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COMPTE RENDU DE RÉUNION

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Academic year: 2022

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ISSN: 1017-9240

COMPTE RENDU DE RÉUNION

RAPPORT DE LA VINGT-CINQUIÈME RÉUNION DU CONSEIL DES ARTS ET DE LA CULTURE DU PACIFIQUE

(Honiara, Îles Salomon, 3 juillet 2012)

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RAPPORT DE LA VINGT-CINQUIÈME RÉUNION DU CONSEIL DES ARTS ET DE LA CULTURE DU PACIFIQUE

(Honiara, Îles Salomon, 3 juillet 2012)

COMPTE RENDU DE RÉUNION

Établi par le

Secrétariat général de la Communauté du Pacifique

Publié par le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique (CPS) pour le Conseil des arts et de la culture du Pacifique, Suva, Fidji, 2012

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© Secrétariat général de la Communauté du Pacifique, 2014

Tous droits réservés de reproduction ou de traduction à des fins commerciales/lucratives, sous quelque forme que ce soit. Le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique autorise la reproduction ou la traduction

partielles de ce document à des fins scientifiques ou éducatives ou pour les besoins de la recherche, à condition qu’il soit fait mention de la CPS et de la source. L’autorisation de la reproduction et/ou de la

traduction intégrale ou partielle de ce document, sous quelque forme que ce soit, à des fins

commerciales/lucratives ou à titre gratuit, doit être sollicitée au préalable par écrit. Il est interdit de modifier ou de publier séparément des graphismes originaux de la CPS sans autorisation préalable.

Texte original : anglais

Secrétariat général de la Communauté du Pacifique – Catalogage avant publication (CIP)

Rapport de la vingt-cinquième réunion du conseil des arts et de la culture du Pacifique : (Honiara, îles Salomon, 3 juillet 2012) / établi par le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique

(Rapport de Conférence / Secrétariat général de la Communauté du Pacifique) ISSN 1017-9240

1. Council of Pacific Arts – Congresses.

2. Art festivals – Oceania – Congresses.

3. Arts – Oceania – Congresses.

4. Arts, Pacific Island – Congresses.

I. Titre II. Secrétariat général de la Communauté du Pacifique III. Séries

700.995 AACR2

ISBN : 978-982-00-0706-2

ISSN : 1017-9240

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TABLE DES MATIÈRES

I. Introduction ... 1

II. Ordre du jour ... 2

III. Compte rendu analytique des débats ... 3

Point 1 de l’ordre du jour – Ouverture officielle ... 3

Point 2 de l’ordre du jour – Élections... 5

Point 3 de l’ordre du jour – Horaire de travail ... 5

Point 4 de l’ordre du jour – Adoption de l’ordre du jour ... 5

Point 5 de l’ordre du jour – Le treizième Festival des arts du Pacifique : Programme et organisation ... 5

Point 6 de l’ordre du jour – Le point sur les préparatifs du douzième Festival des arts du Pacifique (Guam) ... 12

Point 7 de l’ordre du jour – La Stratégie culturelle régionale 2010-2020 ... 13

Point 8 de l’ordre du jour – Stratégie océanienne de la culture et de l’éducation 2010-2020 (PACES) ... 15

Point 9 de l’ordre du jour – Conclusions de la vingt-cinquième réunion du Conseil des arts et de la culture du Pacifique ... 17

Point 10 de l’ordre du jour – Questions diverses ... 18

IV. Annexe A – Discours liminaire ... 19

V. Annexe B – Projet de procédure de sélection du pays hôte du Festival des arts du Pacifique ... 22

VI. Annexe C – Point sur la Stratégie océanienne de la culture et de l’éducation 2010-2015 ... 32

VII. Annexe D – Liste des participants ... 37

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I. Introduction

La vingt-cinquième réunion du Conseil des arts et de la culture du Pacifique s’est tenue à l’hôtel Solomon Kitano Mendana, à Honiara (Îles Salomon), le 3 juillet 2012, à l’initiative du Gouvernement des Îles Salomon. La réunion était présidée par les Îles Salomon en leur qualité d’hôte du onzième Festival des arts du Pacifique, Guam assurant la vice-présidence en tant que futur hôte du douzième Festival des arts du Pacifique (2016). Le Conseil a examiné un large éventail de questions touchant aux préparatifs du douzième et du treizième festivals des arts du Pacifique et aux cadres régionaux en faveur du développement culturel de la région.

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II. Ordre du jour

1. Ouverture officielle 2. Élections

3. Horaires de travail

4. Adoption de l’ordre du jour

5. Le treizième Festival des arts du Pacifique : Programme et organisation

6. Le point sur les préparatifs du douzième Festival des arts du Pacifique (Guam)

7. La Stratégie régionale de la culture 2010-2020

8. La Stratégie océanienne de la culture et de l’éducation 2010-2015 : mise en œuvre et suivi

9. Projet de conclusions à transmettre à la deuxième Conférence des ministres de la Culture 10. Questions diverses

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III. Compte rendu analytique des débats

Point 1 de l’ordre du jour – Ouverture officielle

1. La vingt-cinquième réunion du Conseil des arts et de la culture du Pacifique (CACP) se déroule dans la salle de conférence internationale Alvaro de l’hôtel Solomon Kitano Mendana, à Honiara (Îles Salomon), le 3 juillet 2012. Le secrétaire permanent du ministère salomonais de la Culture et du Tourisme, M. John Wasi, en assure la présidence. L’allocution d’ouverture est prononcée par M. Jimmie Rodgers, Directeur général de la Communauté du Pacifique (CPS), et la réunion s’ouvre sur la prière dite par le représentant de Niue.

2. Le Directeur général de la CPS, M. Jimmie Rodgers, prononce une allocution d’ouverture dans laquelle il salue le travail que le Conseil a accompli au fil des ans en faveur de la promotion du secteur de la culture, avec le soutien technique de la CPS. Au sujet de l’ordre du jour de la réunion, il souligne les divers efforts consentis afin de clarifier les directives encadrant l’organisation du Festival des arts du Pacifique et félicite le comité organisateur du Festival des Îles Salomon pour le travail accompli à ce jour. Il relève à cette occasion combien il est fondamental d’intégrer les objectifs fixés en matière de politique culturelle dans l’ensemble des mesures de planification pour le développement, aussi bien à l’échelon national que régional. À cette fin, M. Rodgers encourage vivement le Conseil à plaider en faveur d’une augmentation des ressources financières allouées à la culture. Il précise également que la CPS s’est fixé comme objectif d’intégrer systématiquement la culture dans l’ensemble de ses activités sectorielles et de ses programmes. Au sujet de la deuxième Conférence régionale des ministres de la Culture qui se tiendra le lendemain, il rappelle qu’il importe d’informer les ministres des derniers travaux menés par le Conseil, ainsi que des évolutions récentes observées dans le domaine de la culture, en vue d’obtenir leur approbation quant au rôle, au travail et à l’avenir du Conseil.

3. Les débats sur l’avenir des activités culturelles de la CPS suscités par l’évaluation externe indépendante dont fait actuellement l’objet l’Organisation sont l’occasion pour M. Rodgers de remercier le Conseil d’avoir bien voulu rédiger un courrier en faveur du maintien sur le long terme de la culture au sein du portefeuille d’activités de la CPS. Le Directeur général rappelle l’importance et la valeur du secteur culturel ainsi que la nécessité de mener des actions ambitieuses dans ce domaine à l’avenir. Il informe néanmoins les participants des doutes exprimés par l’équipe d’évaluation quant au fait que la CPS soit par la suite l’organisation la mieux placée pour se faire le chantre de la culture. Ces doutes se fondent sur trois observations principales. Les évaluateurs ont en effet le sentiment que : 1 ) durant ces dix dernières années, la CPS n’a pas été à même de se doter des ressources humaines nécessaires à la constitution d’une véritable équipe chargée des affaires culturelles ; 2 ) une action décisive dans le secteur culturel aurait nécessité que la CPS dispose de moyens financiers conséquents qu’elle n’est peut-être pas en mesure de rassembler ; et 3 ) il existe d’autres organisations dans le Pacifique qui pourraient être mieux armées pour fournir un soutien régional au secteur culturel.

