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La "Retirada": les exilés de la guerre d'Espagne (1936-1939)

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Academic year: 2021

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(1)

HAL Id: hal-02488757

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Submitted on 10 Mar 2020

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(1936-1939)

Eve Fourmont Giustiniani, Frédéric Miotto

To cite this version:

Eve Fourmont Giustiniani, Frédéric Miotto. La ”Retirada”: les exilés de la guerre d’Espagne (1936-

1939). Carto, le monde en cartes, Areion, 2019, Un danger planétaire. Le plastique : l’autre ”marée

noire”.., 56, pp.70-73. �hal-02488757�

(2)

En avril 1939, après trois ans de guerre fratricide, les forces de Francisco Franco (1892-1975) battent les

républicains et imposent une dictature qualifiée de nationale-catholique. Fuyant les combats, la férocité militaire et la répression, des centaines de milliers de personnes quittent l’Espagne, principalement pour la France, où ces exilés sont enfermés dans des camps avant d’espérer refaire leur vie. Quatre-vingts ans après, la Retirada (retraite) reste un traumatisme dans la mémoire de la guerre civile.

La Retirada : les exilés de la guerre d’Espagne (1936-1939)

Barcelone Saragosse Pampelune Logroño Gijón

Burgos Miranda de Ebro

Madrid La Corogne

Oviedo

Zamora Ségovie

Talavera de la Reina

Soria

Badajoz

Cordoue

Cadix

Alcalá de Henares

Valence

Jaén

Almería

Palma Gérone

200 km

Camps de concentration, prisons

31 janv. 1939 7 févr. 1939

15 janv. 1939 31 déc. 1938

Barcelone Lérida

Gérone

La Jonquera

Tarragone

france

catalogne

100 km Teruel

(févr. 1938)

Victoire nationaliste

Teruel

(févr. 1938) Victoire nationaliste

vinaroz

(avril 1938) La zone républicaine est coupée en deux

vinaroz

(avril 1938) La zone républicaine est coupée en deux

èbre

(juil.-nov. 1938)

La contre-offensive républicaine est un échec

Barcelone Madrid

Bilbao

france

ALGÉRIE (fr.) PORTUGAL

Èbre

Burgos

Valence

Alicante Séville

Malaga

MER MÉDITERRANÉE OCÉAN ATLANTIQUE

franquistes

RÉPUBLICAINS

RÉPUBLICAINS

200 km

Entre le 28 et le 31 mars 1939, les dernières grandes villes républicaines tombent.

Le 1

er

avril, Franco proclame, laconique, à la radio, que « la guerre est finie ».

Mais son discours lors du défilé de la victoire, le 19 mai, indique que « la lutte se poursuit sur un autre terrain » : l’ennemi « judéo-marxiste » qui a fomenté la « révolution anti-espagnole » sera combattu au moyen d’une répression féroce.

Au printemps 1938, les troupes nationalistes coupent le camp républicain en deux. La Catalogne, isolée, s’effondre quelques mois plus tard. Le 26 janvier 1939, Barcelone tombe. L’armée républicaine et les civils se dirigent, sous les bombardements, vers la frontière française pour échapper aux nationalistes. C’est la Retirada.

Pour les républicains vaincus, l’alternative est l’exil ou la répression.

Tout dissident – réel ou supposé – est passible d’exclusion sociale, de sanctions économiques, d’incarcération ou de condamnation aux travaux forcés, voire à la peine capitale.

Les lois de répression votées à la fin de la guerre permettent au régime de fusiller au moins 50 000 personnes entre 1939 et 1946.

Des théories eugénistes justifient que jusqu’en 1945, 40 000 nouveau-nés soient soustraits à leurs mères et placés dans des familles d’accueil franquistes. Près de 300 camps, dont certains sont ouverts dès le début de la guerre dans la zone franquiste, permettent d’incarcérer les opposants. Les conditions de détention y sont terribles : faim, maladies.

