• Aucun résultat trouvé

Sur le numérotage des verres de lunettes

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

Partager "Sur le numérotage des verres de lunettes"

Copied!
8
0
0

Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00237381

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00237381

Submitted on 1 Jan 1878

HAL is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of sci- entific research documents, whether they are pub- lished or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers.

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.

Sur le numérotage des verres de lunettes

C.-M. Gariel, E. Bouty

To cite this version:

C.-M. Gariel, E. Bouty. Sur le numérotage des verres de lunettes. J. Phys. Theor. Appl., 1878, 7 (1),

pp.127-133. �10.1051/jphystap:018780070012701�. �jpa-00237381�

(2)

I27

foulante, permettant

de faire le vide dans le

frigorifère,

de

liquéfier

et de faire rentrer dans

l’appareil le

chlorure de

méthyle vaporise.

Le chlorure de

méthyle, fabriqué industriellement,

est livré dans

des vases en cuivre ne

présentant

aucun

danger

dans leur manie-

ment

( 1 ) .

SUR LE NUMÉROTAGE DES VERRES DE LUNETTES;

PAR M. C.-M. GARIEL.

Les lunettes ou besicles

employées

en

oculistique

sont, dans la

grande majorité

des cas, des lentilles biconvexes ou biconcaves constituées par des calottes

sphériques égales ;

elles étaient défi-

nies, jusqu’à

ces derniers

temps,

par un numéro dont nous allons donner la

signification,

et par un

signe,

comme il suit :

Le numéro d’une lentille était la

grandeur,

évaluée en pouces, du rayon des calottes

sphériques ,

le

signe

+

s’appliquant

aux

lentilles convergentes, le

signe

- aux lentilles

divergentes.

On sait que la distance focale d’une lentille est donnée par la

relation 1

.-

(m

---

1 ) R + I R’ );

dans le cas

qui

nous occupe, on

a R = R’ et comme de

plus

m,

qui

est

égal

à 1,

54,

diffère peu de

1, 50, on

voit que

f est

mesuré à peu

près

par le même nombre que

R;

de telle sorte que le numéro de la lentille

qui

mesure R

détermine aussi sensiblement la distance focale en pouces.

Le

premier

inconvénient de ce

système

de

notation,

c’est que les pouces n’ont pas une unité fixe et

déterminée,

mais

qu’elle

varie

d’un pays à

l’autre;

de

plus,

pour les

Franchais,

elle ne

correspond plus

à une

grandeur

usitée. Il eût été facile d’obvier à cet incon- vénient en décidant que les mesures seraient

prises

en unités du

système métrique

décimal

(mètres,

décimètres ou

centimètres) ;

(1) M. Brigonnet, fabricant de produits chimiques à Saint-Denis, fabrique le chlorure de méthyle pur par mes procédés, et le livre à l’industrie chimique au prix de 4fr le kilogramme, dans des cylindres en cuivre en renfermant 2kg, 500, 25kg ou I00kg; il livrera cependant au même prix aux laboratoires, même pour 2kg,500.

MM. Crespin et Marteau, ingénieurs-constructeurs à Paris, construisent les appa- reils frigorifères.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018780070012701

(3)

I28

mais cette ancienne notation était d’un

emploi

peu commode dans certaines

circonstances,

dont nous allons

indiquer

les

principales,

et l’on a décidé la substitution d’un tout autre

système

dont nous

donnerons ensuite Les éléments.

Il est à remarquer due, dans la

plupart

des formules relatives

aux

lentilles,

la distance focale n’intervient pas

directement,

mais

seulement son inverse. Il en est ainsi dans la formule

qui

déter-

mine le

foyer

et dans celle

qui permet

de calculer la

position

des

foyers conjugués

On voit facilement aussi que, si l’on superpose deux lentilles dont les distances focales

sont.!’ et f’,

on obtient un

système

dont

la distance focale F est donnée par la formule

dans

laquelle f et f’

ont des

signes convenables,

-;- ou -, suivant

que les lentilles sont

convergentes

ou

divergentes.

L’inverse de la distance

focale, qui

intervient dans ces formules

( et

dans

d’autres), peut

servir à caractériser la

puissance ou f’once réfringente

de la

lentille, puissance qui

est évidemment d’autant

plus grande

que la distance focale est moindre. On

conçoit

que

cette

puissance, qui

est à considérer

spécialement

dans certaines

questions d’ophthalmologie,

l’accommodation par

exemple, puisse

être

prise

comme base d’un

système

de notation. C’est ce

qui

a

été décidé au

Congrès

médical international de

Bruxelles, en 1875,

sur l’initiative du

professeur Darden,

en même

temps

que l’on

adoptait l’emploi

du

système métrique

décimal.

