• Aucun résultat trouvé

COMPTE RENDU DE RÉUNION

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "COMPTE RENDU DE RÉUNION"

Copied!
79
0
0

Texte intégral

(1)

ISSN: 1017-9240

RAPPORT DE LA VINGT-SIXIÈME RÉUNION DU CONSEIL DES ARTS ET DE LA CULTURE DU PACIFIQUE

(Suva, Fidji, 27-29 mai 2014)

COMPTE RENDU DE RÉUNION

Novembre 2015, Suva, Fidji

(2)
(3)

RAPPORT DE LA VINGT-SIXIÈME RÉUNION DU CONSEIL DES ARTS ET DE LA CULTURE DU PACIFIQUE

(Suva, Fidji, 27-29 mai 2014)

COMPTE RENDU DE RÉUNION

Établi par le

Communauté du Pacifique

(4)

© Communauté du Pacifique, 2015

Tous droits réservés de reproduction ou de traduction à des fins commerciales/lucratives, sous quelque forme que ce soit. La Communauté du Pacifique autorise la reproduction ou la

traduction partielles de ce document à des fins scientifiques ou éducatives ou pour les besoins de la recherche, à condition qu’il soit fait mention de la CPS et de la source.

L’autorisation de la reproduction et/ou de la traduction intégrale ou partielle de ce document, sous quelque forme que ce soit, à des fins commerciales/lucratives ou à titre gratuit, doit être sollicitée au préalable par écrit. Il est interdit de modifier ou de publier

séparément des graphismes originaux de la CPS sans autorisation préalable.

Texte original : anglais

Communauté du Pacifique – Catalogage avant publication (CIP)

Rapport de la vingt-sixième réunion du conseil des arts et de la culture du Pacifique (Suva, Fidji, 27-29 mai 2014) : compte rendu de réunion/établi par la Communauté du Pacifique

(Rapport de Conférence / Communauté du Pacifique) ISSN 1017-9240

1. Council of Pacific Arts – Congresses.

2. Art festivals – Oceania – Congresses.

3. Arts – Oceania – Congresses.

4. Arts, Pacific Island – Congresses.

I. Titre II. Communauté du Pacifique III. Séries

700.995 AACR2

ISBN : 978-982-00-0945-5

ISSN : 1017-9240

(5)

TABLE DES MATIÈRES

I. Introduction ... 1

II. Ordre du jour ... 2

III. Compte rendu analytique des débats ... 4

Point 1 de l'ordre du jour - Ouverture officielle ... 4

Point 2 de l'ordre du jour - Confirmation du bureau ... 5

Point 3 de l'ordre du jour - Horaires de travail ... 5

Point 4 de l'ordre du jour - Adoption de l'ordre du jour ... 5

Point 5 de l'ordre du jour - Adoption des rapports des vingt-quatre et vingt-cinquième réunions du Conseil des arts et de la culture du Pacifique ... 5

Point 6 de l'ordre du jour - Festival des arts du Pacifique ... 6

Point 6 a) de l'ordre du jour - Présentation du rapport du 11e Festival des arts du Pacifique, tenu aux Îles Salomon ... 6

Point 6 b) de l’ordre du jour – Point sur les préparatifs du 12e Festival des arts du Pacifique, organisé à Guam ... 8

Point 6 c i) de l'ordre du jour - Présentation du dossier de candidature d'Hawaii pour l'organisation du 13e Festival des arts du Pacifique (2020) ... 10

Mme Leslie Mapuana de Silva, Directrice exécutive, Kumu Hula, Hawaii ... 10

Point 6 c ii) de l'ordre du jour – Candidature(s) à la suppléance, manifestation(s) d'intérêt pour l'organisation du 13e Festival des arts du Pacifique (2020) ... 10

Point 6 d i) de l'ordre du jour - Manuel du Festival ... 11

Point 6 d ii) de l'ordre du jour - Analyse SWOT du Festival et du Conseil des arts et de la culture du Pacifique ... 12

Mme Letila Mitchell, Consultante, TiPau Ltd ... 12

Point 7 a) de l'ordre du jour - Exposés succincts présentés par certaines délégations : Fidji, Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Palau, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Tuvalu, Wallis et Futuna ... 15

Point 7 b) de l’ordre du jour – Mise en œuvre des politiques – difficultés rencontrées et réalisations : points présentés par les Îles Salomon et les Tonga ... 20

Point 8 de l’ordre du jour – Point sur la propriété culturelle intellectuelle ... 21

Point 9 de l’ordre du jour – Point sur les activités de l’UNESCO ... 24

Point 10 de l’ordre du jour – Conservation et promotion du patrimoine ... 26

Point 10 a) de l’ordre du jour – Points de la situation dans quelques pays : États fédérés de Micronésie et Samoa ... 26

Point 10 b) de l’ordre du jour – Point présenté par la Plateforme du patrimoine du Pacifique ... 28

Point 10 c) de l’ordre du jour – Point présenté par le Conseil micronésien des arts, de la culture et du tourisme... 29

Point 11 de l’ordre du jour – Commerce illicite des biens culturels ... 30

Point 12 de l’ordre du jour – Questions intersectorielles ... 31

Point 12 a) de l’ordre du jour – Tourisme culturel et patrimonial (groupe d’experts : SPTO, FAO) ... 31

Point 12 b) de l’ordre du jour – Culture et gestion et réduction des risques de catastrophe (groupe d’experts : GRC, CPS) ... 36

(6)

Point 12 c) de l’ordre du jour – Culture et conservation (groupe d’experts : Plateforme du

patrimoine du Pacifique, UICN) ... 38

Point 13 de l’ordre du jour – Point présenté par la CPS ... 41

Point 14 de l’ordre du jour – Savoirs traditionnels : protection et commercialisation ... 44

Point 14 a) de l’ordre du jour – Projet UE-ACP relatif aux industries culturelles ... 44

Point 14 b) de l’ordre du jour – Savoirs traditionnels : protection et commercialisation ... 45

Point 14 c) de l’ordre du jour – Travaux en groupes, débats et restitution ... 46

Point 15 de l'ordre du jour - Culture, petits États insulaires en développement et programme de développement pour l'après-2015 ... 48

Point 15 a) de l'ordre du jour - Rapport relatif à la réunion préparatoire du Pacifique et à la Conférence internationale de 2014 sur les PEID... 48

Point 15 b) de l'ordre du jour - Proposition de projet sur la culture dans les PEID ... 49

Point 16 de l'ordre du jour - Tribune ouverte des pays membres ... 50

Atelier sur la visibilité de la vie culturelle et la lisibilité des politiques culturelles ... 50

Foire aux idées avec l’Alliance océanienne pour la promotion des arts, l’UICN, la SPTO et le FIP ... 50

Compte rendu de la réunion : principales conclusions et recommandations ... 51

Discours de clôture ... 52 IV. Annexe A – Discours liminaire de Mme Fekitamoeloa ‘Utoikamanu, Directrice générale

adjointe ... 53-55 V. Annexe B – Culture, petits États insulaires en développement (PEID) et programme de

développement pour l’après-2015 : Rapport relatif à la réunion préparatoire du Pacifique ... 56-57 et à la Conférence internationale de 2014 sur les PEID ...

VI. Annexe D – Liste des participants ... 58-73

(7)

I. Introduction

La vingt-sixième Réunion du Conseil des arts et de la culture du Pacifique s'est déroulée du 27 au 29 mai 2014 dans le complexe Vale ni Bose Levu Vakaturga, à Suva (Fidji). La réunion était présidée par Guam en sa qualité d’hôte du douzième Festival des arts du Pacifique qui se tiendra en 2016, Hawaii assurant la vice-présidence en tant que candidat à l’organisation du treizième Festival des arts du Pacifique en 2020. Le Conseil a examiné un large éventail de questions touchant au Festival des arts du Pacifique et à la promotion du secteur culturel dans la région.

