Onchocerciasis Control Programme in West Africa
Programme de Lutte contre l'Onchocercose en Afrique de l'Ouest
JOINT PROGRAMME
COMMITTEE JPC . CCP
COMITE CONJOINT DU PROGRAMMEOffrce of the
Chairman
Bureau du Présidentt
{
COMITE CONJOINT DU PROGRAMME Seizième session
Washington. 6-8 décembre 1995
JPCl6.6
ORIGINAL : FRANCAIS Septembre 1995
2 2 3 1.
2.
3.
4.
Point 6 de I'ordre du jour provisoire
ACTTVITES DE DEVOLUTION DES ONZE PAYS PARTICIPANTS DU PROGRAMME
(lees)
Table des matières
Pages
INTRODUCTION
COMITES NATIONAUX DE DEVOLUTION PLANS
NATIONAUX
DEDEVOLUTION
.ACTTVITES DE DEVOLUTION LIEES
A
L'ONCHOCERCOSE ETLA
NUISANCE SIMULIDIENNEAire initiale
Informatiôn
-
Education - Communication(IEC)
.Mobilisation communautaire et lutte contre la nuisance
.
.Traitement à l'ivermectine
. . .
.Traitement passif
. . . .
..
Traitement des cas positifs détectés aüivement Traitement à grande échellepar
les équipes mobtles Surveillance épidémiologique. Surveillance active (üllages sentinelles) . Surteillance passive
Enquête de migration
Aire
d'extensionTraitement à I'ivermectine
.
..
Traitement à grande échellepar
les équipes mobiles. . .
..
Traitement commutautaire (voir également doc. JPC16.2)5.
ACTTVITES DE LUTTE CONTRE LES AUTRES ENDEMIES .EFFORT D'INTEGRATION DES ACTTVITES DE DEVOLUTION
CONTRIBUTION FINANCIERE DES PAYS
AU
PROCESSUS DEDEVOLUTION
10CONCLUSION 10
4 4 4 4 5 5 5 5 6 6 6 6 8 8 8 8
9
À 9
6.
7.
8.
ANNEXES 11
I
1.
INTRODUCTION1.1. La'dévolution
sensu"stricto"",
est définie cornmele
processusdu
transfertaux
Pays participants dela
responsabilité et des capacités pour la surveillance épidémiologique régulière de I'onchocercose et la maîtrise d'une éventuelle recrudescence de cette endémie.1.2.
La dévolution "sensulato",
par contre, est définie comme I'intégration de ces activités de surveillance et de maîtrise de l'onchocercose dans le système de santé des Pays participants, ce qui, à terme, doit déboucher sur un renforcement de la surveillance pluripathologique.1.3. Il
convient de préciser que contrairement à la dévolution "sensu stricto", la dévolution "sensu lato" sort du mandat de I'OCP. C'est dire que les activités liées à la lutte contre les endémies autres que I'onchocercose seront à la charge des Pays qui peuvent toutefois être soutenus dans ce domaine par I'OMS/AFRO et d'autres partenaires au développement tels que la Banque mondiale.2.
COMITESNATIONAIX
DE DEVOLUTION2.1. A
cejour,
des comités nationaux de dévolution ont fait I'objet d'actes off,rciels de création au Sénégal, au Burkina Faso, en Côted'Ivoire,
au Ghana, auMali,
au Niger et au Togo. LÆs textes officiels de création sont en cours d'adoption en Guinée, en Guinée-Bissau, au Bénin et en Sierra Leone.2.2.
