L’année OMS en bref
2004
© Organisation mondiale de la Santé, 2005
Tous droits réservés.
WHO/DGO/05.1
Photos : OMS (p.4 : St Jude Children’s Research Hospital, Memphis, USA)
Liste des abréviations
ACT Association thérapeutique comportant de l’artémisinine AMRO Bureau régional de l’OMS pour
les Amériques
DOTS Stratégie de lutte antituberculeuse recommandée à l’échelle
internationale
EURO Bureau régional de l’OMS pour l’Europe
FAO Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture FNUAP Fonds des Nations Unies pour
la Population
HLS Service de formation de responsables de l’orientation des politiques de santé OMD Objectifs du Millénaire pour
le développement
ONU Organisation des Nations Unies SRAS Syndrome respiratoire aigu sévère UE Union européenne
UNICEF Fonds des Nations Unies pour l’Enfance
VPA Alliance pour la prévention de la violence
Liens utiles
Alliance pour la prévention de la violence http://www.who.int/violenceprevention/en/
Rapport OMS 2004 sur la lutte antituberculeuse dans le monde http://www.who.int/tb/publications/global_report/en/
Commission sur les droits de propriété intellectuelle, l’innovation et la santé publique http://www.who.int/intellectualproperty/fr/
Résolution de l’Assemblée mondiale de la Santé sur la stratégie mondiale pour l’alimentation, l’exercice physique et la santé
http://www.who.int/gb/ebwha/pdf_files/WHA57/A57_R17-fr.pdf
Résolution de l’Assemblée mondiale de la Santé sur la santé génésique http://www.who.int/gb/ebwha/pdf_files/WHA57/A57_R12-fr.pdf
Dix questions de santé sur les dix nouveaux Etats Membres
http://www.who.dk/eprise/main/who/InformationSources/Publications/Catalogue/20040607_1 Rapport sur la santé dans le monde, 2004 – changer le cours de l’histoire
http://www.who.int/whr/2004/fr/
La santé dans les objectifs du Millénaire pour le développement http://www.who.int/mdg/goals/fr/
Trois millions d’ici à 2005: Rapport de situation http://www.who.int/3by5/en/Progressreport.pdf
Le service de formation de responsables des orientations des politiques de santé http://www.who.int/health_leadership/en/
De grandes attentes
http://www.who.int/features/great_expectations/fr/
Atlas des cardiopathies et des accidents vasculaires cérébraux http://www.who.int/cardiovascular_diseases/resources/atlas/en/
Directives OMS de qualité pour l’eau de boisson, troisième édition http://www.who.int/water_sanitation_health/dwq/gdwq3/en/
Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac http://www.who.int/tobacco/framework/en/
2004
Rapport du Directeur général
J’ai le plaisir de présenter ci-après un aperçu des acti- vités de l’OMS en 2004. Les principaux événements, relatés dans l’ordre chronologique, donnent une idée de l’étendue et de la diversité de l’action de l’Organisation dans les régions et les pays.
Des informations sont données sur l’état d’avancement des travaux dans des domaines tels que le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme, ainsi que sur des faits marquants comme la ratifi cation par le 40e pays de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac, et son entrée en vigueur. La reprise des activités d’éra- dication de la poliomyélite, après une année diffi cile, est également décrite.
L’OMS a continué de lutter contre l’accroissement de la charge de morbidité liée aux maladies non transmis- sibles. Entre autres exemples majeurs, il est important de mentionner l’adoption par l’Assemblée mondiale de
la Santé de la Stratégie mondiale pour l’alimentation, l’exercice physique et la santé, la publication de l’Atlas des cardiopathies et des accidents vasculaires cérébraux, et une initiative de lutte contre le diabète.
Le nouveau Centre stratégique d’opérations sanitaires nous a permis de mieux aider les pays à faire face aux fl ambées de maladies et d’aider plus effi cacement les populations en cas de crise humanitaire. Il a joué un rôle essentiel dans la coordination, la collecte d’infor mations et les mesures mises en œuvre après la catastrophe du tsunami.
En 2004, nous avons étendu et renforcé nos partenariats et touché un plus grand nombre des personnes parmi les plus démunies. Je tiens à remercier tous nos partenaires et le personnel de l’OMS qui ont contribué, sans ménager leurs efforts, à ces nombreuses réalisations.
L’année OMS en bref
L
e 12 janvier, l’OMS a annoncé la création de l’Alliance pour la prévention de la violence (VPA), composée de 10 organisations dont l’objectif est de réduire le nombre annuel (1,6 million) de décès consécutifs à des actes de violence. La VPA permet aux groupes et aux particuliers de se rassembler autour d’un idéal commun et de méthodes de prévention de la violence axées sur les racines même de la violence, tout en améliorant les services aux victimes.Les activités de la VPA privilégieront la mise au point de politiques, programmes et instruments à l’appui des recommandations incluses dans le Rapport mondial de l’OMS sur la violence et la santé, publié en 2002.
L’OMS continue d’apporter son soutien à Bam
Le 26 décembre 2003, un séisme a touché Bam (Républi- que islamique d’Iran), faisant près de 30 000 victimes et plus de 75 000 sans-abri. L’OMS a réagi immédiatement, s’employant avec ses partenaires à réduire la menace de maladies telles que la méningite, la rougeole, le tétanos
J anvier
Nouvelle alliance pour prévenir la violence LES ACTES DE VIOLENCE
INTERPERSONNELLE TUENT CHA QUE
JOUR PLUS DE 540 ADOLESCENTS ET JEUNES ADUL
TES, SOIT
PLUS DE 20 P AR HEURE.
et le paludisme. Les donateurs, en réponse à l’appel de l’OMS, ont versé plus de US$ 3,6 millions pour aider les pouvoirs publics locaux à faire face aux besoins sanitaires immédiats. L’OMS maintient des activités à Bam, apportant son concours au ministère de la Santé et de l’Enseignement médical moyennant la reconstruction de centres de santé, la formation de personnels médicaux et l’élaboration de programmes de santé publique.
