UPJV, Département EEA Master 2 EEAII
Parcours ViRob
Fabio MORBIDI
Laboratoire MIS !
Équipe Perception et Robotique!
E-mail: [email protected]!
Semestre 9, A.U. 2015-2016
Mardi 9h30-12h30 et 15h00-17h30 Salle TP101
Plan du cours
Chapitre 1: Perception pour la robotique [F. Morbidi]
Chapitre 2: Modélisation d’incertitudes [D. Kachi]
1. Introduction
3. Typologies de capteur
2. Classification des capteurs
1. Introduction
3. Représentation statistique 2. Représentation de l’incertitude
4. Propagation de l’erreur: fusion des mesures de l’incertitude
Chapitre 3: Traitement des mesures [D. Kachi]
1. Réseau multi-capteurs 2. Fusion des mesures
Partie I : Perception Avancée
Télémètres laser
LIDAR («Light Detection And Ranging») En réalité portmanteau de «light» et «radar»
Rayons émis/reçus coaxiaux
Longueur d’onde: typiquement 780-900 nm
Jamais pure réflexion: toujours de la diffusion sur le cible
Spectre de la lumière visible (390 nm – 750 nm)
Longueur d’onde [nm]
rayon émis rayon reçu
Diffusion sur le cible
400 450 500 550 600 650 700 750
LIDAR
Télémètres laser
Deux méthodes de mesure:
1. Laser pulsé (ex. SICK)
• Mesure directe du temps de vol
• Besoin d’une mesure à la
picoseconde (10-12 s) (En fait, 3 m correspondent à 10 ns)
2. Mesure de déphasage (ex. Hokuyo)
• Émission d’onde modulée à fréquence connue
• Mesure du déphasage entre les signaux émis et reçus
• Techniquement plus simple
Télémètres laser: fonctionnement
SICK SICK SICK
Miroir rotatif Faisceau laser
Obstacle Obstacle
LIDAR LIDAR LIDAR
Obstacle
LIDAR LIDAR LIDAR
Mesures de distance (bleu) à des intervalles angulaires réguliers
Télémètres laser: exemples
Voitures autonomes: Stanley (Stanford University – Volkswagen), gagnant de la DARPA Grand Challenge en 2005
5 lasers SICK pour couvrir tout l’espace devant le véhicule
Robots mobiles: Adept Pioneer 3AT
Laser SICK
Télémètres laser: exemples
Modélisation 3D: numérisation de bâtiments, formations rocheuses, etc.
Faro Focus3D X 330
Leica ScanStation C10
Nuage de points 3D d’un bâtiment numérisé
Télémètres laser: mesure de déphasage
émetteur
mesure de phase
cible rayon émis
rayon reçu
rayon émis rayon reçu
θ
Télémètres laser: mesure de déphasage
rayon émis rayon reçu
λ
La distance totale parcourue par la lumière émise (dans un milieu uniforme):
avec
◦ θ : différence de phase
◦ c : vitesse de la lumière (3 x 108 m/s)
◦ f : fréquence de modulation
◦ : longueur d’onde
La confiance dans la distance estimée est proportionnelle à l’amplitude du signal reçu:
◦ Objets sombres et/ou lointains: mauvaises estimations
◦ Objets proches et/ou clairs: bonnes estimations
D� = 2D = λ θ
2π, λ = c f D�
θ
λ
Télémètres laser commerciaux
RoboPeak RPLIDAR (Chine)
1 laser x 360°, 6 m de portée
1.15 W, 170 g, 5.5 Hz
Prix: 400 €
Hokuyo URG-04LX (Japon)
◦ 1 laser x 240°, 5.6 m de portée
◦ 2.5 W, 160 g, 10 Hz
◦ Prix: 3.5 k€
SICK LMS200 (Allemagne)
◦ 1 laser x 180°, 80 m de portée
◦ 20 W, 9 kg, 75 Hz
◦ Prix: environ 10 k€
IBEO LUX HD, app. automobiles (Allemagne)
◦ 4 lasers x 110°, 90 m de portée (4° vertical)
◦ 10 W max, 1 kg, 12.5-50 Hz
◦ Prix: environ 22 k€
Velodyne HDL-64E (USA)
◦ 64 lasers x 360° (27° vertical), 120 m de portée
◦ 20 W, 13 kg, 5-15 Hz, 1.3 millions de points/s
◦ Prix: environ 75 k$
Émetteurs laser (4 groupes de 16)
Récepteurs laser (2 groupes de 32)
Moteur
Télémètres laser: résultats
2 lasers SICK combinés: 180o + 180o (salle)
4 lasers Hokuyo combinés (couloir)
Laser
Laser
Télémètres laser: résultats
360o, fréquence de rotation jusqu’à 15 Hz
