• Aucun résultat trouvé

Un quart de décès en plus par rapport à 2019

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Un quart de décès en plus par rapport à 2019"

Copied!
5
0
0

Texte intégral

(1)
(2)

Un quart de décès en plus par rapport à 2019

Entre le 1er mars et le 13 avril 2020, le nombre de décès atteint 8 390 dans les Hauts-de- France, soit une progression de 23,3 % par rapport à la même période de l’année 2019 (+25 % au niveau national). Cela représente 1 590 décès supplémentaires dans la région. Comparée à la moyenne des 5 dernières années, la hausse est légèrement moins marquée (+ 19,0 %).

Au niveau national, ce sont dans les régions Île-de-France et Grand-Est où le nombre de décès augmente le plus (respectivement + 91,0 % et + 60,9 %). Les Hauts-de-France se situent à la 5place derrière Mayotte (+ 28,4 %) et Bourgogne-Franche-Comté (+ 23,9 %).

Des décès toujours en forte progression dans l’Oise et l’Aisne

L’Oise est le département où l’augmentation est la plus forte. 1 170 décès y ont été enregistrés au cours de la période contre 760 en 2019, soit une progression de + 53,9 %. Au niveau national, parmi les départements les plus impactés, le département de l’Oise se classe au 13e rang. Pour rappel, c’est dans ce département que sont apparus en France les premiers cas de Covid-19.

Le nombre de décès progresse également dans le département de l’Aisne, avec une augmentation de + 46,9 %, situant le département en 15e position nationale. Les départements de la Somme et du Nord subissent une hausse des décès proche de la moyenne régionale (respectivement + 21,9 % et + 20,2 %). Dans le Pas-de-Calais, la progression des décès demeure très en deçà de la moyenne régionale (+ 7,3 %).

(3)

Les hommes davantage touchés

Dans les Hauts-de-France, comme au niveau national, entre le 1er mars et le 13 avril 2020, le nombre de décès chez les hommes progresse plus rapidement que celui des femmes : + 23,9 % contre + 22,8 % chez les femmes (respectivement + 25,6 % et + 22,8 % en moyenne nationale).

Cette tendance est plus marquée dans les deux départements de la région les plus touchés par l’épidémie, à savoir l’Oise et l’Aisne. Dans l’Oise, la progression des décès chez les hommes atteint + 60,5 % contre + 47,5 % chez les femmes entre 2019 et 2020. Dans l’Aisne, les hausses s’établissent respectivement à + 54,2 % et + 39,9 %. Le Nord est le seul département de la région où la hausse des décès est plus importante chez les femmes.

Les décès augmentent fortement dans les maisons de retraite

Parmi les 8 390 décès enregistrés au cours de la période dans la région, 4 730 ont eu lieu dans un hôpital ou une clinique, soit 56,4 % des décès (50,5 % en moyenne nationale). 2 130 décès sont également survenus au domicile, soit un quart des décès enregistrés. Les décès en établissement pour personnes âgées représentent 8,7 % des décès, contre 14,9 % au niveau national.

Ce sont les décès survenus au sein de ces établissements qui subissent les plus fortes hausses, tant au niveau régional que national (respectivement + 48,1 % et + 49,1 %). Dans les hôpitaux, la progression des décès est plus forte dans la région (+ 24,3 %) qu’en France (+ 18,9 %).

Nombre de décès dans les Hauts-de-France par département

Ensemble des décès (1) : cumul des décès du 1er mars au 13 avril

2020 2019

Aisne 968 659 46,9% 15

Nord 20,2% 32

Oise 760 53,9% 13

Pas-de-Calais 7,3% 62

Somme 953 782 21,9% 31

Hauts-de-France 23,3% 5

France entière 25,0%

Source : Insee à partr des données d'état civil 2020 et 2019

Evolution entre 2019

Et 2020 (en %) Rang national En termes d’évolution

3 370 2 804 1 170

1 928 1 797

8 389 6 802 93 839 75 100

(1) Ensemble des décès, transmis par voie dématérialisée ou par voie papier par les maries aux directons régionales de l'Insee (avec un délai maximal de transmission de 8 jours, auquel il faut rajouter un délai de saisie)

(4)

À l’échelle départementale, le nombre de décès dans les hôpitaux est en hausse dans les trois départements de Picardie, à savoir l’Oise (+ 62,9 %), l’Aisne (+ 67,1 %) et la Somme (+ 31,8 %). Les décès dans les établissements pour personnes âgées progressent nettement dans les départements de l’Aisne (+ 92,1 %), de l’Oise (+ 63,5 %) et du Pas-de-Calais (+ 49,1 %).