Une fl ambée de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) tient l’OMS en alerte
Depuis juillet 2003, le SRAS est réapparu à quatre reprises provoquant 17 cas. Trois de ces manifestations étaient associées à un manquement aux règles de biosécurité au laboratoire, l’incident restant faisant suite à un cas de transmission de l’animal à l’homme. Un seul des incidents liés au laboratoire était associé à un cas de transmission secondaire et de propagation nosocomiale, signe du niveau de
vigilance élevé dans les pays pour le dépistage et l’isolement des malades présentant une pathologie ressemblant au SRAS.
Compte tenu de l’expérience acquise lors de la fl ambée sans précédent survenue en 2003, l’OMS a élaboré et distribué de nouvelles directives relatives à la surveillance et un cadre d’évaluation des risques et de préparation pour le SRAS. L’OMS continue d’encourager les autorités sanitaires à se tenir en alerte.
Le Conseil exécutif nomme deux Directeurs régionaux
Le Conseil exécutif de l’OMS a nommé le Dr Samlee Plian- bangchang en qualité de Directeur régional pour l’Asie du Sud-Est. Ressortissant thaïlandais, le Dr Plianbangchang a remplacé le Dr Uton Muchtar Rafei, à ce poste de 1994 à 2004. Le Conseil a également nommé à nouveau le Dr Shigeru Omi en qualité de Directeur régional pour le Pacifi que occidental. Ressortissant japonais, le Dr Omi avait pris ses fonctions de Directeur régional en 1999.
8–9
Forum de haut niveau sur les objectifs du Millénaire pour le développement liés à la santé
15
Signature de la Déclaration de Genève sur l’ éradication de la poliomyélite
19–23
113e session du Conseil exécutif de l’OMS
F évrier
L
a plus importante fl ambée de grippe aviaire jamais enregistrée a affecté neuf pays d’Asie. Les fl ambées, dues à la souche H5N1 hautement pathogène, ont été sans précédent, tant par leur étendue géographique que par leurs retombées économiques pour le secteur agricole.La déclaration de cas humains en Thaïlande et au Viet Nam a fait craindre une pandémie de grippe mondiale, compte tenu de la capacité du virus à revêtir une forme sous laquelle il se répandrait aisément entre les personnes.
L’OMS a coordonné les activités mises en œuvre avec les pays touchés et d’autres institutions pour convenir de mesures propres à ralentir la propagation chez les animaux, et à réduire la mortalité humaine et les bouleversements sociaux. Entre janvier 2004 et février 2005, 55 cas humains d’infection à H5N1 ont été signalés, dont 42 mortels.
L’OMS continue d’évaluer le risque de pandémie de grippe et soutient les actions nationale et internationale de préparation aux pandémies.
Grippe aviaire – cause de la
prochaine pandémie de grippe ?
Campagne en
faveur de l’éra di ca- tion de la maladie du ver de Guinée Le Dr LEE Jong-wook, Directeur général de l’OMS, s’est joint à l’ex-Président des Etats-Unis d’Amérique, Jimmy Carter et à Kul C. Gautman, Directeur exécutif adjoint de l’UNICEF, au Ghana, pour insister sur la nécessité d’interrompre la transmission de la maladie du ver de Guinée. Depuis le début de la campagne pour l’éradication mondiale en 1986, l’incidence de la maladie a régressé de 99% dans le monde.
Le Ghana a déclaré à lui seul 47% des nouveaux cas sur- venus dans le monde en 2004. Les stratégies d’éradication privilégient trois mesures principales : amélioration de la salubrité de l’eau, prise en charge et isolement des cas, et éducation sanitaire.
Menace croissante du SIDA en Europe
Les participants à la Conférence ministérielle qui s’est tenue à Dublin se sont entretenus de l’aggravation de la situation en Europe orientale et en Asie centrale, où plus
d’1,5 million de personnes vivent maintenant avec le VIH, contre 30 000 en 1995. Ils sont convenus de la nécessité absolue de privilégier à la fois la prévention et le traitement et ils ont demandé aux dirigeants politiques de mettre à exécution leurs engagements oraux.
Plan de campagne pour réduire la mortalité de la mère et du nouveau-né en Afrique
Pour aider à réduire les taux élevés de mortalité maternelle et infantile en Afrique subsaharienne, le Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique a réuni les partenaires concernés, les responsables sanitaires de six pays et les représentants d’organisations telles que le FNUAP et l’UNICEF. Les partici- pants ont adopté un cadre régional d’action visant à réduire la mortalité des mères et de leurs nourrissons, qui met l’accent sur deux domaines : le déploiement d’accoucheuses qualifi ées à tous les niveaux de soins, et le renforcement de la capacité personnelle, familiale et communautaire d’améliorer la santé de la mère et du nouveau-né. Les objectifs 4 et 5 du Millénaire pour le développement (OMD) sont de réduire de deux tiers la mortalité infantile et de trois quarts la mortalité maternelle, respectivement.
10
Publication des Lignes directrices sur les bonnes pratiques en matière de culture et de collecte des plantes médicinales
24
Publication du Rapport sur la santé bucco-dentaire dans le monde
M ars
Soutenir la recherche en santé mentale dans les pays en
développement
L
es rédacteurs de grandes revues médicales se sont associés à l’OMS pour encourager la publication d’un nombre accru de travaux de recherche en santé mentale dans les pays en développement. Seulement 2% de toutes les études de santé mentale publiées dans des revues de premier plan proviennent de pays en développement.Il en résulte un déséquilibre dans la connaissance de la démographie, de la charge de morbidité, des ressources disponibles et des incidences économiques à long terme de la santé mentale – domaine de santé négligé. Pour remédier à cette situation, les rédacteurs et le personnel technique de l’OMS sont convenus d’un catalogue d’idées pour galvaniser la recherche en santé mentale et la publica- tion des travaux dans les grandes revues scientifi ques. Les propositions visaient notamment à assurer une formation aux méthodes de recherche et à la rédaction de textes scientifi ques, et à améliorer l’accès aux publications sur la recherche en santé mentale, par exemple moyennant la gratuité de l’accès en ligne et un soutien aux revues de pays en développement pour en améliorer la qualité.
