Numéro 2 Trimestriel MARS 2007
ARI stote
une publication de l’Athénée Royal d’Ixelles
ARIstote est une publication qui a l’ambition de stimuler la réflexion, d’encourager la créativité, de favoriser la libre expression et de mobiliser les compétences tant chez
les élèves que chez les membres de l’équipe éducative de l’Athénée Royal d’Ixelles.
Editeur responsable : A. Lambremont, A.R.I., Rue de la Croix, 40, Ixelles, Tél. : 02 6269630, Fax : 02 6269606, Courriel : [email protected]
ARIstote - Numéro 2 Trimestriel - MARS 2007
EDITORIAL :
Ce numéro est le reflet de nos activités éducatives quotidiennes et des multiples facettes du dynamisme et de l’enthousiasme dont font preuve tant nos élèves que leurs professeurs. PAGE 4
REPOPRTAGE :
L’équipe des journalistes en herbe (4TQ) de l’Athénée Royal d’Ixelles a fait bonne impression et a manifesté sa motivation et sa curiosité intellectuelle afin de livrer aux lecteurs du Journal ARIstote tout ce qu’il faut savoir sur le Parlement de la Communauté française. PAGES 5 à 19
VISITE :
Cette visite au Palais de Justice de Bruxelles avait pour but de faire mieux connaître aux élèves de 4TQ cette institution, à l’abord parfois assez complexe, ainsi que la place qu’elle tient en démocratie. (A paraître dans le prochain numéro)
OPINIONS :
Profs et élèves : COMMUNIQUEZ ! …
Il y a mille façons de régler les choses, mais la meilleure est de se parler. PAGE 22
Respect & Courtoisie : Ca vous dit quelque chose ?
Le respect est la clé de la relation entre Professeurs et Elèves.
Parlons-en ensemble pour mieux vivre à l’école. PAGES 23 à 24 EXPOSITION :
La plus ancienne monnaie belge est une pièce d'argent de 5 francs, datant de 1832.
Les élèves de 5ème et 6ème années, option économique, se sont rendus à l’exposition de la Banque Nationale, intitulée « Histoires d’argent ». PAGES 25 à 29
POESIE :
Deux poèmes signés « M.R.S. » (Mon Raisonnement Solitaire) par Issam (4G) : « Par Moment … » & « P’tit Frère ». PAGES 30 à 32
J’écoute juste ce que mes rimes résonnent Au plus profond de mon âme
Est-ce un drame ? …
CULTURE :
La petite ville de Binche est connue surtout pour son Carnaval et son Musée international du Masque.
C’est au pied du beffroi et de l'hôtel de ville, que s'étirent les rondeaux , ces rondes fraternelles qui rassemblent les acteurs de la fête entourés de tous ceux qui n'ont pu résister au rythme envoûtant de la danse du gille … PAGES 33 à 37
CINEMA :
INDIGENES : Hommage à toute une génération d'hommes venus libérer un pays qu'ils ne connaissaient même pas.
Nous avons emmenés nos élèves voir ce film et nous leur avons demandé d’exprimer leurs impressions et opinions sur une scène, un personnage ou une situation qui les aurait fortement marqués. PAGES 38 à 42
SCIENCES :
Sous l’œil bienveillant du personnel encadrant de l’ULB, nos élèves ont pu observer, s’informer, expérimenter, manipuler et participer à toutes les expériences scientifiques proposées dans le cadre du Printemps des Sciences. L’intérêt était présent et la satisfaction des élèves comme des professeurs était perceptible sur tous les visages. PAGES 43 à 44
PARRAINAGE :
L’équipe éducative a décidé, au mois de janvier, de mettre en route une opération « Parrainage » entre les élèves de deux nouvelles options ( 3P Vente et 5TQ Marketing). Cette initiative leur a permis de réfléchir énormément sur leur manière de travailler et leur a redonné confiance en eux- mêmes. La visite, le 12 mars, d’une chocolaterie bruxelloise, rassemblant les élèves des deux options en est une illustration.
PAGES 45 à 47 CONVIVIALITE :
Le 13 mars, à l’initiative des élèves de 2A, un petit déjeuner fut organisé par les classes du 1
erdegré.
Le but de cette initiative était de favoriser la création d’un espace informel de parole et de convivialité, propice à des échanges positifs et fructueux.
PAGES 48 à 49
REDACTEUR EN CHEF : Saïd BERRADA / RELATIONS PUBLIQUES : Carmen ESTEBAN / COORDINATION CULTURELLE : Ximena NAVARRO.
Ont contribué à la réalisation de ce Numéro : Berrada, Hamdi, Lamrani, Lazaar, Navarro et Reper ( Professeurs ).
Avec la participation des élèves suivants : 4G ( Issam – Yassin ), 5G ( Jason – Leïla – Mohamed – Nouhad ), 6G (Fouad), 5TQMarketing ( Hajar – Patricia – Rodrigues ), 4TQ ( Abidemi – Arlette – Bardhyl – Grace – Hachem – Houdaïfa – Ivan – Jonathan – Laura – Lia – Maria – Mehdi – Mera – Mounir – Nabia – Nancy – Olivier – Sabah – Sabri ). BRAVO A TOUTES ET A TOUS !
A. LAMBREMONT Nous nous sommes engagés à réaliser
une édition par trimestre.
Voici donc le numéro 2 du journal ARIstote.
Il est le reflet de nos activités éducatives quotidiennes et des multiples facettes du dynamisme et de l’enthousiasme dont font preuve tant nos élèves que leurs professeurs.
Ainsi, les membres de l’équipe éducative de l’Athénée Royal d’Ixelles ne lésinent pas sur les moyens pour saisir toutes les opportunités afin de rendre leur action pédagogique encore plus efficace, vivante et gratifiante pour eux et pour leurs élèves. Ils exploitent volontiers les manifestations et les événements de l’actualité culturelle, sociale, scientifique et économique pour établir des liens et des rapprochements entre le vécu des élèves, la vie sociale et les compétences disciplinaires qu’ils développent dans leurs cours.
Dans ce deuxième numéro du journal ARIstote, nous vous proposons de découvrir reportages, enquêtes, comptes rendus, humour, expressions poétiques et articles … qui témoignent de la complicité évidente entre élèves et professeurs dans la construction des savoirs et des apprentissages ainsi que leur prolongement à
travers les activités scolaires et les compétences visées dans chacune des disciplines.
Nos élèves sont mis le plus souvent en situation. Ils descendent sur le terrain, découvrent, comprennent, réfléchissent et produisent.
L’apprentissage devient alors un plaisir car l’utile est lié à l’agréable.
Plusieurs titres dans ce journal sont évocateurs de ces pratiques pédagogiques :
« Le Printemps des sciences », « Le Parlement de la Communauté française », « Histoires d’argent », « Palais de justice de Bruxelles », « Le Chocolat entre Marketing et vente »,
« Communiquez… à pleines dents ! », « Le Musée du Masque et du Carnaval de Binche », « Film : Indigènes », Humour, Expressions poétiques, etc…
Que les élèves et les professeurs qui ont contribué à la réalisation de ce numéro soient remerciés et félicités pour leurs efforts !
Rendez-vous à Juin pour le troisième numéro de cette année scolaire.
Bonne lecture !
Le Préfet des Etudes.
Vous l’aurez déjà constaté, ce Numéro 2 du journal ARIstote paraît avec plusieurs mois de retard. Des événements indépendants de notre volonté ont repoussé la date de son impression. Cela nous a inéluctablement empêchés de respecter nos échéances. Nous vous invitons donc à nous en excuser.
