HAL Id: jpa-00236811
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Submitted on 1 Jan 1872
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C. Wolf
To cite this version:
C. Wolf. Expériences photométrique. J. Phys. Theor. Appl., 1872, 1 (1), pp.81-87.
�10.1051/jphystap:01872001008100�. �jpa-00236811�
81
EXPÉRIENCES
PHOTOMÉTRIQUE ;
PAR M. C. WOLF.
Ayant
à mesurer lesquantités
de lumière utilisées dans les divers instrumentsastronomique, lunettes, télescopes, sïdéros tats, .~’ a~.
employé
à ces mesures unphotomètre
de constructiontrès-simple,
dont
lue
crois utile de donner ladescription,
parcequ’il
est facile dele réaliser avec les éléments
que l’oii
trouve dans tous les cabinetsde
physique.
Sur une même table sont fixés
horizontalement,
à la mêmehauteur,
deux collimateurs a et b et une lunette c
i~ fi~~ . y,
dont lcsobjectifs
Fig. 1.
ont la même distance
focale,
40 centimètres environ. La lunette étantpointée
surl’infini,
on aréglé
les collimateurs de manière à voir nettement dans la lunette lespetites
ouvertures, en forme dedemi-cercle, percées
dans lesplaques métal tiques qui
ferment lestubes des collimateurs. Devant le collimateur
~,
et sur leprolonge-
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:01872001008100
chariot mobile entre deux rails de bois fixés sur un banc. Des cor-
dons i et
j,
dont les extrémités sont aportée
de la main de l’obser-vateur ayant l’ocil à la
lunette,
permettcnt de faire courir le ehariotsur ce banc et de faire varier l’intensité de J’éclairement de la lunule (tu collimateur b. Une deuxième
lampe
~’"~ fixée sur 1111guéridon,
éclaire d’une manière constante la lunule du collimateur ii.
Ces deux
lampes
sont des modérateurs dusystème Bernard,
àcheminées de verre
cylindriques
sansétrangement, disposition
très-commodc pour toutes les
expériences d’optique.
Elles sontentourées d’un
cylindre
de carton,percé
d’unepetite
ouverturecirculaire à la hauteur du centre de la tlamnle.
Le faisceau des rayons émanant de la
lampe
~,après
avoir tra-versé la lunule et avoir été
parallélisé
parl’objectif
du collimatcur a , vient tomber sur un miroirplan
e de verreargenté.
Onrègle
cemiroir de manièrc à renvoyer le faisceau sur un
prisme
à réflexiontotale dl
fixé devantl’objectif
de la lunette c, dont il recouvre unedes moitiés. L’cil voit alors
simultanément,
dans lechamp
de lalunette,
lesimages, également
nettes et de mêmegrandeur,
des deuxlunules des
collimateurs,
que l’onrègle
de tellefaçon qu’elles
seprésentent
l’une à l’autre dans lechamp
par leur côtérectiligne.
Des mouvements convenables du miroir e et du
prisme
d les amènentau contact
( e fi~ . ? ~ .
Ces deux
images
étant ainsiaccolées, l’expérience
consiste à les rendred’égale
intensité par la variation de distance de la source de luinière 7a. De tous lesprocédés photométriques,
c’est celuiqui
in’aparu,
après
de nombreuxessais,
leplus
sur et leplus
commode. Si lesimages
lumineuses dont l’ceil doitapprécier l’ébalité
se réduisent tà deux
points
dans leclialnp
de vue, cetteappréciation
est trlBs-dif-ficilc. Le
jugeinent
doit porter sur desplages
un peu étendues et deplus juxtaposées.
On aproposé
aussi de réduire l’une desimages
àun
point
seprojetant
au milieu d’unchamp
éclairé uniformément par la sourcevariable,
et de faire varier celle-cijusqu à
ce que lapetite
étoiledisparaisse. D’après
lesexpériences
deBouguer ( 1 ),
lalumière de
l’étoile,
au moment où. elle se noie dans 1 éclairement duchamp,
est une fraction constante de l’intensité du fond lumineux,1’ ) ~~oLGt’r,n,, l~ssrri l’~hti ~r~e pour la de la lumière, p. ~-)I.
83
égale
à-f¡.
