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SYNDICAT MIXTE DU LAC D'ANNECY

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Academic year: 2022

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(1)

Stratégie de connaissance

(instrumentation hydrométrique) et de gestion quantitative des cours d'eau sur le territoire du Contrat de bassin Fier et Lac d'Annecy.

P

HASE

1 : P

ROPOSITION DE SECTEURS A INSTRUMENTER

ORIGINAL

ARTELIA Eau et Environnement 6 rue De Lorraine

38130 ECHIROLLES Tel. : +33 (0)4 76 33 40 00

(2)

N° 8412210 – Stratégie de connaissance (instrumentation hydrométrique) et de gestion quantitative des cours d’eau sur le territoire du Contrat du bassin Fier et Lac d’Annecy – Phase 1 : Proposition de secteurs à instrumenter

02 Version Consolidée SDS 14 février 2019

01

Version provisoire (interne SILA) pour discussion des

scénarios proposés

SDS ACL 15 janvier 2019

Version Description Rédaction Vérifié Approuvé Date

(3)

SOMMAIRE

1. CONTEXTE ET OBJECTIFS ___________________________________________________ 2 1.1. SECTEUR D’ETUDE __________________________________________________________2 1.2. CLIMATOLOGIE ______________________________________________________________4 1.3. HYDROLOGIE _______________________________________________________________5 1.4. LA PROBLEMATIQUE DES ETIAGES ____________________________________________6 1.5. IMPACT PROBABLE DU CHANGEMENT CLIMATIQUE SUR LA RESSOURCE EN EAU

(SOURCE : SILA). ____________________________________________________________7 2. OBJECTIF DE LA PRESENTE ETUDE. ________________________________________ 8 3. BILAN DE LA SITUATION ACTUELLE ________________________________________ 9 3.1. SUIVI HYDROMETRIQUE ACTUELLEMENT EN PLACE SUR LE BASSIN VERSANT ______9

3.1.1. Les stations de mesure en continu ______________________________________________ 9 3.1.2. Les stations de mesure ponctuelles ____________________________________________ 10 3.2. IDENTIFICATIONS DES ATTENTES ET DES BESOINS SUR LE BASSIN _____________ 11 3.3. ZONAGE DU BASSIN VERSANT : _____________________________________________ 14 3.3.1. Usages en eau _____________________________________________________________ 14 3.3.2. Enjeux ____________________________________________________________________ 20 3.4. COMPETENCE EAU POTABLE : ACTIONS DEJA INITIEES PAR LES STRUCTURES

COMPETENTES. ___________________________________________________________ 21 3.5. RETOURS D’EXPERIENCES D’AUTRES TERRITOIRES. ___________________________ 23 4. ZONAGE ET PRIORISATION DES BASSINS VERSANTS A EQUIPER ________ 26

4.1. SYNTHESE ET PROPOSITION DE ZONAGE. ____________________________________ 26 4.2. PROPOSITION D'EQUIPEMENTS POSSIBLES ___________________________________ 29 4.2.1. Echelle limnimétrique _______________________________________________________ 29 4.2.2. Mesure ponctuelle __________________________________________________________ 29 4.2.3. Mesure continue ____________________________________________________________ 30 4.3. PROPOSITION DE COLLECTE ET DE TRAITEMENT DE LA DONNEE _______________ 30 4.4. ORGANISATION DES POSSIBILITES EN DIFFERENTS SCENARIOS POTENTIELS ____ 31 4.4.1. Scénario 1 : Valorisation des stations de mesure déjà existantes. ___________________ 31 4.4.2. Scénario 2 : Amélioration de la connaissance hydrologique par la mise en place de 5

nouveaux sites de mesure. ___________________________________________________ 33 4.4.3. Scénario 3 : Renforcement du suivi hydrométrique en étiage du bassin versant du Fier

et du Lac d’Annecy par la mise en place de nouveaux sites de mesure. ______________ 34 4.4.4. Synthèse __________________________________________________________________ 37 4.5. LOCALISATION DES STATIONS DE MESURE PROPOSEES. ______________________ 39 5. ELABORATION D'UNE STRATEGIE D'ACTIONS 2019-2023 _________________ 40

5.1. SYNTHESE DES SCENARIOS PROPOSES. _____________________________________ 40 5.2. PROPOSITION DE CALENDRIER D’ACTIONS ___________________________________ 40

ANNEXE 1 - Coût de l'installation

(Investissement/fonctionnement) _________________________________ 43

(4)

1. CONTEXTE ET OBJECTIFS

1.1. SECTEUR D’ETUDE

LA RIVIERE ET SON BASSIN VERSANT

La rivière Fier est de type torrent des préalpes de Haute-Savoie, affluent de la rive gauche du Rhône, d’une longueur de 72 km. Le Fier présente une intéressante diversité naturelle, tant au niveau de la flore que de la faune.

Le Fier prend sa source dans la Chaîne des Aravis, au Mont Charvin, descend la vallée de Manigod, puis celle de Thônes. Il se transforme en puissant torrent pour forcer le défilé de Dingy-Saint-Clair puis pour contourner Annecy-le-Vieux et Annecy par le nord et l'ouest. Là, il traverse les impressionnantes gorges du Fier, avant de se frayer le passage entre quelques hautes collines pour retrouver le reposant Val-de-Fier. Mais rapidement, il va, à nouveau, se transformer en puissant torrent pour forcer le passage entre la montagne du Gros Foug (1 057 m) et la montagne des Princes (937 m) pour former les gorges du Val de Fier, avant-dernier exploit, avant son union avec le Rhône, au sud de Seyssel (Haute-Savoie), où sa puissance est telle qu'il se permet de pénétrer le fleuve dans le sens inverse du courant.

Fig. 1. Le Fier dans la plaine d’Alex.

Le suivi hydrométrique pour les étiages demande une morphologie particulière des rivières. La mesure en continu des basses eaux préconise en effet un seuil stable et étroit. De par sa morphologie, le Fier peut être éligible pour la mise en place d’instrument de mesure pour les étiages.

Les caractéristiques générales :

Le bassin versant du Fier et du lac d’Annecy est caractérisé par quelques chiffres clés :

 bassin versant d’une surface de 950 km² ;

 constitué de 71 communes ;

 245 000 habitants ;

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 700 km de cours d'eau dont 300 km de cours d’eau principaux ;

 Le Lac d'Annecy d’une superficie de 26,5 km² ;

Fig. 2. Sectorisation de l’étude hydro morphologique des cours d’eau du bassin versant du Fier et du Lac d’Annecy (Source : Etude hydromorphologique des cours d’eau du

Fier et du Lac d’Annecy, 2013).

