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Conversion directe d'énergie thermique en mouvement

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HAL Id: jpa-00212891

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Conversion directe d’énergie thermique en mouvement

C. Verié

To cite this version:

(2)

166

CONVERSION DIRECTE

D’ÉNERGIE

THERMIQUE

EN MOUVEMENT

Par C.

VERIÉ,

Laboratoire de

Magnétisme

et de

Physique

du Solide C. N. R. S. Bellevue

(Seine

et

Oise).

Résumé. 2014 On propose une méthode de conversion directe

d’énergie thermique

en

énergie

mécanique

au moyen de thermoéléments.

A titre

d’illustration,

on décrit un

dispositif

dont la réalisation est très

simple.

Les

premiers

résultats

expérimentaux

montrent que la solution

adoptée

est

particulièrement avantageuse

lorsque

les

énergies

mises en

jeu

sont faibles. Abstract. 2014 A method is

proposed

for

directly converting

thermal

energy

into mechanical energy

by

means of thermoelements.

As an

example,

a

simple

device is described. The first

experimental

results show that this

technique

has many

advantages

in the case of low

energies.

LE JOURNAL DE PHYSIQUE ET LE RADIUM

PHYSIQUE

APPLIQUÉE

SUPPLÉMENT AU No 12 TOME

23,

DÉCEMBRE

1962,

PAGE

1.

Effet

thermoélectrique

-

Thermopiles.

-

Il

est

bien

connu

que l’effet

thermoélectrique

peut

être

utilisé dans des

générateurs d’énergie électrique

dont la

source

d’énergie

est

la chaleur. Le

principe

repose

sur

l’expérience

suivante

( fig.1) :

. FiG. 1.

Deux

barreaux,

en

semi-conducteurs,

de

type n

et

p,

ont

deux faces reliées

électriquement

et

ther-miquement

au

moyen d’une

plaquettè

en

cuivre,

portée

à

une

température Tl.

Les deux

autres

faces

sont

soudées

à deux

connexions

de cuivre

main-tenues

à

une

température

T 2.

Pour

T1 > T 2,

un courant

électrique i

circule

dans

le circuit

lorsque

l’on réunit les deux faces libres par

une

résistance

? IG. 2.

de

charge.

Une intensité de l’ordre de

plusieurs

ampères

est

obtenue ainsi

couramment.

Ces

jonc-tions

peuvent

être

associées

en

série

(fig.

2).

On

obtient

ainsi

une

thermopile,

dont la force

électro-motrice

est en

général

faible

(50

à

100 mV par

jonction

pour

le

tellurure de

bismuth).

Sa

résis-tance

interne doit donc être la

plus

faible

possible.

La

conversion de

cette

énergie électrique

en

éner-gie mécanique

pose des

problèmes particuliers

d’adaptation :

il

est

nécessaire,

soit

d’utiliser des

moteurs

électriques

à,très

faible

résistance

interne,

c’est-à-dire à

contacts

liquides

[1],

soit d’élever la

tension

en

augmentant

assez

considérablement

le

nombre

de

jonctions

dans la

thermopile.

2.

Principe

du

moteur

thermoélectrique

«

com-pact

». -

La

conversion de la chaleur

en

énergie

mécanique

peut

se

faire

plus

directement

au

sein

d’un

dispositif

unique.

Il suffit de fixer

sur

le

rotor

les éléments

thermoélectriques

et

de court-circuiter

les

contacts

mobiles.

Il

en

résulte

plusieurs

avan-tages :

- un moteur

réalisé suivant

ce

principe

est

évidemment

plus

«

compact »

que la

combinaison

thermopile

+

moteur

électrique ;

- comme

le

montre

le

dispositif

décrit

plus

loin

il

est

toujours

possible

de faire

en sorte

que les

contacts

mobiles

tiennent lieu de

jonctions

entre

des éléments n

et p,

d’où ,une économie de

résis-tances

parasites ;

- les

échanges

thermiques

sont

facilités par le

mouvement

des

thermoéléments ;

- il

est

possible

d’exploiter

l’amélioration du

facteur de mérite

de

certains

matériaux

dans

un

champ magnétique

transversal

[2] ;

le

champ

ma-gnétique

du

stator

peut

être

utilisé

à

cette

fin.

3.

Dispositif expérimental.

--

A titre

d’illustra-tion,

un

dispositif simple

a

été réalisé

(fig. 3).

Les

thermoéléments

sont

deux

disques

en

tellurure

(3)

167

de

bismuth,

de

type n

et p,

de rayon

20,

mm,

d’épaisseur

2,5

mm.

FIG. 3.

Ils

sont

soumis

à

un

gradient

de

température

radial :

leur

axe

(a)

est

chauffé

par un

petit

brû-leur à gaz

(b),

leur

périphérie

étant

la

partie

froide.

