Le Verre
d'époque romaine
Ouvrage publié
sur les crédits de recherche du Ministère de la Culture
ISSN : 0293-6771 ISBN : 2-7118-0272-8
@ Editions de la Réunion des musées nationaux, 1985 10, rue de l'Abbaye, 75006 paris
NOTES ET DOCUMENTS DES MUSÉES DE FRANCE
10
Le Verre d'époque romaine
au Musée archéologique de Strasbourg
par Véronique Arveiller-Dulong et Jacques Arveiller
Ministère de la Culture Editions de la Réunion des musées nationaux Paris 1985
Préface
Les verres antiques sont à la mode. Il y a quelques années fut fondée une Association Internationale pour l'Histoire du Verre, dont James Barrelet fut l'un des initiateurs et des premiers animateurs. Cette société, en une vingtaine d'années, devait connaître un rayonnement considérable. Son activité, ponctuée par des congrès, tenus ici à Berlin, là à Damas, là encore à Londres, le dernier à Nancy, a été des plus fructueuses. Elle contribue largement à développer le goût et l'admiration du grand public pour ces chefs-d'œuvre que sont les verres antiques. Cet engouement a des conséquences. Récemment, chez Sotheby, un diatrète de belle qualité a été adjugé à une somme vraiment astronomique.
Parmi les musées d'Europe, Strasbourg est, avec Cologne et Trèves, l'un de ceux qui conservent la plus grande quantité de verres antiques de provenance régionale certaine. En effet, ce musée fut d'abord l'œuvre d'initiatives privées à l'époque où les municipalités ignoraient l'intérêt des recherches archéologiques.
La Société pour la Conservation des Monuments Historiques d'Alsace prit l'initiative d'une surveillance régulière et efficace des trouvailles faites à l'occasion de travaux municipaux, notamment le tout-à-l'égout, et de la conservation des objets découverts dans un musée créé et géré par elle. C'est de cette façon que les verres romains du cimetière de la Porte-Blanche, qui constituent une part importante des collections, furent déposés au Musée Archéologique après les fouilles du chanoine Straub entre 1878 et 1880.
D'autres proviennent du cimetière de Brumath-Sephansfeld, et d'autres, moins bien conservés mais non moins intéressants, de trouvailles faites à l'intérieur de la ville de Strasbourg. C'est dire qu'à la différence de beaucoup de collections de musées, les verreries de Strasbourg sont accompagnées d'une abondante documentation, tant manuscrite qu'imprimée.
Toutefois, l'établissement d'un état civil précis et circonstancié pour chaque objet a été un énorme travail. Il s'est agi véritablement d'une œuvre de bénédictin constituée d'innombrables sondages dans les sources, et de la comparaison continuelle de ces dernières. C'est cet effort méritoire qui constitue le principal atout de ce catalogue : cette longue peine a été, sur le plan scientifique, très rentable, car de cette façon a été assurée la datation de maintes pièces importantes et rares, et ont été résolus des problèmes chronolo- giques restés longtemps sans solution. En réalité, cet inventaire fournit et fournira des matériaux de base indispensables pour toutes les synthèses à venir.
Jean-Jacques Hatt
Avant-propos
Le texte qui suit se propose de dresser un catalogue urs objets de verre d'époque romaine conservés par le Musée Archéologique de Strasbourg. Il n'existe pas, en effet, d'étude d'ensemble de cette collection, importante par la quantité des objets qui la composent, mais aussi par le caractère exceptionnel de nombre d'entre eux.
Ce catalogue a pour origine une thèse de doctorat de troisième cycle, dirigée par M. le professeur G.C. Picard, soutenue en juin 1979, dont le texte a été réduit et remanié.
J'ai tenu à ce que le nom de mon mari, J. Arveiller, figure à côté du mien en tête de ce livre, étant donné la part qu'il a assumée dans sa réalisation.
Je tiens à remercier au premier chef Monsieur le professeur J.J. Hatt, qui m'a offert au Musée Archéologique de Strasbourg d'exceptionnelles conditions de travail, ainsi que Mademoiselle B. Schnitzler, Conservateur du Musée, qui a permis, de la même façon, que ce travail fût mené à bonne fin. Mademoiselle M.L. Schneider, Assistante au Musée, a été indispensable par ses connaissances et son aide constante, précieuse par son amitié. Que soient remerciés aussi tous ceux qui m'ont aidée ou conseillée: Mesdammes C. Bémont, D, Charlesworth, M. Dekôwna, M. Guise, G. Innes, C. Isings, C. Jouannet, J. Moreau, G. Sennequier ; Messieurs les professeurs R. Arveiller, G.C. Picard, J. Cuisenier, C. Goudineau, P. Greussay, J. de Groot, M. Hôfler, M. Leglay ; ; Messieurs J. Alarcâo, J. Bar- thel, M. Bucovala, J. Chailloux, G. Dalmasso, G.G. Englert, J. Favière, S.M. Goldstein, J.P. Mohen, F. Pétry, P. Pomey, P. Richard, R. Schlick, J.M. Soulié, F. Varry.
Les dessins sont dus à J. Arveiller, avec des compléments revenant à A. Debaecker; les photographies à J.J. Hatt et S. Morand (Musées de Stras- bourg), avec des compléments de M. Beaudenon, A. Pelle et J.M. Soulié. La dactylographie a été assurée par J. Bertout, R. Bon et M.F. Reveneau.
V.A.-D.
Table des matières
Préface 3
Avant-propos 5
Table des matières 7
I-Étapes du travail 9
A. Collecte et regroupement des objets 9
B. Textes archéologiques sur Strasbourg et sa région 10
C. Cahiers d'inventaire 11
D. Textes concernant le verre et l'archéologie romaine ... 14
E. Choix des objets pour le catalogue 15
II - Origine et provenance des objets 19
F. Origines de la collection de verre du Musée 19
G. Provenance géographique des objets 20
H. Index alphabétique des noms de lieux 33
III - Organisation du catalogue .. 37
I. Contenu des chapitres 37
J. Notices d'objets 39
IV - Catalogue 43
1 à 100. Objets retenus 43
V - Additifs au catalogue 179
101. Objets non retenus 179
102. Objets présumés postérieurs à l'époque romaine ... 183
VI - Illustrations 187
Dessins 188
Photographies 228
Index des numéros d'inventaire 289
Liste des ouvrages cités 293
Cartes 307
Tableaux synoptiques ... 313
1
Étapes du travail
Le catalogue qui suit résulte d'un travail sur trois plans principaux : consti- tution de la série des objets à présenter; dépouillement systématique des textes concernant les fouilles archéologiques de Strasbourg et de sa région; lecture de publications concernant d'une part le verre, d'autre part l'archéologie romaine.
Le travail sur ces trois plans a été mené parallèlement : un des principaux buts visés était de faire correspondre au mieux série d'objets et publications de fouilles, en s'aidant des cahiers d'inventaire; c'est-à-dire de restituer autant que possible à chaque objet les informations utiles à son étude archéologique.
A. Collecte et regroupement des objets
On a, dans un premier temps, pris le parti de repérer systématiquement tous les objets de verre conservés dans les vitrines ou les réserves du Musée Archéologique de Strasbourg ou déposés par le Musée de Strasbourg à celui de Brumath, y compris des objets formés de plusieurs matières, et des objets incomplètement vitrifiés. Ce premier repérage n'a pas préjugé de la datation possible des objets, et a donc pris en compte un certain nombre d'objets postérieurs à l'époque romaine, qui se retrouveront, en fin de travail, écartés du catalogue.
On s'est d'abord livré, dans les salles du Musée, à un examen systématique du contenu des vitrines d'exposition, tant dans la salle réservée au verre, que dans celles qui présentent du matériel correspondant à telle activité, ou à tel lieu.