Le bassin versant a été découpé en 6 sous-bassins :

 Fier amont (des sources jusqu’au pont Saint-Clair)

 Fier médian (du pont Saint-Clair jusqu’au barrage de Chavaroche)

 Fier aval (du barrage de Chavaroche jusqu’à la confluence avec le Rhône)

 Fillière

 Rive gauche et rive droite du lac

 Amont du lac

Ce découpage a été établi sur la base des critères d’homogénéité suivants :

 Fonctionnement physique (transport solide, pente, exutoire, régime hydrologique, géologie…)

 Situation géographique (bassin versant bien distinct comme pour celui de la Fillière)

 Occupation du territoire : urbanisé, péri-urbain, rural ou naturel

 Usages : activité hydroélectrique…

 Limites territoriales : intégration des limites des communautés de communes dans le découpage des secteurs d’étude

Le découpage des 6 secteurs se cale globalement sur les limites des EPCI, à l’exception de la commune de Chavanod adhérent à Grand Annecy, qui se retrouve associée au secteur Fier aval où les communes sont majoritairement adhérentes à la Communauté de Communes Rumilly Terre de Savoie (CCRTS). Ce découpage s’explique par le souhait de rattacher le ruisseau du Marais de

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l’Aile (Chavanod) au secteur du Fier aval du fait qu’il présente un fonctionnement plus semblable aux affluents du Fier aval (caractère naturel préservé) qu’aux affluents plus anthropisés sur le Fier médian. La limite aval du secteur Fier médian a ainsi été arrêtée au barrage de Chavaroche sur Lovagny, qui marque également le premier obstacle significatif en amont de la confluence de ruisseau du Marais de l’Aile.

1.2. CLIMATOLOGIE

Le contexte climatique du bassin versant du Fier et du lac d'Annecy est de type continental avec une nette influence montagnarde à l'amont et une légère influence océanique à l'aval.

Fig. 3. Normale pluviométrique 1981 - 2010 (Source : AUREHLY, Météo France) du bassin versant du Fier et du Lac d’Annecy.

Le cumul annuel des précipitations est important et augmente de l'aval vers l'amont suivant un gradient altitudinal. Les modules pluviométriques présentés sont compris entre 1000 mm/an et 1800 mm/an, ce qui est bien au-dessus de la moyenne française (entre 800 et 900 mm/an).

La pluviométrie est relativement constante tout au long de l’année comme le montrent les normales pluviométrique mesurées à la station d’Annecy – Meythet (Fig. 4). L’année 2018 est par contre assez atypique avec de forts cumuls de précipitations par rapport aux normales pour les mois de janvier, mars et décembre. Le reste de l’année est marquée par un déficit pluviométrique allant jusqu’à 84% sous la normale mensuelle en septembre. Cette année 2018 présente un cumul de pluie annuelle de 10% sous la normale. Mais cette année est surtout particulière de par la répartition mensuelle des cumuls de pluie, avec une période hivernale fortement contributrice (plus de 50%) du cumul de pluie annuelle et une période très longue (d’avril à novembre) avec peu de précipitations.

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Fig. 4. Moyenne mensuelle de l’année 2018 et sur la période 1981 -2010 des précipitations à Annecy-Meythet.

1.3. HYDROLOGIE

Les cours d’eau présentent des fluctuations saisonnières de débit typiques du régime à la fois nival et pluvial, avec une longue période des hautes eaux (de novembre à début juin) dédoublée, suite aux pluies d'automne d'une part, et à la fonte des neiges au printemps d'autre part. La période d'étiage identifiée entre juillet et septembre, avec baisse du débit moyen mensuel spécifique jusqu'au niveau de 18,2 l/s/km² au mois d'août, ce qui reste assez conséquent comparé aux étiages de la grande majorité des cours d'eau français (source : principaux cours d’eau instrumentés par la DREAL)

Fig. 5. Hydrogrammes mensuels spécifiques des cours d’eau instrumentés sur le bassin versant du Fier et du Lac d’Annecy (Source : Banque Hydro).

0 50 100 150 200 250

Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre

Annecy -Meythet 2018 Normale 1981 - 2010

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 Les hautes eaux se produisent au printemps avec la fonte des neiges. Les orages peuvent générer des crues d'été parfois très violentes.

 Les basses eaux surviennent à deux périodes de l'année : en été quand la pluviométrie est la plus faible et en hiver quand l'essentiel des précipitations est retenu sous forme de neige.

L'étiage hivernal est cependant moins marqué sur les affluents du Fier aval, caractérisés par un régime pluvial.

1.4. LA PROBLEMATIQUE DES ETIAGES

En période estivale, le bassin versant est sujet de manière récurrente depuis les années 2000 à des restrictions d’usages. La Haute-Savoie dispose d’un arrêté cadre sécheresse, qui a notamment été activé en 2016, en 2017 (hiver particulièrement sec) et en 2018 (sécheresse estivale et canicule).

Le besoin de surveillance et une bonne connaissance de la ressource en période estivale sont ainsi nécessaires. Dans un contexte de plus en plus complexe de la gestion de la ressource en eau, le Volet du Contrat de bassin relatif à la ressource en eau préconise la mise en place d’un dispositif de suivi hydrométrique des basses eaux des cours d’eau du territoire.

L’année 2018 a été marquée par la mise en place dès le mois d’août de dispositif de restriction des usages de l’eau via la signature par Monsieur le Préfet de la Haute-Savoie d’arrêtés sécheresse sur le bassin versant du Fier et du Lac d’Annecy et cela jusqu’en décembre.

Fig. 6. Situation au 22 octobre 2018 aux stations de mesures du Fier et du Lac d’Annecy (Source : DDT 74).

Cet épisode remarquable a permis de mettre en avant les secteurs les plus sensibles. La carte ci- dessous présente les communes qui ont subi des tensions en termes d’approvisionnement en eau

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potable lors de la sécheresse 2018. Il est à noter qu’une commune est identifiée dès lors qu’un ou plusieurs événement(s) ont été signalés sur son territoire. Cette représentation graphique ne quantifie pas l’impact mais permet une visualisation de secteurs sensibles.

Fig. 7. Secteurs en tension lors de l’épisode de sécheresse de 2018 sur le Fier et le lac d’Annecy (Source : DDT74).

1.5. IMPACT PROBABLE DU CHANGEMENT CLIMATIQUE SUR LA RESSOURCE EN EAU (

SOURCE : SILA

).

Le schéma départemental eau potable réalisé par le Département de la Haute Savoie entre 2016 et 2017 fait état des connaissances actuelles en matière de changement climatique. Il présente notamment les principaux éléments du profil climat « Montagne-Alpes du Nord », mis en ligne en juin 2016 par L’Observatoire Régional des Effets du Changement Climatique (ORECC) Rhône- Alpes.

