Initiative d’Appui au Développement Humain Durable
Avril 2020
RAPPORT ANNUEL IADH
2019
Table des matières
0. Sigles et Abbréviations ... 3
1. Données administratives de l’IADH ... 4
2. Présentation de l’IADH : Mandat, Vision et Valeurs ... 4
3. IADH et les Objectifs de Développement Durable ODD ... 5
4. Secteurs et Zones de Couverture de l’IADH ... 5
5. Réalisations au cours de l’année 2019 ... 7
5.1. Programme conjoint « MENYUMENYESHE" d’amélioration des services de santé sexuelle et reproductive adaptés aux adolescents et jeunes de 10 à 24 ans dans les provinces Bururi, Rumonge, Makamba et Rutana ... 7
5.1.1. Introduction ... 7
5.1.2. Les principaux résultats atteints par le programme conjoint durant l’année 2019 ... 8
5.1.3. Leçons apprises de la mise en œuvre du Programme conjoint ... 17
5.2. Projet de Promotion des services de santé sexuelle et reproductive (SSR) et de lutte contre les violences sexuelles et celles basées sur le genre (VSBG) adaptés aux adolescents et aux jeunes 18 5.2.1. Introduction ... 18
5.2.2. Résultats atteints par le projet ... 20
Appui aux 6 réseaux sociaux communautaires dans la planification de leurs activités en SSRAJ ... 22
5.2.3. Leçons apprises et succès ... 24
5.2.4. Les défis ... 25
5.2.5. Les recommandations ... 25
5.2.6. Conclusion ... 26
6. Partenariat et Mobilisation des ressources ... 26
7. Résumé financier de 2019 ... 28
8. Conclusion ... 28
Annexe1: Liste des collines ayant des GS et nombre des membres ... 30
0. Sigles et Abbréviations
AA Aire d'attraction
ADIS Association de Développement pour l'Intérêt Social AGC Approche Globale pour la Communauté
AGE Approche Globale pour l’Ecole ASBL Association Sans But Lucratif ASC Agents de santé Communautaire BDS Bureau du District Sanitaire
BESP Bâtir sur les Evidences en Santé Publique BPS Bureau Provincial de la Santé
CDSAJ Centre de Santé Ami des Jeunes
CLAC Centre de Lecture et d'Animation Culturelle COPED Conseil pour l'Education et le Développement
Cordaid Catholic Organization for Relief and Development Aid CPN Consultation Prénatale
DCEFTP Directeur Provincial de la Formation Technique et Professionnelle DPEFTP Directeur Communal de la Formation Technique et Professionnelle ECOFO Ecole Fondamentale
FVS Famille pour Vaincre le SIDA GS Groupe de Solidarité
GTT Groupe Technique de Travail
IADH Initiative d'Appui au Développement Humain Durable IST Infection Sexuellement Transmissibles
LCR Lycée Christ Roi (de Buyengero) ODD Objectifs du Développement Durables OEV Orphelins et Enfants Vulnérables OS Objectif Spécifique
PAA Plan Annuel d'Activités
PADSS projet d’appui au Système de Santé PENS Pairs Educateurs non Scolarisés PF Planification Familiale
PNSR Programme National de Santé de la Reproduction PUVSBGSF
- RGL
Projet d’Urgence relatif aux Violences sexuelles et basées sur le genre et la Santé des Femmes dans la Région des Grands Lacs
RNJ+ Réseau National des Jeunes Séropositifs SDSR Santé et Droits Sexuels et Reproductifs SSR Santé Sexuelle et Reproductive
SSRAJ Santé Sexuelle et Reproductive Adaptée aux adolescents SWAA Society for Women Against Aids
TAA Transformation Agroalimentaire
UNFPA Fonds des Nations unies pour la population UNICEF Fonds des Nations Unies pour l'Enfance USAID United States for International Development
VIH/SIDA Virus de l'immunodéficience Humaine/Syndrome de l'Immunodéficience Acquis VSBG Violences Sexuelles et Basées sur le Genre
VSLA Village Savings and loans
1. Données administratives de l’IADH
Nom de l'organisation Initiative d'Appui au Développement Humain Durable, IADH en sigle Statut juridique Créée en 2008 et agréée par ordonnance ministérielle n°530/476 du 13
Avril 2009.
Acronyme ASBL
Numéro d'enregistrement (ou
équivalent) n°530/476
Date d'enregistrement Le13 Avril 2009 Lieu d'enregistrement Bujumbura
Pays d'enregistrement1/Nationalité Burundi/ Burundaise
Adresse Commune MUKAZA, ROHERO II, Avenue Kunkiko n°11
Adresse électronique de l'organisation et site web le cas échéant
[email protected] Site WEB : www.iadh.bi
N° de téléphone: Téléphone Fixe : (257) 22 27 94 41;
2. Présentation de l’IADH : Mandat, Vision et Valeurs
IADH (Initiative d’appui au Développement humain durable) est une organisation de droit Burundais, qui œuvre dans le domaine du développement en faveur des communautés rurales vivant dans les provinces où elle intervient.
Créée en 2008 et agréée le 13 avril 2009, IADH a obtenu en 2029, la conformité à la loi n°
01/02 du 27 janvier 2017 portant cadre organique des Associations burundaises par la prise d’acte du Ministre de l’Intérieur, de formation patriotique et du Développement Local en date du 16 septembre 2019.
L’IADH focalise ses efforts sur l’amélioration de la santé de la population à travers le renforcement des services de santé (santé sexuelle et reproductive, vaccination, santé communautaire, etc.) et la sécurité nutritionnelle de la population. IADH axe ses interventions sur une culture de performance et la synergie des acteurs tout en valorisant les compétences disponibles dans le pays
IADH est une organisation scientifique et professionnelle qui ouvre des opportunités à des expertises variées (santé, sécurité alimentaire, chercheurs, économie de la santé,
psychologues, etc.).
Sa vision : une Société d’acteurs de développement solidaires animés d’une culture de performance.
Sa mission : œuvrer pour un développement harmonieux des communautés vulnérables à travers la promotion du financement basé sur la performance, de la sécurité
alimentaire et des services de santé en mettant à contribution les compétences disponibles.
Ses Valeurs fondamentales :
1Pour les organisations. [Si ce n'est pas dans un des pays mentionnés au point 2.1.1 des lignes directrices, veuillez justifier l’emplacement].
- Solidarité : Les membres d’IADH sont motivés pour une vision commune
- Equité : Les membres de l’IADH œuvrent pour le bien-être, l’égalité des citoyens burundais et le respect d’autrui
- Culture de Performance : les membres d’IADH veulent promouvoir la culture de la performance
- Attachement à la vision : les membres d’IADH restent fidèlement attachés à leur vision - Respect de la dignité humaine : les membres d’IADH affichent un respect inconditionnel de la personne humaine
3. IADH et les Objectifs de Développement Durable ODD
Les objectifs de développement durable tracent la marche à suivre pour faire face aux défis auxquels le monde est confronté, notamment ceux liés à la pauvreté, aux inégalités, au climat, à la dégradation de l’environnement, à la prospérité, à la paix et à la justice
IADH participe à la réalisation des objectifs 2, 3, 4 et 5 et contribue ainsi à réduire l’impact du mal être en agissant pour une meilleure santé, un épanouissement intégral grâce à l’amélioration des compétences de vie et la promotion de l’égalité des genres.
4. Secteurs et Zones de Couverture de l’IADH
IADH travaille sur les principaux domaines suivants : i) la santé ; ii) la sécurité alimentaire ; ainsi que iii) la recherche action et la formation. Les stratégies adoptées pour l'atteinte de ses objectifs stratégiques sont : le renforcement des capacités des acteurs partenaires de mise en œuvre, la conception et la mise en œuvre de projets de développement, la recherche action et la création d'entités autonomes pour la capitalisation de ses résultats.
C'est dans cette logique d'intervention qu'IADH a mis en place deux entités autonomes ; à savoir : a) l’Unité de production de farines fortifiées sous la marque déposée « DOHA » en vue de contribuer à améliorer la nutrition de la population burundaise, et b) le Bureau d’études BESP (Bâtir sur l’évidence Scientifique en Santé publique), un bureau d’étude créé dans le but de contribuer à la promotion de la démarche scientifique dans la conception, la mise en œuvre et l’évaluation des projets et programmes de santé.
