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ARI stote

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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Numéro 1 Trimestriel Décembre 2006

ARI stote

une publication de l’Athénée Royal d’Ixelles

ARI stote est une publication qui a l’ambition de stimuler la réflexion, d’encourager la créativité, de favoriser la libre expression et de mobiliser les compétences tant chez

les élèves que chez les membres de l’équipe éducative de l’Athénée Royal d’Ixelles.

Editeur responsable : A. Lambremont, A.R.I., Rue de la Croix, 40, Ixelles, Tél. : 02 6269630, Fax : 02 6269606, Courriel : [email protected]

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Photos de COUVERTURE Première :Lever du soleil au Pôle Nord avec la lune à son point le plus près.

Dernière : Mosaïque de photos d’élèves, de profs, de membres des différentes catégories du personnel de l’ARI ainsi que des

personnalités ayant visité ou marqué leur intérêt pour l’A. R.

d’Ixelles.

EDITORIAL Le Mot du Préfet : Les ambitions d’un Journal d’école.

REPORTAGE INFO : Carte rouge au racisme.

RENCONTRE : Avec J. Tojerow, Cabinet du Ministre fédéral de l’intégration sociale.

TEMOIGNAGE : F. Smets « Le Foot est une école de vie ».

CONFERENCE Marc WILMOT à l’Athénée Royal d’Ixelles.

SAGESSE M. El Amiri : Voyage au cœur de l’art et de la philosophie.

INFORMATION « La Pêche miraculeuse de Carmen ».

CULTURE Mme Navarro présente « Les Maîtres de l’Art précolombien ».

ABD AL MALIK : Rappeur et humaniste présente GIBRALTAR.

PORTRAIT Le Centre Culturel Omar Khayam : Une association ixelloise.

VIE CITOYENNE Les Elections communales : Ca se discute !

Motion de solidarité : VW coule sans bouée ! 1A : Mettre la main à la pâte.

EXPRESSION Nouvelle littéraire : « Mon désespoir » par Mohcine 5G.

Poètes et slameurs en herbe :

(Adil, Hakim, Kamal, Nawal, Paulo, Taoufik, Youssef …)

HUMOUR Fantaisies mathématiques...

Trois histoires de Coluche.

DEVINETTE « Qui suis-je ? ».

Ont contribué à la réalisation de ce numéro :

Professeurs : Berrada, El Amiri, Esteban, Manouvrier, Navarro, Reper et Smets.

Elèves : 6G (Carmen, Clémentine, Lamia, Majda, Aimad, Athanase, Bim, Dan, Gentile, Raheel, Steve, Soufiane, Yannick).

5G (Mohcine D.).

3- 4G (Stevensen et Bunta),

1A(Adam, Anthony, Benjamin, Grégory, Habsatta, Jacub).

6TQ (Adil, Hakim, Nawal, Youssef).

5TQ (Kamal, Paulo) 6PIE (Taoufik).

Soutien informatique : Duroy, El Youssoufi, Lazaar, Sahib.

Photos et Mise en page : Berrada.

Photo de couverture : Auteur : ZZBP 7P - Référence : 174 Pôle Nord.

Rédacteur en chef : Saïd Berrada.

Editeur responsable : A. Lambremont, A.R.I., Rue de la Croix, 40, Ixelles, Tél. : 02 6269630, Fax : 02 6269606, Courriel : [email protected]

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PHOTO DE COUVERTURE

Un paysage que vous ne verrez probablement

jamais en personne.

C’est le lever du soleil au Pôle Nord avec la lune à

son point le plus près.

Une photo étonnante !

Auteur : ZZBP 7P, 174 PôleNord

A. Lambremont Préfet de l’A. R. d’Ixelles.

L’Equipe des Proviseurs

Editorial

ARI

stote, le titre de cette publication, a dès ce premier numéro de lancement, l’ambition de vouloir mobiliser les compétences, de stimuler la réflexion et de favoriser la libre expression aussi bien parmi les élèves qu’au sein de l’équipe éducative.

D’aucuns en conviennent, l’Ecole n’est pas une île. Elle doit naturellement tourner vers le vécu et les attentes de son public ainsi que vers son environnement, … sa commune. Elle a, dans ce cadre, un grand rôle à jouer si nous souhaitons relever le défi de la maîtrise des apprentissages de base et de l’insertion sociale. Car, dessiner un projet d’école, c’est aussi tenir compte de la vie communale où elle est implantée et réciproquement.

Grâce aux multiples collaborations avec différents services communaux, d’une part, et le monde associatif de la commune d’Ixelles, d’autre part, nous avons pu démentir des préjugés et surmonter ce qui hier paraissait une fatalité.

Il est bon aujourd’hui pour l’Athénée Royal d’Ixelles (l’A.R.I.) de relever quelques unes de ses réussites avant de se tourner vers l’avenir. Quelles que soient les difficultés rencontrées, la sérénité et le sérieux gagnent du terrain et, aujourd’hui, l’ambiance générale est au travail. Le niveau global d’implication et de motivation des élèves comme des professeurs n’a cessé d’augmenter tout au long de ces dernières années. Tout cela est, notamment, le résultat de l’engagement de toute une équipe éducative, dont elle peut légitimement être satisfaite.

Demain, nous le pourrons encore si nous mettons à jour les points sur lesquels notre travail devrait davantage être amélioré.

Dans ce numéro, nous vous proposons quelques échantillons qui témoignent aussi bien des nombreux talents de nos élèves que du dévouement et de la compétence de l’équipe qui les encadre.

Le Préfet des Etudes

BONNE LECTURE… et Joyeuses Fêtes de Fin d’Année !

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Ce travail d’investigation a été réalisé par les élèves de 6G, dans le cadre de la Quinzaine de la presse en mars 2006. D’autres articles, reportages et témoignages ont été publiés dans La Libre Belgique du 21 mars 2006.

Depuis une vingtaine d’années, le racisme a tendance à se banaliser dans les stades d’Europe.

On y constate, en effet, un véritable noyautage des tribunes par des groupuscules d’extrême droite. Les incidents y prolifèrent et on voit le phénomène s’y intensifier et les hooligans s’y incruster.

Cris de singes, saluts hitlériens, jets de bananes et de cacahuètes ou encore insultes racistes. De toute évidence, les terrains de football européens, souvent présentés comme des havres de mixité sociale et ethnique, sont de plus en plus pris d’assaut par des individus incontrôlables qui inondent les tribunes de slogans lamentables.

Sur le territoire belge, si les joueurs de couleur sont depuis longtemps la cible d’injures raciales dans les stades, on remarque ces derniers temps une recrudescence d’actes antisémites et de manifestations

xénophobes autour des pelouses.

Rappelez-vous, au mois de février dernier à Bruges, le procès de dix supporters du Club de

Bruges, soupçonnés d’appartenir à la bande de hooligans à tendance raciste « Bruges Casual Firm ».

Les élèves de 6G en visite au Cabinet du Ministre de l’Intégration sociale.