En

circuit

ouvert

apparait

une

force électromotrice

de 80

mV

pour

une

différence de

température

de

250 °C. Les deux

contacts

à

mercure

(c)

et

(d),

court-circuités

par

le châssis

(e)

forment le circuit

électrique.

L’intensité du

courant i

qui

y

circule

au

démarrage

est

de l’ordre de 3

ampères.

Les

lignes

de

courant

radiales dans les

disques

coupent

les

lignes

de force des

champs

magnétiques

(4

000

oersteds) régnant

dans les

entrefers

des

pièces

polaires

(N, S),

reliées

aux

aimants

perma-nents

( f )

et

(g).

Aux

premiers

essais,

la vitesse de rotation de

500

tours/minute

a

été atteinte aisément

avec un

débit de gaz de

quelques cm3/s..

Une

autre

configuration possible

est

schématisée

par la

figure 4,

où ne sont

représentés

que l’axe de

rotation

(A)

et un

couple

de thermoéléments

(TT)

de

longueur

L.

Plusieurs

couples

peuvent

être

placés

sur

deux

cylindres

concentriques

de

dia-mètre moyen 2d

autour

de l’axe A.

1 es

champs

rxiagnétiques

doivent alors être radiaux.

FIG. 4.

4.

Calcul des

caractéristiques.

-

Il

est très

simple

de calculer

les.

caractéristiques

d’un tel

dispositif.

Dans le

cas

de la

figure 4,

le

couple

mo-teur

C

et

la

vitesse de rotation

m(tours/seconde)

sont

donnés,

en

fonction de

l’intensité i,

par :

«

désignant

le

pouvoir

thermoélectrique

total du

couple, AT

la différence

T2

-

Tl, et

ER la

résis-tance

du circuit

électrique.

La

figure

5,

illustrant

ces

formules,

montre

que

pour

obtenir

la

puissance maximum,

l’intensité doit

être

égale

à

ocA-T/2

ER. Ceci

peut

être

obtenu

en

choisissant

un

champ

magnétique

convenable,

compte

tenu

de la valeur

du

couple

résistant.

Ainsi,

si le

couple

résistant à la valeur

Cr

porté

sur cet

abaque,

le

champ

optimum

est

égal

à

H2 et

on en

déduit la vitesse de rotation par la construction

en

pointillé.

On doit évidemment minimiser les résistances

parasites.

En

supposant

la résistance totale du

cir-cuit réduite à

celle, Ro,

des

thermoéléments,

les

caractéristiques

correspondant

à

la

puissance

maxi-mum sont :

Pour

la

configuration

de la

figure 3,

il suffit de

remplacer

le

couple

moteur

par

l’expression

va-lable pour

une

double

roue

due

Barlow :

r étant

le rayon du

disque.

FiG. 5.

Conclusions.

- Le

dispositif

qui

a été

réalisé

(4)

thermo-168

éléments.

Nous

en avons

indiqué

les

avantages

par

rapport

à la

combinaison :

thermopile

+

moteur

indépendant.

La

configuration

de la

figure

4 doit

permettre

d’obtenir

des

puissances

mécaniques

de

l’ordre de

quelques

dizaines de

watts.

Remerciements.

-

Nous

remercions

M.

Gondet

poué

ses

conseils

et sa

collaboration à

la

réalisation

du

dispositif,

ainsi que Mme H. Rodot pour la

pré-paration

des

thermoéléments.

BIBLIOGRAPHIE

[1]

POULAIN

(J.),

Bull. Soc. Fr.

Elect.,

1961, 8e

série, II,

23,

pp. 656-664.

[2]

WOLFE

(R.)

et SMITH

(G. E.),

Bull. Amer.

Phys.

Soc.

1962, 7,

3, p. 173.

REVUE DES LIVRES SIVOLBOOv

(N.),Contribution

à la détermination des limites

d’inflammabilité des

hydrocarbures, (1

fascicule broché 18 X

27,

63 p., Publications

scientifiques

et

techniques

du ministère de

l’air, Paris.)

Étude

de la limite d’inflammabilité de certains

hydro-carbures

qui

s’exprime

couramment en indice

d’oc-tane. L’auteur étudie les résultats de diverses

expérien-ces exécutées

précédemment

et les compare en

les

ex-primant

dans les mêmes unités. L’étude est consacrée à

l’examen de

quatre

isomères de

l’hexane,

du

cyclohexane

et

l’heptpne.

Les

expériences

sont réalisées à la

pression

atmosphérique

pour des

températures

allant de 100 à

350 C.

L’appareil

utilisé est décrit en détail les résultats sont

exposés

et

analysés. Importante bibliographie.

O. FRID MANS.

GUGGER, HEERING, MULLER, PRAHL, SCHILDT,

VOLKlB’TANN

et WEBER, Prévention et sécurité dans l’industrie chimi-que,

(Traduit

par A.

