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Bulletin de l'économie agricole

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(1)

~,orl

E /CN.14/AGREB/9

.. I

NATIONS UNIES

COMMISSION ECONOMIQUE POUR L'AFRIQUE

ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR L'ALIMENTAliON ·

ET L'AGRICULTURE

... ....

. ,. .

...

..." . ...

...

...- .

BULLETIN DE

..." "." " ~ ".' " " " " ..

..., .

...

...., . ...

• • • • • • • •11. . . • • • • • • • • • •

L' ECONOMIE AGRICOLE

...

• • • • • • •"1• • • • • • • •11• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •

...

...

...

EN AFRIQUE

No·1I

Octobre 1967

(2)

COMIfiSSION ECONOlfiQUE DES NATIONS UNIES POUR LIAFRIQUE

E/CN.14/AGREB/9

ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR L'ALn~!ENTATION,El' LfAGRICULTURE

BULLETIN DE L 'ECONOIIJI!E AGRICOLE El'J AFRIQUE

No 9

DIVISION I\ITXTE CEA./FAO DE L'AGRICULTURE ADDIS-ABEBA

r~67-1334

(3)

Article

E!CN.14/AGREB!9

TABLE DES IIATIERES

I

I I

III

IV

v

POSSIBIIJITES DE RECUEILLIR ET DE PRESENTER EN AFRIQUE, ,,'lU NIVEAU LOCAL ET AU NIVEAU REGIONAL, DES DONNEES SOCIO-..ECONOIIIQUES. • 0 {l 0 par Ralph von Gersdorff

itVANT-PllOJEI.' DE

SERVICE

D'EI'UDES DE CObIPTABILITE

AGRICOLE EI' DE SOCIOLOGIE RURALE POUR L'TRANT• • • • •

par

F.

Tassin

TECHNIQUES DE 1~:rESURE DES SUPERFICIES : OBSERVATIOlfS

SUR LA

lIEIT'HODE I\ITSE

AU POINT AU KENYA POUR LES

RECHER- CHES SUR L 'ECONOlvlIE DES PEI'ITES EXPLOITATIONS. 0 par Fracl{ A. Wilson

PLANIFICATION ET INNOVATION DANS

LES ZONES RURALES

EN' AFRIQUE • • 0 0 0 0 0

par Anthony Bcttomley

LA PLACE DE L'AGRICULTURE DANS L'ECON01ITE DE

L'AFRIQUE DE L' EST 0 0 e o . 0 e o . 0

par le Professeur Ferdinand Stoces

1

25

59

72

90

(4)

E/cN .14/AGREB/9

ARTICL~

I

POSSIBILITES DE RECUEILLIR ET DE PRESENTER

!~

AFRIQUE,

AU NIVEAU LOCAL ET AU NlVEAU REGIONAL, DES WNNEES SOCIO-ECONOMIQUES.1I Par Ralph von Gersdcrff

Conseiller

regional

pour la

planification economique

et sooiale en

Afrique Commission economique des Nations Unies pour l'Afrique

Dans Ie present article, Ie terme "regional" se rapporte aux diverses parties d'un merne pays par opposition

a

une region qui comprendrait plusieurs pays ou qui engloberait tout un continent comme la "region de 1'Afrique" , ou, pour lc:s besoins de la presente note, une " scus-region"

(region a

l'int&- rieur de la region de l'Afrique). II conviendrait d'adopter une regIe interna- tionale pour l'emploi de certains termes.

Les gouvernements africains ont decide de faire progresser Ie develop- pement communautaire~ Certains d'entre eux ont cree

a

cet effet, un ministere special. A son Siege de New York, l'Organisation des Nations Unies affecte un personnel permanent au developpement communautaire au sein de la Division du developpement social (ancienne Direction des affaires sociales) et les experts du "PlillD travaillent sous la direction de fce personnel. Une assistance au de- veloppement communaute;ire est 'auss:i'fournie '8, ti tre"bilateral', essentielle- ment par les Etats-Unis

(USAID).

11 est incontestable que Ie deve10ppement

communautaire n'est possible que si lIon connait les elements de base, ctest-a-dire si l'on recueille ~t presente des donnees au niveau loca~et si I'on peut reellement les obtenir

a

ce niveau.

Les gouvernements africains ont e~alement, cree des services de l'ame- nagement du milieu, appele en :Thlrope "Town and cOlIDtry planning" (Grande- Bretagne) et "amenagement du terri~oi.re" (France). Pour aider les pays dans

ce domaine, ItOrganisation des. Nations Unies a'cree

a'

New York Ie Centre de

.11

Les 0p1n10ns exprimees dans cette etude,.sont celles de l'auteur

at

ne refletent pas necessaireme~t·c~ge~,.de la Commission economique des Nat-ions Unies pour l'AfrtQ11e.. . •.4 "

(5)

E/cN .14/AGREB/9

Page 2

1'habitationt de la constructioll et de la planification; dans ce domaine aussi, divers pays fournissent lIDe aide

a

titre bilateral.

La

ellcore, on ne peut assurer l'amenagement du territoire que si l'vn rassemble des don- nees au niveau local et sur Ie plan regional. Toutefois, dans cet article, il ne sera question que de la planification socio-economique.

De plus en ,plus nombreux sont 'les gouvernements' africains qui creent des servioes de developpement regional dans leur

pays,

en faisant appal egalement aux experts de l'Organisation des Nations Unies. Certains d'entre eux organisent leur service tout d'abord au niveau national, en creant par exemple une section de planification au sein du ministere ou de l'office du plan et en" envoyant dans les regions au dan's les districts des ~quipes de plan1f~cation' ~egionale' comp~sees de nationaux ou dtetrangers, ou encore des . deux (Tahza.n:ie).1l. D'autres gouvernements ont cree des organismes de deve-

loppement regional •

. ·Pour favori'ser la creation

de

ces organismes ,et facili ter Ie rec:,utement de ieur personnel, Ie Conseil ~conomique et social 'de 1tOrgan~[sa;tion" 'de'~' Nations Unies a adopte la resolution 1086 (XXXIX) dont,la mise en;euvre a

ate

confieea la'Direction 'des affaires sociales

(aujourd'hui

'Division

du

developpement social) de New York. La Direction a deja envoye des Missions preparatoires de recherche at de formation en developpement regional a~pres

. de deux organismes regionaux africains :

a

Assouan en Republique arabe unie

et

a

Awash en Ethiopieg/. Les equipes et les

~rga.n:ismes

de developpement re- gional doivent en premier lieu reunir des d~nnees au niveau local et au ni- veau regional pour pouvoir ensuite entreprendre les autres taches essentielles qlli sont : 1tidentification des p'rojets, leur seleotion, lema programmationt

leur mise en oeuvre et leur controle.

11

Voir

1e

Rapport

du PNUD

etabli par

G.Goundrey,

Siege de

l'Organisation

des Nations Unies, CPPPD, T.

Strong, FAO, G. Wen, Direction

des affaires sociales de

l'Organisation

des

Nations

Unies at R.v.

Gersdorff, CEA,

Dar es-Salaam,

26

novembre

1966.

gj

Voir les rapports etablis en oct~bre-n~vembre1966 par E. Weissmann, Centre de l'habitation, de la constructien et de 1a planificati~n,

Siege des Nations Unies, et par R.v. Gersd~ff, CEA.

(6)

E/eN

I u

14/

I AGRZE/9 Page 3

II est evide:nt (3"ussi que l' on a beso~i.J1 (le C8S dorl:'1.ees pour la planifi-

cati.£r.LP.,et..,.~~'§lE~darlE; lc cas sur-tout de 1iag~ricl11ti.ll-'e, mais aussi de 1tindustrie~ des trE.J.1SpOI"'ts1 de 1a n1ain·-cltocn.Lv::;.:'8? de l' erlseigllement, de la sante, dll commerC~3y d.es Ge:~'..iGGS et elll sec';~ou~ social(# 01'"$ pour ameliorer la planificatiorl g'an.era:i.8~ -:1 fallt q~.le les plans par secteur soient de meil- laura q'uali-tie~ c~c;.Jt...G.... ·(iil..(,~ ql1r5.18 soieni; 3tG.1Jlis

a

partir cle donnees plus

compl~tes~ plus r~centec? plLs sGr0s et plus pr~cises~

11 faut qU.G 18S ::~-t1~.l~,..~.-~~,-.£;hS~[~3..,"~~;:::,§.