IADH est une association ayant une assise nationale. Ses interventions ont déjà couvert les
provinces Bururi, Bujumbura Mairie, Bubanza, Cibitoke, Makamba, Muyinga, Ngozi, Rumonge et
Rutana.
Au cours de l’année 2019, les interventions d’IADH ont touché les provinces Bururi, Makamba, Rumonge, Rutana et les communes Muyinga et Gashoho en province Muyinga, ainsi que les les communes Rugombo et Murwi en province Cibitoke.
Au cours de l’année 2019, les Zones couvertes par les activités d’IADH sont les suivantes :
A travers le Programme Conjoint MENYUMENYESHE d’amélioration des services de Santé sexuelle et reproductive adaptés aux adolescents et jeunes :
Province Bururi : 6 communes : Bururi, Matana, Mugamba, Rutovu, Songa et Vyanda ;
Province Rumonge : 5 communes : Bugarama, Burambi, Buyengero, Muhuta et Rumonge ;
Province Makamba : 6 communes : Kayogoro, Kibago, Mabanda, Makamba, Nyanza-Lac et Vugizo ;
Province Rutana : 6 communes : Bukemba, Giharo, Gitanga, Mpinga-Kayove, Musongati et Rutana.
A travers les activités du
projet de promotion de la santé sexuelle et reproductive (SSR) et prévention des violences sexuelles et celles basées sur le genre (VSBG) adaptés aux adolescents et jeunes dans les provinces Cibitoke et Muyinga
Province Cibitoke : 2 communes : Cibitoke et Murwi
Province Muyinga : 2 communes : Gashoho et Muyinga
- REP: Projet d’apprentissage du
Respect en milieu scolaire, Province Bubanza (2015);
- SSRAJ: Amélioration de la santé
santé sexuelle et Reproductive adaptés aux Adolescents et Jeunes;
- FBP: Accompagnement de la mise en
oeuvre du Financement basé sur la performance;
- TAA: Transformation Agro-
alimentaire à travers l’Unité DOHA;
- SSR-VSBG: Promotion de la Santé
sexuelle et reproductive et
Prévention des violences sexuelles
basées sur le genre adaptés aux
adolescents et jeunes;
5. Réalisations au cours de l’année 2019
5.1. Programme conjoint « MENYUMENYESHE" d’amélioration des services de santé sexuelle et reproductive adaptés aux adolescents et jeunes de 10 à 24 ans dans les provinces Bururi, Rumonge, Makamba et Rutana
5.1.1. Introduction
Le programme conjoint est exécuté dans les 18 provinces du Burundi, sur financement du Gouvernement Néerlandais à travers son Ambassade au Burundi et le consortium composé de CARE International (Chef de File), Cordaid Burundi, UNFPA et Rutgers.
CARE International et Cordaid couvrent chacune 8 provinces, tandis que UNFPA couvre les provinces de Ngozi et Ruyigi.
Le programme est exécuté en collaboration avec le Ministère de la Santé Publique et de la lutte contre le SIDA à travers son Programme National de Santé de Reproduction ; le Ministère de l’Education, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (MEESRS) ; le ministère de la Jeunesse, des sports et de la culture ainsi que les partenaires nationaux dans le domaine de la SSR.
Cordaid exécute les activités du Programme Conjoint MENYUMENYESHE en partenariat avec ses partenaires locaux
ADIS, SWAA Burundi e
t IADH qui intervient dans les 4 provinces ci-haut citées.Les adolescents et les jeunes au Burundi font face à des défis sérieux par rapport à leur santé et leurs droits sexuels et reproductifs (SDSR). Les défis principaux incluent l'accès limité à l'information correcte et les services sur la SDSR, ainsi que du support limité venant des personnes importantes dans leur vie, dans la recherche d’informations et services de SSR.
Le « un programme conjoint » vise à ce que les adolescents et les jeunes du Burundi soient autonomes (empowered) et jouissent d'une bonne Santé Sexuelle et Reproductive.
Les objectifs du programme sont formulés comme suit :
Objectif global : Les adolescents et les jeunes du Burundi sont autonomes (empowerd) et jouissent d'une bonne Santé Sexuelle et Reproductive.
OS1 : Les jeunes et adolescents scolarisés et non scolarisés ont accès à une information correcte et complète sur la SSR, ont des compétences de faire leurs propres choix et adoptent des attitudes favorables et des pratiques responsables en rapport avec leurs SDSR
OS2 : Les adolescents et jeunes ont accès aux services de santé de la reproduction de qualité adaptés aux jeunes (y compris la planification familiale)
OS3 : Les acteurs clés au niveau communautaire protègent et promeuvent la santé et les Droits sexuels et Reproductifs (SDSR) des adolescents et jeunes.
OS4 : Une coordination solide entre partenaires et intervenants en SSRAJ existe au niveau local et national.
Le partenariat avec Cordaid consiste en la mise en œuvre des activités de terrain par six (6) encadreurs IADH, mis à la disposition de Cordaid, à savoir : i) un encadreur des CDS Amis des jeunes ; ii) un encadreur des Ecoles et Centres Jeunes/ CLAC ; et iii) un encadreur des Groupes de Solidarité (GS) et communauté environnante des CDSAJ, soit trois encadreurs par Région.
Pour la zone couverte en partenariat avec IADH, le travail des encadreurs est directement suivi
par deux Coordonnateurs régionaux de Cordaid : un pour la zone Bururi et Rumonge, et un
deuxième pour Makamba et Rutana.
Par une approche de « réseautage », ce programme vise à atteindre l’environnement fréquenté par les adolescents et les jeunes, c'est-à-dire : (1) le milieu scolaire, (2) la communauté et (3) les services de santé. En 2019, le programme en était à sa 4
èmeannée.
Les activités se déroulent dans tous les milieux fréquentés par les jeunes et les adolescents dans les aires de responsabilité des centres de santé amis des jeunes choisis. La mise en réseau des acteurs et institutions importantes (Ecoles, Centres de santé et communauté) au niveau communal a été retenue comme montage opérationnel.
5.1.2. Les principaux résultats atteints par le programme conjoint durant l’année 2019 Ces résultats sont les suivants:
46 Réseaux socio communautaires opérationnels
autour des centres de santé amis des jeunes (CDSAJ) dans les 4 provincesProvince Réseaux
sociocommunautaires
Bururi 12
Rumonge 10
Makamba 12
Rutana 12
Total 46
Au cours de l’année 2019, toutes les 23 communes (des 4 provinces) ont été couvertes par les activités du programme Conjoint à raison de 2 réseaux sociocommunautaires par commune.
Les réseaux socio communautaires promeuvent des activités de protection et de soutien aux adolescents et jeunes.
Les jeunes ont besoin de la compréhension des personnes influentes et des parents pour se sentir en paix et soutenus. Le programme conjoint incite les personnes qui détiennent le pouvoir et l’influence sur les jeunes, comme les parents, les éducateurs, les leaders administratifs provinciaux, communaux et collinaires, les leaders religieux, à se montrer plus attentifs, à être plus réceptifs aux besoins et droits des jeunes en matière de santé sexuelle et reproductive. Le programme conjoint appuient les membres des réseaux socio communautaires dans la planification de leurs activités qui renforcent la communication, la négociation et la recherche de solutions visant à faciliter l’accès des adolescents et jeunes aux services adaptés à leurs besoins en SSRAJ.
