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L’ÉCOLE, LE MONDE ET VOUS

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Academic year: 2021

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Texte intégral

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carrefour d’échange,

d’élaboration de propositions pour l’école, pour nos métiers, un outil qui nous permette aussi tous ensemble de restaurer une

image que beaucoup s’acharnent à écorner. C’est le sens de la campagne que nous menons en cette rentrée et qui ne doit pas se limiter à un slogan. Concrétisons-la tous ensemble en adhérant, en faisant adhérer et en investissant chacun selon son envie un SNES qui appartient à tous les syndiqués.

Claudie Martens [email protected] Aujourd’hui cependant il connaît comme

tous les syndicats des difficultés d’adhésion, il doit affronter un renouvellement de

génération sans précédent dans un contexte social et politique particulièrement difficile.

L’enquête que nous avons menée fin juin auprès de syndiqués et de non-syndiqués montre que les revendications du SNES sont souvent mal connues des personnels, beaucoup de ses champs d’interventions ignorés. Il est perçu par certains comme une organisation très verticale, centralisée, dirigée par des militants éloignés de la base. Pour surmonter ces difficultés, il faut faire évoluer nos pratiques, mieux prendre en compte la parole des adhérents et, au-delà, faire du SNES l’outil de tous les syndiqués. Cela signifie développer un syndicalisme de proximité, vrai

NOTRE SYNDICAT

ÉDITO

L’HEBDOMADAIRE DU SYNDICAT NATIONAL DES ENSEIGNEMENTS DE SECOND DEGRÉ

E

n retrouvant d’ici quelques jours les élèves, certains d’entre nous auront en tête les propos du Président de la République, le 14 juillet, sur la priorité pour l’éducation. Propos nouveau dans sa bouche, auquel on agréerait sans rechigner, si l’on ne sortait de 2 ans de mesures dévastatrices, si le budget 2005 n’annonçait bien pire encore et si les ministres ne faisaient assaut de libéralisme et de menaces contre les fonctionnaires. Libération chiffrait à 17 000 le nombre de postes supprimés dans le second degré par ce gouvernement ce qui n’a aucun rapport avec la baisse démographique qui reste limitée ! Au-delà des chiffres, c’est la détérioration généralisée des conditions d’enseignement et de travail de tous, et, au premier chef, des établissements et des jeunes des zones les plus défavorisées.

Le débat programmé sur la nouvelle loi d’orientation sera l’occasion pour le SNES de faire feu de tout bois et d’en appe- ler à l’opinion publique pour que s’impose, au bout du compte, le choix de l’ambition pour l’École. Le syndicalisme dans l’Éducation, comme au plan général, vient de connaître une année difficile après le mouvement du printemps 2003.

Sa première responsabilité est aujourd’hui de faire des propositions, de les faire débattre et de les faire prendre en compte.

C’est ce que le SNES vous propose de faire ensemble sur le sujet qui nous tient le plus à cœur, celui de l’Éducation, avec une campagne dont ce numéro de l’USmarque le lancement.

Bernard Boisseau [email protected]

L’ENJEU EDUCATION

L’ÉCOLE, LE MONDE ET VOUS

SOMMAIRE

N°605 26 AOÛT 2004

En cette rentrée 2004, le SNES a voulu formuler simplement son rôle à travers un slogan que vous retrouverez fréquemment au fil de notre journal : l’école, le monde et vous.

L

’école,parce qu’elle est notre première ambition. Elle est notre lieu de travail, elle réclame toute notre réflexion, notre énergie et notre imagination. À travers le SNES, vous la faites évoluer et vous en défendez les valeurs essentielles : l’égalité, la liberté, le respect, le savoir bien sûr.

Le monde,c’est-à-dire la société, l’époque. L’école n’est pas une île. Tout la pénètre et de toutes les façons : la religion, l’économie, la politique... Une salle de classe est le résumé déformé de notre société. Mais un enseignant est aussi un fonctionnaire, un salarié, un citoyen concerné comme les autres par les choix de société. Le SNES travaille, dans la FSU, avec les syndicats d’autres champs professionnels de l’éducation et de la fonction publique. Il s’implique dans les mouvements sociaux (les retraites, la protection sociale, la décentralisation, les services publics...).

Mais ce mot, le monde, nous le prenons également dans son sens géographique. Le SNES a tissé des liens étroits avec de nombreuses organisations internationales. Ses délégués participent à des congrès ou manifestations de tous ordres, avec la FSU, avec Attac. Pour échanger, pour apprendre. Pour comprendre, sans tomber dans une théorie du complot, que l’offensive contre l’école pour tous est mondiale.

Et nous avons enfin voulu glisser dans ce slogan le mot « vous ».

D’abord parce qu’il illustre la défense par le SNES des

personnels, de nos métiers, de nos statuts, les services apportés par le syndicat : les lignes d’assistance téléphonique, les Mémos, le suivi des mutations, les conseils en général dont nous savons qu’ils sont très utiles aux enseignants. Nous sommes fiers de ce rôle d’information.

AU SNES, CHACUN GARDE SON IDENTITÉ

Ensuite, parce qu’au SNES, chacun garde son identité. Les débats sont vifs, la démocratie totale, la décision rarement unanime.

Nous avons coutume de dire qu’il y a 70 000 façons d’être au SNES, autant que d’adhérents.

Le SNES, construit par une succession de générations d’enseignants, est donc un outil précieux. Sa représentativité est sans équivalent.

ÉDUCATION P. 3

DE L’AFFICHAGE À LA RÉALITÉ

Budgets, salaires, recrutement, Stratégies ministérielles de réforme (SMR),

Loi d’orientation... une logique gouvernementale inquiétante.

NOTRE MÉTIER P. 6

OBSERVATOIRES DES PROGRAMMES ET DES PRATIQUES

Les prochains rendez-vous des Observatoires, un lieu essentiel de débat

et d’échanges sur notre métier.

Questions à Gisèle Jean.

US PRATIQUE P. 10

REPÈRES POUR LA RENTRÉE

Services, horaires, dédoublements, compléments de service, prime d’installation, aides au logement...

faites respecter vos droits !

LES SERVICES SNES P. 12

ALLO LE SNES ?

En dernière page, toutes les bonnes adresses, les Mémos, le serveur Internet du SNES pour vous accompagner et vous aider dans votre rentrée.