...

_~2-"K.:;1.'D_I?,.?~.y.~.~ pltofitent des enquetes at des reCe}1S€lrH:JYJ.-L~3 pO·u.2 l~eur:iI' (l.es ClO}lnCeS all. rtiveau lecal, car c1est

a

ce

niveau que 1fOIl -;::C0-,x;re 188 Pl.~i11Cipe,les SO\.lrC(~'::; d8 renseig11eme11ts~ Toutefois on ntobtient 1)3-8 fCrCeiil(~n-:~ de tE:·~lles d.onnees dll fait qu' on a recours

a

des enquetes par sondage~

On ne pOl1.rra a.meliorer la q-ilali-ce des donnees statistiques et autres fournies allX planifiGc~-~elll"UCP_18 si 1ton arrive i\ l"eunir de meilleures don- nees de 'base c,D ni-voa11 1008.:_t, Q,~2_12~~G...,.~_il.iser d.8S met110des de planification d'autant P1~~,.,-.2.S~1EP.b.~9.~~:~.~..~_..£1,_.2.~:..~?,2;1,~,~_,~.es .-El~~_d f.f~~~tantplu.s complets que

les$don~~~_.e~,._~.e~~,~~g;:~£i;2.:.!.~...22t£<~,~~.~~~i(r9-~§.c..><sont d~ mei11eure guali

te.

Si l'on veut etablir des cO:llptos :~~3;i;icJn2)J_:X:! dsc tao:LeallJC ell-t;rees-..",sorties? des chif- fres pour les rnod.eles.matilem2"tiques7

e·c

;3 'ie:1 s8r'vir pour appliquer les tech- niques de la sirr.ul\:1tioil~ ,-;tCe~ O~1 doit C.=:_:3P0SS:"~ de l~ellseigncments statisti- ques et autres (lui SOi0l"lt ez:t:re~'nelnGnt precisj 811::'''8~. cornplets et recents0 Dans ce cas c6p·,~~nda:J.t, il 1"1" est pas necessaire de E£es.~nt..~:;:~ des donnees au niveau lQcal~

Le premier oJrguJncnt est quo 1~E:,~\T~.~~:_~!l~t:£.~9~

..

~0ll.~~_~2 population ...r ....u...r..a_l...f}...E: st be§11:l2f~111?...~·,·_:Q2-.f.fli~J2"

"

II est 8videl1t r.r.U'~3 co n~.~J"eau est i;r8s faible rnais 1Venseignement pri- maire et les c2.mpc"gtloS d.falpJ:.Q,~')etic:(J,tioll 118 c8ssel1-G de se developper en Afri,que.

L experierlCCj :':'(~a.l:iseo 8:li~rc "'956 et 196~~ pa::."' 1'Office de comptabili

te

et de socioloP,'ie' - J . . . .iu -::)(:iYSCJ.1:;lt~i:: Etl;.J'§T':i.8r~\ " , . . , ) . (-ra,tta,c}18\,

e.

l'Ecole nationale superieure

(7)

E/cN .14/AGREB/9

Page 4

agronomique d'Alger) montre que des ~ysanG analphabetes ont ete capables de ,tenir correctement jusqu'a deux mille comptabilites d'exploitations.

On a constate que ces paysans ·§taient dOlleS d:une memoire prodigieuse comparee

a

celle dfindividus alphabetes et instruits

ll.

Les

p~sans

en question etaient des cultivateurs du secteur de ~lbs~st~~~, ne produisant pas pour 'la vente commercialisee at niayant que de petl~es ~XEloit~tionso 11 faudrait

toutefois essayer de determiner jU_SqL"I~'

a

quel POi11t 1texperience acquise en Algerie peut etre utilisee en Afrique au sud clu Saharao

Par ailleurs, les experiences realisees

a

Madagascar

a

l'aide de

questionnaires

a

completer au niveau local ant donne des resultats peu en- c'ourageant's ': selon les cunbi tions personnelles des exploi tants ou des agents de vulgarisatian, elles ont fait l'objet dierreurs par exces ou par defaut dues

a

la crainte que les donn.ees reunies soient utilisees par Ie fisc, etc.o.

On peut evidemment deoouvrir certaines de ces erreurs

a

l'aide de contre-ve- rificati,ons.

,....: La reaction enregistree

a

T.IELdagascar est valaJble dans la plus gr'ande .., .partie de. 1'A"friqUe - du rnoins all sud du Sahara .- et de nombreux eX81nples

ont montre que ,les ellltivatellrs analphabetes (et merne alpl1abetes) nep'(:~'uvent

tenir de simples registres de leu.rs activites agricoles. lIs ne conna1ssent ni la dimension de leurs terres, ni Ie volume de leurs recoltes, ni la quanti-

te

et la valeur des facteurs de production utilises sur leur exploitation, etc. Une experience a ete recemment tentee en Zambie pour juger de la capa- 'cite des cultivateurs

a

tenir de simples registres de leurs recettes

et de-

penses. Cette enquete a

revele

quton ne peut pas leur confier cette tache car

ils n'inscrivent

pas·toutes les transactions et ne designent pas

lesqt;ta.n:tites

en termes objectifs.

,Au IvIaroc1 oudes enquetes an,alogues on.t

ete

effectuees dans Ie secteur agricola sous Ie centrale direct tiu gou\lernement (110tamment dans

les, 'co.ope- ratives at les

fermes

d'Etat)

par

Ie

SOlis-Secretariat

d'Etat a l'ag;riculture

11

Cf. F. Tassin: Avant~~jet de service d'etudes de comptabilite a~icole at de

sociologie

ruralepo~r l'I~~~ Centre de developpement de

l'OCDE,

Paris

1961,

document polycopiE§, po 5-6/t

(8)

EjCl\T.14/AGRlB/9 Page

5

en

1965,

on a constate que lIon pouvait demander

a

des ~ngUeteursvolontai-

~ d'utiliser la ffiethodedes fichiers statistiques pour les cooperatives et les fermes d'Etato On ne sait pas tout~foiE quels seraient les resultats dans les fermes de cultivateurs non soumises

a

lU1 controle de l'Etat et qui, en general, ne sont pas inscrites au cadastre ni exploitees rationnellement.

II semble qu'

a

cet eg·ard Ia meilleure solution soi t organiser des:' campagnes massives de vulgarisation', diinstruction etde formation en vue d'expliquer

a

l'ensemble de la population Ie role decisif du rassemblement des donnees (en ·taut que premiere phase du processus de developpement) •..

Le second argUment est que Ie niveau dtinstruction des conseillers, des animateurszdes engueteurs et des ~gents recenseurs dans les campagnes est aussi ..'trop faibl'eo"Bien que les animateurs ruraUx, qui conseill~nt et guident la masse analphabete submentionnee, aient un niveau .d'instruction

tres

faible, on peut neanmoins leur demander de tenir la comptabilite des pay-sans analphabetes;· on peut leur confier tout d' abord la te:nue de trois

a

cinq series de comptes apres leur avoir fait suivre un petit stage dtune semaine, et par la suite, dans ies' premieres annecs', leur donner des cours annuels de perfec~ionnement de quelques joursl'

..._.. Au.Keny.a et dans denombreux autres pays.africains, les donnes neces- sair.ee...~ux..J~tudes.econom:i..q~:.es sur lcs petites exploitations, ont ete reunies par des agents recenseurs prealablement formes. II s'agissait,

a

l'aide de

techniques objectives de mesure, de comparer la production aux facteurs de production en vue dfevaluer les normes du rendement atteint. Au Kenya, on a elabore un systeme precis 'i1enregistrement des mesures de superficie qu'ia

~te presente par Frank A. vJilson dans un document intitule ttTechniques de mesure des su erficies : Observations sur la methode mi·se au oint au·Ken a EOur les recherches sur lfeconomie des petites eXEloitations1l1 .L'auteur du document declare que, si on lui a donne certaines bases theor.iques et..

pratiques, l'agent recenseur peut assez aisement comprendre la methode.~t calculer assez facilement, par des operations manuelles, les superficies.