Les comités nationaux de dévolution du programme de lutte contre l'onchocercose (CNDO) comptent déjà à leur actif plusieurs réalisations :-
Le CNDO du Burkina Faso a organisé le premier atelier-bilan de la mise en oeuvre de son plan national de dévolution, du 7 au 10 février 1995.- Le
CNDO du Ghana a mis en place des Comités de Lutte contre I'Onchocercose dans quatre districts de la zone de forêt hors OCP et a procédé à l'évaluation dela
situation épidémiologique par la méthode d'évaluation rapide (REMO).- Le
CNDO du Sénégal a organisé, avec I'appui de I'OCP, une visite de travail avec les équipes cadres des districts de la zone du Programme onchocercose et procédé au lancement offlrciel du traitement communautaire à l'ivermectine dans les régions de Tambacounda et de Kolda enjuillet
1994.-
Le CNDO duMali
a décidé d'élaborer un document de plan de dévolution qui prend en compteles
aspectsde
développement socio-économique dansles
zones libérées de I'onchocercose.-
Tous les comités nationaux de dévolution continuent de sensibiliser les autorités politico- administratives et les populations sur le programme de lutte contre l'onchocercose et plus particulièrement sur le processus de dévolution de I'OCP.t
I t
I
a
JPC16.6 Page 3
3. PLAI\S NATIONAIIX
DE DEVOLUTION3.1.
Le tableauI
ci-dessous montre la situation actuelle des plans de dévolution des orze Pays participants :Tableau
1. hésentation
des plans de dévolution des Pays participants(iuin
1995)1. Plan révisé et finalisé
2.
Nouveau plan élaboré et finaliséPays Date
de finalisation
Maladies associées à l'onchocercose
Coût pour 5 ans
Bénin2 Juin 1993
-
Trypanosomiase humaineafricaine
-
Schistosomiases635 985 887 FCFA
Burkina Fasor
Avril
1992-
Trypanosomiase humaine africaine-
DracunculoseI
610 884 256 FCFACôte d'Ivoirer
Avril
1993-
Trypanosomiase humaine africaine-
Schistosomiases- Dracunculose
976 660 630 FCFA
Ghanar
Juillet 1993
Dracunculose Paludisme Lèpre Pian
3
197 000 US $Guinée2 Août 1993
-
Trypanosomiase humaineafricaine - Schistosomiases
7 483 491 US $
Guinée-Bissau2
Avril
1992 - Schistosomiases - Paludisme4 477 109 US $
Malit Octobre 1993
-
Trypanosomiase humaine africaine-
Schistosomiases1 005 054 703 FCFA
Nigerr Novembre 1994 - Schistosomiases
- Dracunculose
755273 073 FCFA
Sénégal2 Septembre 1994
-
Schistosomiases-
Dracunculose550 953 375 FCFA
Sierra Leond
Juillet 1994
- Schistosomiases - Paludisme - Lèpre - Tuberculose
8 333 303 US $
Togo2
Avril
1994-
Trypanosomiase humaine africaine-
Schistosomiases-
Dracunculose833 216 779
FCFA
3.2.
La situation du financement des plans de dévolution se présente comme suit-
Seul le Burkina Faso bénéficie d'un financement extérieur de son plan ; ce financement a été acquis auprès de la Banque mondiale.-
LeMali
est en négociation avec les Pays-Bas.-
La Côte d'Ivoire a entamé les discussions avec la Banque mondiale pour un projet de lutte contre les maladies endémiques.-
Le Sénégal a reçu une lettre de la Banque mondiale proposant le financement d'un projet spécifique de contrôle de maladies endémiques qui pourrait être effectif en 1996.-
Les autres pays (Bénin, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Niger, Sierra Leone et Togo) sont soit à la recherche des bailleurs de fonds ou en pourparlers avec la Banque mondiale pour le financement de leurs plans de dévolution.4.
ACTIVITES DE DEVOLUTION
LIEESA
L'ONCHOCERCOSEET LA NIIISANCE
SIMI,]LIDIENNEAire initiale
4.1.
Aujourd'hui (1995), dans près de 9O% de I'aire initiale du Programme, la transmission de l'onchocercose est définitivement interrompue par plusieurs années de lutte antivectorielle, et I'OCPy
a misfin
aux opérations d'épandage de larvicides. C'est donc cette partie totalement assainie deI'aire initiale qui est éligible aux activités de dévolution au sens propre du terme.
