Le(s) modèle(s) de l ’utilisateur
Un panorama rapide
Violaine Prince
Le(s) modèle(s) de l ’utilisateur
Qu ’est-ce qu ’un modèle de l ’utilisateur
Pourquoi y en-a-t-il plusieurs
Les applications sans modélisation de l ’utilisateur
De quoi dépendent les modèles
Quelques paradigmes de modélisation
Conclusion brève
Qu ’est-ce qu ’un modèle de l ’utilisateur
Une base de connaissances
du système sur
les connaissances de l ’utilisateur
Une mémoire
du système sur
les actions de l ’utilisateur
Une évaluation
Pourquoi y-a-t-il plusieurs modèles de l ’utilisateur
Toute combinaison des trois éléments
(BC, M, E)
La notion de modèle de l ’utilisateur
dépend des domaines de recherche qui
l ’utilisent
Pourquoi y-a-t-il plusieurs modèles de l ’utilisateur
En IHM (domaine de recherche)
mémoire des manipulations de l’utilisateur
mémoire des chemins de navigation
adaptation éventuelle aux préférences
ou au niveau
Pourquoi y-a-t-il plusieurs modèles de l ’utilisateur
En Dialogue Homme-machine
dépend complètement du type d’application
en recherche d’information ponctuelle : pas de modèle
dans les autres types :
• le modèle de l ’usager en « dialogue » peut devenir de plus en plus important (Morik 1988, Kobsa et Wahlster 1988)
Modèle de l ’utilisateur en DHM : exemple sans évaluation
BC utilisateur
gestionnaire du dialogue
BC
application stratégies
de dialogue
BC générales mémoire de
l ’interaction
Pourquoi y-a-t-il plusieurs modèles de l ’utilisateur
En aide au diagnostic ou aide à la décision
Les modèles sont
orientés « connaissances et croyances » des utilisateurs
dépendants de la notion d ’usager habituel
dépendants du niveau (expert, novice) de l ’utilisateur
Pourquoi y-a-t-il plusieurs modèles de l ’utilisateur
En environnements interactifs d ’apprentissage par ordinateurs
C ’est là que les modèles sont les plus complets
Notion de modèle de l ’apprenant (Self 1987)
Le modèle est cognitif , mémoriel et évaluatif
Les applications sans
modélisation de l ’utilisateur
recherche ponctuelle d ’information
à destination du grand public :
pages jaunes
recherche ponctuelle sur le web
exploration d ’un site
par opposition à une utilisation régulière
actions ponctuelles
exemple : réservation ponctuelle
Les applications sans
modélisation de l ’utilisateur
Toutes les applications où
les usagers potentiels sont trop nombreux
ce ne sont pas des « habitués » ou des
« abonnés » (fréquence aléatoire pour un même individu)
Mais cela n ’exclut pas
une mémoire de l ’interaction
Quelques notions à clarifier
un modèle de l ’utilisateur
est rémanent (dure d ’une session à l ’autre)
tend à faire adapter le système à l ’utilisateur
un modèle de l ’interaction
n ’est pas rémanent
la mémoire d ’une interaction permet de calculer localement un meilleur chemin
mais ne fait pas d ’hypothèses personnalisées
De quoi dépendent les modèles
du type d ’application
du type de composant (Cognitif, mémoriel, évaluatif)
de l ’architecture choisie
du paradigme de modélisation
Les types de composants
le composant cognitif
le système enregistre des connaissances de l ’utilisateur
éventuellement ses croyances
il les récupère par :
les actions de l ’utilisateur
les interventions de l ’utilisateur
le composant cognitif
au départ, le composant cognitif est une structure vide
il est rempli au fur et à mesure de l ’interaction (et des actions)
il peut être personnalisé (autant d ’occurrences que d ’utilisateurs)
il sert à adapter le système sur le plan des
le composant cognitif
ou surtout, à évaluer les connaissances de l ’usager (apprenant)
C ’est typiquement :
une base de connaissances révisée par un moteur d ’inférences
Contenu d ’un composant cognitif
ce que l ’utilisateur fait (choix)
ce que le système infère
comme étant une connaissance de l ’utilisateur
ce que le système déduit
appariement autres BC du système
déduction inférence à
partir de l ’amorce de l ’interaction
le composant mémoriel
c ’est un système d ’enregistrement :
des actions (de l ’usager)
il est alimenté par
l ’interaction entre le système et l ’usager (mémoire de l ’interaction)
il sert à :
déceler des préférences
proposer des raccourcis
le composant mémoriel
il sert aussi à :