Selon l’agence Belga, cette bande de hooligans a été démantelée après les graves incidents qui ont suivi le match de ligue des champions opposant Bruges au club turc de Galatasaray, le 23 octobre 2002. Elle serait aussi à l’origine des émeutes à

Bruges, Oostkamp,

Lokeren, Tongres et Massenhove. Ses membres auraient incité à la violence lors des matchs de championnat et publié des slogans et textes racistes sur leur site internet. Leur but était d’organiser une « chasse aux Turcs » avec le foot comme prétexte. Le Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre

le racisme s’est

heureusement porté partie civile.

Face au silence des milieux footballistiques

mais aussi des

institutions classiques, ce sont d’abord des joueurs qui ont , les premiers, osé dénoncer le racisme à l’intérieur des stades, comme Lilian Thuram, Marc Zoro et Thierry Henry, désigné « ambassadeur mondial contre le racisme ».

Aussi, le Britannique Paul Elliot, ancien joueur du Chelsea FC et du Celtic FC, témoigne : « En tant que joueur de couleur, j’ai souffert de ce fléau, de ces cris de singes qui m’étaient adressés devant mes propres parents venus m’encourager au stade »

… Lors d’une conférence, organisée au début de cette année à Barcelone sur le thème de Tous contre le racisme, il a déclaré : « Les autorités doivent appliquer une tolérance zéro envers le racisme et susciter une responsabilité collective chez tous les acteurs de ce sport. Le football peut être un véritable vecteur de partage et cette conférence est une

possibilité de

consolidation des fondations qui nous permettrons d’avancer ».

« Carte rouge au racisme »

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A cette occasion, Lars- Christer Olsson, directeur général de l’UEFA, a émis un message clair : « Nous devons entrer dans l’esprit des racistes, surtout des plus intelligents d’entre - eux, pour éduquer cette population et changer son attitude. Le sport peut contribuer à un tel changement : ne nous contentons pas d’exclure le racisme du football, mais tentons de l’éradiquer de toute la société ».

Ainsi, depuis 1996, plusieurs clubs européens se sont engagés dans l’opération « Carte rouge au racisme » qui a pour but de sensibiliser le monde du football contre les méfaits du racisme, de l’intolérance et des

violences que cela

engendre. En Belgique, les Diables rouges ainsi que

toutes les équipes

nationales ont, eux aussi, adhéré à la « Carte rouge au racisme ». Ces actions

sont menées en

collaboration avec le Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme et l’Union belge de football.

Monsieur J. TOJEROW

RENCONTRE

Jérémy TOJEROW,

Cabinet du Ministre fédéral de l’Intégration sociale, interrogé par les élèves de 6G, Février 2006.

Considérez-vous le sport comme un moyen efficace d’intégration des personnes étrangères ?

Le sport peut être un facteur d’intégration pas uniquement pour des personnes étrangères mais pour l’intégration sociale de divers publics. Dans les médias, on considère souvent le foot comme un facteur d’intégration mais ce n’est pas évident. Les dépenses des pouvoirs publics dans les stades, les formations et les politiques sportives ne suffisent pas car si on constate une recrudescence des manifestations de racisme, de xénophobie ou d’antisémitisme dans les stades, il y a de quoi s’interroger sur le rôle du sport et du foot en particulier comme facteur intégrateur. Ce n’est pas acquis et ce n’est pas en soi réducteur.

Votre programme d’action prévoit-il de lutter contre le racisme dans les stades ?

La politique du ministre de l’intégration sociale vise le racisme en général et non uniquement dans le foot. Il y a des lois qui peuvent être appliquées. Les victimes du racisme peuvent se faire aider par le Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme qui les conseille, les assiste et peut même les aider à aller en justice.

Le foot peut être un facteur d’intégration, mais pas nécessairement comme les médias veulent le suggérer vu qu’il il y a une augmentation du racisme dans le foot sans parler des matchs truqués.

Il y a déjà des lois contre le racisme en général pas juste pour le foot. Des centres d’aide aux victimes du racisme existent pour assister ces dernières financièrement et moralement. Les organisations gouvernementales essaient, de leur coté, de créer des associations de terrain et de quartier qui seraient soutenues financièrement par l’Etat.

Comment faites-vous pour informer le grand public ? En ce qui concerne Internet, le gouvernement veut imposer un bouton sur chaque forum où il y aurait des dérives racistes et ce bouton permettra aux internautes, témoins de ces dérives, de pouvoir les dénoncer.

Les ministères des sports francophone et néerlandophone ont uni leurs efforts pour proposer un plan contre le

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racisme dans le milieu du foot. Une campagne audiovisuelle contre le racisme avec des joueurs professionnels

belges vise les

supporters de foot belge.

Des joueurs connus y ont participé pour que le public puisse s’y identifier et aussi que les témoins d’actes racistes s’y expriment.

PORTRAIT

Un prof. Cache un autre !

Freddy Smets

Professeur d’Education physique à l’Athénée Royal d’Ixelles.

Marc Wilmot, en conférence à l’A.R.I., reçu par Freddy Smets.

Le Football est une école de vie

La carrière de Freddy Smets est polyvalente. Riche en expériences, il pose un regard à la fois de pédagogue et de praticien des techniques footballistiques. Ses contacts, ses engagements et son enseignement pratique lui ont sans doute permis de se forger une approche plus concrète des relations humaines. Il est actuellement professeur d’éducation physique à l’Athénée Royal d’Ixelles.

L’essentiel de ses engagements sur le terrain peut se dessiner comme une mosaïque. Il était joueur de foot professionnel puis entraîneur des jeunes pendant 3 ans. En 1989, Il est devenu entraîneur adjoint en 1ère division, puis entraîneur principal pendant 3 ans. De consultant à la RTBF et à l’Union Saint Gilloise, il est passé directeur sportif à RWDM pendant 3 saisons. Enfin, en 2002 il est désigné comme professeur de tactique du football.

Il est convaincu que le foot est bel et bien un moyen efficace d’intégration sociale de tous les jeunes. Pour lui, le football est une école de vie pour apprendre à respecter les valeurs humaines et sociales. On s’intègre plus facilement quand on a appris à intégrer des normes, de la discipline, des valeurs et les bases d’un équilibre intérieur. Le rôle de l’entraîneur est beaucoup plus complet. C’est éduquer, apprendre le respect de soi, de l’adversaire et du public.

Pour réussir, le joueur doit mettre les bouchées doubles et parfois souffrir pour se surpasser.

Freddy Smets pense qu’il y a deux sortes de sentiments qui sont à l’origine de la haine et du racisme : le refus de la différence (couleur) et la jalousie. Dans le football, il s’agit d’un racisme de jalousie. Il y a quelques années, dit-il, les joueurs étrangers avaient plus de mal à s’intégrer que les Belges autochtones. Les premiers devaient, par la force des choses, redoubler d’efforts et de talents pour percer alors qu’aujourd’hui on peut attester qu’ils sont tous égaux. Par contre, on manquait d’entraîneurs belges et certains joueurs étrangers ont réussi à s’imposer en tant qu’entraîneurs.

Maintenant, il y a une meilleure intégration qui permet aux joueurs étrangers d’avoir autant de chances que les Belges pour évoluer.