46 Centres de Santé Amis des Jeunes (CDSAJ)
Les réseaux sociocommunautaires opèrent autour des
46
Centres de Santé Amis des Jeunes(CDSAJ)
suivants :Province Commune Centre de Santé Ami des
Jeunes (CDSAJ) Bururi : 12 CDSAJ Bururi Bururi et Gasanda
Matana Bihanga et Matana
Mugamba Muramba et Vyuya
Rutovu Kajondi et Rutovu
Songa Muheka et Ruvumvu
Vyanda Bwatemba et Rweza
Rumonge : 10 CDSAJ Bugarama Cashi et Magara I
Burambi Muyange et Rwaniro
Buyengero Muyama et Muzenga II
Muhuta Gitaza et Muhuta
Rumonge Buruhukiro et Minago Makamba : 12 CDSAJ Kayogoro Gatabo et Mayange Kibago Bukeye II et Kiyange Mabanda Gitara et PS Mabanda
Makamba Canda et Murenge
Nyanza-Lac Muyange et Mvugo
Vugizo Gikuzi et Vugizo
Rutana : 12 CDSAJ Bukemba Butare et Gihofi
Giharo Butezi et Muzye
Gitanga Gitanga et Kinzanza Mpinga-Kayove Kayero et Kayove Musongati Ngoma et Shanga
Rutana Kivoga et Rutana
46 CDSAJ au total Dans 23 communes
A travers ces Centres de santé Amis des jeunes (CDSAJ), les Adolescents et jeunes ont accès à des services de santé de la reproduction de qualité adaptés à leurs besoins (y compris la planification familiale).
Ces CDSAJ ont été équipés en matériel (postes téléviseurs, plaques solaires, Antennes paraboliques, modules utilisés, blouses, etc.) permettant un meilleur accès des adolescents et jeunes à une information adéquate et aux services de santé sexuelle et reproductive adaptés à leurs besoins.
De plus tous le personnel (Les infirmiers et le personnel d’appui) a bénéficié d’un renforcement de capacités sur le fonctionnement d’un CDSAJ attractif pour les adolescents et jeunes.
Dans le cadre du renforcement de l’interaction des membres du réseau, il est organisé des visites du centre de santé vers les écoles ou communauté, et vice versa, ce qui donne l’occasion aux jeunes d’avoir des informations relatives à l’offrent des services de santé.
Certains CDSAJ ont intégré dans leurs PAA les visites dans les clubs de santé et associations des jeunes/groupe de solidarité. En outre, les représentants des groupes de solidarité ainsi que les enseignants encadreurs et pairs éducateurs scolarisés en collaboration avec le directeur d’école planifient les descentes au CDSAJ dans surtout les après-midi. Ainsi, la relation entre le CDSAJ et les adolescents - jeunes est améliorée et les jeunes consultent le CDSAJ sans peur. Cela témoigne ainsi la pérennisation des activités du programme conjoint.
Figure 1: Lors de la visite du titulaire du CDSAJ de Muramba au Lycée Communal Kibezi (interaction Ecole_CDSAJ)
184 ECOFO et Ecoles post fondamentales
184 écoles réparties dans les 46 réseaux socio communautaires, soit 2 réseaux opérationnels autour d’un centre de santé ami des jeunes (CDSAJ) par commune, éveillent la conscience des adolescents et jeunes à travers l’éducation à la vie affective et familiale en utilisant le manuel
« le monde commence par moi ».
1. Province Bururi
Commune CDSAJ Bururi CDSAJ Gasanda
Bururi
Lycée Bururi
Lycée Communal Bururi ECOFO Gatohwe ECOFO Kabuye
Lycée Communal Gasanda Lycée Communal Cangwe ECOFO Murinda
ECOFO Gasanda
Commune CDSAJ Matana CDSAJ Bihanga
Matana
Lycée Matana
Lycée Communal Matana ECOFO Matana
ECOFO Rubanga
Lycée Communal Buraniro ECOFO Kibungo
ECOFO Kiriza ECOFO Bihanga
Commune CDSAJ Muramba CDSAJ Vyuya
Mugamba
Lycée Tora
Lycée communal Mugamba Lycée communsl Kibezi ECOFO Muramba I
Lycée communal Vyuya ECOFO Vyuya
ECOFO Nyakimonyi ECOFO Kirinzi
Commune CDSAJ Ruvumvu CDSAJ Muheka
Songa
Lycée communal Ruvumvu ECOFO Kuwibiti
ECOFO Mutsinda I ECOFO Bihari
Lycée communal Muheka ECOFO Muheka
ECOFO Nyabitanga ECOFO Murambi
Commune CDSAJ Rweza CDSAJ Bwatemba
Vyanda
Lycée reine des apôtres de Kaganza Lycée communal Bandage
ECOFO Kinyinya ECOFO Sevyanda
Lycée communal Bwatemba ECOFO Kigoti
ECOFO Bwatemba ECOFO Nyaruyange
Commune CDSAJ Rutovu CDSAJ Kajondi
Rutovu
Lycée Rutovu
Lycée Communal Mutangaro ECOFO Rutovu I
ECOFO Rutovu II
Lycée Communal Kajondi ECOFO Muyogoro ECOFO Kayaga ECOFO Kajondi
Soit 54 ECOFO et Ecoles Post Fondamentales dans la Province de Bururi 2. Province Rumonge
Commune Réseau Réseau
Bugarama
CDSAJ Magara I CDSAJ Cashi
ECOFO Magara I Lycée Communal Magara Lycée Communal Elayono ECOFO Magara II
Lycée Communal Cashi ECOFO Cashi
ECOFO Mugendo ECOFO Nyaruhongoka
CDSAJ Muyange CDSAJ Rwaniro
Burambi ECOFO Rwaniro I Lycée St J B de Murago ECOFO Gitaramuka ECOFO Rwaniro II
ECOFO Shahwe ECOFO Murara ECOFO Muyange
Lycée Communal Muyange
Buyengero
CDSAJ Muzenga II CDSAJ Muyama
Lycée Communal Muzenga ECOFO Muzenga
ECOFO Ngabwe ECOFO Nyamurunga
Ecofo Muyama
Lycée Communal Bigoti LChrist Roi de Buyengero ECOFO Bigoti
Muhuta
CDSAJ Muhuta CDSAJ Gitaza
Lycée Communal Murambi Lycée Communal Buyenzi ECOFO Muhuta
ECOFO Murambi
Lycée Communal Muhuta ECOFO Kirasa
ECOFO Gitaza I ECOFO Gitaza II
Rumonge
CDSAJ Buruhukiro CDSAJ Minago
Lycée Communal Buruhukiro Lycée Communal Kibasha ECOFO Buruhukiro I ECOFO Buruhukiro II
Lycée Ste Famille de Minago Lycée Communal Bitare ECOFO Minago ECOFO KibozI
Soit 48 ECOFO et Ecoles Post Fondamentales dans la Province de Rumonge 3. Province Makamba
Commune Réseau Reseau
Makamba
CDSAJ Canda CDSAJ Murenge
ECOFO Nyankara ECOFO Mirango
Lycée Communal Canda ECOFO Muhororo
Lycée Communal Gitaba I Lycée Communal Cunamwe ECOFO Cunamwe
ECOFO Karonge III
Kayogoro
CDSAJ Gatabo CDSAJ Mayange
Lycée Communal Rutenderi Lycée Communal Gatabo
ECOFO Gatabo II ECOFO Buga
ECOFO Mayange
Lycée Communal Bigina Lycée Communal Sampeke ECOFO Gatwe
Kibago
CDSAJ Kiyange CDSAJ Bukeye I Lycée Communal Kiyange
ECOFO Kiyange I
Lycée Communal Kiyange II ECOFO Masaswe
Lycée Communal Bukeye I ECOFO Ramvya
ECOFO Bukeye I ECOFO Bukeye II
Mabanda
CDSAJ Gitara CDSAJ PS Mabanda
ECOFO Musenyi
ECOFO Mushara
Lycée Communal Gitara ECOFO Mushara
ECOFO Mabanda I
Lycée Communal Mabanda Lycée Communal Lahayi-Royi ECOFO Mabanda II
Nyanza- Lac
CDSAJ Muyange CDSAJ Mvugo
ECOFO Muyange II Lycée Communal de Muyange
Lycée Communal Mugerama ECOFO Musatwe
ECOFO Mvugo
Lycée Communal Mwanga ECOFO Rangi
Lycée Communal Rubindi
Vugizo
CDSAJ Vugizo CDSAJ Gikuzi
Lycée Communal Vugizo ECOFO Gitabazi
ECOFO Mugu Lycée Communal Mbizi
Lycée Communal Matyazo ECOFO Matyazo
ECOFO Gahandu ECOFO Gikuzi
Soit 54 ECOFO et Ecoles Post Fondamentales dans la Province de Makamba4. Province Rutana
Commune Réseau Réseau
Bukemba
CDSAJ Gihofi CDSAJ Butare
ECOFO Gihofi I ECOFO Gihofi II
Lycée Communal Bukemba Lycée Communal Buhwamyi
Lycée Communal Butare Lycée Communal Bugiga ECOFO Ndoba
ECOFO Kagogo
Giharo
CDSAJ Muzye
CDSAJ ButeziLycée Communal Muzye Lycée Communal Kiramvya ECOFO Muzye I
ECOFO Muzye II
ECOFO Rubaho
Lycée Communal Butezi Lycée Communal Rubaho ECOFO Kabingo
Gitanga
CDSAJ Gitanga CDSAJ Kinzanza
Lycée Communal Mukiremba ECOFO Gitanga
Lycée Communal Gitanga ECOFO Kazeba I
Lycée Communal Kinzanza ECOFO Kinzanza
ECOFO Nyamabuye ECOFO Gitabi
Mpinga Kayove
CDSAJ Kayero CDSAJ Kayove
ECOFO Gisavya ECOFO Kayero
Lycée Technique Kayero Lycée Communal Kayero
ECOFO Kivomwa
Lycée Communal Kayove ECOFO Gihera
ECOFO Butamya
Musongati
CDSAJ Ngoma CDSAJ Shanga
ECOFO Nyakiruri
Lycée Communal Ngpma Lycée Communal Cumba ECOFO Mbuza
Lycée Communal Shanga ECOFO Shanga I
ECOFO Gaseruko Lycée Communal Nyanza
Rutana
CDSAJ Rutana CDSAJ Kivoga
Lycée Rutana
Lycée Communal Karindo Lycée Communal Rugari
Lycée Communal Gifunzo
Lycée ND Kivoga
ECOFO Kivoga,
ECOFO Gitaramuka
ECOFO Matutu
Soit 54 ECOFO et Ecoles Post Fondamentales dans la Province de RutanaFigure 2 Lors du coaching au Lycée communal Ruvumvu en Commune Songa: réception de boites de craies blanches et Radio (Prix Campagne 0 Grossesse 2018)
En conclusion, ces 184 ECOFO et Ecoles
Fondamentales utilisent le module « le monde commence par moi » et dispensent aux élèves une éducation à la vie affective et familiale, via les 184 Clubs Santé animés par les enseignants encadreurs et les élèves pairs éducateurs.