Information - Education - Communication (IEC)
4.2.
Des enquêtes CAP (Connaissance, Attitude et Pratique) en matière d'onchocercose ont été réalisées au Burkina Faso et au Niger avec l'appui de I'ONG Helen Keller International(HKI).
Ces enquêtes CAP ont abouti à l'élaboration de matériels éducatifs sur I'onchocercose (affiches, boîtes à images), qui ont été testés et validés. La formation des formateurs à l'utilisation de ces matériels a été réalisée à travers des ateliers nationaux.4.3. Les
équipes nationales,les
équipes OCPet les
autres acteurssur le terrain
mènent régulièrement des activités d'IEC en utilisant différentes techniques de communication, supports et matériels d'information disponibles (causeriesdébats, émissions radio+élévisées, projections de films sur l'onchocercose).4.4. L'impact de I'IEC
est perceptibleà
tous les niveauxpar
une plus grande mobilisation communautaire avecun taux de
participation élevéau
cours des campagnesde
distribution d'ivermectine et d'évaluation épidémiologique. On note également un nombre de plus en plus grand de volontaires villageois dans les différentes activités de lutte contre I'onchocercose, de même qu'une adhésion de plus en plus marquée des autorités à ces mêmes activités.Mobilisation communautaire et lutte contre la nuisance
4.5.
Les techniciens des équipes nationales et les villageois formés se mobilisent de plus en plus et effectuent des traitements au sol dans certaines zones sensibles où la nuisance simulidienne pose des problèmes(Mali,
Côted'Ivoire,
Ghana, Togo, Bénin et Niger). Par ailleurs, les sociétés de développement socioéconomique s'engagent volontiers dans la prise en charge des traitements au sol pour la lutte contre la nuisance.4.6.
Cependant, on garde constarnment présent à I'esprit que, compte tenu du coût relativement élevé de I'opération et des risques de résistance des simulies au( insecticides, le traitement au sol pourlutter
contrela
nuisance simulidiennedoit être
très sélectif.Il
nedoit
être institué que lorsque,
JPC16.6 Page 5
les
piqûresde
simulies deviennent insupportablesau
risquede
compromettreles
projets dedéveloppement. Les formations à cette technique doivent être poursuivies et
l'[EC
intensifiée pour sensibiliser les autorités et les populations sur le retour des simulies non infectées après l'arrêt destraitements
larvicides.
L'OCP assure la formation des formateurs dans ce domaine (voir document JPCI6.2).Traitement à I'ivermectine Traitement passif
4.7. De mars t994 à février 1995,84 581
personnesont été
traitées passivement avec 119 558 comprimés d'ivermectine, représentant environ 4,1 Vo du nombre total de personnes traitées, toutes stratégies confondues. Ces chiffres sont sous-estimés étant donné que tous les centres n'ont pas envoyé leurs rapports de traitement.Traitement des cas positifs détectês aüivement
4.8. Au cours des
évaluations épidémiologiquesdes villages
sentinelles en 1994, environ 400 personnes détectées ont été traitées à l'ivermectine avec environ 600 comprimés.Traitement à grande échelle
par
les équipes mobiles4.9.
Dansl'aire
initiale, ce traitement à grande échelle s'effectue dans les bassins fluviaux où les résultats entomo-épidémiologiques sont mitigés pour des raisons diverses (réinvasion, phénomène de résistance, transmission résiduelle non détectée à temps) (voir doc. JPC[6.2).4.10.
Les résultats de ces traitements à I'ivermectine effectués par les équipes nationales mobiles dejuin
1994 à mai 1995 figurent au tableau 2 ci-après.Tableau
2.