L’équipe de l’évaluation externe indépendante a donc recommandé que la CPS envisage de transférer sa mission culturelle à une autre organisation, en l’occurrence à l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). Au même titre que pour les autres conclusions de l’évaluation, le Directeur général confirme que la CPS étudiera les recommandations des évaluateurs concernant le rôle que l’Organisation pourrait jouer dans le secteur culturel à l’avenir, et que la CPS ne manquera pas d’impliquer les membres du Conseil dans cette réflexion. M. Rodgers rappelle qu’au vu de l’importance que revêt le secteur de la culture, et avant toute décision de désengagement de la part de la CPS, il conviendra dans un premier temps de s’assurer que les nouvelles dispositions prises permettront de fournir un service de meilleure qualité que celui actuellement proposé par la CPS. Pour l’heure et en attendant l’aboutissement de cette réflexion, M. Rodgers assure aux membres du Conseil et aux ministres de la Culture que la CPS continuera d’assurer sa mission et d’apporter son soutien à ses pays membres (discours intégralement disponible à l’annexe A).

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Débat

4. La représentante des Samoa américaines remercie le Directeur général d’avoir bien voulu fournir des précisions quant aux conclusions de l’évaluation externe indépendante et s’inquiète du fait qu’en cas de transfert des activités culturelles de la CPS à l’UNESCO et au Secrétariat général du Forum des Îles du Pacifique (FIP), dont les Samoa américaines ne sont pas membres, le Territoire ne pourra plus prétendre aux services d’assistance actuellement offerts.

5. Le représentant de la Papouasie-Nouvelle-Guinée rejoint les inquiétudes exprimées par la représentante des Samoa américaines et se propose de participer à une analyse plus approfondie des recommandations de l’évaluation externe indépendante relatives au mandat de la CPS dans le domaine de la culture.

6. La représentante de Palau se félicite des propos tenus par le Directeur général de la CPS, ce dernier défendant que la culture doit demeurer au sein d’une entité régionale telle que la CPS, organisation où tous les peuples océaniens sont représentés.

7. La délégation fidjienne remercie les autorités salomonaises pour l’accueil qui lui a été réservé depuis son arrivée à Honiara. S’agissant de la question de la place de la culture à la CPS et en référence à l’évaluation de l’Organisation réalisée en 2005 qui avait abouti à l’intégration de la Section affaires culturelles au sein du Département développement humain, la délégation fidjienne indique sa préférence pour la constitution d’un programme exclusivement dédié à la culture. Elle se déclare par ailleurs prête à participer au processus de réflexion approfondie proposé par le Directeur général, tout en prenant note des ressources limitées consacrées à cet axe de travail par la CPS qui ne compte qu’un seul poste de conseiller. La délégation fidjienne propose un renforcement des moyens disponibles pour le volet culturel et se fait l’écho des inquiétudes soulevées par des pays tels que les Samoa américaines, non représentés au sein de l’UNESCO.

8. La représentante de Nauru exprime le sentiment de déception que lui inspirent les conclusions de l’évaluation externe indépendante et met en garde contre le fait qu’au cas où les recommandations seraient appliquées, la CPS courrait le risque d’être perçue comme une organisation incapable de mener à bien les projets qu’elle entreprend. La représentante de Nauru s’interroge sur les contacts pris et les entretiens menés par l’équipe d’évaluateurs et souligne que les avis des responsables nationaux de la culture doivent être entendus lors des débats sur les conclusions de l’évaluation. Elle apporte également son soutien aux pays ayant exprimé leur souhait de voir la culture rester dans le giron de la CPS.

9. Le représentant de Kiribati fait siens les avis déjà exprimés et rappelle qu’il est indispensable que les initiatives culturelles bénéficient du soutien d’une organisation régionale. Il demande également à disposer d’une copie du rapport d’évaluation et précise que les commissions nationales pour l’UNESCO sont généralement rattachées au ministère de l’Éducation et non au ministère de la Culture, question qu’il faudra examiner si l’UNESCO est amenée à devenir le principal intervenant régional dans ce domaine.

10. En réponse à ces propos, le Directeur général de la CPS signale la présence de la représentante de l’UNESCO et s’engage à aborder les points soulevés avec elle ainsi qu’avec le responsable du Bureau régional de l’UNESCO pour le Pacifique. M. Rodgers s’engage également à répondre aux préoccupations exprimées en lançant une analyse approfondie de la situation à laquelle tous les membres du Conseil seront associés. Il annonce que le cahier des charges de l’analyse sera élaboré prochainement. Pour ce qui est du rapport d’évaluation, le Directeur général confirme que la version finale du document a bien été reçue et qu’elle est en cours de traduction en français, avant diffusion auprès des pays dans le courant de la semaine prochaine.

11. Le président donne la parole à l’UNESCO pour observations.

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12. La représentante de l’UNESCO remercie le Directeur général de lui avoir donné l’occasion de s’exprimer et rappelle que l’UNESCO est une institution spécialisée des Nations Unies comptant 195 États membres et 8 membres associés. Le Bureau de l’UNESCO pour le Pacifique implanté à Apia (Samoa) couvre seize États membres et un membre associé et travaille en étroite collaboration avec le siège de l’UNESCO dans le cadre des activités menées dans les territoires non indépendants du Pacifique.

Conclusion

13. S’agissant de l’avenir de la Section affaires culturelles de la CPS, remis en question par les recommandations formulées dans le Rapport d’évaluation externe indépendante, le Conseil estime encourageant l’engagement pris par le Directeur général d’examiner dans le détail, en collaboration avec les membres du Conseil, les recommandations de l’équipe d’évaluation relatives au futur rôle de la CPS dans le domaine de la culture.

Point 2 de l’ordre du jour – Élections

14. Avec l’accord des participants à la réunion, le président confirme les dispositions convenues lors de la précédente réunion du Conseil selon lesquelles les Îles Salomon sont élues à la présidence et Guam à la vice-présidence. Le comité de rédaction est composé de volontaires et comprend des représentants des Fidji, de Kiribati, de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, de Nauru et d’Hawaii. Le comité est présidé par Guam, en tant que vice-président de la réunion.

15. Tous les membres du Conseil se présentent brièvement, suivis des observateurs et des experts.

Point 3 de l’ordre du jour – Horaire de travail

16. Les participants adoptent l’horaire de travail tel que présenté.

Point 4 de l’ordre du jour – Adoption de l’ordre du jour

17. Les participants adoptent l’ordre du jour tel que présenté.

Point 5 de l’ordre du jour – Le treizième Festival des arts du Pacifique : Programme et organisation

18. La Conseillère en développement humain (culture) présente ce point de l’ordre du jour dont l’examen est prévu en deux temps : présentation des déclarations d’intérêt par les pays, et présentation d’un document proposant de nouvelles modalités de sélection du pays hôte.

a) Manifestations d’intérêt de la part des pays

19. La représentante d’Hawaii, Mme Mapuana de Silva, présente la candidature d’Hawaii à l’organisation du treizième Festival des arts du Pacifique en 2020. Elle met en avant le fait qu’Hawaii a participé aux dix dernières éditions du Festival, sans jamais avoir eu l’honneur de l’accueillir sur son territoire. Elle explique que s’il est important pour Hawaii d’accueillir le Festival, c’est pour des raisons liées à son histoire récente, rappelant que c’est en 1810 que le roi Kamehameha Ier scelle l’unité politique du pays en fondant le Royaume d’Hawaii, avant que le peuple hawaiien ne soit spolié de ses terres en 1893, lors de l’annexion américaine.