Plus de 13 millions de tuberculeux sous DOTS depuis 1995
Selon le Rapport mondial 2004 de l’OMS sur la lutte antitu- berculeuse, 180 pays avaient adopté la stratégie DOTS et 13,3 millions de malades ont bénéfi cié du traitement DOTS entre 1995 et 2002. En Inde, en mars 2004, le 3 millionième malade avait bénéfi cié de ce traitement, ainsi que l’a déclaré le Premier ministre indien lors du 2e Forum mondial des Partenaires Halte à la tuberculose qui s’est tenu à New Delhi.
A l’échelle mondiale, 37% des malades contagieux avaient été dépistés en 2002 alors que la cible du dépistage des cas pour 2005 est de 70%. Le pourcentage de réussite du traitement était de 82%, comparé à la cible de 85% pour 2005. Treize des quinze pays où les taux d’incidence estimatifs de la tuberculose sont les plus élevés se trouvent en Afrique, la plupart ayant également des taux d’infection à VIH élevés puisque le VIH est l’un des principaux éléments moteurs de l’épidémie de tuberculose dans cette région.
Etablissements de santé en Haïti
Le Bureau régional de l’OMS pour les Amériques (AMRO) a réagi rapidement face à la crise humanitaire causée par les troubles civils en Haïti, où la population était privée d’eau, de médicaments essentiels et d’essence, et où les coupures de courant et l’insécurité ont provoqué la
fermeture des hôpitaux haïtiens. AMRO a établi un centre de crise à Washington DC et envoyé du personnel à Haïti pour coordonner la distribution des fournitures nécessaires à la réouverture des hôpitaux. AMRO a également diffusé des bulletins d’information sur les radios locales pour donner le nom des hôpitaux en état de fonctionner. Une deuxième situation d’urgence a frappé Haïti en septembre avec l’ouragan Ivan. AMRO, cette fois encore, a participé aux activités de relèvement, expédiant des fournitures pour la purifi cation de l’eau et des trousses d’urgence contenant des médicaments essentiels pour des dizaines de milliers de personnes.
Combattre l’inégalité hommes–femmes pour lutter contre le SIDA
Pour célébrer la Journée internatio- nale des femmes, l’OMS a accueilli une discussion d’experts axée sur les problèmes qui touchent spécialement
les femmes dans l’épidémie de VIH/SIDA et sur la façon dont l’inégalité hommes-femmes stimule la propagation de la maladie dans le monde. La discussion a porté sur la vulnérabilité des femmes et des fi llettes à l’infection à VIH, supérieure à celle des hommes pour des raisons biologiques, économiques, sociales et culturelles, et sur les moyens de s’atteler à ces questions.
16–18
L’OMS est l’hôte d’une consultation sur la préparation aux pandémies de grippe
18
Publication de Neuroscience of Psychoactive Substance Use and Dependence
A vril
L
es accidents de la route tuent chaque année 1,2 million de personnes et ils sont la deuxième cause de mor- talité dans le monde chez les personnes de 5 à 29 ans.Afi n de sensibiliser davantage l’opinion à ce problème de santé publique et d’inciter les dirigeants à prendre des mesures, l’OMS a choisi la sécurité routière comme thème de la Journée mondiale de la Santé 2004. Le nouveau Rapport mondial sur la prévention des accidents de la route contient des recommandations claires, fondées sur des données factuelles. Des milliers de personnes ont célébré cette journée dans plus de 130 pays où des centaines de manifestations ont été organisées. Immédiatement après la Journée mondiale de la santé, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution sur l’amélioration de la sécurité routière dans le monde, et invité l’OMS à coordonner les problèmes de sécurité routière à l’intérieur du système des Nations Unies.
Un partenariat utilise le Web pour contenir le risque de méningite
En 2002, une souche rare de méningite du nom de W135 est apparue au Burkina Faso. Quelque 13 000 personnes ont
Journée mondiale de la santé :
l’accident de la route n’est pas
une fatalité
été infectées et 1 500 sont mortes. Une année plus tard, la même souche de méningite est réapparue mais, grâce à l’intervention rapide du Gouvernement et au soutien de l’OMS, la souche a été rapidement identifi ée et une campagne de vaccination de masse a permis de juguler l’épidémie. Ce succès tient au partenariat conduit par l’OMS qui a mis en place un système d’intervention de masse contre W135. Un nouveau vaccin antiméningococcique a été mis au point et des épidémiolo- gistes et des techniciens de laboratoire ont été formés, de sorte que W135 a pu être détecté et confi rmé rapidement.
Un centre de surveillance régional a été créé et un stock d’urgence du nouveau vaccin a été acheté. Le partenariat incluait le ministère de la Santé, les Centres collaborateurs de l’OMS pour la méningite à Atlanta et à Oslo, Epicentre, l’Institut Pasteur, l’Association pour la médecine préventive et GlaxoSmithKline.
Première réunion de la Commission sur les droits de propriété intellectuelle, l’innovation et la santé publique (CIPIH) La CIPIH a été créée en février 2004 après que l’Assemblée mondiale de la Santé avait demandé dans une résolution qu’un organe de durée limitée soit chargé de publier une analyse des droits de propriété intellectuelle, de l’innovation et de la santé publique. La Commission résumera les données sur
la prévalence des maladies importantes pour la santé publi- que, examinera le volume et la distribution des recherches existantes, et analysera les propositions visant à améliorer les systèmes d’incitation et de fi nancement existants. La Commission, qui compte 10 membres, est présidée par Ruth Dreifuss, ancienne Présidente de la Confédération helvéti- que. Elle établira un rapport fi nal incluant des propositions concrètes et pratiques qui sera présenté en 2006.