La réserve de verrerie, constituée à une époque où l'on classait par matière ou par thème, a été l'objet du travail principal. Mais le classement par site et strate, adopté depuis une quarantaine d'année, a imposé que soient aussi ouvertes presque toutes les boîtes conservées dans les réserves, travail long et fastidieux, qui implique que tout objet étudié réintègre, après étude, la place exacte qu'il occupait dans son sachet, sa boîte, son étagère.
A ce stade, de nombreux fragments dépourvus de numéro d'inventaire ont dû être regroupés entre eux, ou réattribués à des objets incomplets : bien des pièces ont en effet été (re)cassées depuis leur trouvaille, et leurs fragments parfois éparpillés. Dans certains cas un réassemblage et un recollage se sont révélés possibles, et même nécessaires pour la prise de photographies.
Les objets constituant cet ensemble de départ ont été décrits sur des fiches d'encodage, dont de nombreuses rubriques restaient, à ce stade, sans renseigne-
ments. La correspondance entre objets et fiches d'encodage s'est faite comme suit :
• 2 fragments provenant du même objet
- n° Inv. différents -> 2 fiches (précision sur les fiches) - n° Inv. identiques -► 1 fiche
- n° Inv. identiques, sauf caractère alphabétique final -> 1 fiche (préci- sion sur la fiche)
-n° Inv./sans n° Inv. -> 1 fiche -sans n° Inv./sans n° Inv. -> 1 fiche
• 2 fragments provenant d'objets différents - n° Inv. différents -> 2 fiches - n° Inv. identiques -> 2 fiches
B. Textes archéologiques sur Strasbourg et sa région
La centaine d'articles et de livres sur l'archéologie de l'Alsace cités en bibliographie concernent essentiellement des fouilles où a été trouvé du verrel.
Ils ne représentent que ce qui a été retenu, après élimination de quantité d'autres publications parcourues en vain.
Très brèves et incomplètes sont les informations concernant la verrerie, dans les quelques catalogues du Musée de Strasbourg publiés à ce jour2.
L'essentiel des publications de fouilles se trouve dans deux revues, que nous pensons avoir dépouillées exhaustivement en ce qui concerne le verre romain : le Bulletin de la Société pour la Conservation des Monuments Historiques d'Alsace (en allemand Mitteilungen der Gesellschaft für Erhaltung der Geschichtlichen Denkmâler im Elsass), aujourd'hui disparu, et les Cahiers d'Archéologie et d'Histoire d'Alsace (en allemand Anzeiger für Elsiissische Altertumskunde), devenus Cahiers Alsaciens d'Archéologie, d'Art et d'Histoire. D'autres publications de fouilles se trouvent dans la revue Gallia, elle aussi systématiquement dépouillée, et dans diverses revues allemandes (pour les périodes 1871-1918 et 1940-1945). Ces dernières3 ont été dépouillées aussi complètement que le permettait le fonds du Musée Archéologique.
Des revues plus synthétiques sur divers sites fouillés sont également présentés dans des périodiques régionaux4. Les livres de synthèse sur l'archéo- logie alsacienne5 reprennent habituellement sous forme ramassée ce qui a déjà été publié dans une des deux revues principales citées plus haut. Nombre de fouilles anciennes n'ont jamais été l'objet de publications, et faute de notice même brève dans une revue (ou en complément à une telle notice quand elle existe), on a dû se référer autant que possible à des sources manuscrites, lettres, rapports et carnets de fouille conservés au Musée. De la même façon, on a parfois pu trouver dans des articles de quotidiens d'utiles compléments, en particulier sur des trouvailles isolées et fortuites.
Ces dépouillements ont permis dans les cas les plus simples de rattacher des objets aux fouilles dont ils provenaient, après confirmation par les cahiers d'inventaire; dans d'autres cas d'attribuer tel objet dépourvu de numéro à telle
1. On trouvera au chap. G une liste de ces publications ordonnées selon les lieux des fouilles.
2. Welcker 1902; Ficker 1907; Henning 1912; Forrer 1936 b; Hatt 1973 c.
3. Römisch-Germanisches Korrespondenzblatt, Westdeutsche Zeitschrift für Geschichte und Kunst, Volk und Vorzeit.
4. Revue d'Alsace, Saisons d'Alsace.
5. Forrer 1927; 1935; Hatt 1953 d; 1970c; 1972; 1973 a; 1978; 1980.
fouille en s'aidant des dessins, photos, mesures et descriptions fournis par une publication6. Reste qu'un certain nombre d'objets exhumés et décrits dans des publications sont absents du Musée, soit qu'ils se trouvent en d'autres lieux, soit qu'ils aient été détruits, perdus ou volés. Quatre objets aujourd'hui perdus méritaient néanmoins une étude rétrospective plus approfondie du fait de leur caractère exceptionnel (n08161, 163, 211, 304). Ces quatre études prennent place au sein du catalogue.
C. Cahiers d'inventaire
Les cahiers d'inventaire du Musée ont été d'abord consultés chaque fois que l'on disposait déjà d'un numéro d'inventaire, porté par un objet ou mentionné par une publication. Cela a permis, en cas favorable, d'affecter ou de confirmer dates et lieux de trouvailles sur les feuilles d'encodage; parfois aussi, comme précédemment (dessins, photos, mesures), d'attribuer tel objet dépourvu de numéro à telle fouille.
Mais la consultation des cahiers d'inventaire, malgré la tenue remarquable de ceux de Strasbourg, est parfois source de nouvelles difficultés : numéros ou provenances non conformes entre objet, cahier d'inventaire et publication;
fausses étiquettes; numérotations sur les objets partiellement effacées; nouvel- les numérotations erronées après restauration, etc. Un travail de restitution a donc eu lieu sur des numéros d'inventaire, des provenances ou des dates de trouvaille. Il est toujours signalé dans le catalogue : l'astérisque (*) correspond à une certitude; d'autres mentions possibles (« pro- bablement » ou « ? ») donnent des indications moins assurées, confirmables ou infirmables dans l'avenir. Pour une claire compréhension de ce travail de restitution, quelques précisions sont nécessaires sur la numérotation des objets utilisée par la Musée Archéologique de Strasbourg.
La numérotation des objets s'est faire de diverses façons, de la création du Musée à nos jours :
. numérotation séquentielle de 1 à 42250 entre les années 1893 et 1939.
Chaque numéro peut désigner plusieurs objets. En ce cas, ou bien les objets portent simplement le même numéro, ou bien ce numéro est pré- cisé par une lettre, deux lettres, ou un nombre à un ou deux chiffres.
Exemples : 1866 14035 a 7679 ac 7722 7
. numérotation par deux nombres séparés par un point, entre les années 1940 et 1968. Le premier de ces deux nombres comporte deux chiffres et indique l'année d'inventaire. De même que précédemment, le numéro ainsi constitué peut désigner plusieurs objets, et est éventuellement précisé.
Exemples : 54.290 45.845 a
6. On a agi avec prudence dans ces attributions (cf. infra). On a, en effet, constaté à plusieurs reprises que des publications imprimées longtemps après les fouilles indiquaient des provenances erronées (cf. par ex. le n° 173).
. numérotation par trois nombres séparés par des points, entre les années 1968 et 1974. Le premier des nombres comporte deux chiffres et indique l'année d'inventaire; le second indique le numéro de « lot ». Ici encore, un même numéro d'inventaire peut désigner plusieurs objets, et être éventuellement précisé.
Exemples : 68.41.1 69.12.10 d
. numérotation par quatre nombres séparés par des points, à partir de 1975. Le premier nombre est le code du Musée Archéologique (« 11 »).
Le second, de trois chiffres, indique l'année d'inventaire; le troisième le numéro de « lot ». Le quatrième nombre, éventuellement précisé par une lettre, spécifie l'objet. La lettre « D » précédant éventuellement l'ensem- ble du numéro d'inventaire indique qu'il s'agit d'un dépôt.