Traitement à grande échelle à I'ivermectinednns
la
partie del'aire
initiale non encore assainie totalement(iuin
1994 àmai
1995)*
Pays oùil
existe des bassirs traités deux fois par anAu Niger,
aucunezone
aujourd'huin'est éligible au
traitementà
grande échelle àl'ivermectine. Autrement
dit,
cette partie de I'aire initiale est totalement assainie.Pays Villages
Nombre de personnes
recensées
Nombre de personnes traitées
Comprimés utilisés
Burkina Faso* 71 19.570
t2.3M
23.149Mali
3«
166.865 123.734 136.102Côte d'Ivoire 74
24.7N
19.4t7 21.801Ghana* 167 50.009 40.346 71.989,5
Togo 190 59.612 43.670 57.735
Bénin*
24
68,214 49.836 55.690Total 1.110 388.970 289.307 366.466,5
Surveillance épidémiolo gique
Surveillance active (villages s entinelles )
4.11.
La carte présentée en annexeI
indique les zones éligibles à la surveillance épidémiologique active dans les parties del'aire
initiale du Programme libérées de I'onchocercose.4.12. A
cejour,
un minimum de 253 villages sentinelles (annexe 2), sont retenus dans les zones assainies de I'aire initiale pour être suivis periodiquement, une fois tous les trois ans, à travers desenquêtes épidémiologiques basées
sur la
biopsie cutanée.Au
cours des trois années écoulées, 175 villages sentinelles ont fait I'objet d'une évaluation parasitologique dont 83 en L994. Le tableau3
résume les résultats obtenus dans ces 175 villages. Dansla
quasi-totalité de ces localités, les résultats sont excellents avec des taux de prévdence oscillant entre 0 et 5% et des CMFCT inférieures partout à 0,5 mf/b2.4.13.
Cependant, ces évaluations de 1994 (tableau 3), ont révélé des taux de prévalence de plus de 10% dans deux villages: Tchri
surI'Oti
Pendjari au Togo (taux brutde
lO,8%);
Zoulo sur laBougouriba au Burkina Faso (taux standard de 10,7 %). [æs résultats sur la Bougouriba ont requis une investigation complémentaire dans
15
villages autourde Zoulo en
février-mars 1995. Sur les 4566 personnes examinées au cours de cette évaluation complémentaire 180 ont été trouvées positives, parmi lesquelles 29 avaient moins de 20 ans et trois étaient âgés respectivement de quatre, six, et huit ans silns notion de migration. L'analyse plus détaillée des données est en cours et la coordination nationaleprévoit
une autre évaluationpour
mieux circonscrirela
zoneà
risque,et
instaurer éventuellement un traitement à grande échelle à l'ivermectine.4.14.
Tous ces résultatsdu Togo et du
Burkina Faso seront validés dès que possible par I'OMS/OCP, par des contrôles de qualité des techniciens nationalrx.4.L5.
Entrejanvier et mai
1995,32
autres villages sentinellesont fait l'objet
de surveillance épidémiologique activeau Mali, Niger,
Ghanaet
Bénin. Ces enquêtesont
également révélé d'excellents résultats avec des taux bruts de prévalence oscillant entre 0 et 5Vo.Sumeillance passive
4.16.
La surveillance épidémiologique passive devrait, en principe, être menée par les formations sanitaireset les
conrmunautés notammentpour les
cas suspects d'onchocercose (migrants ou autochtones). L'accent sera mis sur le recyclage du personnel des formations sanitaires fixes ainsi que sur l'équipement de ces formations afin de rendre plus effective cette surveillance épidémiologique passive (voir doc. lPCl6.2).Enquête de mieration
4.17.
Une enquête de migration est systématiquement menée devant tout c:rs positif détecté au cours des enquêtes épidémiologiques pour préciser les mouvements de ces malades afin d'identifier l'origine de I'infection.z
CMFC mf/b
Charge microfilarienne moyenne de la communauté microfilaires par biopsie cutanée
JPCl6.6
Page 7a
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*
Aires d'extension
4.18.