(8)

II. Ordre du jour Point 1 de l'ordre du jour - Ouverture officielle

Point 2 de l'ordre du jour - Confirmation du bureau Point 3 de l'ordre du jour - Horaires de travail

Point 4 de l'ordre du jour - Adoption de l'ordre du jour

Point 5 de l'ordre du jour - Adoption des rapports des vingt-quatre et vingt-cinquième réunions du Conseil des arts et de la culture du Pacifique

Point 6 de l'ordre du jour - Festival des arts du Pacifique

Point 6 a) de l'ordre du jour - Présentation du rapport du 11e Festival des arts du Pacifique, tenu aux Îles Salomon

Point 6 b) de l'ordre du jour - Point sur les préparatifs du 12e Festival des arts du Pacifique, organisé à Guam

Point 6 c i) de l'ordre du jour - Présentation du dossier de candidature d'Hawaii pour l'organisation du 13e Festival des arts du Pacifique (2020)

Point 6 c ii) de l'ordre du jour - Candidatures à la suppléance, manifestations d'intérêt pour l'organisation du 13e Festival des arts du Pacifique (2020)

Point 6 d i) de l'ordre du jour - Manuel du Festival

Point 6 d ii) de l'ordre du jour - Analyse SWOT du Festival et du Conseil des arts et de la culture du Pacifique

Point 7 de l'ordre du jour - Point sur les politiques culturelles

Point 7 a) de l'ordre du jour - Exposés succincts présentés par certaines délégations : Fidji, Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Palau, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Tuvalu, Wallis et Futuna

Point 7 b) de l'ordre du jour - Mise en œuvre des politiques - difficultés rencontrées et réalisations : points présentés par les Îles Salomon et les Tonga

Point 8 de l'ordre du jour - Point sur la propriété culturelle intellectuelle Point 9 de l'ordre du jour - Point sur les activités de l'UNESCO

Point 10 de l'ordre du jour - Conservation et promotion du patrimoine

Point 10 a) de l'ordre du jour - Points de la situation dans quelques pays : États fédérés de Micronésie et Samoa

Point 10 b) de l'ordre du jour - Point présenté par la Plateforme du patrimoine du Pacifique Point 10 c) de l'ordre du jour - Point présenté par le Conseil micronésien des arts, de la culture et du tourisme

Point 11 de l'ordre du jour - Commerce illicite des biens culturels Point 12 de l'ordre du jour - Questions intersectorielles

Point 12 a) de l'ordre du jour - Tourisme culturel et patrimonial (groupe d'experts : SPTO, FAO)

Point 12 b) de l'ordre du jour - Culture et gestion et réduction des risques de catastrophe (groupe d'experts : GRC, CPS)

Point 12 c) de l'ordre du jour - Culture et conservation (groupe d'experts : Plateforme du patrimoine du Pacifique, UICN)

Point 13 de l'ordre du jour - Point présenté par la CPS

Point 14 de l'ordre du jour - Savoirs traditionnels : protection et commercialisation Point 14 a) - Projet ACP relatif aux industries culturelles

Point 14 b) de l'ordre du jour – Savoirs traditionnels : protection et commercialisation Point 14 c) de l'ordre du jour - Travaux en groupes, débats et restitution

Point 15 de l'ordre du jour - Culture, petits États insulaires en développement et programme de développement pour l'après-2015

(9)

Point 15 a) de l'ordre du jour - Rapport relatif à la réunion préparatoire du Pacifique et à la Conférence internationale de 2014 sur les PEID

Point 15 b) de l'ordre du jour - Proposition de projet sur la culture dans les PEID Point 16 de l'ordre du jour - Tribune ouverte des pays membres

Atelier sur la visibilité de la vie culturelle et la lisibilité des politiques culturelles

Foire aux idées avec l'Alliance océanienne pour la promotion des arts, l'UICN, la SPTO et le FIP

Compte rendu de la réunion : principales conclusions et recommandations Discours de clôture

(10)

III. Compte rendu analytique des débats Point 1 de l'ordre du jour - Ouverture officielle

1. La vingt-sixième Réunion du Conseil des arts et de la culture du Pacifique se déroule du 27 au 29 mai 2014 dans le complexe Vale ni Bose Levu Vakaturga, à Suva (Fidji). La réunion est présidée par Guam en sa qualité d'hôte du prochain Festival des arts du Pacifique qui se tiendra en 2016, Hawaii assurant la vice-présidence selon la procédure adoptée lors de précédentes réunions du Conseil. En effet, il a été convenu que la présidence du Conseil est assurée par l’État ou le Territoire insulaire océanien qui doit accueillir le prochain Festival des arts du Pacifique alors que la vice-présidence revient à l’État ou au Territoire qui organise le Festival suivant. La réunion s'ouvre sur la prière dite par le représentant de Tokelau.

2. Mme Fekitamoeloa 'Utoikamanu, Directrice générale adjointe de la CPS, prononce quelques remarques liminaires (annexe 1). Elle souhaite la bienvenue aux participants et aux observateurs présents et déclare que la longévité du Conseil témoigne avec éloquence du travail considérable et de l'engagement des pays membres envers la protection, la conservation et la promotion des cultures de la région. Cette vingt-sixième Réunion du Conseil semble battre tous les records de participation, ce qui traduit l'intérêt croissant que suscitent le secteur de la culture, son interaction avec d'autres domaines et son rôle au regard du développement de la région Pacifique.

3. Depuis quelques années, la culture occupe une place grandissante sur la scène régionale, notamment sous l'impulsion de la collaboration renforcée entre le Conseil, la CPS et leurs nombreux partenaires, parmi lesquels figurent l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), le Secrétariat général du Forum des Îles du Pacifique (FIP), l'Université du Pacifique Sud (USP), l'Association des musées des îles du Pacifique (PIMA), l'Alliance océanienne pour la promotion des arts, l'Organisation du tourisme du Pacifique Sud (SPTO), l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), la Fédération internationale des Conseils des arts et agences culturelles (FICAAC) et la Fédération internationale des coalitions pour la diversité culturelle (FICDC). Ensemble, le Conseil et les organisations partenaires ont milité pour une plus grande reconnaissance de la culture à la réunion préparatoire de la Conférence sur les petits États insulaires en développement (PEID) de 2014, l'objectif étant de s'assurer que la culture tient un rôle de premier plan dans les objectifs de développement durable pour l'après-2015. Cette collaboration a par ailleurs permis la création de la Plateforme du patrimoine du Pacifique en 2013, avec le concours de l'Australie et de l'UNESCO.

4. Le Conseil veille également sur l'une des principales manifestations régionales, le Festival des arts du Pacifique, qui est par ailleurs à l'origine de la naissance du Conseil en 1975. Etabli depuis plus de quarante ans, le Festival est probablement l'un des premiers rassemblements artistiques régionaux créés dans le monde et sans doute l'un des plus régulièrement organisés. À la suite d'une évaluation conjointe réalisée en 2009 et 2010 par la CPS et l'UNESCO, une nouvelle procédure de sélection a été mise en place pour désigner le pays hôte du Festival. Hawaii sera le tout premier pays candidat à s'essayer à la tâche.

(11)

5. Pour la première fois, le Conseil organisera, en collaboration directe avec le FIP, une séance de travail pratique conjointe sur la protection et la commercialisation des savoirs traditionnels et des produits des industries culturelles, qui vient couronner six années de collaboration entre la CPS et le FIP. Cette initiative s'inscrit dans le droit fil de l'objectif 10 de la Stratégie culturelle régionale, qui vise à renforcer le travail mené au titre de l'objectif 11 du Plan pour le Pacifique. Le Conseil sera également informé de la récente création du Conseil micronésien des arts, de la culture et du tourisme.

Point 2 de l'ordre du jour - Confirmation du bureau

6. La Directrice générale adjointe de la CPS demande à l'assemblée, selon la procédure adoptée lors de précédentes réunions, d'élire Guam à la présidence du Conseil des arts et de la culture du Pacifique, en sa qualité de pays hôte du prochain Festival des arts du Pacifique, et de confier la vice-présidence à Hawaii, pays pressenti pour l'organisation de la treizième édition. La délégation néo-zélandaise soutient cette proposition, à laquelle s’associe Tokelau. La proposition est approuvée par le Conseil.