Exemples: 11.982.1.2 11.982.4.259 b D 11.976.1.8
A côté des objets portant un numéro d'inventaire propre au Musée existent des objets porteurs d'autres types de numérotations :
. numérotation de collections privées, ou de collections d'associations (divers systèmes). Les objets ont en principe été renumérotés à leur entrée au Musée. Ils portent généralement leur numéro du Musée seul;
parfois la double numérotation; mais parfois aussi leur ancien numéro seulement, le nouveau ayant été effacé au fil du temps.
Exemples : 447 39 B 80 ST
. numérotation de la collection Forrer. L'inventaire de la collection Forrer est inclus dans le cahier d'inventaire du Musée. Les objets qui en proviennent n'ont pas reçu d'autre numéro.
Exemple : F 87
. numérotation de la Circonscription des Antiquités Historiques d'Alsace.
Elle représente une variante du deuxième mode de numérotation du Musée : présence initiale d'un ou de deux caractères alphabétiques qui indiquent la provenance.
Exemples: S 54.391 (provenance: Seltz. Année 1954)
SK 70.12 c (provenance: Strasbourg-Kœnigshoffen. Année 1970)
On rencontre trois cas qui amènent à un travail de restitution parfois fort long : objets ayant perdu, totalement ou en partie, leur numéro d'inventaire;
objets non inventoriés; objets portant un numéro d'inventaire erroné. A côté des cas où le codage est simple sur la fiche, on se trouve donc parfois devant l'obligation d'un choix :
1. L'objet ne porte pas de numéro d'inventaire, ou un numéro partiellement effacé. On suppose par principe que le numéro d'inventaire a été effacé, et on tente un travail de restitution de ce numéro, à partir de la provenance si elle est indiquée sur l'objet, des photos et dessins figurant au cahier d'inven-
taire ou dans les publications, etc. Au terme de ce travail, on peut être en présence de trois cas :
1.1. Objet non inventorié. On code « non inventorié ».
1.2. Objet ayant perdu son numéro, mais avec restitution possible. On code le numéro restitué, en signalant qu'il est.
1.3. Objet ayant perdu son numéro, sans restitution possible. On code « numéro inconnu ».
2. L'objet porte un numéro d'inventaire.
2.1. Le numéro d'inventaire correspond aux indications du cahier d'inven- taire, mais non au numéro indiqué par la publication. On code normalement, en supposant que l'erreur réside dans la publication, et on signale cette erreur sur la fiche, en clair.
Exemple :
2.2. Le numéro d'inventaire ne correspond pas aux indications du cahier d'inventaire (qui renvoie à un autre objet sous ce numéro : céramique, bronze, pierre, etc.).
2.2.1. Il y a une publication, et le numéro porté par l'objet correspond au numéro indiqué par la publication. On code normalement, en admettant que le cahier d'inventaire est en faute, et on signale cette erreur sur la fiche, en clair.
Exemple :
2.2.2. Il n'y a pas de publication, mais l'objet est retrouvé indubitable- ment dans le cahier d'inventaire sous un autre numéro. Le cahier d'inventaire fait foi et on admet que l'erreur a résidé dans le marquage de l'objet. On code à partir du cahier d'inventaire et on signale l'erreur sur la fiche, en clair.
Exemple :
2.2.3. Il n'y a pas de publication et l'objet n'est pas retrouvé dans le cahier d'inventaire sous un autre numéro. Il faut alors éliminer deux cas possibles, qui ramènent à des cas précédents : numéro d'inventaire partiellement effacé sur l'objet, amenant à prendre le nombre restant pour un numéro d'inventaire complet; numéro d'inventaire mal écrit sur l'objet, avec ambiguïtés de chiffres (3 pour 5, 9 pour 2, etc.). Ces cas étant formellement éliminés, on code « numéro inconnu » en ignorant le numéro porté par l'objet, et en signalant cette situation anormale sur la fiche, en clair.
Exemple :
On comprend donc aisément, les problèmes posés par la restitution du
numéro d'inventaire se retrouvant pour les provenances, les dates de trouvaille etc., qu'une lecture page par page des cahiers d'inventaire se soit révélée nécessaire, en plus du renvoi par numéro évoqué plus haut. Lecture là encore longue et ingrate, rendue plus laborieuse, pour les fouilles anciennes, par la rédaction allemande en cursive gothique.
Si une telle lecture a permis de retrouver bien des informations, elle a aussi amené à constater, plus encore que lors de la lecture des publications, qu'un grand nombre d'objets de verre exhumés et inventoriés avaient disparu, la plupart de ces disparitions s'expliquant d'ailleurs par les bombardements de 1944.
Au terme des trois premières étapes déjà décrites (collecte et regroupement des objets; dépouillement de textes archéologiques sur Strasbourg et sa région;
travail sur l'inventaire), on disposera d'un ensemble de fiches d'encodage assez complètes, mais trop large pour répondre au cadre de cet ouvrage. Il faudra donc délimiter dans cet ensemble trois sous-ensembles : objets retenus pour le catalogue; objets non retenus dont l'existence sera simplement mentionnée;
objets écartés. Une des conditions nécessaires à un tel tri, qui sera envisagé plus loin, est le dépouillement de textes concernant le verre d'une part, l'archéologie romaine d'autre part.
D. Textes concernant le verre et l'archéologie romaine
Les ouvrages le plus souvent consultés au cours de notre travail sont trois synthèses classiques sur le verre antique, celles d'A. Kisa (1908), de Morin-Jean
(1923) et surtout celle de C. Isings ( 1 9 5 7 r . Les deux premières, malgré leur ancienneté, constituent encore des références utiles, la première sur le verre antique en général, la seconde sur le verre d'époque romaine en Gaule. Le R o m a n glass f r o m d a t e d f i n d s de C. Isings vise à l'établissement d'une chronologie du verre. Il compile des données chronologiques fournies par des publications de fouilles couvrant l'ensemble de l'empire romain.
Ces trois ouvrages proposent une classification des objets : A. Kisa sous forme de tableaux non commentés; Morin-Jean en s'appuyant surtout sur des descriptions à intention géométrique; C. Isings en utilisant conjointement provenances, datations, descriptions et données techniques de fabrication. Ce dernier travail ne satisfait plus entièrement aujourd'hui; il ignore en effet les données typologiques actuelles. P o u r t a n t nous nous y référons constamment, en l'absence d'une classification plus récente8.
Ont été exploitées une soixantaine de monographies spécifiques portant sur un objet ou un groupe d'objets de verre d'époque romaine. Elles permettent de compléter la liste des types définis par C. Isings9, d'y établir des distinctions plus fineslO, ou de m e t t r e en vedette tel objet, en lui consacrant un commentaire particulier au sein du catalogue".
Ces études s'organisent a u t o u r d'une technique générale de fabrication
7. Auxquels on peut ajouter d'autres textes de synthèse: Morin-Jean 1919; Trowbridge 1930.
8. La classification de Morin-Jean restera utile dans quelques cas non envisagés par C. Isings, ainsi que celle de H.J. Eggers (Eggers 1951). D'autres classifications (A. Kisa, E. Rit- terling (Hofheim» ne seront éventuellement citées que pour mémoire.
9. Cas par exemple du verre à vitres et des jetons, non étudiés dans Isings 1957.
10. Cas par exemple du type Is. 21 (chap. 11-12).
11. Cas par exemple du n° 299 du catalogue (chap. 62).
(verre moulé, verre bleu-vert, verre mosaïqué, etc.), plus souvent autour d'une forme d'objet considérée comme spécifique (« diatrètes », « bouteilles carrées »,
« barillets frontiniens », jetons, vitres, etc.) ou autour d'une technique de décoration (décors gravés, « filets serpentants », dorure, cabochons, inscriptions, etc.).
