Groupe de travail ministériel d'affectation des lauréats du concours
CPE Rentrée 2009
Le 29 Juillet 2009
Déclaration SNES-FSU
L’annonce de 16 000 suppressions de postes pour la rentrée 2010 est vécue comme une nouvelle provocation par les personnels. C’est le signe de l’abandon de toute ambition pour l’école. Les conditions d’encadrement et d’enseignement atteignent un point critique. Cette situation entraîne de graves tensions dans les établissements. Dans ce contexte, l’insuffisance notoire des recrutements et la précarisation toujours plus grande des vies scolaires font peser de lourdes menaces sur notre catégorie.
Les 192 nouveaux collègues affectés en IUFM et les 8 affectés en situation seront loin de compenser la masse des départs annuels (évaluée à 500 environ).
Il est plus qu’urgent de prendre la mesure de la situation. Si nous nous félicitons de la réouverture des concours internes dans de nombreuses disciplines, en particulier la nôtre, cette mesure ne doit pas se faire au détriment du recrutement par concours externes.
Cette année a été marquée par la « mastérisation ». Si le SNES revendique l’élévation du niveau de recrutement, il revendique également une réelle formation professionnelle des enseignants et des CPE, qui ne sera pas assurée en l’état actuel du projet. Par ailleurs, le ministère a voulu profiter des modifications statutaires pour bouleverser les règles d’affectation des stagiaires. Le SNES refusera toute tentative de régionalisation des recrutements et reste attaché à une affectation nationale des enseignants du second degré et des CPE. Si une réflexion doit être ouverte sur les premières affectations et l’entrée dans le métier, les solutions envisagées ne pourront aboutir à une mise en concurrence des stagiaires et des titulaires concernant les affectations ou les mutations.
Enfin, nous attirons l’attention du ministère sur l’attitude de certains recteurs qui ont supprimé les GT académiques pour l’affectation des stagiaires. Le SNES est fermement attaché à une gestion transparente des personnels. Nous demandons au ministère d’intervenir auprès des recteurs pour qu’ils maintiennent ou créent de tels groupes de travail.
Pascale BALESTRAT – Jean-Marc DELCOURT – Bernard OGIER-COLLIN