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Sommaire : r=-=:===:L-
- DEDICACES.
- REMERCIEMENTS.
I. INTRODUCTION GENERALE ... 01
II. PROBLEMATIQUE ... 02
III. HYPOTHESES ... 03
IV. OBJECTIFS DE RECHERCIIE ... 04
IV. nŒTHODOLOGIE D'APPROcHE ... 05
CmlTRE I : PATEHM0INE COLONIAL : Généralité et principes. 1 . Introduction 2. Définition des termes 2.1. Patrimoine 2.2. Patrimonialisation 2.3. Héritage 2.4. Mémoire 2.5. Histoire 2.6. Identité 2.7. Colonisation 2.8. Colonisateur 2.9. Colons 2.10. Période coloniale 2.11. Patrimoine colonial 3. Ville et urbanisme colonial 3.1. Ville coloniale a. Le modèle urbain ... 08
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... 09
b. L'organisation de l'espace urbain c. Les sociétés urbaines
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3.1.1. Naissance de l'urbanisme colonial
3.1.2. Caractéristiques urbaines et architecturales a. perspective
b. L'alignement su rue c. les percées
d. Le plan en damier e. places publiques f. la fenêtre urbaine
g. l'extension /pour une forme d'extension continue 3.1.3. Fonctions urbaines de la ville coloniale
3.1.4. Ville coloniale et les officiers du génie 4. Création des villes coloniales
4.1. Bases de l'urbanisme colonial au Maghreb
4.1.1. L'urbanisme colonial en Algérie flit au tout début militaire ... „ . . .17
• La démolition
• La superposition
• La juxtaposition
4.1.2. L'urbanisme colonial au Maroc 4.1.3. L'urbanisme colonial à Tunisie 5. Architecture colonial
5.1. Architecture coloniale : un modèle produit 5.2. Matériaux et systèmes constructifs
5.3. Style colonial : son origine et son évolution 5.3.1. Art nouveau
5.3.2. Néoclassique 5.3.3. Art-déco 5.3.4. Néo mauresque 5.4. Protection et réglementation
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6. Conclusion
1 . Introduction
CHLAPITRE H :
ETAT DE l'HERITAGE COLONIAL EN ALGERIE.
2. Génie militaire et la création des villes coloniale en Algérie 2.1. Ère de destruction et transformation des villes existantes 2.2. Premières réalisations du génie militaire
2.3. Principe : « faire des villes pour faire la guerre » 2.4. Le tracé général de la ville
2.5. La répartition des équipements 3. Etat de l'héritage colonial en Algérie 4. Allumer les valeurs de l'héritage colonial
4.1. Valeur historique 4.2. Valeur d'usage
4.3. Valeur artistique ...
4.4. Valeur économique
5. Styles architecturaux du période colonial en Algérie 5.1. Style néoclassique (vainqueur) 1830 -1900 5.2. Style néo-mauresque ®rotecteu): 1900 -1950 5.3. Style modeme (universel) depuis 1950
6. Héritage colonial en Algérie actuelle et la mémoire collective 7. Législation algérienne vis-à-vis l'héritage colonial
7.1. La loi 62-157 du 31 Décembre 1962 7.2. L'ordonnance 67-281 du 20/12/1967
7.3. Loi de " cession des biens de l'Etat " et ses impacts 7.4. Loi 98-0415 juin 1998
8. Conclusion
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1. Introduction
CHAPITRE 111 :
PRocEssUS DU PATmMONIALISATION.
2. Acteurs de patrimonialisation 2.1. Autorités
2.2. Individus ou particuliers (groupes sociaux) 2.3. Association
3. Action de patrimonialisation 3 . 1 . Le premier geste 3.2. Le deuxième geste 3.3. Troisième geste 4. Enjeux de patrimonialisation
4.1. La patrimonialisation : processus de mise en valeur de 1'identité locale ... 55 4.2. La patrimonialisation : pertinence entre tradition et modemité
4.3. La patrimonialisation : processus d'appropriation ou de réappropriation ... 56 4.4. La patrimonialisation comme impact
5. Etapes de processus de patrimonialisation 5.1. La sélection
5.2. La justification (changement de statut) 5.3. La conservation (changement d'état)
5.4. La mise en exposition (changement d'usage) 5.5. La valorisation
6. Principes de la valorisation du patrimonialisation 6.1. Identification
6.2. Sensibilisation
6.3. Opération sur le patrimoine
6.4. Mesures de protection et de valorisation 6.4.1. La servitude des abords
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6.4.2. L'établissement de la servitude 6.4.3. La notion de champ de visibilité
6.4.4. Le périmètre de 200 mètres, périmètre ou rayon 6.4.5. La notion de «vue significative»
7. Exemple sur la patrimonialisation : L'hôtel de ville d'Annaba 7.1. Présentation
7.2. La prise en charge efficiente de L'hôtel de ville d'Annaba a. Par les instruments d'Urbanisme
b. Impact du périmètre d'un secteur sauvegardé
c. Impact du périmètre de protection d'un monument historique classé ... 64 d. Le classement de l'hôtel de ville
e. Mesures incitatives locales à caractère patrimonial f. Opération « Sablage » des façades de l'hôtel de ville 8. Conclusion
CHAPITRE IV :
ANALYSE CAS DE LA VILLE DE CONSTANTINE
1.Introduction
• Présentation de site
• Choix zone d'étude
2. Approche stratigraphique historico-géographique
• Période romaine
• Période arabo-musulmane
• Période coloniale
3. Approche urbanistico-architecturale 3.1. Caractéristiques morphologiques 3.1.1 Système viaires
3.1.2 Etude des ilots et des parcelles Synthèse
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3.1.3 Etude de plein et de vide
• Etat du cadre bâtis
• Point d'appel et de repère 3.3. Usage de la zone
3. 4. Espaces libres et aménagés (Places et Jardins)
4. Approche biophysique 4.1. Etude morphologique 4.2. Microclimat
4.3. Silhouette 4.4. Façade urbaine Trame primaire Trame secondaire Trame tertiaire
5. Approche socio-économique
5.1. Héritage colonial vis-à-vis la mémoire collective 5.2. Evénements et festivals
5.3. Valeurs patrimoniales 5.3.1. Valeur historique 5.3.2. Valeur artistique 5.3.3. Valeur culturelle 5.3.4. Valeur d'usages 5.3.5. Valeur économique 5.3.6. Valeur sociale 5.4. Activités économiques 6. Conclusion
-ROCOMODATION -CONCLUSION GENERALE
-REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
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-LISTES FIGURES
- LISTE DES CARTES
-RESUME.