20. La représentante d’Hawaii déclare que ses concitoyens ont à cœur d’accueillir le treizième Festival des arts du Pacifique en 2020, car ils sont convaincus qu’il permettra de poser un nouveau jalon dans la reconstruction de leur nation. Les préparatifs réuniront les Hawaiiens dans l’unité nationale, portés par la volonté commune d’accueillir la communauté du Pacifique. Elle ajoute qu’à

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Hawaii, les infrastructures nécessaires à l’organisation du Festival ne manquent pas et que la seule difficulté résidera dans le choix, pour chaque manifestation, du lieu scénique le plus adapté. Sur la seule île d’O’ahu, il est possible d’héberger, de véhiculer et de nourrir bien plus de 70 000 personnes par jour. Les cinq autres îles principales de l’archipel peuvent également accueillir des délégations, sachant qu’Hawaii a l’intention d’y installer des sites décentralisés, sur le modèle de ce qui a été fait en Nouvelle-Calédonie, à Palau et aux Îles Salomon.

21. La représentante d’Hawaii informe le Conseil que la candidature qu’elle présente est appuyée par le Bureau des affaires hawaiiennes (Office of Hawaiian Affairs) qui a en partie financé la participation de la délégation hawaiienne au onzième Festival des arts du Pacifique. Le Bureau des affaires hawaiiennes se tient prêt à contribuer au financement des préparatifs du treizième Festival, ainsi que du Festival à proprement parler, si Hawaii a le privilège d’être choisi comme pays hôte. Il sera chef de file de ce projet et sera en mesure de contribuer à la recherche de financements pour la tenue du Festival.

22. La représentante d’Hawaii passe en revue les activités prévues entre les vingt-cinquième et vingt-sixièmeréunions du Conseil, notamment : a) nouer un partenariat dans la durée avec le Bureau des affaires hawaiiennes afin de planifier et d’organiser concrètement le treizième Festival des arts du Pacifique ; b) obtenir des financements pour la période de planification préliminaire en vue de présenter un dossier de candidature complet lors de la vingt-sixième réunion du Conseil des arts et de la culture du Pacifique ; c) diffuser auprès d’intervenants hawaiiens des informations sur le Festival et le Conseil à l’occasion de réunions organisées avec d’éventuels partenaires ; d) rencontrer les professionnels de la culture de toutes les îles de l’archipel afin de jeter les premières bases de la décentralisation du Festival, ce qui permettra aux populations d’avoir prise sur l’événement et de saisir cette occasion unique de travailler main dans la main autour d’un projet commun.

23. Dans la dernière partie de son plaidoyer, la représentante d’Hawaii déclare qu’en tant que chef de délégation lors des quatre dernières éditions du Festival et représentante d’Hawaii au Conseil depuis douze ans, elle a été témoin de la richesse et de la profondeur des cultures des peuples océaniens. L’État d’Hawaii est petit par la taille (quelque 28 000 km2), mais il compte une population relativement importante qui se chiffre à près d’un million et demi d’habitants, parmi lesquels on compte moins de 22 % d’Hawaiiens de souche et 6 % d’Hawaiiens de pure souche. Mme de Silva explique que les Hawaiiens possèdent une culture riche et profondément enracinée, mais constamment bousculée par les nombreuses influences et personnes qui ne sont pas d’origine hawaiienne. Elle s’inquiète de ce qu’un jour, les Hawaiiens se trouvent dépassés par la technologie et la culture populaire et rappelle par conséquent qu’il est essentiel pour Hawaii d’accueillir le Festival le plus tôt possible. Elle redoute qu’une grande partie du savoir-faire actuel des Hawaiiens ne se perde à l’avenir et craint que les membres du Conseil et leurs successeurs ne soient alors accueillis que par des Hawaiiens qui auraient perdu leurs racines culturelles et leurs traditions.

Débat

24. Palau appuie tout particulièrement la candidature d’Hawaii du fait des grandes difficultés rencontrées par le peuple autochtone hawaiien et fait le parallèle avec la tenue du Festival en Nouvelle-Zélande et en Australie qui avait permis aux peuples autochtones de ces pays d’être mis en valeur.

25. La représentante de la Polynésie française remercie, au nom de son Président, le comité national organisateur de la onzième édition du Festival pour son hospitalité et souligne les progrès réalisés dans les préparatifs du Festival depuis le mois de mars. Elle soutient la candidature présentée par Hawaii dans la mesure où cet État n’a encore jamais organisé le Festival.

26. La représentante des Samoa américaines appuie la candidature d’Hawaii tout en précisant que les Tonga avaient également manifesté le souhait de présenter une candidature au nom de la sous- région polynésienne.

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27. La Conseillère en développement humain (culture) de la CPS salue la présence de la représentante de Rapa Nui et rappelle qu’en tant que pays membre polynésien, ce Territoire est également invité à présenter sa candidature à l’organisation de la treizième édition du Festival des arts du Pacifique.

28. La Papouasie-Nouvelle-Guinée prend note des observations des Samoa américaines et convient que d’autres pays pourraient souhaiter se porter candidats. Le représentant estime que les déclarations d’intérêt devraient s’accompagner de divers engagements concrets, par exemple un soutien officiel du gouvernement concerné. La Papouasie-Nouvelle-Guinée s’attend d’ailleurs à ce que la représentante hawaiienne prenne la parole pour préciser que sa candidature a déjà reçu un appui officiel.

29. Le représentant de Niue remercie Hawaii pour sa manifestation d’intérêt et accorde son soutien à sa candidature.

30. Le Samoa appuie pleinement la déclaration d’intérêt présentée par Hawaii.

31. Tuvalu apporte à son tour son plein soutien à la proposition hawaiienne d’accueillir la treizième édition du Festival et renvoie les participants aux discussions ayant eu lieu lors du neuvièmeFestival à Palau lors desquelles Hawaii a pour la première fois fait connaître son intention d’organiser l’événement en 2020.

32. La représentante des Fidji appuie la candidature d’Hawaii et rappelle l’initiative prise par Guam lors du dixième Festival de faire venir tout spécialement le Gouverneur jusqu’à Pago Pago pour la signature du dossier de candidature au nom des autorités de Guam. La représentante des Fidji attire par ailleurs l’attention du Conseil sur l’existence d’une publication intitulée The Festival of Pacific Arts - Celebrating 40 Years qui dresse la liste de tous les anciens et futurs pays organisateurs du Festival. Elle félicite la CPS pour la publication de cet ouvrage, conformément à la décision prise lors de la dernière réunion du Conseil.

33. Nauru soutient la candidature présentée par Hawaii en vue d’organiser le treizième Festival des arts du Pacifique.

34. La représentante de Guam appuie sans réserve la manifestation d’intérêt présentée par Hawaii dans l’optique d’accueillir le treizième Festival des arts du Pacifique. Elle indique que Guam étant le pays le plus proche d’Hawaii géographiquement, il est probable qu’un contingent important de Guam participe à l’événement.

35. Le représentant de Kiribati soutient pleinement la proposition d’Hawaii d’organiser le treizième Festival des arts du Pacifique et souligne les liens privilégiés qui unissent son pays à Hawaii dans le domaine des aires marines protégées.

36. Le représentant de Norfolk présente les excuses de son ministre pour son absence et prend note de la candidature présentée par Hawaii, tout en rappelant les points communs entre la situation hawaiienne et celle de son propre peuple autochtone qui ne représente plus que 50 % de la population totale. Norfolk accorde son appui à la candidature hawaiienne.

37. L’Australie remercie le Gouvernement des Îles Salomon d’accueillir le onzième Festival des arts du Pacifique et de l’hospitalité dont il fait montre. L’Australie soutient par ailleurs la candidature d’Hawaii tout en soulevant la question des quotas réservés aux hawaiiens de souche (tels que mentionnés dans le dossier de candidature). Elle souhaite que toute référence faite à cet héritage colonial que constituent les règles sur la quantité minimum de sang hawaiien des participants soit

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effacée. L’Australie recommande que le Conseil s’intéresse exclusivement à la dimension culturelle de l’événement et qu’il tienne compte du caractère multiculturel du monde dans lequel nous vivons.