Dans ces Ecoles, il y a en plus 184 pères Ecoles et 184 tantes écoles qui assurent le counseling et l’orientation des adolescents et jeunes en matière de santé sexuelle et reproductive (SSR) pour une meilleure continuité de la scolarité aussi bien pour les filles que les garçons.
Dans le but de toucher le maximum de jeunes dans la communauté scolaire, le programme conjoint MENYUMENYESHE a assuré le pilotage de l’Approche Globale Ecole dans 4 écoles, à raison d’une école par province. Il s’agit du Lycée Bururi pour la province Bururi, du Lycée Sainte Famille de Minago pour Rumonge, du Lycée communal Mabanda pour Makamba et du Lycée Communal Ngoma pour Rutana.
L’Approche Globale de l’Ecole permet de mettre en œuvre et d’améliorer l’éducation complète à la vie affective et familiale dans les écoles, de développer l’appropriation par toutes les personnes impliquées et d’accroître l’accès à l’information sur la SSRAJ à l’ensemble de la communauté scolaire.
Grâce à l’AGE, l’ensemble du personnel de l’établissement (du Directeur jusqu’aux sentinelles) se sent concerné, impliqué dans l’instauration d’un climat de confiance entre le corps professoral et les élèves.
Au-delà de l’école, l’approche suscite l’appui des parents, des prestataires de santé et de la communauté entière pour une plus grande scolarisation des filles, la réduction des grossesses non désirées et des abandons scolaires. L’outil utilisé est le manuel intitulé « We all Benefit » (Nous en tirons tous profit).
L’école entière doit rester attentive aux problèmes des adolescents et jeunes et un système d’écoute/orientation et conseils renforce la confiance des élèves en leurs éducateurs.
A travers le Comité des parents, le Directeur et le corps professoral travaillent à amener les parents à devenir de véritables éducateurs en SSRAJ. Ils les incitent à soutenir activement les actions qui promeuvent l’égalité de genre à l’école comme à la maison.
Figure 3: Mesure et coupe de serviettes
Hygiéniques utilisées pour l’hygiène menstruelle, par les filles élèves du Lycée Communal Mabanda
Pour ces jeunes filles du Lycée Communal Mabanda, désormais la menstruation ne pourra plus les empêcher de suivre les cours.
Dans le cadre de l’Approche Globale Ecole, les écoles des réseaux Bururi et Bikanka en province Bururi ; Minago et Gitaza en province Rumonge, Canda et Mabanda en province Makamba, ainsi que Kinzanza et Ngoma en provinces Rutana ont bénéficié de Kits (tissus en flanelle, mètre-ruban, ciseaux, aiguilles, fil,
…) pour que les tantes écoles apprennent aux élèves à se fabriquer des serviettes hygiéniques réutilisables. Ces serviettes sont à la fois économiques et réutilisables.
Au Lycée communal Mabanda, l’éducation à la vie affective et familiale passe, non pas seulement dans les sensibilisations des pairs dans les clubs santé, mais également dans les autres clubs scolaires comme le « English club » et le club sportif.
Figure 4du Lycée Communal de Mabanda jouant contre les motards lors de la sensibilisation de ces derniers sur la SSRAJ et la prévention des VSBG
Appui à 222 groupes de Solidarité créés par les jeunes pour leur autonomisation
Dans les 4 provinces où IADH collabore avec Cordaid pour la mise en œuvre du programme conjoint MENYUMENYESHE, 222 Groupes de solidarité regroupant 5 360 jeunes membres ont été créés par les jeunes avec l’appui de l’IADH/Cordaid. Plus de 80% de ces groupes offrent aux jeunes membres un
cadre d’épanouissement et de développement économique, à travers notamment l’épargne et crédit et l’entreprenariat.
En plus, les groupes de solidarité constituent une porte d’entrée à une éducation à la vie affective et familiale en utilisant le manuel « Compétences de vie courante » (Ubushobozi bwo kwibeshaho).
Par rapport aux initiatives d’entreprenariat, les jeunes contractent de petits crédits dans la caisse commune de leurs groupes de solidarité et investissent soit dans le petit commerce, l’élevage du petit bétail ou l’agriculture
Tableau : Nombre de groupes de solidarité dans les provinces Bururi, Rumonge, Makamba et Rutana Province Groupes de Solidarité Nombre de jeunes
membres
Bururi 59 1345
Rumonge 49 1207
Makamba 56 1319
Rutana 58 1489
Total 222 5360
Une liste détaillée des collines sur lesquelles opèrent ces groupes de solidarité est disponible dans l’Annexe 1
Les tableaux suivants montrent le nombre de groupes de solidarité opérationnels ainsi que leurs membres :
a) Province Bururi
Commune Nombre de Groupes de Solidarité/VSLA
Nombre de jeunes membres
Bururi 10 241
Matana 10 252
Mugamba 10 255
Rutovu 9 150
Songa 10 242
Vyanda 10 205
Total 59 1345
Dans la province Bururi, 59 groupes de solidarité sont opérationnels et regroupent en moyenne 22 membres.
b) Province Rumonge
Commune Nombre de Groupes
de Solidarité/VSLA Nombre de jeunes membres
Bugarama 10 233
Burambi 10 269
Buyengero 10 279
Muhuta 10 247
Rumonge 9 179
Total 49 1207
Dans la province Rumonge, 49 groupes de solidarité regroupant en moyenne 25 membres sont opérationnels.
c) Province Makamba
Commune Nombre de Groupes
de Solidarité/VSLA Nombre de jeunes membres
Kayogoro 9 205
Kibago 11 279
Mabanda 9 240
Makamba 9 182
Nyanza Lac 8 178
Vugizo 10 235
Total 56 1319
Dans la province Makamba, 56 groupes de solidarité regroupant en moyenne 23 membres sont opérationnels.
d) Province Rutana
Commune Nombre de
Groupes de Solidarité/VSL A
Nombre de jeunes membres
Bukemba 10 281
Giharo 8 194
Gitanga 10 212
Mpinga Kayove 10 252
Musongati 10 259
Rutana 10 287
Total 58 1485
Dans la province Rutana, 58 groupes de solidarité regroupant en moyenne 26 membres sont opérationnels.