Dans l’attente, ce Numéro s’est toutefois enrichi de deux événements marquants de la vie de l’Athénée Royal d’Ixelles.
En fait, au moment où il nous a été possible, à nouveau, d’imprimer ce journal, nous venons de célébrer le premier événement de cette fin d’année scolaire (juin 2007), qui concerne le départ à la retraite, bien méritée, de Thérèse, artisan(e) incontestée de nos plaisirs gustatifs (Reportage-photos dans le prochain numéro).
Le deuxième événement concerne, à la surprise générale, un nouveau changement à la tête de l’Athénée Royal d’Ixelles. Monsieur Lambrement, appelé à d’autres missions sous d’autres cieux, nous quitte et cède son poste de Préfet des études à Monsieur Intjigejlis Gérasimos (Notre photo) qui occupait jusqu’à présent la fonction de Proviseur.
Des informations détaillées vous seront données sur ce sujet dans le prochain numéro.
Saïd Berrada, Rédacteur en chef.
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Lundi 5 février 2007, les élèves de 4TQ, accompagnés de leurs professeurs Madame Esteban et Monsieur Berrada, étaient attendus au Parlement de la Communauté française pour une visite pédagogique.
Leur objectif fut d’explorer ce lieu prestigieux qui abrite le Parlement de la Communauté française, de récolter un maximum d’informations, de poser toutes sortes de questions raisonnables et imaginables et de tout savoir sur l’origine, l’organisation et le fonctionnement de ce haut lieu des institutions francophones du pays.
Leur surprise fut doublement intense lorsqu’ils ont appris avoir été sélectionnés pour être accompagnés durant leur visite par une équipe de reportage-TV de la RTBF, dirigée par Christophe Deborsu. Les journalistes présents sur les lieux devaient réaliser une émission sur les
« visites scolaires » au Parlement de la Communauté française. Sa diffusion était annoncée pour le 28 février , vers 20H10, sur la Première. Malheureusement, le jour « J », nos élèves n’ont été aperçus sur le petit écran que quelques fractions de seconde et d’une manière anonyme. Ce fut leur première désillusion en matière de journalisme. Aujourd’hui, ils ont l’impression d’avoir fait l’objet d’une duperie méprisante. Quel dommage !
Cela n’a pas empêché l’équipe des journalistes en herbe de l’Athénée Royal d’Ixelles de faire bonne impression et de manifester sa motivation et sa curiosité intellectuelle afin de livrer aux lecteurs du Journal ARIstote tout ce qu’il faut savoir sur le Parlement de la Communauté française. Voici donc leur REPORTAGE.
Le Coq : Emblème de la Communauté française
Pierre Paulus, Le Coq hardi, 1912 Coq au panache largement déployé Emblème de la Communauté française Logotype représentant le Parlement de la CF
A SAVOIR :
La Communauté française a choisi son drapeau « d’or, chargé d’un coq hardi de gueules… ».
Le coq hardi est le coq levant la dextre, c’est-à-dire la patte droite ; de gueules signifie que le coq est rouge vif ; d’or signifie que le fond du drapeau est jaune.
L’emblème du coq hardi a été inventé par un journaliste bruxellois, Richard Dupierreux et réalisé par le peintre Pierre Paulus en 1912. Il a été adopté par l’Assemblée wallonne réunie en 1913 à Bruxelles. Il fut repris par la Communauté française par le décret du 20 juillet 1975.
Le Parlement de la Communauté française, s’inspirant du coq hardi, s’est choisi un logotype, reprenant les couleurs rouge et or, destiné à mieux identifier les spécificités de cette Assemblée parlementaire. Le panache du coq, largement déployé, représente les travées de l’hémicycle parlementaire où siègent les députés de la Communauté française de Wallonie et de Bruxelles.
Les élèves de 4TQ, prêts à vous guider à travers le temps et l’espace pour découvrir le siège principal du Parlement de la Communauté française,
dans l’enceinte du bâtiment dit « Hôtel de Ligne ».
Le Parlement de la Communauté
Française Wallonie-Bruxelles, dernière des assemblées belges à ne pas disposer de son propre hémicycle, a cherché pendant un certain temps un lieu où s'installer à Bruxelles afin de manifester sa présence sur la scène politique belge.Véritablement devant son siège actuel, 6 rue de la Loi, le Parlement a trouvé un bâtiment à la mesure de ses souhaits tant en surface disponible qu'en implantation bien visible dans un cadre prestigieux de la zone neutre.
Photo : Marc Detiffe
Ce bâtiment, ancien Hôtel du Comte de Lannoy, puis du Prince de Ligne, construit
vers 1780, est situé à l'angle formé par la rue Royale et la rue des Colonies, face au Parc Royal, non loin du siège du Parlement fédéral.
Il s'inscrit dans un ensemble néo- classique bâti à la fin du XVIIIe siècle suite au nivellement de l'ancien domaine du palais du Coudenberg, et dont l'unité est demeurée quasiment intacte jusqu'à nos jours.
Le bâtiment en détail :
Le bâtiment comporte un hémicycle, quatre salles de commission, six salles de réunions (dont quatre dans les locaux historiques), une salle de formation informatique, une cafétéria et des bureaux destinés aux parlementaires, une salle de presse, deux atria, dont un abrite la bibliothèque des parlementaires.
Certains services administratifs du Parlement y sont également établis.
D'autres locaux, encore, sont destinés au rangement, stockage et archives. Le bâtiment est également équipé d'un parking sur deux niveaux.
L'intérieur du bâtiment s'articule autour de la création de deux cours couvertes chacune par une verrière.
La première, avec sa tour à salles de réunion vitrées, sert d'espace de rassemblement des lieux publics du bâtiment.
La deuxième, avec ses deux étages de passerelles de circulation, est destinée à servir de bibliothèque et centre de documentation pour les parlementaires.
Les élèves de 4TQ, accueillis et interviewés par l’équipe TV de la
RTBF, dans l’une des deux cours couvertes.
L Leurs façades sont adaptées afin d'accueillir l'hémicycle qui se situe en haut entre les deux cours et qui est le couronnement de l'ensemble.
Avec l'introduction de la notion de salles de commissions publiques et la création de leur propre hémicycle, toute une série de nouvelles exigences s'impose dans le programme du Parlement.
Nos élèves siégeant pour quelques minutes dans l’hémicycle du Parlement de la C.F., sous les feux des
caméras de la RTBF.
L'ouverture vers le public demande un système de sécurité performant afin de canaliser le mouvement des différents utilisateurs du bâtiment.
Seul le premier étage s'avère intéressant d'un point de vue historique, présentant des salons prestigieux hauts de plafond et décorés de stucs, boiseries et lambris, riches décorations peintes et rehaussées par des parquets en chêne.
Les 4 salons historiques du premier étage sont aménagés en salles de réunion.
Le Parlement de la Communauté Française Wallonie-Bruxelles possède une infrastructure permettant la tenue de conférences, de débats et de présentations audiovisuelles.
L'hémicycle et les salles de commission sont équipés d'un système de gestion de conférences plus ou moins complexe en fonction de leur capacité. La gestion des conférences est réalisée depuis une régie attenante de la salle ou est mobile.
Toutes les salles possèdent en plus la capacité d'une infrastructure permettant le vote et l'appel au vote. La régie centrale gère toute l'infrastructure audio, vidéo et conférence du bâtiment.
