HAL Id: tel-00662475
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Franck Duré
To cite this version:
Franck Duré. Etude du plasma secondaire créé dans le neutraliseur d’ITER pour la formation de
neutres rapides. Autre [cond-mat.other]. Université Paris Sud - Paris XI, 2011. Français. �NNT :
2011PA112311�. �tel-00662475�
Thèse
présentée
pour obtenir le grade de
DOCTEUR en SCIENCES
DE L'UNIVERSITÉ PARIS-SUD XI ORSAY
par
FRANCK DURÉ
Étude du plasma seondaire réé dans
le neutraliseur d'ITER pour la
formation de neutres rapides
préparée au LABORATOIRE DE PHYSIQUE DES GAZ ET
DES PLASMAS
soutenue le 21 Déembre 2011
Direteur de thèse : Tiberiu Minea - LPGP, Université Paris-Sud XI
Président du jury : Christophe Blondel - Aimé Cotton, Université Paris-Sud XI
Rapporteurs : Piergiorgio Sonato - RFX, Université de Padoue
Jamal Bougdira - LPMIA, Université de Nany
Examinateurs : Alain Simonin - CEA-IRFM, Cadarahe
Khaled Hassouni - LSPM, Université Paris XIII
1 Shémade prinipe de la réationde fusion entre deutérium ettritium . 12
2 Évolution de la puissane de fusion en fontion de la température. [2℄ . . 13
3 Shémade l'injeteurde neutres rapides d'ITER. . . 14
1.1 Shémadu neutraliseur d'ITER [18℄. . . 19
1.2 Ionisationdesatomes
D
[24℄etdesmoléulesD 2
[25℄parimpatéletronique. 24 1.3 Prollongitudinaldupotentielplasma(ligneverte)tiréduodenumériqueOBI-2[19℄) assoiéau prolde gaz le long du neutraliseur (rouge), tiré de
[11℄. . . 31
1.4 Fontion de distribution en énergie des életrons pour trois valeurs de
pressiondans le neutraliseur,
V p
est xé à18V. . . . . . . . . . . . . . . 381.5 Fontion de distribution en énergie des életrons pour trois valeurs de
potentielplasmaà une pression de 2,8mTorr (0,4Pa). . . 39
1.6 Densité életronique le long de l'axe
z
en utilisant les valeurs reportéessur la gure1.3 des densités de gaz et potentielplasma.Les densités sont
obtenues pour deux termes de pertes diérents. . . 40
1.7 Densité des diérentes partiules lourdesle long de l'axe
z
en utilisant lesvaleurs reportéessur lagure 1.3 des densités de gaz etpotentielplasma. 41
1.8 Densité de D
+
2
et D+
3
le long de l'axez
en utilisant les valeurs reportéessurlagure1.3 desdensités degaz etpotentielplasma.Danslesdeux as,
le seond résultat onsidère le as d'une perte aux parois deux fois plus
importante. . . 42
2.1 Setioneaedelaréationdedétahementéletroniqued'unionnégatif
H −
surH 2
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 472.2 Setion eae de la réation de détahement életronique d'un atome
neutre
H 0
surH 2
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 482.3 Taux de neutralisation du faiseau en fontion du produit longueur du
neutraliseur par densité de partiule ible. En traits ns, la ible est
D 2
,en traits gras, la ible est Li. . . 49
2.4 Shéma du ode PIC-MCC. . . 50
2
2.7 Coupetransversale de l'ensemble de faiseaux entrantmodélisés en entrée
de la boîte de simulation. En pointillé est représenté le faiseau introduit
dans leode pour la géométrie ylindrique. . . 57
2.8 Distribution2D(r,z) de ladensité de faiseau propagé lelong du neutrali-
seur après 10
µ
s. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 582.9 Distribution2D(r,z) de ladensité d'életrons rapides(
m − 3
). . . . . . . . 582.10 Fontion de distribution en énergie des életrons du plasma seondaire
normalisée,auentre du neutraliseurrempli degaz
D 2
àl'état stationnaire. 60 2.11 Prol radial de densité totale de harges positives et négatives au entredu neutraliseur par leode OBI-2. . . 61
2.12 Prolradial de densitéde hargespositivesetnégativesàdiérentes posi-
tions lelong de l'axez du faiseau. . . 62
2.13 Distribution 2D(r,z) de densité d'ions positifs (
m − 3
) dans le neutraliseur d'ITER. . . 632.14 Distribution 2D(r,z) de densité des életrons (
m − 3
) dans le neutraliseur d'ITER. . . 632.15 Évolution au ours du temps des ourants d'ions positifs.
I f aisceau
repré-sentele ourantd'ions négatifs en entrée de laboîte de simulation.
I +
estun des ourantsd'ions positifs alulé. . . 64
2.16 Propagation du faiseau (
D −
,D 0
etD +
) après 10µ
s dans le as où ladensité de gaz en amont du neutraliseur est inférieure à elle dans le as
ITER. . . 67
2.17 Propagation du faiseau (
D −
,D 0
etD +
) après 14µ
s dans le as où ladensité de gaz en amont du neutraliseur est inférieure à elle dans le as
ITER. . . 68
2.18 Propagationdufaiseau(
D −
,D 0
etD +
)après8µ
sdansleasoùladensitéde gazen amontdu neutraliseurest égale àelle dansleas ITER omme
sur la gure2.6. . . 69
2.19 Distribution2D(r,z) deladensitéd'ionspositifs
D + 2
après10µ
sdansleasoùladensitéde gaz en amontdu neutraliseurest inférieureàelle dansle
as ITER. . . 70
2.20 Distribution2D(r,z) deladensitéd'ionspositifs
D + 2
après14µ
sdansleasoùladensitéde gaz en amontdu neutraliseurest inférieureàelle dansle
as ITER. . . 71
3
ITERomme sur la gure 2.6. . . 71
2.22 Propagationdufaiseau(
D −
,D 0
etD +
)après8µ
sdansleasoùladensitéde gazen amontdu neutraliseurest égale àelle dansleas ITER omme
sur la gure2.6. . . 72
2.23 Comparaison du ourant de rétrodiusion des ions positifs suivant deux
prols de densitéen amont du neutraliseur d'ITER. . . 72
3.1 Distribution 2D(r,z) de la densité d'életrons rapides dans le as du neu-
traliseurrempli de (a) deutérium - (b) lithium,en éhelle logarithmique. 79
3.2 Propagationdu faiseau de partiules énergétiques dans le as du neutra-
liseur remplide (a) deutérium - (b) lithium,en éhelle logarithmique. . . 79
3.3 Fontiondedistribution en énergiedes életrons auentre duneutraliseur
de 3mde long dans leas du deutérium etlithium . . . 81
3.4 Prol radialde l'ensemble des harges positives, des harges négatives, au
entre du neutraliseur après 10
µ
s. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 823.5 Distribution 2D(r,z) de la densité d'életrons du plasma seondaire dans
le as du neutraliseur rempli de (a) deutérium - (b) lithium, en éhelle
logarithmique. . . 83
3.6 Distribution2D(r,z)deladensitéd'ionspositifsduplasmaseondairedans
le as du neutraliseur rempli de (a) deutérium - (b) lithium, en éhelle
logarithmique. . . 83
3.7 Courant de rétrodiusion des ions positifs dans les as du neutraliseur de
3mde long au deutérium etau lithium. . . 84
3.8 Courant de diusion radial des ions positifs avant etaprès leneutraliseur
pour les deux ibles deutérium etlithium. . . 85
