

(16)

page

Les entreprises sous-traitantes de la filière aéronautique en Basse-Normandie

Toujours d’après ce rapport, cette évolution des besoins est liée aux évolutions économiques dé- crites ci-après :

•l’automatisation des processus et le posi- tionnement sur des activités à plus forte va- leur ajoutée implique un recours accru à des formations continues ciblées, favorisant l’ac- quisition du savoir-faire et des compétences techniques requises, et une exigence plus forte sur les diplômes de niveau III pour les recrutements de jeunes diplômés. L’impact principal de cette évolution est la montée en compétence des collaborateurs.

•l’internationalisation des activités et des entreprises de la métallurgie en Basse-Nor- mandie entraîne notamment le besoin d'une main d'œuvre maîtrisant l'anglais. Cette exi- gence résulte de trois facteurs : l’apparte- nance relativement fréquente de l’établissement à un groupe étranger, l’usage d’équipements fabriqués à l’étranger et four- nis à ce titre avec des instructions en anglais et enfin l’internationalisation croissante de l’activité qui peut amener certains ouvriers qualifiés et techniciens à interagir avec des collaborateurs étrangers.

•l’accélération des mutations et le besoin constant des entreprises de s’adapter rapi- dement aux exigences du marché favorise la recherche de profils de plus en plus polyva- lents, disposant d’une palette étendue de compétences techniques et surtout capables de s’adapter aux évolutions des métiers.

Cette recherche de profils polyvalents est par- ticulièrement marquée dans les PME qui doi- vent pouvoir diversifier leur activité et travailler dans des univers très différents, avec des techniques, des normes et des at- tentes spécifiques.

Cette montée en compétences des salariés est rendue difficile par un défaut de maîtrise de compétences élémentaires des élèves à l'issue du système scolaire.

En effet, les entreprises constatent régulière- ment l’existence de lacunes importantes chez les candidats et les jeunes salariés sur des sa- voir-faire élémentaires de la formation initiale : mathématiques simples, français, anglais... Ces lacunes s’avèrent particulièrement probléma- tiques pour faire évoluer les ouvriers vers des postes à plus forte responsabilité, contraignant souvent les entreprises à mettre en place des modules de remise à niveau en interne, avant d’envisager des promotions.

A cela s’ajoute le décalage entre les besoins ex- primés par les entreprises de contenus de for- mations très pratiques et les formations initiales souvent considérées comme étant trop théo- riques.

Les entreprises plébiscitent les formations pra- tiques, permettant aux élèves ou aux stagiaires de formation de vivre concrètement les contraintes et les spécificités techniques pro- pres au métier préparé, mais également au sec- teur d'activité dans lequel il sera exercé. En ce sens, beaucoup de formations, initiales en par- ticulier, sont jugées trop théoriques.

Si l'apprentissage est largement plébiscité par les employeurs, il est contraint pour les mineurs qui ne peuvent pas utiliser certaines machines et qui de fait ne sont pas suffisamment prêts à la sortie de leur formation pour être directement opérationnels.

(17)

page 17 Les entreprises sous-traitantes de la filière aéronautique en Basse-Normandie

Dans ce contexte, une évolution de l'offre de for- mation, notamment de l'offre de formation continue pour répondre à la baisse des effectifs issus des formations initiales apparaît comme un enjeu essentiel du développement écono- mique bas-normand. Certaines entreprises ont précisé ne pas pouvoir aujourd'hui se dévelop- per davantage faute de pouvoir recruter des pro- fils répondant à leurs besoins. Ce phénomène est encore marginal dans un contexte écono- mique difficile, mais l'accélération du besoin de renouvellement des salariés associée au phé- nomène de démographie scolaire négative risque d'engendrer des tensions bien plus fortes à l'avenir.

Les PME seront particulièrement touchées par ces difficultés de recrutement, souffrant de la concurrence des grands groupes pour capter les profils, en particulier sur les métiers qualifiés et métiers en tension. Elles ne peuvent souvent pas s'aligner sur les conditions de salaires et les avantages offerts par les grandes entreprises, elles ne disposent par ailleurs pas de la même

"force de frappe" pour diffuser leurs besoins de main d'œuvre.