ET DES PRATIQUES A C A D É M I Q U E S O B S E R V A T O I R E S

DES PROGRAMMES

PAROLES

http://www.snes.fr

01 40 63 29 00 01 40 63 29 00

« Il faut répondre aux attaques médiatiques. »

« Ils attendent énormément de nous ; même le plus cancre a envie que je m’occupe de lui et que je vérifie son devoir. Si j’oublie, il m’appelle. »

« J’adhère pour être au courant. »

« Le mythe des profs trop payés, il faudrait que ça cesse. Moi quand je cherche un appart’, c’est dans les studios que je regarde et c’est avec des étudiants que je fais la queue. »

« J’ai pas vraiment eu affaire à la violence...

Si, une fois, ils ont balancé des chaises mais bon. »

« Il faut être nombreux pour être forts. »

« On entend que le niveau baisse en langue mais personne ne dit que le nombre d’heures

d’enseignement de langue a été diminué de moitié. »

Les raisons d’adhérer au SNES

Cette USest envoyée en nombre dans les établissements, nous demandons à chaque adhérent de contribuer à sa diffusion.

En juin dernier, le SNES a demandé à un cabinet d’études de réaliser une série d’entretiens avec des enseignants syndiqués ou non et venant de toute la France. Quatre groupes d’une dizaine de

personnes ont été constitués et ont discuté, en l’absence de tout responsable du SNES, de leur métier, de leurs espoirs, de leurs difficultés, du rôle des syndicats, de l’image qu’ils avaient du SNES.

Des discussions parfois vives, sans précaution inutile et qui nous ont permis de mieux comprendre ce que vous attendez du SNES. Nous remercions ici les enseignants qui ont bien voulu jouer le jeu.

Paroles de profs.

« On ne peut pas rester crispé et enseigner comme il y a 20 ans. »

« Être prof aujourd’hui qu’est ce que ça veut dire ? On se retrouve à faire autre chose qu’enseigner. »

« Il faut toujours être en forme, sinon ils ne pardonnent pas. »

(2)

L’US N° 605 •26/08/2004

2

RECRUTEMENTS

10 000 DÉPARTS EN RETRAITE

NON COMPENSÉS

Fermeture du CAPES d’arabe

Début juillet, le ministère a annoncé que 40 % des professeurs d’arabe seraient en

« surnombre » et qu’en conséquence il supprime le CAPES d’arabe pour 2005.

Or, depuis 15 ans les rectorats n’ont créé aucun nouveau poste et l’enseignement de l’arabe est assuré sans support budgétaire.

Ainsi, les enseignants de cette discipline travaillent sur un ou plusieurs établissements sans que cela n’apparaisse nulle part.

La demande existe, aujourd’hui 8 000 élèves sont dans le service public, 40 000 dans le dispositif Elco (Enseignement de langue et culture d’origine) avec des maîtres étrangers détachés auprès des ambassades des pays du Maghreb en France et 34 000 dans l’enseignement privé religieux (mosquées).

Cette situation est déjà très inquiétante et pourtant la décision du ministère va la renforcer.

Les enjeux de société aujourd’hui sont les suivants : l’apprentissage de l’arabe doit-il s’effectuer dans ou hors l’école, par des enseignants titulaires de l’Éducation nationale dans les écoles de la République ou bien va-t-on laisser cet enseignement à d’autres ? Le ministère doit immédiatement revenir sur sa décision et confirmer l’engagement qu’il avait pris en mars 2004 de maintenir le concours.

RENTRÉE 2004

LE SNES EN CAMPAGNE

Mobiliser la profession, alerter l’opinion et les médias, interpeller sans relâche les pouvoirs publics.

Premier rendez-vous mercredi 8 septembre

10 RAISONS D’ADHÉRER AU S NE S

1 ses idées à celles des autres FROTTER

Le SNES se nourrit des opinions

complémentaires et parfois contradictoires de ses adhérents, de l’expérience

particulière de chaque génération.

La position que le syndicat adopte sur chaque sujet est le résultat d’un débat.

Au SNES, chaque adhérent est utile, chaque parole est précieuse.

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La volonté de réduire

sensiblement les effectifs de titulaires (près de 10 000 sur 2 ans selon toute probabilité) semble malheureusement se confirmer.

Le point de vue du SNES.

O

nze mille quatre cents stagiaires affectés en IUFM à la rentrée 2004 donc 11 400 nou- veaux titulaires potentiels à la rentrée 2005 pour plus de 16 000 départs en retraite.

Peut-être au mieux 14 000 stagiaires recrutés pour la rentrée 2005 pour plus de 18 000 départs en retraite à la rentrée suivante.

La volonté de réduire sensiblement les effectifs de titulaires (près de 10 000(1)sur 2 ans) serait donc bien confirmée.

Dans le même temps, les propres services du ministère, en l’occurrence la Direction de l’éva- luation et de la prospective, évaluent les besoins en recrutements à plus de 18 000 par an entre 2005 et 2012 (19 330 en prenant en compte le remplacement des contractuels par des titulaires).

DIMINUER LES COÛTS, UN CREDO DE PLUS EN PLUS REDONDANT...

Le ministère se fixe aussi l’objectif de diminuer les coûts générés par les concours. La fermeture pré- vue des concours externes de la session 2005 dans les disciplines technologiques et les langues à faible diffusion en est une première traduction.

Ainsi considère-t-il aussi qu’il ne sera plus néces- saire,pour un même champ disciplinaire,de main- tenir chaque année les recrutements externes à la fois à l’agrégation, au CAPES/CAPET et au CAPLP2(2).Il projette également,dans cette logique, de réduire le nombre d’épreuves écrites et orales aux concours externes :« autour de deux » pour les CAPES, « autour de trois » pour l’agrégation.

Enfin,par économie il n'entend pas reconduire les concours réservés et les examens professionnels en 2006, laissant les concours internes comme seule voie de titularisation pour les personnels précaires.

Francis Valenti [email protected] (1) En tenant compte en plus des départs en retraite, des départs vers des postes de direction, vers le supérieur, des démissions.

(2) CAPLP2 : Certificat d’aptitude pédagogique des professeurs de lycées professionnels.

L

a rentrée 2004 sera difficile : suppression de plus de 4 000 postes d’enseignants et de toutes catégories, disparition non compensée de milliers de postes de surveillants et d’emplois jeunes. On est bien au- delà de la simple prise en compte de la baisse démographique qu’invoque si souvent le ministre. Le Bud- get 2005 s’annonce pire encore. Cette situation est au centre de la campagne que le SNES mène à cette rentrée.