Elle sert de nœud-liaison entre les salles de commission et l'hémicycle.
Chaque emplacement est équipé d’une infrastructure permettant la
communication et le vote.
Toutes les salles possèdent des liaisons audio, vidéo et électricité «propres» et télécommandes avec la régie centrale.
Tous les bureaux sont équipés de perroquets afin de suivre les débats dans l'hémicycle et toutes les salles de commission.
En définitive, le bâtiment a été adapté afin de rester digne de son implantation privilégiée sur le Parc Royal.
Un peu d’histoire …
Les Origines
De la Fête du 27 septembre …
Le 27 septembre, jour de la fête de la Communauté française Wallonie- Bruxelles, a été officiellement choisi par décret, le 20 juillet 1975. En même temps, la Communauté française a choisi son drapeau.
Chaque année, le 27 septembre, le drapeau officiel est donc arboré sur tous les bâtiments de la Communauté française, en Wallonie et à Bruxelles.
C'est plus tard, le 10 mai 1984, qu'un décret choisit Bruxelles comme capitale de la Communauté française et siège de ses institutions.
La fête de la Communauté française commémore les quatre journées révolutionnaires du 23 au 27 septembre 1830.
Le 25 août 1830, la Muette de Portici, jouée au Théâtre de la Monnaie à
Bruxelles, célèbre l'anniversaire du Roi Guillaume 1er qui est alors à la tête du Royaume des Pays-Bas. La représentation dégénère en émeute et l'opposition à la « colonisation » hollandaise qui dure depuis quinze ans s'amplifie. Dès la fin de la représentation, les spectateurs envahissent les rues, appelant la population à se révolter.
Pendant un mois, les contestations seront de plus en plus vives. Entre le 23 et le 27 septembre 1830, le Prince Frédéric, deuxième fils de Guillaume 1er, dispose de quatorze mille soldats et de six canons retranchés dans le Parc de Bruxelles. Le peuple de Bruxelles, aidé par des volontaires wallons, s'organise alors en milice armée, forte d'environ six mille hommes originaires de tous groupes sociaux. Les Hollandais sont assiégés pendant quatre jours et, dans la nuit du 26 au 27 septembre, ils se retirent du Parc de Bruxelles. Leur fuite consacre la victoire sur l'occupant hollandais. Grâce à la participation déterminante des Bruxellois et des Wallons, la Belgique vient de gagner son indépendance.
La fête du 27 septembre est l'occasion de nous rappeler ce que nous sommes, ce que nous représentons et ce que nous devons être aujourd'hui en Belgique, en Europe et dans la francophonie internationale. Comme d'exprimer notre fierté d'appartenir pleinement à une communauté qui doit continuer de s'affirmer et de défendre ses droits et
intérêts légitimes au sein de la Belgique fédérale.
Depuis 1981, chaque année, une ville est choisie par le Parlement et le Gouvernement de la Communauté pour accueillir les festivités organisées à cette occasion. Bruxelles, capitale de la Communauté française et siège de ses institutions, accueille la cérémonie officielle de la fête et la fête elle-même au moins une année sur six.
Les lois linguistiques :
La langue incarne particulièrement la différence entre les composantes du pays, c’est pour cette raison que les lois linguistiques constituent une première démarche pour tenter de pacifier les
affrontements communautaires
principalement entre Flamands et Wallons.
Depuis la période de l’entre-deux-guerres, l’activité parlementaire belge est dominée par cette question linguistique.
Le rapport final du Centre Harmel jette les fondements des règles linguistiques qui prévalent aujourd'hui. Il postule notamment que "La communauté flamande et la communauté wallonne doivent être homogènes. Les Flamands qui s'établissent en Wallonie et les Wallons qui s'établissent en Flandre doivent être absorbés par le milieu.
L'élément personnel est ainsi sacrifié au profit de l'élément territorial".
La loi du 8 novembre 1962 fixe la frontière linguistique et adapte en conséquence les limites des provinces, arrondissements et communes. Le pays est divisé en quatre régions linguistiques : - trois régions linguistiques unilingues, les régions de langue française, de langue néerlandaise et de langue allemande - et une région bilingue: Bruxelles-Capitale.
Les quatre Régions linguistiques définies par la loi du 8 novembre 1962
Le long de la frontière linguistique - notamment dans la périphérie bruxelloise et les Fourons - les habitants bénéficient d'un régime dit "de facilités", un régime qui aménage tant la cohabitation entre francophones et néerlandophones, qu'entre francophones et germanophones, dans l'est du pays.
Les communautés culturelles
La composition du Parlement
Le Parlement de la Communauté française est l'assemblée représentative de la population de la région wallonne, de langue française et des francophones de la région de Bruxelles-Capitale. Le Parlement est composé des 75 membres élus en qualité de membres du Parlement wallon et de 19 membres élus par le groupe linguistique français du Conseil de la Région de Bruxelles- Capitale en son sein. Ces membres sont élus pour 5 ans. Ce nombre peut être revu
ultérieurement, en vertu de l'autonomie constitutive des Communautés, sans que la proportion entre Wallons et Bruxellois n'en soit affectée.
L'Hémicycle : composition politique – Législature 2004-2009
▐ PS ▐ MR ▐ CdH ▐ Ecolo ▐ FN ▐ Sièges réservés aux Ministres de la CF.
Les compétences du Parlement
Enseignement – Formation – Recherche La Communauté est compétente pour
tous les niveaux d'enseignement, le maternel et le primaire (dit fondamental), le secondaire, le supérieur de type court et de type long, et l'enseignement universitaire. Elle est également compétente pour notamment la formation pré- et post- scolaire, la formation parascolaire, la formation artistique, la promotion sociale, les centres Psycho-Médico- Sociaux (PMS) et la recherche scientifique. Seules sont restées nationales trois matières : la fixation du début et de la fin de l'obligation scolaire, les conditions minimales pour la délivrance des diplômes et les pensions des enseignants.
L'enseignement est gratuit aux niveaux fondamental et secondaire, ce qui
implique la délivrance sans frais des livres et fournitures classiques. De plus, la Communauté organise un régime de prêts et d'allocations d'études, destiné aux élèves les moins favorisés. En outre, l'enseignement de la Communauté est philosophiquement neutre. Cela signifie notamment qu'il laisse le choix entre un cours d'une des cinq religions reconnues (catholique, protestante, israélite, islamique et orthodoxe) et un cours de morale non confessionnelle.
On notera que le Parlement a adopté en sa séance du 24 mars 1994 un décret définissant la neutralité de l'enseignement de la Communauté.
En ce qui concerne la recherche scientifique, la compétence de la Communauté est directement liée aux matières qui lui sont dévolues.
Affiches annonçant la Fête du 27 septembre
Depuis 1981, chaque année, une ville est choisie par le Parlement et le Gouvernement
de la Communauté pour accueillir les festivités organisées à cette occasion.
Matières Culturelles Telles qu'elles sont définies par les lois
des 8 août 1980 et 1988, les matières culturelles englobent :
•
la défense et l'illustration de la langue ;
•
les beaux-arts ;
•
le patrimoine culturel et les musées, à l'exception des monuments et sites ;
•
les bibliothèques et la médiathèque ;
•
la radiodiffusion et la télévision ;
•
le soutien à la presse ;
•
la politique de la jeunesse ;
•
l'éducation permanente et l'animation culturelle ;
•
les sports
Mais la culture offre au public le plus large accès à l'information et à la création. Elle est tout autant soutien de l'activité des artistes.