Dans le nouveau

système

de

numérotage

des verres de

lunettes, la puissance

d’une lentille est évaluée à l’aide d’une nouvelle

unité,

la

dioptrie.

La

dioptrie

est la

puissance

d’une lentille conver-

gente

de im de distance

focale,

et l’on obtient le numéro de la lentille

considérée,

le nombre de

dioptries qui

mesure sa dis- tance, en divisant Im par la distance focale évaluée en mètres et

(4)

I29 fractions décimales du

mètre, puisque

la

puissance

varie en raison

inverse de la distance focale.

Si donc nous

désignons

par

Nj)

le numéro d’une lentille évaluée

en

dioptries

et

par fm

la distance focale évaluée en

mètres,

on a la relation

qui

donne l’une des

quantités lorsque

l’on connaît l’autre.

Les formules que nous avons

rappelées

tout à l’heure contien-

nent directement alors les numéros des lentilles : ainsi un sys- tème de deux lentilles accolées est

équivalent

à une lentille

unique

dont le numéro serait la somme

algébrique

des numéros des deux

lentilles

composantes,

ces numéros étant évalués en

dioptries

et

affectés d’un

signe,

conformément aux conventions ordinaires.

Il est utile de

pouvoir ’passer

de l’ancien

système

de notation

au nouveau ou

réciproquement :

la transformation se fait facile- ment, comme nous allons le dire.

Si nous

représentons par fp

la distance focale évaluée en pouces,

nous aurons, en

remarquant

que Im

équivaut

à

37

pouces,

La formule

précédente

devient alors

équation qui

donnerait la relation cherchée si la distance focale

en pouces était

justement égale

au numéro de la lentille.

Mais,

comme le fait remarquer le D’

Javal,

dans un intéressant Mémoire

sur cette

question, Np

étant le numéro de la lentille dans l’an- cien

système,

la formule

générale

donne

Il

vient,

par

suite,

(5)

I30

On voit donc que, sans erreur

sensible,

on pourra, dans la

pratique,

passer d’un

système

de notation à

l’autre par

la formule

très-simple

Tel est, résumé

sommairement,

le nouveau

système

de nota-

Lion usité en

ophthalmologie

et dont

l’empioi

se

généralise rapi- dement ;

il

présente

de nombreux avantages : il est

rationnel,

simple,

se

prête

facilement aux

calculs,

et il est relié à l’ancien

par une formule

qui

permet la transformation par une

opération

tout à fait élémentaire. Bien que son

emploi

soit surtout avanta- geux pour les

questions spéciales qui

se rattachent à

l’ophthalmo- logie,

il nous a semblé

qu’il

n’était pas sans intérêt de le faire connaître avec

quelques

détails aux lecteurs du Journal de

Physique.

H.-C. SOI’WY. - On some hitherto undescribed optical properties of doubly refrac- ting crystals (Propriétés non encore étudiées des cristaux biréfringents); Pro- ceedings of the ro,ral Society, t. XXVI, p. 384, 1877.

G.-G. STOKES. - On the foci of lines seen through a cristalline plate (Foyers de lignes vues à travers une plaque cristalline); ProceedÙzgs of tlze ro,yal Society,

t. XXVI, p. 386, I877.

On connaît la méthode

employée

par le duc de Chaulnes dès

I767 (1)

pour

déterminer,

au moyen du

microscope,

l’indice de ré- fraction d’une lame

monoréfringente

à faces

parallèles.

M.

Sorby,

essayant

de s’en servir pour mesurer les indices

principaux

des

substances

biréfringentes,

eut recours à un micromètre

transpa-

rent sur

lequel

étaient tracés des traits déliés se

coupant

à

angle

droit. Il

fut surpris

de voir que,

quand

on

plaçait

la lame biréfrin- gente sur le

micromètre,

la mise au

point

était souvent

impossible;

ou bien que l’un des deux

systèmes

de

lignes rectangulaires

était

visible pour une mise au

point déterminée,

tandis que l’autre

n’apparaissait

que pour une mise au

point

toute différente.