11

Cf. Bulletin de l'economie agricole, Division

'mixte

CEA/FAO de l'agri- culture, Commission economique des Nations Unies pour l'Afrique,

9, 1967

e .

(9)

F,/CN.14/AGREB/9

Page

6

Le personnel d'encadrement peut rapidement verifier l'exactitude des resultats.

II·, va' de soi que ces calculs ne peuvent etre effectues par des illettres.

II est evident que les agents de vulgarisation agricole doivent avoir un niveau d'instruction plus eleve, sans quo~ ils ne pourraient pas faire 1e travail qu'on leur demande,

a

savoir faire connaitre les resultats obtenus,

a

la suite de recherches, par les stations experimentales auxquelles ils sont rattaches. ~ egard

a

la nature meme de leur travail, les agents de vulgarisation doivent reunir une foule de donnees non seulement sur les

re-

coltes mais aussi sur les facteurs qui modifient la production agricole (sc:>ls ':"maladie~ de~ recol~e,~" pr.ecipi~ations, eaux souterraines, temperatu- res,', .an~~¥~~s de la1?o~at~~re,p~ix, el?-gra~.s .et a~tres fact~·urs de production).

Mais les agents de vulgarisation agricola et autre personnel de categori~

analogue ne sont generalement pas en nombre suffisant dans les localites pour fournirtoutes les donnees necessaires •

. Pour l'agriculture de subsistance

a

cultures itinerantes qui

prevaut

enoore en Afrique, il faut simplifier les methodes de rassemblement des donnees et les adapter au niveau des services ruraux existants.

Le troisieme argument est que les agents de vulgarisation agricole, les

agents

dU'developpement commuilautaire, dlautres fonctionnaires locaux et re- gionaux at les specialistes prives n'ont pas Ie temps de rassembler les donnees.

C'est certainement vrai, mais par contre, il est difficile de croire qu'on ne peut pas trouver un moment, au moins une fois par an ou, dans certains c~s, une fois par mois pour remplir quelques feuilles de. travail indi°qUant aibc planificateurs locaux:, regionaux et ~ationaux, les rense"~gn.e-

"irients"'les p'lu's importants~

A not'er toutefois, que ,pour rassembler des don.nees de' base dans Ie do;...

maine de 1tagriculture, ·il ne suffit pas· de remplir des fiches~de.'renseigne-

men:ts.

I I faut aussi :

i)

Utiliser des techniques de mesure objectives (pour la mesure des·-···

superficies etdu rendement), . c test

la

une proc"e;dure qui prend beaucoup de temps et qui ne permet pas de couvrir plus de cinq cha.mps par jour.

(10)

E/cN .14/

AGR~/9

Page

1

ii) Pa1."courir de grandes cli;::-:~?J1CS~ entre las villa.ges et eritr'e les . champs cl'U.11 yne1118 .:.::ult,j:vateltl' qui sont Gepares parfois les uns des autres par t:rois

a

ci11Q 1<:n1t' (deux~-tiers de la jourrlee se passent en deplacements frUl: le8 c11ecni11.3 que 1Jorl rencontre generalerl1ent e:n A.frique~ e-i; U.J:'.1. 'l;j~Gl~S Bb"LlJ.3in8rl·c peut etre consacre au travail Sllr

le terrain)L'

iii) Visiter oes pL'oprie:~6s jllste c1Vc'vll'i~ la recol-ce qui peut steffectuer sur toutes les terres du village en. 3 aLI· semaines; ce delai limite le vCJ1UlTIe do travail quo peut accomplir chaque enqueteur.

iv) Recueillil' ces donnees

a 3

au

4

re.tJrises pendant une saison0

Bref~ on dira qU'1.U1 enqueteur peut s'occuper au plus de 20 exploitants par localite et, en fait, ce chiffre devrait etre reduit

a

10 puisque cet

~nqueteur a. encore d~autres taches

a

accompli~)o Vu le nombre d'agents dis- Ponibles S~_~~ ·:1~r.,-. ~.... -, 1 (-~'---""""'1,-- cr,.~.:)... l ' echantillon couvert ne soit pas assez'~ : important pour que 1Won puisse orJteni1" d.es donnees precises au niveau local,

'et· encore"

mOin:s cOUV:cii" t:)U~te3 1es te:r'res d'Un village0 "La methode.du' s6ri~a- ge est la seule solutioll ma:~.s 18., pr'ecisioll des donnees ain'si recueillies'"

est

tout au plus suffisalJ.te? (:~2~IS 1e meilleu_r des, cas ,pour les pays ,dans son' ensemble ou pour, ses pl.~i:ncipaJ.esregiolls geograplliques au a~rnin~s,~ratives.

La presentation de dOI2.neeS pI'Gcises all niveau local est extremement diffici- le

a

obtenir-e-tant donne les conditions qui regnent actuellement en Afrique.

La s.it-llation sel~ait cer'caillClnent clifferente 8i les agricul teurs pouvaient . utiliser des unites de mosure ~ppropriees, si les terres etaient enregistrees au cadastre, et si les deplacements devenaient plus aises.

Si les programmes, les pla11s et lee c11arges de travail du personnel des divers etablissements, ser'vices et Rssociations deja crees, etaient mieux organises et mieu~c coordcnnesr 011. gagnerait beaucoup de temps que l ' on pou~

raitcon,sacrer au rassemblelilGl1.t des d.oTlnees essentielles. De toute fac;on, ces organismes et aussi les aOjll:Lnist:.~atE,11rS, les agents de vulgarisation agricole

, . . "•. f - ...

et du developpement COlnm1.ll1autairc? les professeurs, Ie personnel medical, les exploitants agTicoles, les i~dustriels et merne les artisans, ont besoin, d'un grand nombre de chiffres et d8 mesures pour leurs taches habituelles, ainsi que pour les dossiers au.' j.1.s d0ivent etab1ir0

(11)

E/

Cl'J"~1.4!.A.GREBt

I9

Page

8

Le C{llatrierne argi..vnent es-~ 1c ~~:E-g~1(3~3-e_fC2.~1ds." Le rrontant des .contribu- tions finmlcieres qui peuvent etre faites au niveau local pour financer la collecte des donnees est pr8~tiquementnegligeable. DallS Ie dOlnaine delragri- culture, les enquetes exigent beaucoup de deplaceulents, de supervision et un important materiel speci~"l (de 1iorclre de 25 dollars par ellqueteur pour Ie mains) et on a souvent constate que des enquetes de ce genre coutent en- viron 10 dollars par e}cp18i ta,tiofle :Des fends considerables seraient done

ne-

cessaires pour obtenir rule couverture satisfaisante des exploitations d'une l'ocali

te

ou d'un pays tout entie!"0

Si lIon arrive

a

faire bien comprendre

a

la population que Ie rassemble- ment des donnees au niveau local est une condition essentiell~ du progres eoonomique et social, comme on Ita ~it plus haut, on pourra se procurer les fonds necessaires au niveau local.et au niveau regional et completer ces fonds par des contributions de contrepartie fournies par l'Etat.

Le cinquieme argument -est Ie ~~uede materiel. Lorsque les fonds se- ront disponibles, en pourra acheter Ie materiel requisli.