3.9 Distribution 2D(r,z) (a) de la propagation du faiseau (b) de la densité
d'életrons rapides le long du neutraliseur de 55m, en éhelle logarith-
mique . . . 86
3.10 Distribution 2D(r,z) de la densité (a) d'ions positifs, (b) d'életrons, du
plasma seondaire le long du neutraliseur de 55m, en éhelle logarith-
mique. . . 87
3.11 Courant de rétrodiusionet radialdans leas du neutraliseurde 55m. . 88
3.12 Comparaison de la propagation du faiseau le long de la ligne lorsque le
neutraliseur est déalé (a) de 1m, (b) de 2m par rapport à sa position de
base. . . 89
3.13 Distribution2D(r,z)de ladensité de
Li +
lorsque leneutraliseurest déalé (a) de 1m, (b) de 2m par rapport àsa position de base. . . 894
(a) de 1m, (b) de 2m. . . 91
3.16 Propagation du faiseau de (
D −
,D 0
,D +
) dans le neutraliseur au lithium de 1,5m. . . 923.17 Distribution 2D(r,z) de la densité de
Li +
lorsque le neutraliseur mesure 1,5m,éhelle logarithmique. . . 933.18 Courant de rétrodiusionet radialdans leas du neutraliseurde 1,5m. . 94
3.19 Comparaison du ourant de rétrodiusion dans diérentes ongurations
du neutraliseur onservant la même distane grilles d'aélération - neu-
traliseurde 1,5m. . . 94
3.20 Comparaison du ourant de rétrodiusion dans diérentes ongurations
duneutraliseurlorsque l'onmodieladistane grillesd'aélération-neu-
traliseur. . . 95
3.21 Comparaison des fontions de distribution en énergie des életrons au
entre du neutraliseurdans diérentes ongurations du neutraliseurbasé
sur l'injetionde lithium. . . 95
4.1 Shéma de l'injetiondu lithiumdans le ode MC-OLIJET. . . 99
4.2 Orientation du veteur vitesse des partiules du faiseau après ollision. 101
4.3 Vue en 3D de la densité de lithium après ollision ave le faiseau de
deutérium dans leneutraliseur d'ITER. . . 103
4.4 Proldedensitédelithiumaprèsollisionavelefaiseaudedeutériumsur
l'axedu faiseau pour diérentes valeurs de la setion eae de ollision
élastique. . . 104
4.5 Prol de densité de lithium après ollision sur les faes de la boîte de
simulation. . . 105
4.6 Prol de densité de lithium sur lesdeux plaques du neutraliseur d'ITER. 105
4.7 Prol de densité de lithium après ollision ave le faiseau de deutérium
sur l'axe du faiseau. . . 107
4.8 Prol de densité de lithium sur lesdeux plaques du neutraliseur d'ITER. 108
4.9 Vue en 3D de la densitéde lithium après ollisionave le faiseau de deu-
tériumdans leneutraliseurd'ITER lorsque lepoint d'injetiondu lithium
ommene à2,5m. . . 108
4.10 Prol de densité de lithium après ollision ave le faiseau de deutérium
sur l'axe du faiseau lorsque le point d'injetion du lithium ommene à
2,5m. . . 109
5
4.13 Propagation des faiseaux de partiules
D −
,D 0
etD +
le long du neutra-liseur après20
µ
s. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1114.14 Distribution2D(r,z)de ladensitéd'ions positifsde (a) deutérium
D 2 +
-(b)lithium
Li +
dans leneutraliseur, en éhelle logarithmique. . . 112 4.15 Courant de rétrodiusion des ions positifsD + 2
etLi +
omparé au as duneutraliseurd'ITER remplide
D 2
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1126
1.1 Prinipalesréations prises en omptepour dérirelainétique de volume
dans leneutraliseur. . . 30
1.2 Interation des partiules auxsurfaes dans leMCR du neutraliseur [29℄. 32
1.3 Symboles utilisées dans lejeu d'équation maîtresses . . . 35
2.1 Réationsdans le ode OBI-2. . . 46
3.1 Caratéristiques physiques du lithium . . . 74
3.2 Proessus élémentaires faiseau-plasma dans le neutraliseur á base de li-
thium-
∗
réations inluses dans le ode PIC-MCC. . . 76
7
Introdution générale 11
1 Étude inétiqueduplasma seondaire réédans leneutraliseur d'ITER 18
1.1 Introdution . . . 18
1.2 Modèle théorique . . . 20
1.2.1 Équation de Boltzmann . . . 20
1.2.2 Adaptationau as du neutraliseur . . . 21
1.2.3 Terme de ollisions . . . 22
1.2.3.1 Collisionsélastiques . . . 23
1.2.3.2 Collisionsinélastiques . . . 23
1.2.3.3 Collisionsionisantes . . . 24
1.2.3.4 Reombinaison életronique . . . 26
1.2.3.5 Termes de pertes des életrons . . . 26
1.2.4 Cinétiquehimiquedu plasmaseondaire . . . 28
1.2.4.1 Prinipe des équations inétiques . . . 29
1.2.4.2 Interation en volume . . . 29
1.2.4.3 Interation en surfae . . . 30
1.2.4.4 Termes de pertes des partiules lourdes . . . 32
1.2.4.5 Forme des tauxde réations . . . 32
1.2.4.6 Forme des réations inétiques. . . 33
1.3 Approhe numérique . . . 36
1.4 Résultatset Disussions . . . 37
1.5 Conlusions . . . 41
2 Tehniques numériques et résultats du ode OBI-2 43 2.1 Introdution . . . 43
2.1.1 Module de ollisionde type Monte-Carlo . . . 44
2.1.1.1 Prinipe de la méthode de Monte-Carlo . . . 44
2.1.1.2 Module de ollision . . . 45
2.1.2 Méthode Partile-In-Cell . . . 49
8
2.1.3 Prol de densité de gaz . . . 55
2.2 Résultatsdu ode . . . 55
2.2.1 Neutraliseur du tokamakd'ITER . . . 55
2.2.1.1 Partiules du faiseau . . . 57
2.2.1.2 Plasma seondaire . . . 60
2.2.1.3 Courant de rétrodiusiondes ions positifs . . . 64
2.2.2 Neutraliseur du tokamakJT60-SA. . . 65
2.2.2.1 Partiules du faiseau . . . 66
2.2.2.2 Plasma seondaire . . . 67
2.2.2.3 Courant de rétrodiusiondes ions positifs . . . 67
2.3 Conlusions . . . 69
3 Résultats du ode OBI-2L sur le neutraliseur au lithium 73 3.1 Introdution . . . 73
3.2 Caratéristiques du modèle. . . 75
3.2.1 Point de vue numérique . . . 75
3.2.2 Proessus élémentaires . . . 76
3.3 Résultats. . . 77
3.3.1 Comparaisonentre lesneutraliseurs audeutérium etau lithium . 78 3.3.1.1 Partiules du faiseau . . . 80
3.3.1.2 Plasma seondaire . . . 80
3.3.1.3 Courant de rétrodiusiondes ions positifs . . . 84
3.3.2 Étude paramétrique suivant les aratéristiquesdu neutraliseur . 86 3.3.2.1 Neutraliseur de tailleréduite . . . 86
3.3.2.2 Distane aélérateur-neutraliseur . . . 88
3.3.2.3 Cas intermédiaire de longueur du neutraliseur :
L neut
= 1,5m . . . 913.4 Disussion . . . 92
3.5 Conlusions . . . 97
4 Étude de la diusion du lithium dans le volume du neutraliseur par le ode MC-OLIJET 98 4.1 Introdution . . . 98
4.2 Spéiités numériques du ode MC-OLIJET. . . 99
4.2.1 Méthode Monte-Carlo: tirage de la probabilitéde ollisions . . . 99
4.2.2 Traitement des ollisions . . . 101
9
4.3.2 Étude paramétrique. . . 105
4.3.2.1 Valeurde lasetion eae de ollisionélastique . . . . 105
4.3.2.2 Vitesse du jet supersonique de lithium . . . 106
4.3.2.3 Point d'injetiondu lithium . . . 108