Ce document, qui vise à sensibiliser aux enjeux de l’adaptation au changement climatique sur les territoires de Rhône-Alpes, compile des données techniques et quantitatives, relatives aux impacts du changement climatique sur ce territoire, issues des travaux réalisés par l’ORECC et complétées par des informations sur les travaux en cours s’intéressant au sujet.

Les principales évolutions attendues selon le profil climat de l’ORECC sont les suivantes :

 Evolution possible de certains facteurs de contrôle de la ressource en eau : - Incertitude sur l’évolution des précipitations,

- Fonte accélérée des glaciers, - Diminution du manteau neigeux,

- A long terme (2080) perte du caractère nival des cours d’eau.

 Conséquences sur les régimes hydrologiques :

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- Diminution des débits moyens mensuels au printemps, en début d’été et en automne,

- Renforcement des étiages estivaux (plus précoces et plus intenses),

- A l’horizon moyen (2046-2065) la baisse des débits serait moins marquée sur les têtes de bassin (Soutien d’étiage par la fonte accélérée des glaciers).

 Autres tendances probables en lien avec la ressource en eau : - Aggravation (ou apparition) de tensions en période d’étiage, - Accroissement des restrictions d’usage,

- Impact sur l’état et le fonctionnement des milieux aquatiques.

2. OBJECTIF DE LA PRESENTE ETUDE.

Les études réalisées en phase préalable du Contrat montrent que le bassin versant connait des tensions sur certains secteurs, dues aux pressions d’usage et à des périodes de sécheresse de plus en plus fréquentes. Les étiages estivaux entre juillet et septembre sont marqués et, selon les années, peuvent se prolonger jusqu’en octobre. La comparaison des chroniques de débit des affluents du lac d’Annecy disponibles jusqu’à 2002 puis entre 2002 et 2010 (modules calculés sur les stations gérées par la DREAL) révèle une diminution significative des écoulements, de l’ordre de -20% (CNR et SAGE Environnement, 2011).

En accord avec les actions préconisées par le Contrat de bassin du Fier et du Lac d’Annecy, l’objectif de la présente étude est de mieux quantifier l’hydrologie des cours d’eau, particulièrement à l’étiage :

 Détermination des sites d’implantation de nouvelles stations de mesure du débit

 Définition des méthodes de mesures à mettre en œuvre

 Suites à donner : élaboration d’un plan d’action (feuille de route) pour les 5 années à venir.

→Ce suivi hydrométrique doit permettre d’apporter des informations d’aide à la gestion de ces crises « sécheresse ».

→Les données collectées ont vocation à servir à la réalisation d’études quantitatives sur les secteurs du bassin versant identifiés comme à enjeux.

oOo

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3. BILAN DE LA SITUATION ACTUELLE

3.1. SUIVI HYDROMETRIQUE ACTUELLEMENT EN PLACE SUR LE BASSIN VERSANT

3.1.1. Les stations de mesure en continu A. DREAL

La DREAL possède un réseau de 7 stations de mesures en fonctionnement et 2 stations de mesure hors service. Ces stations sont principalement localisées en bord du lac d’Annecy, sur le Fier médian et aval.

En l’absence de renseignements complémentaires, ces stations sont adaptées pour la mesure de débit au module et de crue. L’étiage très sévère rencontré durant l’été 2018 a pointé un élément fréquemment évoqué par les différents gestionnaires de cours d’eau : les stations de suivi des débits en continu gérées par la DREAL sont bien souvent peu performantes pour mesurer les débits d’étiage. Des campagnes de jaugeages permettent d’obtenir des informations complémentaires en période d’étiage mais restent ponctuelles et ne sont pas systématiquement mises à jour sur la base de donnée.

Ce constat pose réellement problème car les valeurs mesurées par ces stations font office de référence dans les arrêtés cadre sécheresse pour le déclenchement des mesures de restriction d’eau.

Toutes les données relatives à ces stations sont téléchargeables sur la banque HYDRO gratuitement, sous réserve de la création d’un compte (http://www.hydro.eaufrance.fr ).

B. EDF-DTG

Le réseau d’EDF-DTG est composé de 5 stations décrites ci-dessous :

• Les Lombardes (Nom) : une station de mesure de débit qualifiée pour avoir une bonne qualité de la mesure en étiage.

• Thônes (Fier amont) : une station de mesure de débit qualifiée pour avoir une bonne qualité de la mesure en étiage.

• Argonay (Fier médian) : une station de mesure de débit qualifiée pour avoir une qualité moyenne de la mesure en étiage.

• Pont de Tasset (Fier médian) : Cette station présente des fortes influences du Thiou sur ses chroniques en étiages. Elle parait donc peu adaptée en état pour les mesures en étiage.

• Motz (Fier aval) : une station de mesure de débit qualifiée pour avoir une qualité non satisfaisante pour les mesures en étiages.

Ce réseau de mesure est particulièrement intéressant pour son positionnement sur la partie amont du bassin versant.

Pour la mise à disposition des données du réseau d’EDF-DTG, une convention devra être établie entre le gestionnaire du réseau et le Syndicat.

C. Ville d’Annecy.

Une station de mesure de débit est gérée par la Ville d’Annecy. Cette station est localisée sur le Thiou au droit de la vanne de contrôle du Lac d’Annecy.

Ces données sont déjà partagées avec plusieurs acteurs (DDT, SILA, etc.) notamment dans le cadre de la gestion du lac.

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D. Synthèse.

La couverture du réseau de mesure déjà présent sur le bassin du Fier et du Lac d’Annecy (Fig. 8) est conséquente par rapport à d’autres territoires. Il apparait que le cours d’eau du Fier ainsi que ses principaux affluents sont instrumentés. Il reste malgré tout des incertitudes sur la pertinence des données mesurées en étiage aux stations de mesure de le DREAL et à l’aval du territoire.

Fig. 8. Stations de mesure de débit en continu1 sur le bassin versant du Fier et du Lac d’Annecy.

3.1.2. Les stations de mesure ponctuelles

De nombreuses campagnes de mesures aussi bien qualitatives que quantitatives ont été réalisées sur le bassin versant du Fier et du Lac d’Annecy. Les localisations de ces campagnes sont variées, les mesures sont souvent réalisées sur une seule année. Les résultats de ces campagnes ne pourront pas être valorisés pour des études quantitatives. Néanmoins, cela nous renseigne sur les localisations des zones potentiellement à enjeux et surtout des sites accessibles pour une campagne de mesure.