Mais tous ceuxqui
ont ubservé les étoiles euplein jour,
ou la nuit en éclairant le
champ
de lalunette,
saventqu’une étoile,
d’abord
invisible, apparaît
souventlorsque l’oeil
connait exactement,la
place qu elle
occupe. 1)’ où il suit que,si,
dans uneexpérience, photométrique,
on cherche à noyer une étoile dans la lumière gra- duellement croissante dulond,
il faudra rendre cette lumière biensupérieure
a 64 fuis l’intensité del’étoilc ;
tandis que, sil’expérience
se fait en sens
inverse,
par une diminutiongraduelle
de l’éclairc-ment du
chalnp,
1 étoile dont laposition
est inconnuen apparaîtra
que
lorsque
son Intensité serasupérieure
àdue
l’intensité du fond;et
l’expérience
Il1’a montré que l’écart entre les deux résultats ainsi obtenus peut être très-considérable.Zôllner a fondé
également
sonastrophotomètre ( 1 )
sur lapropriété
de l’oeil
d’apprécier
avec unegrande
exactitudel’égalité
d’éclaire-ment de deux
plages juxtaposées;
a mais il les obtient en faisantarriver les deux faisceaux de lumière sur
l’ob~ectif,
de manière que chacun d’eux en recouvre la moitié :l’oeil, placé très-près
dufoyer,
sans
oculaire,
voitl’objectif
éclairé dans toute sonétendu,
et ils’agit
de rendl e
égal
l’éclairement des deux moitiés.L’emploi
de ce pro- cédé m’apré~e11té
une difficulté dans la nécessité de conserver l’oeilparfaitement in1111obilc;
si lapupille
sedéplace
à droite ou àgauche,
elle nc
reçoit plus qu’unc portion
de l’un des faisceaux : la moitiécorrespondante
del’objectif
s’assombrit uniformément dans toute sonétendue,
de sorte que le rapport des éclairements varie en appa-rence suivant la
position
de l’oeil.L’emploi
d’umdiaphragme percé
d’un
petit
trou ne suffit pas pourcorriger
cet inconvénient. On peut, il estvrai,
fixer l’0153il enreplaçant
l’oculaire de la lunette et visant l’anneau oculaire à l’aide d’un secondoculaire,
comme dans ledyna-
mètre de
Ramsden;
mais cettedisposition
rend très-difficile leréglage
de la direction des faisceaux.Un avantage,
signalé
parZ~llner,
duprocédé qu’il emploie
est que les deuxplages
éclairées sontjuxtaposées
sansinterposition
d’aucunefrange
dediffraction,
cequi
n’aplus
lieu dèsqu’on juxtapose
deuximages
focales réelles. Dans cesconditions,
dit-il(2), lorsque
lateinte des deux faisceaux est
rigoureusement
la même, le moment( 1) Z6LLNFR, Photorrzntrisclcc Lliltersuchacnb~en; Leipzig, 1865.
(=) Lo~o citato, p. ,8, (:’n note.
optique,
lechamp
de vueparaissant
tout à coupparfaitement homogène,
comme undisque
brillantiinili>rrne ;
cequi
n’a paslieu, ajoute-t-11,
dans lephotomètre
deSteinheil, où
les surfaces a com-parer sont
séparées
par delégères franges
de diffraction..!’avoue n’avoir
jamais
obtenu lephénomène signalé
parZôllner,
et d autre
partie
n’ai trouvé aucune diflictilté ilapprécier l’égalité
d’éclat des deux lunules
séparées
par desfranges.
Unphénomène
d’un autre ordre peut servir très-utilement :1.
apprécier
le momentoù
l’égalité
est obtenue. Ou sait que,lorsqu’on regarde
unobjet
àl’aide d’une
lunette, l’Image
de cetobjet
est parcourue sans cesse par lesimages
c011fuses desimpuretés
de]’ 0153il;
au moment où lesdeux lunules
juxtaposées atteignent l’égalitô,
cesimages superposées
semblent passer de l’une sur l’autre sans
difliculté,
comme desgouttes d’huile
glissant
sur unplan parfait,
tandis quejusque-la
étaient pour ainsi dire arrêtées à la
séparation
des deux demi-lunes.