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L’origine socio-économique peut, elle aussi, déterminer l’avenir des jeunes sportifs.

L’encadrement, le suivi et l’équipement assurés dans les

familles plus aisées

contribuent à la réussite de la carrière sportive des jeunes.

Par contre, quand on

provient de milieux

défavorisés, il est souvent plus difficile de percer, de persévérer et de répondre aux sollicitations de la pratique sportive en moyens et budgets. Beaucoup de jeunes issus de l’immigration abandonnent en cours de route !

Pour Freddy Smets, il est impossible d’éradiquer complètement le racisme du football car le sport n’est que le reflet de la société dans sa globalité. Il suggère cependant aux personnes qui ressentent ou manifestent des comportements racistes d’effectuer un séjour dans le pays des gens qu’elles

rejettent pour mieux

apprendre à les connaître et peut-être à les apprécier à leur juste valeur. Ceci dit, il conclut en s’interrogeant « Le problème profond du racisme

sera-t-il un jour

définitivement réglé ? ».

Propos recueillis par les élèves de 6G en mars 2006.

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CONFERENCE

Dans le cadre de la « Quinzaine de la presse », menée à l’Athénée Royal d’Ixelles en février- mars 2006, en collaboration avec « La Libre Belgique », les élèves de 6G, profitant d’un carnet d’adresses particulièrement bien fourni de leur professeur d’éducation physique, Freddy Smets, avaient réussi à décrocher quelques rendez-vous avec des personnalités du monde du football.

Marc Wilmot, malgré son emploi du temps assez chargé, a accepté en toute modestie de rencontrer nos élèves et de répondre à leurs questions.

Bien que sa visite soit tombée en dehors des délais prévus pour la publication des articles réalisés par les élèves, l’idée de l’accueillir dans l’enceinte de l’école a mis tous les élèves en émoi. La participation de ces derniers fut intense. Une certaine fierté se lisait dans leurs regards et leurs questions ne manquaient pas d’intérêt que ce soit sur des sujets se rapportant au racisme et aux discriminations au sein de la famille du football, sur le recrutement et la formation des jeunes ou encore sur les projets et les engagements sportifs et politiques du conférencier.

Marc Wilmot a étonné tout le monde, à la fois par sa simplicité et sa franchise mais aussi par sa personnalité et son côté pédagogue qui ne laissait personne sur la touche.

Nous vous livrons donc les photos prises lors de cet événement. Elles se passent de commentaires car elles témoignent, à elles seules, de l’intensité du moment qui ne devait pas passer inaperçu.

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F. Smets et S. Berrada accueillent Marc Wilmot et animent la Conférence.

Elèves et professeurs prennent place au local 106.

Marc Wilmot répondant aux questions des élèves.

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Aïmad, Soufiane et Yannick posant aux côtés de Marc Wilmot.

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Voyage au cœur de l’art et de la philosophie Voyage au cœur de l’art et de la philosophie

Celui qui excelle à lutter ne se laisse pas emporter par la colère, Celui qui excelle à vaincre ne lutte point.

Lao Tseu

M. El Amiri, au premier rang à droite sur la photo, est professeur à l’Athénée Royal d’Ixelles Pendant les vacances de Toussaint,

j’ai participé, en Crète, au stage international annuel destiné aux futurs Maîtres du Soo Bahk Do -Moo Duk Kwan.

J’ai passé une agréable semaine sous l’honorable direction du Grand Maître H.C. Hwang et en compagnie de Maîtres et candidats Maîtres venus de tout horizon (Argentine, Australie, Belgique, Corée, Espagne, France, Grèce, Italie, Israël, Mexique, Suisse, USA …). Chargés de cultures, d’espoirs et d’ambitions divers, nous nous sommes penchés sur le thème central du Moo Duk Kwan « Stopper les conflits !»

Il est fondamental, par les temps que nous vivons, où différents conflits entre individus ou états, pour des raisons

matérialistes, politiques, stratégiques ou religieuses qui troublent notre vie, de se donner le temps pour méditer sur la notion du conflit. Comment transformer les énergies négatives, génératrices de luttes et de guerres, en énergies positives de tolérance et de bon voisinage ? Comment se servir de l’antagonisme comme d’un levain et un levier ? Comment résoudre, enfin et non pas le moindre, l’éternelle contradiction qui nous habite nous-mêmes et que nous projetons sans cesse sur autrui ?

Une question naturelle peut surgir chez le lecteur à ce niveau : Comment un art martial, communément connu comme moyen de faire des combats et de former des guerriers peut-il s’occuper de la lutte contre la violence et contre la guerre ?

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L’art martial n’est pas le sport de combat. Certes, le motif essentiel qui amène le débutant à la pratique du Soo Bahk Do ou de tout art marial est une recherche d’efficacité dans le combat. La beauté, l’agilité, la précision et l’efficacité des techniques du Soo Bahk Do, dont les pratiquants font preuve lors de démonstrations à caractère sportif, font souvent naître chez le spectateur le rêve d’un Bruce Lee ou d’un Chuk Noris. S’il se met à la pratique, c’est avec un objectif concret à réaliser au terme de sa formation : la ceinture noire et l’efficacité guerrière qu’elle représente. Or, dès les premiers stades de formation, le pratiquant comprend la signification du nom de son art et ses objectifs. Littéralement traduit, le terme Soo Bahk Do – Moo Duk Kwan signifie « la voie de la main ouverte- école de vertu martiale ». L’idéogramme chinois qui se traduit par le mot martial, représente un sabre devant lequel est inscrit le mot STOP ! Le débutant change alors de cap et comprend que sa formation doit

s’orienter vers l’arrêt des conflits qui peuvent mener à la guerre et aux armes. Sous la direction d’un Maître bienveillant, il se rend compte que la véritable efficacité d’un guerrier c’est vivre pleinement la paix. Cela commence par un travail de gestion des conflits intérieurs et la recherche de l’harmonie avec soi-même. La parole du sage

« Pour redresser ce qui est plié, tu dois accomplir une tâche plus dure : Redresse- toi » devient le mentor du pratiquant. Le rêve de la ceinture noire parait alors anodin et la recherche s’oriente vers la paix intérieure et la sérénité. D’ailleurs, le Soo Bahk Do- Moo Duk Kwan n’adopte pas de couleur noire pour la ceinture ; le noir signifiant la complitude et l’achèvement dans les cultures asiatiques. Le Grand Maître fondateur du Soo Bahk Do – Moo Duk Kwan, Hwang Kee, a choisi la couleur bleu nuit qui renvoie à la tranquillité et au calme de la nuit. Les autres couleurs de ceintures que portent les pratiquants font référence à la nature et aux quatre saisons.

Mourad EL AMIRI, avec ses amis en Crète, montrant le logo de l’A.R.I.

L’étape de la ceinture bleue-nuit franchie, le pratiquant se retrouve au seuil du véritable apprentissage de l’art et de la philosophie qui le sous-tend. Le pratiquant

finit par comprendre que la maîtrise de l’art martial n’est pas une gare à atteindre mais une manière de voyager, et que son voyage dure toute sa vie. Il se dote alors de balises :

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- Toute activité qu’il entreprend, au Do-jang comme dans sa vie, il la prend comme une fin en soi, les moyens comme un but.