4.4 Utilisationdes résultats de MC-OLIJET dans OBI-2L . . . 110
4.4.1 Prol de densité . . . 110
4.4.2 Partiules du faiseau. . . 111
4.4.3 Plasma seondaire . . . 111
4.4.4 Courant de rétrodiusion. . . 112
4.5 Conlusions . . . 113
Conlusion générale 114
10
Le projet international ITER (International Thermonulear Reator Experimen-
tal), en onstrution à Cadarahe en Frane, porte sur la faisabilité de la fusion par
onnement magnétique. Le prinipe de base onsiste à enfermer un plasma dans une
hambre àvide dont les lignes de hamp magnétique en forme de tores enlaés assurent
le onnement du plasma haud. Le ombustible, un mélange de deutérium et de
tritium,est porté àtrès haute température, an d'obtenirun plasmahaud. Laréation
deutérium - tritium est hoisie ar 'est elle qui a la plus grande setion eae de
réationde fusionà quelques 100 millionsde degrés.On donne un shéma de laréation
de fusion entre le deutérium et le tritium. L'énergie qui se dégage de ette réation
est de 14,1MeV portée par un neutron et 3,5MeV par un noyau d'hélium (partiule
α
). Le plasma du tokamak est onné magnétiquement an de le maintenir à distane des parois, par des bobines externes supraondutries installées autour de la hambre,ainsi que par l'injetion d'un ourant életrique au oeur du plasma [1℄. Ce projet en
onstrution est atuellement le plus important au monde en termes de volume de la
hambre de onnement du plasma. En eet, à titre de omparaison, le tokamak Tore
Supra aun volume interne d'environ25
m 3
, 100m 3
pour JET ontre 840m 3
pour ITER.Des moyens de hauage externes sont utilisés an d'augmenter la température
de oeur du plasma jusqu'aux quelques 100 millions de degrés Kelvin néessaires
à initialiser la réation de fusion deutérium - tritium. Ce système néessite 50MW
pour maintenir ette température dans le réateur d'ITER. Sahant que la résistivité
du plasma diminue ave l'augmentation de la température, l'eaité du hauage
ohmique déroît rapidement. Lehauage ohmiquepermet d'atteindre une température
dans le oeur du plasma de l'ordre de 10 millions de degrés. Lorsque les réations
de fusion sont amorées, le hauage par les partiules
α
, réées lors de la fusion dudeutériumetdutritium,partiipentaumaintiendelahautetempérature(auto-ignition).
Des moyens de hauage additionnels sont don requis pour hauer eaement le
plasmade fusionentre 10et100millionsde degrés,tels queleshauages ylotroniques
ionique [3℄, életronique [4℄ qui orrespondent à des ondes életromagnétiques hoisies
Fig.1: Shéma de prinipe de la réationde fusionentre deutérium et tritium
à des fréquenes de résonane pour assurer le meilleur transfert d'énergie possible (30
à 50 MHz pour les ions et 100 à 200 MHz pour les életrons). Ces deux méthodes
apportent pour le hauage du plasma une puissane d'environ 20MW. D'un autre
té, un injeteur de neutres rapides apporte environ 17MW et du ombustible dans le
réateur prinipal.Letransfertde l'énergieapportéepar lesneutres rapidesdel'injeteur
au plasma de oeur est basé sur le transfert de quantité de mouvement et le transfert
de harges lors des ollisions ave e plasma. Notons que le taux de neutralisation
du faiseau par ette tehnique est inférieure à 100%. Deux de es injeteurs seront
implémentés pour le hauage additionnel et un troisième, d'énergie inférieure, sera
utilisé pour faire des mesures de diagnostis [5℄.
Latehnique de neutralisationpar photoionisationdu faiseaupar des lasers intenses
permettraituntauxdeneutralisationthéoriquede100%,pourunepuissanelaserdeplus
de 50MW. Cependant,même pour une puissane de laavité laser de l'ordre de 10MW,
ei peut loalement modier lesmiroirs de la avité etpar onséquent aeter le trajet
du faiseau laser; la diulté est d'avoir un bon alignement de la avité pour obtenir
un faiseau laser dense et homogène sur plusieurs entimètres de large. Pour l'injeteur
de neutres, l'épluhage d'életrons par l'interation ollisionnelle ave un gaz (
D 2
) aétéhoisie.
L'injeteur de neutres rapides sedéompose en plusieurs parties(gure3). Lasoure
Fig.2: Évolution de la puissane de fusionen fontion de la température. [2℄
d'ions négatifs à pour objetif de délivrer 40 A de
D −
en ontinu pendant une heure.Ces ions négatifs sont extraits de la soure [6℄ et sont aélérés par le système MAMuG
(Multi Aperture Multi Grid) jusqu'à 1MeV [7℄. Le prinipe du hauage par neutres
rapides a déjà été testé sur JET où l'énergie du faiseau requise est de 100keV [8, 9℄.
Ainsi, il est possible d'obtenir des neutres rapides par reombinaison (attahement
életronique sur
D +
). En revanhe, pour ITER, l'énergie requise pour le faiseau estde 1MeV. À ette énergie, la setion eae de détahement életronique (stripping en
anglais) de
D −
est plus importantequeelle d'attahementéletronique deD +
[10℄.Les ions négatifs
D −
sont ensuiteneutralisés par ollisionave le gaz ibleD 2
injetéau entre du neutraliseur. Ce dernier est onstitué de inq plaques de 3m de long, de
1,7m de haut et espaées de 10m entre lesquelles irule le gaz
D 2
ave une densitéFig. 3:Shéma de l'injeteurde neutres rapides d'ITER.
au point d'injetion d'environ
∼ 8 · 10 19 m − 3
[11℄ orrespondant à une pression de∼
0,6Pa pour une température de gaz de 500K.
D −
sont en partie neutralisés (perte de la harge négative) après une ollision ave le gaz donnant iiD 0
. Lors de ette ollision,un életron rapideest rééave une énergiede pratiquement 272eV. Onsuppose dansles
simulations réalisées que les partiules du faiseau gardent la même énergie et la même
diretion après ollision qu'avant. Pour les életrons rapides réés, on onsidère qu'ils
vont dans la diretion du faiseau lors de leur réation. Des ollisions suessives sont
également possibles de sorte que
D 0
formeduD +
. Notons que letaux de neutralisation du faiseau dépend de la nature de la partiule ible [12℄. Ainsi dans le as du gazD 2
injeté, le faiseau de partiules à 1MeV est omposé en sortie de neutraliseur d'environ
55% de
D 0
,25% deD −
et 20% deD +
.Les partiules hargées restant dans le faiseau après le passage dans le neutraliseur
doivent être retirées avant l'injetion dans le tokamak an d'éviter leur impat sur les
parois de la mahine sous l'eet de la fore de Lorentz. Un déeteur de partiules
hargées résiduelles est don plaé en sortie du neutraliseur. Deux ongurations du
déeteur sont possibles,l'un életrostatique,l'autre magnétique [13℄.
