HAL Id: jpa-00238065
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Submitted on 1 Jan 1883
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Nouveau relais électrocapillaire
E. Debrun
To cite this version:
E. Debrun. Nouveau relais électrocapillaire. J. Phys. Theor. Appl., 1883, 2 (1), pp.169-172.
�10.1051/jphystap:018830020016901�. �jpa-00238065�
169 annulaire du
champ
se recouvrir de taches somhresd’apparence fuligineuse;
on arrête alorsl’insufflation,
tout en maintenant de la maingauche
le courant d’air dans l’axe dutube;
latempérature
remonte, et, afin de ralentir le réchauffement et en même
temps
d’empêcher
le sulfure de seséparer
en couchesd’inégales tempé-
ratures, on souffle de
temps
entemps
pouragiter
leliquide.
Les taches
fuligineuses pâlissent alors, puis
s’évanoui ssen t net-tement; au moment où elles vont
disparaître,
on lit latempérature
du
point
derosée, puis
um soufflet lentement pour les faire repa- raitre. Avec un peud’habitude,
on obtiendra lepoint
de roséeavec une erreur moindre
que 110
dedegré.
On ferme alors les deux robinets etl’appareil
estpris
pour une nouvelle détermination.La
température
de l’air est donnée par un thermomètre extérieurou par un thermomètre fronde.
On
peut
ainsi mesurer très exactement, dans unlaboratoire,
l’état
hygrométrique
de l’airextérieur, quelles
que soient les cir-constances
atmosphériques exLérieures ( i ).
Les
points
de rosée donnés par cette méthode sonttoujours
su-périeurs
à ceux que donnent leshygromètres
à condensation exté- rieure.Par les
temps calmes,
chauds ethumides,
les différences sont souventnégligeables,
mais elles s’accentuent d’autantplus
que l’air extérieur estplus agité
etplus
sec.NOUVEAU RELAIS
ÉLECTROCAPILLAIRE;
PAR M. E. DEBRUN.
Lorsque
l’on a àcommander,
à l’aide del’électricïté,
des méca-nismes un peu
forts,
on estoblige d’employer
des courants in-tenses
qui
ne tardent pas à détruire les contacts deplatine
et mêmequelquefois
à les souder entre eux.- ~-- ----~ ---- --- - --- --- --- - - --- --
C) Si le poli du tube de laiton nickelé est altéré en quelques points par des poussières entraînées dans l’axe du tube, il suffit de dévisser les deux viroles extrêmes et de passer dans l’intérieur une tige de bois blanc recouverte de peau de daim saupoudrée de rouge d’Angleterre.
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018830020016901
170
J’ai
pensé
que lesphénomènes électrocapillaires qui n’exigent qu’un
courantimperceptible pourraient être, plus
facilement que lesélectro-aimants, appliqués
à cet effet. Voici ladescription
del’appareil que j ’einploie.
Un tube
semi-capillaire,
recourbé comme le montre lafige
r ,est
placé
sur un fléau de balance trèsmobile ;
cetube, plein
d’eauacidulée,
estdisposé
ensiphon
entre deux vaseségalement pleins
d’eau
acidulée;
il contient une grosse bulle de mercure moitié moinslongue
que lapartie
horizontale du tube etqui
l’obstruecomplètemen t.
On sait que la bulle se
portera
vers l’une ou l’autre extrémité Fig. 1.suivant le sens du courant; elle fera ainsi trébucher le fléau d’un côté ou de
l’autre,
cequi
ouvrira oufermera,
par deux contacts àmercure, le courant
principal qui
commande lesappareils
défini-tifs. Cette ouverture ou f’ermeture se fera évidemment sans tâton-
nements ou doubles contacts.