Explosion ferroviaire en République démocratique populaire de Corée
Le 22 avril, les wagons d’un train remplis de nitrate d’am- monium et de combustible ont explosé après avoir heurté des câbles électriques dans le District de Ryongchon, République démocratique populaire de Corée. L’explosion a tout détruit sur un périmètre de 500 mètres, tuant 156 personnes, dont 76 enfants dans une école voisine. L’OMS, qui a un bureau à Pyongyang, la capitale, a coordonné le soutien au Gouvernement pour l’ensemble des opérations sanitaires, obtenu du matériel médical à l’entrepôt central et distribué des fournitures médicales et du matériel pour soigner les personnes atteintes de lésions oculaires à Ryongchon et à Sinuiju. L’OMS, en collaboration avec les autorités locales, s’est également employée à prévenir toute fl ambée de maladie infectieuse et à établir un système de surveillance adéquat.
7
Journée mondiale de la Santé
25
Journée africaine du paludisme 24–30
Semaine de la vaccination dans les Amériques
M ai
Agissons maintenant contre le diabète
L
’OMS et la Fédération internationale du Diabète ont lancé, le 5 mai, leur programme commun « Agissons maintenant contre le diabète ». Le diabète est devenu l’une des causes principales de morbidité et de mortalité prématurées, notamment par le risque accru de maladie cardiovasculaire. Selon une publication marquant la mise en place du nouveau programme, 3,2 millions de décès peuvent être imputés au diabète chaque année, la maladie touchant surtout les adultes actifs dans les pays en développement. « Agissons maintenant contre le diabète » privilégiera surtout les communautés au revenu faible ou moyen, en particulier dans les pays en développement. Son objectif sera d’encourager l’adoption de mesures effi caces de surveillance, de prévention et de lutte contre le diabète en sensibilisant davantage les responsables nationaux et internationaux des politiques de santé à cette maladie.gras trans, de sel et de sucres, de consommer davantage de fruits et de légumes, et de pratiquer davantage d’activité physique. L’Assemblée a aussi adopté une stratégie mondiale sur la santé génésique qui cible les aspects prioritaires de la santé génésique et sexuelle. L’objectif est notamment d’améliorer les soins prénatals, les soins à l’accouchement, les soins du postpartum et les soins au nouveau-né, d’assurer des services de planifi cation familiale de qualité, y compris contre la stérilité, d’éliminer le problème de l’avortement pratiqué dans de mauvaises conditions de sécurité, de combattre les infections sexuellement transmissibles, le cancer du col utérin et d’autres affections gynécologiques, ainsi que de promouvoir la santé sexuelle.
Dix questions sur 10 pays
A l’occasion de l’élargissement de l’Union européenne (UE) le 1er mai, le Bureau régional de l’OMS pour l’Europe (EURO) a publié un résumé des aspects essentiels de la santé dans les 10 nouveaux pays de l’UE. « Dix questions de santé sur les dix nouveaux Etats Membres » passe en revue les indicateurs sanitaires dans chacun des 10 pays et les compare aux indicateurs des 15 anciens membres, résumant les principaux aspects du système de santé de chaque pays et décrivant les réalisations de chacun après une décennie de réformes sanitaires.
L’Assemblée mondiale de la Santé adopte deux stratégies mondiales
La Cinquante-Septième Assemblée mondiale de la Santé a adopté la stratégie mondiale pour l’alimentation, l’exercice physique et la santé, dont l’objectif est de combattre les maladies cardio-vasculaires, le diabète, les cancers et les affections liées à l’obésité. La stratégie insiste sur la nécessité de limiter la consommation de graisses saturées et d’acides
11
Le Premier ministre canadien annonce une contribution de 100 millions de dollars canadiens en faveur de l’initiative « 3 millions d’ici à 2005 »
17–22
Cinquante-Septième Assemblée mondiale de la Santé
31
Journée mondiale sans tabac 2004
(11 mai) Publication du Rapport sur la santé dans le monde 2004 : Changer le cours de l’histoire
Le Rapport sur la santé dans le monde 2004 contient un appel en faveur de l’adoption d’une stra- tégie complète de lutte contre le VIH/SIDA qui associe prévention, traitement, soins et soutien aux personnes vivant avec le VIH/SIDA. C’est l’occasion pour le monde de modifi er le cours de l’histoire et de se donner les chances d’améliorer la santé pour tous par la coordination des mesures déployées contre l’une des épidémies mondiales les plus graves, qui a déjà fait au moins 20 millions de victimes et touche actuellement 38 millions de personnes supplémentaires.
J uin
A
sa 27e session, la Commission du Codex Alimentarius, organisme international chargé d’élaborer des normes alimentaires établi par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) et l’OMS, a adopté 19 normes alimentaires internationales nouvelles ou amendées destinées à protéger la santé des consommateurs dans le monde. La Commission du Codex a accueilli favorablement le nouveau Fonds fi duciaire FAO/OMS à l’appui de la participation au Codex, mis en place et géré par l’OMS, qui est devenu opé rationnel en 2004 et qui permet à un nombre accru de pays en développement de participer aux travaux du Codex.La Commission du Codex a aussi décidé d’examiner plus en profondeur la façon de s’atteler aux problèmes liés à la résis- tance aux antimicrobiens, compte tenu des résultats de deux réunions d’experts FAO/OMS tenues en 2003 et 2004.
Un nouvel atlas illustre les effets de l’environnement sur la santé des enfants
Le premier Atlas sur la santé de l’enfant et l’environnement jamais publié par l’OMS montre comment la pollution de l’air et de l’eau et les autres risques environnementaux entraînent
Le Codex adopte 19 normes
alimentaires internationales
nouvelles ou amendées
chaque année la mort de nombreux enfants de moins de cinq ans. Les enfants sont les premières victimes en cas de risques environnementaux parce que, compte tenu de leur poids cor- porel, ils absorbent une plus grande quantité de substances toxiques, et parce qu’ils sont moins résistants physiquement et n’ont pas les connaissances nécessaires pour se protéger.