Il ne se soucie pas d’atteindre ou de réussir quelque chose.

Mon Maître, E.H Boussala, ne cesse de me répéter « Cesse de vouloir exécuter de jolies techniques, sois la technique ! » - La grandeur des arts martiaux est que 1’on n’arrive jamais au bout, il y a toujours moyen de s’améliorer, de progresser.

“Nous sommes tous le maître de quelqu’un et l’élève d’un autre.

Et tout maître que nous sommes, nous devons rester élève”

(Maître BOUSALAA Hassane.) - Le but même de toutes les

disciplines martiales est de faire constamment travailler le corps et 1’esprit, ensemble, en accord parfait. Ainsi, la véritable maîtrise, c’est d’être capable de faire effectuer à son corps ce que 1’on veut, au moment où on le veut, de la manière que l’on veut

- La plus haute perfection se trouve dans celui qui sait s’adapter et se mettre au rythme des mouvements, et suivre ainsi le cours de la nature sans jamais s’arrêter à vouloir s’y opposer, ou tenter de saisir

ce qui échappe constamment; c’est le principe du Wou-wei.

- Faire le vide en soi, s’oublier soi- même afin d’être plus réceptif. Se vider des préjugés, des représentations toutes faites, et être à l’écoute de la nature et de l’autre.

- Etre spontané sans être automatique.

- « La technique n’est pas une question de mémoire; si le corps la connaît, l’esprit, lui, peut s’en détacher et rester vide et serein.

Pour cela, il faut travailler, répéter, s’entraîner sans relâche, avec patience et persévérance. » (Maître BOUSALAA Hassane.)

En prenant conscience de ces quelques principes fondamentaux de la pratique du Soo Bahk Do qui ne prétendent pas à l’exhaustivité, le pratiquant finit par comprendre que, de tous ses rêves d’efficacité et de victoire, “la victoire sur soi-même est la seule qui vaille la peine d’être remportée”. Or la victoire sur soi, vient lorsqu’on retrouve sa richesse dans l’autre, dans sa différence et dans cette notion générale qu’on partage avec lui, l’humanité.

C’est dans cet esprit que j’ai vécu une semaine de philosophie mise en action parmi mes paires et mes amis venus de toute part.

Nous avons médité sur le conflit et la paix, et nous avons compris que « vivre bien, admirablement, paisiblement et justement, est une seule et même chose ».

Mourad EL AMIRI Pour mieux connaître le Soo Bahk Do, visitez notre site Internet :

www.soobahkdo.be

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INFO de DERNIERE

MINUTE

Au FOND, c’est quoi cette découverte ?

“Quand je vois ce que je vois et que j’entends ce que j’entends, je suis bien content

de penser ce que je pense”

(Fernand Raynaud).

Carmen ESTEBAN, professeur de néerlandais,

créative et toujours pétillante.

La Pêche miraculeuse de Carmen …!

Savez-vous que notre collègue Carmen Esteban est en passe de finaliser une plaquette originale ?

En fait, déjà l’année dernière, elle est parvenue à mobiliser ses élèves autour d’un projet audacieux : « Faire connaître l’A.R.I. à travers les propos de celles et ceux qui font l’Ecole, qui l’organisent, qui s’en occupent et que ça intéresse » !

Résultat : la pêche fut aussi abondante que miraculeuse.

On y trouve des déclarations et des interviews de Marie ARENA, Ministre – Présidente de la Communauté française, des membres de la Direction et du corps professoral de l’ARI, des personnalités du Collège du Bourgmestre et échevins de la Commune d’Ixelles, du Commissaire et des inspecteurs de la police ixelloise, … ainsi que de Béa Diallo, député régional bruxellois et d’autres collaborateurs.

Madame Esteban est aujourd’hui sur des feux ardents. Elle brûle d’impatience de pouvoir porter fièrement son bébé au grand jour et rendre ainsi hommage à plusieurs semaines d’efforts et de mobilisation consentis par ses élèves et ses collaborateurs.

En effet, l’administration communale d’Ixelles, dans un élan de générosité et selon l’esprit de collaboration qu’elle entretient depuis plusieurs années avec l’ARI, avait proposé son aide pour réaliser l’impression de cette plaquette.

Entre temps, quelques obstacles techniques sont survenus pour retarder sa parution.

Croisons les doigts pour qu’enfin la découverte de la « pêche miraculeuse de Carmen » se réalise le plus tôt possible.

En attendant, voici un avant-goût de ce que vous y lirez bientôt. Il s’agit d’un épinglé reprenant les propos de Béa Diallo, interviewé par Stevensen Mondésir et Bunta Sugawara de 3G :

« Né au Libéria, mais d’origine guinéenne, Béa Diallo n’a passé que très peu de temps en Afrique. C’est à Paris qu’il a vécu son enfance et a connu sa première confrontation au racisme. La discrimination que faisaient certains le rendait agressif et le seul moyen d’expression qu’il avait trouvé en réponse était la révolte et la violence.

Arrivé en Belgique à 14 ans, il découvre la boxe, qui devient pour lui une véritable révélation. Le rebelle qu’il est s’assagit et la condition que son père lui impose pour continuer la boxe est de réussir à l’école.

Une fois ses humanités terminées, il se consacre à son sport, mais estime nécessaire une roue de secours, car tout le monde ne peut pas être un champion. Il réfléchit aux études qui pourraient lui être utiles pour aider son pays d’origine et se rend vite compte que ce n’est pas de politiciens qu’il aurait besoin mais plutôt d’économistes. Il se lance donc dans les études des sciences économiques à l’ULB.

Très vite, le succès lui sourit et il devient plusieurs fois champion du monde. Sa réussite et sa notoriété, durement gagnées, sont pour lui la meilleure réponse à apporter aux gens qui font de la discrimination. Il tente alors d’apporter son soutien et son témoignage aux plus jeunes qui vivent les mêmes difficultés que celles qu’il a pu connaître. Finalement, il se rend compte que c’est en étant dans la sphère politique qu’il pourrait réellement faire changer les choses. Proche de la fin de sa carrière de boxeur, il a donc estimé le moment venu pour se lancer dans cette voie.

On peut ainsi dire que c’est la politique qui est venue à lui. » La Rédaction.

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LEADER DES “NEW AFRICAN POETS” (NAP)

RAPPEUR ET HUMANISTE

PRESENTE SON NOUVEL ALBUM « GIBRALTAR » Le Jeudi 14 décembre 2006 au BOTANIQUE.

D’origine congolaise, ABD AL MALIK voit le jour dans le 14e arrondissement de Paris, le 14 mars 1975. Deux ans plus tard, il part vivre avec sa famille à Brazzaville. Il y restera jusqu’en 1981, date à laquelle il s’installe à Strasbourg et vit difficilement le divorce de ses parents. Il entre alors dans la délinquance et flirte un

moment avec

l’extrémisme religieux avant de rebondir sur les impasses de la

religion et ses

paradoxes.

