• Aucun résultat trouvé

Irlande–France

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Irlande–France"

Copied!
1
0
0

Texte intégral

(1)

ÉDITORIAL

Irlande–France

P. Goetz

© Lavoisier SAS 2017

Il ne s’agit pas de l’annonce d’un match de rugby, mais d’une comparaison entre deux populations faisant appel au phytothérapeute aromathérapeute. L’étude publiée dans ce numéro par le Dr Dilis Clare de Galway (Irlande) donne un excellent aperçu de la population qui consulte pour une pathologie plus ou moins chronique. Une telle étude est pres- que impossible en France où ce sont le plus souvent des médecins isolés qui officient, alors que dans d’autres pays il s’agit souvent de cliniques de médecine alternative regrou- pant des médecins à exercice particulier. Mais les Français sont plus individualistes, c’est bien connu.

On s’aperçoit que la phytothérapie est toujours un deuxième choix, un choix à la fois de désespoir et d’espoir.

Désespoir des patients confrontés à une vacance de soins ou à une « brutalité » du traitement proposé. Espoir devant l’ou- verture à un monde thérapeutique quasi inconnu. De nom- breux patients confondent homéopathie et phytothérapie, du moins du point de vue technique, car question prix, les pro- duits de phytothérapie sont irréellement élevés.

Le médecin est tenu par la loi à une obligation de moyens, et non de résultat, offrant la meilleure chance de soins ou de guérison d’après les données scientifiques les plus moder- nes. Le phytothérapeute n’y échappe pas ; or, sa discipline

est loin d’être codifiée. Dans un récent article de la Zeits- chrift für Phytotherapie(revue allemande de phytothérapie), Steinhoff, Wegener et Anagnostou posent la question de l’in- térêt de 2 000 ans de rédaction de monographies sur les plan- tes médicinales (sic). Ces monographies comme celles de l’ESCOP, de la Commission E de l’OMS ou encore de l’HMPC de l’European Medicines Agency (EMA) sont des références. Elles sont établies par des experts, quoique non médecins, selon les données de la littérature scientifique les plus récentes et les plus fiables. Cependant, à lire les rapports d’évaluation, on s’aperçoit qu’il manque souvent une unité ou un consensus quant au matériel à étudier et à la méthode à utiliser.

Rien n’est parfait, et une coopération entre pharmacolo- gues et médecins serait souhaitable. Après plus de 30 ans au service de la phytothérapie clinique, nous pouvons nous réjouir de découvertes et de confirmations dans nos possibi- lités thérapeutiques, mais souvent, les produits manquent ou sont inabordables pour de nombreuses bourses.

Dans la revuePhytothérapie, nous sommes attentifs à évi- ter les thèmes éculés pour favoriser la publication d’articles de formation continue et approfondie qui viennent réactuali- ser nos prescriptions.

P. Goetz (*)

Dumenat de phytothérapie, Paris-XIII, F-93017 Bobigny cedex, France e-mail : [email protected] Phytothérapie (2017) 15:49 DOI 10.1007/s10298-017-1124-1

Références

Documents relatifs

Dans sa forme bénigne, l’inégalité se mani- feste dans les relations entre le clip et les autres médias, comme le cinéma, l’opéra ou la télévision, qui possèdent une stature

Dans une tribune publiée le 3 octobre 2019 dans Le Monde, Jana Hensel écrivait qu’en Allemagne le sentiment d’unité [n’avait] jamais été aussi mauvais depuis 1989. Dans le

Ce site donne une liste exhaustive de tous les catalogues présents dans les tables I et II avec, pour chaque objet, des images à différentes longueurs d’onde issues de

en partenariat avec le Consulat général de la République d’Allemagne, les universités de Strasbourg, de Lorraine et de Haute Alsace, l’Euromé- tropole de Strasbourg et

Qu’en est-il, trente ans après ? Comment définir l’impact dans le champ des sciences humaines 

Malgré les contraintes économiques liées au manque-à-gagner de la saison passée avec l’arrêt prématuré du championnat, nous avons tout fait pour conserver la majeure partie

Sa séparation d’avec Jacqueline avec laquelle nous étions très liés nous chagrina et une période nouvelle se fit jour avec sa nouvelle compagne, Marianne Auricoste que

Vendredi 31 mai 2013 : École normale supérieure 46 rue d’Ulm, 75005 Paris Salle des Conférences Samedi 1 er juin 2013 :. Université