Mais l'enjeu est aussi essentiel pour les grandes entreprises ; en effet, la métallurgie bas-nor- mande compte une part importante de grands

donneurs d’ordres qui influent fortement sur le niveau d'activité des entreprises. La spécificité de ces entreprises est de disposer d'autres sites de production, or le risque, si elles ne trouvent pas localement la main d'œuvre qualifiée pour répondre à ces besoins, est que les projets de développement soient ciblés sur d'autres sites de production.

Pour pallier cela, les principales recommanda- tions du rapport de la branche Métallurgie sont les suivantes :

Pour la formation initiale :

•Améliorer l’orientation des jeunes et la va- lorisation des filières professionnelles

• Orienter l’offre de formation initiale vers des formations de niveau III sur les métiers en tension

•Intégrer des modules dédiés aux environ- nements de travail propre à chaque secteur

•Maintenir les efforts pour favoriser le déve- loppement de l’apprentissage

•Engager une réflexion avec les pouvoirs pu- blics régionaux, le Rectorat et les autres branches professionnelles sur les encourage- ments à la mobilité des jeunes et le dévelop- pement localisé de solutions d'hébergement Pour la formation continue :

•Développer une offre de formation conti- nue adaptée pour les demandeurs d'emploi (y compris hors métallurgie)

•Favoriser l'évolution des ouvriers non qua- lifiés vers les métiers en tension

• Adapter les formations « soudage » et

« tuyauteur » pour répondre au besoin de po- lyvalence des entreprises

•Réviser/moderniser les modalités de for- mation pour répondre aux mieux aux exi- gences des entreprises (en particulier des PME)

•Développer des modules spécifiques aux environnements Energies Marines Renouve- lables (EMR) et nucléaire

Une recommandation transversale : agir sur l’at- tractivité et l’image de la région notamment pour capter des profils qualifiés.

Normandie AeroEspace précise qu’un travail de fond est également à mener sur l’image et l’at- tractivité de tous ces métiers techniques, tant au niveau des élèves, que de leurs parents, et de la société en général.

(18)

page

Les entreprises sous-traitantes de la filière aéronautique en Basse-Normandie

L’offre de formation

La filière productique

Contrairement à la Haute-Normandie* où NAE a historiquement contribué à la mise en place de 6 formations spécialisées dans l’aéronau- tique du niveau Iv (bac professionnel) au niveau I (Master), il n’existe pas de formation fléchée aéronautique en Basse-Normandie. Toutefois un certain nombre de formations mènent à des mé- tiers en lien avec l’aéronautique, notamment toutes les formations relatives aux métiers de l’usinage et qui correspondent aux métiers en tension précédemment évoqués.

Dans une étude réalisée en 2014 sur les mé- tiers de l’usinage en Haute et Basse-Normandie par ORA Consultants pour NAE, un recensement des formations existantes diplômantes et quali- fiantes en Normandie a été réalisé. Il dénombre 111 formations en rapport avec l’usinage sur l’ensemble de la Normandie dont 19 sont loca- lisées en Basse-Normandie. Sur ces 19 forma- tions, 17 sont diplômantes et 2 qualifiantes. Sur les 17 formations diplômantes, 11 correspon- dent à un diplôme de niveau Iv (baccalauréat) et 8 de niveau III (BTS et DUT).

Technicien d’usinage

BACCALAURÉAT BTS/DUT

BTS Industrialisation des produits mécaniques BTS Conception de produits industriels

BTS Conception et réalisation de systèmes automatiques BTS Conception et industrialisation en microtechniques

BTS Etude et réalisation d'outillages de mise en forme des matériaux DUT Génie mécanique et productique

Technicien outilleur Pilote de ligne de production Microtechniques

Les formations en région en lien avec les métiers de l’usinage

*Cf l’étude réalisée par le CREFOR : Le secteur de la construction aéronautique et spatiale en Haute-Normandie

Source : Rectorat

(19)

page 19 Les entreprises sous-traitantes de la filière aéronautique en Basse-Normandie

*Source : Rectorat de Caen

*Note de lecture :

le BTS Conception et réalisation de systèmes automatiques de l’Institut Lemonnier a une capacité d’accueil de 24 places.

24 étudiants sont inscrits en 1ère année donc aucune place n’est vacante. 10 élèves avaient choisi ce BTS en vœu n°1, son indice d’affluence (rapport entre nom- bre de vœu n°1 et capacités d’accueil) est de 0,4

En 2014-2015, l’ensemble de ces formations représentent plus de 600 élèves, toutes années d’études et diplômes confondus (cf les effectifs détaillés par diplôme en annexe).