Celui du Valle de los Caídos, près de Madrid, est un véritable camp de travail forcé.

La répression politique Libéraux Démocrates Régionalistes Socialistes Communistes Anarchistes Libertaires La répression sociale Syndicalistes Francs-maçons Athées La répression morale Homosexuels Couples non mariés Mères célibataires Enfants de « rouges » La répression culturelle Intellectuels Artistes

Avril 1938, la guerre d’Espagne tourne à l’avantage des forces franquistes

l’anti -Espagne », cible de la répression franquiste

Janvier -février 1939 : la Catalogne cède

Francisco Franco Bahamonde

HISTOIR E

L E S G R A N D E S B ATA I L L E S

(3)

env. 450 000 FRANCE

URSS 6 000

AFRIQUE DU NORD 12 000

AMÉRIQUE DU SUD 6 000 MEXIQUE

25 000

Retour environ 300 000

Alicante Carthagène Almería

Villajoyosa

Valence Minorque

Alger

Djelfa

Tunis Casablanca

S A H A R A

Colomb-Béchar Bou Arfa

Kenadsa Djerada Berguent

Boghari

Ouargla

Djebel Champi Crampel

Bizerte

ESPAGNE

A

LGÉRIE(FR.)

M

AROC(FR.)

M

AROC

(ESP.)

T

UNISIE(FR.)

Oran

OCÉAN ATLANTIQUE

MER MÉDITERRANÉE

200 km Exil républicain

50 km

Rieucros

16 000 Septfonds 16 000 Gurs

Brens

16 000 Bram Agde 16 000 15 000 Le Vernet Noé

Le Récébédou

ANDORRE ESPAGNE

FRANCE Toulouse

Pau Bordeaux

Montauban

Foix Albi

Nombre réfugiés espagnols détenus dans les camps

16 000

Progress ion d

es troupes nationalistes Progress

ion d

es troupes nationalistes Fluvià

Tech

La Muga

La Jonquera Agullana

Le Boulou Céret

Figueres

Ripoll Olot Camprodon Puigcerdà

Bourg-Madame

Mont-Louis

Prats- de-Mollo

Arles-sur-Tech

Col du Perthus Col de Lli

S A L I N E S

CAVALLERA MOGRONY

CATLLARAS

P L A I N E D E L ’ E M P O R D A P L A I N E D U R O U S S I L L O N

ALBERA

B A S S E G O D A CANIGOU

Col d’Ares

1 426 m 2 921 m

2 465 m 2 869 m

2 909 m

2 915 m 2 784 m

1 450 m

Col des

Belitres Col de Banyuls Portbou

Cerbère Collioure Argelès france

ESPAGNE P Y R É N É E S

7 févr. 1939

8 févr. 1939 9 févr. 1939

Chemins de la Retirada 20 km

Avril 1938 35 000 Déc. 1938 45 000

Février 1939 475 000 Mars 1939 440 000 Avril 1939 430 000 Mai 1939 410 000 Août 1939 255 000

Décembre 1939 140 000 200 km

Barcelone Madrid

Bordeaux Santander

ATLANTIQUE

des Asturies et la percée

franquiste vers la Méditerranée intensifient ce mouvement.

Craignant un afflux massif de réfugiés, la France vote, fin 1938, un décret-loi qui vise à interner les étrangers « indésirables », menaçant l’ordre public.

Entre janvier et mi-février 1939, alors que la victoire de Franco semble inéluctable, plus de

450 000 personnes, dont 170 000 civils, fuient l’Espagne à pied par

les routes catalanes, parfois sous les bombes.

En France, l’opinion publique est partagée face à cet exode massif. Le gouvernement Daladier se décide à ouvrir la frontière aux civils espagnols le 28 janvier, et aux soldats – après dépôt de leurs armes aux différents postes- frontières des Pyrénées – le 5 février.

Les familles sont séparées.