L'étude menée dans e qui suit se onentre sur le neutraliseur, partie de l'injeteur
de neutres rapides. Le ode OBI-2 (Orsay Beam Injetor 2 dimensions(r,z)) a été
développé au Laboratoire de Physique des Gaz et Plasmas (LPGP) pour simuler les
aratéristiques du faiseau d'ions négatifs dans le neutraliseur rempli de
D 2
. Il importede vérier la formation du plasma seondaire dans le volume du neutraliseur ainsi que
la propagation orrete du faiseau le long de la ligne d'injetion. Nous montrons que
aratéristiques de e plasma basse pression par diérents modèles numériques.
En eet, un premier modèle de la inétique dans le neutraliseur a été proposé [9℄ et
omporteune inétiqueduplasmaréduiteà6 réations.Celles-itraduisentl'interation
du faiseau ave le plasma. De manière générale, les plasmas d'hydrogène ou de deu-
térium hors-équilibre ont une inétique omplexe impliquant plusieurs espèes (D,
D 2
,D +
,D −
,D 2 +
etD + 3
) ave des tauxde réations pouvant dépendre signiativementdesonentrationsdesétats ro-vibrationnelsexités delamoléule
D 2
.De plus,ompte-tenude la géométrie du neutraliseur, notamment 10 m entre deux plaques, et de la faible
pression de l'ordre de 0,1 Pa, les interations aux parois jouent un rle très important.
Nous proposons d'ajouter ette inétique des partiules du plasma entre elles ainsi que
leur interation ave lesparois [14℄.
Il n'est pas possible d'introduire autant de proessus ollisionnels dans un ode
PIC-MCC en 2D3V ou 3D ar trop oûteux en temps de alul. Un modèle numérique
a don été développé séparément pour traiter la inétique du plasma seondaire, ave
un transport des diérentes espèes simplié et sans eets de gradient de densité oude
température, dans un modèle ollisionnelradiatifave prise en ompte de la dynamique
des életrons dans l'espae des énergies par la résolution de l'équation de Boltzmann.
Le but de ette simulation est d'obtenir les onentrations des prinipales espèes
présentes dans le plasma seondaire pour qu'elles soient ensuite implémentées dans le
ode PIC-MCC.
D 2
est utilisé pour la formation des ions négatifs dans la soure d'ions. Dansla onguration atuelle de l'injeteur de neutres,
D 2
est aussi injeté au entre duneutraliseur, e qui augmente la pression de gaz dans l'eneinte. Cette dernière est
reouverte de panneaux ryogéniques sur les parois, e qui maintient la pression entre
environ
10 − 3
Paen dehors du neutraliseuret 0,6 Paau pointd'injetiondu gaz pendant une heure avant de régénérer les têtes froides des parois [11℄. Cependant, la quantité degaz diusanten dehors de lasoure d'ions négatifs etdu neutraliseurest susantepour
ontribuersigniativementàunepré-neutralisationdufaiseaudans l'aélérateur.Cei
réduit ainsi la puissane portée par le faiseau [15℄ ar les ions négatifs neutralisés ont
alors une énergieinférieureà1MeV. Notonsque lesrésultatsde OBI-2 ontaussi montré
que leplasmaseondaire diuse en amont eten avaldu neutraliseur, en partiulier dans
l'espae grilles d'aélération - neutraliseur, e qui partiipe à l'érantage de la harge
d'espae du faiseau.
été proposée [16℄ en remplaçant le deutérium injeté entre les plaques du neutraliseur
par un jet de lithium supersonique, transversalement au faiseau. En utilisant un jet
de lithium supersonique, la pression de gaz serait réduite au deutérium provenant
de la soure d'ions négatifs. Ainsi, les panneaux ryogéniques pourraient fontionner
plus longtemps avant d'être régénérés [16℄. Le prol de densité serait également bien
plus étroit. Pour onrmer ela, un ode Monte-Carlo 3D a été développé au LPGP
dans le but d'obtenir un prol de densité de lithium réaliste le long de l'injeteur. La
dispersion du lithium est alors due au transfert de quantité de mouvement du faiseau
d'ions négatifs vers le jet. De plus, le lithium est un métal se ollant failement aux
parois en uivre du neutraliseur. On s'attend don à e que la dispersion du lithium en
diretion du plasma de fusion soit fortement réduite. Cela réduit également la diusion
duplasmaseondaireforméeenraisondelamasseatomiqueZplusimportantedulithium.
Dans leas du deutérium,dépendant de ladensité de gaz injetée dans levolumedu
neutraliseur,lalongueurdesplaquesestaluléepourmaximiserletauxdeneutralisation
àleursortie.Dansetteonguration, lesplaquesmesurent3mde long.Enomparaison,
dans le as du lithium, le maximum du taux de neutralisation dépend de la nature
de la partiule ible et il est également obtenu pour un produit longueur par densité,
noté
p i
, diérent. Cette dernière propriété permet de modier préférentiellement la longueur du neutraliseur ou la densité de lithium injeté par rapport au deutérium. Lesmeilleurs performanes obtenues sont dues à la plus grande valeur de la setion eae
de détahement életronique de
D −
sur elle deD 0
.Comme préédemment mentionné, le ode OBI-2 a été réemment développé pour
le neutraliseur basé sur l'injetion de deutérium. Ce ode a été adapté pour simuler
les aratéristiques physiques du plasma seondaire formé par l'injetion de lithium
à la plae du deutérium et suivre les partiules du faiseau de l'aélérateur à la n
du neutraliseur. Deutérium et lithium ont été omparés à travers la modiation de
la longueur du neutraliseur et de la distane grilles d'aélération - neutraliseur. Les
propriétés de fontion de distribution en énergie des életrons, de densité plasma, de
tailledegainesontomparéesetdisutéesdanslesdiérentes ongurationsétudiées.En
se basant sur les résultats du ode OBI-2 Lithium, un sénario avané de onguration
du neutraliseur est proposé etles premières estimations du neutraliseur au lithiumpour
ITER sontdonnées.
Le manusrit se détaille de la manière suivante. En hapitre I, nous dérivons la
inétique du plasma seondaire par la résolution des équations de onservations des
de bases à la inétique du plasma seondaire implémentée dans le ode OBI-2. En
hapitre II, nous montrons lesrésultatsobtenuspar leode OBI-2 dans la onguration
d'ITER ave injetion de deutérium. D'autres ongurations que elles de l'injeteur
de neutres rapides d'ITER peuvent être étudiées. Dans e même hapitre, nous nous
intéressons également au as de l'injeteur de neutres du tokamak japonais JT-60SA
dont le neutraliseur à une forme ylindrique identique au modèle 2D(r,z) simulé par
le ode OBI-2. Les résultats sont omparés à eux de l'injeteur de neutres d'ITER.