Les différents baccalauréats professionnels constituent un effectif global de 328 élèves contre 310 en 2013-2014, les effectifs sont en légère hausse.

Les formations de niveau III (BTS, DUT) totalisent 278 étudiants contre 303 en 2013-2014 et connaissent donc une légère baisse.

Comme le montre le tableau ci-dessous, quelques-uns de ces diplômes, notamment des BTS, ne remplissent pas l’ensemble des places proposées. A l’inverse sur les 4 baccalauréats professionnels Technicien d’usinage proposés en région, 3 accueillent plus d’étudiants que prévus.

A la rentrée 2014, l'indice d'affluence (rapport entre nombre de vœu n°1 et capacités d’accueil) des baccalauréats professionnels est de 1,4 et celui des BTS de 1,6, toutes filières confondues. Les diplômes concernés par les métiers de l’usinage ont un indice d’affluence beaucoup plus faible : 0,8.

BTS Conception et réalisation de

systèmes automatiques 24 24 0 10 0,4*

Institut Lemonnier Caen

Bac pro Technicien d'usinage 10 12 0 9 0,9

LP Paul Cornu Lisieux

BTS Conception et industrialisation

en microtechniques 24 22 2 18 0,8

LPO Dumont D'Urville Caen

BTS Conception de produits indus-

triels 24 22 2 20 0,8

LPO Dumont D'Urville Caen

BTS Industrialisation des produits

mécaniques 6 5 1 7 1,2

LPO Dumont D'Urville Caen

Bac pro Microtechniques 24 23 1 27 1,1

LPO Dumont D'Urville Caen

Bac pro Technicien outilleur 12 11 1 13 1,1

LP Jean Mermoz vire

Bac pro Technicien d'usinage 12 14 0 13 1,1

LP Edmond Doucet

Equeurdreville-Hainneville

Bac pro Technicien d'usinage 15 15 0 10 0,7

LP Pierre et Marie Curie

Saint-Lô

BTS Conception et réalisation de

systèmes automatiques 15 12 3 11 0,7

LP Pierre et Marie Curie

Saint-Lô Bac pro Pilote de ligne

de production 4 6 0 3 0,8

LP Sauxmarais Tourlaville

BTS Etude et réalisation d'outillages

de mise en forme des matériaux 10 10 0 3 0,3

LGT Jean Guéhenno Flers

BTS Industrialisation des produits

mécaniques 15 6 9 4 0,3

LGT Napoléon L'Aigle

Bac pro Technicien d'usinage 10 12 0 6 0,6

LGT Napoléon L'Aigle

205 194 19 154 0,8

TOTAL

Formation Capacités

d'accueil

Effectifs en 1èreannée

Places vacantes

Nombre de vœu n°1

Indice d'affluence Lycée et ville

Capacités d’accueil en 2014-2015 des diplômes en lien avec les métiers de l’usinage

(20)

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Les entreprises sous-traitantes de la filière aéronautique en Basse-Normandie

Le Campus des Métiers et des Qualifications : Propulsion Matériaux et Systèmes Embarqués (CMQ PMSE)

Le campus des métiers : un pôle de formation en synergie avec les politiques territoriales de développement économique

Les campus des métiers regroupent des établissements d'enseignement secondaire et d'en- seignement supérieur, de formation initiale ou continue.

Ils sont construits autour d’un secteur d’activité d’excellence correspondant à un enjeu éco- nomique national ou régional soutenu par la collectivité et les entreprises (pôles de compéti- tivités, développement de nouvelles filières industrielles...) : aéronautique, bâtiment et travaux publics, énergies nouvelles, numérique, métallurgie...Ils proposent aux jeunes des pôles d’ex- cellence offrant une gamme de formations générales, technologiques et professionnelles jusqu’au plus haut niveau, dans un champ d’activités d’avenir. Ils permettront aux entreprises d’embaucher des salariés bien formés et favoriseront le développement économique régional et l’insertion professionnelle des jeunes. (Source : Ministère de l’Education nationale)

Le GIFAS a mené une enquête en 2014 sur l'état des relations entre les équipes pédagogiques chargées des formations professionnelles uni- versitaires et les entreprises du domaine de l'aé- ronautique et du spatial.