,

Rassemblement des donnees .B,U niveau local at au niveau regional 'concluantes en Afri~l.e et- aille~,

experiences

Le Senegal et Ie Liban Ollt cree, pOD.r chaque region, Ul1'e equipe poly- valente permanente composee' dtun ingenicl1r--agronome1 d 'un sociologue, d'un"

economiste, d'un medecin et d~u_n (:Lgent dll developpement communautaire. Les membres de ces equipes qui ont leur bureau dans un des chefs-~ieux,'

sont- rattache

s a l 'administratiol1; ilB font des enquetes ensemble au separement dans leur discipline, en se SerVallt de questionnaires et fiches de r~nseigne­

ments:qui

sent prepares

par Ie ministere du plan. Ce ministere ~st

dote

~~~

. service'·special ,aupres dUqllel les' equipes font rapport des resul tats .Q.e I.aurs enquetes dans les divers secteurs de .leur regionc I~Iais ces equipes re<;oivent

1/-,

A cet egard,.voir plus loin 1e chapitre intitule t1~iateriel requis".

..

(12)

'.

E/CN·.1.4/AGRUIB/9 Page 9'

t

aussi les directives d'UJl "bureau operat'iorlJ:"{e·l"·; compose 'de 'fonct'ionna"ires de l'administration regionale, du representant du ministere du pl:ah et de representants .d'autres ministeres. Les equipes polyvalentes doivent essentiel- lement rep€rer les projets

a

partir des dOll..1ees reunies.

Les equipes d'enquetes speciales peuvent certainement fournir des don- nees en vue de Itidentification de projets dans des regions determinees, mais il n'est pas sUr qu'elle puissent reunir, de fagon rationnelle et continue, les autres donnees statistiques de base et couranteso En outre, les efforts de ces equipes se concentrent sur certaines regions, at le reste du pays ne serait done pas couvert.

,Des' fonctionnaires du Bureau agronomique du I<finistere de tt.cLg:ri·cu.l ture,

a

.Beyrout11 (Liban), ont utilise avec succes un certain type de fiches "de .renseignements sur' les couts pour taus les produits agricoles. (fruitsJ amandes

et noix, vignes,legumes, cultures industrielles, cereales, fourrages), cha- que culture etro1t affectee d'un nwnero de codeo Ces fiches ant ete un instru- ment·essentiel pour mettre au point des programmes patronnes par l'~tatt et determiner les politiques de pri~ de production et dfimportationo Le person- nel des services de recherche a aussi utilise les analyses faites par les agents de vulgarisation sur les prolJlemes de gestion agricole PO~IT formuler, it l' intention des agricul teurst des recomrnandations- concern·ant la bonne administration des exploitations. Sur ces fiches doivent figurer i} les quantites de facteurs de production utilises, ii) l~ prix de ces facteurs,

iii.)~>d·(autres donnees economique's' utiles aux planificateurs et aux autres interesses·.

nans

bien des cas, on a applique la methode par sandage sur un petit echantillon de c11aque cuIture dans chaque region._ Qu~t aux moyennes relatives aux diverses cultures, elles ont ete calculees pour un echantillon representatif plus large de producteurs. Pour d'autres cultures, les fiches contenaient de breves donnees sur .les. fagons .. culturales' le-sp·ltts, usuelles ou.les plus caracteristiqUes, sur les facteurs de production" et les prix de ce.s· f~cteurs 0 Des recherc11es anterieures et des observations plus re- centes:montrent qu'au Liban, les facteurs de production varient beaucoup plus d'~u.n village

a

1'autre 'qu'entre les exploitants d'un merne village. On a don~.··.ess~ye de proceder

a

un sondage portant sur quelques agricul telU's

(13)

E/CN.1.4/AGREB/9

Page 10' ·

,d'un village donne, et ,d'interroger des agriculteursdans uncert'ain -nombre de villages de chaque zone de production relati:vement homogene" •.En'

1964,

on

esp~rait, p,ouvoir, au ;fur et ,~ mesure ,du .developpement des ressourceset du renforcement du personnel, elargir 1.'echantillon et interroger Ie's agri- culteurs sur chaque culture et dans chaque zon~ de production, pour finale- , ment remplacer lesfiches de renseignements sur les couts jusqu'alors uti-

iise'e~' par les resul tats de ces sondages. On voit toutefois, que ce type d' enquete h:~' vise pas

a

presenter des donnees au niveau du village.

b) Services d~ dev,eloppement, regional

On peut oiter Itexemple de la Development Planning Authority for the Aswan Region (Service de planificationdu developpement de laregion d'As- souan), creee en 1963. en Republique arabe un~e, qui ~e compose de' cen'tres de developpement

par

secteur. Ces centres sont c?~rge~, .dan.~~..!~~:r~·.~~(;~:t~~urt

de rew;l~r"les,donnees7 de. determiner les, ressource$, les besoU1s" et les projets, dtelaborer;ils doivent aussi executer (en. etroite cooperation avec.le,ministere competent) les,projets, quiont ete'approuves par 1e bu- reau ,operationnel ·oompetellt et 1e pouvoir, centr,al.

ChaqUe centre est dirigepar un bureau uperationnel compose de deux membres du personnel de l'Authority et de deux representants du ministere interesse;. c'est-a-dire 'de haute:s personnalit'es, l'une d'entre elles pouvant etre Ie'. minis'tre' lui-meme.

Le progr81nme d'action de l '11swan Authority rep~se .~ur les principes

. ~ " . .

8uivarits :

lamise en valeur des ressources doit se fonder .sur des .. rec;herches

sfl

res effect~ees au niveau local et au niveau re~ional ,et chaq\le centre doit aserumerle role ci'entrepreneur et, Ie cas echeant, de promoteur pour l'exploi-

, : ,;.. 't'at:ion

des ressources de son secteur •

.,:~tAswan Reg'ional"Pl.~ing Authority garantit: la mise en oeuvre des

:plCU1s~rsmil').:i.~teresetJ.e contrale de .cette m:i..se en oeuvre, tout en confiant

.~ chaqu,e cent~e ,de developpem,en.t la ta,phe d.e re1llli.r las donneest de det,errni- ner les pr9,je:f;s

a

dxecuter" de f,aire, les r~cherchesnecessaires, dtelaborer et d'exeouter les:pr9j~ts:.ry:tenus(en cooperation .avec 1e .ministere competent at conformernent

,a

l&P,ol:i tique applicp.le~,par oe dernier). LtAuthority et

(14)

E/CN·'.14/AGREB/9

Page #11

les ministeres font ell sorte que lea 'centres disposent du personnel, du materiel et des moyens financiers l1ecessaires

a

1texecution de chaque pro-

jet et que cett'e execution est7 du point d.e vue techniq"lle, correctement controlee

a

1'echelon locale Ils s' assurent egalement CfU'aucune action ntest entreprise avant q11e I' on ait etud.ie

a

fond chaque projet, compte . tenu des conditions at des problemes looauxtt Outre las recherches p'erma-

nantes oonsacrecs aux ressources7 et la collectedes dOllnees -. lequel ntest pas encore orgatlise sy"stelnatiql.ler:1ent .- 1t~~Qri~l. se preocct1.pe constamment de 1 "evolutiol1 des besoins de la population locale1 de la crOiSSa11Ce eco- nomique de la region, et des obstacles nouveaux qui peuvent s'opposer au progres. Dans ceteffort constant (1tamelioration des methodes, de decou- verte de nouvelles solutions aux problemes, de modernisation des services et du materiel, Ie role du. personnel de 11.Authority7 en tant qu'entrepre- neur et innovateur, ne cesse de se

developpe~

c) Equipes

~~geres

On a largement fait a.ppel

a

de telles equipes en Afriquee Dans certains

p~s, en Tanzanie par exemple, les equipes cnt travaille dans toutes les

re-

gions mais ne se sont occ11pes que de qllelql.1es secteurs. Certaines dtentre elles ant pr'opose de nouvelles methodes de collecte des donnees au niveau local. Ainsi, pour l'etude quielle a effectuee cur Ie reseau routier de la Zambie et de la Tanzanie (Tanzania-Zambia

Highvl~ Stu~)Y,

l ' equipe du Standfard Research Institute s' est servi de ficl18S de renseignernents

gene-

raux (population, industries rnanufacturieres et reparations1 administration, matieres premieres, services disponibles, attractions touristiques) et de fiches de donnees routieres (donnees de base, donnees sur 1e trafic et sur les prix). L'un'des volumes de cette etude: Handbook of Inventory Procedures for the Resource Allocation Method (RM1) a

ete

congu,

a

titre de guide,

jJ

Cf. A.R. Abdel r~Ieguid: "Regional D~"yelopment : The Aswan Experiment", Aswan Regional Planning Authority, Assouan? Republique arabe unie, septembre 1966, ,

Y

R.S. Cannell,.R.Hacher, C. Grubb? Co) l.Iiller, L<;H., 'IIJu : Tanzania- Zambia .Highw~_Stu~;

8

vo107 Stanfor~Researc~ ~ns~itut~, I'·IenIo Parle, Cal., USA, jllin 1966, y compris un volo I-Ian4~k .•

£.t

Inve!?-tory

Procedures for th.~~.2~~All522§l-J.iollf;lethod U?A]\1) 0

(15)

E/CN014/IiGREB./9 Page 12

pou_r l ' etablissement d 'un inventaire global des donnees servant

a

la pJani-··

ficatio11 du developpc, .~lt regional dtun pays et, en parJ~i~ulier,

a

Ifidenti-

ficatio11 des projet8G Gra.ce

a

1J.l1 invelltaire de ce genre, 1es etudes v.1

te-

rieures sur 1e developpement peu'vent etre fai tes plus rapidement~

a

moi11dres frais? et d011ne::, des ref~ultats plus efficaces~ La, RAFI est fondee S11r Ie quadrillage I\lTU (projection transverse universelle de I'Ierca,tor){I Pour reunir les clonnees, on peu.tv

a

lfinterieur d'un pays, diviser Ulle region selon un quadrillage forme de carres egaux. L9equipe du §t~~lfoEd Researcl1 Instit~t~

declare que les subdivisions politiques sont de dimensions variables et qu'il ntexiste pas d.e systerne permetta..nt de fair€:: d.es re.pprochements entre ces subdi'visions~ que ce soit en fonction des distances, des zones? dienlpla-- cen1el1ts determines au de la concentratioll des ressources ("poles de develop-- pementlf) 0 Grace au systeme (le8 carres egaux, ceperldant~ tnutes les donnees sont collerentes \t comparables. Le I.iTU, systerne de quadrillage

a,

coordon- nees, perme-t dIajou.ter les Gal.·J.~d \J.l..(GL\::I ~\..GC~ cl6 faire 1e rapport de leurs distances~ de mesurer les zones des eli verses combirJ.aisons (le carres7 de me- surer et d~indiqller la densite de tous les elements qui presentent un inte- ret dans tOD_te la sllperficie des carres::- Tous ces elements peuvel1.t etre co- difies et classes en fon.ction d9S carres geograp:b.iques et ils pel1vent, tous

O'Ll par grou.pes, etre totalis8s en fonction d'un <lenominateur comrnun .. Reste

a

savoir comment et

a

quel prix on peut faire appliquer cette methode en

Afrique par du personnel local, regional au national

ll.

II.

~~-S±.!L2r0feSfleurs...:£.t~'eJ~L!1i-an.t§.Y

~.1.. I!Iorris Jisirr.o,,:! r ~..ngen::.8u:r-mecallicien et metallu.reister pI"ofesseur

a

1 'Universi

te

cie Califorl'lie, Los Angeles (ueL.A.), persuade qu;il etait possible de creer de petites industries dans les regions

a

tres faibles

revenus, a convaincu en

1961

les fonctionnaires bresiliens quiil fallait essayer de inettre en oeuvre uri prograrnme cooperatif de developpenlent

11

Voir CEA, documents E/CN!.14/CAP/18,17,22 et 30"

Y

Une description plus d_etcl,illee de cet exemple est dOl1.nee dans Ie docu- ment de la CEA :

.-....--."..."...

ProDositions relatives

.lL_-"_. a