L’atlas décrit le défaut de soins ambiant et un appel est lancé en faveur de mesures immédiates contre les risques tels que l’eau contaminée, le manque de moyens d’assainissement, et la pollution de l’air intradomiciliaire. Ces mesures aideront à réaliser le quatrième objectif du Millénaire pour le développement (OMD), à savoir réduire de deux tiers d’ici à 2015 la mortalité des moins de cinq ans.
L’OMS co-parraine la première Journée mondiale du don de sang
Le 14 juin, l’OMS, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, la Fédération internationale des Organisations de donneurs de sang et la Société internatio- nale de Transfusion sanguine ont co-parrainé la première Journée mondiale du don de sang. Cette journée, célébrée dans plus de 70 pays, a rendu hommage aux donneurs de sang bénévoles pour leur contribution à leur communauté. Elle a également contribué à mieux sensibiliser l’opinion à l’importance des dons de sang bénévoles et réguliers. Les trans fusions sanguines sauvent des millions de vies chaque année mais on ne dispose pas encore de sang non contaminé en quantité suffi sante pour les millions d’autres personnes qui ont besoin d’une transfusion.
Surveiller la qualité des médicaments
Sur les douze nouveaux produits présélectionnés au cours de l’année, neuf visaient à lutter contre le VIH/SIDA (quatre antirétroviraux), un contre le paludisme et deux contre la tuberculose. A partir de la mi-2004, l’OMS a procédé à des inspections systématiques de contractants qui avaient effectué des études de bioéquivalence pour des médica- ments présélectionnés, en commençant par les médicaments prioritaires contre le VIH/SIDA. Ces inspections s’inscrivent dans le cadre d’une action continue destinée à maintenir et renforcer le projet de présélection et à assurer que seuls des médicaments de qualité soient utilisés contre le VIH/SIDA. A la suite de ces inspections, l’OMS a retiré cinq médicaments anti-SIDA de la liste de présélection entre juin et août. En novembre, deux fabricants de médicaments ont annoncé qu’ils retiraient tous leurs antirétroviraux de la liste de l’OMS, évoquant la présence d’anomalies dans les documents établissant la preuve de la bioéquivalence des produits. En décembre, deux médicaments préalablement retirés de la liste ont été réintégrés après que le fabricant a procédé à de nouvelles études de qualité.
6–9
7e Conférence mondiale sur la prévention des traumatismes et la promotion de la sécurité
23–25
Quatrième Conférence ministérielle sur l’environnement et la santé en Europe
29
La Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac, avec 168 signataires, cesse d’être ouverte à la signature
J uillet
Crise humanitaire au Darfour (Soudan)
E
n juin 2004, la crise humanitaire au Darfour avait causé le déplacement de plus d’1,2 million de personnes. En juillet, le Dr Lee, Directeur général de l’OMS, a effectué une mission d’évaluation dans les camps et les hôpitaux du sud et de l’ouest du Darfour. Il a insisté sur la nécessité d’accroître d’urgence les fonds, le personnel et les four- nitures afi n de prévenir une catastrophe sanitaire. L’OMS a fourni des services de santé, réhabilité des hôpitaux et contribué à améliorer l’assainissement ainsi qu’à faire face à d’autres besoins essentiels dans les camps de personnes déplacées à l’intérieur du pays. L’Organisation, en colla- boration avec ses partenaires, a aussi aidé à prévenir des fl ambées de maladies transmissibles en menant diverses interventions sanitaires, et notamment une campagne de vaccination antirougeoleuse de masse qui a couvert plus de 2 millions d’enfants, et une campagne de vaccination contre le choléra utilisant le vaccin anticholérique buccal.L’OMS a également mené une enquête sur la mortalité au Darfour, qui a fait apparaître que la diarrhée était respon- sable de la moitié ou des trois quarts des décès d’enfants de moins de cinq ans. Ce rapport a permis d’établir sur des bases concrètes les besoins de la population du Darfour et d’exhorter la communauté internationale à multiplier ses actions humanitaires.
Le Cambodge atteint sa cible pour la lutte contre les maladies parasitaires
Le Cambodge est le premier pays à avoir atteint la cible fixée par l’OMS, à savoir traiter régu- liè rement contre les parasites intestinaux au moins 75% des enfants d’âge scolaire d’ici à 2010.
Ces parasites aggravent la malnutrition et l’anémie qui contribuent au retard de croissance et rendent les enfants plus vulnérables à d’autres maladies. Il y a cinq ans, plus de 70% des enfants cambodgiens étaient infestés par des vers intestinaux. Ce chiffre a considérablement baissé à la suite d’une campagne nationale au cours de laquelle les enseignants des 24 provinces ont distribué des comprimés aux enfants en classe. Ce succès est dû à la détermination des responsables politiques, doublée du soutien fi nancier des donateurs et des partenaires.
Les fondements de l’initiative « 3 millions d’ici à 2005 » sont en place
Le premier rapport de situation de l’OMS sur « 3 millions d’ici à 2005 », publié pendant la Conférence internationale sur le SIDA à Bangkok, résumait le travail accompli pendant le premier semestre depuis l’adoption, lors de la Journée mondiale du SIDA 2003, de la cible visant à assurer un traitement à 3 millions de personnes vivant avec le SIDA avant la fi n 2005. Selon le rapport, les éléments devant permettre d’accroître la disponibilité du traitement anti-SIDA se mettent en place. En janvier 2005, l’OMS a publié un deuxième rapport qui fait état de l’augmentation sensible des programmes de traitement mis en route dans plusieurs pays à forte charge de morbidité. Le rapport indiquait qu’il faudrait 100 000 soignants et agents communautaires sup- plémentaires et des fonds pour apporter une assistance technique aux pays afi n de leur permettre de renforcer leurs capacités, et d’acheter et de distribuer des médicaments.