Campagne d’abord en direction de la profession. Soyons plus nombreux encore au SNES, syndicat majoritaire du second degré, pour défendre ensemble et avec encore plus de force les choix que nous pro- posons pour les jeunes et pour l’école. Réunissons-nous partout (en utilisant par exemple l’heure d’in- formation syndicale) pour faire le point de la situation dans chacun de nos établissements, prendre les ini- tiatives nécessaires au plan local, débattre sur le fond de la politique gouvernementale, des choix alternatifs qu’avance le SNES et des modes d’action que nous pourrions mettre en œuvre. Animer et par- ticiper à ces débats sera la première priorité de tous les responsables du SNES.

Campagne en même temps en direction de l’opinion publique et des médias. À tous les niveaux, ren- controns les parents d’élèves, tous ceux qu’intéresse l’école et expliquons-nous ! Proposons leur de dif- fuser notre Appel pour l’éducation, déjà en ligne sur www.snes.edu et que nous allons relancer avec l’ob- jectif de réunir plusieurs dizaines de milliers de signatures.

Campagne en direction des pouvoirs publics et des décideurs politiques pour les faire revenir sur leurs choix à courte vue de rentabilisation coûte que coûte des moyens et les pousser à une véritable ambition pour l’éducation.Et donnons un premier rendez-vous au ministre, aux recteurs et IA en organisant partout des rassemblements le mercredi 8 septembre. Bernard Boisseau [email protected]

d’enseignants, Trop vraiment ?

Signez, faites signer l’appel « Urgence pour l’éducation »

www.snes.edu

déjà près de 10 000 signatures...

©Thierry Nectoux

L’ÉCOLE,LE MONDE ET VOUS

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BUDGET 2005

VOUS AVEZ DIT PRIORITÉ ?

Un budget encore pire que celui de 2004,

l’importance des mesures envisagées conduira le SNES à placer la préparation du budget 2005 au cœur de l’action syndicale des prochaines semaines.

L

es premiers éléments du budget 2005 commencent à être connus. C’est pour le second degré une véritable saignée : 7 500 emplois d’ensei- gnants seront supprimés des collèges et des lycées à la rentrée 2005 (5 500 suppressions au budget auxquelles s’ajoute la restitution de 2 000 emplois par certaines académies dépassant l’enveloppe attribuée l’an passé).

Ce budget est bien pire que celui de 2004 (1 500 emplois supprimés). La baisse démographique est pourtant du même ordre que l’an passé. Les calculs du ministère au nom de cette baisse conduiraient à supprimer 3 400 emplois.

Non seulement ce calcul nie la réalité de l’organisation d’un établissement (15 élèves en moins dans un établissement ne permettent pas de dégager un poste d’enseignant) mais c’est plus du double que le ministère entend supprimer.

La courte « pause » démographique dans le second degré doit pour nous être au contraire l’occasion d’améliorer les conditions d’accueil et d’enseignement, en particulier dans les secteurs difficiles.

Les conséquences de ces suppressions sont prévisibles et déjà prévues par le ministère : suppressions de dédoublement, restriction du nombre d’options offertes dans chaque établissement, augmentation des effectifs en particulier en langues, diminution de l’offre d’enseignement dans les disciplines tech- nologiques et en langues vivantes pour les langues à « faible diffusion », dimi- nution des capacités de remplacement, etc.

Face à un tel projet on mesure bien la valeur de l’engagement, rappelé par

Vie scolaire

Non-remplacements et suppressions d’emplois

L’année 2003-2004 restera dans les mémoires une année noire pour l’encadrement éducatif. Les suppressions d’emplois de MI-SE, le non-remplacement des aides-éducateurs, insuffisamment compensés par le dispositif contesté des assistants d’éducation, l’insuffisance de postes de CPE ont souvent conduit à des situations tendues dans les établissements. Le MEN a dû lui-même reconnaître une recrudescence des actes de violence recensés par le logiciel Signa, corrélée à ces mesures.

Après une baisse de 10 à 15 000 adultes en 2003, une nouvelle baisse de l’ordre de 10 000 frappera les écoles, collèges et lycées à la rentrée 2004 (– 9 000 emplois de MI-SE, – 14 000 aides-éducateurs en fin de contrat pour 13 000 assistants d’éducation).

Et pour continuer sur sa lancée, le MEN envisage de ne plus remplacer un aide-éducateur sur deux conformément à la règle avancée mais plutôt un sur trois...

C’est la contribution du gouvernement à « l’amélioration de la qualité de vie des élèves à l’école »... Frédérique Rolet [email protected]

STRATÉGIE

Le Premier ministre reçoit les Stratégies ministérielles de réforme (SMR). Des économies sous un habillage stratégique.

L’injonction du Premier ministre était claire dès octobre 2003 : il faut économiser ! Chaque ministère était prié de décliner dans un document appelé Stratégie ministérielle de réforme (SMR), les missions qu’il pouvait supprimer, externaliser, transformer.

Comme d’autres, le ministère de l’Éducation nationale s’est attelé à la tâche en cherchant à systématiser des mesures souvent déjà mises en œuvre, désormais aggravées et habillées d’une orientation « stratégique » dans un document diffusé début juillet.

Ce dernier, présenté aux organisation syndicales pour « information », sans dialogue préalable, offre un catalogue d’économies dont la plupart touchent le second degré, élèves comme personnels.

Ainsi, il s’agit de « rationaliser la carte des formations » en « procédant à des ajustements de structures » dans le cas des enseignements optionnels et en diminuant l’offre dans l’enseignement professionnel. Il s’agit aussi

« d’optimiser » le taux de rendement des TZR (c’est-à-dire limiter au maximum les périodes d’inactivité entre 2 suppléances) en supprimant

ou recalibrant des zones. La question centrale de l’amélioration de la couverture du remplacement est sans doute superflue ; les instructions portent sur la manière de pressurer un peu plus encore les personnels.

De même, pour les enseignants qui seraient en surnombre, aucune réflexion n’est engagée sur le devenir des disciplines, la façon de contribuer à leur développement ; les enseignants ont le choix entre la reconversion ou l’emploi dans une autre discipline, sans formation particulière, ni respect du volontariat. Enfin des hypothèses de réorganisation des examens visent notamment à augmenter la part de contrôle en cours de formation et fragiliser en conséquence le baccalauréat, 1ergrade universitaire.

Toutes ces mesures sont guidées par des impératifs de gestion qui deviennent les véritables outils de pilotage du système éducatif. Bien loin de prendre en compte les demandes issues du grand débat sur l’école, elles bloquent d’emblée toute amélioration possible, anticipent sur la future loi d’orientation en appauvrissant le système éducatif.