Le domaine de la culture recouvre encore un effort considérable d'éducation permanente, au travers de structures d'accueil telles que les centres culturels, les centres d'art, les maisons de jeunes, ...
C'est ainsi que plusieurs centaines de bibliothèques qui tissent le réseau de la lecture publique en Communauté française prêtent plus de 6.000.000 de volumes par an.
De même, les 120 points de diffusion organisés par la Médiathèque ont recensé quelque 3.540.000 supports empruntés, du disque de variétés à la vidéocassette éducative et le CD-ROM.
Le réseau des 19 centres sportifs de l'ADEPS, dont le premier vit le jour voici plus de vingt ans, vise notamment à la découverte, l'enseignement et la pratique des disciplines sportives
HUMOUR
Dessin paru dans “Le Vif/L’Express” du 14.07.1995
Les Pouvoirs du Parlement
Le Parlement exerce le pouvoir législatif en votant des décrets.
Les décrets ont force de loi, c'est-à- dire la même valeur que les lois fédérales. Ils ne sont toutefois applicables qu'à la Communauté et pour les matières relevant de sa compétence.
Le Parlement examine et approuve chaque année le budget de la Communauté; il procède, en cours d'exercice, au contrôle budgétaire et confronte ainsi les prévisions à la réalité des dépenses et des recettes.
Outre le vote des décrets, le Parlement élit les membres de son Gouvernement et exerce sur celui-ci un contrôle politique, par des interpellations, des questions orales ou des questions d'actualité développées en séance plénière et des questions écrites.
En fonction d'une nouvelle disposition du règlement, les interpellations et questions orales peuvent être développées en séance publique de commission.
L'article 35 bis du règlement du Parlement permet la tenue, en séance plénière, d'un débat à la demande de membres du Parlement, relayée par une commission. Ce débat porte sur un thème particulier, qu'un parlementaire, désigné comme rapporteur, est chargé d'introduire.
L'exercice du contrôle démocratique de l'assemblée peut aller jusqu'au vote d'une motion de méfiance à l'encontre du Gouvernement ou d'un de ses membres.
Le décret du 20 juin 2002 a créé le Médiateur de la Communauté française, désigné par le Parlement, auquel peut s'adresser n'importe quel citoyen.
Tableau d’affichage des votes exprimés en assemblée plénière du Parlement de la C.F.
Les commissions
Lors de chaque renouvellement de l'assemblée, après la formation de son Bureau, le Parlement procède à l'élection de commissions permanentes, actuellement au nombre de huit.
Ce nombre et leur dénomination peuvent être modifiés sur proposition de la Conférence des Présidents de l'Assemblée. Chacune comprend 17 membres effectifs et 17 membres suppléants.
Les compétences, dévolues à la Communauté française, sont réparties entre les commissions permanentes qui examinent les propositions de décret déposées par les membres et les projets de décret envoyés par le Gouvernement de la Communauté française :
- La Commission des Finances, du
Budget, des Affaires générales et du
Sport
- La Commission de la Culture, de la Jeunesse, de l'Audiovisuel, de l'Aide à la presse et du Cinéma
- La Commission de l'Education - La Commission de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique
- La Commission de la Santé, des Matières sociales et de l'Aide à la Jeunesse
- La Commission des Relations internationales et des Questions européennes
- La Commission de Contrôle des Communications des Membres du Gouvernement et des Dépenses électorales.
En outre, le Parlement désigne les membres des commissions de coopération avec d'autres assemblées.
Il existe actuellement une
Commission de coopération avec les
Communautés, une Commission de
coopération avec les Régions et une
Commission de coopération et de
concertation avec l'Assemblée de la
Commission communautaire française
de la Région de Bruxelles-Capitale.
Par ailleurs, le Parlement peut, chaque fois qu'il le juge utile, former des commissions d'enquête. Le décret du 12 juin 1981 fixe la procédure d'enquête parlementaire.
Depuis la session 2001-2002, le Parlement de la Communauté française a décidé de rendre publiques toutes ses réunions de commissions sauf si elles demandent à la conférence des Présidents de pouvoir se réunir à huis clos. Les commissions examinent donc en principe en séance publique les projets et propositions de décrets, rapports d'activités, etc.. ainsi que les questions orales et interpellations que la conférence des Présidents a décidé de leur renvoyer.
Enfin, l'article 120 de la Constitution prévoyant l'immunité parlementaire pour les membres du Parlement, une Commission des Poursuites a été instituée pour statuer sur les demandes de levée de cette immunité. Celle-ci est composée de 7 membres.
Le parcours d'un décret
Le vote des décrets de la Communauté française constitue, avec le contrôle des activités du Gouvernement, un des volets essentiels du travail parlementaire.
Les textes sont déposés au Parlement sous la forme de projets de décret s'ils émanent du Gouvernement ou de propositions de décret s'ils sont dus à l'initiative d'un ou de plusieurs membres du Parlement.
Les projets de décret, à l'exception des
projets budgétaires, doivent être soumis
à l'avis de la section de législation du
Conseil d'Etat. Les projets et les
propositions, lorsque celles-ci ont été
prises en considération, sont envoyés
par le Président à la commission
compétente qui en commence alors
l'examen.
Un projet ou une proposition comporte toujours un commentaire introductif des mesures proposées et un certain nombre d'articles. Aussi, l'analyse des textes en commission comme en séance publique comprend le temps de la discussion générale et celui de l'examen des articles. Tout article peut être amendé à l'initiative soit du Gouvernement soit de membres du Parlement.
L'amendement, qui est une proposition de correction du texte, doit être déposé par un ou plusieurs membre(s) du Parlement. Le règlement
détermine les modalités du dépôt d'amendement en séance plénière.
Après son adoption par la majorité des membres de la commission, le futur décret est soumis à la discussion et aux votes de l'assemblée plénière qui l'adopte à la majorité absolue des voix exprimées et à la condition que le quorum des présences soit atteint. Elle transmet alors le texte du décret au Gouvernement qui en assure la sanction et la promulgation. Le décret est alors envoyé au Moniteur belge pour publication.
Le Parlement : un Lieu de Rencontre …
Depuis son inauguration, l’immeuble de l’Hôtel de Ligne a connu une activité parlementaire soutenue. Désormais, il est aussi devenu un lieu de rencontre et d’accueil. Il contribue de manière significative à rendre le Parlement ouvert à un large public. Visites de groupes, entretiens littéraires, colloques, expositions et concerts y sont fréquemment accueillis.
L'année 2006 fut décrétée Année Senghor par l'Organisation internationale de la Francophonie, en hommage au centenaire de la naissance du père fondateur de la Francophonie, Léopold Sédar Senghor.
C’est dans ce contexte que nous avons été chaleureusement accueillis et admirablement guidés et informés lors de notre visite du 5 février dernier. A cette occasion, les élèves de l’Athénée Royal d’Ixelles et leurs professeurs accompagnateurs remercient vivement le personnel d’accueil et des relations publiques du Parlement de la Communauté française ainsi que Monsieur le député, Béa Diallo pour leur gentillesse et leur disponibilité. La Rédaction.
Sources et Références :
Site internet ( http://www.pcf.be ), Brochures du service de la Presse et des Relations publiques de la C. F., Notes des élèves de 4TQ de l’ARI. … PHOTOS : S. Berrada.communication entre le professeur et l’ élève n’est pas toujours facile.