D'autres études largement utilisées (une quarantaine) décrivent le verre romain en provenance d'un même site ou d'une même région. De tels travaux se penchent certes sur bien des points du monde romain et barbare, très éloignés les uns des autres. Mais leur éparpillement et leur inégale répartition ne leur donnent à ce jour que valeur de sondages, sans pour autant permettre de synthèses prématurées.
Une trentaine de catalogues de musées et de collections privées ont été également utilisés, catalogues où le verre romain côtoie souvent celui d'autres époques. L'utilité de tels répertoires a été très variable : dans certains cas il s'agissait d'un musée alimenté par des fouilles locales ou régionales; dans d'autres, d'entreprises de pure collection, où le caractère parfois exceptionnel des objets a pour contrepartie l'absence ou le peu de fiabilité des informations d'ordre archéologique.
Quelques ouvrages sur le verre en général et sa fabrication ont été pris en compte, ainsi que quelques autres consacrés au verre médiéval et moderne; ils ont servi de référence pour écarter du catalogue plusieurs objets réputés jusque là romains.
On s'est fixé pour projet, dans le dépouillement de textes archéologiques, de compléter autant que possible le travail de compilation effectué par C. Isings en 1957; c'est-à-dire de repérer dans les publications de fouilles des objets de verre à la fois datés et représentés, en se consacrant d'une part à la Germanie (romaine ou « libre ») et à la Gaule Belgique, d'autre part au reste de la Gaule;
de reprendre aussi, chaque fois que cela semblait nécessaire, les publications de fouilles déjà citées par C. Isings.
Cela nous a amenés, pour le domaine germanique, à consulter plusieurs livres et collections de revues (en particulier : Beitriige zur Archiiologie des Rômischen Rheinlands, Bonner Jahrbiicher, Germania, Kôlner Jahrbuch, Mainzer Zeitschrift, Trierer Zeitschrift); pour la Gaule, à dépouiller quelques ouvrages et surtout les articles et notices publiées par la revue Gal lia. Une quarantaine de publications se retrouveront ainsi citées pour chacun des domaines.
Ont été enfin consultés et cités, à propos de points précis, une trentaine d'ouvrages de caractère général portant sur le monde romain dans les domaines archéologique, historique, esthétique, technologique ou économique, ainsi que quelques catalogues de collections ou d'expositions ne portant pas exclusive- ment sur le verre.
E. Choix des objets pour le catalogue
Du large ensemble défini plus haut, et décrit sur les fiches d'encodage, un certain nombre d'objets ont été exclus comme postérieurs à l'époque romaine12.
Cette élimination a été décidée après une triple vérification : sur les publications récentes de verre d'époque romaine et de fouilles archéologiques bien datées
12. La fin de l'époque romaine est habituellement fixée, pour la région qui nous intéresse, à 451 : invasion hunnique et destruction d'Argentorate.
évoquées plus haut; sur des publications concernant le verre des époques mérovingienne, médiévale et moderne; sur les circonstances de trouvaille et d'acquisition de l'objet en cause, d'après les publications locales et les cahiers d'inventaire. On a donc éliminé les objets pour lesquels, simultanément : 1. On n'a trouvé aucun objet comparable dans les textes concernant l'époque romaine;
2. On a trouvé des objets comparables dans des textes portant sur d'autres époques; 3. Les circonstances de trouvaille et d'acquisition rendent la prove- nance et la datation peu fiables ou vont dans le sens de la modernité de l'objet.
Ont ainsi été éliminés quelques objets d'époque mérovingienne et nombre d'objets médiévaux et modernes déjà reconnus comme tels par les publications et cahiers d'inventaire. Ils n'apparaîtront donc pas dans notre étude. Plus épineux a été le cas de 15 objets, réputés jusque là d'époque romaine, et qui ont été néanmoins éliminés pour les mêmes raisons. On trouvera au chap. 102 les éléments sur lesquels on s'est fondé pour les écarter.
On a divisé l'ensemble restant en trois sous-ensembles : objets contenants;
objets non contenants; objets non identifiables et blocs de verre.
Les objets contenants peuvent se présenter sous forme d'objets complets ou de forme complète. Ils sont alors retenus pour le > catalogue.
Les objets contenants incomplets ne seront présents dans ce même catalogue que si l'on a pu les rattacher à un des types définis par C. Isings, et à un seul, ou à une des études particulières évoquées plus haut. Un tel rattachement sera toujours signalé comme se faisant sous réserves.
Plus souvent, un objet contenant incomplet est éventuellement rattachable à plusieurs des types définis par C. Isings; ou bien son état trop fragmentaire ne permet pas un tel rattachement. Ne seront alors gardés pour le catalogue que quelques objets présentant un décor ou une marque caractéristique de la verrerie romaine, et justifiant une étude particulière. Le statut particulier de ces objets sera toujours signalé. Quant aux autres, pourvu qu'on ait pu leur faire correspondre un numéro d'inventaire ou une provenance, ils seront simplement énumérés et succinctement décrits au chap. 101. Le résidu (objets contenants incomplets démunis de numéro d'inventaire et de provenance) n'apparaîtra pas dans cet ouvrage.
La plupart des objets non contenants sont des objets de parure : perles, pendentifs, bracelets, épingles, bague. On s'est finalement résolu à ne pas en donner l'étude ici pour une raison, d'abord, de délimitation du sujet : une telle étude impliquerait que l'on se penche sur des objets formés de plusieurs matières13, et que l'on puisse fixer une limite entre fritte glaçurée et verre, pour certaines perles dont le degré de vitrification est variable selon la température de fabrication14. Une autre difficulté, pour un catalogue voué à l'époque romaine, est celle de la datation : nombre d'éléments de parure^5 ont été réalisés de façon quasi identique de la période de La Tène au Moyen Age, et un même objet est souvent réutilisél6.
Ne sont par conséquent retenus au catalogue que cinq ensembles d'objets non contenants particuliers : couvercles, déchets de soufflage, baguettes torsa- dées, vitres et jetons.
Un grand nombre d'objets non identifiés et blocs de verre sont enfin écartés du catalogue, énumérés et succinctement décrits au chap. 101, si l'on a pu leur
13. Ex. : perles de verre sur bracelets ou épingles de bronze.
14. Perles à «côtes de melon» en particulier: cf. Born 1977.
15. Ex. : bracelets de verre plein.
16. Ex. : bijoux de La Tène retrouvés dans des sépultures mérovingiennes.
faire correspondre un numéro d'inventaire ou une provenance. Là encore subsiste un résidu d'objets non identifiés, dépourvus de numéro d'inventaire et de provenance, qui n'apparaîtront pas dans l'ouvrage.
Au terme de ces choix a été constitué pour le catalogue un ensemble de 389 objets de verre, auxquels s'ajoutent quatre objets perdus. L'énumération du chap. 101 en regroupe pour sa part 213. Auront été écartés 15 objets présumés modernes.
Presque tous les objets du catalogue ont été photographiés ou dessinés (ou les deux). On a dû y renoncer pour quelques objets brisés en petits fragments.
Dans ce dernier cas on a eu recours, lorsqu'on en disposait, à d'anciens clichés photographiques.
Les fiches d'encodage numériques ont été transcrites sur bandes magnéti- que digitales, et éditées en clair par un programme écrit en FORTRAN.
II
Origine et provenance des objets
F. Origines de la collection de verre du Musée
Sans entrer pour autant dans une rétrospective de l'archéologie alsacienne, que l'on pourra trouver ailleurs1, on doit rappeler comment s'est constituée la collection de verre du Musée Archéologique de Strasbourg.
Un premier fonds en a été rassemblé au XVIIIe s. par J.D. Schoepflin, et décrit par son contemporain J.J. Oberlin2. S'y sont ajoutés des objets acquis par plusieurs savants et collectionneurs, parmi lesquels Schweighaeuser père et fils3, dans la première moitié du XIXe s.