38. Les Îles Salomon sont en faveur de la candidature présentée par Hawaii en vue d’organiser la treizième édition du Festival et remercient les membres du Conseil et les délégations de leur présence et de leur participation au onzième Festival des arts du Pacifique.

39. La représentante hawaiienne exprime toute sa reconnaissance pour les nombreux témoignages de soutien offerts par les membres du Conseil, mais rappelle que la route est encore longue avant que cette candidature ne soit entérinée. Elle invite le Conseil à accepter la candidature de la Polynésie française comme solution de repli, tout en s’engageant à confirmer la volonté d’Hawaii d’accueillir le treizième Festival des arts du Pacifique lors de la vingt-sixième réunion du Conseil en 2014.

40. La Papouasie-Nouvelle-Guinée pose la question de la nomination d’un pays hôte suppléant au cas où la candidature victorieuse ne pourrait aboutir et, dans cette optique, demande si d’autres manifestations d’intérêt ont été reçues.

41. Sur ces propos, la CPS propose de passer à l’examen du prochain point à l’ordre du jour qui traite précisément de ces questions.

Décision

42. Le Conseil accueille avec satisfaction la déclaration d’intérêt présentée par Hawaii en vue d’accueillir le treizième Festival des arts du Pacifique en 2020, et se félicite d’ores et déjà de pouvoir prendre acte de l’aval du gouvernement d’Hawaii ainsi que du dossier complet de candidature lors de sa réunion de 2014.

b) Procédure de sélection du pays hôte (document présenté par le Département développement humain de la CPS)

43. La Conseillère en développement humain (culture) de la CPS présente un ensemble de nouvelles directives établissant une procédure officielle de sélection du pays hôte du Festival des arts du Pacifique. À titre d’information, elle précise que tous les quatre ans, un membre du Conseil des arts et de la culture du Pacifique organise le Festival des arts du Pacifique, sous la surveillance du Conseil et avec le soutien technique de la CPS. Le Conseil se réunit tous les deux ans. Les années où le Festival a lieu, le Conseil se réunit à deux reprises : une première fois trois à quatre mois avant le Festival en vue d’évaluer l’état d’avancement des préparatifs sur le terrain ; et une fois pendant la durée du Festival afin, entre autres choses, d’étudier les dossiers de candidature à l’organisation du Festival prévu huit ans plus tard.

44. Plusieurs mesures de régularisation de la procédure de sélection du pays hôte ont déjà été prises par le passé. Lors de sa toute première réunion en 1997, le Comité exécutif du Conseil des arts et de la culture du Pacifique1 a proposé qu’une lettre d'aval du gouvernement du pays qui souhaite accueillir le Festival soit envoyée au Conseil des arts du Pacifique. Une liste des éléments d’information que les pays soumissionnaires sont dans l’obligation de fournir dans le cadre de leur candidature a également été dressée. Cette liste est détaillée dans le document joint à l’annexe B et comprend notamment une description du concept du Festival, des capacités d’organisation, des dispositions logistiques, du programme des manifestations et de la stratégie marketing. Ces mesures ont été entérinées lors de la quinzième réunion du Conseil des arts du Pacifique en 1998 qui a également vu l’adoption du principe d’une rotation entre les sous-régions micronésienne, mélanésienne et polynésienne, la priorité allant aux pays qui n’ont encore jamais accueilli le Festival. La question de la nomination d’un candidat suppléant est également examinée afin de parer à une éventuelle défaillance du candidat retenu.

1 En mars 2010, le Conseil des arts du Pacifique est devenu le Conseil des arts et de la culture du Pacifique suite à la décision prise par le Conseil lors de sa vingt-troisième réunion.

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45. Dans la pratique actuelle, l’attribution de l’organisation du Festival a lieu huit ans avant l’événement, à l’occasion de la réunion du Conseil des arts et de la culture du Pacifique tenue en marge du Festival. En règle générale, un ou deux États ou Territoires de la sous-région à laquelle il revient d’organiser le Festival manifestent leur intérêt lors de la réunion du Conseil précédant celle organisée pendant le Festival. Au cours de la réunion suivante, les candidatures sont alors confirmées par une lettre de soutien émanant du gouvernement concerné, accompagnée d’un bref descriptif du projet répondant à certains des critères détaillés à l’annexe B. À ce stade, il ne reste généralement plus qu’un seul État ou Territoire en lice, car les autres candidats se seront retirés en faveur de l’État ou du Territoire perçu comme le plus motivé, à plus forte raison si ce pays n’a encore jamais accueilli l’événement. Après débat et consensus entre membres du Conseil, l’organisation du Festival est attribuée au pays qui aura pu amener la preuve du soutien de son gouvernement. Le choix final du pays hôte est alors entériné et annoncé pendant le Festival, avec huit ans d’avance.

46. La CPS propose d’officialiser la procédure de sélection du pays hôte afin de permettre au pays retenu de lancer les préparatifs le plus tôt possible, sans incertitudes politiques, et avec le plein soutien et la confiance du Conseil et de la CPS. La Conseillère en développement humain (culture) de la CPS observe que le Festival est en croissance constante, que sa programmation ne cesse de se diversifier et que le nombre de demandes de participation de divers groupes et organismes régionaux et internationaux est en hausse. Il paraît également de plus en plus urgent d’officialiser et de régulariser les droits d’accès et de diffusion accordés aux médias, les accords de parrainage et d’exploitation commerciale et les dispositifs de protection de la propriété culturelle intellectuelle. Afin d’organiser le Festival dans les meilleures conditions, le pays hôte doit, très en amont du processus d’organisation, élaborer et mettre en œuvre un plan opérationnel fondé sur la coordination et le soutien des secteurs public, privé et communautaire et sur la participation de bien d’autres acteurs de secteurs tels que le tourisme, la santé, l’éducation, les travaux publics, l’environnement et l’agriculture.

47. La Conseillère en développement humain (culture) de la CPS propose ensuite que les directives officielles régissant la sélection du pays hôte soient assorties d’un échéancier fixe, ayant pour objectif de permettre au Conseil de confier l’organisation du Festival à un pays qui aura fait la preuve de ses capacités d’accueil en présentant une candidature en bonne et due forme six ans avant la date du Festival. Cette procédure donne l’occasion au Conseil d’examiner le principal dossier de candidature et d’en déterminer la solidité. En cas de refus du dossier, l’appel à candidature pourrait rapidement être relancé. La procédure proposée respecte la tradition établie par le Conseil selon laquelle l’organisation est attribuée à tour de rôle aux trois sous-régions, la priorité étant donnée aux pays n’ayant jamais organisé l’événement, tout en garantissant que l’État ou le Territoire retenu est pleinement capable d’accueillir le Festival. Est ainsi créée la possibilité de désigner très tôt un pays suppléant en cas de défaillance du pays hôte.

48. Une procédure échelonnée de sélection du pays hôte du treizième Festival des arts du Pacifique est présentée. La procédure proposée démarre à la vingt-cinquième réunion du Conseil (présente réunion) et sera revue lors des vingt-sixième et vingt-septième réunions du Conseil en 2014 et 2016, à l’occasion de l’annonce officielle du choix du pays hôte du treizième Festival. Cette annonce interviendra lors de la douzième édition à Guam en 2016. Une synthèse du calendrier de la procédure et du rôle de la CPS en tant que secrétariat du Conseil est également présentée (voir annexe B). Les directives concernent : l’appel à manifestation d’intérêt, y compris les modalités générales de financement ; le dossier de candidature complet à soumettre en vue d’organiser le Festival des arts du Pacifique ; et les critères de sélection appliqués par le Conseil des arts et de la culture du Pacifique aux manifestations d’intérêt et aux dossiers complets de candidature.