Figure 5 Cafétéria du GS de Mabanda au Centre de Négoce de Mabanda : La vendeuse qui est membre du GS y a gagné un emploi.
Les Groupes de solidarité sont constitués par
les jeunes non scolarisés pour la plupart. Ces
derniers ont compris que la pauvreté dans
laquelle ils vivent peut être source de
malheur. C’est ainsi qu’avec de petits
crédits, ils initient de petites activités
génératrices de revenus qui renforcent leur
autonomie financière. Au-delà des revenus
générés, les jeunes apprennent à travailler
ensemble et sont en mesure de résoudre
pacifiquement les éventuels conflits.
En plus, les groupes de solidarité constituent une porte d’entrée pour le renforcement des compétences de vie courante. Notamment les jeunes leaders de ces groupes sont formés sur la gestion des Groupes de Solidarité et sur la lutte contre les violences basées sur le genre.
Promotion des activités de protection et de soutien aux adolescents et jeunes.
Les jeunes ont besoin de la compréhension des personnes influentes et parents pour se sentir en paix et soutenus. Le programme conjoint incite les personnes qui détiennent le pouvoir et l’influence sur les jeunes, comme les leaders administratifs provinciaux, communaux et collinaires, les leaders religieux, à se montrer plus compréhensifs, à être plus réceptifs aux besoins et droits des jeunes en matière de santé sexuelle et reproductive. Le programme conjoint appuient les membres des réseaux socio communautaires dans la planification de leurs activités qui renforcent la communication, la négociation et la recherche de solutions visant à faciliter l’accès des adolescents et jeunes aux services adaptés à leurs besoins en SSRAJ.
Le programme conjoint tient compte de la prévention des violences basées sur le genre. L’approche qui est utilisée pour initier des discussions autour du déséquilibre de pouvoir entre l’homme et la femme, et entre le garçon et la fille, dans le but de promouvoir des relations égalitaires et saines ; est l’approche SASA !
Appui des activités de coordination des interventions SSRAJ
L’appui à l’organisation des ateliers trimestriels de coordination des intervenants en santé et plus particulièrement en SSR permet aux autorités provinciales de faire le suivi des projets liés à la santé de la reproduction par en SSR. Les réunions du Groupe Technique de Travail quant à elles permettent à un groupe restreint d’acteurs provinciaux d’analyser les enjeux et défis de la SSRAJ dans la province en vue d’arrêter des stratégies cohérentes de mise en œuvre.
5.1.3. Leçons apprises de la mise en œuvre du Programme conjoint
Les participants aux ateliers de sensibilisation et de formation saluent les interventions du programme conjoint et recommandent une extension des activités autour de tous les CDS afin qu’une grande couche de la population jeunes soit touchée. Il en est de même des autorités provinciales et communales qui participent aux réunions de coordination et de GTT, qui affirment que le programme conjoint est venu au moment opportun vu les changements de comportements observés chez les élèves ainsi que la diminution des abandons scolaires liés aux grossesses non désirées.
Figure 6 Lors de la réunion du GTT du mois d'octobre 2019 à Rumonge
Figure 7 Atelier GTT à Rumonge, Septembre 2019
La mise en place des points d’écoute dans les écoles reste un indicateur à améliorer malgré que les conseillers scolaires ont déjà été formés, et que les écoles ont bénéficié des équipements ainsi qu’un document « Guide du conseiller ». Les conseillers formés déplorent qu’ils leurs manquent un espace approprié pour l’écoute et l’orientation des élèves.
Les sessions d’échange entre les jeunes et les parents dans le cadre du dialogue parents- enfants ont montré aux parents l’importance du dialogue entre eux et leurs enfants depuis le bas âge. Ils se sont engagés à amorcer ce dialogue dans leurs ménages et de sensibiliser les autres parents de la communauté afin que ces derniers puissent échanger avec leurs enfants sur les sujets en rapport avec la SSR.
Certains centres jeunes ne sont pas équipés et nécessitent d’être réhabilités.
Suite à la mobilité des élèves, certaines écoles ont vu leurs élèves pairs éducateurs formés partir, et les remplaçants n’ont pas été formés. Il en est de même pour certains professeurs encadreurs, pères et tentes écoles.
En conclusion, les activités planifiées durant l’année 2019 ont été réalisées avec succès dans l’ensemble des réseaux sociocommunautaires. Elles ont été possibles grâce à la bonne collaboration entre le personnel du programme et les autorités sanitaires, administratives et de l’éducation ainsi que les leaders des entités des réseaux.
5.2. Projet de Promotion des services de santé sexuelle et reproductive (SSR) et de lutte contre les violences sexuelles et celles basées sur le genre (VSBG) adaptés aux adolescents et aux jeunes
5.2.1. Introduction
Les activités de ce projet ont été menées par le Consortium Cordaid/IADH. Elles ont démarré en décembre 2018 et se sont terminées le 30 novembre 2019 (12 mois). Elles ont couvert les provinces Cibitoke, Makamba et Muyinga dans 6 communes et 6 centres de santé amis des jeunes qui sont : les CDS Gashoho et Cumba pour Muyinga, les CDS Cibitoke et Murwi pour Cibitoke, le CDS Makamba ainsi que l’Hôpital de Nyanza Lac pour Makamba
L’intervention tire sa motivation des nombreuses situations préoccupantes et difficiles à gérer, en l’occurrence : les grossesses non désirées des jeunes filles ; les avortements clandestins ; les infanticides ; les abandons d’enfants ; la toxicomanie ; la propagation des IST et du VIH/SIDA, les abus sexuels perpétrés par les adultes sur les jeunes, la consommation de produits psychotropes (drogues, alcool, tabac, …) ; etc.
L’entrée précoce des jeunes filles dans la vie féconde réduit considérablement leurs opportunités scolaires.
Les objectifs poursuivis par ce projet étaient les suivants :
a. Renforcer les capacités des acteurs clés (les prestataires, agents de santé communautaires, les pairs-éducateurs, les leaders communautaires etc.) de la communauté qui soutiennent les jeunes et les adolescents pour l’accès à l’information et aux services ;
b. Mener des séances de sensibilisation des adolescents et jeunes scolarisés, non scolarisés et déscolarises sur la santé sexuelle et reproductive et à la lutte contre les violences sexuelles et celles basées sur le genre ;
c. Appuyer le PNSR/BPS et BDS dans le suivi, encadrement et coordination des activités de SSRAJ dans la zone d’intervention du projet.