Données brutes du Velodyne
HDL-64E
Capteurs temps-de-vol 3D
Caméra temps-de-vol (ToF)
◦ Projection de lumière infrarouge modulée
◦ Système compact
◦ Possible perturbation due à d’autres sources lumineuses
Mesa Imaging, SwissRanger 4000
◦ Longueur d’onde: 850 nm
◦ 50 FPS, 176 x 155 pixels
◦ Champ de vision: 43.6o (h) x 34.6o (v)
◦ Prix: 4.295 k$
Microsoft (XBOX), Kinect v.2 (2014)
◦ Fréquence: 30 Hz
◦ 512 x 424 pixels (caméra de profondeur)
◦ 1920 x 1080 pixels (caméra RGB)
◦ Champ de vision: 84.1o (h) x 53.8o (v)
◦ Prix: 150 €
Caméra ToF LIDAR
Kinect v.2
SwissRanger
Exemples
FPS = « frames per second » (images par seconde)
Capteurs de triangulation
avec
6 proximètres IR
Source de lumière (laser)
x z θ
rayon émis
objet
rayon reçu
lentille récepteur
(plan image)
f
p
φ
z = f d
p + f tanθ, x = z tanθ
Triangulation optique (capteur 1D)
◦ IR/Laser
Émission
Réflexion
Mesure de distance
◦ Proximètres IR sur le robot Koala (K-team)
80 cm de portée maximale
Bon marché
f : distance focale du récepteur
: distance source-récepteur (connue)
d
d
Capteurs de triangulation
Lumière structurée – LS (capteur 2D)
◦ Caméra CCD/CMOS
◦ Projecteur de motif connu
Vision active
◦ Source lumineuse modulée dans
l’espace, le temps, l’intensité et/ou la couleur
◦ Calcul de profondeur simplifié par rapport à la stéréovision classique
(Stéréo)vision passive : corrélation entre images/environnement
Vision active : mesure directe, fonctionne dans le noir, pas besoin de texture
Exemple: Microsoft Kinect v.1 (2011)
Bande de lumière Caméra Projecteur
de lumière
Écran
H
α
LS – Définitions (D. Fofi)
1 - Point de surbrillance :
• Pas de problème de mise en correspondance.
• Balayage suivant les deux axes
2 - Plan de lumière :
• Correspondance entre points de la ligne projetée ?
• Balayage suivant un axe
3 - Multi-plans :
• Correspondance entre les plans ?
• Pas de balayage
4 - Motif structurant :
• Problème de mise en correspondance
• Pas de balayage
Caméra
(Plan image) Projecteur
3 critères liées à la:
• Dépendance temporelle (statique ou dynamique)
• Nature de la lumière émise (binaire, niveaux de gris ou couleurs)
• Dépendance aux discontinuités (périodique ou absolu)
LS – Classification
Classification proposée dans l’article:
« Recent progress in coded structured light as a technique to solve the correspondence problem: a survey », J. Batlle, E. Mouaddib, J. Salvi, Pattern Recognition, vol. 31, n. 7, pp. 963-982, 1998
Posdamer et Altschuler
• Statique
• Binaire
• Absolu
LS – Exemples de codage
Le Moigne et Waxman
• Dynamique
• Binaire
• Absolu
LS – Exemples de codage
Carrihill et Hummel
• Statique
• Niveaux de gris
• Absolu
LS – Exemples de codage
Vuylsteke et Oosterlinck
• Dynamique
• Binaire
• Absolu
LS – Exemples de codage
Boyer et Kak
• Dynamique
• Couleurs
• Périodique
LS – Exemples de codage
Tajima et Iwakawa
• Statique
• Couleurs
• Absolu
LS – Exemples de codage
Griffin, Narasimhan et Yee
• Dynamique
• Couleurs
• Absolu
LS – Exemples de codage
Fofi, Mouaddib et Salvi
LS – Exemples de codage
Codage couleurs
Laser
Caméra linéaire
Plaque métallique
Garcia, Garcia, Obeso et Fernandez
Projecteur
Verre dépoli Caméra
Profil analysé
Mouaddib, Brassart et Fofi
Profilométrie pour des plaques métalliques. Une caméra
linéaire observe un point de surbrillance projeté sur la
surface d’une plaque métallique
Profilométrie pour des plaques de verre Le verre est illuminé par un motif binaire:
la déformation du motif se projette sur du verre dépoli observé par la caméra.