11–16
15e Conférence internationale sur le SIDA, Bangkok (Thaïlande)
14
L’OMS publie Antiretroviral Drugs for Treating Pregnant Women and Preventing HIV Infection in Infants
31 juillet – La vaccination antipoliomyélitique reprend à Kano après un an d’interruption
L’Etat de Kano, dans le nord du Nigéria, a repris la vaccination antipoliomyélitique un an après que des rumeurs non fondées sur l’innocuité du vaccin avaient fait échouer les campagnes. Dans ce laps de temps, le poliovirus sauvage a réinfecté 14 pays précédemment indemnes, et la transmission a repris dans cinq d’entre eux.
A oût
L
’OMS, la Massoud Foundation et HealthNet International ont entrepris une intervention exceptionnelle à Kabul (Afghanistan) pour mettre fi n à l’épidémie de leishmaniose.L’initiative d’urgence, fi nancée par une subvention du Gouvernement belge, incluait le traitement pharmaceutique et 16 000 moustiquaires imprégnées d’insecticide pour aider les familles à arrêter la transmission de la maladie.
L’intervention visait à interrompre la transmission pendant la saison maximale, de septembre à octobre. L’intervention a été menée à Kabul où le taux de leishmaniose cutanée est le plus élevé du monde. Des fonds supplémentaires ont été demandés pour assurer la stabilité du programme grâce au renforcement de l’équipe nationale moyennant un certain nombre d’activités de formation, à l’accent mis sur l’éducation sanitaire avec la participation de la communauté, et au rétablissement du programme national de lutte contre la leishmaniose.
Lutte contre la leishmaniose
en Afghanistan
La prévalence de la lèpre en recul de 70%
en Afrique
La prévalence de la lèpre dans la Région OMS de l’Afrique a baissé de 70% au cours de ces dix dernières années, passant de plus de 190 000 cas en 1992 à moins de 60 000 en 2003. Pendant le même laps de temps, le nombre cumulé des personnes guéries de la lèpre est passé de 240 000 à 800 000. Cette réussite résulte du travail accompli par l’Alliance mondiale pour l’élimination de la lèpre, créée en novembre 1999. Les membres principaux de l’Alliance sont les gouvernements des pays d’endémie, la Nippon Foundation, Novartis et l’OMS. L’Alliance coopère avec d’autres organisations nationales et internationales en vue d’améliorer l’accès à l’information sur la lèpre, au diagnostic et au traitement par la polychimiothérapie. Elle continue de collaborer notamment avec l’Inde où la prévalence de la lèpre reste la plus élevée.
Le programme OMS de formation de
responsables de l’orientation des politiques de santé est en cours de mise en place
En 2004, plus de 2 500 personnes se sont portées candidates au nouveau Service OMS de formation de responsables de l’orientation des politiques de santé (HLS). Le nouveau programme a pour objectif de former la prochaine génération de dirigeants du secteur de la santé. Il a bénéfi cié d’une subvention de démarrage de US$ 5 millions versée par la Fondation Bill & Melinda Gates. HLS a recruté le premier groupe de jeunes professionnels de la santé au cours du deuxième semestre 2004 pour un programme de travail et de formation de deux ans destiné à renforcer les connaissances et les compétences indispensables pour assumer des respon- sabilités en matière de santé publique. Les administrateurs HLS, après un mois de stage d’introduction au Siège, suivront un bref stage d’orientation dans un Bureau régional, puis 22 mois dans des bureaux de pays où leur seront confi ées des tâches diffi ciles et des missions spéciales. La première classe d’administrateurs HLS a commencé sa formation en mars 2005 et l’achèvera en 2007. Ce programme de formation de jeunes professionnels vise à favoriser en permanence le renforcement des capacités nationales en santé publique.
1–7
Semaine mondiale de l’allaitement maternel
9
Journée internationale des populations autochtones
26
Campagne pour la réalisation de la cible OMD concernant l’eau potable et l’assainissement
S eptembre
Assurer un approvisionnement en eau potable pour tous
L
a troisième édition des Directives OMS de qualité pour l’eau de boisson propose aux autorités de réglementation et aux responsables de l’approvisionnement en eau des moyens nouveaux de prévenir la contamination de l’eau de boisson.La réglementation applicable à l’eau de boisson préconisait jusque-là l’analyse d’échantillons d’eau pour mesurer leur teneur en contaminants chimiques et biologiques – la consom mation de l’eau précédant la détection des pro- blèmes. Les nouvelles Directives privilégient la prévention, insistant sur l’importance d’une gestion systématique de la qualité de l’eau de boisson, de la source à l’utilisateur.
Un reportage photo mondial exceptionnel dans la perspective de la Journée mondiale de la Santé 2005
Une série de reportages photographiques passionnants intitulée « De grandes attentes » a permis à l’OMS et au monde de suivre la grossesse et l’accouchement de six femmes vivant dans différents pays du monde. Chacune raconte sa propre histoire, faisant le récit d’une expérience commune mais se déroulant dans des circonstances très
différentes. Ces différences illustrent les joies et les risques associés à la grossesse et à l’accouchement, et rappellent que plus d’un demi-million de femmes meurent chaque année en couches et que quatre millions de nouveau-nés ne vivent pas plus d’un mois. Depuis le début de la série, De Grandes attentes a reçu près d’un demi-million de visites et a été citée dans des émissions de la BBC et des articles du New York Times. Le projet a été lancé dans la perspective de la Journée mondiale de la Santé 2005, sur le thème de la santé maternelle et infantile.
La nouvelle géographie des cardiopathies et des accidents vasculaires cérébraux
L’Atlas OMS des cardiopathies et des accidents vasculaires cérébraux, qui donne le détail de l’épidémie mondiale devenue la principale cause de décès dans le monde, a été publié pour coïncider avec la Journée mondiale du Cœur et encourager la prévention des cardiopathies et des accidents vasculaires cérébraux. L’atlas donne des statistiques actualisées par pays, y compris le nombre d’années de vie perdues du fait des cardiopathies, la prévalence du tabagisme et l’état des
politiques et de la législation en la matière. L’atlas devrait constituer un puissant outil de sensibilisation pour stimuler la volonté politique et faire en sorte qu’elle débouche sur des actions concrètes.