-SUMMURY.
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Introduction générale :
Le patrimoine semble être aujourd'hui partout et en tout. 11 est à la fois culturel et naturel, matériel et immatériel, artistique et technique. Le patrimoine constitue non seulement une base importante pour la construction des identités mais aussi une assise référentielle pour le changement et le développement de celui-ci. 11 permet de comprendre le passé d'une société pour mieux orienter son avenir. 11 est l'élément fédérateur entre les générations : passées, présentes et futures. Fil conducteur intergénérationnel, le patrimoine attribut aux nations une confiance en soi grâce au lien séculaire qu'elles tissent avec leur territoire.
Identiquement à ce qui a été cité précédemment, le patrimoine se trouve sous plusieurs images, le patrimoine urbain, naturel, archéologique ,... c'est le résultat de l'existence d'un peuple à une période donnée. Chaque pays possède son propre patrimoine qui forme sa propre identité. Mais le patrimoine peut être le résultat d'une domination ou bien une colonisation, en fomant ce qui est appelé « le patrimoine colonial ».
Ce demier, est donc l'œuvre ou le legs d'un colonisateur. Partant de ce fait le «patrimoine colonial» prête à confusion, parce que la reconnaissance d'un patrimoine obéit systématiquement à des canons référentiels et des valeurs socioculturelles, et là, se creuse le fossé entre une identité patriotique et une œuvre coloniale dépourvue de sens, et messagère de souffiances. Le patrimoine colonial est souvent considéré comme un patrimoine récent, une notion contestable car le patrimoine archéologique, par exemple, englobe toutes les traces de l'existence humaine et de ses activités dans un lieu donné, ce qui ne peut être assimilé à un patrimoine nouveau.
L'Algérie est l'exemple vivant des pays qui ont hérité d'un patrimoine colonial français architectural et urbain immense, réparti sur la totalité de son territoire, occupe une place importante dans le parc national et se trouve actuellement dans un état de dégradation très avancée menace l'hygiène, le confort et la sécurité de ses occupants.
Aujourd'hui, l'héritage colonial en Algérie est totalement ignoré, 11 ne s'agit pas uniquement d'un rejet de quelques vestiges, mais d'une négation de toute une période historique. Dès les premiers temps de l'indépendance, l'héritage colonial a connu des mouvements de démolition, de réaménagement et de restructuration parce qu'aux yeux des algériens ce legs était et reste toujours symbole des crimes, de violences, d'abus et les séquelles du colonialisme, il existe donc un amalgame entre le colonialisme et l'héritage colonial.
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Jusqu'au ces moments l'héritage colonial en Algérie n'a connu aucun signe de patrimonialisation ni de mise en valeur. Malgré son importance puisqu'il : constitue la base d'un nouveau cadre de vie de la société, les richesses architecturales et urbanistiques et ses valeurs considérables.
Problématique :
L'Algérie est un pays qui a connu plusieurs civilisations et époques et qui ont marqué sa propre histoire. Une richesse historique et un long parcours diachronique déclenché depuis la préhistoire jusqu'à celle de la colonisation française, en passant par les civilisations : phénicienne, romaine, byzantine ..., et ottomane.
La colonisation française a duré presque 132 ans, durant cette longue période l'Algérie a connu plusieurs transfomations sur les plans : politique, social, économique, culturel et suftout urbanistique et architectural, ce demier est distribué à travers le territoire national sous fome de : constructions, centres urbains, des ensembles industriels. . .
Après plus de cinquante ans de l'indépendance, le devenir de cet héritage se trouve dans un état « lamentable », jusqu'à ces demières années aucune action de patrimonialisation, de mise en valeur ou de conservation ne la concemer. Ce demier se retrouve victime d'un amalgame entre séquelles du colonialisme et legs colonial, puisqu'il est fortement lié aux événements de l'époque, il est considéré comme un héritage d'un colonisateur qu'il fallait effacer de la mémoire. 11 ne s'agit pas uniquement d'un refts de cet héritage, mais une négation de toute une période qui fait partie de notre propre histoire.
La mise en valeur de l'héritage colonial en Algérie fait appel à plusieurs procédés sur le plan politique, législatif, culturel et opérationnel en essayant d'éviter les obstacles qui entravent les opérations ayant pour but de le patrimonialiser, le mettre en valeur et le préserver pour le transmettre aux générations futures.