~~~~·.""':WIr::'-...u~-=~-.n-.:::.:-:::-lI,t."lJ~·.~""::la creation de services· _ ' : , - " , > '._ _

~i4entif~n&~~~tsen_A~, E/CN.14/C~/10i ~ddi~-~~ba, 19671 po 10-15.

(16)

~/Cl'To14/AGR:.~/9 Page 13

micr0-6ccnomique lance conjointement par deux equipes de professeurs et

d'et~diants, l'une venant d'une universite d'un pays economiquement tres avance (USA) et l'autre, d1illie lli~iversite d'un pays en voie de developpe-

ment (Bresil).

Ltannee de lancement du projet, les membres des equipes consacrent les

premieres semaines de la periode des vacances

a

rencontrer des dirigeants oommunautaires,

a

faire connaitre la nature et le but du projet et

a

mener

Itenquete economigue at sociale, c'est-a-dire un inventaire de toutes les ressources humaines, naturelles et financieres, et d'infrastructure, des activites industrielles et commerciales, des techniques utilisees, dos marches locaux at regionaux at des besoins sociauxo Pour cette enquete, ils se servent de toutes les donnees imprlmees et polycopiees disponibles (en particulier, des donnees sur les prix et les marches) et ils font personnel- lement des enquetes.

Ces travaux preliminaires termines, on retient pour une etude plus ap- profondie dix

a

douze des pro jets industriels qui figurent sur une longue liste indicative etablie par Itequipe, et les participants locaux pretent leur ·concours sous diverses formes : renseignements, collaboration et in- vestissement"de l'epargne dans les societes

a

capital variable, fondees pour . mettre en oeuvre "les" projets "'retenus. Dans

c"e

domaine, on encourage la crea- tion de comites composes des residents locaux qui s'interessent

a

chacune des entreprises proposees. On aide les comites

a

constituer les nouvelles so- cietes et

a

se procurer les capitaux. Le ca)ital des projets types so situe entre 100.000 et 300.000 dollars des Etats-Unis. Sn general, une grande partie du capital provient de la vente dtactions sur place, Ie reste etant obtenu aupres des etablissements de credito

III. Conseillers et·

age"titS"

bel1evole"s ruraux

Comme

nous l'avons deja dit plus haut, on a obtenu de bons resultats en Algerie en employant ces conseillers et ces agents

a

la collecte des donnees. Naturellementf il faut auparavant les preparer

a

ce travail.

Les agents volontaires dont les services sont fournis au titre des programmes d'assistance bilaterale sont de plus en plus nombreux en Afrique

(17)

BieN .14/

AGRJrrB/9 Page 14

i.Is viennent pour la plupart des Etats-Unis (Peace-Corps) mais aussi de l'Al'.emagne de l'ouest et d'autres pays europeens. Comme la plupart d'entre eux travaillen"t

a

l'echelon local, ils pourraient s'occuper du.ra~semblement

des donnees,

a

condition qu'il soient convenablement formes. II

y

aura inte-

ret

toutefois

a

ne pas leur confier ce travail avant que leur aide Boit ao-

ceptee

par la population locale.

IV. Entreprises privees

Dans taus les secteurs, y compris dans celui de l'agriculture, les grandes et moyennes entreprises privees ont certainement parmi leur person- nel les. elements qui ont leniveau d'instruction sllf:fisant pour Pouv.o~r reu- nir des donne~s sur.leur entr~prise.