Ces premières collections, ultérieurement placées sous l'autorité de la Société pour la Conservation des Monuments Historiques d'Alsace (S.C.M.H.A.), fondée en 1855, comportaient nombre de pièces exceptionnelles, représentées sur les gravures de l'époque. Parmi elles, le fameux « diatrète » (n° 211) découvert en 1825. Par contre, le mode d'acquisition (achats), l'incertitude sur la date des objets n'étaient pas sans conséquences : erreurs sur des objets d'époque romaine, considérés comme modernes4; désintérêt pour les objets incomplets et fragments.
Le bombardement et l'incendie de la bibliothèque, le 24 août 1870, réduisent à presque rien cette première collection. Une nouvelle collection se constitue par la suite, sous l'égide de la S.C.M.H.A. La période d'occupation allemande se caractérise par le développement d'une archéologie de plus en plus scientifique, sous la direction d'universitaires; mais la Société garde une place de premier plan, et la collection de verre va s'enrichir de ce qui constitue aujourd'hui sa base même, avec la fouille des grandes nécropoles : celle de la Porte-Blanche à Kœnigshoffen (faubourg ouest de Strasbourg), menée par le chanoine A. Straub à partir de 18785; celle aussi de Brumath-Stephansfeld en 19126, faisant suite aux découvertes plus anciennes de 1849 et 1893.
Le sous-sol de Strasbourg, avec les importants travaux d'urbanisation de la
1. Cf. chap. B.
2. Schoepflin 1736, p. 457; III, pp. 31-44 et 78; Oberlin 1773, pp. 104-107; Silbermann 1775, pp. 3-5, 35-36, 39-40.
3. Schweighaeuser 1822, pp. 325, 326, 332, 345; 1823, pp. 278-285; 1826, p. 358; 1828, pp.
72, 120, 122; 1842 a, pp. 15-16; 1842 b, pp. 95-97.
4. Cf. Schweighaeuser 1823, pp. 281-282.
5. Straub 1879 a; 1879 b; 1879 c; 1881 a; 1881 b.
6. Riff 1912 a; 1912 b.
période 1890-1914, va fournir une importante contribution en verre: si la stratigraphie n'en est qu'à ses premiers pas, on engrange désormais avec le plus grand soin objets incomplets et fragments.
En 1912, R. Henning, conservateur depuis 1895, peut faire paraître un catalogue des collections archéologiques du Musée, où la verrerie tient une place de choix7. Mais entre-temps (1909) a commencé le règne de R. Forrer, dont l'œuvre domine l'archéologie alsacienne de l'entre-deux-guerres. Avec l'aide de ses assistants - dont C. Sauer et F.A. Schaeffer - il entreprend des fouilles systématiques (parmi lesquelles celles de Stephansfeld en 1922-23), d'où un nouvel apport, important, de verreries. La collection doit aussi beaucoup, à côté des fouilles dont le rythme a dans l'ensemble baissé depuis la Grande Guerre, à une politique d'achats bien organisée. R. Forrer dresse son bilan scientifique en 1927, dans un ouvrage monumental8 qui accorde au verre sa juste place.
La guerre de 1939-45, avec une réorganisation administrative sous direc- tion allemande, voit certes encore des découvertes (Stephansfeld, le Grenier d'Abondance de Strasbourg). Mais c'est aussi, avec les bombardements de 1944, une époque dont souffre la verrerie, particulièrement exposée du fait de sa fragilité.
A partir de 1945, sous l'impulsion de J.J. Hatt, la méthode stratigraphique est plus systématiquement mise en jeu, apportant des éléments de datation de premier ordre9. Si la trouvaille d'objets complets dans les fouilles urbaines reste rare, la nécropole ouest continue à fournir son contingent de verreries tardiveslO.
Mais surtout l'exhumation de déchets de fabrication permet d'étayer une hypothèse jusque-là hasardeuse : la présence dans la ville même d'ateliers de verriers11.
L'essentiel des fouilles se fait actuellement sous l'égide de la Circonscrip- tion des Antiquités Historiques d'Alsace. Leur produit n'est plus systématique- ment déposé, comme par le passé, au Musée Archéologique, et échappera donc, pour une partie, à la présente étude.
G. Provenance géographique des objets
Sur 607 objets .d'époque romaine (ou présumés tels) étudiés ici, 563 (92.7 %) sont de provenance connue (certaine ou probable). Tous ces objets de provenance connue ont été trouvés dans la région de Strasbourg (actuel département du Bas-Rhin). Sur 44 objets de provenance inconnue, 33 (5.4 % du total) sont des objets dépourvus de numéro d'inventaire, pour lesquels il aurait été hasardeux de rétablir une correspondance avec les cahiers d'inventaire. La provenance de ces derniers objets est très vraisemblablement régionale, comme celle des précédents. Les 11 objets restants (1.8 % du total) ont été inventoriés sans mention de provenance. Il n'est exclu pour aucun que la provenance en soit également régionale.
Sur 563 objets de provenance connue, 220 (39 % des objets de provenance connue) proviennent de l'actuelle ville de Strasbourg, 228 (40.5 %) de son
7. Henning 1912.
8. Forrer 1927.
9. Sur la stratigraphie du sous-sol de Strasbourg, voir en particulier Hatt 1949 b; 1959;
1970 b.
10. Hatt & Thévenin 1968.
11. Hatt 1970 a.
faubourg de Kœnigshoffen, et 115 (20.4 %) d'autres lieux. Des 448 objets provenant de Strasbourg et de Kœnigshoffen, 58 (12.9 %) proviennent de l'intérieur des remparts de la ville romaine12 et 389 (86.8%) de l'extérieur de ces remparts.
Sur 563 objets de provenance connue, 291 (51.7 %) proviennent de tombes, 250 (44.4 %) de contextes non funéraires, 22 (3.9 %) de contextes inconnus ou incertains. Pour les 448 objets provenant de Strasbourg et de Kœnigshoffen, la répartition est la suivante : tombes, 207 (46.1 %); contextes non funéraires, 230 (51.2 %); contextes inconnus ou incertains, 11 (2.5 %).
L'index qui suit est organisé par ordre alphabétique de communes. Pour chaque commune, les fouilles apparaissent par ordre chronologique, avec indication éventuelle : d'un lieu-dit (ou d'une adresse); d'une localisation plus précise dans ce lieu-dit; d'une fosse ou d'une tombe; d'une couche. La date des fouilles est donnée chaque fois que possible. La numérotation, en italiques, des lieux de fouilles est celle que l'on retrouvera d'une part sur les cartes, d'autre part dans les notices correspondant à chaque objet. Sont fournies pour chaque lieu de fouilles les appellations, françaises et allemandes, sous lesquelles il apparaît dans les différents textes le concernant. D'une source à l'autre, en effet, un même lieu peut être désigné par un toponyme, une adresse, un nom d'établissement commercial, un nom de propriétaire etc., ce qui a parfois amené à un travail de restitution difficile. L'index des noms de lieux du chap. H reprend dans l'ordre alphabétique ces différents éléments.
Une brève notice indique ensuite ce qui a été découvert lors de la fouille, en résumant les publications la concernant. La bibliographie fournie pour chaque lieu est relative à la fouille en question (et non au site fouillé en général, ou à tel matériel exhumé en particulier). On s'est efforcé de retrouver, pour chaque fouille, la publication initiale ou la première mention la concernant, en complétant souvent avec les références de publications synthétiques ultérieures.
Bon nombre de fouilles anciennes n'ont pas été l'objet de publications spécifiques d'ensemble, mais ont été évoquées fragmentairement par R. Forrer dans des articles consacrés à différents thèmes. Les articles de R. Forrer concernant Strasbourg ayant généralement été repris dans son livre de 1927, le lecteur retrouvera aisément ces publications fragmentaires en consultant l'index géographique de ce dernier ouvrage (pp. 787-795). On s'est contenté d'indiquer dans ce cas les pages où figurent les plans et coupes, avec la mention « Forrer 1927 passim ».