Dans la carte suivante, parmi les éléments recensés, des précisions sont apportées pour :

- Le réseau ONDE : il s’agit de l’observatoire national des étiages. Il est constitué des observations visuelles réalisées par les agents départementaux de l'AFB pendant la période estivale sur l’écoulement des cours d’eau.

- Campagne de jaugeage SILA : il s’agit des jaugeages ponctuels réalisés au cours de l’été 2018 dans le cadre de l’élaboration du schéma général d’assainissement

1 EDF ANR signifie qu’il s’agit d’une estimation d’un apport naturel reconstitué et non d’une station physique à proprement parlé.

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- Mesure de qualité DDT 74 : la DDT dispose de données de suivi de la qualité des eaux sur différents points du réseau hydrographique entre 2000 et 2016. A chaque prélèvement, un jaugeage du débit est réalisé.

Fig. 9. Stations ponctuelles de mesure de débit sur le bassin versant du Fier et du Lac d’Annecy.

3.2. IDENTIFICATIONS DES ATTENTES ET DES BESOINS SUR LE BASSIN

Source : Entretiens réalisés par le SILA principalement au premier semestre 2018, en phase de préparation de la présente étude.

A. ARS

L’ARS n’exprime pas d’attente particulière en matière de suivi du réseau hydrographique de surface.

Elle voit un intérêt à l’équipement de sources, afin de fiabiliser les données sur les débits d’étiage.

L’idéal serait de pouvoir équiper des ressources représentatives de chaque territoire. Il est cependant souvent très difficile de mettre en place les aménagements adéquats (captages peu accessibles, sans alimentation électrique…).

L’arrêté cadre sécheresse a évolué en 2018, avec la prise en compte du niveau des nappes.

L’ARS émet des doutes sur la pertinence de cette intégration pour la définition des niveaux d’alerte, car les nappes ont un temps de réaction très lent. Le suivi de certaines sources bien

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ciblées donnerait très certainement des données plus exploitables pour évaluer l’état de la ressource souterraine, les sources étant des exutoires des stockages souterrains.

B. Département

Tout comme l’ARS, le Département émet des doutes sur la prise en compte du niveau des nappes dans le déclenchement des mesures de restriction des usages de l’eau en cas de sécheresse. Il serait sans doute préférable d’utiliser ces données dans un objectif d’explication des phénomènes.

Le Département estime que des données complémentaires sur le suivi du réseau hydrographique superficiel permettraient d’augmenter la pertinence des actions menées en cas de sécheresse.

C. DDT

Des données complémentaires sur le suivi du réseau hydrographique superficiel permettraient d’augmenter la pertinence des actions menées en cas de sécheresse.

D. Chambre d’agriculture Savoie Mont-Blanc

Vu le contexte climatique et les évolutions attendues, les plans de gestion de la ressource en eau vont devenir des outils obligatoires pour assurer le partage de la ressource. Pour pouvoir les établir, il devient indispensable et urgent d’avancer sur la connaissance des prélèvements à usage agricole sur les territoires savoyards.

E. CCFU

La CCFU estime intéressant d’équiper le Nant de Calvi (= Nant de Gillon) : c’est le principal cours d’eau de la CCFU sur le bassin versant du lac d’Annecy. Une réflexion pourrait également être menée sur son affluent, le ruisseau de Seysolaz, qui traverse le marais du puits de l’Homme (dans le cadre des travaux de restauration à venir : action du Contrat de bassin, MOE : Hydrétudes).

F. CCRTS

La CCRTS estime qu’il serait intéressant de suivre le Fier au niveau d’un secteur où un pont vient d’être refait (pont Coppet) : calibrage facile pour une station de mesure. Sur les affluents du Fier, le secteur des Morges pourrait être une piste intéressante.

G. Grand Annecy

Il serait intéressant d’améliorer la connaissance des débits des cours d’eau situés à proximité des nappes exploitées par Grand Annecy : ceci permettrait de mieux comprendre les relations entre la nappe et le cours d’eau et l’influence de l’un sur l’autre. Un travail de croisement cartographique peut permettre d’identifier facilement les secteurs potentiellement concernés.

Un travail spécifique sur les affluents du lac pourrait être mené. Grand Annecy souhaiterait lancer en 2019, comme prévu au Contrat de bassin, une étude spécifique sur la connaissance du lac d'Annecy et notamment son adéquation pour répondre aux besoins en eau potable du territoire.

Dans ce cadre, il serait plus qu'intéressant d'avoir une connaissance fine des volumes entrants.

Même si l’intégralité des tributaires du lac ne peut être équipée, une fiabilisation des données des stations DREAL en étiage parait indispensable.

H. CCSLA

La CCSLA n’exprime pas d’attente sur le suivi de la ressource superficielle.

La CCSLA est plus intéressée par le suivi des nappes, dans une logique de gestion du risque inondation. La CCSLA cite l’exemple de la nappe présente au niveau des hameaux de Verthier, la Reisse et Sollier (commune de Doussard), où des remontées en cas de fortes eaux ont déjà été

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constatées. Une articulation avec les modèles hydrauliques en cours de réalisation sur l’Eau Morte et le ruisseau de Montmin serait tout à fait intéressante.

I. CCVT

La CCVT serait intéressée par la mise en place d’un réseau d’annonce de crues. Ce point ne fait pas partie de la problématique traitée dans le cadre de la présente étude. Une réflexion pourrait être menée sur la question dans le cadre de la SLGRI (stratégie locale de gestion des risques d’inondation).

J. Synthèse

Sur le bassin, plusieurs besoins et attentes sont exprimés :

 Des systèmes de surveillance des cours d’eau et plus particulièrement les sources pour aider à la décision lors des périodes de sécheresse.

 Des analyses plus fines des bilans besoins/ressources pour améliorer les plans de gestion de la ressource en eau sur le bassin du Fier et du Lac d’Annecy.

 Une amélioration de la connaissance du fonctionnement hydrologique du bassin versant du Fier et du Lac d’Annecy.

Position du Comité de bassin Fier & lac d’Annecy (Source : fascicule A du Contrat de bassin, mars 2017)

Le travail de diagnostic réalisé dans le cadre de l’élaboration du Contrat de bassin Fier & Lac d’Annecy fait état des constats suivants :

- La production d’eau potable constitue de loin le premier usage des ressources en eau du bassin versant. Le bassin du lac d’Annecy fournit près des 2/3 des besoins en eau pour l’eau potable, l’industrie et l’agriculture, la ressource principalement exploitée étant le lac lui-même.

- Des problèmes quantitatifs sont constatés au niveau de plusieurs collectivités pour l’approvisionnement en eau.