49. Les participants à la vingt-cinquième réunion du Conseil des arts et de la culture du Pacifique sont invités à examiner et commenter la nouvelle procédure de sélection du pays hôte et les directives afférentes, à envisager l’adoption de la procédure et des directives, et à charger la CPS et le comité du Festival du Conseil de mettre la dernière main à la procédure et aux directives approuvées, avant diffusion et mise en œuvre immédiate.

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Débat

50. La représentante australienne félicite la CPS pour la présentation du document relatif à la procédure de sélection du pays hôte et rappelle que l’Australie participe aux réunions du Conseil depuis plus de dix ans et que la question des capacités d’organisation des pays hôtes a déjà été largement débattue. Elle note que le présent débat marque une étape concrète vers l’adoption de la procédure.

51. La représentante de Rapa Nui (Île de Pâques) présente son chef de délégation et précise qu’il s’agit de la toute première participation de son pays à une réunion du Conseil. Elle reconnaît que la communication a été difficile, mais souligne la volonté de son pays d’officialiser les liens qui l’unissent au Conseil et de garantir sa participation aux réunions à venir.

52. La représentante de Palau remercie, au nom de son peuple, le maire de Rapa Nui et rappelle la participation de ce pays au Festival de 2009 à Palau. Elle remercie également la CPS d’avoir préparé le document relatif à la sélection des pays hôtes dont l’approche par étapes est facilement compréhensible par les pays. Elle souligne l’importance du rôle joué par le Festival dans la mise en œuvre de la protection des savoirs traditionnels et des expressions de la culture et dans la défense des droits relatifs à la propriété intellectuelle au sein des pays hôtes et des pays participants. Elle demande à la CPS de préciser dans quelle mesure ces éléments seront pris en compte dans la procédure de sélection des pays hôtes.

53. La représentante de Guam prend note de la demande de Rapa Nui en faveur d’une meilleure communication au sujet des procédures du Festival et du Conseil et confirme que pour la douzième édition du Festival à Guam en 2016, il sera fait en sorte que Rapa Nui soit inclus dans tous les échanges.

54. Le représentant de la Papouasie-Nouvelle-Guinée salue la présence de Rapa Nui avant de demander si le projet de procédure de sélection des pays hôtes retarderait de quatre ans l’annonce du candidat victorieux. Il précise qu’il lui paraît bon de maintenir l’annonce du pays hôte retenu huit ans avant l’événement.

55. La représentante des Samoa américaines se félicite de la présence de la délégation de Rapa Nui, ajoutant qu’elle a laissé un souvenir impérissable à son pays lors de son passage au dixième Festival.

Elle salue la volonté de la CPS d’apporter un certain professionnalisme à l’organisation du Festival, mais invite le Conseil à tenir compte de la tradition océanienne qui autorise les préparatifs de dernière minute. Elle rejoint également la Papouasie-Nouvelle-Guinée dans sa proposition de nommer un pays hôte suppléant afin de faire face aux éventuels revirements politiques que peuvent connaître les pays.

56. L’Australie salue la présence de Rapa Nui. La représentante australienne souhaite que soit clarifiée la question du dossier de candidature complet (point 5.1 de l’ordre du jour) et demande s’il est désormais proposé de fixer à six ans la durée du processus de sélection. Pour ce qui est du point 5.2 de l’ordre du jour, elle propose l’ajout d’une stratégie de gestion du risque qui prévoirait des solutions de repli en cas de problème politique, social ou économique rencontré dans le pays hôte.

57. La représentante de la Polynésie française se félicite également de la présence de Rapa Nui et salue l’accueil qui a été réservé au vaka de la Polynésie française lors de sa visite en début d’année.

S’agissant de sa désignation en tant que pays hôte suppléant pour le douzième Festival, la Polynésie française souhaite obtenir des précisions quant au délai qui lui est accordé pour confirmer sa candidature.

58. Le Samoa salue la présence de Rapa Nui et lui souhaite la bienvenue à la réunion du Conseil. Le Samoa accepte la proposition qui vise à désigner un pays suppléant pour l’organisation du treizième Festival et félicite la CPS pour les propositions d’améliorations de la procédure de sélection des pays hôtes qui devraient se révéler très utiles aux pays.

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59. Au sujet de la nécessité de nommer un pays suppléant, la représentante de Palau rappelle l’exemple du Festival de 2004. En 2002, Palau avait été sollicité pour organiser le Festival, à la suite du retrait des États fédérés de Micronésie. Palau et Guam s’étaient alors tous deux portés candidats et Palau l’avait finalement emporté à l’issue d’une procédure orchestrée par la CPS.

60. La représentante d’Hawaii souhaite la bienvenue aux délégués de Rapa Nui à la table du Conseil et rappelle que son pays a également connu ce type de difficultés de communication à l’époque où tous les courriers étaient adressés au Gouvernement des États-Unis d’Amérique. Elle remercie la CPS pour le document présenté et estime qu’il s’agit d’une avancée notable. Elle apporte à son tour son soutien à la désignation d’un pays hôte suppléant.

61. Le représentant de la Papouasie-Nouvelle-Guinée propose, dans le cas où la Polynésie française confirmerait qu’elle est prête à être nommée pays hôte suppléant, que cette dernière soit invitée à présenter au Conseil sa candidature officielle à l’organisation du treizième Festival en 2020.

62. La représentante de Guam remercie la CPS et propose que celle-ci précise, dans le cadre d’un protocole d’accord entre le pays hôte du Festival et l’Organisation, les dispositions que sont invités à prendre le pays hôte et les pays participants en vue de se préparer pour le Festival. Elle déclare à nouveau que Guam se tient prêt à accueillir le Festival et les pays participants en 2016.

63. Le président rappelle au Conseil et à la CPS le besoin de respecter les protocoles nationaux dans toutes les communications concernant le Festival et les réunions du Conseil.

64. La Conseillère en développement humain (culture) de la CPS apporte les réponses suivantes aux questions soulevées :

• Elle reconnaît que les questions relatives aux savoirs traditionnels, aux expressions de la culture et au droit d’auteur ne sont pas abordées dans le document présenté et devront y être ajoutées.

Elle évoque par ailleurs la brochure intitulée « Festivals et propriété culturelle intellectuelle » produite en collaboration avec l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) pour distribution lors du onzième Festival.

• Le document présenté propose une nouvelle procédure assortie de directives. La Conseillère confirme que la proposition soumise consiste bel et bien à demander aux pays de présenter un dossier de candidature complet accompagné d’une confirmation de soutien de la part des autorités concernées et des institutions chargées des préparatifs, six ans avant la date du Festival.

• Le document invite le Conseil à statuer sur la procédure de sélection des pays hôtes la plus adaptée.

• La proposition de Guam visant à établir un protocole d’accord est pertinente et la CPS s’engage à y travailler. Par ailleurs, la CPS prévoit de revoir et d’actualiser le guide du Festival.

• La CPS modifiera le projet de directives afin de donner la possibilité aux pays candidats à la suppléance de présenter une déclaration d’intérêt, ce qui devrait guider la Polynésie française ou tout autre pays candidat à la suppléance dans la constitution de leur dossier en 2014.

• La Nouvelle-Zélande, Norfolk, Nauru, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et Guam font actuellement partie du groupe de travail chargé de l’évaluation du Festival des arts du Pacifique au sein du Conseil des arts et de la culture du Pacifique.

65. Le représentant de la Papouasie-Nouvelle-Guinée propose que, conformément à la pratique établie, le pays candidat à la suppléance du pays hôte du douzième Festival, à savoir la Polynésie française, présente sa déclaration d’intérêt d’ici 2014.

66. Les Samoa américaines et l’Australie sont favorables à cette proposition.

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67. La représentante de l’Australie propose d’inclure aux directives une procédure de recours au pays hôte suppléant.

68. La CPS précise que, dans le document présenté, il est proposé que le pays hôte retenu soumette son dossier complet six ans avant l’événement, mais qu’aucune directive n’est donnée au sujet des candidatures à la suppléance. Les membres du Conseil sont invités à préciser les éléments d’information que les pays candidats à la suppléance sont tenus de produire.