Tel un Coltrane s’exilant dans un voyage inté- rieur afin de lutter contre la drogue, Malik

se sent pousser des ailes humanistes et mystiques.. Parallèlement à des études brillantes qu’il mène en Philosophie et en Lettres classiques, il oriente son obédience musulmane vers le soufisme et la poésie perse et prône la paix et l’amour du haut d’une « solitude illuminée » via un rap parlé qui rappelle certains textes surréalistes de Pablo Neruda ou de Gainsbourg.

Très conscient de son rôle d’artiste et de sa position de témoin privilégié, l’ancien enfant des banlieues de Strasbourg ose ce constat sur les cités où il a longtemps vécu :

« le mal de vivre se conjugue avec des éclats de » rire, les intelligences les plus fines côtoient la violence la plus bête ». Il ne veut pas « avoir honte d’être musulman », il parle à « la grande famille de l’humanité » des droits de l’homme, du terrorisme, d’amour et d’espoir.

Rap, poésie, chanson, slam, jazz, sa musique forgée dans l’urgence ne ressemble à aucune autre, elle est inédite, moderne et inventive.

« GIBRALTAR » : Après son premier disque « Le face à face des cœurs » et son livre « Qu’Allah bénisse la France », parus tous les deux au début de 2004, Abd Al Malik franchit une nouvelle étape. En s’inspirant de la chanson, du jazz et du slam - ce style parlé-chanté né à Chicago au début des années quatre-vingt dans le sillage du mouvement hip hop - son deuxième album renou- velle l’esthétique du rap.

Pour Gibraltar, le leader des New African Poets (NAP) s’est imposé un cahier des charges quasi-éthique :

« déconstruire dans la forme la notion même de rap tout en restant hip hop ».

« La forme de récit qui me touche le plus, dit-il, est souvent autobiographique ou, en tout cas, garde de fortes attaches avec le réel. C’est sans doute pour cela que j’affectionne particulièrement des auteurs tels que Raymond Carver et Albert Camus (…) mais ma démarche ne pourrait se résumer à une ambition purement littéraire parce que je suis rappeur et parce que je suis un homme tout simplement ».

Enfin, pour tout renseignement sur l’œuvre d’Abd Al Malik et sa production au Botanique, contactez Pierre Boudet au 02 226 12 24 ou 0484 650 830.

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ALBUM : Un Slam d’ ABD AL MALIK

Sur le détroit de Gibraltar, y a un jeune noir qui pleure un rêve qui prendra vie, une fois passé Gibraltar.

Sur le détroit de Gibraltar, y a un jeune noir qui se d’mande si l’histoire le retiendra comme celui qui portait le nom de cette montagne.

Sur le détroit de Gibraltar, y a un jeune noir qui meurt sa vie bête de « gangsta rappeur » mais …

Sur le détroit de Gibraltar, y a un jeune homme qui va naître, qui va être celui qu’les tours empêchaient d’être.

Sur le détroit de Gibraltar, y a un jeune noir qui boit, dans ce bar où les espoirs se bousculent, une simple cannette de Fanta.

Il cherche comme un chien sans collier le foyer qu’il n’a en fait jamais eu et se dit que, p’t-être bientôt, il ne cherchera plus.

Et ça rit autour de lui, et ça pleure au fond de lui.

Faut rien dire et tout est dit, et soudain … soudain il s’fait derviche tourneur.

Il danse sur le bar, il danse, il n’a plus peur, enfin il hurle comme un fakir, de la vie devient disciple.

Sur le détroit de Gibraltar, y a un jeune noir qui prend vie, qui chante, dit enfin

« je t’aime » à cette vie.

Puis les autres le sentent, le suivent, ils veulent être or puisqu’ils sont cuivre.

Comme ce soleil qui danse, ils veulent se gorger d’étoiles, et déchirer à leur tour cette peur qui les voile.

Sur le détroit de Gibraltar, y a un jeune noir qui n’est plus esclave, qui crie comme les braves, même la mort n’est plus entrave.

Il appelle au courage celles et deux qui n’ont plus confiance, il dit « ramons tous à la même cadence !!! ».

Dans le bar, il y a un pianiste et le piano est sur les genoux, le jeune noir tape des mains, hurle comme un fou.

Fallait qu’elle sorte cette haine sourde qui le tenait en laisse, qui le démontait pièce par pièce.

Sur le détroit de Gibraltar, y a un jeune noir qui enfin voit la lune le pointait du doigt et le soleil le prendre dans ses bras.

Maintenant, il pleure de joie, souffle et se rassoit.

Désormais l’Amour seul, sur lui a des droits.

Sur le détroit de Gibraltar, un jeune noir prend ses valises, sort du piano bar et change ses quelques devises.

Encore gros d’émotion il regarde derrière lui et embarque sur le bateau.

Il n’est pas réellement tard, le soleil est encore haut.

Du détroit de Gibraltar, un jeune noir vogue, vogue vers le Maroc tout proche.

Vogue vers le Maroc qui fera de lui un homme…

Sur le détroit de Gibraltar … Sur le détroit de Gibraltar … Vogue, vogue vers le merveilleux royaume du Maroc…

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Ses quatrains reflètent la liberté de conscience et l’esprit critique.

Le principe du Centre Culturel Omar Khayam repose sur ce même état d’esprit pour promouvoir le dialogue et l’échange.

Le C. C. Omar Khayam est présent sur le terrain en organisant des animations interculturelles, en partenariat avec des écoles, notamment à l’Athénée Royal d’Ixelles où plusieurs projets sont réalisés depuis déjà quelques années. Il encourage l'esprit critique dans une perspective constructive.

Dans cette optique, l'être humain est considéré comme perfectible et capable de maîtriser son destin, d'en être responsable et cela en dépit des multiples difficultés.

Le Centre organise notamment des formations, des animations, des ateliers créatifs, des expositions, le tout sur base de ses propres recherches, échanges et expériences.

Voici ce que les responsables nous ont confié :

Comment apprendre à communiquer, à

se parler en écoutant l'autre et à se comprendre ? C'est là la base commune de toutes nos

animations comme l'objet principal de notre Centre: le dialogue entre les civilisations, traditionnelles et modernes.

Mais cette démarche requiert avant tout la communication interpersonnelle pour laquelle deux postulats sont nécessaires : se connaître soi et sa culture propre et trouver un langage commun fédérateur des spécificités propres à chacun et à chacune, en tant que personne et en tant que membre d'une communauté.

C'est ce que nous tentons de mettre en pratique à travers nos diverses animations: ateliers sur le langage oral et corporel, ateliers d'expression créative.

Ateliers de contes et enfin présentation du travail accompli à l'ensemble des

élèves. Il est bien difficile de donner, au travers d'un article, une image concrète et appréhensible de notre travail. En effet, une de nos spécificités, aller sans cesse du terrain à la réflexion, nous permet d'adapter nos animations et nos thématiques à chaque école. Si nous avons une expérience d'animations riche et diversifiée, jamais nous ne nous targuons de savoir ce qui est la meilleure façon de procéder sans nous être auparavant confrontés aux réalités de chaque établissement. Ainsi, nous nous adaptons d'emblée et pendant toute la durée de notre travail aux attentes et demandes tant du cadre pédagogique que des élèves.