Femmes, enfants, vieillards sont redirigés vers tout le territoire français, tandis que les hommes sont envoyés vers des camps de concentration organisés à la hâte.

Des camps d’internement sont ouverts dans le sud de la France (Gurs, Le Vernet, Bram, Agde, Septfonds). Sur les plages du Roussillon, les réfugiés bâtissent eux-mêmes leurs baraquements, ceints de barbelés et surveillés par l’armée. Les seuls camps d’Argelès, de Saint-Cyprien et du Barcarès abriteront jusqu’à 150 000 soldats républicains : en Languedoc, la population de réfugiés dépasse celle du département.

Depuis la côte du Levant espagnol, ce sont 10 000 autres réfugiés qui fuient l’Espagne par la mer, vers l’Algérie, où le même sort les attend : l’internement en camps de concentration, bientôt changés en camps de travail. Le gouvernement français incite ou contraint la plupart de ces réfugiés au rapatriement. En décembre 1939, il ne reste du demi- million initial d’exilés que 140 000 Espagnols sur le territoire français.

Les autres sont soit retournés en Espagne, malgré le sort funeste qui les y attend, soit ont obtenu un visa pour les Amériques ou l’URSS.

La Jonquera Le Boulou

Perpignan

Céret Banyuls

Cerbère Port-Vendres Collioure

Saint-Laurent Rivesaltes

Portbou Le Barcarès

Saint-Cyprien Argelès

70 000

30 000 43 000

10 km

La Retirada, un exode sans précédent en France

Au bout de l’exil, l’internement en France… … ou en Afrique du Nord

Le choix cruel du réfugié : poursuivre l’exil ou rentrer en Espagne

(4)

Vielha

Tremp Tremp

Puigcerdà Puigcerdà

Ripoll

Berga Figueres

Barcelone

Sort La Jonquera

Olot

ANDORRE

Catalogne

FRANCE

Val d’Aran Vielha

Ripoll Berga Sort

Olot Val d’Aran

100 km

Offensive (oct. 1944) du maquis républicain Zone contrôlée par le maquis républicain (fin oct. 1944) Zone infiltrée par le maquis républicain ANDORRE

Val d’Aran

ESPAGNE

FRANCE Saint-Jean-

Pied-de-Port

Saint-Béat Vielha

Sentein

Prats-de-Mollo Tremp Puigcerdà

Figueres Pampelune Jaca

50 km

Offensives du maquis républicain

Amado Granell Lieutenant de la Nueve, sous le commandement du capitaine Raymond Dronne, il est le premier officier allié à entrer dans l’hôtel de ville de Paris.

5 km

Fresnes DRONNE Saint-Ouen

Saint-Cloud Rueil

Chatou Neuilly

Jouy-en-Josas

P. d’Italie

20 heures 24 août 1944

21 h 22 24 août 1944

P. d’Orléans P. de St-Cloud

Place d’Italie

Bois de Meudon Bois de Boulogne

Place Denfert

Hôtel de ville L’Étoile

Invalides Chambre des députés Opéra Concorde Hôtel

Majestic

(QG allemand)

Gare du Nord

Longjumeau Massy Antony

P A R I S

Itinéraire de 2

e

division blindée Itinéraire de la Nueve 9

e

compagnie de la 2

e

DB

Berlin

Strasbourg Vienne Mauthausen Ravensbrück ALLEMAGNE

ITALIE 400 km 500 km Colomb-Béchar

Casablanca

Tombouctou Dakar

Bou Arfa Kenadsa

Reggane Oran

S A H A R A Chemin de fer

transsaharien

200 km

Bordeaux Saint-Nazaire Brest

Dieppe

Ligne Maginot occupéeZone

Zone

« libre »

f r a n c e

ALLEMAGNE

ITALIE

ESPAGNE

OCÉAN ATLANTIQUE

Ouvrage fortifié

▲▲ ▲▲

▲▲ ▲▲

▲▲

▲▲

▲▲ ▲▲

Vielha Arros Bossòst Les

Canéjan

Es Bordes

Tredòs Bagergue Salardú

Tredòs Salardú

FRANCE

Val d’Aran

5 km Vielha

5 km

Des Espagnols dans les camps de travail, en France… … en Afrique du Nord

… voire dans les camps nazis

Août 1944 : La Nueve libère Paris Octobre 1944 : Opération « Reconquête de l’Espagne »