Le Consortium Cordaid/IADH avait à exécuter les missions suivantes :
a. Appuyer les BPS et BDS dans la formation in situ de 180 prestataires de santé et membres des réseaux sociocommunautaires sur l’offre des services de SSR adaptés aux adolescents et jeunes ;
b. Renforcer les capacités de 180 pairs éducateurs sur les thèmes en rapport avec la SSRAJ et prévention/lutte contre les VSBG y compris la sensibilisation de cette catégorie sur les comportements sexuels à risques, la prévention des grossesses non désirées et des infections sexuellement transmissibles dont le VIH ;
c. Renforcer les capacités de 48 encadreurs des clubs de Santé (Stop sida et autres) dans l’aire de responsabilité de 6 CDS amis des jeunes sur des thématiques en rapport avec la santé sexuelle et reproductive et la lutte contre les VSBG adaptés aux adolescents et jeunes pour mieux encadrer les membres de ces clubs ;
d. Renforcer les capacités des Agents de Santé Communautaire sur la promotion des services de santé sexuelle et reproductive des jeunes et adolescents et la lutte contre les VSBG ;
e. Former et encadrer 6 réseaux sociocommunautaires sur des thématiques liées à la santé sexuelle et reproductive des jeunes et des adolescents pour les rendre fonctionnels ; f. Encadrer en SSRAJ les clubs Santé dans les écoles de l’aire de responsabilité de 6 CDS
amis des jeunes ;
g. Appuyer le BDS et BPS dans l’encadrement des agents de santé communautaire de l’aire d’attraction des CDS amis des jeunes dans la mise en œuvre des activités de promotion de la SSR (PF, CPN, AA, VBG) ;
h. Sensibiliser au moins 3000 jeunes (adolescents et jeunes scolarisés, non scolarisés et déscolarisés) sur la santé sexuelle et reproductive et à la lutte contre les violences basées sur le genre en une année ;
i. Orienter les adolescents et jeunes vers les structures de santé offrant les services de SSRAJ ;
j. Appuyer les BDS/BPS dans l’organisation de 4 réunions trimestrielles de coordination des activités de SSRAJ ;
k. Assurer le suivi et la surveillance de l’atteinte des cibles des indicateurs du projet relatifs
à la SSR en général et la SSRAJ en particulier à travers un système d’enregistrement des
jeunes bénéficiant des services de santé de la reproduction et de lutte contre les VSBG,
des séances de formation, de sensibilisation et de renforcement des capacités dans les
mêmes domaines
5.2.2. Résultats atteints par le projet
Organisation des sessions de formation à l’endroit de 180 prestataires de soins et membres des réseaux
Province CDSAJ Participants F
Participants M
Total Participants
Cibitoke Cibitoke 17 13 30
Murwi 10 20 30
Makamba Makamba 22 8 30
Hop Nyanza-lac 13 17 30
Muyinga Cumba 12 18 30
Gashoho 11 19 30
Total 6 CDSAJ 85 95 180
La formation a vu la participation de 87% de femmes. Le module utilisé à savoir « le Manuel de formation des prestataires en SSRAJ » a été convenu avec le PNSR. Toutes les sessions se déroulaient dans les enceintes même des structures, les après-midi pour ne pas perturber les activités habituelles du centre de santé.
L’objectif visé par la formation était d’appuyer les BPS et BDS dans la formation des prestataires de santé et membres des réseaux socio communautaires sur l’offre des services de SSR adaptés aux besoins des adolescents et jeunes.
Durant la formation, les participants et les facilitateurs ont échangé sur les facteurs de vulnérabilité des adolescents et des jeunes, les facteurs aggravant la propagation du VIH/SIDA/IST, les avortements clandestins, les méthodes contraceptives par rapport à leur efficacité et leurs effets secondaires, les violences sexuelles et celles basées sur le genre et l’influence de l’environnement social sur le comportement des adolescents.
Le personnel d’appui des CDSAJ (Planton et sentinelles) a participé dans la formation, ce qui a été apprécié d’autant plus qu’il peut constituer un obstacle à la demande de services aux CDSAJ par les adolescents et jeunes.
Formation de 180 pairs éducateurs en milieu scolaire et en dehors des écoles pour six réseaux socio communautaires.
i) Formation de 96 jeunes pairs éducateurs scolarisés des écoles repris dans le tableau ci-dessous sur l’utilisation du module « le monde commence par moi » (Ihinduka ry’inyifato y’abantu rihera kuri jewe) :
Province Réseau 1 Réseau 2
Cibitoke
Autour du CDSAJ Cibitoke Autour du CDSAJ Murwi Lycée Technique Communal Rugombo Lycée Communal Murwi ECOFO Karurama I Lycée Communal Rwesero
ECOFO Cibitoke ECOFO Murwi
Lycée Cibitoke ECOFO Kanombe
Makamba
Autour du CDSAJ Makamba Autour de Nyanza-lac Lycée St Pierre Claver Makamba Lycée Communal Bukeye
ECOFO Muyogo ECOFO Bogorwa
Lycée Communal Muyogo ECOFO Nyanza-Lac
ECOFO COMIBU LNDR
Muyinga
Autour du CDSAJ Cumba Autour du CDSAJ Gashoho Lycée Communal Cumba Lycée Communal Muyange
ECOFO Cumba ECOFO Muyange II
ECOFO Bwica ECOFO Rutonde
ECOFO Ruganirwa ECOFO Gashoho
Les 96 participants provenaient de 24 écoles faisant partie des 6 réseaux sociocommunautaires à raison de 4 écoles par réseau et 4 élèves par école (2 filles et 2 garçons).
La répartition des effectifs de participants par tranches d’âges et par sexe est reprise dans le tableau ci-dessous :
10-14 ans 15-19 ans 20-24 ans Total
Sexe H F H F H F H F
Cibitoke 3 3 9 11 4 2 16 16
Makamba 4 4 8 8 4 4 16 16
Muyinga 7 8 5 6 4 2 16 16
Total 14 15 22 25 12 8 48 48
Sur les 96 élèves formés, 30% (29 élèves) ont entre 10 et 14 ans, 49% (47 élèves) ont entre 15 et 19 ans et 21% (20 élèves) ont entre 20 et 24 ans.
ii) Formation de 84 jeunes pairs non scolarisés et déscolarisés provenant des 6 réseaux sociocommunautaires sur le module des compétences de vie courante (Ubushobozi bwo kwibeshaho)
Les jeunes qui ont été formés provenaient des collines reprises dans le tableau ci-dessous : Province Réseau Collines
Cibitoke Murwi Masha, Murwi, Mahande, Mirombero Cibitoke Rusiga, Kagazi et Cibitoke
Muyinga Cumba Cumba, Ruganirwa, Bwica, Nyamirambo et Burenza Gashoho Gashoho, Gitwa, Muyange, Kinyami et Gishambusha Makamba Makamba Makamba 1, Makamba 2, Nyankara, Nyabigina,
Gasange (sous colline de Murango)
Nyanza Lac Mubondo, Bukeye, Kigembezi, Bogorwa, Mugerama
Ces jeunes ont été choisis dans les collines constituant les aires de santé des 6 CDSAJ. La répartition de ces jeunes par sexe et age est reprise dans le tableau suivant :
Province 10-14 ans 15-19 ans 20-24 ans Total
H F H F H F H F
Cibitoke 0 1 8 8 6 5 14 14
Makamba 0 0 5 7 8 6 13 13
Muyinga 0 1 3 10 11 3 14 14
Total 0 2 16 25 25 14 41 41
82 jeunes, (parité garçon /Fille) ont pris part à cette formation, soit un taux de participation de 98%
par rapport à la cible attendue.
Les thèmes abordés étaient relatifs aux : Concepts de Compétences de Vie Courante et leurs objectifs, la connaissance de soi, les rapports humains, l’adolescence, introduction à la santé, la sexualité chez les jeunes, les risques sexuels et la grossesse précoce, les IST/VIH/SIDA, l’hygiène, éducation à la paix et à la citoyenneté ainsi que l’entrepreneuriat. La session de formation a été une occasion pour eux de découvrir ce qu’ils sont et de renforcer leur estime de soi.
Formation de 48 encadreurs des clubs de Santé (Stop sida et autres) dans l’aire de responsabilité de 6 CDS amis des jeunes sur des thématiques en rapport avec la santé sexuelle et reproductive et la lutte contre les VSBG adaptés aux adolescents et jeunes pour mieux encadrer les membres de ces clubs
La formation avait pour objectifs de renforcer les capacités des 48 enseignants encadreurs des clubs santé des 6 Réseaux, leur doter des connaissances suffisantes, les amener à établir un horaire adapté au programme scolaire. Elle avait en plus l’objectif d’éveiller leur conscience sur la prise en compte des problèmes de santé sexuelle et reproductive des adolescents et jeunes dans l’éducation des élèves.
Les enseignants encadreurs, bénéficiaires de la formation, ont un grand rôle à jouer dans le suivi des jeunes dans la sensibilisation des autres élèves à travers les clubs santé (Stop Sida) sur les problèmes de SSR /VSBG. Ils se sont promis de sensibiliser leurs collègues enseignants au respect mutuel entre éducateurs et éduqués et servir de modèle dans leur comportement.
Renforcement des capacités de 90 Agents de Santé Communautaire sur la promotion des services de santé sexuelle et reproductive des jeunes et adolescents et la lutte contre les VSBG
Les thèmes abordés étaient les suivants : les piliers de la santé de la reproduction, les organes génitaux et leur fonctionnement, le changement corporel et comportemental des adolescents et jeunes, la conception, la prévention des grossesses non désirées, les IST, le VIH/SIDA , les comportements et attitudes à développer devant les facteurs de risque pouvant entraver la SSR chez les adolescents et jeunes, le renforcement du dialogue entre parents et enfants (adolescents et jeunes) en rapport avec la SSRAJ et les VSBG et leurs prises en charge communautaires.