Le professeur est là pour donner cours, l’élève l’écoute et étudie. On sent directement qu’ils sont tous les deux séparés par un mur invisible, une distance créée par un ensemble de règles sociales. Mais il y a des professeurs qui n’ont pas que ce mur qui les séparent des élèves. Ils peuvent eux mêmes en construire d’autres pour se protéger davantage dans leurs activités professionnelles comme dans leurs relations à autrui, notamment avec les élèves. Ceux-là risquent alors d’avoir certains problèmes.
Ainsi, plus les élèves voudront de l’aide de la part de leur professeur et réclament de différentes manières son attention, … et plus celui-ci se renferme dans sa bulle et reste insensible à ce qui se passe autour de lui…, la situation pourrait devenir explosive. En effet, cette attitude risque de provoquer des conflits entre professeurs et élèves. Cela peut être très négatif pour la classe.
Parfois cela se fait spontanément et naturellement avec certains professeurs, alors
que chez d’autres cela semble très compliqué et peut causer encore plus de problèmes. Mais une chose est sûre, cette démarche peut aider à créer l’entente entre eux.
Si le professeur ne sait pas enseigner correctement, s’il ne sait pas gérer sa classe et de même s’occuper de ses élèves, … et si le professeur n’est pas motivé par ce qu’il enseigne …, que peut-il encore attendre des élèves qui n’apprennent pas suffisamment, ne savent pas étudier et par conséquent s’ennuient, perturbent et finalement créent des conflits.
Enfin, si les problèmes perdurent et les conflits deviennent ingérables, c’est l’élève, souvent incompris, qui est sanctionné en fin de compte. Parfois, le professeur peut être amené à changer d’école. Mais les problèmes disparaitraient-ils pour autant ?
Pour qu’il n’y ait pas de problèmes entre les professeurs et les élèves il faut que ceux-ci élaborent ensemble des règles pour que les deux parties soient d’accord et assument leurs engagements.
Enfin, il y a mille façons de régler les choses, mais la meilleure est de se parler.
Jonathan – 4TQ
( Sans commentaire …)
Caricature DUBUS, publiée dans la DH
La
Pour commencer, c’est bien d'avoir une bonne relation avec ses professeurs et je trouve agréable de constater que plus on avance dans les études plus ces derniers sont perçus comme des
« collègues » de travail plutôt que des personnes
distantes, préoccupées uniquement par leurs cours. Mais bon, c'est clair que respect et courtoisie n’autorisent pas non plus de les prendre pour ses amis.
Pour commencer, je vais citer une définition de chacun des deux mots : Enseignant/Elève, tirée du dictionnaire.
Enseignant :
qui enseigne, est chargé de l’enseignement.
Enseigner
: transmettre à un élève de façon qu’il comprenne et assimile (des connaissances, des techniques …)Indiquer, apprendre à quelqu’un, faire savoir en donnant des leçons.
Instruire
: dispenser un enseignement à (un élève), former, éduquer, mettre en possession de connaissances nouvelles, éclairer.Élève
: Personne qui reçoit ou suit l’enseignement d'un maître.Enfant, adolescent qui reçoit un enseignement donné dans un établissement d’enseignement.
Déjà grâce à ces deux définitions nous avons une idée sur le rôle de l'enseignant et de l'élève mais nous n’allons pas nous arrêter ici.
Quant à la relation entre enseignants et élèves, je pense d'après mon « expérience » scolaire qu'il y a un vrai rapport de force entre l'élève (adolescent), d’une part, qui ne veut pas se laisser faire et qui prend le professeur pour une personne dépassée par les évènements … et le professeur, d’autre part, qui est sûr d'avoir raison et qui ne veut pas se laisser faire par des gamins qui n'ont pas d'expérience dans la vie.
Si nous faisons attention, nous remarquerons qu'aucun des deux cotés n'a raison. Premièrement, parce que chacun se fout de l'avis de l'autre donc ne communique pas avec lui et deuxièmement parce qu'il n y a pas de respect mutuel.
C'est un peu difficile à digérer mais le professeur, lui aussi d'une certaine manière, manque de respect envers l'élève quand il le traite comme un petit enfant dépourvu de raison et de sentiment, quand il le sous-estime ou alors quand il abuse de son "pouvoir"
pour exiger de lui obéissance et
soumission … et les exemples ne
manquent pas.
Parlons maintenant du rôle de l'élève.
L'élève doit être attentif, respectueux envers lui-même et envers son professeur ; il doit aider et se faire aider par ses camarades, mais aussi collaborer avec le professeur dans la recherche d’un consensus convenable de « savoir- vivre » et d’un « modus vivendi » applicable en classe.
Bien sûr, c'est loin d'être le cas dans nos établissements scolaires. Ni l'attention des élèves, ni le respect, ni la collaboration, ni même le dialogue entre les parties concernées, … ne sont monnaies courantes. Une seule pratique prédomine : un règlement imposé et un rapport de forces inégal qui fout tout en l’air et qui empêche la communication.
Donc, on peut dire que ni l'enseignant ni l'élève ne savent correctement ce qu'ils doivent faire.
La relation entre un enseignant et un élève est avant tout une relation de travail.
L'enseignant a pour rôle premier la transmissions des savoirs et l'encadrement des élèves.
L'enseignant n'est ni un éducateur, ni un conseiller.
Mais, si il parvient à gagner la confiance des élèves et à instaurer un climat positif dans sa classe, il lui sera plus facile de faire profiter les plus jeunes de son expérience ! Le respect est la clé de la relation entre Professeur et Elèves. Parlons-en ensemble pour mieux vivre à l’école.
Notre avenir en dépend.
☺Miran – 4 TQ
(Sans commentaire) ! Caricature DUBUS, publiée dans la DH.
Exposition de la Banque Nationale
Les élèves de 5ème et 6ème années, option économique, se sont rendus à l’exposition de la Banque Nationale, intitulée « Histoires d’argent ».
Voici les multiples facettes du récit de leur visite avec la collaboration de Madame Navarro :
L’exposition fut très intéressante à plusieurs titres. Elle nous a permis de comprendre et de connaître : - les aspects actuels de l’argent, l’histoire de l’argent, la monnaie primitive, les monnaies de
l’antiquité, la culture, les œuvres d’art et le langage se rapportant à l’argent, …
- des aspects économiques financiers d’aujourd’hui comme le rôle de la Banque Nationale, le fonctionnement des marchés financiers,
- comprendre des termes que nous entendons chaque jour : actions, Dow Jones, obligations, Bel 20, Nasdaq, …
- savoir comment et avec quels critères est fabriqué la monnaie et pourquoi il est très important d’avoir une monnaie stable,
- ou enfin réfléchir à la construction européenne et au besoin d’une monnaie unique : l’euro.
- Etc …
Par exemple :
Connaissez-vous l’origine du mot « BANQUE » ?
Cette table de changeurprovenant d'Italie, ou banco, est la mère de toutes les banques. Ce meuble du XVIe siècle, dispose déjà d'un système de sécurité ingénieux : des compartiments secrets et une caisse verrouillable à
l'aide d'une clef
impressionnante.
Ces tables faisaient parfois l'objet de la colère populaire, notamment lorsque leurs propriétaires ne savaient plus remplir leurs obligations financières. Une table de changeur détruite est appelée
"banco rotto": le propriétaire est en banqueroute. .
(1) (2) (3) (1) Le penny aura cours pendant 5 siècles et le système duodécimal sera utilisé jusqu'en 1971 en Grande- Bretagne. (2) Le "franc" comme unité monétaire date de plus de 600 ans, il est apparu au cours de la guerre de Cent ans entre la France et l'Angleterre. (3) La plus ancienne monnaie belge est une pièce d'argent de 5 francs, datant de 1832.