Frédérique Rolet [email protected]

RAFFARIN REÇOIT SES SMR

LOI D’ORIENTATION

Le gouvernement prépare pour cette année une grande loi d’orientation pour l’éducation.

Sans avoir réalisé un véritable bilan de la loi précédente…

La Président de la République, comme le Premier ministre viennent de confirmer que la loi d’orientation pour l’éducation serait l’un des grands chantiers du gouvernement pour cette année. Nous avions dit que « Les français et leur école, le miroir du débat » publié par le haut conseil d’évaluation de l’école nous semblait une bonne synthèse des débats menés l’an passé. À la rentrée, la commission Thélot va rendre public son propre rapport.

Ce qui est par contre très inquiétant, c’est qu’à ce jour rien n’est engagé pour réaliser un véritable bilan de la loi précédente et surtout que toutes les décisions prises par ce ministère, notamment en matière de recrutement, vont à l’encontre de toute loi ambitieuse qui répondrait aux véritables besoins de la société de demain.

Il nous faut les moyens pour éviter les sorties précoces du système éducatif de jeunes qui se trouveront exclus. Il faut repenser la culture scolaire que doivent acquérir les élèves et s’assurer des acquis notamment en matière de maîtrise de la langue. Nous devons anticiper les besoins en qualifications à bac+3 et au-delà, ce qui pose la question d’un accès élargi aux différents baccalauréats.

Il faut redonner au système une nouvelle dynamique, en s’appuyant sur les professionnels de l’enseignement et de l’éducation, en les plaçant au cœur des évolutions, en garantissant un recrutement et une formation initiale pour tous de qualité, en instaurant une véritable formation continue, en reconnaissant les compétences acquises au cours de la carrière, en instaurant une véritable gestion collective des établissements dans un cadre national.

Plus que jamais la politique d’éducation doit conjuguer qualité, quantité et diversité.

Gisèle Jean [email protected]

QUELLE

AMBITION ?

le chef de l’État lui-même, de faire de l’éducation une priorité pour 2005.

On mesure aussi la marge de manœuvre qui existera lors des discussions sur la future loi d’orientation.

S’ il est vrai que le budget 2005 se prépare un an avant la rentrée qui en por- tera les conséquences, l’importance des mesures envisagées conduira le SNES à placer la préparation du budget 2005 au cœur de l’action syndicale des prochaines semaines. Daniel Robin [email protected]

10 RAISONS D’ADHÉRER AU SN E S

2 ÊTRE ACCOMP AGNÉ

et aidé dans sa carrière

Mutations, promotions, hiérarchie

administrative, problème pédagogique...

à tout moment les profs doivent trouver des solutions. Avec le SNES, chacun peut s’informer, se défendre, échanger avec des collègues et forger ses décisions.

ADHÉREZ AU SNES !

à remettre au trésorier du SNES de votre établissement (ou à votre section académique pour les isolés)

L’ÉCOLE,LE MONDE ET VOUS

©Thierry Nectoux

Date de naissance______________________ sexe : masc. fém.

NOM PRÉNOM

Résidence, bâtiment, escalier __________________ N° et voie_____________________________________________________________________________

Commune si différente du bureau distributeur_________________________________________________________________________________________

Code postal ______________________ Bureau distributeur ______________________________________________________________________________

Nom de jeune fille___________________________________ Téléphone ___________________________________________________________________

Etablissement d’affectation : code

Nom et adresse de l’établissement __________________________________________________________________________________________________

_______________________________________________________________________________________________________________________________

_______________________________________________________________________________________________________________________________

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10

RAISONS D’ADHÉRER AU SN E S

1 ses idées à celles des autres FROTTER

Le SNES se nourrit des opinions complémentaires et parfois contradictoires de ses adhérents, de l’expérience particulière de chaque génération. La position que le syndicat adopte sur chaque sujet est le résultat d’un débat.

Au SNES, chaque adhérent est

10 RAISONS D’ADHÉRER AU SN E S

3

IMAGINER ENSEMBLE

de nouvelles manières d’enseigner

Le monde change. Les élèves aussi.

Notre manière d’enseigner a beaucoup évolué.

Avec le SNES, réfléchissons sur les contenus, dessinons de nouvelles pédagogies.

Contraint d’appliquer la directive européenne de 1999, le ministre de la Fonction publique a présenté au printemps un nouveau cadre réglementaire pour l’emploi des non-titulaires.

La durée totale des CDD renouvelés ne pourrait dépasser six ans, l’employeur public devant au terme de ces renouvellements proposer un CDI.

On pourrait penser qu’il s’agit là d’un réel progrès.

Ne soyons pas naïfs : l’application d’un tel projet pourrait favoriser le turn-over des non-titulaires, le rectorat mettant fin a la plupart des contrats avant la fatidique sixième année.

Il pourrait aussi créer une sous-catégorie de fonc- tionnaires pour ceux dépassant les 6 ans puisque le CDI permet d’éluder la question de la titulari- sation dans le corps des certifiés.

La FSU maintient son exigence d’une politique de l’emploi public qui renonce à la précarité.

La réponse ministérielle se fait attendre.

Aucun dialogue sur ce dossier n’a été engagé au ministère de l’Éducation nationale. Par contre la

L’US N° 605 •26/08/2004

DÉCENTRALISATION

UNE LOI AUX FORCEPS

La loi relative à la décentralisation a été adoptée par le Parlement, en plein été, sans discussion par l’utilisation du « 49-3 ». On est loin du large débat national promis au départ par J.P. Raffarin qui assurait alors que rien ne serait fait sans l’accord des personnels ni contre la volonté des collectivités locales.

Les personnels ont clairement indiqué lors du mouvement de 2003 qu’ils refusaient les mesures proposées par le gouvernement, quant aux Régions, 22 sur 24 ont clairement exprimé leur refus de cette loi, en particulier le transfert des personnels TOS(1).

Même si des reculs ont été obtenus (retrait du transfert des CO-Psy, des assistantes sociales, des médecins scolaires et de leurs missions, maintien de la définition de l’offre en matière de formation professionnelle initiale par l’État...), le Premier ministre s’est entêté, sur le transfert des TOS en particulier. Ce qui pourrait à terme n’être qu’une première étape d’un transfert plus général, remet en cause la maîtrise de l’État sur l’Éducation nationale, peut conduire à l’externalisation ou à la privatisation de certaines missions (demi- pension par exemple) et risque d’aggraver les inégalités territoriales.