Dans le hapitre III, nous étudions les résultats obtenus par le ode OBI-2 Lithium, en
remplaçant la nature de la ible injetée dans le volume du neutraliseur et en faisant
une omparaison ave les résultats obtenus entre deutérium et lithium. En hapitre IV,
nous montrons lesrésultats obtenus par la simulation Monte-Carlo 3D-MPI permettant
d'améliorerleproldedensitédu lithiuminjetédans levolumedu neutraliseurd'ITER.
Étude inétique du plasma seondaire
réé dans le neutraliseur d'ITER
1.1 Introdution
Le neutraliseur est un des éléments de l'injeteur de neutres (gure 1.1). Pour le
tokamak ITER, les partiules hargées aélérées à 1MeV sont des ions négatifs. À
e niveau d'énergie, la onversion des ions négatifs en neutres est plus eae que
elle des ions positifs. L'attahement d'életrons reste utilisé pour le tokamak JET ar
l'énergie du faiseau d'ions positifs est au plus de 130keV. Il a été démontré, pour un
tel système, que l'eaité de neutralisation diminuait au ours d'opérations sur JET.
La température inétique du gaz a pu y être déterminée en ouplant des mesures par
sondes Langmuir et par spetrosopie d'émission, assoiées à un modèle analytique.
Il a été montré que l'élévation de température mesurée est à mettre en onordane
ave la déplétion de gaz entre les plaques du neutraliseur qui permet d'expliquer
la perte d'eaité de neutralisation [9℄. Sur la plage d'énergie étudiée du faiseau
d'ions positifs[50-70keV℄, il semble que la température du gaz soit onstante à 500K.
En revanhe, lorsque la puissane du faiseau augmente [1-7MW℄, la température du
gaz augmente jusqu'à 900K [8℄. La température du gaz augmente notamment par
aélération des ions positifs au niveau de la gaine plasma qui ollisionnent sur les
plaques du neutraliseur. Suite à ette ollision (attahement, dissoiation), es ions
deviennent neutres mais ave un gain en énergie onséutif à leur aélération dans
la gaine. D'autres anaux de hauage existent omme la dissoiation du gaz par le
faiseau ou les partiules du plasma seondaire. Dans les onditions du tokamak ITER,
il a également été montré que le gaz
D 2
haue entre les plaques du neutraliseur. Le hauage semble être moindre notamment en raison du plus faible ourant apportéentre deux plaques de neutraliseur, i.e. 10A pour ITER au lieu de 55A pour JET. Le
alul eetué de la température du gaz se fait suivant le modèle de Paméla [17℄ et
JET. Ces réations traduisent l'interation du faiseau ave le plasma. Pour mieux
rendreomptedes espèes du plasmaseondaire,nous proposons d'ajouter uneinétique
des partiules du plasma entre elles ainsi que leur interation ave les parois. L'obje-
tifestdedéterminerlesproessusmajoritaires,lesespèes prédominantesdansleplasma.
Fig. 1.1: Shéma du neutraliseurd'ITER [18℄.
Une étude préédente, par simulation PIC-MCC (Partile In Cell - Monte Carlo
Collision)a montré [19℄que l'interationdu faiseaud'ionsnégatifs ave laellulede gaz
D 2
forme un plasma seondaire entre les plaques du neutraliseur. De plus, le faiseau d'ions négatifs a tendane à diverger sous l'eet de la répulsion oulombienne entre lespartiules de même harge. Le plasma seondaire, dont la densité totale de harges est
supérieure d'au moins un ordre de grandeur à elle du faiseau, réduit la divergene du
faiseau par érantage de sa harge d'espae.
Il a également été montré que le plasma sort du neutraliseur en amont vers les
grillesd'aélération eten avalvers ledéeteur departiules. Lesonséquenespeuvent
être importantes pour le bon fontionnement du déeteur de partiules hargées
en aval et la rétrodiusion du plasma en amont peut endommager les grilles d'aélé-
rationvoirelasoured'ionsnégatifs.Uneétudedu plasmaseondaireestdonnéessaire.
Nous avons hoisi un modèle ollisionnelradiatif(MCR) pour modéliserla inétique
du plasma de deutérium hors-équilibreontenantles espèes
D
,D 2
,D +
,D −
,D 2 +
etD + 3
et leurs états exités assoiés. Une telle inétique implique beauoup trop de proessus
de ollisionspour un ode PIC-MCC tel que OBI-2. Le modèle MCR a été onstruit en
adaptant, aux onditions du neutraliseur d'ITER, un préédent ode numérique [20℄,
initialement érit pour simuler des déharges d'hydrogène. L'équation de Boltzmann
ouplée aux équations inétiques des partiules lourdes sont résolues en supposant le
plasma loalement homogène, pour utiliser un ode sans dimensions. L'avantage de e
type de modèle est la rapidité de temps de alul pour obtenir les densités d'espèes
présentes dans le plasma seondaire. Le modèle inétique est présenté dans la setion
suivante.
Nous réalisons une étude paramétrique du plasma dans le neutraliseur suivant la
température du gaz, la pression de deutérium et le potentiel plasma. Dans un premier
temps, nous rappellerons lespoints de théorierelatifs àl'équationde Boltzmannutilisée
ainsiqueleséquationsinétiquesprisesenompte. Puisnoustraiteronsdel'approheuti-
liséepourleodenumérique.Ennnousprésenteronsetdisuteronsdesrésultatsobtenus.
1.2 Modèle théorique
1.2.1 Équation de Boltzmann
Dans ette setion, nous donnons une desription de l'équationde Boltzmann. Dans
le as du neutraliseur, ellesera appliquéeaux életrons réés dans le plasma seondaire.
De manière générale, l'équation de Boltzmann dérive du théorème de Liouville [21℄ et
permet de relier des grandeurs mirosopiques à des quantités marosopiques et est
donnée de lafaçon suivante:
df (~r, ~v, t)
dt (ǫ) = ∂f (~r, ~v, t)
∂t + d~r
dt · ∂f(~r, ~v, t)
∂~r + d~v
dt · ∂f (~r, ~v, t)
∂~v =
∂f(~r, ~v, t)
∂t
coll
(1.1)
où
d~r
dt · ∂f(~r, ~v, t)
∂~r
(1.2)représente leterme de diusion spatiale d'uneespèe, par exempleun életron
d~v
dt · ∂f (~r, ~v, t)
∂~v
(1.3)représente un terme de onvetion due àl'ation des fores extérieures sur l'espèe et
∂f (~r, ~v, t)
∂t
coll
(1.4)
représente le terme de ollisions qui englobe tous les proessus de ollisions de l'espèe
dans le gaz.
Ainsi, la fontion de distribution
f (~r, ~v, t)
d'une espèe donnée permet de dénir lesgrandeursmarosopiquestellequeladensité
N e
,lavitessemoyenneU ~
,l'énergiemoyenneE de la partiule étudiée.
N e = Z
f (~r, ~v, t)d~rd~v
(1.5)U ~ =
R ~v · f (~r, ~v, t)d~rd~v
R f(~r, ~v, t)d~rd~v
(1.6)E = R 1
2 m~v 2 · f (~r, ~v, t)d~rd~v
R f (~r, ~v, t)d~rd~v
(1.7)où
f
est lafontion de distribution,ǫ
,~r
et~v
sont respetivement l'énergie, leveteur position etleveteurvitesse de lapartiule. Lorsque letermede ollisionsest nul (équa-tion de Vlasov), notons que l'on obtient simplement par intégration selon la variable v
l'équationde ontinuité.