La monnaie primitive
A travers des objets authentiques nous verrons que l’histoire des échanges remonte à la nuit des temps. L’argent comme nous le connaissons aujourd‘hui n’existait pas.
D’abord, beaucoup d’objets ont servi pour faire du troc : des perles, des pierres, des coquillages, des épices, des briques de thé, du sel, des bœufs, différents métaux, notamment des barres de cuivre, de l’argent et de l’or, etc.
Il y avait aussi des objets très encombrants, comme d’énormes pierres.
Une petite question, moins bête qu’il n’y paraît, comment savoir, par exemple, combien de fruits ou de poissons ou de coquillages pouvait valoir une poule ?
De nombreux moyens d'échange primitifs sont d'origine animale (dents, plumes, peau...). Les coquillages cauris sont aussi qualifiés de "dollars" des monnaies primitives, parce qu'ils ont circulé en grande quantité et très longtemps, aussi bien en Afrique qu'en Asie.
Pour en avoir le cœur net, il fallait alors trouver quelque chose qui ne soit ni encombrant ni périssable, qui puisse se conserver et qui ait une valeur stable.
Enfin, c’est à peu près comme cela que sont nées les monnaies.
Les monnaies de l’Antiquité
Il est très impressionnant de voir de très belles monnaies antiques dont certaines datent d’avant notre ère et qui avaient circulé en Lydie, en Grèce, dans l’empire romain, ou au Moyen Age.
Les premières monnaies voient le jour au VIIème siècle avant J.-C. dans le royaume de Lydie. Elles sont faites d'électrum, un alliage naturel d'or et d'argent.
Les monnaies grecques sont les plus anciennes d'Europe. Celle qui aura le plus grand rayonnement est incontestablement la chouette athénienne.
Jusqu'au IVe siècle avant J.-C., les pièces ne porteront en effigie aucun portrait de personnage connu. A la mort d'Alexandre le Grand (323 avant J.-C.), ses successeurs lui octroient un statut divin et son effigie apparaîtra sur les pièces de monnaie.
La culture et les œuvres d’art
Si nous aimons la littérature, les citations, l’histoire ou les œuvres d’art, on peut contempler diverses œuvres qui nous amènent en toute beauté à l’imaginaire de l’argent et de la richesse et à une bonne réflexion sur ce sujet.
La caricature constitue une arme puissante au service de la dénonciation de situations sociales intolérables. Celle-ci fustige la toute-puissance de l'argent vis-à-vis du commun des mortels. Signée François Kupka (1871-1957), elle faisait en 1902 la couverture d'un numéro du périodique satirique L'Assiette au Beurre.
Dans la mythologie grecque, le Roi Midas de Phrygie avait obtenu de Dionysos le pouvoir - devenu après une malédiction - de changer en or tout ce qu’il touchait.
Plus proche de nous, Harpagon de Molière, est une vision satirique d’un homme avare ou encore « Le père Goriot » de Balzac.
Dans le même ordre d’idées, on trouve l’alchimie et la recherche de la pierre philosophale qui transformerait les métaux en or, la recherche de l’Eldorado, cet endroit où on trouverait beaucoup d’or, cherché par les conquistadores espagnols, ou comme les ruées vers l’or, dans des conditions de vie extrêmes, empreintes de folie et de violence…
Tout cela allait donner lieu à une abondante production littéraire et cinématographique comme le superbe film de Charlie Chaplin « La ruée vers l’or » qui raconte la vie des chercheurs d’or en Amérique.
Dans toutes ces œuvres, nous trouverons toujours cette obsession de richesse qui peut hanter l’inconscient et qui peut nous faire réfléchir sur la place que nous accordons à l’argent dans notre existence !
Le langage
De tous temps l’argent est omniprésent dans notre imaginaire, certaines expressions consacrées trouvent leur sens dans des anecdotes et des histoires qui témoignent de leurs origines lointaines. Par exemple :
« L’argent n’a pas d’odeur » aurait répondu Vespasien à son fils Titus pour justifier la taxe sur les urinoirs que ce premier avait imposée.
« Riche comme Crésus » : Crésus, roi de Lydie, vivait dans l’opulence grâce à l’or extrait de la rivière « Le Pactole ».
« Toucher le Pactole » : Toucher une grosse somme d’argent.
« Ce n’est pas le Pérou » : Fait allusion à une déception sur le plan financier.
Le Pérou était le symbole de la richesse car il y avait des mines d’or.
« Etre plein aux as » : avoir beaucoup d’argent. De « as » unité monétaire romaine.
« Payer en espèces » : au Moyen âge et dans la Renaissance on pouvait payer en épices.
A Venise, au XVI siècle, on pouvait payer une maison avec un sac de poivre.
« La bourse ou la vie » : phrase qu’on prête à des voleurs de grands chemins.
Etc, …
Des mots
Beaucoup de mots populaires ont désigné l’argent, certains viennent de l’argot, langue de malfrats, ou de très loin dans l’histoire et/ou ont des étymologies
étonnantes : balle, braise, bien, billet, bourse, écu, ferraille, fric, flouze, brique, capital, deniers, douille, écu, espèce, galette, grisbi, kopeck, métal, blanc, liard, mitraille, oseille, osier, pécune, pécule, pépètes, pèze, piastre, picaillon, pistole, radis, rond, roupie, sac, sous, viatique, thune …
INFLATION ?
Analysons, par exemple, les termes et expressions qui suivent :
Pognon : de « pogner », saisir avec la main d’un geste brusque.
Blé : le blé, qui nous nourrit, évoque la richesse. Il est utilisé comme métaphore de l’argent
Flouze : dérivé du mot arabe « flous » qui désigne un mot arabe du temps de Mahomet.
Des élèves ont donné d’autres mots de nos jours pour désigner l’argent : le biff ou le bifton (du bifteck ?), les dolls (de dollars), les patates, …
Il y a aussi des expressions signifiant le manque d’argent :
« Je suis fauché ». « Je n’ai pas un sou »,
«pas un radis »…
Une dette : « Avoir une ardoise ».
« On roule pas sur l’or », « Ce n’est pas Byzance », « Tirer le diable par la queue »,
«Des fins de mois difficiles », … Puis d’autres signifiant la richesse :
« je suis blindé », « j’ai le paure » (des jeunes arabes à Bruxelles)
Certaines expressions expriment la peine pour le gagner :
« On ne trouve pas de l’argent sous le pas d’un cheval »,
« L’argent ne tombe pas du ciel », « L’argent ne pousse pas sur les arbres », …
Ou encore la facilité pour le dépenser :
« il jette l’argent par les fenêtres » ou c’est
« un panier percé »
Quelque chose qui coûte très cher :
cela coûte « les yeux de la tête » ou encore plus cher « la peau des fesses», « un pont »,
« une brique », « un max »…
Bref, beaucoup d’expressions font référence à l’argent, mais pour désigner des choses différentes, comme :
« Faire son beurre », « Faire de l’argent »,
« En vouloir pour son argent », « Mettre du beurre sur les épinards », « Le linceul n’a pas de poches », « L’argent, le nerf de la guerre », « Avoir des liquidités »,
« Avoir une ardoise », « Qui paie ses dettes s’enrichit », « On ne prête qu’aux riches »,
… Mais dans cette expression « rendre la monnaie de sa pièce », il est clair qu’on ne parle pas d’argent.