Cet état des lieux des relations entre les entre- prises adhérentes du GIFAS et les universités doit permettre d'optimiser la coopération entre milieux économiques et milieux académiques.

Afin de pérenniser et faire progresser les rela- tions entre les équipes enseignantes et les en- treprises du secteur aéronautique et spatial, il est préconisé de mettre en place un binôme

constitué d’un référent industriel et d’un réfé- rent université. La désignation d’un référent en- seignant spécialiste de l’aéronautique et du spatial faciliterait les contacts avec les acteurs du monde socio-économique. D’autre part, la désignation d’un référent au sein de l’entreprise permettrait de développer les échanges, pour l’instant surtout axé sur le domaine technique, autour des thématiques de recrutement et d’évolution des métiers.

La mise en place progressive sur le territoire na- tional de campus des métiers semble répondre en partie à cette préoccupation.

(21)

page 21

En France, sur les 31 campus labellisés, 4 cam- pus des métiers sont axés sur l’aéronautique (Pays de la Loire, Aquitaine, Auvergne et PACA).

Début 2015, le campus des métiers et des qua- lifications propulsion matériaux et systèmes em- barqués a été labellisé en région (cf fiche détaillée en annexe).

L’originalité de ce campus est d’être bi- régional : il repose sur les compétences en ma- tériaux et composites de Basse-Normandie et sur celles en systèmes embarqués et propulsion de Haute-Normandie. Parmi les secteurs profes- sionnels ciblés se trouve celui de la construction aéronautique, l’objectif étant de constituer un réseau d’excellence pour produire les véhicules de demain.

L’établissement support du campus est le lycée Marcel Sembat à Sotteville les Rouen.

Le campus des métiers permet de travailler dans une logique de réseau afin de définir des parcours de formation élève et d’avoir une meil- leure adéquation entre la formation et le tissu de l’industrie locale.

Il permet la fédération de toutes les ressources existantes : centres de recherche, formations du pré-baccalauréat au diplôme d’ingénieur.

La finalité de ce regroupement des établisse- ments est de donner une visibilité aux métiers.

Par rapport aux formations existantes, l’objectif du campus est de donner des teintes à ces for- mations : par exemple la mise en place d’un mo- dule aérospatial dans le baccalauréat professionnel Microtechniques au lycée Dumont d’Urville à Caen.

Etablissements proposant une formation professionnelle en lien avec le campus

Source : Dossier de candidature du campus des métiers et des qualifications propulsion matériaux et systèmes embarqués

(22)

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Les entreprises sous-traitantes de la filière aéronautique en Basse-Normandie

Leviers et freins pour le développement de l’aéronautique en région

Cette partie qualitative repose sur les différents entretiens réalisés auprès des entreprises et des acteurs régionaux.

Le recrutement

LES MODES DE RECRUTEMENT DES ENTREPRISES

Les entreprises rencontrées ont des modes de recrutement variés.

Les sources de recrutement les plus citées par les entreprises sont Pôle emploi et l’intérim. Tou- tefois elles font également appel à d’autres modes de recrutement : cabinet de recrute- ment, réseaux, apprentissage, candidatures spontanées, site internet, presse…

Le recours à l’intérim n’est pas systématique mais il est assez plébiscité par les entreprises.

Cela leur permet de tester les personnes avant d’éventuellement leur proposer un CDD, voire un CDI.

Pour une entreprise, un partenariat fort s’est mis en place avec une agence d’intérim. Parte- nariat qui a débouché sur un travail en commun de mise en place de formations autour de l’as- semblage.

Parmi les différents types de contrats aidés exis- tants (apprentissage, professionnalisation, gé- nération), c’est surtout l’apprentissage qui est proposé.

Seulement une entreprise rencontrée a eu re- cours au contrat de génération pour un poste de tourneur fraiseur. La personne recrutée a une compétence supplémentaire de celle qu’elle remplacera (tournage numérique en plus du conventionnel).

Une entreprise déclare ne pas envisager le contrat de génération car la zone de transmis- sion doit être la plus courte possible pour l’en- treprise, d’autant plus dans les TPE.

Toutefois pour faire face aux départs à la re- traite, le contrat de génération pourrait être une solution pour ces entreprises.

A noter que parfois les entreprises ont du mal à faire la distinction entre contrat d’apprentissage et contrat de professionnalisation.

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