Le Comité de bassin a identifié les enjeux suivants :

 Gérer durablement les ressources en eau au regard des besoins du territoire et du fonctionnement des milieux aquatiques.

 Sécuriser l’alimentation en eau potable.

4 objectifs sur le volet ressources en eau sont inscrits au Contrat de bassin :

 R1 : Compléter la connaissance du régime hydrologique des cours d’eau.

 R2 : Définir les modalités de gestion des débits et de partage des ressources.

 R3 : Sécuriser l’approvisionnement en eau potable.

 R4 : Poursuivre les démarches d’économie d’eau.

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3.3. ZONAGE DU BASSIN VERSANT :

3.3.1. Usages en eau Préambule :

L’objectif de ce chapitre n’est pas de quantifier les prélèvements ni les rejets mais de les recenser par secteur, avec dans la mesure du possible une localisation précise. Ceci permettra de mieux cerner les secteurs du territoire faisant l’objet d’une forte pression d’usage (prélèvement ou rejet) au niveau des eaux superficielles.

Les prélèvements dans les ressources souterraines (nappes) ne sont pas pris en compte.

Les sources sont considérées comme des ressources superficielles.

A. Enjeux milieux aquatiques

Source : SILA, conception d’un observatoire de la qualité des eaux de surface 2018-2019

Que ce soit sur les secteurs apicaux comme en fermeture de bassin versant, plusieurs cours d’eau ou tronçons sont connus pour subir des assecs réguliers. Deux cas de figure sont observés :

- Les assecs récurrents affectant certaines têtes de bassins versants telles que le Parmand,

le Mélèze et le Fier en amont de Manigod ;

- Les linéaires d’assecs : Il s’agit de cours d’eau dont le lit mineur s’assèche sur tout ou

partie de leur linéaire (Eau Morte en aval de Faverges, Nant des Charmières à Menthon- St-Bernard, Fier en aval de sa confluence avec le Nom, etc.).

Ces secteurs ont été identifiés sur la base des pêches de sauvetage (risque d’assecs) et des linéaires historiquement connus d’assecs et ont été complétés suite aux concertations avec les acteurs locaux (AFB, AAPPMA, Communauté de communes, etc.). Ces phénomènes sont synthétisés sur la carte page suivante

Fig. 10. Secteurs à enjeux en terme de milieux aquatiques sur le bassin versant du Fier et du Lac d’Annecy (Source : SILA).

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B. Principaux prélèvements

AEP

Les prélèvements AEP sont répartis sur l’ensemble du territoire. Le bassin du lac d’Annecy fournit près de 2/3 des besoins en eau pour l'eau potable, l'industrie et l'agriculture ; la ressource principalement exploitée étant le lac lui-même. Néanmoins, certains de ces prélèvements en particulier au niveau des affluents du Fier peuvent avoir une influence non négligeable sur le fonctionnement global du bassin versant du Fier et du Lac.

Les données figurant sur la carte sont les suivantes :

- Captages ARS : il s’agit de tous les points de prélèvements dans les eaux de surface (cours d’eau et sources) recensées par l’ARS en 2018.

- Il s’agit des volumes déclarés à l’Agence de l’eau pour les prélèvements en eau potable en 2016

Fig. 11. Prélèvement AEP sur le bassin versant du Fier et du Lac d’Annecy.

Agriculture

Il existe peu de données disponibles en la matière. La Chambre d’agriculture et la DDT ne disposent pas de données directes permettant de qualifier cet usage.

Les prélèvements à usage agricole sont réalisés :

 Soit sur le réseau d’eau potable : dans ce cas, on peut considérer qu’ils sont pris en compte dans le volet « usage eau potable ».

 Soit directement dans le milieu naturel : cet élément est très difficilement caractérisable du fait du manque de données en la matière. Ces prélèvements existent, mais sont en grande majorité non déclarés en tant que tel au service de la police de l’eau, soit par

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méconnaissance de la réglementation soit du fait de leur faible importance (seuil de déclaration non atteint).

Pour cet usage, peu d’informations quantitatives sont disponibles mais il existe surtout des indications qualitatives qui permettent d’identifier des secteurs potentiellement à enjeux pour les captages agricoles.

Fig. 12. Prélèvements agricoles sur le bassin versant du Fier et du Lac d’Annecy.

D’après la première analyse réalisée sur le bassin versant du Fier et du Lac d’Annecy (Etude globale de gestion quantitative pour le Contrat de bassin du Fier et Lac d’Annecy, Rapport de stage, 2010/2011), les secteurs de la Fillière et du Fier aval avaient été identifiés avec potentiellement les plus importants prélèvements agricoles pour l’irrigation (avec chacun environ 25% des besoins en prélèvement pour l’irrigation).

En hiver, l’eau provient principalement des réseaux AEP (troupeaux à l’étable) et les prélèvements sont pris en compte dans les usages domestiques. En été, du fait de la montée en alpage des troupeaux, la pression sur le milieu s’accentue. Il est extrêmement difficile d’avoir une idée précise des prélèvements sur les milieux superficiels réalisés dans ce contexte

Les unités pastorales sont identifiées pour localiser les secteurs pouvant être sujets à l’abreuvement des cheptels lors des pâturages estivaux. Ces secteurs sont principalement situés sur les têtes des bassins.

On constate que les retenues collinaires existantes (hors hydroélectricité et neige de culture) sur le territoire sont localisées sur le Fier aval et la Fillière.

(19)

Neige de culture.

Cet usage est présent sur la partie amont du Fier et son affluent le Nom. La production de neige de culture est connue pour être consommatrice de grands volumes d’eau en particulier sur les têtes de bassin. Les enjeux sociaux économiques et le besoin grandissant de production de neige de culture font de cet usage un enjeu majeur dans la gestion des ressources en eau sur le secteur du Fier amont.

Fig. 13. Prélèvement Neige de culture sur le bassin versant du Fier et du Lac d’Annecy (source : DDT74)

Les productions de neige de culture ainsi que les retenues collinaires existantes sont localisées ci- dessous. Il est important de noter dès à présent qu’il est souvent difficile d’avoir des informations sur le mode de gestion des retenues collinaires (périodes de remplissage et fréquences de remplissage annuelles) alors que ces informations sont essentielles pour établir un bilan besoin/ressource sur un territoire.

(20)

Industriel

L’activité industrielle est principalement localisée sur l’agglomération d’Annecy.

Fig. 14. Sites industriels et captages industriels identifiés sur le bassin versant du Fier et du Lac d’Annecy.

Pour cet usage, les prélèvements sont dans une grande majorité réalisés sur le réseau AEP Néanmoins, 12 sites industriels ont été identifiés comme possédant leur propre captage.