Dans les zones d'extension ouest et sud, toutes les activités de traitements à l'ivermectine sont menéespar
les équipes nationales pratiquement sansla
participation techniquede I'OCP.
Ces campagnes de distribution de d'ivermectine sont accompagnées, comme dans I'aire initiale, par des activités d'IEC. Cependant, on ne saurait parler encore de dévolution dans ces zones d'extension mais plutôt d'une participation progressive et de plus en plus accrue des nationaux aux opérations de lutte contre l'onchocercose.Traitement à I'ivermectine
Traitement à grande échelle par les équipes mobiles
4.I9.
Commele
montrele tableau4ci-dessous,l290778
personnesont
ététraitéesavecI
636 343,5 comprimés d'ivermectine dans 8 816 villages dejuin
1994 à mai 1995.Tableau
4.
Résuttâts du traitement à grande échelle dans les aires d'extension ouest et sud dejuin
1994 à mai 1995*
Pays oùil
existe des bassins traités deux fois par an.Traitement commuruMtaire (voir également doc. JPC16.2)
4.20.
Le tableau 5 indique les résultats des traitements corffnunautaires effectués dans sept pays de I'OCP dejuin
1994 àmai 1995. Comme on peut le constater, c'est surtout au Mali et en Guinée, puis dans une moindre mesure au Sénégal, que ce mode de traitement est le mieux implanté. La principale raison en est que ces trois pays bénéficient d'un soutien financier des ONG (Sight Savers et OPC).Comme
en
1994,la
réunion "Coordonnateurs nationaux/OCP", tout en reconnaissantl'utilité
etI'importance des contributions des ONG dans la mise en place de cet auto-traitement communautaire, a longuement insisté sur la nécessité pour les Etats de mettre tout en oeuvre dès maintenant pour poursuivre et intensifier eux-mêmes et avec leurs propres ressources, cette importante action de soins de santé primaires.
Pays Nombre de
villages visités
Nombre de personnes
recensées
Nombre de personnes
traitées
Comprimés utilisés
Guinée r.397 202.627
146.74
1,72.749,5Guinée Bissau* 301 52.930 38.027
70.t24
Sénégal* 157 36.408 26.026 s2.478
Sierra Leone 2.820 435.838 3r4.133 390.7t5
Mali 527 96.3t1 73.984 126.124,5
Ghana* 215 r14.997 89.215 139.261,5
Bénin* 918 239.289 164.109 178.175
Togo r.271 2U.827 187.041 224.732,5
Côte d'Ivoire t.zLO 331.773 251.499 281.983,5
Total 8.816 1.775.000 1.290.778 L.636.343,5
I
JPC16.6 Page 9 Tableau
5. Rê$Itats
des traitements communautairesdans pays de la zone du
hogramme
1994 - mai
5.
ACTTVITES DELUTIE CdXTNB
LES AUTRES ENDEMIES5.1.
Les endémies telles que la dra§unculose, la trypanosomiasehumaine africaine,la
lèpre, la tuberculose,les
schistosomiases,le
paludismeet le pian font I'objet d'une
surveillance épidémiologique active et passive plus ou moins satisfaisante dans la plupart des Pays participants.Cependant, seul le Burkina Faso, dont le plan de dévolution est
finané,
a pu planifier et exécuter concrètement une surveillance activept
passive dela
trypanosomiase, dela
dracunculoseet
de I'onchocercose. L'élaboration et la mis{ en oeuvre d'un programme de surveillance pluripathologique se heurtentà
I'absenced'un
programfne de lutte contre les endémies intégré dans les systèmes nationaux de santé.5.2.
Le Togo a mené une investigation sur trois cas suspects de trypanosomiase signalés par la GTZ (Coopération allemande). Ces cas n'ont pas été confirmés.à la
formationde
192ASC
(agent de santé communautaire)dp la lutte contre
la trypanosomiase. Ces ASC ont recensé orlt été analysés. Sur 402 séropositifs,S4 cas ont été confirmés.plafe d'un laboratoire pour le diagnostic et le suivi des malades
5.3.