La conquête du Val d’Aran, et le maquis républicain Quand la France s’engage dans

la guerre contre l’Allemagne, le gouvernement décide d’utiliser les réfugiés espagnols comme main-d’œuvre substitutive aux conscrits. 90 000 Espagnols sont envoyés sur les travaux de la ligne Maginot et, lors de l’occupation, sur la construction du mur de l’Atlantique ; 10 000 d’entre eux, jugés « indésirables », sont aussi envoyés vers des camps nazis. 4 816 Espagnols trouveront la mort à Mauthausen, tandis que les femmes sont envoyées à Ravensbrück.

Au Maghreb, les prisonniers républicains sont réquisitionnés pour construire la voie ferrée transsaharienne. À la libération de l’Afrique du Nord, une partie d’entre eux rejoindra l’armée de Leclerc pour former la Nueve.

La 9

e

C

ie

de la 2

e

DB du général Leclerc, appelée la Nueve, est composée quasi exclusivement d’ex-soldats républicains. C’est la première force alliée à entrer dans Paris, le 24 août 1944 au soir : c’est donc aux soldats espagnols que se rend le général Cholitz, le gouverneur allemand de Paris.

La Nueve escortera de Gaulle sur les Champs Élysées lors du défilé du 25 août.

Durant la Seconde Guerre mondiale, de nombreux réfugiés espagnols rejoignent le maquis et entrent en résistance. Ils comptent sur le soutien des Alliés à la fin du conflit pour renverser la dictature franquiste. En octobre 1944, ces maquisards espagnols lancent une

attaque via la frontière pyrénéenne. C’est dans le val d’Aran que la plus forte concentration d’hommes

est engagée. Mais faute d’appuis internationaux, l’opération échoue.

HISTOIR E

L E S G R A N D E S B ATA I L L E S

(5)

GI 500 N-II AP-7

1 km Principaux lieux de mémoire

1

3 2 4

FRANCE

AGULLANA LA VAJOL

Col de Manrella

Monument Lluís Companys

Col de Lli

Col del Portell

Musée Exil Culturel catalan Ambassade de l’URSS

Ambassade du Mexique École

(État-Major)

Can Bech

(Hôpital)

La Concordia

Mas Perxers

(dernier siège de la Generalitat) Mas Can Bech de Baix

(dernier siège du gouvernement de II

e

République) Can Barris

Mine Canta

(dépôt d’or de la République)

(MUME) LA JONQUERA

MER MÉDITERRANÉE

Golfe de Roses Cap Creus

La Jonquera

Perpignan

Agullana La Vajol Maçanet de C.

Darnius Albanya Mollo

Llers Pont de Molins

Argelaguer

Esponella Palol de Revardit Sant Miquel de Campmajor

Capmany

Fortià

Terrades Peralada Vilajuïga

Port-Vendres

La Tallada

Cerbère

Port de la Selva

Roses

Celrà Le Boulou Céret

Prades Elne

Figueres

Gérone

Olot

Camprodon Mont-Louis

Prats- de-Mollo

Arles-sur-Tech

Coustouges St-Laurent-de-C.

P L A I N E D E L ’ E M P O R D A P L A I N E D U R O U S S I L L O N

CANIGOU

2 909 m

2 784 m

Portbou

Collioure

Argelès

Cantallops Espolla Le Perthus

Les Illes

Banyuls-sur-Mer

Colera Llançà

L’Escala

Saint-Cyprien france

P Y R É N É E S

Lieux de mémoire de la guerre civile et de l’exil

30

8 1 20 km

AP-7 A-9

1.