Un nouvel élan et des partenaires pour combattre la tuberculose associée au VIH Lors de la Conférence internationale sur le SIDA, en juillet 2004, Nelson Mandela a déclaré : « Nous ne pouvons lutter contre le VIH/SIDA si nous ne redoublons pas d’efforts contre la tuberculose. » Le Groupe de travail Halte à la tuberculose a examiné la situation avec les représentants des malades positifs pour le VIH et d’autres partenaires réunis à Addis Abbeba. Les participants ont prévu d’in- tensifi er les interventions contre la tuberculose et le VIH conformément aux nouvelles directives générales et aux nouveaux instruments de l’OMS, à savoir le dépistage du VIH chez les malades atteints de tuberculose, l’accès aux antirétroviraux et le transfert des malades, et la prévention et/ou le traitement de la tuberculose chez les personnes positives pour le VIH.
10
Journée mondiale de prévention du suicide
23
Publication de l’Atlas des cardiopathies et des accidents vasculaires cérébraux
26
Journée mondiale du Cœur
21
Publication des Directives de qualité révisées pour l’eau de boisson
Directeurs régionaux désignés pour l’Afrique et l’Europe Le Comité régional de l’Afrique a désigné le Dr Luis Gomes Sambo (Angola) pour assumer les fonctions de Directeur régional. Le Dr Sambo est entré à l’OMS en 1989 en qualité de Chef de l’équipe de soutien stratégique inter-pays à Harare (Zimbabwe). Le Comité régional de l’Europe a désigné le Dr Marc Danzon (France) pour un deuxième mandat de cinq ans en qualité de Directeur régional. Le Dr Danzon avait pris ses fonctions en cette qualité en 2000.
O ctobre
L
es dirigeants africains, s’employant ensemble à com- battre la poliomyélite dans la région et à réactiver les activités d’éradication de la poliomyélite, ont entamé la plus grande campagne synchronisée de vaccination contre la poliomyélite jamais organisée, qui doit couvrir 80 millions d’enfants dans 23 pays d’Afrique. Plus d’un million de vaccinateurs, pour beaucoup des bénévoles locaux, ont systématiquement vacciné tous les enfants de moins de cinq ans sur la moitié du continent africain.Cette action massive témoignait d’un regain d’engagement pour éradiquer la maladie de la part des responsables africains, décidés à interrompre la transmission de la poliomyélite dans le cadre d’un programme mondial de 4 milliards de US dollars, s’étendant sur 16 ans.
Accélérer les mesures pour améliorer la sécurité des patients
Des ministres de la Santé, des universitaires, des associa- tions de malades et l’OMS ont conjugué leurs efforts pour
L’Afrique entreprend la plus
grande campagne de vaccination contre la poliomyélite jamais
organisée
améliorer la sécurité des soins par le biais de la Nouvelle Alliance mondiale pour la sécurité des patients. Il ressort des recherches effectuées dans les pays industrialisés qu’un malade hospitalisé sur 10 souffre d’une forme donnée de trouble évitable qui débouche sur une incapacité grave, voire la mort. La situation est vraisemblablement plus grave dans les pays en développement où, selon les chiffres de l’OMS, la moitié du matériel médical est dangereux, et où sont signalés les trois quarts environ des incidents liés à des médicaments contrefaits ou de mauvaise qualité. Dans son Programme 2005, l’Alliance défi nit ses activités dans six grands domaines d’action : réduire les infections liées aux soins de santé ; promouvoir la participation des malades ; harmoniser les concepts, les normes et la terminologie appli- qués à la sécurité des malades ; élaborer des instruments que les pays utiliseront pour évaluer les risques pour la sécurité des malades ; promouvoir la collaboration internationale pour la recherche de solutions aux problèmes de sécurité ; et élaborer des systèmes de notifi cation et d’apprentissage destinés à améliorer la sécurité des malades.
Réunion mondiale des responsables de la sécurité sanitaire des aliments
L’OMS et la FAO ont accueilli le deuxième Forum mondial des responsables de la sécurité sanitaire des aliments qui réunissait plus de 300 responsables de la réglementation en matière alimentaire, afi n de faire face aux risques ali- mentaires de plus en plus complexes pour la santé publique et la sécurité sanitaire des denrées alimentaires. Chaque année, des aliments contaminés sont cause d’au moins deux milliards d’intoxications. Les aliments que nous consommons peuvent devenir dangereux à tout moment entre le lieu de récolte ou d’élevage et l’endroit où sont préparés les repas.
Pendant le forum, l’OMS a publié la stratégie des « 5 clefs », mesures à prendre pour réduire le risque individuel de maladie d’origine alimentaire. Les « 5 clefs » sont les suivantes : propreté des mains et des surfaces où sont préparés les aliments ; séparation des aliments crus et des aliments cuits ; cuisson complète des aliments ; conservation des aliments à bonne température et utilisation d’eau propre et d’ingrédients crus sûrs.
12–14
Deuxième Forum mondial des responsables de la sécurité sanitaire des aliments
14
Journée mondiale de la vue
15
Journée mondiale de la femme rurale
N ovembre
E
n novembre, l’OMS a annoncé que la demande accrue d’artéméther-luméfantrine, association thérapeutique comportant de l’artémisinine (ACT) utilisée contre le palu- disme, s’était soldée par une pénurie de ce médicament.Les ACT sont actuellement les médicaments les plus effi - caces contre les formes les plus mortelles de paludisme et l’artéméther-luméfantrine est le seul médicament actuel de ce type en dose fi xe. Novartis, le fabricant, a annoncé qu’il ne pourrait produire que 30 millions de doses en 2005, les fournisseurs chinois n’étant pas en mesure de livrer une quantité suffi sante de l’ingrédient principal, l’artéméther. Les livraisons représentent la moitié des besoins prévus par l’OMS pour répondre à la demande du secteur public en 2005. L’OMS fournit une assistance technique aux pays qui seront affectés par la pénurie et elle a conseillé aux pays, en cas de besoin, d’acheter davantage de traitements de deuxième intention.