7. La Directrice générale adjointe de la CPS demande à l'assemblée s'il y a des délégations volontaires pour participer aux travaux du comité de rédaction. Les représentants des Samoa américaines, de l'Australie, des Fidji, d'Hawaii et de la Nouvelle-Zélande font part de leur souhait de siéger au comité de rédaction, tandis que la Directrice générale adjointe invite les autres délégations désireuses de s'associer à ces travaux à assister aux réunions du comité de rédaction les matinées suivantes, à partir de 7h30.

Point 3 de l'ordre du jour - Horaires de travail

8. La présidente et la vice-présidente prennent place. La présidente propose au Conseil d'approuver les horaires de travail proposés. En l'absence d'objection, la présidente déclare les horaires de travail adoptés en l'état.

Point 4 de l'ordre du jour - Adoption de l'ordre du jour

9. La présidente demande à l'assemblée de se saisir du projet d'ordre du jour et d'examiner son contenu page par page. En l'absence d'objection, la présidente déclare l’ordre du jour adopté en l'état.

Point 5 de l'ordre du jour - Adoption des rapports des vingt-quatre et vingt- cinquième réunions du Conseil des arts et de la culture du Pacifique

10. La présidente demande au Conseil d'approuver les rapports de la vingt-quatre et de la vingt-cinquième réunion du Conseil des arts et de la culture du Pacifique. Elle rappelle qu'à la dernière réunion du Conseil, ce dernier était convenu que les rapports des prochaines réunions seraient approuvés séance tenante, sans être examinés dans le détail, étant donné qu’ils sont distribués bien à l'avance et que les délégations ont tout le loisir de les examiner et d’y apporter des modifications bien avant la réunion du Conseil.

La présidente demande aux délégations si elles souhaitent remettre à l'étude certains des points abordés dans les précédents rapports. Les Samoa américaines proposent

(12)

alors l'adoption des rapports en l'état. Le Samoa s'associe à la proposition et le Conseil approuve les deux rapports.

Décision

11. Les rapports des vingt-quatre et vingt-cinquième réunions du Conseil sont entérinés en l'état.

Point 6 de l'ordre du jour - Festival des arts du Pacifique

Point 6 a) de l'ordre du jour - Présentation du rapport du 11e Festival des arts du Pacifique, tenu aux Îles Salomon

M. Dennis Marita, Directeur adjoint du ministère de la Culture et du Tourisme des Îles Salomon

12. M. Marita présente le rapport d’évaluation du Festival des arts du Pacifique organisé par les Îles Salomon en 2012. Alors que l'organisation de l'édition 2012 du Festival a été officiellement confiée aux Îles Salomon en 2004, les premiers préparatifs n'ont pu être lancés qu'en 2008, lorsque les Samoa américaines ont effectué le passage de témoin. Ce n'est qu'en 2010 et 2011 que les préparatifs ont réellement démarré. Le Festival a apporté son lot de difficultés aux organisateurs, mais ces dernières ont pu être surmontées progressivement à mesure que la population locale s'est investie dans l'événement.

13. Le Festival a été organisé selon le modèle consacré par la CPS : un comité directeur habilité à prendre les décisions, un secrétariat dirigé par le directeur du Festival, épaulé par un directeur artistique (en la personne de M. Marita) et un directeur administratif chargé des services d'appui, ainsi qu’une série de sous-comités chargés d'exécuter les décisions.

14. Les services d'appui ont contribué de manière essentielle au bon déroulement du Festival. Comme c'est souvent la première impression qui compte, un accueil festif et des rafraîchissements ont été organisés dès l'arrivée des délégations à l'aéroport afin que les participants se sentent immédiatement chez eux. Compte tenu du choix des organisateurs de décentraliser une partie du Festival, il a fallu organiser une logistique complexe de transports, qui a représenté l'un des principaux postes de dépenses du Festival. À défaut d'infrastructures préexistantes, de nouvelles installations ont dû sortir de terre. Les travaux de construction du village du Festival se sont étalés sur six mois, non sans heurts (quelques coupures d'eau et problèmes de communication), mais tout a pu être réglé rapidement. De nombreuses personnes se sont investies pour faire aboutir le projet : 461 personnes ont été recrutées dans divers secteurs, des responsables de plateau aux assistants techniques en passant par les logisticiens. Des équipes médicales ont veillé sur la santé des participants, tandis que les installations des établissements scolaires et des institutions retenus pour l'accueil des délégations ont été améliorées. Au total, environ 2 000 artistes ont pu partager leurs talents dans les différents lieux du Festival.

15. Sur le plan financier, le Festival a coûté quelque 170 millions de dollars salomonais. Les factures qui doivent encore être acquittées à certains prestataires de services porteront le coût total à 200 millions de dollars salomonais. Les subventions

(13)

publiques ont été débloquées tardivement, mais le Festival a également été soutenu par divers bailleurs de fonds et partenaires régionaux.

16. Le Festival a eu un grand retentissement auprès des Salomonais, qui ont pu entrevoir l'énorme potentiel que recèlent les industries artistiques et créatives. Le calendrier culturel national s'est étoffé depuis et une amélioration des comportements sociaux a pu être observée. Le Festival a aidé le pays à redorer son blason sur la scène internationale et a contribué au processus de réconciliation nationale.

17. Une analyse de la manifestation révèle une trop grande complexité du mode d'organisation, des doublons et un lourd fardeau financier. Par ailleurs, force est de constater que l'organisation n'a pas su « saisir l'instant » : le travail d'enregistrement audiovisuel et de documentation de l'événement était trop limité, en particulier dans les sites décentralisés.

18. Les prochains pays hôtes du Festival sont encouragés à tirer les enseignements suivants de l'expérience salomonaise : le comité organisateur devrait se composer d'une équipe restreinte et efficace, tirer le meilleur parti possible de l'aide proposée par les organisations internationales, ainsi que de bénévoles internationaux et mettre en place des accords sous-régionaux de coopération culturelle. Il est par ailleurs essentiel de vérifier le statut phytosanitaire du pays hôte après la tenue du Festival, et de veiller à ce que le pays hôte réalise des captations vidéo de la manifestation.

Débat

19. Le représentant des Fidji remercie le Gouvernement des Îles Salomon pour l'organisation réussie du Festival et félicite en particulier les représentants officiels dont il faut saluer l'attitude et l'engagement. C'est avec intérêt qu'il a découvert l'infrastructure culturelle actuellement en place aux Îles Salomon ainsi que les retombées sociales du Festival sur les Salomonais.

20. Le représentant de Niue remercie les Îles Salomon pour la qualité de l'organisation du Festival. Ayant déjà pris part à cinq festivals des arts du Pacifique, il constate que l'organisation s'améliore d'édition en édition. La manière dont les Salomonais sont habités par leur culture l'a particulièrement marqué. La culture aux Salomon est incarnée dans le quotidien et ne repose pas uniquement sur les institutions pour se perpétuer.

21. La représentante de l'Australie remercie les Îles Salomon pour l'organisation du Festival et le privilège qui lui a été donné de découvrir une impressionnante vitrine culturelle. Elle s'associe aux observations de Niue concernant la vitalité de la culture locale, riche patrimoine qui contribue au développement humain.

22. La délégation de la Nouvelle-Zélande remercie les Îles Salomon, mettant tout particulièrement l'accent sur la qualité de l'accueil qui a été réservé aux visiteurs. La délégation néo-zélandaise a constaté combien les Salomonais étaient heureux de partager leur culture, leurs valeurs et leurs savoirs. Elle se dit satisfaite des informations communiquées quant à l'impact durable laissé en héritage par le Festival, montrant tout l'intérêt de la manifestation.

(14)

23. Tokelau s'associe à ces commentaires élogieux, précisant que la délégation de Tokelau est rentrée au pays particulièrement satisfaite de son expérience au Festival.