Enfin, plusieurs citations littéraires, certaines cyniques, d’autres ironiques contribuent d’une certaine manière à
donner une place et un sens à l’argent dans la vie des humains :
« L’argent ne fait pas le bonheur de celui qui n’en a pas ». Boris Vian
« Un idiot pauvre est un idiot. Un idiot riche est un riche ». Lafitte
« Je n’ai d’argent qu’en mes cheveux ».
Charles Cros
« Les affaires, c’est l’argent des autres ».
Alexandre Dumas fils
« Fortune, bonheur des pauvres d’esprit ».
Jules Renard
« C’est fou comme l’argent aide à supporter la pauvreté ». Alphonse Allais
Mais, la suivante se prête plus à la méditation :
« N’estime l’argent ni plus ni moins qu’il ne vaut : c’est un bon serviteur, et un mauvais maître » ! Alexandre Dumas fils.
Dès le XVIIIe siècle, la mécanisation de la frappe monétaire eut d'importantes conséquences tant au niveau de la production que de la qualité des pièces.
Dans leur Encyclopédie (1751-1777), Diderot et d'Alembert font une description détaillée de la première presse dont la vis devait encore être mise en mouvement à la force du poignet.
Cette gravure nous permet d'appréhender avec précision la manière dont ce travail s'effectuait.
Références : Site internet de la BNB, Fiches pédagogiques du Musée de la Banque nationale de Belgique.
L’imaginaire de l’argent
« La Petite Table, l’Âne et le Bâton », Conte des frères Grimm.
L’argent occupe une place à part dans notre culture et notre imaginaire. Parmi tous les objets qui nous entourent, il remplit un rôle très particulier.
Ce qui frappe le plus dans les élaborations imaginaires autour du thème de l’argent est certainement l’ ambiguïté :
l’argent est utile et désirable, mais aussi dangereux et honni.Dans notre monde, la fortune s’affiche de préférence sous la forme d’objets de luxe, purs symboles de statut social .
Mais chez nous, la richesse est aussi un sujet tabou : on ne parle pas de ses revenus.
La psychanalyse assimile l’argent aux excréments...
Dans leur conte « La Petite Table, l’Âne et le Bâton », les frères Grimm mettent en scène un âne « crachant l’or par devant et par derrière ».
Inévitablement, la monnaie a suscité également d’abondants commentaires moraux.
Des histoires pétries de contradictions tentent de nous moraliser et nous invitent à relativiser la place ô combien omniprésente qu’occupe l’argent dans notre quotidien.
S’il nous permet d’acquérir les choses les plus variées et paraît même indispensable à notre vie quotidienne, l’argent n’est utile à rien en lui-même :
sur une île déserte, c’est presque le seul objet avec lequel on ne puisse rien faire.
Sa dématérialisation contemporaine, sous forme de flux électroniques, ne fait qu’accentuer ce contraste.
L’argent est objet de criminalité et de conflits. Mais c’est d’abord un objet conçu et utilisé quasi universellement pour faciliter les relations (commerciales, entre autres) entre les gens.
La Rédaction
▪ ▪ ▪ P O E S I E ▪ ▪ ▪ P O E S I E ▪ ▪ ▪ P O E S I E ▪ ▪ ▪
Je t’écris cette zik Toi qui m’es cher Tu te prénommes BADER
J’voulais te dire
Que t’es au plus profond de ma chair
Tout a commencé à nos premières heures de colle, On déconne et les conneries s’envolent
Tout ce délire Tout ce fou rire Nourrit nos souvenirs C’est fou ce que le temps passe
Avec la vie pas de passe-passe Maintenant j’me trouve dans l’impasse
P’tit frère : écoute mes vers La vie est sévère
Suis ton destin
Même s’il est la cause de ton chagrin J’apprends des choses tous les jours
Certaines pour un jour
D’autres resteront gravées pour toujours Comme lorsque je restais traîner le soir
Sillonnant rues et trottoirs Au lieu de penser à faire mes devoirs
Encore jeune sans conscience Triste enfance
Me noyant dans cette ambiance J’cherchais un sens à ce monde Mais comme beaucoup de monde J’étais en train de m’écarter du bon chemin Maintenant je dois prendre mon courage à deux mains
Ne plus me laisser noyer dans c’putain de chagrin De ne pas t’avoir eu près de moi
D’être à 3 ans éloigné de toi
Beaucoup de choses ont marqué ma vie Maman ton amour m’a beaucoup manqué
Mais maintenant j’suis ce que j’suis J’assume ce qui s’ensuit
Ensuite ?
J’poursuis ma vie grâce à des gens Qui sont toujours restés proches Grâce à eux la réussite approche Mais trop de haine nous enchaîne
Et encore nous fait de la peine Ainsi commence mon histoire Trop d’espérance sans espoirs Tous les jours c’est la même scène
Dans ma rue ça crie et ça saigne Voilà ce que la vie m’enseigne…
M.R.S - (Mon Raisonnement Solitaire)
Issam – 4G
Par moment
Trop de choses se mêlent et m’emmènent Vers un monde cruel
Malheureusement bien réel Allah pourrais-je avoir des ailes ?
Pour quitter cette Terre Qui n’est plus qu’enfer Dites moi : que dois-je faire ?
Devrais-je m’en faire ? Ou juste laisser faire ? Je suis lassé de cette atmosphère
J’ai l’impression d’être enfermé dans une sphère Merde !
Sur chaque visage se dessine une humeur Certains affichent leurs malheurs
d’autres la bonne humeur A qui l’honneur
De rentrer dans ce monde de dingues Où tout le monde se flingue
C’est a en devenir dingue Dingo je le suis c’est normal
Mais je ne fait aucun mal
J’écoute juste ce que mes rimes résonnent Au plus profond de mon âme
Est-ce un drame ? Trop de flammes me crament
Ça me fait mal au crâne D’entendre tout ces cris Et tous ces enfants qui rient Qui disent tout simplement :
Issam stp souris !
Tous ces moments manquent de mots Mon corps souffre de maux Et je ne retrouve plus mes mots Pour continuer mon expression
Car il y a trop de pression Et si t’as l’impression
Que tout s’emballe Que tout va mal
C’est normal
Car on vit dans un monde de cannibales.
Issam – 4G
CULTURE ●●● EVENEMENT ●●● CULTURE
Située en Belgique dans la province de Hainaut, à une soixantaine de kilomètres au sud de Bruxelles, la petite ville de Binche est connue surtout pour son célèbre carnaval traditionnel et ses gilles , devenus l'un des symboles de la Belgique dans le monde.
LE MUSEE …
Les bâtiments occupés par le Musée International du Carnaval et du Masque servirent durant plusieurs siècles d'établissement d'enseignement. Au
XVIIIème siècle, ils abritaient un collège placé sous la
direction des Augustins.
La Ville de Binche décida de donner à cet ensemble architectural une fonction muséale et d'y créer un musée international du carnaval et du masque. Celui-ci ouvrit ses portes au public en juin 1975.
L'exposition « Le masque, l'autre visage de l'humanité » (du 16/09/2006 – au
15/04/2007)
clôture une série de manifestations programmées à l'occasion du 30 e anniversaire du Musée du Masque.Si le Musée du Masque fête ses trente ans, le projet de sa création est en réalité bien plus ancien. Dès le début du 20 e siècle exista à Binche un petit musée communal présentant non seulement des objets et documents les plus divers ayant trait à tous les aspects du passé local, mais également le folklore local. Après la seconde guerre mondiale germa l'idée d'un musée du carnaval qui devait, avant toute chose, aider à mieux faire connaître le carnaval de Binche.