Les chefs drentreprises pri'vees comprendront mieux qutils ont interet

a

remplir aussi bien que possible les questionnaires et les fiches necessai- res si on leur montre les avantages importants, et merne decisifs, qu'ils peuvent retirer dtune entiere collaboration avec des enqueteurs dUment auto- rises, :,our leurs etudes de marclles, d' evaluation de's projets, etc ••• lIs n'estimeront plus alors que leur collaboration est une perte de temps et que les questionnaires sant aes papiers

a

mettre

a

la corbeille. 11 faut que les statistiques nationales at autres soient aussi precises que possibl~

I'on veut que Ie secteur

prive

puisse en tirer Ie maximum at catte precision depend entierE}mentzce'~~a va de soi, du concours de ceux qui doivent remplir les fiches at les questionnaires. Aucun chef dtentreprise digne de ce nom ne peut reagir favorablement

a

la vue de renseignements imprecis, insuffi-

sants eu peu s11rs0 SiI

a

la longue, Ie public tire profit de la plupart des chiffres reunis et publies par les services statistiques, c'est en grande partie parce

qu'au

depart; ces services fournissent des renseignements aux groupements priveso

II

faut

etablir

d'excelients liens de

cooperation

entre ceux qui ras- semblent les donnees'I les services statistiques

et

le.s associations

privees

(ohambres de commeroe, associations agricoles, industrielles et assurances, cooperatives, etcoo.) pour que fonctionnaires et entrepreneurs puissent calculer ensemble les chiffres·

a

publier et determiner les moyens de reunir les renseignements connexes en ne demandant qu'un minimum de travail

a

ceux

qui doivent les fourniro

(18)

3/eN •

14/

AGREB/9 Page 15

Souvent ItEtat, mais aussi des groupements commerciaux et autres grou- pements privespeuvent fournir des donnees qu'ils sont seuls

a

posseder. La raison en est que de nombreuses entreprises sont disposees

a

fournir

a

une association des donnees qu'elles ne songeraient pas

a

reveler directement

a

un concurrent. La plupart des associations ont pour premiere tache de reunir des renseignements precis et de transmettre certaines donnees

a

leurs membres tout en les protegeant contre l'application de reglements et de lois fisca- les et autres, prejudiciables

a

leurs interetso Mais sans la courtoisie et la collaboration de la direction des entreprises, ces associations commer- ciales ne pourraient reunir les donnees requises.

v.

Registres d'etat civil at autres

D~~s certaines vil~es africaines, il existe deja des registres d'etat ciyil ainsi que certains systemes d'enregistrement, en particulier, pour les vehicules

a

moteur, mais, dans les zones rurales, ce genre de systeme est pour ainsi dire inexistffi1t, abstraction faite, en quelques endroits, de services du cadastre.

Nous avons suggere de creer en Afrique des services d'enregistrement complets.1l. Bien que nous ayons propose de creer ces services par etapes, la mise en oeuvre de pro jets pilotes dans les "poles de developpement"

(premiere etape) etant suivie, en cas de succes, de la creation de re- gistres dans des zones-echantillons (deuxieme etape), certains ont estime que, pour les raisons enoncees plus haut, il etait actuellement et pour de nombreuses annees encore, absolument impossible d'etablir des registres de donnees en Afrique~ Comme nous essayons de Ie montrer dans cette section, on peut neanmoins citer maintes experiences pratiques de rassemblement des donnees en Afrique au niveau local; nous ne sommes done pas ellcore con- vaincust faute de preuves 8uffisantes, qu'il est impossible d '.enregistrer les donnees en Afrique •

.11

Voir, CEA, R.v. Gersdorff : "Propositions relatives

a

la creation de registres 'permanents de donnees de base en vue de l'identification systema,tigue des pro,ietst1, document de travail interne?

Addis-Abeba,

1967e

(19)

E/cl~

.141

AGREB/9

Page 16

Le present dOCllment pour but de stimu.ler l' examer. de la question au sein des organisations du systeme des Nations Unies et

a

l'exterieur. Pour toutes les aetivites' de l'Organisation des Nations Unies dans les domaines du developpement communautaire, de l'amenagement du milieu, du developpement r'egional et de laplanification 811 genera19 il faut absolwnent, nous 1tavons deja indique, re1lli.irdes donnees au 11iveall loealo Nous suggerons done que c'ette question sait etudiee conjoint'enlent par la Division du developpernent social (pour Ie developpement communautaire et regional), Ie Centre de'

l'ha-

.bitation7 de la construction et dE~ la planificatiol1 (amenagement du milieu), Ie Centre de la planific-ation, deB projections et des politiques relatives au developpement'} le BU.reau de statistique, et Ie Service de l'ad.minist.;r'a- tion publique (organismes qui sont tous instal1es au Siege de l'Organisation des NationsUnies

a

J.\Jevl York:)7

la

FAO

a

Rome (enquetes rurales), l'Institut de recherche des Nations Unies pour le developpement social de Geneve et les Commissions economiques regi~naleso

VI. Services statistigues urbains

at

municipaux.

II

faudra doter ces services, dans les pays

au

il en existe

deja,

du personnelet du fnateriel necessaires

a

la, col1ecte des donnees" au niveau local et

au

niveau regionalo

Les enquetes par sondage peuvent etre utl1isees pour It identifica'tion des" proj-ets, ·merne au· 11iveau cles districts et des sOlls-districts,

a

condi..

tion' quJelles s'effectuent en vue de reunir des donnees ayant· Ie degre'de precision necessaire

·a,

ces niveaux-laD

Nous n'avons pas d'exemple

a

citer pour l'Afriqu~ mais nous pouvons parler de l'Enquete municiEale de

1966 qui

a

ete

menee au

Bresil

par les services de statistique municip~ux en cooperation avec l'Institut bresilien de geographie et de st'atistiques (IoB.G.Ee) at Ie Bureau de recherches 600-

nomiques appliquees (3.P(.E~oAo) du lIinistere du plan. Cette enquete devait faire apparaitre 1timportance relative des di verses comnnmautes' dans"l'~fs"

diver~ S~lct'eU!'s' de····l·'·ecbnom·ie· regiona,lEj~' Elle portait essentielle~ent sur' l' agricul ture, dOllt Itelevager et a donne de bans resul tats o.·Lesfeuilles de travail utilisees pour l'elevage ont ete reproduites

a

l'annexe II

(20)

E/cN

.14/AGRm/~

Page

17

de notre doownent uPropositions re'l'tLtives ala creation, de registres perma-

heht-s"'d~" donnees de base en Vue de l' identification systeinatiqUe des 'projets"0 I\'Ioyens d1enoourager at de suscitar ,la participation du public

On ne peut ancrer dans l'esprit de la population Ie desir de changer que si elle voi

t,

dflUle ,rayon tangible2 1tinteret du changement, sou,~ forme de projets economiques et sociaux etablis grace aux donnees fournies par les services locaux et les gToupes de recenseurs, en collaboration avec les specialistes de l'identification et de l'elaboration des projets qui tra-

. .

vaillent a

11

ec

helon national ou regionalo

En se· servant intensivement, de tous les moyens d'information, on doit

f~ire bien comprendre

a

la population des villes et des villages quel est le but du rassemblement des donnees, qu'en vertu de la legislation relative aux statistiques - et les pays qui n'en ant pas encore doivent en e~aborer une at I'adopter au plus vito - les donnees individuelles ont un caractere con- fidentiel et que les agregats sont indispensables

a

l'identification,

a

la

selection et

a

1 'elaboration ,

a

tous les niveaux du territoire, des projets economiques et sociaux ainsi

qu'a

l'emploi pratique, dans les milieUx d'af- faires, des statistiques nationaleso Lorsqu'ils entreprennent des recense- 'ments 'et des ':enquetes' par s011dage, les services de 1t enregistrement doivent

joindre aux formu.le's et aux question11aires une brocllure contenant Ie's indi- cations

voulues. Par

ailleurs, les fonctionnaires doivent recevoir toutes les 'instructions ' requiseso A moins que la population ne comprenne vraiment ce que 'represente pour chaque citoyen Ie rassemblement de donnees precises, completes', sure's et recentes - indispensables

a

I' identification

,a

l~ se-- leotion et

a

l' elaboration,

a

tous les niveaux du terri toire., de ,p~C?j~_~.~"•.~ rationnels et "bancables" - elle ne donnera pas l~s renseignemen~s,demandes au elle fournira des donnees fausses, done sans val~l.lr" ,par crain~e... du fisc ou par mefiance habituelle

a

11egard du gouvernemel1t ou de toute ~~t9ri.~~

ou encore par respect pour certaines croyances ou tr~ditions religieuses, etc •••