Au cours des demières années, la négligence, la surexploitation, les transformations anarchiques et une succession malheureuse de catastrophes naturelles ont gravement altéré ou partiellement détruit cet héritage est devenu au fil du temps vulnérable face à des mutations irréversibles.
Constantine, à l'instar des autres villes algériennes possède un héritage immense qui date de cette époque, le plus remarquable c'est son centre colonial, la mise en valeur de ce demier
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est toujours freinée, sachant qu'il s'étale sur une superficie importante du centre de la ville avec une richesse architecturale et urbanistique très intéressante.
Malheureusement, cette ignorance et cette vision négative ont porté un impact abrogé sur l'état de cet héritage qui se dégrade jour après jour.
En effet, la question de recherche principale porte sur la réalité des dispositifs jugés primordiaux pour mettre en valeur l'héritage colonial en Algérie, cas du centre colonial de Constantine, en autre terme :
Quels sont les dispositifs nécessaires pour mettre en valeur l'héritage colonial en Algérie (cas de Constantine) en essayant de l'intégrer dans le développement touristique culturel ?
Hypothèses :
Afin de mieux saisir le sens du patrimoine colonial et plus précisément les villes coloniaux dans la politique nationale de patrimonialisation et de la valorisation, le présent travail s'inscrit dans le cadre d'une réflexion globale qui vise à expliquer la nécessité et l'importance d'une mise en valeur du patrimoine matériel colonialen Algérie, notamment dans sa dimension socio-culturel et vis-à-vis la mémoire collective.
En effet, nos hypothèses proposées s'énoncent comme suit :
- La valorisation de l'héritage colonial de la ville de Constantine nécessite l'interaction de plusieurs procédés législatifs, socioculturels et économiques.
- La valorisation de l'héritage colonial de la ville de Constantine s'ar[icule principalement sur la promulgation d'une réglementation pour sa protection.
- Valoriser l'héritage colonial de la ville de Constantine, En invoquant les notions de mixité des fonctions, de requalification des espaces publics et de revalorisation du patrimoine.
- Valoriser l'héritage colonial de la ville de Constantine se débute premièrement par sa patrimonialisation.
Objectifs :
À part notre premier objectif basé sur la vérification de nos hypothèses qui nécessite une recherche approfondie dans sa partie théorique et pratique, en suivant une méthodologie adéquate pour faire une recherche scientifique, nous espérons répondre aux questions posées
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et atteindre nos objectifs :Cette constatation nous a permet d'avancer les principaux objectifs suivants :
1. Arriver à identifier le patrimoine colonial en général et surtout en Algérie pour connaitre sa place dans ce pays, comaitre les contraintes qui empêchent les opérations de sa patrimonialisation et de sa mise en valeur.
2. Allumer les valeurs du site: historiques, artistiques, socio-culturels et économiques.
3. Développer un site bien desservi par plusieus fonctions urbaines, de service, de partage et de vivre ensemble dans un lieu accessible à tous dans le temps et dans l'espace à l'échelle de la ville.
4. Rendre le site un lieu attractif, rentable et un véritable site qui répond aux exigences du tourisme cultuel.
5. notre objectif majeur est d'établir la réalité et donner sens à cette recherche, par l'étude d'un exemple existant qui est le centre colonial de Constantine.
6. Atteindre des conclusions et des constats qui nous permettront de fomuler des recommandations concemant la patrimonialisation, la mise en valeur de cet héritage colonial et de 1'intégrer dans un processus du développement touristique comme un résultat de ce travail.
Méthodologie :
En vue de mener à bien notre travail de recherche et vérifier les hypothèses citées précédemment, ce travail se composera essentiellement de quatre (04) chapitres.
Notre démarche méthodologique s'appuie sur l'observation et l'analyse, pour résoudre la problématique posée su la mise en valeur de l'héritage colonial en Algérie, et la concrétisation de ces remarques à travers un exemple existant : le centre colonial de la ville de Constantine.
1. Le premier chapitre : sera un chapitre de découverte théorique où on soulèvera la question du patrimoine colonial, d'une manière générale dans les pays de nord d'Afrique.
Ce chapitre contiendra une partie introductive englobe les différentes définitions concemant le thème, puis les importantes généralités sur l'urbanisme coloniale ; sa naissances et ses caractéristiques, la création des villes selon les déférents bases ainsi que l'architecture colonial, ses caractéristiques et ses déférents styles dans les déférents pays de nord-afi.icain.
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2. Le deuxième chapitre : présentera l'état de l'héritage colonial en Algérie, les créations du génie militaire dans le pays et son état actuel aussi les valeurs et les styles de l'architecture de cette période en Algérie.
Ce chapitre abordera aussi l'architecture issue de l'occupation française du pays et la mémoire collective ainsi sa position dans le cadre législatif de l'Etat algérieme.
3. Le troisième chapitre : contiendra le processus de patrimonialisation, ses types, ses acteurs, ses actions et ses enjeux, puis les différents principes de la valorisation du patrimoine avec un exemple de patrimonialisation comme une démarche de mise en valeur de notre héritage colonial.
4. Le quatrième partie : prend les constats et les conclusions, fait à partir de l'analyse de périmètre de notre cas d'étude réalisé dans le projet 03, pour dégager les éventuelles recommandations pouvons répondre et résoudre la problématique de la mise en valeur de l'héritage colonial en Algérie cas de la ville coloniale de Constantine.
En effet, pour entamer ces chapitres, nous avons essayé de baser notre étude sur deux méthodes :
1- La collecte d'informations à partir des documents : 1ivres, revues, sites web ..., et aux niveaux des différents services administratifs ayant une relation avec le thème (ex.
direction de culture de la wilaya de Constantine, celle de DUAC, de logement et des équipements publics. . .).