Dans les décennies qui suivirent, les premières collections furent rassemblées grâce aux apports de la population locale et régionale ainsi qu'aux dons consentis par les sociétés carnavalesques de Wallonie.
Plus tard, les contacts internationaux permirent de rassembler des collections européennes et des témoins de l'usage du masque dans les autres continents. Les bâtiments de l'ancien collège des Augustins furent progressivement libérés et aménagés
en faveur du musée naissant.
Dès 1970, une nouvelle exposition intitulée
« Le masque et le carnaval dans le monde » entraînait le visiteur à la découverte d'un domaine méconnu et extraordinaire.
Lorsqu'en 1975, les autorités belges organisèrent, avec le concours du Conseil de l'Europe et de l'UNESCO, trois grandes expositions consacrées aux traditions européennes, elles décidèrent que l'une d'entre elles, centrée sur « Le masque dans la tradition européenne » aurait lieu à Binche. Cette perspective accéléra l'ouverture du musée dans les locaux qu'il occupe aujourd'hui. Le Musée international du Carnaval et du Masque fut officiellement inauguré en juin 1975.
En décembre 1981, le nouveau conservateur, Michel Revelard, s'assigna des objectifs plus larges. Il conçut le projet d'aborder le masque à la fois dans sa dimension spatiale (le masque dans le monde) et dans sa dimension historique (les différentes fonctions du masque à travers le temps).
Le Gille de Binche érigé en statue devant le Musée.
Ces dernières années, l'ouverture au public d'un centre de documentation, la création d'un service éducatif, les animations, les activités culturelles organisées au sein du musée sont venus conforter la vocation à la fois scientifique et éducative de l'institution.
Celle-ci est devenue la première attraction touristique de la Ville de Binche et fait partie des musées incontournables en Belgique.
Source : Site Internet : www.museedumasque.be
LE CARNAVAL …
Une légende, fruit de l'imagination, sans lien réel avec l'histoire.
L'histoire qui remporte le plus de succès et qui a sans doute le plus marqué les Binchois est celle qui fait remonter la naissance des fêtes carnavalesques au seizième siècle.
Imaginez-vous le 22 août 1549, par une belle journée estivale, l'empereur de l'Empire Romain Germanique, Charles Quint, accompagné de toute sa cour
espagnole entre par la grande porte au sein de la place fortifiée, ceinte de ses remparts.
Marie de Hongrie, la Dame de Binche veut éblouir l'héritier, Philippe II. Elle y parviendra sans doute. Les fêtes dureront une semaine. Sept jours de fastes, d'apparats éblouissants qui amèneront plus tard un proverbe toujours vivant au-delà des Pyrénées: " Mas bravas que las fiestas de Bains ". Vous pouvez le traduire par
« Pas de fêtes plus magnifiques que celles de Binche ».
Bals, simulations d'actes militaires, banquets d'abondance et feux d'artifices furent de la partie. A cette époque des explorateurs, les conquistadores avec François Pizarre à leur tête étaient revenus des terres lointaines d'Amérique et avaient décrit ses habitants, les Incas. La légende veut que des courtisans se soient travestis de la sorte pour rappeler les victoires espagnoles en ces contrées. Les costumes bariolés furent quelque peu améliorés pour attirer plus le
regard. Les Binchois auraient été séduits par ces personnages et auraient pris l'habitude, chaque année, de se travestir en
« sauvages » amérindiens.
Les partisans de cette thèse pensent que le mot " gille " actuel est, sous une orthographe déformée, une survivance du prénom " Gil " très répandu en Espagne. Le rôle très important joué par les oranges dans le rituel des Gilles est également invoqué par les partisans de l'origine espagnole de ceux-ci.
A cette époque également, on retrouve à travers la Wallonie et d'autres régions d'Europe, des grands feux. Ce feu peut se
retrouver lors du
rondeau final, le soir
du Mardi- Gras, par
les feux d'artifice et
de Bengale hallucinants
par leur crépitement et leurs lumières multicolores.
Mais son origine doit remonter à bien plus loin encore. Le Carnaval de Binche se rattache sans aucun doute, de par son origine, aux anciens véritables carnavals (nous entendons par là ceux qui n'ont pas été fabriqué de toutes pièces à des fins uniquement festives) de Wallonie et aux fêtes païennes européennes.
A propos de ce paganisme qui est incontestable par les démonstrations burlesques de la fête, il est à faire remarquer qu'une facette du folklore binchois a tout du religieux de par sa
rigueur et son sérieux.
Ces cérémonies avaient pour but essentiel de chasser le mauvais esprit, de combattre les forces du mal en faisant appel à des forces magiques au travers de la danse et au moyen de l'offrande afin d'assurer la fertilité des champs, la fécondité des femmes… C'est en quelque sorte la fête du
renouveau printanier.
Le Carnaval se célèbre juste avant le Carême. La mobilité de la fête chrétienne entraîne celle de la fête profane. La date du Dimanche-Gras se calcule à partir de Pâques, en remontant de 49 jours. Les jours gras se situent donc à des dates variables, à l'intérieur d'une période qui fluctue du début février jusqu'en mars.
En prévision et par compensation de la période de mortification qui s'annonçait, nos ancêtres veillaient à prendre du bon temps. On dansait, on s'ébattait dans les
tavernes ou sur les places publiques.
Aujourd’hui c'est sur la Grand-Place , au pied du beffroi et de l'hôtel de ville, que s'étirent les rondeaux , ces rondes fraternelles qui rassemblent les acteurs de la fête entourés de leurs parents, de leurs amis et de tous ceux qui n'ont pu résister au rythme envoûtant de la danse du gille et qui sert de cadre à l'un des carnavals les plus traditionnels d'Europe.
Pour conclure ces brèves explications, citons un éminent folkloriste binchois, Samuel Glotz: "Nos festivités constituent un maillon de cette longue chaîne de la célébration universelle du retour du printemps. Notre Gille est le grand-prêtre de cette célébration. Voilà qui explique la force de nos traditions et qui enrichit la valeur évocatrice."
Source : Ces informations sont extraites d'une conférence donnée par Philippe Baudoux et Hugues Deghorain aux Facultés Notre-Dame de la Paix à Namur.
Récit et Photos : Saïd Berrada.
Le Mardi-Gras, les Gilles sont revêtus de leur costume bariolé, bourré de paille, ceints de leurs apertintailles, munis de leurs paniers d’oranges et portant fièrement leur somptueux chapeau de plumes d’autruche. Au rythme des roulements de tambour, des claquements de sabots et des tintements de sonnailles, ils sillonnent ainsi en cortège les rues de Binche, entourés de leurs familles, de leurs amis et des membres des sociétés ou confréries dont ils font partie. Destination : la Grand-Place. C’est au pied du beffroi et de l'hôtel de ville, que s'étirent les rondeaux , ces rondes fraternelles qui rassemblent les acteurs de la fête entourés de tous ceux qui n'ont pu résister au rythme envoûtant de la danse du gille dont l’apothéose se termine par les feux d'artifice et de Bengale hallucinants par leur crépitement et leurs lumières multicolores.
LECTURE : Pour en savoir plus sur l’histoire du masque et du carnaval, consultez le bel ouvrage de la collection MUSEA NOSTRA, sous la direction de J.M. Duvosquel et V. Vermeersch :
« Musée international du Carnaval et du Masque – Binche », par Michel REVELARD.
Bruxelles 1991.