1.2.2 Adaptation au as du neutraliseur
Dans e modèle, nous onsidérons un plasma seondaire, loalement de densité
uniforme, où les onditions de bords sont données par des taux eetifs de gains-pertes
des diérentes espèes présentes dans le plasma (f setion Termes de pertes). La
résolution du système est faite sans dimensions pour obtenir rapidement des résultats
qui pourront être implémentés dans un ode PIC-MCC détaillé par la suite (f setion
CodePIC-MCC).Lesproessusollisionnelsave lefaiseau departiules énergétiquesà
500keV par unité de masse arbitraire(f Tableau 1.1 des réations) apportent un terme
soure externe pour les partiules du plasma. Les termes de gains-pertes sont disutés
dans lasetion Terme de ollisions.
À partir de larésolution de l'équation de Boltzmann, nous avons aès à la fontion
de distributionenénergiedes életronsetpar résolutiond'équations inétiquesauxdié-
rentes espèes himiquesdans le plasma.Nous nous intéressons aux életrons du plasma
seondaire réés par l'interation du faiseau de partiules énergétiques ave le gaz
D 2
injetédontlatempératureest supposée xeetonnue.On supposequ'ilen estde même
pour la température des ions et atomes du plasma. Les onentrations des neutres et
ionssontdonnéesaprèsobtentiondel'étatd'équilibredeséquationsinétiquesduplasma.
Lapressiondans l'eneintedu neutraliseurvarie entre environ0,06 et0,6Papour une
température de gaz estimée à 500K [8℄ [19℄. Les premiers résultats du ode PIC-MCC
permettent de donner une estimation de la valeur de la température des ions dans
le neutraliseur. Elle varie entre 0,2eV au entre du neutraliseur et 2eV en bord de
neutraliseur où la pression est la plus basse. On suppose alors que la température des
partiules atomiques rééespar leplasma est la mêmeque elle des ions.
Sahant quele libre parours moyen des életrons
λ moyen
est donnéparλ moyen = 1
P N i · σ i
(1.8)
où
N i
représente la densité de l'espèe i en ollision ave l'életron etσ i
la setioneae assoiée, on trouve alors un libre parours moyen pour les életrons de l'ordre
de 10 m. Pour e alul, on prend la setion eae de ollision la plus signiative
qui est elle de l'ionisation du gaz de l'ordre de
10 − 20
m2
et la densité au entre duneutraliseur d'environ
8 · 10 19
m− 3
. Nous pouvons don négliger le terme de diusionspatiale dans l'équationde Boltzmann des életrons. Pour assurer la quasi-neutralitédu
plasma dans l'eneinte, un terme additionnel de diusion des életrons et des ions est
ajoutéetdisutédans lasetionTerme de pertes.De plus, hormisleseets de gaineaux
parois du neutraliseur, et en négligeant le hamp induit du faiseau d'ions, il n'y a pas
de fores extérieures appliquées sur les életrons dans le plasma, en partiulier le long
de l'axedu faiseau. Le terme de onvetion peut don aussi être négligé. L'équationde
Boltzmannpour leséletrons seréduit nalementà :
∂f (~r, ~v, t)
∂t (ǫ) =
∂f (~r, ~v, t)
∂t
coll
(1.9)
1.2.3 Terme de ollisions
Leterme deollisionsprenddonen omptelesdiérents proessus de ollisionsave
l'életronetestdonnédansl'équationsuivantepuisexpliitédanslessous-setionsàvenir.
∂f (~r, ~v, t)
∂t
coll
= Coll E (ǫ) + C ex (ǫ) + G b (ǫ) + G pl (ǫ) − L rec (ǫ) − L w − L out (ǫ)
(1.10)On disuteen détailhaque terme dans e qui suit.
1.2.3.1 Collisions élastiques
Coll E
représente le terme de ollision élastique életron-életronColl ee
et életron-neutre
Coll en
. Les ollisionsélastiques életron-ion ainsi que életron-neutre ne sont pas prises en omptear l'eaité de e typede ollisionsapporteune orretion de l'ordredu rapport de masse de l'életron sur la partiule par rapport aux ollisions de type
Coll ee
.Deplus, ommemontrépar lasuite danslasetionRésultats,letauxd'ionisation dugaz dansleneutraliseurestde quelque10 − 4
.Ainsi,lesollisionssontprisesenomptedans la inétique du plasma. On donne l'expression des ollisions entre életrons par la
formule suivante [22℄ :
Z
Coll ee (ǫ)dǫ =
∂n(ǫ, t)
∂t
ee
=
∂J ee (ǫ)
∂ǫ
ee
(1.11)
où
J ee
est une densité de puissane.∂J ee (ǫ)
∂ǫ
ee
= 2 3 πe 4
r 2
me lnΛ × (P (ǫ) n(ǫ, t) 2ǫ −
∂n(ǫ, t)
∂ǫ
− Q(ǫ)n(ǫ, t))
(1.12)Λ =
r k b T e
4πe 2 N el · m e w 2
2e 2
(1.13)P (ǫ) = 2
√ ǫ Z ǫ
0
n(ǫ, t)dt + 2ǫ Z ∞
ǫ
x − 1/2 n(x, t)dx
(1.14)et
Q(ǫ) = 3
√ ǫ Z ǫ
0
n(ǫ, t)dt
(1.15)1.2.3.2 Collisions inélastiques
C ex
représente les ollisions inélastiquesprovenant de l'exitation des atomes et mo- léulesdanslegazparleséletronsduplasma.LetermeC ex
s'éritsouslaformesuivante:Z
C ex (ǫ)dǫ = N p ( X
i
v(ǫ + ∆ǫ)σ ex i (ǫ + ∆ǫ)n(ǫ + ∆ǫ, t) − X
i
v (ǫ)σ ex i (ǫ)n(ǫ, t))
(1.16)Les exitations atomiques ou moléulaires sont prises en ompte depuis le niveau
fondamental. Les exitations rotationnelles et vibrationnelles du gaz moléulaire et
atomique sont également utilisées. Le ode prend en ompte une partie des niveaux
d'exitations de H et
H 2
(5 pour H et 15pourH 2
) via des setionseaes analytiques[23℄ [20℄. Dans toute l'étude, nous prenons les mêmes valeurs de setions eaes
pour H et
H 2
que pour D etD 2
. Les valeurs des setions eaes rotationnelles et vibrationnelles sont prises omme termes orretifs de la setion eae d'ionisationdu niveau fondamental. On onstate que elles-i modient alors respetivement pour
1% et 0,01% la setion eae d'ionisation de la partiule onsidérée. Ces niveaux
exités jouentun rle dansladéterminationetl'élévationde latempératuredu gaz mais
eproblèmen'estpasadresséiiarettedernièreestxéeentantqueparamètreduode.
1.2.3.3 Collisions ionisantes
Le terme
G b
représente le gain en énergie du nouvel életron réé par l'ionisation des atomes et moléules présents dans le neutraliseurpar ollisionave lespartiules dufaiseau (
D −
,D 0
,D +
ete s
).e s
représente les életrons rapides réés par détahementéletronique des partiules du faiseau. De même,
G pl
représente le gain en énergie desnouveauxéletrons dûàl'ionisationdes atomesetmoléulesprésentsdansleneutraliseur
par ollision ave les életrons du plasma. Ces atomes et moléules sont respetivement
D
etD 2
. On donne i-dessous les setions eaes d'ionisation deD
etD 2
par impatéletronique.