D’autant plus que la loi relative à l’autonomie financière des collectivités locales ne prévoit aucune péréquation financière nouvelle entre les Régions et entre les départements alors que celle qui existe aujourd’hui est très largement insuffisante. Par ailleurs, le transfer t aux départements de la définition de la carte de recrutement des collèges (auparavant assurée par l’inspecteur d’académie) ne peut que conduire à renforcer la ghettoïsation de certains établissements.

Le SNES saisira toutes les opportunités de modifier profondément cette loi et veillera à ce que rien ne soit remis en cause de ce qui a été obtenu, en par ticulier sur la formation professionnelle et l’orientation scolaire.

Daniel Robin [email protected] (1) TOS : personnels techniciens, ouvriers et des services.

RÉFORMES

MODERNISER LA FONCTION PUBLIQUE ?

NON-TITULAIRES

REJOIGNEZ LES COLLECTIFS SNES

La prochaine loi de « modernisation de la fonction publique » sera élaborée à l’automne. Elle pourrait représenter une profonde réforme du statut de 1984.

L

a création de CDI, la fusion des corps au sein de cadres de fonctions représentent autant de pistes qui iraient à l’encontre des garanties statutaires actuelles. Les questions soulevées, souvent réelles et sérieuses comme celles de la précarité, des aspirations personnelles à une évolution de carrière, de la promotion sociale, ne peuvent recevoir de réponses satisfaisantes que dans le respect de règles communes. C’est au contraire une gestion individualisée, au gré de l’appréciation du supérieur hiérar- chique direct que le ministre veut installer.

Renaud Dutreil prétend aussi vouloir rénover le dialogue social. Il s’inscrit pourtant dans les pires orien- tations de ses prédécesseurs en matière de rémunérations.

POUVOIR D’ACHAT

Une décision unilatérale minimale sur les plus faibles rémunérations qui se voyaient dépassées par le SMIC en juillet et le refus de toute discussion sur le sujet. Le bilan est pourtant désastreux : la dégradation du pouvoir d’achat s’amplifie encore en 2004 ; sur les six premiers mois de l’année, l’indice des prix à la consom- mation a augmenté de 1,4 %, très au-delà de l’augmentation du point d’indice de 0,5 % en janvier 2004,

à l’issue d’une année 2003 blanche de toute mesure générale. La croissance repart, nous dit-on. Il ne serait pourtant que justice que les personnels actifs et retraités de la fonction publique en bénéficient, tant leur contribution au développement du pays est essentielle. Anne Féray [email protected]

Évolution comparée en glissement des mesures salariales et de l’indice des prix hors tabac

Inflation année 2004 : prévision gouvernementale revue.

2,5

Salaires Prix

0,5

0 2 2

2000 2001 2002 2003 2004

1,5

4

Publicité

© Thierry Nectoux

L’ÉCOLE,LE MONDE ET VOUS

Les demandes du SNES

• L’arrêt du recrutement de nouveaux précaires.

• L’abrogation du décret sur les vacataires pour mettre fin au recours à la vacation comme mode de gestion du remplacement.

• La garantie de réemploi de tous les précaires.

• La revalorisation des salaires.

• L’amélioration du reclassement et des conditions d’emploi.

• Des droits alignés sur ceux des titulaires.

• Une formation avec décharge de service.

• La titularisation des non-titulaires par 2 voies, le concours interne et l’entrée en 2eannée d’IUFM (c’est-à-dire la dérogation des épreuves écrites et orales des concours). La titularisation serait validée par une inspection devant une

commission dans le cadre d’un stage, avec décharge de service et formation en prise avec les réalités du terrain.

• L’augmentation des postes, qui permettrait de rapidement titulariser tous les précaires.

• L’augmentation des recrutements externes de titulaires, des postes et la revalorisation de la fonction de remplacement.

• Des prérecrutements qui permettraient aux étudiants de préparer les concours en étant rémunérés.

Seules ces mesures permettront de rendre attractif le métier et de ne pas reconstituer la précarité.

volonté de limiter les coûts s’affiche partout, consa- crant la précarité.

Moins de possibilités de titularisation : la recon- duction de la loi Sapin (dernière session en 2005) après la suppression de plus de 1 400 postes en 2 ans n’est pas envisagée, seul le dispositif des concours internes serait conservé.

SE MOBILISER TOUS DÈS LA RENTRÉE

Les effectifs de non titulaires ont diminué sur l’an- née 2003-2004 selon le ministère de 5 200 (3 500 contractuels) alors que dans le même temps les remplacements sont de moins en moins bien cou- verts.Nombreux sont nos collègues qui connaissent un chômage de longue durée et seront à la rentrée renvoyés au privé ou contraints d’accepter, quel que soit leur ancienneté, des vacations. Condam- nées par les nombreuses actions publiques des établissements, ces mesures risquent de devenir le mode de gestion principal du remplacement.

De quoi se mobiliser tous dès la rentrée. Le SNES appelle les non-titulaires à ne pas rester isolés et à rejoindre les collectifs de non-titulaires mis en place par les sections académiques dans de nom- breuses régions.

Florence Dursapt [email protected]

(5)

RAISONS D’ADHÉRER AU S N E S

2 ÊTRE ACCOMP AGN

et aidé dans sa carrière

Mutations, promotions, hiérarchie administrative, problème pédagogique… à tout moment les profs doivent trouver des solutions. Avec le SNES, chacun peut s’informer, se défendre, échanger avec des collègues et forger ses

décisions.

10 RAISONS D’ADHÉRER AU S NE S

Laïcité, égalité, gratuité,

solidarité... les grands principes de l’école sont ceux de la

République. On ne les retouche pas sans conséquence.

Avec le SNES, venez défendre les grandes valeurs de l’école, pour que chaque élève ait toutes ses chances.

LES PROBLÈMES VONT BIEN AU-DELÀ DU VOILE

Le SNES a fortement contesté le contenu de la loi du 15 mars 2004 sur le port de signe religieux par les élèves dans les établissements scolaires.

I

l faut être clair : le SNES s’oppose à toute expression, toute activité, toute manifestation religieuses dans les établissements scolaires. Le SNES est donc contre le port de signe religieux, en particulier du foulard, dans les collèges et les lycées.

Mais en adoptant une loi dont le seul objectif réel était l’interdiction du foulard on donne ainsi le sentiment de ne viser qu’une seule religion et q u’ u n s e u l co m p o r te m e n t, l a i s s a n t a i n s i entendre que les autres difficultés sont bien moins importantes.