69. Le représentant de la Nouvelle-Zélande s’inquiète du poids que ferait peser l’obligation de présentation d’un dossier complet sur les pays candidats à la suppléance, estimant qu’une telle procédure serait synonyme de nouvelles contraintes administratives inutiles. Il propose que le Conseil instaure une date butoir pour l’appel à manifestation d’intérêt pour les pays hôtes suppléants, plutôt que de leur imposer une procédure de candidature complète six ans avant l’événement.

70. Le représentant de la Papouasie-Nouvelle-Guinée précise que la proposition consiste à demander aux pays candidats à la suppléance de présenter une manifestation d’intérêt en bonne et due forme, et non un dossier complet de candidature, six ans avant l’événement.

71. La représentante de la Polynésie française précise que son pays n’a pas l’intention de présenter une candidature officielle à l’organisation du Festival de 2020, sachant que la délégation soutient déjà la candidature d’Hawaii. La représentante s’engage toutefois à présenter une manifestation d’intérêt d’ici 2014 témoignant de la volonté de la Polynésie française de se porter candidate à la suppléance, mais souhaite que lui soient précisés les éléments à fournir à ce titre. Par ailleurs, la Polynésie française souhaite faire clairement savoir que la procédure doit rester ouverte aux autres pays de la sous-région polynésienne intéressés par une candidature à la suppléance.

72. Le président demande à ce que le document détaillant la procédure de sélection des pays hôtes soit modifié à la lumière des débats.

Décisions

73. Après examen et observations, les participants à la vingt-cinquième réunion du Conseil décident d’adopter les projets de procédure et de directives relatives à la sélection des pays hôtes qui leur sont proposés.

74. Les participants à la vingt-cinquième réunion du Conseil des arts et de la culture du Pacifique confient à la CPS et au groupe de travail chargé de l’évaluation du Festival la tâche de parachever et de diffuser les directives pour examen final et approbation par les pays membres, en vue de leur mise en œuvre immédiate.

Point 6 de l’ordre du jour – Le point sur les préparatifs du douzième Festival des arts du Pacifique (Guam)

75. La représentante de Guam, qui est aussi présidente du comité organisateur du Festival des arts du Pacifique de 2016, rappelle que son pays a déjà accueilli plusieurs manifestations régionales : les Jeux de Micronésie en 1994 et les Jeux du Pacifique Sud en 1999 (avec la participation de 3 500 athlètes et officiels), sans oublier la Foire micronésienne qui se tient chaque année sur le Territoire.

76. La représentante de Guam annonce que les préparatifs vont bon train. Le vote d’une loi organique, précédemment évoqué, et visant à encadrer le Festival, a été suivi de la création du comité organisateur en activité depuis 18 mois. Cette loi a permis l’ouverture d’un compte spécial pour le Festival (trust account) sur lequel a été effectué un dépôt initial de 1,2 million de dollars É.-U. pour l’exercice en cours. Le comité organisateur compte des représentants de l’Office du tourisme de Guam, du Service des affaires chamorros, du Conseil des arts et des lettres, trois personnes désignées par le

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gouvernement, ainsi que les présidents du Parlement et de la Commission des affaires culturelles. Le comité organisateur est présidé par Therese Arriola, présidente du Comité culture, patrimoine et communauté au sein de l’Office du tourisme de Guam.

77. Il est proposé que le Festival se tienne en juin/juillet 2016. Plusieurs sites sont à l’étude, dont les maisons communautaires des villages. Il est probable que le Governor Joseph Memorial Park, où se tient la Foire micronésienne de Guam, sera la plaque tournante du Festival.

78. Le Festival aura le thème suivant : « Notre patrimoine culturel, notre patrimoine naturel, notre patrimoine commun – l’harmonie des voix de l’Océanie ». Il est doté d’un site Internet : www.guamfestpac2016.com. Le logo du Festival est présenté aux membres du Conseil.

79. Les difficultés rencontrées dans le cadre de la préparation sont les suivantes : dispositif logistique à mettre en place pour réunir tous les acteurs du Festival ; propriété intellectuelle, financement et soutien. Pour finir, la représentante de Guam indique que c’est au retour de sa délégation à Guam que la campagne de marketing va vraiment démarrer, des contacts ayant déjà été pris avec le secteur privé. Grâce au soutien des autorités de Guam (pouvoir exécutif comme législatif), le Territoire a toutes les chances d’être prêt à temps pour accueillir le Festival des arts du Pacifique en 2016.

Débat

80. Les membres du Conseil s’interrogent sur les capacités d’hébergement, ainsi que sur l’approvisionnement en eau des sites. La représentante de Guam répond que les hébergements disponibles sont nombreux et qu’il y a de l’eau en abondance.

Décision

81. Le Conseil félicite d’abord le gouvernement de Guam des progrès déjà accomplis dans la préparation du douzième Festival des arts du Pacifique, notamment sur le plan législatif, puis complimente le comité national organisateur qui s’efforce de tirer parti des connaissances et de l’expérience des organisateurs des précédentes éditions du Festival et qui a su prendre les engagements financiers requis.

Point 7 de l’ordre du jour – La Stratégie culturelle régionale 2010-2020

82. Adi Meretui Ratunabuabua, représentante des Fidji et présidente du groupe de travail du Conseil sur la Stratégie culturelle régionale, présente le document de travail correspondant au Conseil, en vue de recueillir ses dernières observations avant que la Stratégie ne soit soumise aux participants à la deuxième Conférence des ministres de la Culture le 4 juin 2012 à Honiara, en marge du onzième Festival des arts du Pacifique.

83. Elle renvoie au document de travail dans lequel il est indiqué que lors de sa vingt-troisième réunion à Nouméa en 2010, le Conseil a donné son accord de principe à une première version du projet de stratégie intitulée « Investir dans les cultures océaniennes 2010-2020 ». Le choix d’un horizon à 2020 doit permettre le suivi et l’évaluation de la mise en œuvre de la Stratégie dans la région à intervalles de trois ans pour les périodes suivantes : 2012 à 2014, 2015 à 2017 et 2018 à 2020.

a. La présidente du groupe de travail demande aux membres du Conseil de passer en revue la Stratégie pour approbation définitive, avant sa présentation aux ministres. Elle les renvoie aux différentes parties de la Stratégie, ainsi qu’aux documents élaborés pour permettre le suivi de sa mise en œuvre et la production des rapports correspondants.

Document n° 1 : Calendrier général de mise en œuvre pour la période 2010-2012 reprenant les activités en cours dans les pays et montrant que la Stratégie est déjà en phase d’exécution.

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Document n° 2 : Le calendrier de mise en œuvre des Fidji pour la période 2010-2012 est distribué aux participants, pour leur montrer comment les pays peuvent rendre compte de l’application de la Stratégie au moyen du modèle de rapport national.

Document n° 3 : Un document reprenant les principales activités nationales pour la période 2012-2014 est distribué aux participants pour leur montrer comment les pays peuvent définir leurs priorités nationales au regard de la Stratégie et rendre compte des progrès accomplis.

Document n° 4 : Un document reprenant les principales activités régionales pour la période 2012-2014 est distribué aux participants pour leur montrer comment seront définies et recensées les priorités régionales au regard de la Stratégie et comment il sera rendu compte des progrès accomplis.

Document n° 5 : Document recensant les principales activités prévues aux échelons national et régional pour la période 2012-2014 et constituant pour les pays un exemple d’outil global de suivi et de compte rendu qui sera élaboré par la CPS au nom du Conseil, sur la base des données communiquées par les pays.

84. Les pays sont invités à prendre connaissance de ces documents ainsi que de la Stratégie et à communiquer les données demandées le plus rapidement possible, afin de permettre à la CPS d’enclencher le processus de suivi et de compte rendu sur la mise en œuvre de la Stratégie. Il est également demandé aux participants d’entériner la Stratégie culturelle régionale et de formuler leurs observations finales, avant sa présentation aux ministres de la Culture.