Lorsque la'population loc~le,acceptede cooperer, il faut prevoir,des

plans at des programmes.d'encouragement. II

faut encourager financierement ceux qui se sont

attaches,

avec un

zele

particulier,

a

accelerer Ie

deve-

loppement economique,

a

reunir des donnees,

a

identifier les projets eco- nomiques et sociaux, ales mettre en oeuvre et ales dirigero

(21)

E/CN

.14/AGREB/9

Page1~

11 fautse ser~Jir de.s ~2J..d,t5~..gllS",locales (membres de partis polj.ti- ques ,syndicats, associations profe,ssion!lelles, etc0 C .. '; etdes moyens d1in- formation, y compris les expositions et les marches, pour 8usciter la parti- cipation de la

population

loc"c~.,lo'c '

II faut reperer les §.iri€~.S:::1-~~l2c~~favorables au progres et les inciter

a

'pret'~r' leur cortcoursG lIs po\irront eri'suite persuader le r'est'e" de la population

a

collaborer sans reserve~

Si les fonctionnaires loc~lX, montrent de la bo~e volante, on pourra remplacer par une cooperation etroit~ Ie manque de coordination entre le,s institutions et les services du pouvoir local, provincial et central qui operent dans Ulle communaute donrlE§e. De merne, grace

a

une planific~tionet

a

une mise en oeuvre assurees avec enthous'ia'sme au riiveau I'ocal,'

'on -.p·oUfra

aplanir les conflits internes qui opposent par exemple les villageois, at les amener ainsi

a

tra,va,iller ensemble0

Quant lapopulation locale est contente de son sort et persuadee :qu'elle ne peut pas ameliorer sa situation faute ressources naturelles et de con- naissances techniques suffisantes, les seules'personnes capables de la faire change.r d1avis et de ,lui insuffl,er plus de dynarnisme, sontles animat,eurs - phefs locaux' ouverts au progl~es au personna de llexterieur. Ces anim~teurs

,peuvent de~ontrer qu'u..lJ. changemellt est

a

la fois necessaire,et possib..l~et que le .niveau de vie peut stelev(3r si les condi tions essentielles au progres sont reunies,:. ': collecte systematiq1.le des donnees necessaires,; det~rminationI

a

partir des donnees, des besointJ econcmiques et sociaux; elaboration et mise ,en oeuvr~ des projets avec 11aidE! d'experts regionaux et nat'ionaux.

Ivla,teri'el reguis

, Tout depend des methodes adoptees pour Ie rassemblement des donnees at des localites at regions CQuverteSe

Au

deb~t7 il sera inutile de prev~ir, de

n~mbreU%,bureaux s~ppl€mentairesv Comme materiel de bureau, il suffir~ ~~

classeurs, de machines

a

calCl11er et

a

ecrire; pour les travaux sur Ie tar- rain'~ il faudra d~s'in'strulnents

de

mesure (boussoles

a

prismest roues d'ar- penteuXs ,rapporteurs et reglesJ theodol-ites, e.tco.'

0) \)..

(22)

,

~/CN.14/AGREB/9 Page 19

. 4 , ' 1 l.... •

En ce qui concerne les fourlli tu.r<.?s d~ bureau, il faudra:. esse11tiellement . des livres de relev8s, des feuilles de travail, des fiches et autres formules

d'enregistrement, et des cartes pour inscrire les totaux.

Dep~nses probabIes pour Ie personnel et Ie materiel

Ces depenses dependront

WI

nombre de cad~es superieurs, moyens et su- balternes elnployes pour 1'1 collecte des donnees au niveau local et au ni- veau regional. Au debut, il suffira d'wle petite equipe affectee dans une

zone ou une localite pilote.

L.e8 f011ds lacaUJc, region·aux et nationaux affectes

a

la collecte des donnees locales et regionales devrolltdonc cou,\rrir les frais dtachat du ma- teriel mentionne ci-dessus ainsi que les depenses periodiques afferentes

a

la remuneration du personnel, aux frais de bureauxi y compris'les frais postaux et ~es frais dtimpression, les frais de voyage, les primes d'as- surances, etc •••

Proposition finale

Ce que nOllS sUGgerons, c'est que les gouverneme11ts des pays a·fricains,

at

les diverses institutions de l'Organisation des Nations Unies, mention- nees plus haut, etudie11t la possibili

te

de reunir et de presenter des don11ees au niveau local et au niveau regional et, si cette etude donne quelques r6- sultats positifs, de lal1cer des projets pilotes de collecte des donnees au niveau local. On pourrait lancer deux projets (un pour les zones rurales et un autre pour les zones urbaines) dans las petits pays, et plusie~s dans les pays plus vastes, si possible sur la base d'un sondage aerolair~c'est- a-dire en choisissant par exemple des zones 1101nogenes du point de vue eco- logique au des subdivisions administratives (Etats, provinces, regions ou districts).

Les planificateurs, en collaboration avec les statisticiens, doivent proceder

a

une nouvelle evaluation des donnees necessaires

a

la planifica-

~ et en particulier

a

la planification locale et regionale. II faudra dresser des comptes regionaux indiquant, entre autres, les chiffres des importations et exportations, de la production et de la consommation, des

(23)

E/CN.14/AGREB/9

Page 20

transacti~s'financieres privees et publiques .des divers~s regions. Cas comptes s~nt ~dispensables si lIon veut delimiter Ie cadre de l'economie regionale. L'analyse des couts et des rendements des projets de collecte des donnees locales et regionales, permettra de retenir, parmi les de~andes

concurrentes, celles', q1,i sont' le's .plus interessantes'et~'de'reI)artir'~entre

elIas les modestes ressources.

En

tirant les legons des experiences deja realisees en Afrique at ail- leurs, il devrait etre possible de mettre au point des methodes de collecte de donnees et de presentation des donnees locales et regionales, applicables en Afrique·. r:lais il faudra certainement bien' d 'autres essais avant que 1ton

pui~s~ recomrnander de nouvelles ;methodes particulierement adaptees' aU"secteur agricola des P.g,ys africains.

Si l'on adopte partout les memes methodes de collecte des donnees at .. 'si~l'on'prepare des imprimes normalises, faciles

a

comprendre et

a

utiliser,

ainsi que des systemes de codes et de claEsement, on pourra se servir d'ordi- nateurs pour la mise en memoire ,et la liberation de 1 '.information., '·.la. t·ota- lisation et la tabulation. En maIne telnpsJ on pourra assurer la comparabili-

te

internq,tionale des. donnees relmies de cette maniere systematique.

'Lea oper.ations de recenseme:nt et d' enquetes pourront aussi servir

a

verifie,r laprecision des methqdes de denombrements at de mesures directes, at s'inserer dans Ie cadre plus large d'un systeme permanent integre de 001-

lect~. ,des donnees 11ecessaires

a

121, planification et

a

dtautres fins0 11 est certainement· poss.ible de tenir compte des besoills ,.des possibilites et des re·ssourc,es (hurnaine's, materiel1es', et financieres) de 'chaque pays, sans pour , autant sacri.fier..:,la. comparabili

te

internationale.

,,-.,. .1 •••,... _ _ ~"•.-;4 - . . . - . - . ' - , '.,,"

-

..