Comme il a été dit plus haut, l'énumération qui suit n'épuise pas l'ensemble des sites où l'on a trouvé du verre. On doit en signaler quelques-uns dont le matériel, non disponible au moment de l'étude, l'est devenu au moins en partie depuis :
• Benfeld, Ehl, gravière Helmbacher, 1962 et après (cf. Hatt 1962, p. 511;
1964 b, p. 368; Deiber 1969; Helmer 1970);
• Oberschaeffolsheim, Kleine Musaumatt, 1956;
• Sarre-Union, propriété Klein, 1965 (cf. Hatt 1966 a; 1966 b);
. • Strasbourg, rue des Frères n° 22, 1964;
• Strasbourg, Cathédrale, chapelle Saint-Laurent, 1970 (c/; Hatt 1970 b; Pétry 1972 pp. 390-392).
• Strasbourg-Kœnigshoffen, route des Romains n° 48, 1972 (cf. Pétry 1974 pp. 384-385).
12. Il s'agit ici des remparts du IVe s. Sur le tracé de ces remparts, voir en particulier Forrer 1927, pl. Cil, p. 4* + 2, pl. CVIII, p. 49* + 1 et pl. XXXIII, p. 263; Hatt 1978, pp. 66-67.
BENFELD 1. Ehl, 1875
Objets : 201, 317, 358 BERNOLSHEIM
2. Hochatzenheimerfeld, 1863 Tombe à incinération (urne de verre) Bib. : Beilstein 1864 a; 1864 b;
Schauenburg 1866 Objets : 92, 93 BRUMATH
3. Stephansfeld, au sud de Sainte-Agnès [près du chœur de la chapelle], 1849
Deux tombes à inhumation (IV= s.)
Bib. : Bosch 1858; Schauenburg 1864
— tombe 92 (inhumation, sarc. de pierre, monnaie de Magnence (349-353))
Objets : 372
— tombe 93 (inhumation, sarc. de pierre)
Objets : 282, 321 4. Stephansfeld, avant 1858
Bib. : Bosch 1858 Objets : 173, 218, 393 5. Stephansfeld, 1860
Objets : 68
6. Stephansfeld, nouveau bâtiment [prob.
Saint-Charles], 1893
Prob. tombes à inhumation (monnaies de Maximin (305-313) et de Cons- tantin (305-307-337))
Bib. : Winkler 1893; Vorster 1893 Objets : 153, 207, 322, 340, 349, 350,
351, 371, 392, 395
7. Stephansfeld, au sud de l'ancienne cui- sine [actuellement partie sud de la cuisine], 1912
17 tombes à incinération, époque Claude-Néron (ca. 41 -ca. 68) Bib. : Riff 1912 a; 1912 b
— tombe 5 (incinération) Objets : 62, 84, 85
— tombe 7 (incinération) Objets : 63, 64
— tombe 13 (incinération) Objets : 65
8. Stephansfeld, entre Sainte-Agnès et Sainte-Barbe, 1923
8 tombes à incinération (Ier s.) Bib. : Schaeffer 1923; 1924 a
— tombe XXXVII (incinération, deux monnaies de Claude (41-54) frappées en 41)
Objets : 90
9. Stephansfeld, entre Sainte-Agnès et Sainte-Barbe, 1940
41 tombes à incinération (Ier-IIIe s.) et 38 tombes à inhumation (IVe s.) Bib. : Nierhaus 1940; Riff 1946
— tombe 53 (inhumation) Objets : 268
— tombe 56 (inhumation) Objets : 375
— tombe 59 (inhumation, cercueil de bois)
Objets : 269
— tombe 68 (inhumation) Objets : 326
— tombe 86 (inhumation) Objets : 344
10. Stephansfeld, au sud de Sainte-Agnès, 1940
7 tombes à inhumation (IVe s.) et plu- sieurs tombes à incinération Bib. : Nierhaus 1940; Riff 1946
— tombe C (inhumation) Objets : 191, 254 11. Stephansfeld
Objets : 297, 304, 391, 598 12. Lieu non précisé
Objets : 54, 55 DACHSTEIN
13. Propriété de Turckheim, 1939 Tour forte occupée au IVe s., puis
b r û l é e fin IVe s. ou d é b u t Ve s.
Bib. : Forrer 1946 Objets : 505 à 510, 599 EPFIG
14. Jardin Stocker, au sud-ouest de la gare, 1919-1920
Villa o c c u p é e a u x IIe-IIIe s.
Bib. : Stocker 1920 Objets : 66 HOCHFELDEN
15. Tuilerie Lanter [section 14, parcelle 149], 1964
Tombe à inhumation (début du Ve s.)
Bib. : Hatt 1965 Objets : 332
ILLKIRCH-GRAFFENSTADEN 16. Schafhardt, 1904
Tombes à incinération (monnaies de Nerva (96-98), Antonin le Pieux (138-161), Septime-Sévère ( 193- 211))
Bib. : Weigt 1905 p. 333 Objets : 431
17. Schafhardt, 1906-1908
40 tombes à incinération (rr-Ille s.) Bib. : Forrer 1932 b
Objets : 121, 122, 160, 167, 252, 478 à 500, 600, 601, 602, IX, X, XI ITTENHEIM
18. Près de la gare, vers Westhoffen, 1902 Tombe à incinération (urne de verre, monnaie de Trajan (98-117) frap- pée en 101-102)
Bib. : Forrer 1932 a p. 18 Objets : 136
KAUFFENHEIM
19. Gravière Ph. Rinckel, 1926 Tombe à incinération (monnaies de
Galba (68-69) et de Domitien (81- Bib. : Schaeffer 1928 96»
Objets : 141 LEUTENHEIM
20. A l'ouest de la forêt, avant 1927 Tombe à inhumation Objets : 364
MACKWILLER
21. Siltzberg [carrière Schneider de Bust;
section B2, parcelles 6, 7, 8 de Mackwiller; section E2, parcelle 52 de Waldhambach], 1955-1956 Mithraeum construit vers 150, rempla-
çant un sanctuaire de source.
Détruit fin IIIe s., transformé en sanctuaire de source. Détruit en 352, reconstruit après 352. Détruit fin IVe s. ou début Ve s.
Bib. : Hatt 1955; 1957
— angle est de l'atrium . couche d'incendie de 352 (ca. 300-352, monnaie de Constantin Ier (305-307- 337))
Objets : 546
— lieu non précisé Objets : 603 MARLENHEIM 22. Lieu non précisé, 1861
Objets : 185
OBERNAI (OBEREHNHEIM) 23. Village d'Ingmarsheim, lieu-dit Grün-
ling, 1863 Tombes à inhumation
Bib. : Levrault 1863; 1864 pp. 8-9 Objets : 103
SAVERNE (ZABERN)
24. Saint-Florent (St Florenz) [Maison des Missions des pères du Saint- Esprit, ancienne propriété Cremer], 1912 Tombes à incinération (milieu IIe s./
milieu IIIe s. env.) et à inhumation (lre moitié du IVe s. env.) Bib. : Fundberichte 1912; Forrer 1918
pp. 73-91 Objets : 70, 458
25. L'Usspann [près du col de Saverne], 1955 Station de relai romaine : bâtiments de bois début Ier s., bâtiments de bois ép. Tibère-Claude (14-54), incen- diés en 70. Bâtiment édifié vers 70, incendié en 97. Bâtiments du début du ne s. (Trajan: 98-117), aban- donnés entre 120 et 200 env., réoc- cupés fin ne s./début IIIe s.