Le manuel utilisé est « igitabu mfashanyigisho c’abaremeshakiyago ntungamagara mu vyerekeye irondoka rijanye n’amagara meza » et ils portent sur les 10 thèmes énumérés ci-dessus.
Appui aux 6 réseaux sociaux communautaires dans la planification de leurs activités en SSRAJ
Dans le but de contribuer à l’amélioration de l’accès et l’utilisation des services de SSRAJ d’une manière efficace et coordonnée, les 6 réseaux sociaux pour la promotion de la santé des jeunes et adolescents composés par : les écoles, le CDS et les acteurs communautaires ont élaboré des plans de mise en œuvre de la SSRAJ.
Figure 8: Photo de Famille lors de la formation des jeunes pairs éducateurs non scolarisés et déscolarisés du réseau Makamba
Animation des séances de sensibilisations à l’endroit d’au moins 3000 adolescents et jeunes Les pairs éducateurs scolarisés ou non scolarisés, les agents de santé communautaires et les prestataires formés devraient sensibiliser les jeunes au centre de santé, à l’école et dans la communauté sur la SSRAJ et les VSBG. La cible attendue était de 3000 jeunes, mais le résultat atteint a largement dépassé des attentes car 8246 adolescents et jeunes ont été sensibilisés dans les trois provinces.
Figure 9 : les élèves pairs éducateurs membres du Club santé à l’ECOFO Karurama I (Réseau Cibitoke) animent une séance de sensibilisation pour les pairs sur la santé sexuelle et reproductive
Organisation des réunions trimestrielles de suivi des acteurs de sensibilisation
Ces réunions trimestrielles avaient pour objectif de suivre et encadrer les acteurs cibles (clubs santé dans les écoles, ASC, Prestataires, Jeunes non scolarisés et déscolarisés) dans la réalisation des activités planifiées en faveur de la SSRAJ.
Ces réunions trimestrielles avaient également pour objectifs de suivre et encadrer les clubs santé dans les écoles afin de contribuer à l’amélioration de l’éducation à la santé sexuelle et reproductive des adolescents et jeunes en milieu scolaire ;évaluer l’implication des responsables des écoles au projet SSR- VSBG ;faire le constat sur l’état d’avancement des activités de sensibilisation dans les écoles, le niveau de réalisation, la qualité de mise en œuvre de ces activités ;analyser les résultats atteints, relever les points forts et les grands défis rencontrés dans la mise en œuvre des activités ;proposer des solutions aux défis rencontrés et les améliorations à faire ainsi que les mécanismes de suivi pour des résultats meilleurs.
Pour le niveau de la communauté, les objectifs visés étaient de voir comment les PENS formés animent les séances de sensibilisations, voir l’état d’avancement des activités de sensibilisation et relever les points forts et les contraintes dans la mise en œuvre des activités.
Ces ateliers et réunions étaient appuyés par le programme et tous les acteurs rentraient satisfaits par les échanges et les discussions et se sentaient soutenus par les autorités respectives et le staff du projet.
Appui aux BPS dans l’organisation de réunions trimestrielles de coordination des activités de SSRAJ
Figure 10:une jeune fille (Albinos) paire éducatrice non scolarisée de Muyinga, réseau Cumba sensibilise ses pairs
L’objectif visé était de permettre aux BPS d’analyser les principaux défis pour améliorer la santé sexuelle et reproductive des jeunes (SSR) en vue d’arrêter des stratégies d’amélioration.
Sur les douze réunions qui devaient être organisées trimestriellement (4 réunions par province), seulement 9 ont été organisées. Il s’agit de 4/4 réunions pour la province Cibitoke, ¾ réunions pour la province Muyinga et 2/4 réunions pour la province Makamba.
A Makamba, une des réunions a été appuyée par un autre partenaire tandis que la deuxième a été ajournée suite aux raisons évoquées ci-dessus. A Muyinga, la réunion qui était planifiée au mois de juin, a coïncidé avec la préparation de la semaine mère-enfant.
Au cours de ces réunions les participants étaient informés sur les principales réalisations des BPS, des BDS et des autres intervenants dans le domaine de la Santé et plus particulièrement en santé sexuelle et reproductive et lutte contre les VSBG. En outre, ils analysaient ensemble les principaux défis pour améliorer la santé sexuelle et reproductive des jeunes (SSR) ; et à l’issu des échanges, des stratégies pour améliorer la situation étaient arrêtées en vue d’améliorer la synergie et la complémentarité des interventions réalisées dans les provinces et éviter les duplications inutiles.
Réalisation des descentes d’échanges d’expériences avec les acteurs du projet
Le groupement Cordaid/IADH a organisé trimestriellement des descentes d’échanges d’expériences avecles acteurs du projet. Les objectifs de ces descentes étaient de faire le constat sur les activités de chaque réseau, le niveau de réalisation, la qualité de mise en œuvre ainsi que l’implication de chaque entité membre du réseau et de chaque acteur ; analyser les résultats atteints, relever les points forts et les grands défis rencontrés dans la mise en œuvre des activités ; proposer des solutions aux défis rencontrés et les améliorations à faire ainsi que les mécanismes de suivi pour des résultats meilleurs.
Lors de ces descentes, l’équipe Cordaid/IADH a trouvé que les activités de sensibilisation se déroulaient d’une manière satisfaisante
5.2.3.
Leçons apprises et succès L’approche de réseautage sociocommunautaire des acteurs et institutions (l’école, le centre de santé et la communauté) dans la mise en œuvre du projet SSR-VSBG adolescents et jeunes a favorisé la synergie des acteurs.
Figure 11: Le médecin Provincial de Cibitoke exposant participants les réalisations du 3ème trimestre 2019.
Figure 12 Atelier de suivi des acteurs du projet à Cibitoke
Les élèves ont spontanément adhéré aux clubs santé et il est constaté une facilité dans la communication sur la SSRAJ (sketches, danses, chants et poèmes) contrairement à la gêne observée au début du projet.
Les adolescents et jeunes scolarisés ont participé activement aux séances de sensibilisation animées par les ASC et les pairs éducateurs dans la communauté,
Suite à la formation reçue sur les compétences à la vie courante, des jeunes non scolarisés témoignent du changement de comportement ; ils ont passé de l’oisiveté vers les activités génératrices de revenus, ce qui renforce leur autonomie et leur pouvoir de décision.
Les enseignants encadreurs des clubs santé ont créé des groupes WhatsApp pour faciliter la circulation de l’information en rapport avec les activités de SSR-VSBG dans les écoles. Les membres de ces groupes sont entre autres les enseignants encadreurs des clubs, les DCEFTP, les directeurs des écoles et d’autres membres des réseaux de leur zone d’intervention.
Le choix des acteurs a pris en compte l’intégration des groupes vulnérables et marginalisés comme les Batwa et les albinos (2 filles et un garçon Twa, et une fille albinos parmi les pairs éducateurs).
Une bonne collaboration avec les parties prenantes telles que les BPS/BDS, des DPEFTP/DCEFTP/Directeurs des écoles dans la mise en œuvre de ce projet SSR-VSBG, ce qui facilite l’appropriation et la pérennisation des activités.
5.2.4.
Les défis La durée du projet a été très courte pour mesurer objectivement l’impact,
Une faible opérationnalisation des réseaux sociocommunautaire et une faible appropriation des activités par les acteurs suite à un encadrement de courte durée ;
Les jeunes ne fréquentent pas d’une manière suffisante les CDSAJ à cause du manque d’espaces conviviaux et attractifs car les salles destinées à l’accueil des jeunes au sein des CDSAJ ne sont pas encore disponibles et ne sont pas encore équipées en matériels attractifs ;
Des réunions de coordination ont été reportées voire même annulées suite au conflit d’agenda des parties prenantes ;
La structure qui a été prise comme CDSAJ à Nyanza Lac est un hôpital, il mérite un encadrement spécifique.
5.2.5.