L'accueil était excellent, en particulier dans les sites décentralisés.

24. Au nom de son Gouvernement, le représentant de Vanuatu remercie les Îles Salomon d'avoir offert leur culture en partage. Il se félicite des efforts de coopération régionale engagés et du fait que les Îles Salomon se sont inspirées de l'expérience néo- calédonienne de décentralisation du quatrième Festival des arts pour organiser leur propre édition. Il souligne à nouveau l’importance de mettre le Festival à la portée de tous, précisant que, bien que la décentralisation représente un coût, la coopération régionale peut apporter sa contribution.

25. La délégation hawaiienne félicite les Îles Salomon pour un Festival remarquable, unique et mémorable à plus d'un titre. Le fait que tout un peuple ait incarné le Festival était particulièrement marquant.

26. Le représentant de la Nouvelle-Calédonie se félicite de la stratégie de décentralisation adoptée par les Îles Salomon, qui a permis aux populations vivant dans les régions plus reculées du pays de s'associer à l'événement.

27. La représentante de la Papouasie-Nouvelle-Guinée remercie les Îles Salomon d'avoir fait de ce Festival une véritable source d'inspiration, en particulier grâce à sa cérémonie d'accueil aux sons des flûtes de Pan et à son lac artificiel dans le village du Festival. Elle remercie par ailleurs M. Marita pour les précieux enseignements qu'il livre aux prochains pays hôtes et convient des avantages de la décentralisation.

28. John Wasi, secrétaire permanent du ministère de la Culture et du Tourisme des Îles Salomon, remercie toutes les délégations nationales qui ont fait le déplacement pour assister au Festival, vitrine d’une Océanie unie, investie dans le partage et la perpétuation de ses cultures. Il remercie la CPS, qui est restée aux côtés du comité organisateur avant et pendant tout le Festival, et rend hommage à l’ensemble des contributions et des aides dont a bénéficié le pays. Il souhaite à Guam beaucoup de succès dans les préparatifs du prochain Festival.

Point 6 b) de l’ordre du jour – Point sur les préparatifs du 12e Festival des arts du Pacifique, organisé à Guam

Mme Jacqueline Balbas, coordonnatrice des programmes du Conseil national des arts et des lettres de Guam

29. Au nom du Gouvernement et du peuple de Guam, Mme Balbas présente un point sur les préparatifs du douzième Festival des arts du Pacifique. Le thème de l'événement est désormais fixé : Notre patrimoine culturel, notre patrimoine naturel, notre patrimoine commun et l'harmonie des voix de l'Océanie. Le calendrier est lui aussi fixé : le Festival se déroulera du 22 mai au 4 juin 2016.

30. Le comité de coordination du Festival est composé de 14 membres et supervisera l'organisation. Six sous-comités se chargent de la programmation, de la logistique, du recrutement des bénévoles, du marketing, du volet financier et des cérémonies. Le

(15)

comité chargé de la programmation culturelle a tenu sa première réunion en novembre 2012 et a déjà organisé plusieurs ateliers. Il s'occupe également du programme artistique dans les disciplines suivantes : arts plastiques, littérature, arts du spectacle, arts traditionnels, forums et séminaires.

31. Une fois le comité de coordination constitué, le directeur du Festival sera nommé.

Les sous-comités seront alors établis et un plan opérationnel sera formulé. La mise en œuvre du plan débutera dès 2015.

32. Le Festival devrait coûter environ 13 millions de dollars US, couverts par des dotations budgétaires du Gouvernement et le secteur privé. La Banque de Guam (Bank of Guam) et la compagnie United Airlines sont des partenaires officiels du Festival et se sont engagées à faire de cette manifestation une réussite. Les négociations de parrainage entamées avec les opérateurs de télécommunications, les compagnies pétrolières, les établissements hôteliers, les concessionnaires automobiles et les compagnies de transport maritime sont toujours en cours.

33. La campagne locale de promotion du Festival a démarré le 13 mai 2014, sous la houlette de l'office du tourisme de Guam, qui se charge du volet marketing du Festival.

Pour le restant de l’année, l'accent sera mis sur la promotion du Festival à l'échelon local, suivie d'une promotion à l'international dès 2015 et d'une intensification des campagnes de promotion en 2016, l'objectif étant de susciter un véritable engouement auprès des participants.

34. Les formulaires envoyés aux pays membres de la CPS permettront d'obtenir des renseignements complémentaires sur les besoins en termes de transport maritime et d'affrètement aérien ainsi que sur la taille des délégations participantes.

Débat

35. La délégation de Palau indique qu'elle espère que Guam s'intéressera également aux retombées à long terme du Festival.

36. La délégation des Fidji souhaite à Guam beaucoup de succès dans ses préparatifs et demande si un nombre maximal de participants a été fixé pour la constitution des délégations nationales. La représentante de Guam précise que le chiffre de 150 a été retenu. La délégation australienne précise qu'elle aura moins de 150 participants et que d'autres pays pourraient par conséquent augmenter leurs effectifs si cela semblait nécessaire.

37. La représentante de l'Australie demande quel serait le meilleur moment pour effectuer une première reconnaissance des lieux du Festival. La représentante de Guam propose la fin 2014 ou le début 2015.

38. La délégation des États fédérés de Micronésie propose son concours à Guam en vue de l'organisation du Festival.

(16)

39. Le représentant de Vanuatu souhaite savoir si le Conseil se réunira à Guam, avec le concours financier de la CPS. Mme Elise Huffer de la CPS répond que la dernière réunion du Conseil avant la tenue du Festival se tient habituellement dans le pays hôte.

40. Le représentant de Niue s'enquiert des liaisons aériennes proposées vers Guam par d'autres compagnies que United Airlines. Mme Huffer de la CPS indique que des discussions seront tenues avec d'autres compagnies aériennes et que la possibilité d'affréter des vols est également envisagée.

Point 6 c i) de l'ordre du jour - Présentation du dossier de candidature d'Hawaii pour l'organisation du 13e Festival des arts du Pacifique (2020)

Mme Leslie Mapuana de Silva, Directrice exécutive, Kumu Hula, Hawaii

41. Hawaii présente son dossier officiel de candidature pour l’organisation du 13e Festival des arts du Pacifique aux membres du Conseil.

42. L’exposé porte, entre autres, sur les points suivants :

a. un calendrier provisoire prévoyant la tenue du Festival entre les mois de juin et août 2020 ;

b. les services de police, les soins de santé et les services d’urgence ;

c. les propositions de sites d’hébergement, le village du Festival et les cérémonies d’ouverture et de clôture ; et

d. les capacités de transport.

43. Des courriers de soutien rédigés par les pouvoirs publics et les communautés locales ont été adressés à l'assemblée législative de l'État d'Hawaii (Résolution concomitante du Sénat 57 HD 1), au cabinet du Gouverneur de l'État d'Hawaii, au Directeur général du Bureau des affaires hawaiiennes et à son conseil d'administration, à l'Office du tourisme d'Hawaii, au cabinet du maire d'Honolulu, au conseil municipal de la ville et du comté d'Honolulu (Résolution 14-85), et à la Chambre de commerce d'Hawaii.

Point 6 c ii) de l'ordre du jour – Candidature(s) à la suppléance, manifestation(s) d'intérêt pour l'organisation du 13e Festival des arts du Pacifique (2020)

44. Mme Huffer de la CPS explique aux membres du Conseil qu'un courrier a été adressé aux pays membres polynésiens (conformément au système de rotation entre la Micronésie, la Mélanésie et la Polynésie adopté par le Conseil) afin de les inviter à se porter candidats suppléants à l’organisation du treizième Festival, mais qu'aucune réponse n'a été reçue. Aucun dossier n’est donc présenté au Conseil par les pays membres polynésiens.

Débat

45. La Polynésie française propose de présenter sa déclaration d’intérêt lors de la prochaine réunion du Conseil, précisant que lors de la vingt-cinquième réunion du Conseil, elle avait déjà indiqué qu’elle était disposée à assumer l’organisation du Festival en 2020 en cas de défection.