(24)

YJ/

GIJ0

14/

AGREE/

9

Page 21

L:J:STE D'~13 SERI~ DE OONI~S QIT~ L'ON SUGGERT~ Us RmJNIR ET D~ PR~S~NTEIl

AU NIVEAU LOCii.L ET AU ~rIVE.t\U REGIOI'JAL 1. Population: Fichier per~anent de la population

a) Registre des habit~nts

(saxe,

date et l~eu de naissance, profes- sion, instruction ou formation (nombre d'annees et type d'enseigne- ment) , employeur, travailleur independant, membre de la famille elnploye, employe

a

ternps partiel, chome"ur, etudiant, retraite, infirnle)~

b) l'Taissances;

c) Decesi d)

tJie:.riages~

e) r~ligratiQn'8

2. Agriculture, elevage, arboriculture et sulvicultlITe, peches.

a) Agriculture (sols, utilisation des terres, parasites, facteurs de production: salaires, materiel, engrais et frunier, insecticides, semences, autres depenses), cultures (rendement, conditions, Gtc ••

o)?

prix payes et per9us, eaux utilisees, milieu (precipitations, eaux souterraines, temperature, etc.), analyses de laboratoire ~

b) ~levage (cheptel, sexe,

age,

,ventes, prix, abattages, maladies, produits animaux, etc ••• ), animaux sauvages;

c) Arboriculture et sylvioulture (superficie et nombre d'arbres frui- tiers, y'compris les vignes, zones forestieres, volwne des arbres sur pied, abattages, plantations nouvelles, production, facteurs de production, valeur ajoutee);

d) Peches

(type

et dimension des embarcations, quantites des prises, depenses, valeur ajoutee);

e) Regime fancier (enregistrement de la proprietei regime de la proprie-

te

at mode de faire valoir, ventes de terrains, prix du terrain, exploitations hypothequees, concessions, etc ••• ).

(25)

Elclf014/AGREB/9

Page 22

Industrie, y compris industrie de la construction et ateliers de ~epa­

rations (etablissementB enregistres, puissance electrique installee, valeur des in~obilisationset des stocks

a

la fin de l'annee, facteurs de production (salaires1 matieres premieres, etccoo) et production de l 'annee, prix payes et per9us7 categories et formation du person11el employe, capacite de production utilisee, t~ansports, eaux~ electricite publique utiliseer exportations et importations, sources de matieres premieres)0

40

10.

Artisanat (certains des. pastes rnentionnees

a

1talinea 3) t>

'Techniques appliquees (types de machines et d'outils utilises, tec~~i­

ques et methodes adoptees pour les diverses activites de production - ex : mesures de protection phytologiques et pedologiques - nombre to- tal dtouvrier requis pour certaines cultures)o

Industries extractives existantes (production des ressources minerales deja identifiees1 salaires, autres depenses, prix payes et pergus, personnel employe, valellr et type du materiel utilise, etc.oo)o

Production dtelectrici

tie,

'tarifs, valeur et type du materiel utilise, demande d' electrici

te

,etc0 0 e,

Transports et vellicules (nombre d' etablissements1 vehiculest marcb.andi- ses chargees, trafic voyageurs, recettes, depenses, tarifs et taux de fret; utilisation des fiches de donnees routieres ': emplacement? type, longueur, largeur, surface, sol, qualite, trace, terrain, moyenne du trafic jour~alier~ fraiB d'entretien, routes sec0ndaires et gTandes routes requises, etc.c.).

Communications (bureaux de postes, telegrapheset telephone et tarifs appliques7 nombre de.~elephones, d'appareils de: radio, de postes de -televisions; journaux).

Enseignement et formation (nombre de classes disponibles, capacite utilisee, effectif scolaire inscrit, nombre de professeurs, bibliothe- ques, adherents aux mouvements de jeunesse, education des adultes7 etcuoo)Q

(26)

3/CN.14/AGREB/9

Page 23

11. sante et hygiene (nolnbre d'l1.opitaux, de lits,d'hopitaux et de dispensai- res, medecins, infirmiers? dentistes, vaccinations, materiel, traitements at salaires, depenses totales, approvisionnements en produits pharmaceu- tiques, bains publics, lutte contre les moustiques et la pollution, ap- , provisionnement e11. eau? s:'"stemes d1egouts, enlevement des ordures, servi-

ces de voierie, controle des produits alimentaires et pharmaceutiques, etc.)o 12. Logement et construction (repartition et densite,

age,

type de construc-

tion, layers, plans d'expansion)o

13.

Commerce (de detail et autre : valeur des ventes par categorie de pro- duits, origine des produits vendus, stocks de marchandises

a

la fin de 1,1annee',materiel.p prix, etc,. •• )0

14.

Consommation (budgets des familles ou des menages, repartition des me- nages' selon le' revenu, les formes dtepargne, la composition de la consom- mation alimentaire et des depenses generales).

15.'

Services divers

Services judiciaires;

Police;

Protection contre l'incendie;

Protection sociale et de la famille;

Secu.rite sociale~

Finances 1

Developpement communautaire;

Urbanislne~

a)

Etat

i)

ii) iii) iv) v) vi) vii) viii) ix) x)

xi)

xii) xiii)

Mesures d'encouragement;

I11formatio11 ;

Orientation professiolli1elle et services de placement;

Reglements du travail (heures et conditions de travail, salaires, etC.ao)7

Enregistrement de la population et d'autres donnees de base, patentes commerciales, preteurs, etc •••

b) Epargne, oredit et dette, assurances;

(27)

E/cN

014/..~·_GRIE.3I) Page 24

d) Services recreatifs (clubs, sports et jeux, partes, cinemas, centres commlU1ar:.taires) •

1-60 AssociatioI:S et entreprises ( organisations civilest politiques au reli-

gieuscs~ collectivites dememe sang au tribus~ syndicats, cooperatives, entrepris8S)n

17 •

Enregistre~nent des projets anciens, en COl1rs et nouveaux, et des sug- gestio11S enlJ.s8c par le public

a

propos des besoins et les projets . identifies"

QE.gr~.__~~~}};~B:1E~£_~~,}:~ggfrf~

...

_£2~~~_£911 EL~e_~:t_l'Lpr.~.s~i a~i on de

S

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s (les n.umeroG nOl1.t ceux (I.os Bujets indiques ci-dessus),

Com:~un3.u1~~._E:32.f:?J._~.~.: 1~7 2

(I'

17-; 8~,

9.

y 10~, 11 &, 13~1 14.,

40' 50'

6.1

30 i

7.,

"I 2It:i 1

5

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,

Cornrnu.nalltes U_Tb&:Lnes

~-..._ · _ ;...: : -..,;,w~,~:?f_·~~"'C~. .·~. .·.<t..-f~Lwz:. . .~,~••

(28)

E/ON.14!AGREB/9

Page

25

.ARTICLE II

AVAL\JT-PROJET DE SERVICE D'LTUDIGS

DE COl1PTJillILITE ilGRICOLE Nl' DE SOCIOLOOIE RUR.A.ill POUR LIIRAIJ presente par F~ Tassin

Consultant du Centre de developpement de l'OCDE

Avant-propos

Les-propositions presentees ci-apres sont directement inspirees de 1

'experience ,

realisee entre

1956

et

1962,

de l'Office de

comptab:Llite at

de sociologie du paysannat algerien, dont Ie siege etait situe

a

l'Ecole

~tionale superieure a~onomique dtAlger.

Apres avoir retrace l'historique de cet Office, preC1se la methode .

elabcir§e

'At signale Jes J",esl11tats obtenus en Algerie, nous avons

essaye

de definir'les moyens et d'etablir la programmatio'n quinous paraissent'

devo1r at

pouvoir ~tre 'mis en oeuvre pour realisert 'e'n Iran, un organisme analogue', adapte 'aux ooniitions e't aux besoins particuliars du pays.

Références

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