Zundel).

(1

vol.,

410

p., 16

x 24 cm,

Eyrolles, Paris,

1959,

34

F.)

Ce

livre,

traduit

de

l’allemand,

relate et étudie

plusieurs

centaines d’accidents arrivés dans diverses usines afin d’en connaître les causes et de

permettre

d’en

prévenir

les effets. Cet ouvrage

pratique

s’adresse aux

industriels,

techni-ciens et ouvriers des usines

chimiques

et

parachimiques

et

intéressera tous ceux

qui

utilisent

journellement

des sub-stances t

xiques,

inflammables ou

caustiques.

Les auteurs attirent

particulièrement

l’attention sur le

transport

des

produits chimiques qui provoque,45 %

des

accidents,

les maladies

professionnelles,

leurs causes et

leur

prévention.

Trois annexes

accompagnent

ce manuel : 10

L’organisa-tion des services de sécurité allemands. - 2

Liste des maladies

professionnelles.

- 3- Les

caractéristiques

des gaz et vapeurs inflammables.

O. FRIDMANS. LOMBARD

(R.),

Chimie

propédeutique,

(1

vol., 16

X 25 cm,

395 p., 85

fig., Gauthier-Villars,

Paris, 1959, 35

NF.)

Ce livre s’adresse aux étudiants du P. C.

B.,

S. P. C. N., ,

M. P.

C.,

à ceux

qui

se

préparent

aux concours d’entrée des

grandes

écoles et aussi à tous ceux

qui

désrent connaître les bases de la Chimie. Les notions fondamentales sont clairement définies.

L’ouvrage

réunit la Chimie

générale,

la Chimie minérale et la Chimie

biologique. ,

O.

FRIDMANS. GRONLUND

(F.), Étude

du processus de

germination

dans

la réaction de

l’oxygèue

sur le cuivre aux

températures

élevées,

Publications

scientifiques

et

techniques

du minis-tère de

l’air, Paris,1960,

7,50

NF.

L’auteur étudie le

phénomène

de

germination

dans le cas

de

l’oxydation

de Cu tout en

dégageant

l’influence des différents facteurs :

température,

pression,

orientation

cristalline.

Il

est

parvenu à des résultats

quantitatifs

d’une

grande

précision.

Cette étude est divisée en six

chapitres.

1.

Préparation

des

échantillons,

leur forme et leur

polissage qui

est

l’étape

la

plus

importante.

2.

Appareillage

utilisé et

techniques

d’oxydation.

3. Méthodes

d’analyses.

4.

Pro-cessus

d’oxydation

et examens

qui

ont

permis

de suivre le

phénomène.

5. Influence des variables sur le processus de

germination.

Le 6e

chapitre

essaie de

dégager

de l’ensemble des

résul-tats des conclusions d’un caractère

plus général.

Biblio-graphie.

0. FRIDMANS.

FRANÇON

(J.),

Relation entre la structure

chimique

et la réactivité des combustibles pour fusées à l’acide

azo-tique.

Constantes

physiques

des

combustibles,

(Note

technique

u 89. Publications

scientifiques

et

techniques

du ministère de

l’air, Paris,

1960, 6,15

NF.)

L’auteur a mis au

point

une méthode

simple

d’apprécia-tion de vitesses relatives de combusd’apprécia-tion. Il décrit

l’appa-reillage

employé,

fournit les données

caractéristiques

de

chaque analyse

en fonction du carburant utilisé.

Ailleurs,

il expose les méthodes de détermination de certaines cons-tantes

physiques

des combustibles.

Des tableaux détaillés

permettent

de trouver

rapidement

les données

physiques

et

chimiques

de

chaque

réaction en

fonction du carburant.

Bibliographie.

O. FRIDMANS.

BRANDENBERGER

(E.)

et EPPRECHT

(W.),

Les

analyses

radiographiques

en

chimie, (1

vol. 16 x 25 cm, 272 p.,

Birkhauser, Bâle,

1960.)

Ce livre est une seconde édition allemande

complétée.

Les auteurs montrent les

grandes

possibilités

que mettent

à notre

disposition

les méthodes

radiographiques

dans la recherche et

l’analyse chimiques,

notamment dans le domaine de la recherche

cristallographique.

Ils mettent en

évidence les services que

peut

rendre la

radiographie

dans les cas où

l’analyse chimique classique

fournit des résultats douteux.

Principaux

chapitres :

Nature des cristaux. Procédés

d’analyse

des cristaux au moyen de la

radiographie.

Phases

amorphes

et cristallines. La différenciation des cristaux par les interférences

radiographiques. L’analyse

des

mélanges.

La

radiographie,

moyen

d’analyse

des

mélanges

en évolution.

L’ouvrage

est suivi d’une

impor-tante

bibliographie.

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