31. Stokes donne la théorie de ce curieux

phénomène.

Il s’oc-

cupe d’abord des cristaux

biréfringents

uniaxes. Dans ce cas,

l’image

ordinaire du micromètre ne

présente

rien de

particulier,

(1) 111é1noires de l,4cadérnie des Sciences pour r,6,.

(6)

I3I

mais il n’en est pas de même de

l’image

extraordinaire.

Plaçons-

nous dans le cas le

plus silmple,

celui d’une lame taillée perpen- diculairement à l’axe. Les rayons extraordinaires

qui

traversent la lame sous une faible

obliquité

forment un

foyer

virtuel que l’on déterminera sans

peine

en

remarquant

que, pour ces rayons, on

peut

substituer à la surface de

l’onde, qui

est un

ellipsoïde

de ré-

volution autour de

l’axe,

la

sphère

osculatrice au sommet. En dé-

signant

par 2C l’axe de révolution de

l’ellipsoïde,

par 2a son deuxième axe, le rayon de courbure au sommet de

l’ellipsoïde

est

C2

et le

foyer

des rayons voisins de l’axe se formera comme si l’on

a

substitnait à la lame

biréfringente

une lame

monoréfringente

de

même

épaisseur,

dont l’indice Il, inverse du rayon de la surface de l’onde

réfractée,

serait 7z

= a C2. Désignons

par 03B1

et 7 les

indices

principaux

relatifs au rayon

extraordinaire,

l’indice

apparent

sera

y2

2

il - -. a

L’expérience

de M.

Sorby,

réalisée dans ce cas, montrera

les deux

systèmes

de

lignes, quelle

que soit leur

orientation,

et

pour une mise au

point

bien

déterminée,

différente de celle

qui

convient au rayon ordinaire.

Il n’en sera pas de même pour une lame taillée

arbitrairement, soit,

par

exemple, parallèlement

à l’axe. Alors la normale à la

plaque

rencontre

l’ellipsoïde

d’onde en un

point

les deux rayons de cour- bure

principaux

sont différents : ils ont

respectivement pour valeur

2

c

et a2 c,

c et il n’est pas

possible

de substituer à la

portion

de cette

onde,

voisine de la

normale,

une surface d’onde

sphérique.

Tou-

tefois,

si l’on se borne à considérer la réfraction

opérée

dans un

plan passant

par

l’axe,

les rayons réfractés se

comporteront

comme

2

si la

plaque

était

monoréfringente

et douée d’un indice

03B12 03B3;

il sera

possible

de mettre le

microscope

au

point,

pour les droites tracées

sur le micromètre

parallèlement

à l’axe du cristal. De

même,

dans

un

plan perpendiculaire

à

l’axe,

on pourra voir le second

système

2 (03B12,

(1) Pour le spath on a 03B1=I,6585,7 = I,4864 : 03B1 3322 et « - 85o5. Ces

7 indices réels et apparents se rapportent à la raie D.

(7)

I32

de droites avec une mise au

point correspondant

à l’indice appa-

rent 7.

Lorsque

les droites tracées sur le micromètre ne seront pas situées dans les directions

principales,

il

n’y

aura

plus

en

général

de vision distincte

possible.

Pour toute autre direction de la

plaque cristallisée,

les rayons

qui,

à

l’extérieur,

sont sensiblement normaux à la

plaque,

ont

dans son intérieur une direction

oblique

déterminée par la con- struction

d’Huyghens :

ils rencontrent la surface de l’onde au

point

où le

plan

tangent est horizontal. En ce

point

les deux rayons de courbure

principaux

p et

p’

sont

toujours

distincts

(sauf

à l’extré-

111ité de

l’axe),

et par suite il y a deux

foyers, correspondant

aux

indices

apparents p et r,’

eL à la vision distincte des

lignes

tracées

p P

dans les

plans

des deux courbures. Il y a un troisième

foyer

pour les rayons

ordinaires,

pour

lesquels

l’indice

apparent

se confond

toujours

avec l’indice réel ce == -’

toujours avec l’indice réel 03B1=

a

Le cas des cristaux biaxes est encore

plus compliqué, puisque

la

surface de l’onde est rencontrée par une droite

unique

en deux

points,

dont chacun fournit deux

foyers

distincts. Le calcul des rayons de courbure

principaux

et par suite des indices

apparents

est d’une

grande complication,

si ce n’est pour les directions des

axes de la surface de l’onde. Soient a,

b,

c les vitesses de propaga- tion des ébranlements

parallèles aux

axes ox, oy, oz ; a

= 1, fi = I b,

7

=I c

les indices

principaux.