(17)

46. Après quelques échanges concernant la suggestion faite par la Polynésie française, le représentant des Samoa américaines propose au Conseil de donner la possibilité aux autres pays polynésiens de se porter candidats à la suppléance.

47. La délégation fidjienne recommande au Conseil d’accepter la candidature hawaiienne, proposition appuyée par la représentante de l'Australie.

48. La présidente adresse ses félicitations à Hawaii et prie les autres pays polynésiens disposés à suppléer Hawaii d’en informer le Conseil. Le représentant de Niue indique que son pays serait ravi de se porter candidat, mais qu'il n'en a pas les moyens en l'état actuel des choses. La déléguée de la Polynésie française confirme que les pays polynésiens débattront de cette question et informeront le Conseil du fruit de leurs échanges.

Décision

49. Le Conseil convient de :

a. entériner la candidature d'Hawaii en vue de l’organisation de l'édition 2020 du Festival ; et de

b. prier les pays polynésiens de s’entretenir sur la question de la suppléance et d’indiquer au Conseil quel/s membre/s présentera/ont sa/leur candidature à l’organisation de l’édition 2020 du Festival, au cas où Hawaii serait obligé de se désister.

Point 6 d i) de l'ordre du jour - Manuel du Festival Mme Letila Mitchell, Consultante, TiPau Ltd

50. En guise d'introduction, Mme Huffer de la CPS explique brièvement à l'assemblée que le Conseil, lors de sa vingt-quatrième réunion, a donné son aval à l'élaboration d'un manuel du Festival et en a confié la mission à Letila Mitchell, de la société TiPau Ltd.

51. Tout d'abord, Mme Mitchell précise qu'elle s'est appuyée sur le Guide à l'intention des comités organisateurs du Festival, élaboré en 2005, ainsi que sur d'autres documents établis pour les précédentes éditions du Festival, afin de rédiger un guide pratique et convivial, susceptible d'être adapté au fil des ans. Elle explique que le manuel proposé se divise en quatre sections :

a. Première section - Description générale du Festival : rappel historique et informations générales sur le Festival des arts du Pacifique. Cette section peut avoir valeur de charte.

b. Deuxième section - Organisation du Festival en amont : conception, planification et développement dans les quatre à six années précédant le Festival.

c. Troisième section - Le Festival : exécution et opérations dans les six mois précédant le Festival et pendant toute sa durée.

(18)

d. Quatrième section - Bilan du Festival : héritage du Festival, rapports, dissolution et transfert des connaissances.

52. L'objectif à long terme est de renforcer le Festival, en s'appuyant sur les expériences des pays hôtes, et de jeter les bases d'un système de transfert des connaissances et d'une collection de documents-types, d'outils et de bases de données.

La mission de la consultante consistait, d'une part, à fournir au comité organisateur du Festival un manuel pratique et simple à utiliser, accompagné de directives, d'outils et de documents-types propres à faciliter la planification et la mise en place du Festival, et, d'autre part, à donner aux pays hôtes un document modèle qu'ils seraient libres d'adapter pour établir leur propre manuel.

53. La première partie du manuel consiste en une description générale du Festival. La deuxième partie traite de la planification et de la mise en place du Festival dans le pays hôte. La troisième partie est constituée de 29 annexes contenant des modèles et des directives touchant à l'ensemble de l'organisation d'un festival.

Débat

54. Le représentant des Fidji remercie Mme Mitchell pour son exposé, indiquant qu'il tombe à point nommé. Il souhaiterait savoir si les statistiques sont traitées dans l'une des parties du manuel. Mme Mitchell précise que le manuel préconise de recueillir des informations sur les artistes et de nombreux autres aspects du Festival. Ces données peuvent être ajoutées à chaque Festival. Mme Huffer de la CPS souligne que les statistiques devraient être l'un des héritages du Festival. Ce volet doit être traité en partenariat avec des universités et des pays pouvant apporter leur concours, tels que l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Une stratégie visant à réaliser une analyse statistique du Festival pourrait être évoquée pour le prochain Festival à Guam.

55. Le représentant des Îles Salomon remercie Mme Mitchell pour son exposé et la qualité de son travail. Il regrette que les Îles Salomon n'aient pu profiter de ce manuel lors de leur toute récente édition du Festival, mais confirme qu’il sera utile pour les prochaines manifestations. Il met en avant l'importance du travail à mener en aval du Festival. Il précise que le personnel du Festival est en général épuisé à l'issue des festivités et que cette dimension tend à être négligée, ce qui explique la remise tardive des rapports. Il indique qu'il est essentiel d'informer les responsables politiques des réalisations et des résultats à mettre à l'actif du Festival, que ce soit en termes de bénéfices pour les populations, de développement artistique ou de développement national.

56. La délégation australienne remercie également l'intervenante pour son exposé et demande à ce que le Conseil examine plus avant la question des industries créatives.

Point 6 d ii) de l'ordre du jour - Analyse SWOT du Festival et du Conseil des arts et de la culture du Pacifique

Mme Letila Mitchell, Consultante, TiPau Ltd

57. Mme Mitchell présente l'analyse SWOT (forces, faiblesses, possibilités et menaces) du Festival et du Conseil des arts et de la culture du Pacifique, au regard du modèle mis

(19)

en place pour les Jeux du Pacifique. La toile de fond économique, culturelle et sociale du Festival des arts du Pacifique et des Jeux du Pacifique est similaire, si bien que les deux événements sont confrontés à des défis analogues. Le choix des Jeux du Pacifique aux fins de comparaison tient également aux éléments qui rapprochent les deux manifestations : dimension, participation régionale et contexte historique (les Jeux du Pacifique Sud ont également été instaurés par la CPS). Cette analyse SWOT devrait aider le Conseil des arts et de la culture du Pacifique à mettre à l'étude certains aspects clés de l'organisation du Festival : évaluation des orientations stratégiques du Festival, élaboration de stratégies d'engagement avec les parties prenantes, de gestion financière, de marketing et de gestion, et recherche de solutions à long terme pour développer et pérenniser le Festival.

58. Manifestation culturelle unique en son genre en Océanie, le Festival des arts du Pacifique contribue à la conservation de la culture et des pratiques culturelles dans la région, en ce qu’il constitue un espace d'échange de savoirs, de compétences et de ressources. Il offre également une porte d'accès vers le marché international, où acheteurs et universitaires peuvent découvrir les artistes océaniens.

59. Sur la question de la gouvernance, le Festival et les Jeux du Pacifique sont tous deux dotés d'un conseil directeur. Mais là où le Conseil des Jeux se consacre entièrement à cette manifestation sportive, le Conseil des arts et de la culture du Pacifique exécute un mandat bien plus large en définissant le cadre dans lequel la culture évolue dans la région. Le président des Jeux du Pacifique est élu et les Jeux sont dotés d'un secrétariat à plein temps. Divers cadres juridiques particuliers, manuels et documents-types régissent par ailleurs l'organisation des Jeux du Pacifique, imposant au pays organisateur de répondre de normes précises. En revanche, les pays hôtes du Festival établissent, pour chaque édition, leur propre cadre, faisant souvent double emploi.

60. Concernant le financement, les fédérations sportives et les comités nationaux olympiques prêtent leur concours pour la mise en place et l'organisation des Jeux, tandis que d'importants crédits publics sont votés par le gouvernement hôte en faveur de l'événement. Par ailleurs, des mécènes privés financent une grande partie des Jeux, tandis que les droits de parrainage et les droits commerciaux, y compris les droits de diffusion télévisée, sont vendus pour chaque édition des Jeux. Pour sa part, le Festival des arts du Pacifique est financé par des crédits publics et, dans une moindre mesure, par des financements régionaux et internationaux, ce qui met en péril la structure de financement de l'événement si l'exécutif doit revoir ses priorités. Sans un soutien financier constant, il est difficile d'assurer la formation et le recrutement de personnel qualifié pour le Festival. Au Festival, le recours à des sponsors privés est une pratique nouvelle apparue lors des trois dernières éditions, et les politiques relatives aux mécénats et aux produits dérivés n'ont fait leur apparition que lors du 12e Festival et font encore l’objet d’incertitudes. Pendant le Festival, il demeure difficile d'assurer la protection des droits de propriété intellectuelle et des savoirs traditionnels, ainsi que le respect de la législation sur le droit d'auteur.