Bib. : Wiedenhoff & Hatt 1954
— extérieur de la grande salle . au-dessus de la c. d'incendie de 97 (97-ca.120)
Objets : 30, 597 SCHILTIGHEIM
26. Propriété Ph. Ehrhardt, entre la rue de la Charrue (Pfluggasse) et la route de Bischwiller, avant 1911 Tombe à incinération (coffre de pierre,
urne de verre)
Bib. : Fundberichte 1911 ; Forrer 1916 p. 759; 1927 p. 297; 1935 p. 139 Objets : 146, 147
SELTZ (SELZ)
27. Sur la rive gauche du Rhin, 1817 Objets : 390
28. Travaux du chemin de fer, 1876 Objets : 137
29. Travaux du chemin de fer, 1892 Objets : 394
30. Forêt de Schaffhouse, 1944 Objets : 142
31. Rue de la Gare, 1954
Camp militaire détruit en 70, rem- placé par une agglomération artisa- nale détruite en 97, puis en 235-236 et en 244-245
Bib. : Hatt 1954 a pp. 497-498
• couche du IIe s. (97-235) Objets : 27, 123, 545
• 2e couche d'habitat du IIe s. (97- 235)
Objets : 77, 143, 543
* couche d'incendie de 235 (97-235) Objets : 78, 544
32. Rue Principale n° 73, 1954 Tombe à inhumation (sarc. de pierre,
9 monnaies : Maximin Daïa (305- 313), Constantin Ier (305-307-337), Constantin II (317-337-340), Cons- tant (333-337-350), Constance II (324-337-361))
Bib. : Hatt 1954 a pp. 498-499; Sauer 1954 Objets : 83, 172, 542
33. Lieu non précisé Objets : 151
STRASBOURG (STRASSBURG IM EL- SASS)
34. Église des Dominicains (Prediger Kir- che) [ou Temple-Neuf (Neue Kir- che), place du Temple-Neuf (Neu- kirchplatz)], 1720
Tombe à inhumation (tombe de tui- les)
Bib. : Schoepflin 1736; III pp. 32, 42-43 et pl. VIII n° II; Silbermann 1775 p. 5; Schweighaeuser 1828 p.
88; Forrer 1916 pp. 791-794 et pl.
XLIV n° 2 p. 793; 1927 pp. 334- 336 et pl. XLIII p. 347 Objets : 161
35. Butte Saint-Michel (Michelsbühl) [ac- tuellement impasse Sainte-Barbe], 1767 Tombes
Bib. : Oberlin 1773 p. 105; Schweig- haeuser 1822 pp. 324-325; 1823 p. 278; 1828 p. 72; Forrer 1927 fig.
389 K p. 523 et passim Objets : 163
36. Place Sainte-Aurélie Ourelienplatz), 1879 Tombe à inhumation (cercueil de bois) Bib. : Séance du comité du 2 juin 1879 p. 41; Straub 1881 a pp. 65-66 et plan II H; 1881 b mêmes réf.;
Forrer 1927 fig. 389 H p. 523 et passim
Objets : 299, 330
37. Caserne Sainte-Marguerite (Margare- thenkaserne) [actuellement caserne Ganeval, rue Sainte-Marguerite], 1892 Tombes à inhumation (dont un sarco- phage), fin IIIe s./début IVe s. selon Forrer 1916 et 1927 Bib. : Séance du comité du 23 novem- bre 1892; Assemblée générale du 19 juillet 1893; Forrer 1916 pp.
772-773; 1927 pp. 311-312 et fig.
389 R p. 523 Objets : 296, II à VI
38. Place du Temple-Neuf (Neukirch- platz), 1898
Bib. : Forrer 1927 passim Objets : 164
39. Rue des Échasses (Stelzengasse), avant 1899 Bib. : Forrer 1927 passim Objets : 472
40. Rue de la Haute-Montée n° 4 (Hoher Steg 4) [Vieux-Marché Oltt Halle) ou Petite-Boucherie (Kleine Met- zig)], 1899
Bib. : Welcker 1902; Forrer 1927 fig.
327 p. 451 et passim
Objets : 4, 5, 6, 7, 8, 37, 69, 71, 156, 401 à 408 41. Place Kléber n° 22 (Kleberplatz 22) [Maison-Rouge (Rotes Haus)], 1899
Bib. : Forrer 1918 b pp. 907, 908, 941;
1927 passim Objets : 409, 410, 411
42. Rue de la Nuée-Bleue n° 14 (Blauwol- kengasse 14) [Banque d'Alsace- Lorraine], 1899
Bib. : Welcker 1902; Forrer 1927 passim
• couche profonde
Objets : 2, 3, 80, 81, 111, 131, 398, 399, 400
• couche non précisée Objets : 1, 155
43. Place Broglie n° 1 (Broglieplatz 1), 1900 Bib. : Forrer 1927 fig. 448, 450
p. 654 et passim
— pilier ouest . couche profonde
Objets : 47
44. Rue Brûlée n° 4 (Brandgasse 4), 1900 Bib. : Forrer 1927 fig. 487 p. 680 et
passim Objets : 48, 138
45. Place du Marché-Gayot n° 7 (Ver- brannter Hof 7), 1900 Bib. : Forrer 1927 passim Objets : 412
46. Petites-Arcades (Kleine Laden) [entre la rue des Grandes-Arcades (Ge- werbslauben) vers le n° 14, et la rue du Vieux-Marché-aux-Grains (Alter Kornmarkt)], 1900
Bib. : Welcker 1902; Forrer 1927 passim
Objets : 88, 109, 112, 113, 157, 413 à 422 47. Rue du Coin-Brûlé (Brand ein End),
côté sud, 1901 Bib. : Forrer 1927 passim Objets : 102
48. Angle de la place Kléber (Kleberplatz) et de la rue du Coin-Brûlé (Brand ein End), 1901
Bib. : Forrer 1927 passim Objets : 13, 14, 15, 16, 440 49. Angle de la place Kléber (Kleberplatz)
et de la rue de la Grange (Kleine Stadelgasse), 1901
Bib. : Forrer 1927 passim Objets : 441
50. Rue de la Mésange n° 1 (Meisengasse 1), 1901
Bib. : Forrer 1927 passim Objets : 10, 11, 114, 115, 424 à 429 51. Rue du Vieux-Marché-aux-Vins (Alter
Weinmarkt), entre la place du Jeu- des-Enfants (Kinderspielplatz) et le bâtiment Valentin, 1901
Bib. : Forrer 1927 passim Objets : 430
52. Grand-Rue (Langstrasse), prob.
nos 127-139, 1901-1902 Bib. : Forrer 1927 fig. 454 p. 655 et
passim Objets : 9, 98, 423
53. Place Saint-Thomas n° 10 (Thomas- platz 10), 1902
Bib. : Forrer 1918 b pp. 927-928; 1927 passim
Objets : 75
54. Angle de la place de la Cathédrale (Münsterplatz) et de la rue Mer- cière (Krâmergasse), 1903 Bib. : Forrer 1927 passim Objets : 443
55. Rue de la Haute-Montée n° 25 (Hoher Steg 25), 1903
Bib. : Forrer 1927 passim Objets : 38, 39, 40, 41, 49, 50 56. Rue des Sœurs n° 12 (Schwesterngasse
12), prob. 1903
Bib. : Forrer 1927 fig. 299-302 p. 400 et passim
Objets : 99
57. Rue des Sœurs (Schwesterngasse), prob. nos 10-12, 1903
Bib. : idem Objets : 73
58. Rue du Temple-Neuf (Neukirchgasse), 1903 Bib. : Forrer 1927 passim Objets : 43
59. Place du Château (Schlossplatz), 1904 Bib. : Forrer 1927 passim Objets : 12
60. Place Kléber n° 14 (Kleberplatz 14), 1904 Bib. : Forrer 1927 passim Objets : 467
61. Rue de la Mésange n° 13 (Meisengasse 13) [Hôtel Ville-de-Paris], 1904 Bib. : Forrer 1927 fig. 451 p. 654 et
passim Objets : 116
62. Angle de la place Saint-Thomas (Tho- masplatz) et de la rue Salzmann (Salzmanngasse) [prob. Caisse d'Épargne (Sparkasse), place Saint-Thomas n°9], prob. 1905
Bib. : Forrer 1927 fig. 290, 291 p.