2- Le travail de terrain, par la prise des photos, croquis, contact avec les citoyens pour bénéficier de leurs récits, leurs avis et aussi leurs recommandations et propositions.
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PATRIM0INF. CÛLONIAL : GénéraEité et prini`iE}eso
1. Introduction :
« La ville devient une expression matérielle de la mémoire, de la conscience et des situations existentielles. Ce qui ramène de comprendre la ville dans un processus diachronique, à savoir l'association du temps et de l'espace, par conséquent on peut considérer la ville comme une expression bâtie de l'histoire »]. Ainsi s'établit la relation d'équivalence entre l'architecture, par sa dimension encyclopédique englobant tous les champs de connaissances et la société dans ses divers aspects d'organisation politique économique et social, en un mot, son contexte culturel, dans le sens le plus large, ceci fonctionnant en même temps comme outil de lecture et comme outil de conception.
Les nouvelles fondations coloniales étaient principalement composées d'un réseau de villes appelé communément « villes coloniales ». Ces demières devaient suivre un modèle unifome à l'image de ce qui se faisait en Europe dans la première moitié du XIxème siècle. 11 se présente comme suit, un échiquier de rues rectilignes, qui définissent une série d'îlot, presque toujous carrés. À la place sur laquelle donne les édifices les plus importants.
Afin de bien mener notre recherche, il nous paraît indispensable de s'approfondir dans ce thème du patrimoine colonial, qui est une thématique très sensible et d'actualité, ce chapitre est une plate-forme pour ce mémoire, où on va enlever plusieurs ambigu.i.tés sur le patrimoine colonial en général.
Dans ce chapitre, on va aborder tous ce qui a relation avec le thème du patrimoine colonial, tout d'abord il va traiter quelques notions qui ont une relation avec le thème de recherche, ensuite on va aborder quelques détails sur : la ville colonial, l'urbanisme et l'architecture colonial et enfin les formes de la création des villes coloniales.
2. Définition des termes : 2.1. Patrimoine :
Selon Larousse : « c'est unbien cominun d'unecollectivité,d'un groupe humain, de l'humaité, considéré comme un héritage transmis par les ancetres. »
« Le mot patrimoine est vient du mot latin « patrimonium yxiui signifie littéralement
« l'héritage du père », à 1' origine, il définit comme l'ensemble des biens hérités du père
] : MOSBAH Zoubir, «Urbanisme Colonial du XIxème et Xxème Siècle de la Ville de Co"5tantine : Conffonütion de deux systèmes de représentation », mémoire de Magister, en Urbanisme, Novembre 2008, page
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PÂTRI+M0INF. COLONIAL : GénéràiEité et prineipes.
(delà famille, par extension).En droit civil, le législateur l'entend comme l'ensemble des biens et des obligations d'une personne ».2
Le patrimoine est considéré comme indispensable à l'identité et la pérennité d'une communauté donnée et comme étant le résultat de son talent, il fait appel à l'idée d'un héritage légué par les générations qui nous ont précédées, et que nous devons transmettre intactes aux générations fi]tures.
« 11 est l'expression irremplaçable de richesse et de la diversité culturelles, témoin inestimable d'un passé commun »3.
La notion de patrimoine dans son acception de bien collectif peut se définir comme l'ensemble des richesses d'ordre culturel-matérielles et immatérielles- appaftenant à une communauté, héritage du passé ou témoins du monde actuel.
2.2. Patrimonialisation :
« Patrimonialisation est un terme technique crée récemment, afin de désigner un processus relatif à la prise en compte du patrimoine, qui peut définie comme un processus de réinvestissement, de revalorisation d'espaces désaffectés » (Norois, 2000).
Est le processus socio-culturel, juidique ou politique par lequel un espace, un bien ou une pratique se transfoment en objet du patrimoine naturel ou culturel digne de conservation de restauation. Ce processus qui est le passage d'un patrimoine en dimensions économiques, sociales, environnementales et culturelles ces dimensions qui donnent la valeur au patrimoine qui justifie sa conservation pour sa transmission aux générations future.
« Un processus de patrimonialisation peut être défini comme le passage d'un patrimoine en puissance à un patrimoine reconnu en tant que bien collectif, caractérisé par ses dimensions économiques, sociales, environnementales et culturelles »4.
2.3. Héritage :
L'héritage c'est tout ce qui est transmis de génération en génération. Un héritage est un ensemble de biens laissés par une personne au moment de son décès et pouvant être transmis par voie de succession à un ou plusieurs héritier(s).
2 : BEKKOUCIIE Amina, « réhabilitation et mise en valeur d'un patrimoine colonial par le processus de patimonialisation, cas d'étude : belle vLie ouest », mémoire de master, option : ubmisme/académique, spécialité : patrimoine, Constantine, 2015, page 04.
3 : D.Audrerie ; « La protection du patrimoine culturel dans les pays fimcophones » ; in collection universités Francophones ; édition ESTEM 2000, pl 0.
4 : VINCENT Veschambre : « le processus de patrimonialisation, revalorisation appropriation et marquage de l'espace ». 02 Novembre 2007.
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PATRlj`'IO!.NE COLONEAL : GénéraEËté et !}rifficîpeso
Un héritage représente les biens issus de l'histoire, plus ou moins ancienne, du territoire ou groupe considéré.