éviter les redondances (les retours arrières inutiles) dans l ’interaction
comprendre le cheminement
alimenter le composant cognitif à l ’aide d ’hypothèses
Contenu du composant mémoriel
1: action 1
2 : réponse à act-sys 1 3 : accès page x
système de gestion de l ’interaction composant utilisateur
1: act-sys-1 composant système stratégies
Mémoire de l ’interaction
U 1: action1 S1:act-sys1
U2: réponse à act-sys1 S2: act-sys2
U3: accès x
Le composant évaluatif
Dans les applications où
l ’interaction dépend du niveau cognitif de l ’utilisateur
niveau cognitif : degré d ’expertise de l ’utilisateur dans le domaine de l ’application concernée
l ’interaction a pour but d ’évaluer le niveau cognitif de l ’utilisateur (EIAO)
Le composant évaluatif
Le composant évaluatif :
teste les connaissances de l ’utilisateur
ou induit un niveau à partir de l ’état du composant cognitif et du composant
mémoriel (qu ’est-ce que l ’utilisateur a fait et à quel moment de l ’interaction)
Composant évaluatif «testeur »
occurrence de test
BC domaine composant
d ’évaluation
composant cognitif
Composant évaluatif inducteur
BC domaine composant
d ’évaluation
composant compo-
-sant mémoriel interaction
Architectures et modèles de l ’utilisateur
Architectures à composants dépendants
Architectures « multi-experts »
Architectures multi-agent
réactifs
mobiles
cognitifs
Architectures à composants dépendants
Le modèle de l ’utilisateur est une base de connaissances servant d ’entrée et de
sortie à :
un moteur d ’inférences général
un module de gestion de l ’interaction
Il n ’est pas assorti d ’algorithmes
particuliers
Architectures « multi-experts »
le modèle de l ’utilisateur est accessible par au moins deux systèmes experts :
un expert de l ’application (SE classique)
un expert de l ’interaction (S DHM)
BC1 MI1 I1
modèle
de l ’utilisateur
BF 1 BC2
MI2 I2
BF2
Architectures multi-agents
agents « logiciels »
architecture supervisée (Sabah)
le modèle de l ’utilisateur est dans le domaine de compétence des agents de dialogue
agents réellement distribués
agents réactifs
modèle mémoriel ou évaluatif simple
agents mobiles
Architectures multi-agents
agents cognitifs
le modèle de l ’utilisateur est un des modèles d ’agents
K1 A1 F1
agent1 : système
K2 A2 F2
agent 2 : utilisateur
message: support matériel de l ’interaction
Architectures multi-agents : agents cognitifs
K : les connaissances ou croyances
A : les axiomes, les règles appliquées
F : les formalismes, ou préférences
K1 A1 F1
agent1 : système
K2 A2 F2
agent 2 : utilisateur
message: support matériel de l ’interaction
Architectures multi-agents : agents cognitifs
l ’hypothèse : le message émis par l ’U est compatibles avec ses (K,A,F)
K1 A1 F1
agent1 : système
K2 A2 F2
agent 2 : utilisateur
message U: support matériel de
l ’interaction
lien d ’alimentation lien de
Architectures multi-agents : agents cognitifs
l ’hypothèse : le message émis par S traduit les hypothèses que se fait S des (K2,A2,F2)
K1 A1 F1
agent1 : système
message S: support matériel de
l ’interaction
mémoire de l ’interaction
Quelques paradigmes de modélisation
Modèles symboliques
Modèles bayesiens
Modèles agentifs
Modèles symboliques
bases de connaissances avec
mécanismes de révision des croyances
introduction des raisonnements
inductif : est-ce que plusieurs faits qui se ressemblent ne génèrent pas une loi ?
abductif : est-ce qu ’un fait qui se présente relève d ’une loi ou est l ’indice d ’une loi inconnue ?
Modèles bayesiens (e.g. Van Lehn)
C ’est l ’évaluation qui commande le modèle cognitif
on représente les connaissances de
l ’utilisateur sous forme de réseau bayesien
la révision se fait par l ’évaluation :
modification des pondérations dans le réseau
très en vogue actuellement en EIAO
Modèles agentifs
Ce qui domine c’est l’interaction
les modèles cognitif (s ’il existe) et évaluatif (s ’il existe) sont alimentés et dépendent
exclusivement d ’inférences à partir
du modèle mémoriel
de la mémoire de l ’interaction
Interaction par les langages de communication (KQML, KIF, etc.)
En conclusion rapide
la modélisation de l ’utilisateur dépend de l ’importance que l ’on accorde à
l ’interaction individualisée
la conséquence de l ’interaction sur l ’utilisateur