Tabl. 1 - Sites industriels possédant leur propre captage (Source : Etude globale de gestion quantitative pour le Contrat de bassin du Fier et Lac d’Annecy, Rapport de stage, 2010/2011)

Les secteurs de rejets industriels ont également été localisés pour cet usage car cette information doit être intégrée dans le cadre d’un bilan quantitatif.

Société, entreprise Restitution de l’eau au milieu Commune

Fromagerie de Tamié En partie Plancherine

ST Dupont Non Faverge

Golf de Giez Non Giez

Pisciculture de la Puya Oui Annecy

Golf du Lac d’Annecy Non Annecy

Entremont Alliance En partie (50 %) Annecy

Alpine Aluminium Oui Annecy

SA Carrier Non Annecy

Annecy Béton Carrières

Travail aujourd’hui en circuit fermé, apporte tout de même un faible volume

de recharge (10 %)

Annecy

SA Ceccon Frères Non Annecy

Coopérative laitière de Sales En partie Sales

Fruitière de Val de Fier Oui Vallières

(21)

Autres prélèvements

La DDT a réalisé une extraction de la base de données CASCADE, qui recense l’ensemble des dossiers de déclaration et d’autorisation instruits au titre de la loi sur l’eau.

Seuls 12 dossiers de prélèvement ont été identifiés sur le territoire du Contrat :

 3 dossiers relevant de l’usage agricole ;

 5 dossiers déposés dans le cadre de projets d’urbanisation (rabattement de nappe ou géothermie) ;

 1 dossier lié à l’hydroélectricité (centrale Cléchet) ;

 1 dossier lié à la neige de culture (Merdassier) ;

 2 dossiers liés à des prélèvements autres, non identifiés précisément.

Ces prélèvements ne sont pas localisables précisément (coordonnées géographiques non disponibles dans l’extraction de la DDT).

C. Localisation des rejets

Rejets vers le milieu naturel liés à l’assainissement collectif

Le territoire compte 26 dispositifs d’épuration liés à l’assainissement collectif. Ces établissements génèrent tous un rejet dans le milieu naturel.

Fig. 15. Rejets de STEP sur le bassin versant du Fier et du Lac d’Annecy.

(22)

Rejets vers le milieu naturel liés à l’assainissement non collectif

Le territoire du Contrat de bassin Fier & Lac, du fait de sa configuration topographique et de la répartition de sa population, ne dispose pas partout de dispositifs d’assainissement collectif. Dans ce cas, des filières d’assainissement non collectif sont mises en place. Selon le contexte et le procédé utilisé, ces dispositifs peuvent générer des rejets dans les milieux aquatiques superficiels.

Le zonage d’assainissement non collectif, élaboré dans le cadre des schémas généraux d’assainissement, donne une bonne idée de la répartition de cet usage sur le territoire.

Fig. 16. Rejets liés à l’assainissement non collectif sur le bassin versant du Fier et du Lac d’Annecy – territoire de compétence assainissement du SILA

ATTENTION : Les zones présentées ci-dessus concernent uniquement le territoire de compétence assainissement du SILA (CCSLA, CCFU, Grand Annecy). Aucune donnée n’a pu être récupérée sur le territoire de la CCVT et le zonage du futur SGA du territoire de la CCRTS est en cours d’élaboration et n’est pas encore disponible.

Il est intéressant de constater que des secteurs comme la Fillière sont équipés de nombreux systèmes d’assainissements individuels.

3.3.2. Enjeux

En phase d’élaboration du Contrat, aucune étude globale en termes de gestion quantitative de la ressource n’a été réalisée (si ce n’est un travail de stage de quelques mois). Néanmoins, une recherche spécifique a été effectuée sur les enjeux liés à l’hydrologie fonctionnelle des cours d’eau, dans le souci d’identifier les étiages très sévères et les assecs ponctuels. Des données qualitatives ont été collectées pour obtenir une caractérisation et une cartographie plus précise de ces phénomènes. Ce travail de compilation d’informations a permis de définir les linéaires de cours d’eau et les sous bassins-versants considérés comme à enjeux, sur lesquels pourraient être réalisées des études quantitatives complémentaires faisant le lien entre ressource disponible et activités anthropiques.

(23)

Ce recensement a permis d’élaborer une base de données cartographiques la plus exhaustive possible des connaissances en matière de vulnérabilité hydrologique des milieux.

La carte ci-après présente les linéaires de cours d’eau considérés comme à enjeux ainsi que les sous-bassins versants correspondants, pré-identifiés pour la réalisation d’études quantitatives spécifiques

Fig. 17. Secteurs à enjeux sur le plan quantitatif identifiés sur le bassin versant du Fier et du Lac d’Annecy (source : Contrat de bassin)

3.4. COMPETENCE EAU POTABLE : ACTIONS DEJA INITIEES PAR LES STRUCTURES COMPETENTES.

Entretiens réalisés par le SILA en phase de préparation de la présente étude.

A. Grand Annecy

L’agglomération d’Annecy fait face aujourd’hui à l’enjeu majeur de récupération de la compétence sur son nouveau territoire (pays de Fillière, Pays d’Alby…).

Le point de faiblesse identifié et évident pour Grand Annecy est la place tenue par le lac en termes de volume mobilisé. Si cette ressource venait à être indisponible, même ponctuellement, l’alimentation en eau potable du territoire risquerait d’être compromise.

Un schéma directeur eau potable va être lancé début 2019 sur le territoire de l’agglomération.

 L’objectif est d’aboutir à un plan d’actions opérationnel d’ici fin 2019.

 Le schéma permettra de faire un bilan sur les équipements existants et leur état général et de chercher à rationnaliser la production. De nombreux petits captages seront très probablement abandonnés dans les années à venir.

(24)

 Dans le cadre de ce schéma, il n’est pas prévu d’instrumentations complémentaires de sources ou d’équipements. Le classique bilan besoins / ressources se basera sur les données existantes, collectées dans le cadre des différents schémas AEP déjà réalisés sur le territoire de l’Agglomération.

Grand Annecy n’a pour l’instant pas mis en place de stratégie de suivi des débits des ressources superficielles (sources). Seules des mesures des niveaux des nappes sont réalisées.

Les seules données disponibles sur les ressources superficielles sont les volumes prélevés (données indispensables au paiement de la redevance à l’Agence de l’eau). Pour l’instant, les ressources étant considérées comme suffisantes pour satisfaire l’usage « eau potable », l’acquisition de connaissances fines sur les débits des ressources n’apparait pas comme une priorité.

Très ponctuellement, des études sont réalisées (aves instrumentation sur le terrain) pour juger des échanges entre un cours d’eau et une nappe sur laquelle un forage est exploité (exemple : étude en cours actuellement sur le ruisseau de la Halle à Chavanod, en lien avec l’exploitation du forage de Chez Grillet).