Ainsi il peut englobe tout ce qui témoigne du passé et pemet de comprendre le présent mérite d'être protégé et enrichi et d'être transmis aux générations fiitures.
2.4. Mémoire :
La mémoire humaine est un sujet d'étude très ancien, il attiré un nombre étonnant de penseurs et de chercheurs depuis l'Antiquité, chose vue en consultant les ouvrages historiques sur ce concept.
« Elle est constituée de souvenirs vécus ou racontés, d'un enchevêtrement d'expériences et de récits qui s'enracinent dans une spatialité et une temporalité plus ou moins bien définies.
Cette mémoire constitue en quelque sorte un patrimoine intérieur sur lequel prend racine l'identité de l'individu. La mémoire crée un sentiment de communauté allant de la mémoire familiale, à la mémoire locale, à celle englobant la culture »5.
2.5. Histoire :
Selon le dictionnaire la rousse « connaissance du passé de l'humanité et des sociétés humaines ; discipline qui étudie ce passé et cherche à le reconstituer : 1es sources, les matériaux, les méthodes de l'histoire ».
L'histoire est l'étude scientifique du passé, le mot vient du grec historia qui signifie enquête.
« Connaissance et récit des événements du passé, des faits relatifs à l'évolution de l'humanité (d'un groupe social, d'une activité humaine), qui sont dignes ou jugés dignes de mémoire ; les événements, les faits ainsi relatés »6.
11 représente l'ensemble des événements et faits passés relatifs à l'humanité, une étude scientifique qui prend pour objet le passé des sociétés humaines.
2.6. Identité :
L'identité, c'est d'abord un phénomène éditorial. Ce teme est un sujet très intéressent de plusieurs livres, articles, dossiers et rewes. On trouve : « 1es conflits identitaires », « l'identité masculine », « l'identité au travail », les « identités nationales » ou « religieuses ».
« Les identités culturelles ont tendance à se reconstituer et se recomposer sans cesse, car elles correspondent à une logique humaine très profonde, c'est pour ça on peut plus déconstruire les identités culturelles par un regard historique extérieur »7.
5 : S. Nicolas ; « La mémoire humaine : Une perspective fonctionnaliste » ; le Hamattan ; p6-230.
6 : Le Petit Robert /2007J.
7 : DJABER Khadidja ; « la mise en patrimoine de l'héritage colonial en Algérie, entre ambitions et incertitudes ; cas du centre colonial de la ville de Jijel », mémoire de magister, 2014.
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PÀTRIMOENF. CO.L{mTIÀL : €;énéralité et !3rincipes.
2.7. Colonisation :
«Le mot colonisation vient du mot latin Colonia, venant de colère, cultiver.
Etymologiquement une colonie est une population qui s'installe su une terre lointaine pour y Cultiver la terre et pratiquer son culte »8.
La colonisation est design l'occupation, la mise en protection ou l'exploitation d'une paye, d'un territoire ou d'un Etat par un autre Etat étranger.
2.8. Colonisateur :
« Le colonisateur est qui transforme un pays en colonie ; qui s'implante sur un territoire Pour l'exploiter, le peuple, Celui, celle qui colonise»9.
« L'ensemble des Européens venus peupler ou exploiter le territoire, sans distinction entre militaires et civils »]°.
2.9. Colons :
« Quant au mot colon, qui a non seulement survécu mais gardé son sens étymologique de
«cultivateur, tenancier d'une terre» les colons étaient en effet des "propriétaires" agricoles, il sera toujours compris dans le sens de civil, par opposition à colonisateurs, en général, et militaires,enpariiculier»]'.
2.10. Période coloniale :
C'est une période d'occupation d'un territoire par une puissance et force étrangère.
2.11. Patrimoine colonial :
« Est donc l'œuvre ou le legs d'un colonisateur. Partant de ce fait le «patrimoine colonial » prête à confiision, parce que la reconnaissance d'un patrimoine obéit systématiquement à des canons référentiels et des valeurs socioculturelles, et là, se creuse le fossé entre une identité patriotiqueetuneœuvrecolonialedépourvuedesens,etmessagèredesouffrances»]2.
« Le patrimoine colonial est souvent considéré comme un patrimoine récent, une notion contestable car le patrimoine archéologique, par exemple, englobe toutes les traces de l'existence humaine et de ses activités dans un lieu donné, ce qui ne peut être assimilé à un
8 : Définition selon La toupie.
9 : Maxipoche 2014 © Larousse 2013
]° : ALMI Said; « urbanisme et colonisation, présence ûançaise en Algérie » ; édition MARDAGA 2000 ; p 07-
152.
11 : Idem.
]2 : DJABER khadidja ; « la mise en patrimoine de l'héritage colonial en Algérie, entre ambitions et incertitudes ; cas du centre colonial de la ville de Jijel », mémoire de magister, 2014.
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patrimoine nouveau »t3. 11 convient alors de préciser que cet adjectif s'explique par la naissance récente de l'action de patrimonialisation du bâti qui s'inscrit globalement dans une approche nouvelle de la part des pays anciennement colonisés. Cette démarche
« postcoloniale » se situe dans un contexte historique et politique, mais aussi dans celui de la mondialisation et de la question de l'universalité.
3. Ville et urbanisme colonial : 3.1. Ville coloniale :
Les villes coloniales fondées ont suivi le modèle et l'image Européenne mise en place dans la première moitié du XIxème siècle, identifiée par un échiquier de rues rectilignes, qui définissent une série d'ilots, presque toujours carrés. « Au centre de la ville, en supprimant ou en réduisant quelques ilots, on œuvre une place sur laquelle doment les édifices les plus importamts:l'église,lamairie,lesmaisonsdesmarchandsetlescolonslesplusriches»".