0 2e-21 4e-21 6e-21 8e-21 1e-20 1.2e-20 1.4e-20 1.6e-20
0 50 100 150 200 250
section efficace en m 2
E (eV)
ionisation de D par e ionisation de D_2 par e
Fig. 1.2: Ionisation des atomes
D
[24℄ etdes moléulesD 2
[25℄ par impat életronique.L'ensemble des réations d'ionisation sont répertoriées dans la table 1.1.
Nous pouvons séparer les életrons en deux groupes : d'un té, les életrons
plasma venant prinipalement de l'ionisationde deutérium moléulaire ave une énergie
maximale bien au-dessous de 100eV. De l'autre, les életrons du faiseau réés par
détahement d'un voire deux életrons d'une partiule du faiseau par ollision ave
le gaz ou les partiules du plasma. Ces derniers életrons ont une énergie prohe de
272eV, orrespondant à un életron ayant la même vitesse que le faiseau de partiule
de deutérium à 1MeV, soit
∼ 10 7 m.s − 1
. On rappelle que le rapport de masse entre ledeutérium et l'életron est d'environ 3672. Ces életrons rapides ne sont pas pris en
omptedans laformede la fontionde distribution en énergiedes életrons de sorte que
l'équationde Boltzmannonerne uniquement les életrons du plasma seondaire.
Letermesoured'ionisation
G b
estdéterminépar lasommedestauxde réationsdesréations suivantes :
P + B → P + + e + B,
(1.17)où
P = D
ouD 2
etB
=D 0 , D + , D −
oue s
(1.18)Chaque espèe du faiseau a une setion eae d'ionisation de l'ordre de
10 − 20
m2
hormis l'életron rapide
e s
.Ave une densité linéaire au niveau du neutraliseur d'environ
10 20
m2
, haune despartiules du faiseau fait approximativement une ollision ionisante en traversant le
neutraliseur. Une partiule du faiseau à 1MeV perd seulement une petite quantité de
son énergie initiale à l'intérieur du neutraliseur don les setions eaes de ollisions
ave le faiseau peuvent être gardées onstantes dans tout le volume du neutraliseur.
Les valeurs des setions eaes à 1MeV valent alors, respetivement pour
D 0
etD +
,0,414
· 10 − 20
m2
et0,71· 10 − 20
m2
[26, 25℄. Pour lasetion eae d'ionisationdeD 2
parD −
, nous la supposons égale à la somme de elle par un életron à 272eV et parD 0
à1MeV. La setion eae d'ionisation de
D 2
parD −
vaut alors 1,04· 10 − 20
m2
. Chaqueespèe du faiseau apporte une ontribution au terme soure d'ionisation à travers la
setion eae diérentielle mise sous formesimpliéesuivante :
σ dif f (ǫ 1 , ǫ 2 ) = σ iz (ǫ 1 )B(ǫ 1 ) (arctan( 2 ǫ 1 ∗ − B(ǫ E iz
1 ) ))((ǫ 2 ) 2 + (B(ǫ 1 )) 2 )
(1.19)où
ǫ 1
est l'énergiede lapartiule inidente,ǫ 2
est l'énergiede l'életronréé,B(ǫ 1 )
estuneonstantedépendantdelanaturedelapartiuleibleetvalantii20eV,
E iz
estleseuild'ionisation de lapartiule ible. De ette équation,nous obtenons une énergiemoyenne
des életrons réés par les partiules lourdes du faiseau d'environ 50 eV et de 30 eV
pour euxprovenantdel'ionisationdudeutériummoléulaireparleséletrons rapides
e s
.Globalement,le termed'ionisation dans le ode s'érit de laformesuivante :
ionisation(ǫ) =N p · [ Z 2ǫ+ǫ i
ǫ+ǫ i
v(ω)σ dif f (ω, ω − ǫ i − ǫ)n(ω, t)dω
− Z 272
2ǫ+ǫ i
v(ω)σ dif f (ω, ǫ)n(ω, t)dω − v(ǫ)n(ǫ, t)
Z (ǫ − ǫ i )/2
0
σ dif f (ǫ, α)dα]
(1.20)
On adaptealorslaformule auas des ollisionsave lefaiseauetsuivantlapartiule
ible en modiantles valeurs de setions eaes et leseuil d'ionisation.
1.2.3.4 Reombinaison életronique
Pour e plasma de type
D 2
à basse température, les reombinaisons radiatives ont des taux très bas [23℄. Ainsi, le terme de reombinaisonL rec
omprend le taux dereombinaisondissoiative,notammentommevoiede formationde deutériumatomique
dans leplasma,des életrons ave lesions du plasma etl'attahementdes életrons ave
les neutres dans le volume du plasmareformant des ions. Les taux de reombinaisonen
volume de reombinaison de
D 2 +
etD 3 +
ave un életron d'énergieǫ
dont les réationssont données dans le tableau 1.1 (réation 10 et 13) sont donnés à partir des formules
analytiques suivantes :
recomb D +
2 (ǫ) = [ 4, 234 · 10 − 8 eV.m 3 .s − 1
ǫ ] 0,6465
(1.21)recomb D +
3 (ǫ) = [ 6.167 · 10 − 8 eV.m 3 .s − 1
ǫ ] 0,37
(1.22)On met
ǫ
en eV.recomb D +
2
et
recomb D +
3
représentent des taux de reombinaison en
m 3 .s − 1
.1.2.3.5 Termes de pertes des életrons
Les pertes peuvent être lassées en deux atégories,
(i)
la perte des életrons sur les
surfaesduneutraliseur
L w
ainsique(ii)
leséletronssortantdel'eneinteduneutraliseurL out
.Lespertesauxparoissontuniquementpossiblespourleséletronsayantsusamment
d'énergie pour passer la barrière du potentiel
V p
de la gaine plasma. Le modèle sansdimensions ne prend pas en onsidération les angles puisque sans dimensions. Ainsi,
tout életron ave une énergie supérieure à
e × V p
touhera la surfae d'une plaque duneutraliseur.Ce as est disutable en géométrie 3D dans lamesure oùseuls leséletrons
ave une vitesse en diretion de la paroi, orrespondant à une énergie supérieure à la
barrièrede potentielde la gaine plasma,pourronttraverser la gaine.
De plus, l'espae entre deux plaques de neutraliseur d'ITER est de 10 m et le libre
parours moyen des életrons est aussi de l'ordre de 10 m, don les életrons rapides
iront failement en diretion de la paroi tandis que les életrons de basses énergies,
inférieures à
e × V p
, pourront subir des ollisionsélastiques ou bien sortir de la boîte desimulation.