Comment procédez-vous pour sensibiliser les élèves ? Pour débuter nos animations, nous nous

basons, par exemple, sur notre exposi- tion sur « les chiffres arabes » : Accrochant pendant quelques jours les seize panneaux graphiques représentant les chiffres arabes au sein de l'école, nous les livrons à la curiosité et au questionnement des élèves.

Nos animateurs visitent ensuite ces panneaux avec les élèves et nous leur expliquons qu'un des éléments de l'histoire de l'humanité est la révolution mathématique du système décimal qui est la base des chiffres dits arabes en Occident, et appelés indiens en Orient.

Si l'exposition se nomme « voyage magique d'un certain zéro » ce n'est

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pas le fruit du hasard. Les connotations négatives autour de ce chiffre ne manquent pas, et c'est vrai que seul, il ne représente rien, même pas le vide. Or, placé à côté d'un ou de plusieurs autres chiffres, il leur donne un sens tout diffé- rent qui aurait été impossible d'exprimer sans lui.

Il en va ainsi des gens et des civilisations, qui isolés, peuvent ne pas sembler signifiants, mais qui. dans leurs rapports avec d'autres révèlent leur relief, et leur importance propre. Le voyage du zéro et ses répercussions prouvent qu'il

convient non pas de réduire par l'assimilation mais de s'enrichir des apports mutuels, apports qui vont successivement enrichir le patrimoine universel.

L'exposition permet de s'interroger sur différents points:

comment vivre ensemble et pas uniquement l'un à côté de l'autre.

comment rencontrer l'autre dans le respect des différentes approches culturelles

● questionner l'autre à propos de son vécu, ce qu'il ressent comme juste et injuste par rapport à ses racines culturelles.

Concrètement, quelles animations permettent d’atteindre ces objectifs ? Nous passons ensuite à la partie

créatrice de l'animation, à savoir faire exprimer tout ce qui a émergé lors de la sensibilisation à travers cette exposition.

C'est ainsi qu’ont jailli plusieurs beaux thèmes de travail:

La création d'un espace de rencontre des cultures inspiré et décoré sur le thème riche en couleur et en saveurs de « la route de la soie et des épices ». Cet espace est un endroit de dialogue et de stimulation de l'imaginaire. Le local a été aménagé avec les élèves, on y pénètre avec la volonté d'apporter quelque chose et de recevoir... Cela se fait notamment à travers des ateliers de contes dans une

ambiance feutrée: on pénètre dans une tente à la berbère et on écoute assis sur des coussins, éclairés par des bougies. Ces contes permettent à chacun, à travers des métaphores, de se remettre en perspective. Les enfants sont alors invités à créer une petite histoire qui leur parle et leur ressemble et de la raconter ensuite aux autres.

Ce travail débouche sur une création théâtrale dont nous assurons les décors.

Le thème « des valeurs de la chevalerie » a été développé à travers la création de blasons exprimant la personnalité des élèves. (Thème que nous avons développé notamment avec les élèves de l’Athénée Royal d’Ixelles et qui a rencontré un franc succès).

Comment se déroule un tel a telier?

Les exercices visent en général à développer la confiance en soi. C'est un excellent biais que la créativité pour travailler sur les ressources internes de chacun, afin de donner une autre charge, une autre dimension à ses paroles. Il s'agit de faire émerger des mots qui enrichissent le thème principal.

Il faut donner l'occasion aux élèves d'être sur-pris par leurs propres associations d'idées, leur faire prendre conscience qu'il existe une logique créatrice et poétique qui mêle paroles, images et expériences

quotidiennes pour traiter une forme d'expression propre à chacun.

Pour le thème de « la chevalerie, quête du sens », chacun devait parvenir à réaliser un blason en procédant par étapes. Elles reflètent en effet les épreuves que tout jeune « apprenti » doit affronter afin de devenir chevalier. Une des étapes importantes était d'approcher son héros intérieur. Il s'agissait de mettre en évidence l'importance pour chacun de développer son univers propre, doté

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d'une cohérence interne.

Grâce à des exercices inhabituels pour les élèves, comme l'écriture automatique, on dégage d'abord les thèmes liés à chaque personnalité. Cette technique surréaliste est associée à celle du photolangage et d'autres exercices basés sur l'observation. Il s'agit de créer un contact affectif avec le thème, pour inciter chacun à se l'approprier. C'est ainsi que peu à peu des choix se précisent, des compositions, des images soutenues par une volonté de faire passer un message, dans ce cas sous forme de devise.

Le cheminement des animations fait

valoir les capacités des élèves. C'est en effet au fur et à mesure de leurs questionnements en relation avec l'émergence de leurs compétences que l'on peut alors introduire à bon escient des éléments plus techniques, des connaissances plus théoriques.

D'autres thèmes ont été également abordés notamment à travers une série d'ateliers relatifs au poids du langage et des attitudes corporelles dont les élèves n'ont pas toujours conscience de l'importance et de l'impact dans leur communication et relation aux autres.

Le Centre Culturel Omar Khayam offre, développe et multiplie ses activités depuis maintenant plus de dix ans. Fort de ses recherches pluridisciplinaires et de ses multiples expériences, il promeut la création d'espaces de convertibilité des valeurs, dans la perspective d'une universalité différentielle (un rassemblement, et non une division, dans le respect des différences culturelles). Le CCOK organise des formations et des animations dont les objectifs recoupent le souci du rapport à l'autre, de l'efficacité et de la reconnaissance du dialogue. Dans cet esprit, il promeut les notions d'interculturalité, d'espace de l'entre-deux et de pédagogie de la non-violence. Les principes qui structurent toute l'activité du Centre sont l'humanisme, l'ouverture, le pluralisme, la liberté de conscience et la démocratie.

Contact : Centre Culturel Omar Khayam 37, rue du Conseil, 1050 Bruxelles. Tél.: 02/513 20 43 e-mail [email protected]

Aujourd’hui tu n’as pas accès à demain Et le souci que tu en fais

n’est que chimère.

Si ton cœur est sage, ne gâte pas ce souffle présent,

car ce qui te reste de vie est le seul bien précieux.

Omar Khayam

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Petite histoire des Robaïyat d’Omar Khayam

« C’est d’un incident survenu à Samarcande, en l’été 1072, que va naître le fameux manuscrit des Robaïyat d’Omar Khayyam. Il a 24 ans, ce soir- là, lorsqu’il est pris à partie par un groupe de fanatiques qui martyrisent un vieil homme après l’avoir traîné dans la poussière et couvert d’insultes. Omar Khayyam apprend aussitôt qu’il s’agit d’un certain Jaber, le compagnon d’Ibn Sina (Avicenne) qu’il vénère comme le maître indisputé de sa génération. Il s’interpose et prend la défense de l’infortuné à qui les agresseurs reprochent d’être un ivrogne, un mécréant et un philosophe ! Mais, quand ils ont appris l’identité de l’intrus : Omar, fils d’Ibrahim Khayyam de Nichapour, Omar, l’étoile du Khorassan, le génie de la Perse et des deux Iraks, le prince des philosophes…, la foule des jeunes agresseurs l’entoure, attentive au moindre mot, au moindre geste de leur meneur. Celui-ci s’avance vers Khayyam, lui pointe le doigt jusque dans la barbe et déjà quelques mains le frôlent. Le chef de la bande mime alors une profonde courbette en laissant voltiger ses doigts des deux côtés de son turban, sous les gros rires des badauds. Il lui dit ensuite :

- Comment ai-je pu ne pas reconnaître celui qui a composé ce robaï (quatrain) si plein de piété et de dévotion :

Tu viens de briser ma cruche de vin, Seigneur.