394 et passim Objets : 51
63. Rue des Grandes-Arcades nos 47-49 (Gewerbslauben 47-49) [bâtiment Lowenbrau], 1906
Bib : Forrer 1927 pl. XIX p. 131, pl.
XX-XXII pp. 136 sqq., fig. 57-58 p. 144 et passim
— fosse CC Objets : 438
64. Place Kléber (Kleberplatz), prob. nos 31-33 [L'Aubette], 1906 Objets : 442
65. Rue de la Nuée-Bleue n° 19 (Blauwol- kengasse 19) [bâtiment des Der- nières Nouvelles (Neueste Nach- richten)], 1907-1908
Bib. : Forrer 1927 passim Objets : 42, 82, 132
66. Rue Hannong (Stampfgasse), prob.
n° 5 [prob. nouveau bâtiment Jac- quemin], 1909
Bib. : Forrer 1909 p. 72; 1927 pas- sim Objets : 444, 445
67. Rue des Grandes-Arcades n° 7 (Ge- werbslauben 7), 1912 Bib. : Forrer 1927 pl. LIII nœ 2, 3
p. 417 et passim
— fosse 2 d Objets : 453, 454
— fosse 5 b Objets : 452
— fosse 12
Objets : 17, 104, 139
— fosse 13 Objets : 451
68. Rue du 22 Novembre n° 16 (Neue Strasse 16), 1912
Bib. : Forrer 1927 passim Objets : 455
69. Rue du 22 Novembre n° 22 (Neue Strasse 22) [nouveau bâtiment Hunzinger], 1912
Bib. : Forrer 1927 passim
— fosse 8 Objets : 450
70. Angle de la place Kléber n° 9 (Kle- berplatz 9) et de la rue des Francs-Bourgeois n° 1 (Hoch- strasse 1) [café de la Républi- que ou café Wittelsbach], 1912- 1913
Fouille d'une fosse d'époque ro- maine Bib. : Forrer 1927 fig. 318 p. 418 et
passim Objets : 119
71. Rue du 22 Novembre n° 34 (Neue Strasse 34) [magasin Modem, plus tard magasin Magmod], 1912-1913 Bib. : Forrer 1918 b pp. 908-910, 943, fig. 15 p. 911 et pl. VIII n° 4 p. 947; 1927 fig. 277-279 p. 382, pl. LIII nos 1, 4, 6 p. 417 et pas-
— fosse 9 sim Objets : 154
— fosse 12 Objets : 462
— fosse 13 Objets : 463
— côté sud du chantier Objets : 120
— lieu non précisé Objets : 133
72. Lieu non précisé, avant 1913 Objets : 140
73. Rue de la Nuée-Bleue n° 15 (Blauwol- kengasse 15) [maison Seegmül- ler], 1914
Bib. : Forrer 1918 b p. 948; 1927 passim
— fosse 1 Objets : 159
— lieu non précisé Objets : 20
74. Rue du 22 Novembre n° 1 (Neue Strasse 1) [bâtiment de l'Electri- cité de Strasbourg (Elektrizitiits- bau)], 1914
Bib. : Forrer 1918 b pp. 939, 944;
1927 fig. 310, 311 p. 414 et pas-
— fosse N sim Objets : 19
75. Rue du 22 Novembre n° 2 (Neue Strasse 2), 1914
Bib. : Forrer 1927 passim Objets : 44, 464
76. Rue du 22 Novembre n° 15 (Neue Strasse 15), 1914
Bib. : Forrer 1927 passim Objets : 465
77. Rue du Dôme n° 6 (Münstergasse 6), avant 1915
Bib. : Forrer 1927 passim Objets : 72
78. Rue de la Haute-Montée n° 4 (Hoher Steg 4) [Vieux-Marché (Altt Hal- le) ou Petite-Boucherie (Kleine Metzig)], avant 1915
Bib. : Welcker 1902; Forrer 1927 fig.
327 p. 451 et passim Objets : 166
79. Rue des Juifs (Judengasse), avant 1915 Bib. : Forrer 1927 passim Objets : 76
80. Place Kléber (Kleberplatz), avant 1916 Bib. : Forrer 1927 passim Objets : 158
81. Rue de la Haute-Montée n° 2 [Ban- que du Rhin], 1921
Route et dépotoir de l'époque augus- téenne et du début du Ier s. Bara- ques incendiées et rebâties à plu- sieurs reprises (fin Ier s. et début IIe s.). Baraques et ateliers (bou- cherie?) romains plus tardifs, mal datés
Bib. : Schaeffer 1922; Forrer 1927 p. 48* et passim
• couche inférieure (début Ier s.) Objets : 45, 470
• couches incertaines ou remaniées Objets : 21, 469
82. Grand-Rue n°5, 1922 Bib. : Forrer 1927 passim Objets : 471
83. Rue des Francs-Bourgeois n° 4 [Nou- vel Hôtel], 1925
Objets : 23, VIII
84. Place Broglie n°S 3-8 [Banque de France], 1925-1926
Fouille d'un sanctuaire (centre du chantier) et d'un quartier artisanal et commerçant (partie est du chantier)
Bib. : Schaeffer 1929; 1930 Objets : 22, 473, 474
85. Lycée Fustel-de-Coulanges, nouvelle aile [partie nord de la cour, le long du mur qui sépare le lycée du Grand Séminaire, à proximité de la Cathédrale], 1932
Bâtiment ou dépôt militaire, non datable précisément
Bib. : Engel 1933 Objets : 86, 87, 476, 477
86. Rue Saint-Michel, 1933
Tombes à incinération (IIe-IIPs.) et à inhumation (tombes de tuiles, IVe s.)
Bib. : Forrer 1933 Objets : 253, 272, 318 87. Rue Saint-Michel n° 7, 1934
Objets : 362
88. Entre la rue des Serruriers et la Grand-Rue, 1934
Objets : 504
89. Théâtre Municipal (Stadttheater) [zone de fouilles située à l'angle du magasin du Théâtre Munici- pal, dans le passage qui le sépare de l'ancien hôtel de la Préfecture (Statthalterpalast), à l'emplace- ment du Grenier d'Abondance médiéval (Kornspeicher)], 1941 Habitat occupé de ca.70 à ca. 120, le
long du mur d'enceinte de 70 Bib. : Garscha 1941; Hatt 1948 b
pp. 161-169
Objets : 25, 26, 135, 511 à 516, 604 90. Église Saint-Étienne, nef, 1948
H a b i t a t civil (lre moitié d u Ier s.).
Habitats militaires à partir de 70, incendiés en 97, reconstruits en 97-99, abandonnés d'Hadrien (117-138) à Alexandre Sévère (222-235), reconstruits puis très vite incendiés en 235. Abattoir ou boucherie établi fin IIIe s./début IVe s., incendié en 352 Bib. : Hatt 1948 a
. couche Auguste-Claude (ca.30 av.
J.-C.jca.60, monnaie d'Auguste (31 av. J.-C.-14))
Objets : 134, 533
. couche d'incendie de 97 (ca.60-97, monnaies de Domitien (81- 96))
Objets : 126, 520, 521, 522, 524 à 527, 530, 531, 532 . couche de remblai époque Trajan-
Hadrien (97-ca. 140, monnaie d'Hadrien (117-138)) Objets : 528, 529
. couche d'incendie de 235 (ca. 140- 235)
Objets : 523
. couche d'incendie de 352 (235-352, monnaies de Constantin Ier (305-307-337), Constantin II (317-337-340), Constant (333-