Les recommandationsAu terme de ce projet, Cordaid/IADH recommande au MSPLS de :(1) mobiliser des fonds pour la poursuite des activités du projet ; (2) de poursuivre l’encadrement des réseaux mis en place en vue de pérenniser les acquis du projet ; (3) de fournir les équipements aux espaces des jeunes mis à la disposition des 6 CDSAJ ; (4) d’appuyer les adolescents et jeunes qui sont en dehors du milieu scolaire dans la mise en place des activités d’épargne et crédit qui les amèneront à l’autonomisation économique et à la lutte contre l’oisiveté qui est la source de tous les maux ; (5) de poursuivre le suivi et le coaching des personnes formés à savoir les prestataires, les PES, les PENS, les enseignants encadreurs et les ASC ;(6) Voir comment intégrer les services de SSRAJ et VSBG dans les prestations évaluées.
5.2.6.
ConclusionLes activités du projet « Promotion des services de santé sexuelle et reproductive et la lutte contre les violences sexuelles et celles basées sur le genre chez les adolescents et jeunes » se sont déroulées d’une manière satisfaisante dans les trois provinces. En grande partie, les activités ont portés sur : i) la mise en place de six réseaux socio communautaires autour des CDSAJ ; ii) la mise en place des clubs santé dans les écoles membres de ces réseaux ; iii) le renforcement des capacités des acteurs clés du projet (les pairs éducateurs scolarisés et non, les agents de santé communautaire et les prestataires) pour mieux assurer chacun le rôle lui assigné. Il s’agissait également d’appuyer les BDS et BPS dans le suivi, encadrement et coaching, organisation des visites conjointes de ces réseaux ainsi que la coordination des intervenants en matière de SSRAJ.
La mise en œuvre des activités aurait pu avoir une plus grande portée si les bâtiments destinés à accueillir les jeunes étaient équipés et opérationnels. Cependant la remise provisoire des travaux a coïncidé avec la clôture des activités du projet.
6. Partenariat et Mobilisation des ressources
IADH s’est résolument assignée la mission de contribuer au développement humain durable. Elle puise son inspiration dans ses valeurs fondamentales qui prône la solidarité, l’équité, la culture de la performance et le respect de la dignité humaine. IADH ne pourrait y arriver sans un partenariat fort avec des partenaires avec lesquels elle partage les mêmes centres d’intérêt pour nouer des relations stratégiques permettant de mobiliser (en externe comme en interne) les ressources nécessaires à la réalisation de ses objectifs et sa mission.
D’initiative locale, IADH est une organisation de la société civile burundaise qui n’a pas de bailleur institutionnel. Aussi IADH doit s’organiser pour toutes les opportunités en matière de partenariat et de mobilisation de ressources.
Les stratégies utilisées par IADH pour nouer des partenariats et mobiliser des ressources sont les suivantes :
-
Renforcer les capacités de gestion et de mise en œuvre des interventions notamment en améliorant la qualité de la conception, la planification et le pilotage des actions. Il s’agit en plus de bien gérer et utiliser les ressources afin d’atteindre les résultats escomptés dans les délais prescrits ;
-
Etablir des mécanismes permanents de dialogue avec ses partenaires afin de favoriser des concertations sur les modalités d’harmonisation dans l’exécution des actions et de suivi efficace de l’atteinte des résultats ;
-
Elaborer des propositions, outils de base dans la mobilisation des ressources ;
-
Améliorer la qualité des services fournis pour gagner davantage la confiance des partenaires.
Depuis 2015, la situation sociopolitique qu’a traversée le Burundi a renforcé la vulnérabilité économique des organisations de la société civile Burundaise. IADH se réjouit d’avoir pu garder une collaboration efficace avec le Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida à travers les projets financés par la Banque Mondiale (projet d’appui au Système de Santé, PADSS et Projet d’Urgence relatif aux Violences sexuelles et basées sur le genre et la Santé des Femmes dans la Région des Grands Lacs, PUVSBGSF _ RGL). C’est dans ce cadre qu’a été exécuté durant cette année 2019, le Projet de Promotion des Services de Santé Sexuelle et Reproductive (SSR) et de Lutte contre les violences sexuelles et celles basées sur le genre (VSBG) adaptés aux Adolescents et aux jeunes. La formulation de ce projet a été le fruit d’un partenariat Cordaid/IADH. Ce projet a touché les provinces de Cibitoke, Makamba et Muyinga.
Toujours en 2019, IADH en tant que partenaire de Cordaid a poursuivi la mise en œuvre du Programme Conjoint MENYUMENYESHE dans les provinces Bururi, Makamba, Rumonge et Rutana. Financé par les fonds du Gouvernement Néerlandais via son Ambassade au Burundi et mis en œuvre dans les 18 provinces du pays par le Consortium CARE International, Cordaid, UNFPA et Rutgers, le programme conjoint MENYUMENYESHE a clôturé sa 4ème année de mise en œuvre en décembre 2019. Alors qu’il a commencé en 2016, l’année 2020 (dernière année de mise en œuvre) est dédiée à la capitalisation des résultats et au renforcement de l’appropriation par les bénéficiaires. Cela est assuré à travers la mise en œuvre de l’Approche Globale pour l’Ecole (AGE) et l’Approche Globale pour la Communauté (AGC).
Ce projet bénéficie d’une étroite collaboration avec le Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le SIDA à travers son Programme National de Santé de la Reproduction (PNSR), le Ministère de l’éducation, de la Formation Technique et Professionnelle et le Ministère de la Jeunesse, des Postes et de la Technologie de l’Information.
Les membres du Consortium de mise en œuvre se répartissent les 18 provinces comme suit : CARE International assure la mise en œuvre dans 8 provinces ; Cordaid couvre 8 provinces ; UNFPA est dans les provinces Ngozi et Ruyigi. Rutgers assure le suivi et évaluation.
Cordaid dans ce programme collaborent avec ses partenaires locaux : ADIS dans les provinces Muramvya et Mwaro, SWAA-BURUNDI dans les provinces Cankuzo et Karusi , et IADH dans les provinces Bururi, Makamba, Rumonge et Rutana.
Au niveau local dans les provinces, IADH a toujours compté sur une participation significative des acteurs clés impliqués dans ses actions à savoir, l’administration provinciale et sanitaire, les leaders religieux et communautaires, les relais communautaires et les associations des jeunes.
Dans le cadre de la mobilisation des ressources et la recherche de nouveaux partenariats, IADH a remis à l’UNICEF en 2018, une proposition pour l’amélioration des couvertures de la vaccination de routine en faveur de la protection des enfants contre les maladies évitables par la vaccination. A travers ce partenariat, IADH aura à couvrir les Districts sanitaires de Kinyinya en province Ruyigi et Ngozi en province Ngozi.
C’est toujours en 2018 que les démarches pour un partenariat avec World Vision ont été entamées pour le renforcement de la résilience des populations burundaises dans le cadre du projet Twiteho Amagara.
Les actions confiées à IADH seront exécutées dans la province Mwaro.
IADH travaille aussi sur l’atténuation de la vulnérabilité des enfants (OEV). C’est ainsi qu’IADH a rejoint le partenariat COPED, FVS et RNJ+ pour remettre à l’USAID une proposition dans le cadre de l’activité
de Santé WIYIZIRE (viens ici, nous allons te soutenir)
. Dans ce partenariat, COPED est le Récipiendaire Principal, tandis qu’IADH, FVS et RNJ+ sont des sous récipiendaires de COPED. L’activitécontribuera à la réduction et l’atténuation des risques d’infection au VIH en renforçant les liens avec les services cliniques et en mettant l’accent sur la prévention de la violence sexuelle et de nouveaux cas VIH+ dans les provinces de Bujumbura Mairie, Bujumbura (rural), Kirundo, Kayanza, Gitega, Rumonge et Makamba. A travers ce projet IADH pourra contribuer à la prise en charge du VIH et la protection des OEV.
Dans le domaine de la Nutrition, IADH souhaite donner sa contribution dans la réduction de la malnutrition protéino-énergétique et les carences en micronutriments chez les enfants de 0 à 5 ans. C’est ainsi qu’elle a créé l’entreprise DOHA qui produit la farine fortifiée DOHA utilisée pour le sevrage des enfants.
Les thématiques de « Formation, Etude et recherche » ont été cédées au Bureau « Bâtir sur les évidences en Santé Publique », BESP en sigle.