Les sociétés coloniales ont besoin d'espace, de terre, de matières premières, de main d'œuvre, de producteurs, de consommateurs. La construction de villes coloniales suppose l'installation de structures administratives, militaires, de résidences pour les colons. Ces villes, implmtées dans des endroits précis (lieu de passage, front pionnier, site stratégique, etc.), sont au cœur d'ui système de contrôle de l'espace. La création de villes coloniales est faite au centre d'ui espace productif, tout autour de la cité, qu'il faut maîtriser, gérer, mesurer, diviser, fiscaliser ,... Elle fait naître des parcellaires agraires, des outils techniques (drainage et bonification, irrigation ,... ), des systèmes d'exploitation de la terre, des divisions mais aussi des dépouillements, des assignations. 11 a donc « trois aspects majeurs : modèle urbain, organisation de ]'espace urbain, et sociétés urbaines ».]5
a. Le modèle urbain : Les villes construites dans le nouveau monde reflètent une certaine vision de l'espace et du pouvoir propre aux Euopéens.
b. L'organisation de l'espa€e urbain : Les villes sont l'une des manifestations de la présence européenne, elles marquent l'espace en même temps qu'elles symbolisent le nouveau pouvoir car elles sont les sièges des institutions. 11 n'est pas certain qu'elles aient toutes été vues et vécues ainsi. Elles n'ont peut-être pas toujours les mêmes fonctions.
c. Les sociétés urbaines : Les études sur les systèmes indigènes à la veille de la colonisation et la construction des nouveaux systèmes, sans oublier l'étude des
]3 : Confërence mondiale sur les politiques culmelles, Mexico City, 26 juillet -6 aout 1982, Déclaration de Mexico sur les politiques cultuelles .Source: site UNESCO://portal.UNESCO.org/culture/fi..
'4 : BNEVOLO Leonardo ; « histoire de la ville » ; éditions Parenthèses ; Marseille, 1994 ; p 305.
! 5 : L'armé fiançais, hffp://www.édition-ues.com
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PATRIM0INE COL£}NIAL, : {;énéralêté et principes.
pratiques de division et de gestion de la terre et la construction des paysages agraires, peuvent constituer une première approche.
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bË~.S. : lË-Lpi+JLIJI :.`.__ -_-.=i Photo (01) : la ville coloniale de Casablanca.
Source : htp://www.challenge.ma
3.1.1. Naissance de l'urbanisme colonial :
L'expansion de la civilisation européenne commença à partir de la renaissance. Elle trouva dans les colonies un immense champ vierge, dans lequel elle s'était pemis de produire son espace, sur des structures préexistantes, selon ses propres formes d'organisation pour des fins de domination, de contrôle et d'exploitation. Le caractère instrumental de ces villes colonisées, y compris dans leur dimension de représentation, à la fois d'une autorité lointaine et d'm contrôle local, en a fait des matrices organisatrices de la mise en valeur, clef de voûte d'un « espace légitime » ; celui de l'efficience, de configuration des territoires dominés.
La doctrine coloniale transfigure les traits originels de l'entreprise coloniale. Elle fait de la colonisation, acte primitif de force, une admirable création de droit : « Manifester la gloire dessaisie de souveraineté établie, allait de pair avec une exaltation de la tramsfomation des espaces captés par la machine colonisatrice»]6. L'espace colonial peut donc se comprendre dans sa dimension de transfomation territoriale.
L'intérêt économique est au cœur de l'industrie colonisatrice, il a pris un sens nouveau dams le cadre d'un développement de la pensée mercantiliste, à partir de la fin du XVIlème siècle, pensée dans laquelle les colonies sont incluses comme prolongement des métropoles pour favoriser le commerce et les échanges ; en limitant les importations et promouvoir les exportations. Pou ce faire, les projets coloniaux se heurtent, ceftes à nombre d'obstacles naturels et géographiques, mais ils se conffontèrent surtout aux espaces appropriés par des populations.
]6 : Comité national d'études sociales & politiques (France), Les fascicules, publication hebdomadaire, Numéros 418 à 431, luniversité de Califomie, 1930.
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Au XIxème siècle, la configuration spatiale des villes colonisées apparaît comme un véritable obstacle à tout progrès. Elle est rejetée par le pouvoir colonial qui la considérait comme étant opaque, femée, chaotique et insalubre, et procéda à sa transfomation et à son adaptation à son propre style.
« Ces villes sont devenues ainsi le relais du pouvoir colonial; elles constituèrent des lieux où se sont inscrits des projets spatiaux qui, dans leurs visés de transfomations de territoires, se sont confrontés aux réalités de terrains locaux, lesquelles réalités, étant placées au second plan par rapport aux intérêts métropolitains, se sont vite révélées incontoumables et ont exigé pragmatisme et Composition ». t7
3.1.2. Caractéristiques urbaincs et architecturales :
La production architecturale de la période coloniale nous a servi de modèle, mais sans pour autant saisir les règles fondamentales qui ont permis de mettre en valeur chaque élément de détail. Ce modèle qui fait de la corrélation entre l'immeuble, la rue, la place, et le monument l'ui des secrets ayant amené à une perception forte de la part des usagers, véhicule une fofte valeur sémiotique qui a servi à fomuler une défmition d'un langage architectural propre, et a mis en relation les lignes, les angles, les hauteurs des immeubles et la largeur des rues, formant un ensemble des figures euclidiennes dotées de proportions harmonieuses et unifiées par une échelle commune[8, qui se présenté dans l'ensemble des caractéristiques suivantes :
a. perspective : L'urbanisme de la période coloniale est fondé principalement sur les qualités visuelles du paysage ; où que l'on soit sur les artères principales, une perspective est offerte. Elle permet une meilleure perception du paysage urbain et une mise en valeur du détail architectonique et des qualités esthétiques des constructions et des monuments.