61. En ce qui concerne le choix du pays organisateur, la désignation du pays hôte des Jeux du Pacifique est le résultat d'un processus de sélection compétitif, obéissant à des règles et à des critères clairement définis. Le Conseil des Jeux signe avec le pays hôte un contrat exposant les obligations et les responsabilités de ce dernier, ce document ayant

(20)

un caractère contraignant. Dans le cas du Festival, l'organisation de l'événement est confiée par alternance à chaque sous-région du Pacifique (Mélanésie, Micronésie, Polynésie). Les pays hôtes de la sous-région désignée étaient jusqu’ici invités à présenter une déclaration d’intérêt sous la forme d’un document de candidature succinct. Le principe de roulement a été maintenu, mais le Conseil exige désormais la présentation d’une candidature en bonne et due forme. Ainsi, Hawaii a déposé une candidature complète pour l’organisation du treizième Festival en 2020. Le pays hôte, la CPS et le Conseil des arts et de la culture du Pacifique se mettent d'accord sur les responsabilités incombant à chacun, mais n’établissent pas de contrat formel. Étant donné que le principe de l'alternance garantit une certaine équité, le Conseil devrait envisager la tenue de mini-festivals, permettant aux petits pays d'organiser une manifestation à une échelle correspondant à leurs capacités.

62. Les Jeux du Pacifique sont organisés sur la base de divers accords techniques (accréditation, lieux et installations, hébergement, restauration et transports), et leur système d'accréditation détermine les niveaux d'accès et d'autorisation, et facilite le maintien de l'ordre et le contrôle de la sécurité. Les Jeux du Pacifique disposent d’une base de données centralisée, régulièrement mise à jour, et employée d'année en année.

En revanche, au Festival des arts du Pacifique, le système d'accréditation ne sert qu'aux fins d'identification et une nouvelle base de données doit être créée à chaque nouvelle édition. Alors que les Jeux du Pacifique font l'objet d'une vaste couverture médiatique multilingue et sont largement retransmis dans tous les pays participants et au-delà, le Festival n'est retransmis que depuis sa neuvième édition (Pago Pago, Samoa américaines). Le Centre régional des médias de la CPS sera peut-être en mesure (s’il reste rattaché à la CPS) d’accompagner les pays tout au long du processus, notamment pour l'établissement des protocoles requis. Or, ce processus est déjà bien établi pour les Jeux du Pacifique. Les parties prenantes des Jeux du Pacifique ont accès aux manuels techniques du Comité international olympique, lesquels peuvent également orienter la gouvernance du Festival si nécessaire.

Débat

63. Mme Huffer de la CPS indique que l'analyse SWOT pourra être consultée sur le site Web de la CPS et qu'un groupe de travail sur le renforcement du Festival et du Conseil se penchera sur le manuel du Festival et les recommandations émanant de l’analyse SWOT.

Ce groupe de travail se réunira en fin d’année et analysera, le cas échéant, d’autres modèles, outre celui mis en place par les Jeux du Pacifique.

Décisions

64. Le Conseil prend note des principales recommandations présentées par la consultante au groupe de travail sur le Festival et le Conseil :

a. Sur le plan de la gouvernance, le Conseil devrait réévaluer « l'axe stratégique » du Festival des arts, élaborer un plan stratégique, mettre en place un secrétariat à plein temps et élaborer une Charte du Festival des arts du Pacifique.

b. Le Conseil devrait élaborer des manuels techniques portant sur les domaines suivants : accréditation, restauration, transport, hébergement, sites et infrastructures artistiques, médias et retransmission, parrainage et

(21)

marketing, conception, personnel, cérémonies et protocole, droits de propriété intellectuelle et savoirs traditionnels. Une base de données et un système d'accréditation centralisés devraient également voir le jour.

c. Le Conseil devrait mettre en œuvre une procédure officielle de sélection du pays hôte, sur présentation de dossiers. À défaut, le Conseil pourrait recourir à un processus officiel normalisé d'attribution de l'organisation du Festival des arts. Il devrait également élaborer un accord-type de pays hôte.

d. Le Conseil devrait appeler à l'adoption de mesures permettant de faire déposer la marque du Festival et de développer une véritable stratégie de marque, de sorte à attirer des financements.

e. Le Conseil devrait mettre en place un programme officiel pour les représentants d'organisations artistiques, les acheteurs, les galeristes, les commissaires d'expositions et les autres représentants de secteurs intéressés (tourisme, commerce, etc.) venus de l'étranger.

Point 7 de l'ordre du jour - Point sur les politiques culturelles

Point 7 a) de l'ordre du jour - Exposés succincts présentés par certaines délégations : Fidji, Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Palau, Papouasie- Nouvelle-Guinée, Tuvalu, Wallis et Futuna

M. Sipiriano Nemani, responsable principal des politiques nationales, ministère du Patrimoine national, de la Culture et des Arts, Fidji

65. M. Nemani présente un point sur la mise en œuvre de la politique culturelle nationale. Il plante tout d'abord le décor en décrivant brièvement le contexte historique, multiracial et multiculturel des Fidji.

66. Pour leur politique culturelle, les Fidji accordent un certain degré de priorité aux Fidjiens de souche, les iTaukei, tout en militant pour la prise en compte de tous les groupes culturels et ethniques. La politique vise avant tout à sauvegarder la culture et les pratiques culturelles, en particulier celles qui sont en résonance avec les sphères sociale, politique et économique de la nation. La culture a également un rôle à jouer dans le développement national, et l'éducation constitue un vecteur de promotion intergénérationnelle de la culture.

67. La mise à jour de la politique culturelle nationale fidjienne a commencé par une revue de la littérature existante sur les activités menées aux Fidji au titre de la politique culturelle. Suite à un exercice de cartographie culturelle, la politique révisée a fait l'objet d'une consultation sélective, y compris auprès des communautés. Le pays compte aussi mettre en place un groupe de travail national et un forum national sur la culture afin d'obtenir des orientations et de nouveaux retours d'information.

68. D'après les conclusions préliminaires de l'exercice, les principaux acteurs nationaux comprennent mal la culture et ses liens avec le développement durable. On compte également peu de données et de statistiques sur la culture, difficulté que les Fidji entendent résoudre en mettant en place une cellule chargée des données. Depuis 2006, de nombreux décrets et amendements sur la culture ont été adoptés et doivent désormais faire l’objet d’un examen et d’un effort de coordination. Les Fidji espèrent resserrer les liens de collaboration entre le ministère des Affaires iTaukei et d'autres organes de l'exécutif sur le dossier de la culture.

(22)

69. Pour conclure son exposé, M. Nemani livre quelques exemples de réussites dans le secteur culturel et présente les objectifs que le pays ambitionne pour l'avenir.

L'inscription de Levuka au patrimoine mondial de l'UNESCO constitue une grande victoire pour le pays. Le Gouvernement entend améliorer l'infrastructure requise pour faire prospérer la culture, et notamment lancer le chantier du musée national.

M. Régis Vendégou, Directeur de la culture, de la condition féminine et de la citoyenneté, Nouvelle-Calédonie

70. M. Vendégou commence son exposé en rendant hommage au lieu et à l’hôte de cette réunion. Il présente ensuite des informations de caractère général sur la Nouvelle- Calédonie en mettant en avant son riche patrimoine culturel marqué par l’empreinte des Mélanésiens, des Européens et d’autres communautés qui ne sont pas toujours intégrées dans la société calédonienne, comme les personnes venant de l’ancienne Indochine française ou de Wallis et Futuna. L’harmonisation des relations culturelles entre la culture kanak et le monde moderne n’a pas été aisée, difficulté rencontrée notamment par la jeune population kanak de Nouvelle-Calédonie.

