J OURNÉE D ’ ÉTUDES
AVEC LA PARTICIPATION DES SECRÉTAIRES GÉNÉRAUX
CFDT, CGT, CGT-FO
Aux origines
du syndicalisme révolutionnaire
La charte d’Amiens a cent ans
Mercredi 11 octobre 2006
de 10 h à 17 h
Petit auditorium, accueil est
B IBLIOTHÈQUE N ATIONALE DE F RANCE Quai François Mauriac, Paris 13
eM° Quai de la Gare / Bibl. F.-Mitterrand
ORGANISÉE PAR
revue d’histoire intellectuelle
Mil neuf cent Mil neuf cent
1906
2006
M
ATINÉE10
H-13
Hsous la présidence de Patrice Rolland
Le syndicalisme d’action directe :
1. Exception française ou phénomène international ? 2. Étape dans le développement de l’industrialisation
ou invariant ouvrier ?
3. Bourses du travail ou Fédérations d’industries ?
avec les interventions de P
IERREH
ÉRITIER, assoc. Lasaire
M
ICHELLEP
ERROT, historienne A
NTOINEP
ROST, historien M
ICHELW
INOCKhistorien
et des membres de la rédaction de Mil neuf cent : J
ACQUESJ
ULLIARD, D
ANIELL
INDENBERG,
J
EAN-L
UCP
OUTHIERA
PRÈS-
MIDI15
H-17
Hsous la présidence de Jacques Julliard avec la participation de
F
RANÇOISC
HÉRÈQUE, secrétaire général de la CFDT J
EAN-C
LAUDEM
AILLY, secrétaire général de Force ouvrière
B
ERNARDT
HIBAULT, secrétaire général de la CGT La Charte d’Amiens dans son contexte historique
Table ronde :
Actualité de la Charte d’Amiens
Le Congrès confédéral d’Amiens confirme l’article 2 constitutif de la CGT : La CGT groupe, en dehors de toute école politique, tous les travailleurs conscients de la lutte à mener pour la disparition du salariat et du patronat.
Le Congrès considère que cette déclaration est une reconnaissance de la lutte de classe qui oppose, sur le terrain économique, les travailleurs en révolte contre toutes les formes d’exploitation et d’oppression, tant matérielles que morales, mises en œuvre par la classe capitaliste contre la classe ouvrière.
Le Congrès précise, par les points suivants, cette affirmation théorique : Dans l’œuvre revendicatrice quotidienne, le syndicalisme poursuit la coor- dination des efforts ouvriers, l’accroissement du mieux-être des travailleurs par la réalisation d’améliorations immédiates, telles que la diminution des heures de travail, l’augmentation des salaires, etc.
Mais cette besogne n’est qu’un côté de l’œuvre du syndicalisme ; il prépare l’émancipation intégrale, qui ne peut se réaliser que par l’expropriation capi- taliste ; il préconise comme moyen d’action la grève générale et il considère que le syndicat, aujourd’hui groupement de résistance, sera, dans l’avenir, le grou- pement de production et de répartition, base de réorganisation sociale.
Le Congrès déclare que cette double besogne, quotidienne et d’avenir, découle de la situation de salariés qui pèse sur la classe ouvrière et qui fait à tous les tra- vailleurs, quelles que soient leurs opinions ou leurs tendances politiques ou phi- losophiques, un devoir d’appartenir au groupement essentiel qu’est le syndicat.
Comme conséquence, en ce qui concerne les individus, le Congrès affirme l’entière liberté, pour le syndiqué, de participer, en dehors du groupement cor- poratif, à telles formes de lutte correspondant à sa conception philosophique ou politique, se bornant à lui demander, en réciprocité, de ne pas introduire dans le syndicat les opinions qu’il professe au dehors.
En ce qui concerne les organisations, le Congrès décide qu’afin que le syndi- calisme atteigne son maximum d’effet, l’action économique doit s’exercer direc- tement contre le patronat, les organisations confédérées n’ayant pas, en tant que groupements syndicaux, à se préoccuper des partis et des sectes qui, en dehors et à côté, peuvent poursuivre en toute liberté la transformation sociale.
MOTION ADOP TÉE AUCONGRÈS D’AMIENS DE LACGT
LE13 OCTOBRE1906
re v u e d’ h i s t o i re i n t e l l e c t u e l l e
Le syndicalisme révolutionnaire
La charte d’Amiens a cent ans
Jacques Julliard : La charte d’Amiens, cent ans après. Texte, contexte, interpré- tations.
Daniel Lindenberg : Le mythe de la charte d’Amiens.
Marco Gervasoni : L’invention du syndicalisme révolutionnaire en France (1903-1907).
Alain Chatriot : Maxime Leroy, la réforme par le syndicalisme.
Willy Gianinazzi : Le syndicalisme révolutionnaire en Italie (1904-1925).
Les hommes et les luttes.
Wayne Thorpe : Une famille agitée. Le syndicalisme révolutionnaire en Europe de la charte d’Amiens à la Première Guerre mondiale.
Georges Sorel : Les intellectuels contre les ouvriers (1910). Document inédit en français présenté parMichel Prat.
224 p. / 18 €
édité par la Société d’études soréliennes 131, Bd Saint Michel
75005 Paris
Résumés/Abstracts sur :revue1900.org