Il ne faut pas
d’ailleurs,
dans cesopérations,
chercher acorriger
par des tâtonnements successifs la
position
de lalampe
mobile pourlaquelle l’égalité
desimages
a apparu tout d’abord.Ici,
comme danstous
les pointés délicats,
il vaut mieux s’en tenir à lapremière
iiii-pression,
etrépéter l’opération
un certain nombre de fois pour obtenir une moyenne exacte.Lorsqu ou
examinelongtemps
les deuxImages accolées,
on peutparfois
arriver àchanger
très-notablement l’intensité de l’une d’elles sans que l’0153il s’enaperçoive;
à telpoint
que
si, après
avoir établi uneégalité
apparente par delongs
tàton-iietiteiits, on
quitte
un instant l’oculaire etqu’on
y remettel’ (t’il, on
est
surpris
de l’énorme dluerence d’intensité àlaquelle
1’1>il avait pu s habituer.Dans une série de dix
observations,.Ie
trouve que l’écart moyen de laposition
de lalampe
sur saposition
moyenne s élève à °,9 1’1 la distance absolue étant 100. L’erreurprobable
d’une détermination de cetteposition
est 0,77. On voit quej’établis 1 égalité
des deuximages
avec uneapproximation d’environ~,
cequi
est la limited’exactitude
généralement
admise.Il
faut,
dans cesexpériences,
veiller à ce que chacun des deux fais-ceaux de lumière soit admis en entier dans la lunette. Pour s eu assurer, on enlève
l’oculaire,
et l’on constate que, pour une même85
position
del’oeil,
om voit surl’objectif’
les sections entières de cesdeux faisceaux.
Les rayons admis dans la lunette suivant dans tout leur
trajet
unemarche
géométrique,
on n’a pas àcraindre,
avec cephotomètre,
l’in-tervention des rctlets ou des lumières
étrangères.
Il faut seulementéviter avec le
plus grand
soin toute lumiérequi
arriverait en suivant la même marche que les faisceauxréguliers,
parconséquent,
pro-téger
par des écrans les lunules des collimateurs et les surfaces des miroirs ou des ])1Îlieuxqu’on
faitagir
sur le faisceau provenant de lalampe
imnobile. Dans monappareil,
la tablequi
porte les lunettes était tout entière recouverte d’une cagecomplètement
noire.Enfin, lorsdu’om opère seul,
il est comnode de transporterauprès
de l’oculaire de la lunette la
graduation
surlaquelle
se lit laposition
de la
lampe
mobile. C’est àquoi
sert larègle k,
fixée auchariot, qui
vient se mouvoir sur une
petite
table entre des roulettes ii, devantun index 1. La distance de la
partie
antérieure de la flamne de lalampe
à la lunule du collimateur se mesure une fois pour toutes pourune
position
connue de larègle
k.Dans les
pliotoinètres généralement usités,
onproduit
la variationde l’intensité de 1 une des sources de lumière à l’aide de deux
prismes
de
Nicol,
et l’on mesure cette variationd’après
la loi du carré ducosinus. Ce
procédé
est très-commodelorsque
les modifications d intensitéqu’on
veut mesurer ne sont pasaccompagnées
depliéno-
mènes de
polarisation :
onplace
alors le second i~ricol devant l’ocu- laire même de la lunette et l’on a sous les yeux le cercle divisé surlequel
se mesure la rotation de ceprisme, lci,
la réflexion sur lesmiroirs
polarisant
lalumière, j’aurais
dû mettre les deux Niçois surle collimateur
b,
cequi
eût entraîné la nécessité d’un aide pour faire tourner l’um desprismes
et inscrire les lectures. La variation de distance de lalampe
fi étaitplus pratique,
et en outre elle Ill’ of-frait un avantage
qui
va ressortir de ladisposition
même desexpé-
riences.
Mesurons d’abord le
pouvoir
réllecteur d’un miroirpl an
en verreargenté.
Sur la table duphotomètre
est fixé un cercle de carton,gradué
cndegrés.
Le miroir e estporté
par une alidade mobileautour du centre
fde
ce cercle. Le miroir 7?~~, dont on veut déter- -miner le
pouvoir
réflecteur sous les diversesincidences,
seplace
verticalement,
de manière que sa face rénéchissante passe par leenlève rrzn2, on
placc,
l’alidade et le miroir auxiliaire en e, et l’on amène les deuximages
àl’égalité.