85. La représentante des Fidji suggère qu’après l’adoption de la Stratégie par les ministres de la Culture, les membres du Conseil se donnent une période de trois mois pour mener à bien des consultations nationales sur les priorités pour la période 2012-2014 et fassent parvenir à la Conseillère en développement humain (culture) le rapport type dûment complété pour la période 2012-2014. Ceci permettra à la présidente du groupe de travail et à la Conseillère en développement humain (culture) de confirmer les priorités régionales à mettre en œuvre.

Débat

86. En réponse à une question de la représentante de Palau, la CPS répond que l’intitulé officiel du Festival est « Festival des arts du Pacifique ». Il est convenu de veiller à employer cet intitulé dans le texte de la Stratégie culturelle régionale, ainsi que dans tous les autres documents émanant du Conseil.

87. Le représentant de Kiribati demande des précisions et des informations sur le financement de la mise en œuvre de la Stratégie.

88. Le Directeur de la Division développement économique et social du Secrétariat du Groupe mélanésien fer de lance (GMFL) rappelle que son organisation a travaillé à l’élaboration de la Stratégie en collaboration étroite avec la CPS. Ses représentants ont participé à plusieurs ateliers et contribué à la réflexion générale, tout en insistant auprès de leurs membres sur la nécessaire mise en adéquation de leurs stratégies et politiques culturelles avec la Stratégie régionale. En outre, le projet de stratégie a été adopté par les ministres de la Culture du GMFL réunis en Nouvelle-Calédonie en 2011. Le représentant du GMFL se félicite de la qualité du document et recommande son adoption par le Conseil.

89. La CPS remercie le Secrétariat du GMFL de sa contribution à la conception de la Stratégie et à la mise en place des partenariats qui y sont évoqués.

90. La représentante du Secrétariat général du Forum des Îles du Pacifique (FIP) rappelle que le But 10 de la Stratégie fait référence au rôle joué par le Forum à l’appui du secteur culturel, en collaboration

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avec la CPS. Elle souligne le travail accompli par son organisation, avec notamment l’organisation de formations visant à développer l’esprit d’entreprise chez les artisans et à faciliter leur participation à des foires commerciales et à des expositions internationales. Elle rappelle également l’organisation, en collaboration avec la CPS, d’ateliers sous-régionaux consacrés à la création de micro-entreprises dans le secteur culturel, dont le prochain se tiendra en octobre de cette année à Guam pour la sous-région du Pacifique Nord.

91. La représentante de l’UNESCO se prononce elle aussi en faveur de la Stratégie, en félicitant le Conseil et la CPS du travail ayant mené à son élaboration et en se réjouissant d’avoir été invitée à y participer. Elle rappelle également que l’UNESCO contribuera à la mise en œuvre de la Stratégie.

92. Le Conseil se penche sur les recommandations qui lui sont proposées.

Décisions

93. Le Conseil félicite le groupe de travail chargé de l’élaboration de la Stratégie culturelle régionale 2010-2020 et entérine ce document qui sera présenté aux ministres de la Culture lors de leur deuxième Conférence régionale à Honiara le 3 juillet 2012, et convient que cette Stratégie favorisera la planification et la budgétisation dans le secteur de la culture au niveau national.

94. Le Conseil approuve la période de trois mois proposée pour la tenue de consultations nationales devant permettre aux membres du Conseil de remplir la grille des priorités dans la mise en œuvre de la Stratégie culturelle régionale pour la période 2012-2014, estimant que cet outil aidera le Département développement humain de la CPS à confirmer les priorités régionales et à définir le plan de travail adossé à la Stratégie.

Point 8 de l’ordre du jour – Stratégie océanienne de la culture et de l’éducation 2010-2020 (PACES)

95. La Conseillère en développement humain (culture) présente le document de travail relatif à la Stratégie océanienne de la culture et de l’éducation 2010-2015. Elle rappelle le contexte dans lequel s’inscrit la PACES, ainsi que ses objectifs et explique que ce document est le résultat de deux années de travail mené par le Conseil des arts du Pacifique (désormais rebaptisé « Conseil des arts et de la culture du Pacifique ») en association avec plusieurs partenaires nationaux et régionaux, dont le FIP, l’Université du Pacifique Sud (USP), le Bureau de l’UNESCO pour le Pacifique, l’Association des musées des îles du Pacifique (PIMA), l’Association océanienne d'enseignement et de formation techniques et professionnels et l’Alliance océanienne pour la promotion des arts. Le groupe de travail mis en place à cet effet par le Conseil est composé de représentants des Samoa américaines, des Îles Cook, des États fédérés de Micronésie, de Niue, de Tokelau, des Tonga, de Tuvalu et de Vanuatu, sous la présidence des Tonga. La Stratégie est un outil indispensable dans la quête « d’une éducation pour tous, indissociable de la culture, dans le Pacifique ». Elle est également conçue pour appuyer l’application du thème transversal 3 (Langue et culture) du Cadre océanien de développement de l’enseignement, associé à un mécanisme de suivi au sein du Conseil des organisations régionales du Pacifique (CORP) ;

96. La PACES 2010-2015 a été entérinée par le Conseil en mars 2010, lors de sa vingt-troisième réunion, par les ministres de la Culture du GMFL réunis en septembre 2010, ainsi que par les ministres de l’Éducation des pays membres du Forum des Îles du Pacifique en octobre 2010, à Port-Moresby. Le Comité des représentants des gouvernements et administrations (CRGA) de la CPS l’a quant à lui approuvée sur le principe, en pointant l’absence de plan d’action chiffré. Il faut savoir que le Conseil a fait le choix de se concentrer d’abord sur l’adoption de la Stratégie avant de passer à l’élaboration d’un plan d’action. À ce jour, il n’existe malheureusement toujours pas de version définitive de ce plan d’action chiffré. Ceci s’explique en partie par l’absence, au sein de la CPS, de ressources humaines suffisantes pour travailler à la mise en œuvre de la Stratégie. Les avis du Conseil sont sollicités pour sortir de cette situation. Il convient toutefois de noter que la mise en œuvre de la Stratégie se poursuit, tant à l’échelon régional que sur le plan national.

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97. La PACES se décline en trois grands axes : 1) intégration de la culture dans les programmes éducatifs du système scolaire officiel, de l’enseignement et la formation techniques et professionnels, et de l’enseignement supérieur ; 2) renforcement du secteur culturel ; et 3) et intensification de la communication, de la promotion et des partenariats pour la culture et l’éducation. Chacun de ces grands axes se décline à son tour en une série de domaines d’intervention subordonnés, associés à des priorités et à des exemples d’indicateurs relatifs à des activités nationales aussi bien que régionales. La PACES a d’ores et déjà permis une plus grande prise de conscience et une meilleure compréhension des liens existant entre culture et éducation. La CPS s’attache à faire connaître la Stratégie, en présentant ses objectifs et son contenu au sein de multiples instances, notamment lors de manifestations nationales, à l’occasion d’exposés menés conjointement avec les États et Territoires membres du Conseil.

98. Un tour d’horizon de la mise en œuvre de chacune des composantes de la Stratégie jusqu’en 2012 est présenté aux participants. Il est précisé que la Stratégie est destinée à être appliquée aussi bien dans les pays que dans la région, mais que les actions de niveau national sont privilégiées. Sur le plan national, il appartient aux pays membres du Conseil de fixer leurs priorités ainsi que leurs principaux domaines d’intervention. Dans l’état actuel des choses, la mise en œuvre de la Stratégie ne fait pas l’objet d’un suivi attentif de la part de la CPS, mais un mécanisme est proposé pour permettre au Conseil de mieux suivre les progrès accomplis, les réalisations, les problèmes et les difficultés rencontrées, tout en donnant aux États et Territoires membres du Conseil la possibilité d’échanger des informations sur leurs activités respectives. Ceci devrait aider aussi bien les pays que la CPS et ses partenaires à rendre compte des progrès accomplis au regard des priorités et à adopter une démarche plus systématique dans la mise en œuvre de la PACES. On trouvera à l’annexe C une synthèse des activités réalisées. L’avenir de la Stratégie doit être placé sous le triple signe de la planification, du suivi et du compte rendu : des modèles de grilles de planification et de compte rendu sont présentés aux participants à cet effet. Ces outils aideront les pays à définir leurs priorités, à planifier leurs actions, à affecter les fonds requis aux activités prévues au titre de la Stratégie et à en assurer le suivi et le compte rendu. Les priorités régionales seront définies en concertation avec les partenaires du développement et le groupe de travail du Conseil.

