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Théorème de Thévenin- Pont de Wheatstone

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Academic year: 2022

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Théorème de Thévenin- Pont de Wheatstone

I Pont de Wheatstone

Considérons le circuit suivant qualifié de pont de Wheatstone :

Un galvanomètre de résistance mesure le courant allant du nœud au nœud . Nous allons déterminer une relation entre les résistances du circuit de telle sorte à obtenir un courant nul.

Enlevons le galvanomètre, l’ensemble formé par le reste des éléments du circuit forme un dipôle de bornes et .

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désigne alors le courant traversant le galvanomètre de vers donc ce dipôle en sens inverse, de vers . Il existe donc une relation caractéristique entre la tension aux bornes de ce dipôle et l’intensité le traversant de vers qui est – . Nous allons déterminer cette relation afin de définir les caractéristiques de ce dipôle.

Considérant ainsi comme un paramètre et une inconnue, l’approche systématique nous fait considérer trois mailles indépendantes :

ainsi que trois nœuds indépendants, les nœuds et

Nous pouvons donc former un système à 6 équations aux 6 inconnues que sont les intensités dans les diverses branches et la tension , l’intensité étant un paramètre

Prenons des valeurs numériques pour illustrer cela plus concrètement :

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Les deux dernières équations (loi des nœuds) permettent de faire des substitutions dans les trois premières, ce qui conduit à :

soit

puis en remplaçant la deuxième équation par sa somme à la première :

d’où :

Finalement, en remplaçant dans la première équation les valeurs de et données par les deux dernières :

Finalement :

Le dipôle a donc la caractéristique d’un générateur idéal de fém mis en série avec un résistor de résistance

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Ce dipôle équivalent est qualifié de générateur de Thévenin.

Toutefois, la démarche employée pour le déterminer peut s’avérer très lourde si le circuit comporte plus de mailles. Aussi Thévenin a-t-il mis au point une méthode pour faciliter grandement cette résolution. Son principe est simple. Il s’agit de décomposer le système en deux sous-systèmes :

- Un premier sous-système ne conservant en second membre que les termes en

Ce système correspond alors à la recherche de la caractéristique du dipôle à fém éteinte. Ce dipôle n’est alors plus constitué que de résistors en parallèle et en série et la caractéristique est donc de la forme :

est la résistance équivalente du dipôle qui peut être évaluée simplement en refaisant le schéma du dipôle comme suit, les nœuds et pouvant être confondus :

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Nous en déduisons :

soit :

- Un second sous-système ne conservant en second membre que le terme lié à la fém

Ce système correspond alors au circuit initial que l’on a ouvert entre et . La solution qui en découle est alors qualifiée de tension à vide. Elle se détermine en résolvant le circuit suivant :

Le fait d’avoir ouvert le circuit entre et en simplifie considérablement l’étude. En effet :

soit :

soit numériquement :

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Au final, l’addition des deux solutions donne la caractéristique du dipôle équivalent :

avec :

Nous sommes alors en mesure de répondre à la question initiale. Pour que ce dipôle ne débite aucun courant dans le galvanomètre, il faut et il suffit que soit nul donc que la condition suivante soit vérifiée :

Cette relation peut être exploitée pour la mesure d’une résistance inconnue. Supposons en effet et données, pouvant être ajustée (rhéostat) et une résistance inconnue à mesurer. On ajuste alors de telle sorte à ce que le galvanomètre indique un courant nul.

La mesure de s’en déduit :

II Théorème de Thévenin

Le théorème de Thévenin s’énonce de façon générale ainsi :

Etant donné un circuit formé de résistors et de générateurs de tension et formant un dipôle unique présentant deux bornes et alors la caractéristique de ce dipôle est celle d’un générateur idéal de tension mis en série avec une résistance

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se détermine en calculant la tension à vide de ce dipôle en circuit ouvert (

est la résistance équivalente de ce dipôle lorsque toutes les fém y ont été mises à zéro.

Application :

Si le dipôle est bouclé sur un résistor de résistance , l’intensité traversant ce dernier s’en déduit aisément par la loi de Pouillet :

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