LS – Applications: métrologie
Plan de base
Plan de référence
Plan image Diapositive
Sotoca, Buendia, Iñesta
Mesure des déformations pathologiques du dos
• Une grille codée est projetée sur le dos des patients
• La calibration consiste à
projeter cette grille sur un plan de référence et sur un plan de base
• Par des calculs, basés sur la similarité des triangles, une
image de profondeur est obtenue à partir des données de l’image
LS – Applications: anthropométrie
Robotique sous-marine
• Le capteur est enfermé dans un caisson en plexiglass
• La ligne de vue est diffractée deux fois (plexiglass et eau)
• La ligne de base n’est plus constante
Robotique extra-terrestre: rover Sojourner (sur Mars en 1997)
Deux lasers sont diffractés en quinze
faisceaux coplanaires et observés par deux caméras
Caméra
Caméra
Laser
Laser
Matthies, Balch et Wilcox
Caméra
Miroir
Rayon laser
Plexiglass
Air Eau
Ligne de base Ligne
de base effective
Chantier, Clark et Umasuthan
LS – Applications: robotique
Capteurs de vision
Matrice de Bayer: matrice de filtres de couleur placée entre
l’objectif et le CCD d’une caméra afin de pouvoir enregistrer des images en couleur
Caméra
Matrice de photorécepteurs (CCD)
CCD
Matrice de Bayer
Caméras
Caméra = objectif + capteur photosensible
Diaphragme
Objectif
◦ Optique
Pour changer la mise à point, l’amplitude du champ de vue, etc.
◦ Diaphragme
Ouverture: elle laisse
passer/bloque la lumière vers le CCD Capteur
photosensible
Objectif
Objectif
Vision passive
◦ Une image: uniquement information 2D sur la scène
Manque d’information sur la structure 3D de l’environnement
Besoin d’information supplémentaire:
◦
Taille réelle des objets observés dans la scène• Mise en correspondance 2D-3D
◦
Mouvement des objets est connu: SfM («Structure-from-Motion»)◦
Position d’une source lumineuse est connue• On peut utiliser les ombres pour percevoir la profondeur («Shape-from-shading»)
Vision passive
Besoin d’information supplémentaire:
◦
Estimation de la profondeur à partir de la mise au point («Shape-from-Focus»)
Il faut quantifier la netteté locale d’une image Lien direct entre longueur focale et profondeur 3D
Image 1 Image 2
Vision passive
◦ Une paire d’images
Deux caméras: stéréovision
• Mise en correspondance
• Triangulation
Image
Caméra 1 Image Caméra 2
Caméra 1
Caméra 2
Information 3D sur la scène
Vision omnidirectionnelle
Systèmes multi-caméras
◦ Google Streetview
Image 360o x 360o, bonne résolution
Difficulté d’assembler les images (aberrations)
Dodeca 2360
Point Grey Ladybug
(0.8 Mpixels x 6 caméras)
Panomo
(36 cameras, 100 Mpixels, 360o x 360o)
(12 caméras, 30 FPS, 100 Mpixels, 360o x 360o)
35
Vision omnidirectionnelle
• Une même primitive (ex. une «droite») est
perçue longtemps
• Appariement d’une part importante d’une scène avec l’image
Département EEA (image panoramique)
Systèmes catadioptriques (caméra + miroir + lentille)
◦ Vision panoramique
Caméra
conventionnelle Lentille
Miroir
Vision omnidirectionnelle
Caméras à optique « fisheye »
◦ Très grand angle (180°)
◦ Problème: distorsions provoquées par la lentille fisheye
Nikon 1 V1 avec lentille fisheye
Caméra classique Caméra avec lentille fisheye
“Chapter House Room”, Cathédrale de Wells, Royaume-Uni
Caméra à optique « fisheye »
Vision omnidirectionnelle
Centre de Perth, Australie
Un encodeur rotatif est un dispositif qui convertit la position angulaire d’un axe ou d’un arbre en code analogique ou binaire
Encodeurs rotatifs
• Encodeurs mecaniques et optiques (les plus utilisés en robotique, ex. pour l’odométrie)
• Deux types d’encodeurs:
• Absolus: la sortie de l’encodeur indique la position courante de l’axe (transducteur
d’angle). L’information n’est pas perdue lorsque l'alimentation est coupée: elle est
disponible à nouveau lorsque l’alimentation est rétablie
• Incrémentaux (ou relatifs): la sortie de l’encodeur nous informe du mouvement de l’axe. Cette information est typiquement traitée ultérieurement pour obtenir des
mesures de vitesse, distance ou position Encodeur optique incrémental
• Encodeur optique absolu avec
codage binaire (3 bits; noir 1, blanc 0)
• Une paire émetteur/récepteur par bit
Encodeurs rotatifs: exemples
• Encodeur optique absolu avec
codage Gray (3 bits; noir 1, blanc 0)
0 0 0
• Encodeur optique absolu avec codage binaire (8 bits; codage mixte sur 4 + 4 bits)
Encodeurs rotatifs: exemples
• Encodeur optique incrémental