Pour amener le courant, à la
bulle,
onemploie,
comme dansun électromètre
capillaire,
deuxlarges
surfaces de mercurepla-
cées au fond des vases
qui
contiennent l’eauacidulée;
le cou-rant est amené par deux fils de
platine
scellés dans le verre. Les moyens deréglage
secomprennent
à lasimple inspection
de lafigure :
ils sont d’ailleursempruntés
angalvanomètre
de M. Bour-bouze. ’
L’appareil
fonctionne avec un trèspetit
élément Daniell et171
semble, ainsi que tous les
appareils électrocapillaires,
à peuprès
indifférent aux résistances que l’on
peut
intercaler sur le circuit.L’appareil peut s’appliquer
auxgalvanomètres enregistreurs,
carle courant
qui
le traverse est très faible et ne durequ’un temps
inappréciable,
de sorte que lesinstruments, quelque
sensiblesqu’ils soient,
n’en sont pas influencés.Il ne se
produit
ni échauffement des contacts, ni étincelle. Cequi
limitebeaucoup l’usage
de cetappareil,
c’est que ses mouve-ments ne sont pas instantanés et
qu’il
faut environ une seconde et unquart
pour que le contact soit rompu ou établi : on nepeut
donc s’en servir ni dans latélégraphie,
ni pour lesenregistreurs rapides.
Cequi
semble convenir le mieux à sesqualités,
c’est l’en-registrement
desbaromètres,
thermomètres etgalvanomètres;
dans ce dernier cas, il est nécessaire que le courant ne varie pas
Fig. 2. -
par sauts
brusques
et que les rouages des mouvements ne marchent pas très vite.On
peut
aussi en faire usage pourl’horlogerie électrique :
dansce cas, on
emploie
delongues lignes
et l’onplace
les relais en dé- rivation les uns parrapport
aux autres, car leurcapacité
depolari-
sation est si
faible, qu’une pile,
sipetite qu’elle soit,
ne semblepas diminuer par un usage
continuel, lorsqu’elle
est reliée à cesappareils.
Leshorloges qui
nemarquent
que la deini-minute ou la minute s’en accommodent fort bien.Les communications
électriques
sont les suivantes(fig’. 2) :
ldeux éléments Daniell P sont montés en tension et leurs
pôles
libres arrivent aux deux contacts C de
l’horloge
ou del’enregis-
treur ; un fil de dérivation
part
dupoint
de réunion des deux élé- ments, passe par les auges du relais Il et arrive au levier L com-mandé par
l’enregistreur;
suivant que ce lévier touche lepôle
positif
ounégatif
de lapile,
le courantqui
traverse le relais va172
dans un sens ou dans
l’autre;
on voit de suitequ’il n’y
ajamais qu’un
seul des élémentsqui
fonctionne.Cc relais ne semble pas se détériorer par
l’usage,
il nes’y dégage
aucun gaz et il
n’exige
aucun entretien.SUR LE RENDEMENT D’UN SYSTÈME DE DEUX MACHINES
ÉLECTRODYNAMIQUES;
PAR M. A. POTIER.
Le numéro de mars de ce Journal
(~~
contient un article de M.Syl-
vanus
Thompson,
où sontrappelées
encore une fois les formules,
qui,
dans le cas où l’onpeut
considérer comme constant le courant traversant unsystème
de deux machines
djTnamo-électriques,
déterminent le travail mo-teur
T,
le travail résistant t des forcesd’origine électrique
dansles deux machines : le
rapport ,~, ~ L = If
est le rendement théo-rique
dusystème,
rendementqui,
dans lapratique,
est d’autantplus
différent du rendement réel que les vitesses des machines sont
plus grandes.
Si l’on s’en tient à ce rendementthéorique,
enrempla-
çant t par ~~T dans les formules
ci-dessus,
on ad’où résulte que, si l’on se donne le travail à transmettre et le rendement à
obtenir,
les forces électromotrices des deux machinessont déterminées et
proportionnelles
à la racine carrée de la rési-stance du circuit et du travail à transmettre.
Si,
parexemple,
onfait t =
3ch, 6,
R == 3oo ohms eu si l’onfait,
parapproximation,
f~" = i o-, on aura
soit goo volts et 1800
volt,
si l’on se contente d’un rendement~
(’ ) Voir p. 131.