La Côte d'Ivoirea
procédéet deux infirmiers
dansle
cadre60 043 personnes et24
3M
confettis La Côte d'Ivoire prévoit la mise en atteints de trypanosomiase.5.4.
Le Sénégal a étudié sur le terrdin I'intégrationdes activités de traitement communautaire et des activités d'éradication de la dracundulose.6.
EFFORTD'INTEGRATION
DES ACTTVITES DE DEVOLUTTON6.1.
S'agissant des activité, Orr*f
en général, l'intégration sefait
déjà au niveau district et cornmunautaire car les moyens sont limltés et le personnel de terrain est utilisé communément par les divers prograrnmes. C'est surtout aux nifeaux central et régional que des problèmes subsistent à cause de la verticalité des programmes.6.2.
Quant aux activités liées à l'ondhocercose, les Pays participants font des progrès en matière d'intégration notamment par des progra{nmes de formations intégrées. Les agents de santé des zones onchoierquiennes participent effectivenlent aux activités de lutte contre l'onchocercose (évaluatiors épidémioùgiques, traitement à I'ivermeçtine, traitement au sol, campagnes de sensibilisation). D'une manière genéiate, les pays intègrent progressivement la lutte contre l'onchocercose dans les systèmes nationaux de santé.Nombre de personnes traitées
Comprimés utilisés Nombre de
personnes recensees
Nomble de villales
Pays
4/;0.989 685.803
I
1 02 566.531
Mali
83.553 142.974
106.024
rlt
Guinée
27.993
4.039
42.939
rz8
Sénégal
16.403 27.460
21.149 Sierra Leone 105
39.103
23.755 29.02r
Extension sud (Côte 24§
d'Ivoire,
Bénin, Togo)939.379 597.959
1.6d0 760.398
Total
6.3.
Certains pays ont commencéà
effectuer les enquêtes de surveillance épidémiologique de l'onchocercose etlou les distributions d'ivermectine, en même temps quela
surveillance d'autres endémies telles que la schistosomiase, la dracunculose, les autres maladies cécitantes.7. CONTRIBUTION
FINANCIERE DES PAYSAU
PROCESSUS DEDEVOLUTION
En dehors des salaires et des contributions sous d'autres formesqu'il
conviendra de chiffrer à l'avenir, on a enregistré en 1994 des contributions financières de neuf pays et à la finjuin
1995 celles de cinq pays (voir tableau 6 ci-dessous).Tableau
6.
Contributions financières des Etatsenl994
et prévisions de 1995 ContributionPays
1994 1995
Bénin 2.910.000 FCFA r.450.000 FCFA
Burkina Faso 16.857 US $
Côte d'Ivoire 72.000
us
$ 61.000.000 FCFAGhana 34.367 US $
Guinée 13.764 US $
Guinée-Bissau 4.773 US $
Mali
19.064 US $ 14.000.000 FCFANiger
9.270.W
FCFASénégal
Sierra Leone 33.334 US $
Togo 4.700
us
$437.W
FCFAE.
CONCLUSIONS8.1.
En dépit des difficultés économiques, les Pays participants continuent de déployer des efforts pour maintenir et renforcer les acquis du Programme de Lutte contre I'Onchocercose.8.2.
Cette volonté se traduit sur le terrain par des activités concrètes déjà appréciables malgré l'absence de financement des plans de dévolution. En tout état de cause, les pays devront davantage comptersur
leurs propres ressources, mêmesi
l'appui des partenaires au développement reste incontournable. Dans l'immédiat,il
s'agit de renforcer les capacités nationales et de parfaire les outils nécessaires pour mener correctement les activités de dévolution sur le terrain, en collaboration avecl'ocP.
8.3. A
terme, le défi à relever est I'intégration de ces activités de dévolution dans les systèmes de santé des Pays.a'
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