b. L'alignement sur rue: Offfir des vues qui embrassent le maKimum d'immeubles ne serait possible sans alignement, qui « Correspond à la détermination de l'implantation des constructions par rapport au domaine public »]9.L'autorité publique fixé au niveau d'une voie ou lieu public une servitude d'alignement qui correspond à une ligne derrière laquelle toute construction doit se placer. En effet cette exigence était motivée par des raisons d'esthétiques, d'hygiène, de sécuité et imposée par l'évolution de l'industrie et des moyens de transport.
]7 : BAKRI Rym, « impact de l'intervention coloniale sur la vieille ville de Constantine », mémoire de magistère,option:préservationdupatrimoinearchitectural,universitéMentouri,2011,page(28).
t8 : hŒRDJI Samir, « métamorphose architecturale du paysage Urbain Constantine : de la ville coloniale a la nouvelle ville», mémoire de magister, option : architectue, Constantine, 2010, page 51.
] 9 : hftp://wikipedia.org.fi.
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c. les percées : L'impoftance de la perspective est à l'origine des percées, car pour l'urbanisme de la période coloniale la décoration s'enrichit d'autant plus que la voie était large. L'étroitesse des rues dans les anciennes villes ne pouvaient permettre une visibilité adéquate pour engager des omements en façade.
d. Le plan en damier: ou en échiquier, dit aussi
«orthogonal», ou les axes se coupent à angle droit, délimitant ainsi des blocs quadrillaires et réguliers.
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Photo (05) : Plan en damier. Souce : mp://fi..slideshare.net
e. places publiques: « .... La création d'une place de rassemblement, mesurée dans sa grande dimension par le fi.ont d'un bataillon, la future place du gouvemement.
Aucune ou à peu près aucune préoccupation de voiries, autre que celle d'assuer suffisammentlepassageetlecroisementdedeuxvoituresmilitaires»2°.
La place publique, espace de convergence des rues et des flux a été traité avec une attention toute particulière. C'est un large espace bordé de maisons ou de monuments
2° : hŒGIINOUS zahia, « La redéfinition des espaces d'articulation dans les villes Duales », Mémoire de magister Université de Mentouri, 2002, in Merdji Samir, « métamorphose architecturale du paysage Urbain Constantine : de la ville coloniale a la nouvelle ville », Constantine2010.
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et chargé d'aspects affectifs et sentimentaux. C'est l'espace qui traduit l'autorité publique, et sert de support aux monuments. L'étude des places publiques ouvertes duant l'intervention coloniale nous éclaire su les influences directes d'm urbanisme militaire, car à l'instar des percées, la place était destinée surtout à faire loger et à rassembler les troupes et à organiser les défilés et les prises d'armes.
ffiffi
f. La fenêtre urbaine : La structure urbaine de l'intervention coloniale insistait sur le respect des qualités visuelles et des spécificités du site. Par la réservation d'une manière récurrente d'ouverture urbaine en altemance du bâti, permettant d'offfir des"es su l'étendue paysagée ou sur les gorges et les monuments. Ceci laisse croire à l'imporiamce octroyé aux qualités paysagères delà ville de la part des intervenants, et au bienfait de ces ouvertures qui participent à côté des constructions à créer une scénographie urbaine.
g. I'extension /pour une forme d'extension continue : Les avantages octroyés par l'administration coloniale aux nouveaux immigrants (des terres foumies et des
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crédits accordés) faisaient accroître considérablement le nombre de la population Européeme qu'il fallait loger. Conquérir de nouveaux espaces pour l'extension de la ville devint une urgence.
3.1.3. Fonctions urbaines de la ville coloniale :
I La villecoloniale. ]
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Fonctionmilitaire.
Fonction culturel. ] Fonctionadministratif.
Fonctionéconomique
1 Fonctionrésidentiel.
Fig. (01) : fonctions urbaines de la ville coloniale.
Souce : auteLms.
La ville coloniale est souvent connue par son centre-ville, qui est le champ le plus privilégié et le plus attractif. Le centre-ville est le quartier où la multiplicité des fonctions, commerces de luxe et ordinaire, activités tertiaires (administrations, banques„.), d'autres
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activités libres (cabinets médical, architectes ,... ), comme il existe des équipements culturels et de loisir (salles de cinéma, théâtre. . .) sans oubliant l'habitat qui par ses différents types et qui constitue la grande partie du centre-ville colonial.
3.1.4. Ville coloniale et les ofriciers du génie :
La formation des centres et des villes reviennent au gouvemeur général qui dépend du ministre de la guerre. Le cops technique charge de l'élaboration des plans d'alignement et leur mise en œuvre est tout naturellement le service de génie. L'amée ffançaise est dotée d'un armé: le Génie militaire. Dès la conquête et la décision de la colonie de peuplement, l'édification de places fortes s'imposait. Ces implantations imposantes concemeront les casemements et les établissements sanitaires. Elles auront des effets structurants sur les villes par les percements, les alignements, les ouvertures, etc. Défense, protection sanitaire, auront été le leitmotiv des militaires ffançais pour installer et æcompagner la colonisation. 11 en est ressofti des stratégies d'occupation dont les militaires, principaux acteurs, avaient la maîtrise;
ils ont grandement pafticipé de la production de la ville algérienne dont les traces sont encore perceptibles de nos jours. 11 est responsable tant des travaux militaire nécessaires à la l'installation des troupes que des travaux civils indispensables pour la colonisation : les routes, les conduites d'eau et des travaux civils dans les villes.