71. La sphère socioculturelle entre dans le champ des compétences de la Nouvelle- Calédonie, et cette dernière encourage la diversité linguistique et s’emploie à intégrer les langues vernaculaires et les savoirs traditionnels dans le système éducatif, parallèlement aux disciplines culturelles classiques et modernes.

72. En 2010, les Accords de Nouméa ont permis la création d’un inventaire du patrimoine kanak. Ce projet vient renforcer les efforts consentis par les Archives de Nouvelle-Calédonie et le Musée de Nouvelle-Calédonie. La Nouvelle-Calédonie rachète désormais certaines œuvres vendues et éparpillées dans le monde entier et participe à des échanges avec d’autres musées pour certaines pièces. Une partie de ces œuvres est exposée au Musée de Nouvelle-Calédonie à Nouméa.

73. Toute une série de mesures sont prévues pour la période 2014-2016 et certaines ont déjà vu le jour. Les textes de loi relatifs au statut professionnel des artistes de toutes disciplines et à la protection des savoirs traditionnels et des expressions culturelles sont en cours d’achèvement. Les programmes scolaires encouragent l’enseignement des langues vernaculaires ainsi que la création d’outils pédagogiques adaptés.

74. M. Vendégou conclut son exposé en présentant les trois futures priorités du domaine de la culture :

a. parvenir à un rééquilibrage, mot-clé des Accords de Nouméa de 2010. Cet exercice de plus en plus important vise à réduire les inégalités géographiques et culturelles ;

b. mettre en œuvre des politiques permettant de démocratiser l’accès à la culture, notamment à travers l’enseignement culturel et artistique, la vulgarisation de l’art et l’offre d’activités destinées aux populations ne profitant pas des mêmes possibilités ;

c. améliorer l’intégration de la Nouvelle-Calédonie dans son cadre régional, grâce à la coopération, et aux expositions et artistes itinérants.

(23)

Mme Natacha Helme, Conseillère technique en charge de la culture, Polynésie française 75. Mme Helme indique d’emblée que la politique culturelle de la Polynésie française est en cours d’achèvement et qu’elle a pour but de reconnaître, d’encourager et de diffuser la culture à des fins de développement économique. En effet, en Polynésie française, plus de 8 000 familles vivent du secteur culturel, source considérable de revenus. Et pourtant, les industries culturelles ne sont pas couvertes dans leur intégralité par les données économiques du pays.

76. La Polynésie française s’attelle à plusieurs objectifs dans le domaine de la culture.

Il est nécessaire d’intégrer la culture aux plans nationaux de développement et de la mettre en avant dans le tourisme. La Polynésie française s’emploie également à formuler et à parachever un texte de loi relatif au patrimoine et aux savoirs culturels, qui permettra de mieux recenser et protéger les œuvres culturelles et artistiques. La politique culturelle de la Polynésie française portera sur la gestion des sites culturels et la création et la gestion des installations correspondantes. En outre, un plan d’action est en cours d’élaboration et vise l’inscription de deux sites au patrimoine mondial de l’UNESCO. La Polynésie française met également sur pied des instances nationales pour encadrer les différents secteurs et aspects de la culture et œuvre en faveur d’investissements et de moyens financiers plus conséquents pour le secteur culturel.

77. La Polynésie française poursuit ses efforts de formation auprès des enseignants en soulignant l’importance d’inclure la culture dans les apprentissages en classe.

L’enseignement des langues vernaculaires gagne du terrain et le travail pédagogique se poursuit alors que le pays entame la deuxième étape de rédaction du manuel d’enseignement de la langue tahitienne à l’école primaire. La Polynésie française prépare également un manuel pour le cycle secondaire. Pendant la semaine du patrimoine en Polynésie française, les écoliers sont mis en contact avec des activités et supports culturels. Cependant, il est regrettable de constater que les pouvoirs publics ont appliqué des coupes sombres au financement destiné à la culture en 2012-2013 et que la Polynésie française ne dispose pas de l’appui de bailleurs pour ses programmes culturels.

78. En 2014-2016, la Polynésie française s’emploiera à codifier les droits de propriété culturelle intellectuelle et à protéger les sites du patrimoine national, notamment les sites archéologiques. Elle s’attachera également à créer une économie de la culture, à diffuser l’art et à mettre en place un programme d’incitation fiscale pour la création artistique.

79. Mme Helme conclut son exposé en préconisant l’accroissement des échanges culturels afin de favoriser le renforcement des capacités de tous les États et Territoires insulaires océaniens.

Mme Sylvia Kloulubak, Spécialiste de la conservation du patrimoine historique, Bureau des arts et de la culture, Palau

80. Mme Kloulubak fait tout d’abord un point sur la politique culturelle nationale de Palau, encore à l’état de projet et étalée sur la période 2012-2021. Cette politique vise à protéger, à conserver et à promouvoir le patrimoine culturel de Palau de manière constructive.

(24)

81. Sous l’angle juridique, la loi ne tolérera plus la double chefferie. Tous les chefs seraient ainsi tenus de résider dans le village dont ils ont la charge car bon nombre d’entre eux vivent loin des villages dont ils ont la responsabilité et sont ainsi peu sensibles aux besoins ou aux difficultés rencontrées par les communautés locales.

Remédier à ce problème permettra d’empêcher la dissolution des autorités coutumières.

Afin de maintenir l’intégrité de la culture palauane, les chefs coutumiers devraient veiller à la protection et à l’utilisation des pratiques et protocoles d’usage, par les voies coutumières adéquates. Un tribunal coutumier sera créé et fonctionnera en parallèle du système juridique actuel. Un sceau d’authenticité palauan sera conçu et utilisé afin de protéger les arts et les savoirs locaux contre les exploitations abusives. Enfin, les filières artistiques et culturelles locales seront renforcées à travers une législation complète visant à promouvoir les arts et l’expression artistique.

82. Concernant la recherche et l’enseignement, un institut d’études palauanes verra le jour. Alors que c’est une nation indépendante, Palau ne dispose pas d’institut proposant un enseignement complet en palauan. À Palau, les enseignements sont dispensés en anglais, mais la langue maternelle des étudiants est le palauan, ce qui peut porter à confusion. Le concept de club d’apprentissage basés sur le diangel (symbolique du lieu de mouillage) et de l’eliuis (symbolique de la tarodière) sera développé afin de promouvoir les connaissances traditionnelles liées aux hommes et aux femmes respectivement et aux structures culturelles traditionnelles. L’enseignement de la culture palauane devrait être dispensé dans les cycles supérieurs des arts et des lettres, et nécessitera non seulement la création d’installations comme des théâtres, des galeries d’art ou un centre national de recherche, mais également un engagement politique et financier.

83. Quant au sceau d’authenticité palauan, une campagne de sensibilisation sera lancée et mettra notamment en avant la procédure d’enregistrement. Il est nécessaire de protéger l’art et le savoir local de toute interprétation ou exploitation abusive ainsi que de remettre au goût du jour les sports traditionnels palauans. La campagne autour du sceau d’authenticité palauan s’accompagnera de la création d’une banque monétaire traditionnelle destinée à protéger les monnaies traditionnelles anciennes faites de perles. De même, Palau a l’intention d’établir un registre du patrimoine culturel et naturel, un registre national du patrimoine naturel et un registre national du patrimoine culturel (à la fois matériel et immatériel).

Décision

84. Le Conseil prend note des principales recommandations soumises à l’examen des pays membres par Palau :

a. Afin d’assurer l’adhésion à la politique, il est impératif d’engager des consultations avec les autorités traditionnelles et gouvernementales sur l’intégralité des dispositions associées à l’adoption et à la mise en œuvre de la politique. Il est tout aussi important de veiller à faire connaître au grand public l’ensemble des facettes de la politique.

b. Il convient d’élaborer une législation appropriée, qui prévoie la désignation d’organismes d’exécution et l’établissement de mécanismes de suivi et de rapport. Il est essentiel que les autorités avalisent la politique et qu’un

(25)

organisme ou un groupe de travail compétent soit désigné si l’on veut garantir la bonne élaboration de la politique.