Grand Annecy envisage à court terme de réaliser une étude sur la connaissance du lac d’Annecy, en ciblant tout particulièrement sur sa capacité de répondre aux besoins en eau potable du territoire.

B. CCSLA

En anticipation d’une prise de prise de compétence eau potable en 2020, la CCRTS a lancé deux études en parallèle :

 Une réflexion sur la mise en œuvre concrète du transfert de compétence (organisation du futur service « eau » de la CCSLA)

 Un schéma directeur eau potable.

Le schéma directeur est en cours de réalisation, il sera finalisé courant 2019. Le gros enjeu de cette étude consiste à uniformiser la connaissance des ressources et des équipements sur le territoire de la CCSLA (en fonction de la gestion actuelle, elle peut être très poussée sur certains secteurs et très partielle sur d’autres). Pendant l’été 2018, une instrumentation a été mise en place sur la plupart des équipements et des ressources.

C. CCFU

La CCFU a pris la compétence eau potable depuis plus de 20 ans. Elle a mis en place un suivi précis de la ressource captée ainsi que des consommations (dispositif de télégestion en entrée et en sortie de réservoir, suivi de certaines ressources en continu…).

Un schéma AEP sur le territoire de la CCFU est en cours de finalisation. Les conclusions de ce schéma sont claires : la situation de la ressource en eau est amenée à se tendre dans les années à venir. Les solutions envisagées sont les suivantes : trouver de nouvelles ressources (un hydrogéologue est actuellement missionné dans cette perspective) et améliorer les interconnexions.

D. CCVT

Etant donné la répartition actuelle des compétences en matière de gestion de la ressource en eau sur le territoire de la CCVT, aucune réflexion n’a encore été menée par cet EPCI sur ce sujet.

(25)

3.5. RETOURS D’EXPERIENCES D’AUTRES TERRITOIRES.

Les territoires voisins du bassin versant Fier & Lac d’Annecy travaillent pour certains depuis plusieurs années sur la thématique de la ressource en eau. Il est intéressant d’analyser les choix qu’ils ont pu faire et de bénéficier de leur retour d’expérience.

4 syndicats de bassin versant ont été rencontrés. Les entretiens sont synthétisés dans les paragraphes ci-après.

(26)

Structure Territoire

Superficie du BV Nbe de stations hydrotriqueses par la DREAL

Objectifs du réseau complémentaire

Nbe de sites de mesure du seau compmentaire

Type d’appareils de mesure

Equipement associé (alim électrique,

éventuelle télétransmission de la

donnée)

Mode de traitement et de diffusion des

données

Coûts d’investissement

et de fonctionnement Contraintes et difficultés de tous ordres

CISALB

Bassin versant du lac du Bourget

588

km² 5

S’inscrit dans les objectifs de gestion quantitative de la ressource en eau sur le territoire.

Initialement mis en place pour acquisition de données en vue de l’étude « volumes prélevables », sur des cours d’eau à enjeux et pré-identifiés comme sujets à des conflits d’usage (AEP, irrigation, loisirs…).

Les objectifs actuels du réseau : - Suivi des débits biologiques

des cours d’eau et des objectifs de débits d’étiage.

- En période de sécheresse, utilisation des données par le Préfet pour statuer sur le déclenchement des arrêtés

« sécheresse ».

- Réalisation d’études spécifiques (exemple : canal des usiniers à Cognin).

9

Thalimède : mesure en continu du niveau des écoulements grâce à un flotteur placé dans un puits de tranquillisation.

Le flotteur et son câble transmettent les variations de hauteur à la roue de mesure du

codeur. Unité

d’acquisition placée sur le dessus du support, facilement accessible.

Alimentation sous forme de piles, qu’il faut changer environ une fois par an.

Pas de télétransmission de la donnée : nécessité de venir télécharger les données régulièrement.

Traitement de la donnée réalisée en interne au CISALB : technicien.

Collecte des données via un ordinateur portable, puis traitement des données au bureau.

Le technicien passe environ 30% de son temps à gérer les 9 stations et à traiter les données.

A priori pas de publication sur la

banque hydro,

valorisation locale au sein du CISALB.

0,3 ETP technicien pour le fonctionnement.

Investissement : environ 3000 € HT pour la mise en place d’une station (fourniture + pose), mais peut varier en fonction du contexte.

Les « plus »

- Installation assez peu onéreuse, rustique et plutôt durable dans le temps.

- Aucun vandalisme constaté.

- Très grande mémoire de l’appareil : aucun problème de saturation constaté.

Les « moins »

- Le tube doit être fixé sur un support très solide (gros bloc, pile de pont).

- Pour que cela fonctionne, il faut que même par faible débit, l’eau passe au niveau du tube : configuration pas toujours simple à obtenir.

- Nécessité de passer sur site après chaque gros événement pluvieux pour voir si la courbe de tarage est toujours valable. Il faut aussi nettoyer régulièrement la station (branchages, embâcles).

- Pour la justesse des mesures, obligatoire de réaliser a minima 4 à 5 jaugeages par an et par station.

- Logiciel d’export de la donnée un peu complexe à utiliser (nécessité de passer par un module spécifique d’ACCESS avant transfert sous EXCEL).

SMECRU Bassin versant des Usses 310

km² 1

Préconisation de l’étude

« volumes prélevables », qui a mis en avant la nécessité d’améliorer la connaissance de l’hydrologie du bassin versant pour déterminer avec justesse le débit de référence (QMNA5).

14 points définis, avec un relevé au courantomètre à une fréquence mensuelle (voir bi- mensuelle). Les relevés sont réalisés uniquement de de mai à octobre, période classique d’étiage sur le BV.

14 (10 points nodaux et 4 points

supplémentaires annexes, suivis uniquement en période de crise).

L’objectif est de réaliser toutes les mesures la même journée (ce qui est possible pour 10 points, mais plus difficile pour 14).

Courantomètre électromagnétique : principe de calcul du débit par mesure de la vitesse du courant au niveau de plusieurs verticales. Pas d’installation « en dur » sur la station, uniquement relevé mobile chaque année.

Sans objet

Données brutes collectées par le SMECRU et données traitées par le SMECRU.

Données transmises annuellement aux partenaires techniques par mail.

Transmission possible directement aux services de l’Etat en cas de situation de crise pour faciliter la prise de décision.

Achat courantomètre en 2012 : 4 560 € TTC + 200

d’étalonnage / calibration à faire régulièrement.

Pour une campagne de mesure, il faut compter 1,5 à 2 jours à 2 agents (préparation + terrain).