Pour une

plaque

taillée

perpendicu-

lairen1ent à l’axe des .x par

exemple,

et des rayons

polarisés

dans

le

plan

des xy, il y a deux indices

apparents,

distincts

03B12

et7,or-

Y

rcspondant

à la vision de

lignes respectivement parallèles

à qu et à oz ; la même

plaque

fournit pour les rayons

polarisés

dans le

plan

des 2x les indices

apparents 03B2 et a2

·

Il est à remarquer que, au

voisinage

des axes

optiques,

les in-

dices

apparents

doivent

changer

avec une

rapidité extraordinaire,

puisque

le rayon de courbure

perpendiculaire

au

plan

des zx de-

vient infini pour les

points

de la surface de l’onde

correspondant

à

la réfraction

conique

intérieure

(puisque

le

plan tangent

en un de

(8)

I33

ces

points

touche la surface suivant un

cercle)

et devient nul à

l’ombilic,

c’est-à-dire en un

point

extrêmement voisin.

On trouvera dans le Mémoire de M. Stokes les formules

qui permettent

de calculer les rayons de courbure en un

point quel-

conque de la surface de l’onde extraordinaire d’un cristal

uniaxe,

on en un

point

de la surface de l’onde d’un cristal biaxe

apparte-

nant à l’un des

plans principaux;

enfin les valeurs

numériques

des

indices

apparents principaux

du

spath

et du

quartz parmi

les

uniaxes,

de

l’arragonite

et de la

topaze parmi

les

biaxes,

et pour les raies

C, D

et E.

E. BOUTY.

ABNEY. 2014 On the alcaline development of the photographic image (Sur le dévelop- pement alcalin des images en Photographie); Phil. Magazine, t. III, p. 46, I877.

On sait que le

procédé

du

développement

alcalin consiste à faire

agir

sur la

plaque photographique (1)

un bain contenant trois sub-

stances : un corps réducteur tel que l’acide

pyrogallique,

un corps

alcalin,

tel que

l’ammoniaque

ou le carbonate

d’ammoniaque,

et

un troisième corps destiné à ralentir l’action des deux autres, tel que le bromure de

potassium.

Les

expériences

de M.

Abney

ont eu pour

objet

de mieux dé- finir le rôle de chacun de ces corps dans le

développement

de

l’image.

L’auteur s’est assuré d’abord que l’acide

pyrogallique

pur n’a

aucune action sur le bromure

d’argent,

lors même

qu’on,

laisse les

deux corps en contact

pendant plusieurs

semaines. Au

contraire,

un bain contenant de l’acide

pyrogallique

additionné d’une sub-

stance alcaline réduit immédiatement le bromure

d’argent.

La

quantité

du bromure

d’argent

réduit est en raison de la

quantité

d’acide

pyrogallique

et

d’ammoniaque employés.

Enfin la réduction

a lieu à peu

près

aussi facilement pour le bromure

d’argent

con-

servé à l’obscurité que pour le bromure

d’argent qui

a été

exposé

à la lumière. Si enfin l’on a

ajouté

au bain la troisième

substance,

( i ) La couche sensible se compose de bromure d’argent ; l’iodure d’argent ne donne

pas d’image visible dans un bain alcalin moyennement concentré.

Références

Documents relatifs

A cet effet, la monture consideree, comportant une partie avant constitute de deux verres depourvus d ' encadrement exterieur, reunis seulement en partie centrale par un arceau

LES VERRES les verres LES TASSES les tasses LA THÉIÈRE la

Un « polaroïd » produit un tel phénomène de polarisation : c’est une surface plane sur laquelle on a orienté, tous dans le même sens, des cristaux qui laissent passer la

Un opticien souhaite commercialiser de nouveaux verres de lunettes quasi-incassables. Son fournisseur effectue ainsi des tests en laboratoire permettant de vérifier la solidité de

Les deux autres modèles du marché n'apportent pas de radioprotection par le bas et ont des espaces non protégés entre le devant et les côtés. Quelle sur-lunettes

[r]

[r]

VERRES POLARISÉS Parfaits pour protéger les yeux contre les rayons du soleil ce type de verres permet également de mieux percevoir les contrastes et d’avoir un rendu plus réel