Mme Marianna Ellingson, Directrice générale, Tourisme, arts et culture, Papouasie- Nouvelle-Guinée

85. Mme Ellingson commence son allocution en remerciant la CPS d’avoir organisé cette réunion. Elle salue également le fait que la réunion ait lieu à Vale ni Bose, ce qui est une excellente décision. Elle présente ensuite quelques informations générales sur la Papouasie-Nouvelle-Guinée, qui compte près de sept millions d’habitants répartis dans 22 provinces. Le millier de tribus vivant dans le pays parle plus de 800 langues différentes.

86. La politique culturelle nationale de la Papouasie-Nouvelle-Guinée a été approuvée en 1997, et est mise en œuvre depuis cette date. L pays dispose en outre d’une loi sur le musée national, votée en 1985, et d’une loi sur la commission culturelle nationale, datant de 1992. La politique culturelle a fait l’objet d’un examen en 2008 à la suite de la ratification par le pays de la Convention de l’UNESCO de 2003 et, plus récemment, de l’accord régional sur la protection des savoirs traditionnels en Mélanésie.

Un programme de cartographie culturelle est en cours dans tout le pays.

87. Le principal défi que doit relever le secteur culturel du pays est lié à la diversité des cultures : comment intégrer toutes ces cultures au sein d’une même politique. Par ailleurs, le pays se caractérisait auparavant par un fort désir d’exclure la culture du tourisme pour en protéger les éléments sacrés et secrets. La Papouasie-Nouvelle-Guinée s’interroge également sur les moyens d’intégrer la culture au tissu économique local, afin de la promouvoir dans tout le pays.

88. Mme Ellingson conclut sa déclaration en présentant quelques-uns des résultats obtenus et des objectifs futurs du pays en matière culturelle. L’État a pris des mesures pour sensibiliser davantage la population à la nécessité de la protection et de la valorisation de la culture. Pour l’avenir, la Papouasie-Nouvelle-Guinée entend exploiter le potentiel des technologies de l’information et de la communication pour promouvoir la culture, et continuer l’examen des politiques et de la réglementation dans ce domaine.

Mme Alamai Sioni, Directrice du service de la culture, ministère de l’Intérieur, Tuvalu 89. En guise d’introduction, Mme Sioni dresse un état des lieux de la politique nationale culturelle de Tuvalu. Compte tenu de la taille réduite du service de la culture ainsi que de son manque d’effectifs, cette politique est encore à l’état de projet, mais quelques modifications mineures ont été apportées. Certains hauts fonctionnaires du ministère de l’Intérieur se sont opposés à ce document, qui, d’après eux, doit être raccourci et modifié avant d’être présenté pour approbation. La traduction du document dans la langue vernaculaire sera plus longue que celle du document de départ. D’autres sont d’avis que le champ d’application de ce projet de politique est trop vaste, et que le petit service de la culture de Tuvalu aura du mal à tout gérer. Tuvalu recherche des aides pour affiner sa politique culturelle. Le service de la culture entend mettre la dernière main au projet de politique avant la fin de l’année 2014 et le présenter au Conseil des ministres, pour une mise en œuvre à l’horizon 2016.

(26)

90. Mme Sioni conclut sa déclaration en présentant plusieurs réalisations et activités prévues dans le domaine culturel à Tuvalu. Le ministère de l’Intérieur organise actuellement des réunions entre ses différents services, afin de permettre aux fonctionnaires de se rencontrer, de discuter des politiques et de formuler des plans stratégiques pour 2014 et au-delà. Ces réunions visent à faciliter l’intégration de la culture. Le ministère organise également une visite des îles périphériques afin de consulter les populations sur les questions qui intéressent chaque service. Par ailleurs, le service de la culture tiendra prochainement deux conférences, et recherche de l’aide à cet effet.

Point 7 b) de l’ordre du jour – Mise en œuvre des politiques – difficultés rencontrées et réalisations : points présentés par les Îles Salomon et les Tonga M. Dennis Marita, Directeur adjoint du ministère de la Culture, Îles Salomon

91. M. Marita ouvre la déclaration des Îles Salomon en félicitant les Tonga pour la réussite du lancement de leur politique culturelle nationale, avant de présenter un état des lieux de la politique des Îles Salomon en la matière. La politique nationale Kalsa des Îles Salomon a été adoptée et lancée en 2013, mais sa mise en œuvre reste difficile. Le service de la culture a organisé deux ateliers afin d’élaborer une stratégie de mise en œuvre à l’échelle du pays. Cette stratégie doit être en phase avec le plan de développement national des Îles Salomon, car elle doit s’inscrire dans le cadre des objectifs de développement national.

92. Les Îles Salomon doivent relever plusieurs défis dans le cadre de leur politique nationale Kalsa, et notamment celui du financement des activités culturelles. Les années où a lieu le Festival des arts du Pacifique, le pays a en effet très peu de fonds disponibles pour ses autres programmes culturels. L’approche intersectorielle constitue un autre de ces défis. Il faut déterminer qui est responsable des différents aspects de la stratégie de mise en œuvre de la politique, car le service culturel des Îles Salomon ne peut s’en charger dans son intégralité. Certaines composantes de la politique nécessitent de mobiliser des fonds et des compétences en externe.

93. Pour ce qui est des réalisations des Îles Salomon dans le domaine de la culture, l’adoption de la politique nationale Kalsa est en elle-même une marque de succès. De fait, c’est la première fois que le pays dispose d’une politique culturelle depuis son indépendance en 1978. La stratégie de mise en œuvre à l’échelle nationale est en cours d’élaboration, et des progrès ont été réalisés.

94. Pour l’avenir, les Îles Salomon veulent promouvoir l’idée selon laquelle la politique culturelle doit accorder la même importance à toutes les cultures. La mise en œuvre de certains éléments de cette politique nécessitera la ratification des instruments normatifs culturels de l’UNESCO et de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), et les Îles Salomon entendent avancer dans ce sens. En outre, le pays est en train de mettre en place un Conseil national des arts et de la culture. Cette mesure est importante, car le Conseil bénéficiera de crédits propres, ce qui permettra d’éviter les réductions budgétaires dans le secteur culturel les années de festival.

Mme Pulupaki ‘A Siuilikutapu Ika, Directrice générale adjointe, ministère de l’Intérieur, Tonga

Références

Documents relatifs

Dès qu’une date sera fixée pour cette opération, l’information sera diffusée au comité et au voisinage par les canaux de communication habituels.. Les travaux ne devraient pas

Nous avons conscience que le port du masque est inconfortable pour les élèves mais malheureusement le protocole sanitaire est clair, le port du masque est obligatoire pour tous

• Que l’IDEC a été analysé seulement dans deux rivières (Lois et Harricana), considérant le coût élevé de cette analyse pour toutes les rivières, l’OBVAJ a opté pour

Un transport par autobus serait grandement préféré même si c’est plus cher, pour faciliter l’organisation et éviter de se retrouver avec des gens sans voitures pour se rendre.

Il fait état de longues conversations au plus haut niveau de la direction sur le rapport d’évaluation à mi-parcours, et en particulier sur les implications pour les autres

« Des pays Comme Le brésiL, L’inDe et L’afriQue Du suD pourraient assurer Le LeaDership à L’heure où nous CherChons à étabLir De nouveaux partenariats pour Lutter Contre Le

Elle insiste à nouveau sur la nécessité de prendre en compte tant les politiques de sécurité et de défense des six États membres de l’UE qui ne font pas partie

L’article en question est le suivant : « En cas d’absence de l’un des membres lors de trois séances consécutives de la CLE ou du Bureau, sans donner de pouvoir