Or bien d’autres problèmes essentiels de res- pect du principe de laïcité existent dans les éta- blissements scolaires : présence d’aumôneries voire même de services religieux catholiques, remise en cause du contenu de certains ensei- gnements ou même de l’existence de certaines disciplines, absences récurrentes pour des raisons religieuses, maintien du statut scolaire local d’Al-

sace et de Moselle qui prévoit l’enseignement religieux obligatoire dans les établissements publics, etc. D’ailleurs un très récent rapport de l’inspection générale met bien en évidence que le port du voile n’est qu’un des aspects des ten- tatives nombreuses et variées de remise en cause de la laïcité.

Par ailleurs rien n’est fait pour remettre en cause le dualisme scolaire lié à l’existence d’un ensei- gnement privé sous contrat largement financé sur les fonds publics y compris par les collecti- vités territoriales souvent même au-delà de ce que permet la loi.

L’enseignement privé se trouve d’ailleurs

conforté dans son caractère propre puisque la loi ne s’y appliquera pas.

La laïcité moderne ne peut oublier que les pro- blèmes de marchandisation de et dans l’école constituent une forme de soumission de la for- mation qui vise à influer sur les contenus de formation et dans le cadre scolaire, sur le com- portement des élèves pour des objectifs très éloi- gnés de leur intérêt et de l’intérêt général.

Le SNES est donc demandeur d’une loi qui, même si elle ne règle pas tout, tout de suite, ait une autre dimension que celle qui a été adoptée en ne donnant pas une image rabougrie de la laïcité.

Daniel Robin [email protected]

PLAN DE COHÉSION SOCIALE

LAÏCITÉ

AMBITIONS ET VIEILLES RECETTES

LE POINT SUR LA LOI

Jean-Louis Borloo multiplie les déclarations fracassantes pour promouvoir un plan à court de moyens.

J

ean-Louis Borloo s’obstine à nier, contre l’évi- dence, que les mesures annoncées ne sont guère à la hauteur de l’ambition sociale affi- chée, tant les contraintes budgétaires corsè- tent le plan. Le plan Borloo tente d’aborder les différentes facettes de l’exclusion dans une approche transversale et cohérente. Il recon- naît de fait, et c’est sans doute un tournant, que l’on ne peut laisser l’entreprise et le marché

décider seuls des politiques d’emploi. Les loge- ments sociaux seront doublés sur 5 ans. Mais c’est la politique de l’emploi qui inquiète, avec toujours plus d’allègements de charges pour les entreprises. Dans le même temps, on

« relooke » divers contrats aidés : l’insertion passe toujours par le maintien voire l’accrois- sement de la précarité, avec des rémunérations inférieures au SMIC. Le PACTE devrait permettre à des milliers de jeunes et même de seniors de rentrer sans concours dans la fonction publique alors même que des suppressions d’emplois sont prévues dans tous les ministères.

L’apprentissage est présenté aux jeunes en dif- ficulté comme la panacée, quand dans le même

temps la voie professionnelle est menacée. Une nouvelle politique semble se dessiner dans les ZEP et REP avec la mise en œuvre « d’équipes de réussite » et de « plates-formes éducatives ».

Elle n’a fait l’objet d’aucune concertation avec l’Éducation nationale, méconnaît le travail effec- tué dans les zones difficiles, et apparaît totale- ment contradictoire avec les suppressions de postes d’enseignants, de surveillants, d’aides- éducateurs qui aggravent tout particulièrement les difficultés de ces établissements.

Pas de vraie rupture donc, avec l’insécurité sociale !

Elizabeth Labaye [email protected]

La loi a été votée le 30 juillet.

Certes, celle-ci ne « privatise » pas la Sécu. Mais ne nous y trompons pas, les mesures prises

introduisent des mécanismes qui aggravent les inégalités sociales.

L

es nouvelles mesures vont produire leurs effets sur plusieurs années, sans pour autant mettre l’assurance-maladie à l’abri des déficits, faute d’avoir traité correctement la question des finan- cements. Preuve sera ainsi faite qu’il faut aller plus loin dans la différenciation des risques et dans les transferts sur les assurances complémentaires. Le ministre a d’ailleurs déclaré début août que « si à terme, les comportements ne sont pas modifiés, nous serons contraints de mettre en place une franchise en fonction des revenus » !

La franchise d’un euro sera appliquée y compris pour les visites à l’hôpital non suivies d’une hos- pitalisation ! Seuls les enfants, les femmes enceintes et les bénéficiaires de la CMU en seront exemptés.

Un décret fixera le plafond à partir duquel elle ne serait pas appliquée : le chiffre de 50 euros a été avancé !

PÉNALISATION FINANCIÈRE

Le parcours de soins, avec passage par le méde- cin traitant (généraliste, salarié, spécialiste) devient la norme sous peine de pénalisation

financière (sauf pour les consultations de pédiatre, gynécologue et ophtalmologiste). De fait, ceux qui en auront les moyens passeront outre, et le spécialiste aura dans ce cas la possi- bilité de dépasser ses tarifs ! La « gouvernance », place nettement l’assurance-maladie sous le contrôle de l’État avec un super directeur des caisses, nommé par l’État et chargé de pouvoirs importants. Une haute autorité de santé don- nera un avis.

Quelle sera l’autonomie de la CNAM, et donc des représentants des salariés (qui ne seront pas élus mais désignés), entre injonctions et aver- tissements (un comité d’alerte est là pour veiller au grain) ? Les caisses, regroupées en Union, devront décider d’éventuelles mesures de « redressement », sans pouvoir agir sur les recettes.

Les mutuelles, qui ont obtenu à la fois un parte- nariat et une aide à l’accès à la complémentaire (mais pas le crédit d’impôt qu’elles souhaitaient) se réjouissent, tout en contestant les mesures financières du plan, comme les organisations syndicales. Mais, dans la course à « une complé- mentaire pour tous », les assurances privées voient se profiler un avenir beaucoup plus sou- riant.

Les assurés ont besoin d’une Sécurité sociale de haut niveau pour tous. Cette loi ne répond pas à cette exigence. C’est une bataille dans la durée que nous aurons à mener, il faut nous y préparer.

Elizabeth Labaye [email protected]

ASSURANCE MALADIE

« Aucune concertation avec l’Éducation nationale. »

©Thierry Nectoux

L’ÉCOLE,LE MONDE ET VOUS

PORTER

4

LES VALEURS

de l’école

(6)

10 RAISONS D’ADHÉRER AU SN E S

5 AVEC LA FSU

se battre pour l’école et la société

Le SNES est membre de tous les organismes paritaires et influe autant que possible sur les décisions prises à tout niveau. Partout où le syndicat est convié (et parfois même quand il n’est pas invité), le SNES tente de convaincre et de faire avancer ses idées.