Barcelone, il fuit en janvier 1939.

6.

À son retour, il est emprisonné, torturé et fusillé le 15 octobre 1940.

5.

Madrid , il est emprisonné.

2.

Agullana, il passe la frontière le 5 février 1939.

Saint-Cyprien

avant de séjourner à La Baule-Escoublac.

4.

La Baule-Escoublac, arrêté par la Gestapo

et la police française le 13 août 1940.

ESPAGNE

FRANCE Lluís Companys

Président de la Generalitat de Catalogne entre 1934 et 1940 200 km

La route de l’exil suivie par Lluís Companys Le retour vers la captivité et la mort Stèle à la mémoire de

Lluís Companys 200 km

Barcelone Saragosse

Valle de los Caídos Vitoria Oviedo

Cordoue

Castellon

Alicante Teruel Cella Sta Eulalia Madrid

Getafe Tolede Griñon

Lerida

Bot/Gandesa/Batea, Horta de San Joan

Tremp Huesca

Órgiva Grenade Viznar

Malaga Séville

Constantina León Grado

Valladolid Lardero

Nombre de corps retrouvés dans les fosses

Seules les fosses de plus de 100 corps sont cartographiées

650 4 000 5 685

C’est par La Jonquera, au pied du col du Perthus, que sont passés une grande partie des exilés en 1939. La ville accueille aujourd’hui le MUME , le musée mémorial de l’exil, qui est aussi un centre de documentation consacré à la Retirada et à l’exil des

républicains espagnols.

Au mas Perxers à Agullana, Lluís Companys a trouvé refuge tout comme Antoni Rovira (président du Parlement catalan), et José Antonio Aguirre (président du gouvernement autonome du Pays basque espagnol).

Le mas Can Bech de Baix abritait Juan Negrín (chef du gouvernement de la Seconde République espagnole).

Le mas Can Barris, à La Vajol, a été la dernière résidence, avant l’exil, du président de la République Manuel Azaña.

C’est depuis ces fermes qu’ils sont tous partis, en ordre dispersé, en direction du col de la Lli et de la France le 5 février 1939 au matin.

Dans ces trois communes, de nombreuses plaques d’informations retracent l’histoire de ce moment tragique qu’a été la Retirada.

Sources : Les rutes de l’exili republicà del 1939, Universitat de Girona/MUME, 2013 ; Juan Bautista Vilar, El exilio en la España contemporánea, Universidad de Murcia, 2006 ; Geneviève Dreyfus-Armand, L’Exil des républicains espagnols en France : De la guerre civile à la mort de Franco, Albin Michel, 1999 ; Grégory Tuban, Camps d’étrangers : Le contrôle des réfugiés venus d’Espagne (1939-1944), Nouveau Monde éditions, 2018 ; Paco Roca, La Nueve, Delcourt/Mirages, 2014 ; Compilation de données Conception et réalisation cartographique : Frédéric Miotto (Légendes Cartographie) Conseil scientifique, recherche et rédaction des textes : Eve Fourmont Giustiniani

Le sort de Lluís Companys est emblématique de la répression franquiste contre les républicains, en particulier les régionalistes catalans. C’est dans cette région, de part et d’autre des Pyrénées, que se trouvent les plus saillants lieux de mémoire de l’exil.

Bâtiments, monuments, sépultures, routes empruntées par les réfugiés sont aujourd’hui balisés le long d’itinéraires mémoriaux. Dans le reste du pays, de tels sites

commémoratifs pourraient abonder : les fosses communes s’y comptent par milliers.

Depuis la loi de mémoire historique de 2007, certaines ont été localisées et ouvertes ; mais une centaine de milliers d’opposants exécutés y reposent encore.

2

1

3 4

Les lieux de mémoire de la guerre civile et de la Retirada à travers les Pyrénées

Agullana, La Jonquera, La Vajol : villages témoins de la mémoire

Références

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