Tu m’as barré la route du plaisir, Seigneur.

Sur le sol Tu as répandu mon vin grenat.

Dieu me pardonne, serais-Tu ivre, Seigneur ?

Khayyam écoute, indigné, inquiet. Une telle provocation est un appel au meurtre. Il se ressaisit et pour sa défense, il lance sa réponse à voix haute et claire, afin que la foule ne se laisse pas abuser :

- Ce quatrain, je l’entends de ta bouche pour la première fois, inconnu.

Mais voici un robaï que j’ai réellement composé :

Rien, ils ne savent rien, ne veulent rien savoir.

Vois-tu ces ignorants, ils dominent le monde.

Si tu n’es pas des leurs, ils t’appellent incroyant.

Néglige-les, Khayyam, suis ton propre chemin.

Des mains se tendent…, son sort est scellé. Ecrasé sous la meute, il ne daigne pas se débattre, il est résigné à se laisser dépecer son habit et mettre son corps en lambeaux… Soudain, dix hommes armés viennent interrompre le sacrifice. C’est la milice urbaine de Samarcande ».

La Rédaction

Pour en savoir plus, lire le roman « Samarcande » d’Amin MAALOUF, d’où ces informations ont été recueillies.

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élections communales et de

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mesurer l’importance de leur devoir citoyen.

- Participer, d’autre part activement, par le débat et l’interpellation directe des responsables politiques, à l’appréciation des projets en cours et des promesses électorales, mais aussi à l’expression de leurs attentes et préoccupations en matière de gestion de la vie communale.

Olivier Degryse (CdH) souligne l’intérêt qu’il faut porter à la qualité de vie et à la

solidarité avec les plus démunis.

A la satisfaction générale des organisateurs et des participants, l’expérience fut fructueuse. Tout s’est déroulé dans un état d’esprit positif et constructif. Si nos invités ont fait preuve de beaucoup de franchise et de patience nos élèves, par ailleurs, se sont montrés particulièrement intéressés au vu de la pertinence des questions qu’ils ont posées.

Aziz Albichari (Ecolo) répond aux questions des élèves en insistant sur la notion du

respect des gens, de la vie et de l’environnement.

Leurs interventions concernaient, tous azimuts, la diversité culturelle, le forum de la jeunesse, l’aménagement du territoire, le

logement social, la relation

intergénérationnelle, l’environnement, la politique communale en matière de proximité, de sécurité et de respect des citoyens, les travaux à la place Flagey, etc.

Les élèves ont participé massivement et avec beaucoup d’intérêt.

Les questions des élèves fusent de tous les côtés et le débat est de plus en plus intense.

Enfin, tout le monde s’accorde pour que ce type d’activité se multiplie à l’avenir afin de réconcilier les jeunes et les adolescents avec nos institutions et les sensibiliser au dialogue et à la communication. Decroly ne disait-il pas « l’apprentissage par la vie, pour la vie » ?

La Rédaction.

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Vu le succès qu’a connu le voyage scolaire à Lille l’année dernière, la classe de 1A a décidé de renouveler l’expérience en avril 2007.

En 2006, la SNCB a généreusement offert le billet aller-retour sur le TGV. Cette année-ci, les élèves ne pourront compter que sur eux-mêmes. Il a donc été proposé, pour financer ce voyage, de vendre des calendriers et des bonbons aussi bien à l’école qu’au Marché de Noël d’Ixelles. Les élèves espèrent ainsi récolter les 180 € dont ils auront besoin pour pouvoir partir.

Merci de leur réserver un bon accueil et de leur ouvrir votre porte-monnaie en achetant un calendrier souvenir et un sachet de bonbons.

que les personnels ouvrier, administratif et enseignant se sentent très concernés et consternés par le scénario catastrophe qui se produit actuellement à l’usine VW de Forest.

Tous, nous tenons à manifester notre totale solidarité aux nombreux travailleurs qui, subitement et sans ménagement aucun, sont aujourd’hui confrontés à la perte de leur emploi.

Alors que cette usine était rentable, la direction de VW a décidé, sans appel et uniquement pour des motifs de « rentabilité », de se débarrasser de quelques milliers d’ouvriers qui ont consacré une grande partie de leur vie à la bonne marche de ce site industriel et qui ont bâti avec leurs familles des projets de vie dont l’issue, hélas, serait fatale.

Les politiques belges, malgré leur indignation désormais stérile et leur mobilisation tardive, avaient dans le passé accordé de nombreuses facilités à cette entreprise. Aujourd’hui, ils

constater les dégâts de leur manque de vigilance face aux effets pervers de la mondialisation et du profit d’un capitalisme aveugle et cynique.

Voilà pourquoi, toute l’équipe de l’Athénée Royal d’Ixelles dénonce les manœuvres perfides de la direction de VW et l’inefficacité de notre monde politique face à des multinationales sans scrupules.

Pour marquer leur solidarité, les membres des personnels de l’ARI décident, sans perturber le fonctionnement de leur école, d’afficher une banderole dans l’enceinte de l’établissement où ils dédient toutes leurs pensées aux ouvriers licenciés et à leurs familles.

Pour les représentations syndicales dans l’établissement : La Rédaction

(24)

PAR D. MOHCINE 5G.

Mon Désespoir

Je trouve effrayant comment une soirée peut vous gâcher une jeunesse entière. J’ai vingt-deux ans et ma vie n’est que désespoir. Je m’accroche au bateau de la vie mais je suis fatigué de tenir. J’ai souvent envie de lâcher et de sombrer dans les abîmes avec les naufragés.

J’ai arrêté l’école très tôt pour me lancer dans les affaires, convaincu que travailler à mon propre compte allait m’offrir la belle vie. Au départ, j’ai travaillé pour un patron dans le domaine du transport, le temps d’aiguiser mes armes et d’apprendre à connaître le marché du travail. Ensuite, je me suis associé à un ami d’enfance pour créer notre propre entreprise. Très vite, nous avons pris conscience qu’obtenir des résultats est synonyme de travailler dur et que dans ce domaine le verbe « dormir » ne se conjugue plus facilement à l’indicatif présent.

Il a fallu apprendre à jouer dans la cour des grands pour pouvoir décrocher des contrats. Cela n’a pas été facile, mais en persévérant nous avons enfin réussi à ficeler un contrat juteux avec la compagnie Taxipost. C’était un rêve qui se réalisait.