Il travaille, dans la FSU, avec les syndicats d’autres champs professionnels de l’éducation et de la fonction publique. Il s’implique dans les mouvements sociaux (les retraites, la protection sociale, la décentralisation...).

RENCONTRE

L’US N° 605 •26/08/2004

6

CONGRÈS DE PORTO ALÈGRE

AVEC GISÈLE JEAN

310 syndicats étaient représentés en juillet à Porto Alègre au 4eCongrès de l’Internationale de l’éducation.

Contributions du SNES.

Le SNES est adhérent à l’Internationale de l’éducation, qui regroupe 26 millions de syndiqués appartenant à 310 syndicats.

Son 4econgrès a eu lieu en juillet à Porto Alègre, il fut ouvert par le président du Brésil Lula qui a exposé sa réforme de l’éducation et affirmé que

« tous les investissements dans l’éducation sont des investissements pour l’avenir. Aucun être humain n’est stupide et chacun peut s’épanouir si l’occasion lui en est donnée ».

« L’éducation est un droit humain fondamental et une composante du progrès mondial »a rappelé la présidente sortante Mary Futrell (EU). Plusieurs séminaires de travail ont eu lieu avant et pendant le congrès notamment sur les femmes et les filles, l’enseignement supérieur, les mouvements LGBT, le bilan de la campagne d’éducation pour tous dans les pays du Sud, l’AGCS.

A toutes ces rencontres et à l’ensemble du congrès, les 8 délégués du SNES ont apporté de très nombreuses contributions, intervenant tant sur le rapport d’activités que sur les projets à mettre en œuvre pour faire de l’IE un meilleur outil de défense des enseignants et faire progresser le droit à l’éducation partout dans le monde.

Le SNES a défendu la motion des syndicats français contre la peine de mort, appuyé celle sur la paix contre la guerre en Irak, enrichi celles sur l’AGCS, contre la marchandisation du supérieur, le recrutement d’enseignants, développé l’idée qu’enseigner est un droit fondamental qui doit être assuré dans le cadre d’un service public de qualité. Le congrès s’est achevé par l’élection d’un nouveau président sud-africain. Compte rendu complet sur le site du SNES.

Roger Ferrari, Gisèle jean

PRÉSENCE DU SNES

Journées observatoires nationaux du SNES des 6 et 7 octobre 2004

Comment prévenir l’échec scolaire ? Comment réduire les inégalités dans l’école et hors de l’école ? Dans la suite des débats sur les voies de la réussite des élèves, la réduction des inégalités et des discriminations organisés le 1erjuillet dernier à Paris dans le cadre des observatoires des programmes et des pratiques, le SNES organise à la rentrée deux journées de réflexion les 6 et 7 octobre à Paris pour ceux qui souhaitent participer de façon active aux observatoires nationaux ou académiques.

Mercredi 6 octobre

• Matin - 10 heures à 12 h 30 : Réflexions sur la loi d’Orientation.

• Après-midi - 14 heures à 17 h 30 :« Le travail de l’élève dans la classe et hors la classe »avec Anne Barrère, sociologue, professeur en sciences de l’éducation.

– Quel est la nature du travail de l’élève dans la classe ? Qu’est-ce que le travail personnel de l’élève, quelles sont les attentes des enseignants, des parents ? En quoi est-ce un facteur de réussite ou d’échec ?

– Le travail hors la classe : quels sont ses effets sur la réussite des élèves ? Cette question rejoint celle des contenus enseignés et des pratiques enseignantes et s’articule à la question de l’aide.

Jeudi 7 octobre

• 9 h 30 à 16 h 30 : Qu’est-ce qu’une culture commune ? Il s’agira de mieux définir la culture commune en articulant les contenus du premier et du second degré. Quelle continuité, quelles ruptures dans les connaissances, les apprentissages ?

Vendredi 15 octobre : participation aux deux tables rondes.

Samedi 16 octobre : réunion syndicale.Temps libre pour participer aux conférences, ateliers, projections cinéma..., visiter le salon du livre...

Urgent – faites dès maintenant :

La demande d’autorisation d’absence pour stage syndical auprès du chef d’établissement (au plus tard dès la rentrée, avant le 15 septembre) ;

La demande d’inscription auprès du SNES (même sous réserve) par le bulletin d’inscription ci-dessous.

Les délais sont courts car nous prenons une option pour un hébergement.

Un bulletin de renseignements et confirmation vous sera renvoyé. Une participation financière de 30 euros sera demandée.

D

epuis sept ans, « Les rendez-vous de l’his- toire » de Blois sont un lieu de rencontre de professionnels et d’amateurs de l’histoire.

Pendant trois jours, débats, conférences, films, ateliers, salon du livre d’histoire réunissent plusieurs centaines de revues spécialisées, d’historiens, de personnalités, et un public très

nombreux et divers. La journée du vendredi est consacrée aux enseignants.

Ce lieu se veut être l’équivalent à Blois, pour l’histoire, du festival de Saint-Dié-des-Vosges pour la géographie. Le thème officiellement retenu pour 2004 : Les femmes dans l’histoire.

(Site : rdv-histoire.com) cosecrétaire générale du SNES

« Les Observatoires sont un lieu essentiel de débat et d’échanges sur notre métier. »

Qu’est-ce que sont les Observatoires des programmes et des pratiques ? Le SNES a souhaité, voici un peu plus de 4 ans, un lieu de débats, d’échanges ouverts.

À l’inverse de ce qui se passe dans les différents groupes de réflexion institutionnels sur le système éducatif, notamment le travail sur les programmes confié à des groupes d’experts, nous entendons donner la parole à ceux qui en sont les véritables experts, c’est-à-dire les enseignants. Nos débats se déroulent avec des universitaires des disciplines enseignées mais également des sociologues, psychologues, professeurs en sciences de l’éducation, didacticiens, associations de spécialistes, mouvements pédagogiques, et parents d’élèves, tous ceux que l’évolution, la démocratisation du système éducatif intéressent et qui souhaitent s’enrichir mutuellement.

Quels sont les résultats de la mise en place des Observatoires ?

Notre préoccupation première a été de permettre un bilan de l’enseignement des programmes actuels et une réflexion de fond sur la culture commune au collège et au lycée.