Les 65 ans ou plus les plus impactés

Parmi les 8 390 décès enregistrés entre le 1er mars et le 13 avril 2020, les personnes âgées de 85 ans ou plus représentent la proportion la plus forte avec 45,6 % du total des décès. Les personnes de moins de 65 ans représentent 14,7 % des décès.

La classe d’âge des 65 ans ou plus continue de connaître la plus forte progression, avec des hausses proches pour les tranches d’âge étudiées. Le nombre de décès entre 65 et 74 ans augmente ainsi de + 23,4 %, entre 75 et 84 ans de + 30,7 % et pour les 85 ans ou plus de + 29,2 %. Cette tendance est la même au niveau national.

Au niveau départemental, les hausses se concentrent principalement dans l’Oise et l’Aisne quelle que soit la tranche d’âge. Le nombre de décès parmi les personnes de 65 à 74 ans y progresse respectivement de + 74,3 % et + 37,0 %. Dans ces départements, les hausses atteignent également + 64,1 % et + 64,2 % parmi les personnes âgées de 85 ans ou plus. À noter que dans le département de la Somme, le nombre de décès est en forte hausse pour les personnes âgées de 75 à 84 ans (+ 46,5 %). Dans le Nord, ce sont les personnes âgées de 85 ans ou plus qui sont les plus touchées (+ 32,2 %).

Éléments méthodologiques

L’Insee gère le Répertoire National d’Identification des Personnes Physiques (RNIPP) conformément au décret n° 82-103 du 22 janvier 1982. D’après ce décret, les communes doivent transmettre à l’Insee les informations dès qu’un acte d’état civil est dressé sur le territoire français.

L’Insee a décidé de diffuser temporairement à un rythme hebdomadaire, le nombre de décès enregistrés dans chaque département, afin de contribuer en toute transparence à la mise à disposition de données pendant la pandémie de Covid-19. Ces données couvrent toutes les causes de décès et sont donc largement supérieures aux décès liés à la pandémie.

Les mairies ont un délai légal de transmission de ces informations à l’Insee d’une semaine au maximum. Lorsque la transmission se fait sous forme papier, il faut ajouter un délai supplémentaire d’envoi par courrier postal et de saisie par les services de l’Insee.

Les séries de décès quotidiens publiées par l’Insee pour chaque département dénombrent les décès selon leurs dates de survenue. Ces décès sont comptabilisés dans le département où a eu lieu l’évènement et non dans le département de résidence de la personne. Les décès transmis par voie dématérialisée sont mis à disposition jusqu’au jour J-7. Le nombre de décès

(5)

total par département est disponible jusqu’au jour J-11 car l’intégration des décès transmis par papier est plus longue.

Il est important de noter que ces données sont très provisoires et seront révisées à chaque nouvelle publication. Pour autant, l’Insee fait le choix de les mettre à disposition de tous, car elles peuvent permettre de déceler précocement des changements de tendance. Les données les plus récentes sont incomplètes, car les communes ont une semaine pour transmettre les données et le délai de transmission varie en fonction du jour de la semaine.

Références

Documents relatifs

Cette modalité est liée à une plus faible proba- bilité de mourir à l’hôpital si l’on ne prend en compte que les sorties définitives pour décès ayant eu lieu lors

Nous initions ce travail dans le but d’étudier les décès constatés à l’arrivée par la méthode d’autopsie verbale dans le département de pédiatrie du CHU

La mortalité que peut entrainer une cause donnée de décès est trou- blée dans son expression par les autres causes de disparition. C’est cependant possible dans

Quand on ne dispose que de séries statistiques donnant les valeurs des variables explicatives et expliquées à certaines dates (chronique) ou dans cer-.. tains

• Inscrire COVID-19 confirmé ou suspecté (cas clinique ou personne sous investigation), dans les causes du décès à la section 22 du bulletin de décès SP-3.. Inscrire si en

La structure des dépenses diffère selon l’âge : les jeunes dépensent davantage pour le lait et les produits dérivés tandis que les aînés consacrent un budget plus important en

Depuis le 1 er avril 2011, les données financières des fonds affectés et d’autres fonds sont intégrées dans les fonds d’exploitation ou d’immobilisations selon leurs fins,

Le taux de décès par rapport au nombre de cas confirmés est nettement plus faible en Russie que dans la plupart des pays En France, il est nettement plus élevé!. Voici un petit