La forte augmentation de
la demande provoque une
pénurie d’antipaludiques
L’OMS approuve le premier étalon international pour un test génétique
L’OMS a approuvé le premier étalon pour un test génétique humain, étape importante dans le domaine des procédures applicables aux tests génétiques. Le nouvel étalon sera utilisé pour mettre en évidence le gène du facteur V de Leiden, mutation génétique qui constitue un facteur de risque de thrombose (caillot sanguin). Le test génétique renseigne sur la sensibilité à la thrombose veineuse et il aura en défi nitive des retombées cliniques favorables pour les personnes plus exposées à cette maladie potentiellement mortelle.
Le Sommet de Mexico se penche sur le hiatus entre savoir et pratique
Le Sommet ministériel sur la recherche en santé de Mexico a réuni 20 ministres de la santé et les délégations offi ciel- les de 51 Etats Membres composées des représentants des universités, des organisations non gouvernementales, des laboratoires pharmaceutiques et des établissements de recherche, qui ont examiné les mesures grâce auxquelles
le savoir pourra être appliqué à l’amélioration de la santé.
Pendant le Sommet, l’OMS a publié le Rapport mondial sur les connaissances pour une meilleure santé qui fait ressortir les aspects de la recherche en santé dont la santé publique pourrait retirer des avantages à l’avenir. Le rapport mon- tre aussi comment la recherche sur les systèmes de santé peut renforcer les ressources humaines pour la santé, le fi nancement de la santé, l’utilisation de l’information et la prestation des services de santé.
Le Traité anti-tabac de l’OMS entre en vigueur
La Convention-cadre de l’OMS pour la lutte anti-tabac a fran- chi une étape importante le 29 novembre, date à laquelle 40 pays avaient ratifi é le traité. La Convention-cadre est entrée en vigueur 90 jours plus tard, le 27 février 2005, après quoi les Parties contractantes (pays ayant ratifi é la Convention) étaient liées par ses dispositions. Celles-ci fi xent des normes internationales sur les prix du tabac et l’augmentation des taxes, la publicité et le parrainage, l’étiquetage, le commerce illicite et le tabagisme passif. L’objectif de la Convention- cadre de l’OMS est de combattre l’un des principales causes de décès de notre époque, le tabac, qui fait actuellement 5 millions de victimes chaque année.
1–12
Groupe de travail intergouvernemental sur la révision du Règlement sanitaire international
14
Journée mondiale du diabète
16–20
Sommet ministériel sur la recherche en santé
D ecembre
L
es participants au deuxième Forum de haut niveau OMS/Banque mondiale sur les objectifs du Millénaire pour le développement liés à la santé qui s’est tenu à Abuja (Nigeria) ont indiqué qu’au rythme actuel des progrès, les cibles fi xées pour 2015 ne seraient pas atteintes dans de nombreuses parties du monde. Le Forum a eu lieu avant l’année de compte rendu, 2005, lorsque les chefs d’Etat et de gouvernement feront ensemble le point des progrès sur la voie de la réalisation des objectifs. Les membres du Forum ont planifi é les activités à mettre en œuvre dans plusieurs domaines clefs pour aider à accélérer les progrès.Ces domaines comprennent le fi nancement, l’amélioration de la coordination entre les donateurs pour gérer l’aide, les mesures urgentes pour faire face au défi cit massif de personnel de santé, et l’attention accrue aux pays affectés par la crise.
Un surcroît de travail est
nécessaire pour la réalisation
des objectifs du Millénaire pour
le développement liés à la santé
L’OMS intervient après le tsunami
Le 26 décembre, un séisme de 9,6 sur l’échelle de Richter a déclenché un raz-de-marée qui a dévasté les côtes de sept pays, faisant jusqu’à 300 000 victimes et déplaçant au moins un million de personnes. Dans les heures qui ont suivi, du personnel de l’OMS
était sur place à Sri Lanka et en Indonésie, pour évaluer les dégâts et recenser les besoins. Les premières mesures prises pour assurer l’approvisionnement en eau propre et un assainissement satisfaisant ont évité d’éventuelles fl ambées de maladies diarrhéiques. Au début de la crise, l’OMS a répondu à une double exigence : rassembler le plus d’infor- mations possible sur les besoins sanitaires dans les zones affectées – par des évaluations sur le terrain, des activités de surveillance des maladies et la coordination de l’action avec les partenaires – et établir une plateforme opérationnelle
solide pour les opérations de secours. Par le biais de ses centres opérationnels de New Delhi et Genève, l’OMS s’est employée vingt-quatre heures sur vingt-quatre à faciliter la collecte d’informations et la coordination des opé- rations de secours et de relèvement liées à la santé. L’OMS a fourni des millions de comprimés pour la purifi cation de l’eau et de trousses sani- taires d’urgence. L’OMS a sollicité des dons de US$ 67 millions pour faire face aux besoins de santé publique urgents et elle a précisé sa stratégie, axée sur cinq domaines clefs : surveillance des maladies, soutien technique à long terme, évaluation et relèvement des services de santé, renforcement de la chaîne d’approvisionnement en produits sanitaires, et enfi n, aide à la coordination du personnel médical et des autres personnels de secours.
1
Journée mondiale du SIDA
10
Journée des droits de l’homme
Nouveau modèle pour la survie de l’enfant en Afrique
Le Togo a entrepris une campagne qui fera date pour faire bénéfi cier tous les enfants entre 9 et 59 mois de quatre interventions salvatrices simultanément : vaccination contre la poliomyélite et la rougeole, moustiquaires imprégnées d’insecticide durables contre le paludisme, et comprimés vermifuges contre les parasites intestinaux. Des milliers de volontaires et de vaccinateurs ont vacciné près de 890 000 enfants dans le cadre de ces interventions, soit une couverture de plus de 96%. C’est la première fois qu’une action de santé publique polyvalente, moyen effi cace de réaliser des économies, de gagner du temps et, surtout, de préserver des vies, était mise en œuvre au niveau national.