En premier lieu, on peut don érire le terme de pertes des életrons aux parois par
laformule suivante:
L w (ǫ) = 1
4 n(ǫ, t) S pertes
V neut
(1 − e × V p
ǫ )v(ǫ)
(1.23)où
S pertes
représente la somme des surfaes par lesquelles le gaz diuse en dehors duneutraliseur etdes plaques du neutraliseur,
V neut
représente le volume du neutraliseur.De plus, la diusion des ions aux parois du neutraliseur ajoute un terme de pertes
des életrons par reombinaison des ions ave les életrons aux parois (tableau 1.2). La
forme de diusion des ions aux parois est disutée dans la setion Termes de pertes des
partiules lourdes. Onajoutedon autermede pertes deséletrons un termede laforme
qui suit :
X
ions
n(ǫ, t)n ions σ ions recomb v(ǫ)
(1.24)On trouvealors unterme depertesdes életrons ommelasommedes équations1.23
et 1.24 de laforme
L w (ǫ) = 1
4 n(ǫ, t) S pertes
V neut
(1 − e × V p
ǫ )v(ǫ) + X
ions
n(ǫ, t)n ions σ ions recomb v(ǫ)
(1.25)Le terme de pertes
L out
orrespond à la diusion des életrons hors du neutraliseur.Les dimensions de la boîte de simulation sont prises en ompte dans les taux de pertes
par des rapports de surfae sur volume du neutraliseur. Du fait du grand libre parours
moyen des életrons dansl'eneintedu neutraliseur(équation1.8), leséletrons sontpeu
ollisionnels en volume. L'expression hoisie du terme de pertes des életrons (équation
1.26) ayant une énergie
ǫ e
supérieure à 80 eV ne dépend pas de la température életro- niqueT e
dans le sens d'une diusion életronique dépendant deT e
mais diretement del'énergie
ǫ e
. Cette valeur est hoisie ar le maximum de la setion eae d'ionisation du gaz par un életron déroît nettement au-delà de ette valeur de sorte que le libreparours moyen des életrons devient pour es énergies de l'ordre du mètre. En eet, la
diusion lassique ave une formule dépendant de la température des életrons atteint
des limites lorsque la pression est basse omme 'est ii le as. On ne peut notamment
pas parler de fontion de distribution en énergie des életrons maxwellienne pour
orretement dénir la température. De plus, un fateur multipliatif
α
est ajouté pourorriger
L out
et tenir ompte du régime limite de diusion, e qui permet notammentd'assurer laquais-neutralité du plasma. Ce résultat est disutédans lasetion Résultats
où l'on regarde l'inuene du terme de pertes sur les densités d'espèes du plasma
seondaire. Laforme du terme de pertes des életrons
L out
par diusion est donnée parL out = α · r 2ǫ e
m e · Surf lateral
V neut
(1.26)où
m e
est l'énergie de l'életron,Surf lateral
orrespond à la surfae par laquelle lespartiules peuvent sortir du neutraliseur et
V neut
représente le volume total du neu-traliseur,
α
estunparamètrearbitraireajustéepourassurerlaquasineutralitéduplasma.Pour lesparamètres plasmaétudiés, lestaux de ollisionsélastiqueséletron-életron
et inélastiqueéletron-moléule ont des amplitudes similaires. Cependant, leur inuene
onerne diérents domaines d'énergie. Les ollisionsélastiques sont dominantes à basse
énergie tandis que des ollisions inélastiques et les pertes à la paroi onernent les
életrons prinipalement d'énergie supérieure à10 eV. On peut don s'attendre à e que
lafontion de distributionen énergie des életrons soitmaxwellienne jusqu'àun seuil de
basse énergie.
1.2.4 Cinétique himique du plasma seondaire
Dans le as du neutraliseur d'ITER, l'équation de Boltzmann obtenue permet de
aluler la fontion de distribution en énergie des életrons au ours du temps jusqu'à
obtention de l'état d'équilibre. Celle-i est ouplée aux équations inétiques des espèes
prinipales du plasma pour déterminer de manière auto-ohérente leurs densités qui
onvergent elles aussi vers l'état d'équilibre. Les réations en volume età lasurfae sont
spéiées. Lemodèle prend don en ompteles ollisionsave leséletrons, lesollisions
entre partiules lourdes, la diusion et la reombinaison de es espèes aux surfaes
duneutraliseur,lespertesauxsurfaesetpardiusionendehorsdelaboîtedesimulation.
1.2.4.1 Prinipe des équations inétiques
Les équationsinétiques sont généralement de laforme suivante:
A + B → C + D
(1.27)E + F → G + A
(1.28)ave des tauxde réation
k AB
etk EF
de sorte que l'on adans ette exemple :dn A
dt = k EF .n E × n F − k AB .n A × n B
(1.29)et
dn A
dt = dn B
dt = − dn C
dt = − dn D
dt
(1.30)où
n Σ
représente la densité de l'espèeΣ
. Aussi, par exemple pourk AB
, le taux deréations s'obtient à partir des fontions de distribution en énergie des partiules A et
B, respetivement
f A
,f B
et égal à la moyenne de la setion eae de la réationσ AB
par la vitesse relativedes partiules A etB
v AB
= |v ~ AB
|k AB = h σ AB v AB i =
R σ AB v AB · f A ( v ~ A )f B ( v ~ B )d ~ v A d ~ v B
R f A ( v ~ A )f B ( v ~ B )d ~ v A d ~ v B
(1.31)De plus, l'évolution temporelle de haque espèe présente dans le plasma seondaire
est régiepar des proessusde gainsetpertes de sorteque ladensité
n Σ
dehaque espèevarie suivant leprinipe:
dn Σ
dt = dn Σ
dt
gains
− dn Σ
dt
pertes
(1.32)
1.2.4.2 Interation en volume
Étant donné la densité de gaz dans leneutraliseur, les proessus de ollisions à trois
orps peuvent être négligés, don pratiquement toutes les ollisions à l'intérieur du
plasma sont des ollisions binaires. Cependant, une ollision à trois orps est ajoutée
1 [24℄
D + e → D + + 2e
2 [25℄
D 2 + e → D + 2 + 2e
3 [25℄
D 2 + e → D + D + e
4 [26℄
D 2 + D − → D 2 + D 0 + e −
5 [26℄
D 2 + D − → D 2 + D + + 2e −
6 [26℄
D 2 + D 0 → D 2 + D + + e −
7 [25℄
D 2 + D + → D 2 + + e − + D +
8 [26℄
D 2 + D 0 → D + 2 + e − + D 0
9
D 2 + D − → D 2 + + e − + D −
10 [25℄ [23℄
D + 2 + e → D + D
11 [25℄
D + 2 + e → D + + D + e
12 [25℄
D + 2 + D 2 → D 3 + + D
13 [23℄
D + 3 + e → D 2 + D
14 [25℄
D + 3 + e → D + + 2D + e
15 [27℄
D + + D 2 + D 2 → D 3 + + D 2
Tab.1.1:Prinipales réationsprisesen omptepour dérirelainétiquedevolumedans
le neutraliseur.
omme seule voiede destrution de
D +
dans leplasma. La inétique himique proposéeest résumée dans le tableau 1.1. Le ode prend également en ompte une partie des
niveaux d'exitations de D et
D 2
(5 pour D et 15 pourD 2
) via des setions eaesanalytiques. Les détails sur es proessus peuvent être trouvés dans [20℄. Ces termes
apportent une orretion au taux d'ionisation de
D 2
. De plus, en raison de la faiblepression dans le neutraliseur, nous pouvons négliger les états életroniques exités
des atomes et moléules ar leur temps de transition radiatif est inférieur à elui des
ollisions. On suppose don que les atomes et moléules exités à travers le terme de
ollision
C ex
retournent instantanément vers le niveau fondamental par des asades radiatives.Notons que le ode est exible et qu'il peut être failement enrihi de nouvelles
réations si elles sont exigées par l'expériene.
1.2.4.3 Interation en surfae
Du point de vue életrostatique,lepotentieldes plaques du neutraliseur est onstant
et égal à zéro (mis à la masse), mais le potentiel plasma varie le long de l'axe du
faiseau puisque sa valeur est étroitement liée à la densité des partiules hargées qui