Nbe de campagnes variables en fonction des années, très dépendant du temps disponible pour les agents du SMECRU.

Les « plus »

- Mise en œuvre relativement simple et peu couteuse (pas de travaux d’aménagement de stations)

Les « moins »

- Nécessité de se dégager du temps pour faire les suivis et de bien les planifier (articulation parfois complexe avec les suivis de chantier estivaux, les vacances de chacun…).

- 10 à 14 stations à suivre sur une même journée sur un territoire très éclaté : pas simple...

étalement des mesures de 6h à 19h, dans le meilleur des cas.

(27)

Structure Territoire

Superficie du BV Nbe de stations hydrotriqueses par la DREAL

Objectifs du réseau complémentaire

Nbe de sites de mesure du seau compmentaire

Type d’appareils de mesure

Equipement associé (alim électrique,

éventuelle télétransmission de la

donnée)

Mode de traitement et de diffusion des

données

Coûts d’investissement et

de fonctionnement Contraintes et difficultés de tous ordres

SMIAC

Bassin versant du Chéran

433

km² 3

Dans un contexte évident de changement climatique et de diminution des débits, nécessité d’améliorer la connaissance des débits du Chéran et de ses affluents, afin d’alimenter une étude quantitative et un PGRE :

- Nouvelle station mise en place à l’aval de la station d’Allèves sur le Chéran : objectif = prendre en compte les restitutions karstiques du haut Chéran, qui ne sont pas comptabilisées par la station DREAL, positionnée trop à l’amont.

- Projet de station sur le Chéran en sortie de bassin versant (aval Rumilly).

- Projet de suivi des débits sur les affluents (à définir dans le cadre de l’étude quantitative).

1 (+ projets à

venir…)

Pour le Chéran : station limnimétrique « en dur », fixée sur la falaise : capteur de pression bulle à bulle (OTT).

Alimentation par des panneaux solaires (site excentré). Le secteur est relativement contraint (peu de luminosité) mais l’alimentation marche bien depuis sa mise en place (1 an).

Télétransmission de la donnée par GSM (c’est- à-dire avec une carte SIMA) pour un coût de 9

par mois

(abonnement).

La télétransmission se fait depuis la station de mesure via le serveur FTP du site internet du SMIAC : stockage directement sur le réseau interne du SMIAC.

Pour l’instant, étalonnage de la station en cours.

A priori, c’est le SMIAC qui à terme va s’occuper de gérer / traiter la donnée. La DREAL a été plusieurs fois mise dans la boucle du projet, sans qu’elle ne se manifeste.

De plus, la DREAL exige que les données soient transmises par du filaire, c-a-d que la station soit reliée au réseau télécom.

Le SMIAC n’a pas fait ce choix car il était plus

onéreux qu’une

télétransmission GSM.

Investissement : - Station limnimétrique

(fourniture matériel + pose + mesures de débits et courbe de tarage) : 34 416 € TTC - Ajout d’une sonde de

mesure de la qualité de l’eau (18 000 €) - Participation AERMC

(21 840 €) et Département (13 104 €) Fonctionnement Pas encore de recul car la station ne fonctionne pas encore officiellement.

Encore trop peu de recul sur le fonctionnement de la station…

Première difficulté rencontrée : la station n‘est pas assez protégée des flottants, coût supplémentaire d’aménagement porté par le SMIAC : 9 000 €.

SM3A Bassin versant de l’Arve

2 146 km² au total – études EVP sur 281 km²

Sur le BV d’étude :

1 station

sur la Menoge

Réseau complémentaire mis en place en parallèle de la réalisation des études EVP. Objectif : mettre en place un suivi hydrologique à l’exutoire des bassins versants faisant l’objet d’une étude EVP et qui sont dépourvus de stations hydrométriques (Foron Rochois et Nant de Sion). Ce suivi permettra d’acquérir une chronique de données de débits sur un cycle hydrologique complet (a minima sur une année) afin de réaliser la reconstitution de l’hydrologie non influencée.

4

Capteurs de pression et sonde de température (sur un seul site, pose en parallèle d’un radar).

Alimentation électrique par panneau solaire, transmission de la donnée par GSM (couverture réseau 3G ou 4G nécessaire).

Le prestataire qui a installé les stations fournit une interface de transmission des données en temps réel.

Les données sont stockées sur le site d’hébergement du prestataire.

Investissement :

Compter environ 10 000 € HT par station pour achat du matériel, installation, suivi pendant un an (élaboration de la courbe de tarage, fourniture des données en temps réel…).

Fonctionnement Stations installées au printemps. Pour l’instant, le SM3A n’a pas tranché pour la suite : suivi internalisé ? suivi externalisé ? coûts pas encore estimés…

Stations positionnées en fermeture de bassin versant, au niveau d’ouvrages de type pont (positionnement assez simple).

Pour l’instant, aucun souci. Reste à trancher la question du fonctionnement d’ici quelques mois !

Tabl. 2 - Tableau comparatif des principaux paramètres relatifs à l’instrumentation hydrométrique des territoires à proximité du Fier et du Lac d’Annecy (Source : SILA)

(28)

4. ZONAGE ET PRIORISATION DES BASSINS VERSANTS A EQUIPER

4.1. SYNTHESE ET PROPOSITION DE ZONAGE.

Les secteurs identifiés dans le Contrat de bassin comme faisant l’objet d’une faible hydrologie (c’est-à-dire que les cours d’eau peuvent subir annuellement ou épisodiquement des étiages marqués voir des assecs sur tout ou partie de leur linéaire) sont indiqués dans le paragraphe 3.3.2.

Les origines de ces forts abattements de débit, s’ils sont liés à des usages (ce qui n’est pas forcément le cas partout), peuvent être de deux ordres :

 Soit des prélèvements superficiels sont réalisés sur les cours d’eau ou les sources au droit de prises d’eau bien identifiées et autorisées.

 Soit les origines sont peu identifiées et peuvent être liées à des prélèvements non autorisés.

11 secteurs homogènes (sous-bassins versants) ont été identifiés et figurent dans le tableau 3. Ils sont localisés sur la carte ci-dessous.

Tabl. 3 - 11 sous bassins versants homogènes identifiés sur le Fier et le lac d’Annecy.

Il est important de croiser la localisation des zones à enjeux hydrologiques et celle des usages anthropiques pouvant faire l’objet d’actions concrètes pour améliorer les bilans besoins / ressources. Le tableau ci-dessous présente la synthèse des analyses présentées précédemment.

La priorisation se base sur :

 La présence de tensions hydrologiques identifiées ;

 Les retours d’expérience de l’épisode de sécheresse de 2018 ;

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