99. Le Conseil est invité à examiner et à adopter les recommandations suivantes :

• Le groupe de travail sur la culture et l’éducation est renouvelé à la vingt-cinquième réunion du Conseil.

• Le groupe de travail du Conseil et ses partenaires, notamment le FIP, l’UNESCO, l’USP, la PIMA et l’Alliance océanienne pour la promotion des arts, se réunissent deux fois par an, par des moyens virtuels ou autres, afin de faire avancer la mise en œuvre de la Stratégie océanienne de l’éducation et de la culture.

• Les États et Territoires membres du Conseil transmettent les formulaires de renseignements (2010-2012 et 2012-2013) à la CPS et à la présidente du groupe de travail sur la culture et l’éducation au plus tard le 15 octobre 2012. La CPS et la présidente envoient à tous les membres du Conseil un formulaire général avant la mi-2013 (il comprend notamment les mesures prises entre 2010 et 2012 et le plan d’action 2012-2013).

• Les États et Territoires membres du Conseil établissent un plan pour la période 2014-2015 et transmettent les informations correspondantes à la présidente du groupe de travail sur la culture et l’éducation avant la mi-2013.

• La CPS, le FIP et l’UNESCO se concertent en vue d’établir un mécanisme plus officiel permettant de réunir les directeurs de la culture et de l’éducation.

Débat

100. La représentante du FIP souligne que son organisation administre deux bourses financées par Taiwan et la Chine pour la création de débouchés dans les industries culturelles. Par ailleurs, des formations sont également offertes en Indonésie et en Malaisie.

(23)

101. La représentante de Palau évoque la possibilité de partenariats facilités par la PIMA et la branche régionale pour le Pacifique du Conseil international des Archives (PARBICA), en rappelant que l’Indonésie propose des partenariats en matière de formation.

102. La représentante des Fidji rappelle que son pays participe au travail mené au titre de la PACES et souhaite siéger au sein du groupe de travail sur la culture et l’éducation. L’Association océanienne des archivistes et des bibliothécaires (PIALA) constitue un autre partenaire. Elle fait remarquer que tant la présidente du groupe de travail que ses membres doivent avoir un rôle d’impulsion et adopter une démarche volontariste dans la mise en œuvre de la PACES.

103. Les représentants du Samoa et des Îles Salomon font savoir qu’ils souhaiteraient faire partie du groupe de travail sur la PACES.

104. Les représentants de Niue et de Tuvalu confirment qu’ils ne sont plus disponibles pour siéger au sein du groupe de travail.

105. La représentante de Palau, rappelant le rôle essentiel joué par les établissements d’enseignement supérieur dans la région, estime qu’il faut chercher à nouer des partenariats avec d’autres universités de la région que la seule USP, en vue de la mise en œuvre de la Stratégie, et demande à la CPS d’étudier cette question.

106. La représentante des Fidji demande des précisions sur la fréquence et les dates de la conférence des ministres de l’Éducation et de la réunion des directeurs de l’enseignement, organisées respectivement par le FIP et l’UNESCO. Elle observe en outre que l’élaboration de rapports sur la mise en œuvre des deux Stratégies nécessite l’affectation de ressources humaines supplémentaires au service chargé des affaires culturelles au sein de la CPS.

Décisions

107. Les participants conviennent de renouveler la composition du groupe de travail du Conseil. Les Samoa américaines, les Fidji, le Samoa et les Îles Salomon rejoignent le groupe, tandis que Niue et Tuvalu s’en retirent. La CPS va prendre contact avec les autres membres du groupe pour savoir s’ils souhaitent continuer à y siéger.

108. Il est convenu de transmettre les rapports modèles à l’ensemble des membres pour action.

109. Les participants adoptent toutes les autres recommandations.

Point 9 de l’ordre du jour – Conclusions de la vingt-cinquième réunion du Conseil des arts et de la culture du Pacifique

110. Il est décidé ce qui suit :

111. S’agissant de l’avenir de la Section affaires culturelles de la CPS, remis en question par les recommandations formulées dans le Rapport d’évaluation externe indépendante, le Conseil estime encourageant l’engagement pris par le Directeur général d’examiner dans le détail, en collaboration avec les membres du Conseil, les recommandations de l’équipe d’évaluation relatives au futur rôle de la CPS dans le domaine de la culture.

112. Le Conseil accueille avec satisfaction la déclaration d’intérêt présentée par Hawaii en vue d’accueillir le treizième Festival des arts du Pacifique en 2020, et se félicite d’ores et déjà de pouvoir prendre acte de l’aval du gouvernement d’Hawaii ainsi que du dossier complet de candidature lors de sa réunion de 2014.

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113. Le Conseil félicite le Gouvernement de Guam des progrès déjà accomplis dans la préparation du douzième Festival des arts du Pacifique, notamment sur le plan législatif, puis complimente le comité national organisateur, qui s’efforce de tirer parti des connaissances et de l’expérience des organisateurs des précédentes éditions du Festival et qui a su prendre les engagements financiers requis.

114. Le Conseil félicite le groupe de travail chargé de l’élaboration de la Stratégie culturelle régionale 2010-2020 pour le travail considérable qu’il a accompli et la détermination avec laquelle il a œuvré à l’élaboration de cet instrument politique important qui guidera le développement futur du secteur de la culture, tant à l’échelon national que sur le plan régional.

115. Le Conseil entérine la Stratégie culturelle régionale 2010-2020, qui sera présentée aux ministres de la Culture lors de leur deuxième Conférence régionale à Honiara le 3 juillet 2012, en marge du onzième Festival des arts du Pacifique, et convient que cette Stratégie favorisera la planification et la budgétisation du secteur de la culture au niveau national.

116. Le Conseil approuve également la période de trois mois proposée pour la tenue de consultations nationales devant permettre d’achever l’élaboration d’un jeu d’indicateurs de suivi et d’évaluation pour la période 2010-2012. Le Département développement humain de la CPS s’appuiera sur ce travail pour définir les priorités régionales et planifier ses interventions en vue de la mise en œuvre de la Stratégie

117. S’agissant de la Stratégie océanienne de la culture et de l’éducation 2010-2015, le Conseil décide ce qui suit :

• La composition du groupe de travail sur la culture et l’éducation est renouvelée.

• Sous la houlette du groupe de travail, on cherchera à établir des partenariats avec de nouveaux établissements d’enseignement supérieur océaniens, en plus des liens déjà entretenus avec l’USP.

• Les membres du Conseil présenteront les informations sollicitées, selon le modèle de rapport précédemment diffusé, d’ici au 15 octobre 2012, en vue de l’élaboration d’un rapport type global qui leur sera fourni au milieu de l’année 2013 au plus tard ; ils commenceront à planifier les activités prévues pour la période 2014-2015 et communiqueront les informations correspondantes au président du groupe de travail d’ici le milieu de l’année 2013.

• La CPS, le FIP et l’UNESCO se réuniront pour convenir d’un dispositif officiel de consultations régulières entre les directeurs de la culture et de l’éducation.

118. Le Conseil des arts et de la culture du Pacifique décide de présenter les conclusions de sa vingt- cinquième réunion à la deuxième Conférence des ministres de la Culture, prévue à Honiara le 3 juillet 2012, en parallèle du Festival des arts du Pacifique.

Point 10 de l’ordre du jour – Questions diverses 119. Aucune autre question n’est soulevée.

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