Tout allait bien pour deux jeunes issus de l’immigration, au passé pas très glorieux, mais qui s’en étaient sortis avec fierté car on les appelait désormais « Monsieur » ou

« Patron ». Oui, c’était incroyable. Nous étions deux patrons à la tête d’une société qui engageait six personnes !

Plus tard, nous avons signé un autre contrat plus important qui devait générer de gros bénéfices. C’était avec TNT, une grosse boîte américaine de transport international.

TNT désigne également la composition d’un explosif. L’effet fut immédiat !

A partir de ce moment, la dynamite a soufflé ma vie entière et tous mes projets sont partis en éclats. Tout est devenu cauchemar.

En fait, le soir même du contrat, mon associé et moi sommes partis fêter l’événement dans une boîte de nuit, aux Pays – Bas. Ce fut en l’apparence une belle soirée que, en compagnie de nos amis, nous avions bien arrosée, peut – être démesurément.

Pour rentrer à Bruxelles, je pris le volant de ma belle BMW grise qui avait à peine deux semaines de route sous les pneus. Le reste n’était que brouillard et puis … un trou noir.

Le lendemain, voici grosso modo la traduction de ce qu’on lira dans la rubrique des faits divers du journal flamand Gazeet Van Antwerpen :

« Un accident grave a eu lieu sur l’autoroute : deux voitures sont impliquées ! Les premiers secours arrivent rapidement.

C’est la nuit, les gyrophares bleus et rouges des voitures de police se mêlent à ceux, oranges, des ambulances. De puissants projecteurs illuminent un double amas de ferrailles devant lequel les sauveteurs restent un instant perplexes. Un homme commence à cisailler les tôles d’une auto noire. Une petite main en sort, c’est celle d’un enfant.

Au milieu d’étincelles géantes et dans un bruit d’enfer, les secouristes dégagent le haut du corps d’une petite fille. Il vient à eux facilement, l’enfant est coupé en deux.

Le tronc de la petite fille est placé dans une glacière. Derrière elle, on trouve un garçon dont seule la tête est visible. La peau de son visage est bleue et tendue, la tête est gonflée. Il a subi de multiples traumatismes de la face, il respire faiblement. On l’intube pour lui apporter le soutien de la

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respiration artificielle. Les premiers soins lui sont donnés avec difficultés. La découpe des tôles est délicate, plus d’un quart d’heure pour le dégager. Les ravages de l’accident sont si nombreux que les médecins décident de ne lui fournir aucune assistance complémentaire. L’enfant meurt dans les minutes qui suivent.

La femme qui se trouve à l’avant a le visage défiguré par l’éclatement du pare-brise. La mousse rose sur les commissures de ses lèvres indique qu’elle est morte dans les toutes premières minutes de l’accident.

De la voiture grise, les secouristes sauvent un homme. Il est grièvement blessé aux jambes. Une ambulance de réanimation le conduit aussitôt au centre hospitalier régional. »

La femme était la mère des deux enfants, elle revenait d’une fête familiale en l’honneur de la première communion de son fils. Les journalistes ont trouvé, on ne sait comment, la photo de cette cérémonie.

Le jeune garçon, au sortir de l’église, aveuglé par l’intense lumière solaire, sourit à l’objectif. Son regard est doux et confiant. L’enfant est beau, l’article en devient aussitôt émouvant.

Ce même jour, une femme éperdue de douleur, le journal à la main, franchit le seuil de l’hôpital. Elle a attendu longtemps le réveil de son fiancé, l’homme de la voiture grise. Il a dû subir plusieurs interventions délicates et les médecins lui placé une attelle au niveau du genou droit.

Il souffre beaucoup, son corps n’est que

pansements. A la vue de sa fiancée, il pleure. Sa vie est détruite et son avenir est gâché.

Sa fiancée n’ose pas le toucher, tant il est contusionné ; elle sanglote mais ne peut parler. Devant tant de détresse, l’homme surmonte sa douleur et tente de soulager sa fiancée.

« Tu verras, ça ira », répète-t-il à plusieurs reprises avant de demander «Dis-moi ce qu’il s’est passé, je ne me souviens de rien. »

A ces mots, la femme crispe nerveusement de ses doigts le journal. Le titre de la Une en est : »Meurtre ! Un chauffard saoul prend l’autoroute à contresens et tue une jeune femme et ses deux enfants. Il en réchappe ».

La nouvelle m’a déchiré les entrailles. Je m’en voulais à mort. Pendant que, cette nuit-là, mon associé dormait paisiblement dans un hôtel de Maastricht, j’avais décidé de rejoindre seul la capitale pour superviser le lendemain le travail de mes chauffeurs.

Hélas, j’avais retiré la vie à trois personnes.

Au début de cette nouvelle, j’annonçais mon intention de m’en aller pour compenser les trois pertes humaines.

Aujourd’hui, j’ai repris des cours pour faire de l’expansion d’entreprises. Je voudrais oublier ce qui m’est arrivé sans pour autant perdre de vue cette « nuit maudite ». J’ai choisi donc de rester de ce monde pour prouver que je suis en mesure de me racheter aux yeux de la société.

Je suis en apprentissage de moi-même.

D. Mohcine, 5e G, Athénée Royal d’Ixelles.

Novembre 2006

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TRIO AMERICA & JANSSEN COLLECTION Exposent

Les Maîtres de l’Art Précolombien

aux Musées d’Art et d’Histoire à Bruxelles

C

ette exposition qui couvre 3000 années d’histoire ne pouvait échapper à l’œil vif et à l’attention vigilante de Madame Navarro, d’origine chilienne et professeur d’espagnol à l’Athénée Royal d’Ixelles, car elle a d’emblée saisi l’importance de l’événement : pour la première fois, des objets d’une grande valeur esthétique venant de l’Amérique du nord, de l’Amérique centrale et de l’Amérique du sud (TRIO AMERICA ), sont réunis et exposés ensemble aux Musées d’Art et d’Histoire. C’est un

thème qui la passionne

personnellement et qu’elle aime volontiers partager avec ses élèves.

Madame Navarro a vite réussi à convaincre ses collègues et à sensibiliser les élèves de 4ème et 5ème G, pour organiser la visite et leur faire admirer masques, poteries, parures, ornements, bijoux et quelques autres objets appartenant à la collection de Dora et Paul Janssen.

Chien couché / Terre cuite / 21x40x57,8 cm / Veracruz, style El Zapotal / Mexique : 400 – 800 p.c.

« C’est une exposition très intéressante, car en général on entend parler des empires de notre ère comme l’Empire Maya (320-889), l’Empire Aztèque (1325-1521) ou l’Empire Inca (1200 à 1533). Mais il faut savoir qu’il y a eu déjà, avant notre ère et au tout début de celle-ci, des cultures et des civilisations très riches qui ont permis d’atteindre ce degré de civilisation.

Vase « Chien hurlant » / Terre cuite / 34x15x18 cm / Civilisation Maya – Guatemala / 200 a.c.- 250 p.c.

Quand ces cultures anciennes précolombiennes se sont développées il y avait la noblesse, les chamans, les guerriers, les artisans (d’abord les

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