Le service de génie devait à la fois présenter un plan d'alignement et de distribution puis procéder aux premiers travaux : pavage des rues, plantation, alimentation en eau, réseau d'égout, construction et parfois même construction des équipements publics et de logements pour les colons.
« Cette prise en charge de la réalisation du projet sur le terrain obligeait les ingénieurs du génie à prendre en compte les contraintes de la gestion dans la conception même du dessin urbain. Jusqu'au milieu du XIxème siècle, le consensus sur la fome de la ville et méthodes pour la produire évoluaient peu. Régularité, symétrie et simplicité étaient les principes fondamentaux des tracés de villes ex nihilo ou des extensions urbaines ».2]
4. Création des villes coloniales :
La colonisation est un phénomène spatial par excellence non ex nihilo. Les sociétés coloniales ont besoin d'espace, de terre, de matières premières, de main d'œuvre, de producteurs, de consommateurs. « La construction de villes coloniales suppose l'installation de structures administratives, militaires, de résidences pour les colons. Ces villes, implantées dans des endroits précis (lieu de passage, front piomier, site stratégique, etc.), sont au cœur
2] : BENIDIR Fatiha, « ubanisme et planification urbain », mémoire de doctorat d'étatg 0ption : ubanisme ;
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d'un système de contrôle de l'espace. La création des villes coloniales est faite au centre d'un espace productif, tout autour de la cité à base des travaux des génies militaire »22.
4.1. Bases de ]'urbanisme co]onial au Maghreb :
Les villes du Maghreb n'ont pas subies toutes le même sort :
4.1.1. L'urbanisme colonial en A]gérie fut au tout début militaire :
L'Algérie fi]t, de toutes les colonies, celle qui a subi le plus de dégâts, elle a enduré les affi.es d'une colonisation qui ignorait complètement et volontairement son art et sa culture ; pour ainsi instaurer sa propre culture et ses propres repères. " La purification des villes " était l'argument principal qui alimentait les destructions et restructurations des villes arabo islamiques. Les tissus anciens fiirent percés, de larges routes carrossables et parsemés d' immeubles occidentaux, parfois même de masques occidentaux.
• La démo]ition :
Le colonialisme français, militaires et colons s'installaient dans les agglomérations urbaines précoloniales, dms les médinas l'appropriation physique des tissus urbains préexistants se faisaient au prix de multiples destructions pou le réaménagement d'un cadre bâti qui ne pouvait abriter, sans mutilations, des modes de vie et des usages auxquels il n'était pas destiné. Occupation plus difftse et un "grignotage" du tenitoire réservé aux autochtones, lors de la percée des grandes artères avec pour résultat des façades coloniales masquant le tissu ancien.
Cette pratique de l'espace disputé, au sein même de médinas traditionnelles, s'est révélée insatisfaisante. Elle conduisait à la destruction des tissus urbains précoloniaux sans pour autant foumir les conditions spatiales requises à l'installation et aux activités des européens.
« Le grand mal de la colonie, ce sont les génies civil et militaire qui, avec leurs plans et leurs démolitions, ont porté la désolation dans les familles.» 23 C'est là où le visage de la ville a changé, à cause de l'ensemble de démolitions et de transfomation de la colonisation ftançaise par des opérations d'aménagement urbain (alignement, nivellement, extension et élargissement des voies, l'aménagement des places, etc.).
22 : mp://www.univ-reims.fi'.
2J : BOUDERBAl| Ahmed, « Réflexions sur la colonie d'Alger. Su les moyens nécessaires à employer pou la prospérité de cette colonie ».- Cf. Yver, Georges : Mémoire de Bouderbah.- Revue Afficaaine. T. 57, 1913.-p.
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• La superposition:
L'ensemble de ces opérations de génie militaire ont été également entreprises duramt la deuxième moitié du XIxe siècle et le début du Xxème siècle. Cela a conduit à «la destruction partielle ou même totale d'un grand nombre de maisons traditionnelles, et à l'édification d'immeubles coloniaux qui trmsfomèrent en grande partie la structure urbaine aux abords de ces percées en un paysage européen auguste »24.
La superposition de deux tissus urbains traditionnel et colonial résulte une hybridation culturelle et typologique et l'apparition d'un nouveau paysage urbain caractérisé par la dualité à tous les niveaux.
Ces maisons hybrides ont vu le jour suite au désir de conveftir et métamorphoser le paysage et L'habitat traditiomel en une habitation plus "modeme" sans manifester la moindre attention envers la tradition locale et l'authenticité architecturale des lieux. Les changements sont radicaux et perceptibles aussi bien de l'extérieur que de l'intérieu.
Ainsi, des façades contemporaines remplacèrent, le long des rues goudromées, 1es façades aveugles des maisons traditiomelles. 11 en résultat des maisons à façades européemes et à un intérieur traditiomel, ou : «Ville à masque européen » ; tout ceci suite à des soucis
24 : BAKRI Rym. « Impact de l'intervention coloniale su la vieille ville de Constantine », mémoire de magistère.2011.