L’an passé nous avons réalisé des publications sur chaque discipline de collège afin de faire avancer la réflexion sur la culture commune en collège.

Nous avons organisé régulièrement des journées de réflexion sur des ouvrages importants avec leurs auteurs :

Stéphane Beaud, Jean-Pierre Terrail, Françoise Lorcerie, Patrick Rayou, Agnès Van Zanten, sur des thématiques transdisciplinaires.

Nous organisons au niveau national et régional des journées de stages, soit disciplinaire (exemple sur les enseignements artistiques, la technologie en collège, les enseignements technologiques, les langues vivantes), soit des colloques transdisciplinaires comme ceux sur la formation scientifique, la maîtrise de la langue qui sont ensuite publiés, nous participons activement aux journées de l’histoire à Blois...

Une douzaine d’académies se sont dotées d’observatoires régionaux, le plus important étant celui de Bretagne. Ils permettent de véritables échanges entre collègues et engagent des réflexions en amont de la constitution des programmes et, au moment de leur préparation, le SNES élabore des propositions qui s’appuient sur un travail construit et cohérent.

Quels sont vos projets, comment ce travail s’inscrit-il dans le débat sur la loi d’orientation ?

L’année prochaine sera extrêmement importante, d’une part il y a la poursuite de la rénovation des programmes de collège et des séries technologiques. Nous essayons par le biais des Observatoires de prendre une part active en faisant des bilans, des propositions, en essayant de favoriser les cohérences horizontales et verticales, parce que nous pensons qu’un des moyens pour motiver voire remotiver les élèves passe par des contenus rénovés, porteurs d’enjeux et de sens pour les élèves. La démocratisation réelle du système éducatif que devrait relancer la loi

d’orientation ne peut faire l’impasse sur les contenus enseignés et sur les pratiques d’enseignement qui puissent permettre de réels apprentissages pour tous.

Gisèle Jean :« la parole à ceux qui en sont les véritables experts ».

RENDEZ-VOUS LES FEMMES

DANS L’HISTOIRE

Nom :...

Adresse :...

...

...

souhaite participer au stage national histoire-géographie dans le cadre des « Rendez-vous de l’histoire » de Blois les 15 et 16 octobre 2004.

À renvoyer à : Formation syndicale, 7, rue de Villersexel, 75007 Paris courriel :[email protected]

M O D È L E D ’ I N S C R I P T I O N

Dans le cadre de ces « Rendez-vous de l’histoire »,

un stage syndical portant sur le thème Les femmes dans l’histoire est organisé par le SNES

Le débat du mercredi après-midi est ouvert à tous et s’inscrit dans le cadre des mercredis des Observatoires.

Pour les deux journées s’inscrire sur [email protected] ou au 01 40 63 29 13.

Lieu : 7, rue de Villersexel, 75007 Paris, métro Solférino.

L’ÉCOLE,LE MONDE ET VOUS

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PROCHAIN

FORUM SOCIAL EUROPÉEN

Le prochain Forum social européen se tiendra à Londres les 15, 16 et 17 octobre 2004.

Il s'agit d'installer et d'accroître la dynamique sociale qui a émergé à Florence en 2002 et surtout à Paris St-Denis en 2003, même si un FSE chaque année peut paraître un rythme difficile à soutenir. Le SNES avec la FSU est depuis le début pleinement acteur de ce mouvement social qui réunit dans l'analyse et dans l'action de nombreux autres syndicats, associations, ONG, réseaux... Au moment où la Constitution européenne va être au cœur des débats, il s'agit de sensibiliser la société civile aux différents aspects de ce cadre européen qui risque d'inscrire dans le marbre le libéralisme. Il faut ensemble trouver les moyens d'imposer une véritable Europe sociale, une Europe du respect des droits et de la solidarité. C'est cette orientation qui nous motive dans la préparation du FSE de Londres, aux côtés du plus gros syndicat enseignant anglais (la NUT), du syndicat de l'enseignement supérieur (la NATFHE), du syndicat étudiant anglais (NUS), de la CGIL Scuola italienne et du syndicat étudiant européen (l'ESIB). Pour notre part nous nous sommes toujours efforcés et nous nous efforçons encore d'accentuer la participation des syndicats enseignants aux forums sociaux à des fins d'enrichissement réciproque et d'efficacité accrue.

Format un peu réduit pour le prochain FSE du fait de l'absence quasi totale de subventions des pouvoirs publics anglais : sont prévues 28 plénières sur les thèmes de guerre et paix, démocratie et droits fondamentaux, justice sociale et solidarité, globalisation libérale et justice globale, racisme et discrimination, développement durable.

On peut compter sur environ 150 séminaires dont à peu près cinq sur l'éducation et, le dimanche après-midi 17 octobre,

une manifestation contre la guerre et pour une Europe sociale.

Pour plus d’infos, n’hésitez pas à nous contacter à nos divers modes de participation au FSE de Londres.

Dominique Giannotti [email protected]

LONDRES LES

15,16 ET 17 OCTOBRE 2004

10 RAISONS D’ADHÉRER AU SN E S

6 efficacement dans son établissement INTERVENIR

Votre appartenance au SNES par l’information

et ses services qu’elle vous offre vous permet de peser sur les discussions ou les conflits intervenants dans

l’établissement. Et d’obtenir le soutien qui serait nécessaire.

Se syndiquer, c’est donner plus de vitesse à vos idées, plus de poids à votre action.

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KO SOCIAL 5E ROUND

Nouvelle initiative après Paris le 1ermars, Bourges le 23 avril, Marseille le 25 mai, Lille le 5 juillet, retour dans la capitale le 25 septembre.

Le « concept » reste le même : organiser une manifestation (République - Nation) suivie d’un grand concert place de la Nation avec prise de parole des organisations et associations impliquées.

Mais cette fois-ci tous les logos seront sortis pour montrer la diversité derrière l’unité et des duplex seront organisés avec d’autres villes impliquées.

Le matin, des débats seront organisés à la Bourse du travail à côté de la place de la République sur les thème de l’Europe et du projet de constitution décliné au travers des questions de l’emploi, l’éducation, l’immigration, les libertés...venez nombreux !

Pour plus de détails consultez notre site www.snes.edu ou www.avisdekosocial.org

PÂROLES

« J’étais stagiaire l’année passée et ils étaient les seuls à nous accueillir, même les non- syndiqués. »

« Mes élèves, dès que je les vois, je vais bien. »

« Je ne veux pas qu’on m’impose un système de pensée, il y a trop de politique. »

Références

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