Soit 1 l’incidence souslaquelle
onveut mesurer le
pouvoir
réflecteur del’argent;
on ramène l’alidadeet son miroir / à faire
l’angle 9- 1
avec la direction du faisceau émer- gent du collimateur a, on met enplace
le miroir mmz, et on lerègle jusqu’à
ce que l’on revoie de nouveau les deux lunules en contact. Ace moment, le faisceau provenant
de g
a subi unepremière
réflexionsur mm sous
l’angle I,
une réflexion normale sure’,
et unedeuxième réflexion sur nLm sous le mème
angle
1 ou n fort peuprès.
Son intensité diffère donc de ce
qu’elle
était dans lapremière période,
de la perte résultant d’une double réflexion sur iriiii. On ramène les deux
images
àl’égalité :
la variation de distance de lalampe
fi donnela mesure directe du
pouvoir
réflecteur dumiroir,
sans aucun calcul.Pour déterminer la
proportion
de lumière réfléchie par deux miroirsplans cc
et b( . f g. ~ ) ~
sous l’incidence de45 degrés, lorsque
les
plans
d’incidence tournent l’un par rapport al’autre, ~j’adopte
Fig. 3.
la
disposition
de lafig.
3. Le miroir e sert encore à ramener lesrayons sur eux-mêmes. On obtient la variation relative des
plans
d’incidence en faisant tourner l’ensemble de b et de e au-dessous de
a imnobile. On constate ainsi que le miroir de verre
argenté pola-
rise très-sensiblement la lumière naturelle : la perte de lumière résultant de cette
polarisation
estdue 4
Pour 100lorsque
les deuxréflexions ont lieu dans des
plans rectangulaires,.
Je ne crois pas
qu’aucun photomètre
aitjamais
étéapplique
direc-teinent à la mesure de la perte que subit un faisceau de lumière en traversant un
objectif.
Les nombresadoptés
pour cette perte résul-tent des
expériences faites, depuis I3oilbl~c’r’,.
sur des laines Ù. faces87
parallèles.
La marchegéoimétrique
des faisceaux permet ici d inter- poser unobjectif
et de le faire traverser deux fois par la lumière dans les conditions mêmes où doit servir cetobjectif.
Le miroir auxiliaireétant en e, on
place l’objectif
sur letrajet
du faisceau de rayonsparallèles,
defaçon
que sonfoyer
se forinerigoureusement
sur laface réfléchissante du miroir. On peut
alors,
par unréglage
duprisme Ll,
voir encorel’Îlnage
de la lunule ducollimateur ;
et cetteimage
(’st aussi nette et de mêmegrandeur
que sil’objectif
it’existait pas. C’est même en l’amenantrigoureusement
aupoint
par ledépla-
ccment de
1 objectif qu’on remplit
la condition de faire coincider lefoyer
avec la surface du miroir.J’extrais des
Coniptes
rendus de l’Académie desSciences; séance
du 12 février
1872,
les résultats suivants, quej’ai
trouvés en étudiantdes instruments en
parfait
état.Un miroir
argenté
réfléchit uneproportion
de la lumière inci- dente sensiblement constante,o,935, quelle
que soit l’incidence.Lumière réfléchie par deux miroirs
plans
sousl’angle
de45
de-grés :
lesplans
de réflexionparallèles, o, $6 ;
lesplans
de réflexionrectangulaires, U, $ 2 .
Quantités
de lumière utilisées par les divers instruments astrono-iniques,
abstraction faite de l’ell~t des oculaires :Lunette-ohjectif
à deux verresindépenclant5...
o,Sc~Télescope
à miroirargenté
et prisme à réflexion totale.. 0,51~Sidérostat de L. Foucault : un miroir
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et unobjectif. o, Appareil
à deux miroirsplans
et unobjectif
de ~I.L0153Bvy:
plans
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0, ¡o Le mcmeappareil : plans
rectangulaires...0,6,
SUR LES MESURES ÉLECTROSTATIQUES
(DEUXIEME PARTIE) ; PAR M. A. CORNU.
Il. - POTENTIEL ÉLECTRIQUE D~U~T CONDUCTEUR.
La notion du
po~e~2tiel
d’un conducteur électrisé s’est introduite naturellememt dans l’étude des conditionsd’équilibre électrique
suivant les lois découycrtcs par Coulomb. o