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(1)

N OUVELLES ANNALES DE MATHÉMATIQUES

E. F ABRY

Sur une propriété de la fonction ζ

Nouvelles annales de mathématiques 4e série, tome 1 (1901), p. 205-210

<http://www.numdam.org/item?id=NAM_1901_4_1__205_0>

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(2)

[F2e]

SUR 1 \K PROPRIÉTÉ DE LI FONCTION f;

PAR M. E. FABRY.

Considérons la fonction Ç de Weierstrass, définie par la série

u

où w = 2mo) + 2 7/to', m et ;z prenant toutes les va- leurs entières positives et négatives, y compris zéro, sauf le système ni = n = o.

Soit *

0 ~~ tü L ( (t) ) ~"~ (0 ^ ( CL) ) \

on sait que ô = ± —y le signe étant celui du coefficient de i dans le rapport — Cette relation peut se déduire des propriétés du développement de K(u) ^i^) en

série trigonométrique. Je vais montrer qu'on peut l'obtenir directement par la sommation des séries qui définissent o

On a

^ w' a) W tu'

1/ w' w à \d) — W IX>'

Supposons que m varie de — M à -f- M, et n de N à H- N. Dans l'expression

i — 2m prend les valeurs impaires de i — 2M à 1 + 2M et 2/2 les valeurs paires de — 2N à + 2N. Les termes

(3)

sont deux à deux égaux et de signes contraires, sauf les termes —2/2to'-f- (1 -+- Î M ) W , et le terme —w, car pour /;/ = n = o, le ternie -+- to est supprimé;

donc les termes de 7 se réduisent à

Jmà to — W

ï - 2

De même, dans ^ _T_-^_, les termes se détruisent deux à deux, et il reste

to V^

( / = - M

(?"S -+- 1 ) to' '2 /M tO

Les termes de V - disparaissent tous.

o sera donc égal à la limite, lorsque M et N deviennent inunis, de l'expression

•+• N f -4- M

" ^ to' "V^ to

Jmd ( '2 M -+- I ) to — '2 /l to' Jmà ( '2 N -t~ 1 ) to ' — '2 M OJ _ \ - M

Cette limite est la même que celle de l'expression

-4-N -Ml

2;

— Alto') Jmd'?.(\uj'— m tO ) - M

car leur différence est

M — i ) to — -) n to' J ( '2 M to — -2 n to' )

[( 2 N + l ) w ' — '2 /?2 tO ] ( 1 N U)' — imiM)

(4)

Soient p le module de to, p' celui de G/, 8 l'argument de — On a

| w w + n to' |2 = m2 p2 -H /i2 p'2 -\- i mn pp'coj» 0

= ( i — cos G ) ( m2 p2 -f- AI2 p'2 ) -f- cos G ( m p -+- n p' )2

= (i -h cosO) ( m2p2- i - /i2p'2) — c o s O ( m p — wp')2,

et, quel que soit le signe de cos9,

| m t o -+- / i t o ' l2 ^> ( / n2p2H - n2 p'2) f i — | c o ^ 6 [ } .

7 r -m f— , . . , Af — r a donc u n m o d u l e

jmmi [ ( 2 M - h I ) ( O -l/ldi )] (îiMto> '2/lw')

plus petit que

-f-N

??' v 1_ •

i — | c o s O | <Ld

- N

N

i i r

qui tend vers zéro, lorsque M devient infini. Le même résultat s'applique au second terme, qui a une forme symétrique.

Donc 20 est égal h la limite de

-4-N -+• M

Jmd M tO — tl to' Jmà IN tw' — 7)1 (O

— N - M

Ces sommes peuvent se remplacer par des intégrales définies. Considérons, en effet, la somme

n-ha — bi

/i -i- ^ -h 6/ . M ( /i H- et )2 - - N

(5)

et supposons 2 b > 1. —-—JJ croît avec .r, si x est com- pris entre —b et +Z>, et décroît dans les autres cas. On a donc

„n-k-1 _ ,

n -+- a ƒ x -\- a .

si n -+- a est compris entre — b et b — 1, et - a ,

,9 . 79 «.^,

si « + <z est compris entre — oc et — b ou entre b -\- 1 et +00. En outre, si n-\-a est compris entre b — 1 et Z>, le plus petit des deux termes -,

est plus petit que ƒ

{x

^^^

bt

dx, si Ton sup-

pose b — 1 >> — b, ou

II en résulte que l'on a, quel que soit a,

n -h a

~" 6 + 2 ( a —

On obtient, de la même manière, l'inégalité

1 ^_ 1 (N -+- a)2-h b2

Si i augmente indéfiniment, avec N

O ) 2 (« —

tend vers zéro.

(6)

( 2 O9 )

De même, — yr* où b^>o. a un seul maximum.

pour x = o. On en déduit, quel que soit a,

1 6<£*

— \

i b b

= — r — arc tang r- arc tang ^ >

où les arcs sont compris entre o et TT, afin que arc tang - Aarie d'une façon continue lorsque x varie de —oo

à -h QO.

N étant positif, on a, quel que soit /7, arc tang— << arc tang et

b b 'iNb

.u-e t a n g — a r c t a n g = — a r c t a n g — _-2 y

ces trois arcs étant compris entre o et TÎ.

Si h augmente indéfiniment, \ —y-, a la même

— \ limite q u e

- L —^- =- -r- i ( arc tang — arc tang I

= L(N -r- a -h bi) — L ( « — N -f- /??')

où L désigne la valeur du logaiithme, dont le coefficient de i est compris entre — TZ et TT. Pour les deux pre- miers, ce coefficient est positif} pour le dernier, il est compris entre o et — iz.

Si a est une quantité imaginaire, dont le coefficient

Ann de Mathemat., 4° série, t. I (Mai 1901.) i-i

(7)

de i tend vers -4- oc, en même temps que le nombre entier N,

i a -h N Ti -+- a a — N

tend vers zéro, ce logarithme ayant le coefficient de i compris entre o et — TU.

Si — et, par suite, —— ont le coefficient de i positif,

= Lim — y 7 , >

_N n — M —: _M + N la limite est la même- que celle de

_ ,.

M to — N io' M (o -H N to'

Si Ton pose

_ Mw-Nw'

L Ti ^—? ~ a -\~ b i.

Mw + Nw' on aura

car Z> et T: — è doivent être compris entre o et — TC, et L(— i) représente; ici la valeur — n i . On a donc

* — uu

i

Si le coefficient de i, dans —? était négatif, il est clair que l'on devrait changer les signes des logarithmes et, par suite, de ô.

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