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Théorèmes de M. Paul Serret. Démonstration du théorème V

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(1)

N

OUVELLES ANNALES DE MATHÉMATIQUES

A. M OGNI

Théorèmes de M. Paul Serret.

Démonstration du théorème V

Nouvelles annales de mathématiques 2e série, tome 2 (1863), p. 504-508

<http://www.numdam.org/item?id=NAM_1863_2_2__504_0>

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(2)

THÉORÈMES DE M. PAUL SERRET

(roir 2' serie, t. I", p. 824).

Démonstration du théorème V ( * ) ;

PAR M. A. MOGNI, Professeur de Mathématiques (Tortone),

ÉNONCÉ. — Soient une spirale logarithmique, une corda mobile vue de Vorigine sous un angle constant, et le pôle de cette corde par rapport à la spirale, ou le point de concours des tangentes à la courbe menées par les extrémités de la corde : l'enveloppe de la corde mobile et la ligne décrite par le pôle sont deux spirales logarithmiques. Le sommet d'un angle constant circon- scrit à une spirale logarithmique décrit de même une spirale.

1, Soient (p05 0O), (l°i? 0i) 'e s coordonnées polaires des points M, N d'une spirale logarithmique dont l'équation est

l'équation en coordonnées polaires d'une droite passant par M et N est donnée par

(A) p ( )

- ~ 0o) — pts i n ( 9 — 0.)

et observant que l'on a

v*) Ce tüéorème n'est pas compris au nombre de ceux qui ont été dé- montrés par M. NicoJaïdès (2e série, t. Ier, p. 464).

(3)

( 5o5 l'équation (A) devient

(B) p =

e»sin (0 — 0O) — em6sin(B — 0,)

Maintenant, si l'on veut que la corde MN soit vue de l'o- rigine O sous un angle constant k, il faut poser

0 i •—•— 0o ^ ^ k.

Avec cette relation, éliminant 9± de l'équation (B), on a aew(6°+khink

(C) "sin(0 — 0o) — <?m*sin(0 — 0O —• -

Prenant la dérivée de l'équation (C) par rapport à 90 et égalant cette dérivée à zéro, on a, après quelques dé- veloppements et réductions faciles,

m sin (0 — 0O) — memk cos k sin ( 0 — 0O)

H- md"1* sin k cos ( 0 — 0O ) 4 - cos ( 0 — 0O ) — e»1* cos k cos ( 0 — 0„ )

— e1"* sin k sin ( 0 — 0O ) = o,

d'où

e1"* c o s A- — /we'1"* sin k — i tang ( 0 — 0O ) = j—.—: z 1 •

& v J m — t»1* s\n A — me™* cos A

Pour tang (Ô — 9i), on aurait obtenu

ermkcosk -f- mermk sin A — i tang (0 — 0,) = .

m -h c~mk sin k -+- me~ntk cos £

Les valeurs de 0 — 0a, 0 — 04 étant constantes, je pose

Substituant ces valeurs dans l'équation (B)5 on a pour Téquation de l'enveloppe de la corde mobile MN

p = a S i n (a - P) em6^

— 6?w asin6

(4)

( 5o6 )

équation d'une spirale logarithmique semblable à la pre- mière, semblablement placée, le rapport de similitude étant —s * ^

2. Menons par le point M une tangente à la spirale logarithmique dont l'équation est toujours p = aeme. Observant que dans cette courbe la tangente est toujours également inclinée sur le rayon vecteur du point de con- tact, et que la tangente de cette inclinaison est donnée par—? ou a, pour l'équation de la tangente au point M dont les coordonnées sont f 0, Bo,

P~~~ /7/sin (0 —

d'où

(Ü) p= ,

v r m sin (Ö — 0O; -}- c o s ( 9 — ôoj

et, pour l'équation de la tangente au point N dont les coordonnées sont pu 0n

(ô — 0 , ) - h c o h ^ ô — Ôij

On obtiendra la ligne décrite par le pôle de la corde MJV, vue de l'origine sous un angle constant k, en éliminant 0O, 0j entre les équations (D), (E) et la relation

0, — 0O = k.

Si Ton divise membre à membre l'équation (E) par l1 équation (Ü). on obtient

aemk[ms\xi (0 — 0u)-+- cos(9 —0«)]=/wsin (Ö — 0,)-1-co».(Ö — 0.) et aussi

ae"lk[m sin (9 — ^) 4-cos(0 — 0„)]

= /// sin ( 0 — 0O — k ) H- cos ( 0 — 0O — / ).

(5)

( 5 o7) Développant et réduisant, on trouve

tang (0 — 0O) = . ; v sin Ar -h m cosX — P o u r tang (0 — 0 j ) , on aurait trouvé

. . maePlk sm k -f- atf^ co%k — i

tang(0— 0,) = r 1

' ÖC"1* sm fc — macmk cos k - j - /w

Comme dans le cas précédent, on obtieut des valeurs constantes pour 0 — 0O, 0 — 0j. Posant donc

0 — 0O = ai ,

et substituant dans l'équation (D), on obtient pour l'é- quation du lieu cherché

équation d'une spirale logarithmique semblable à la pro- posée.

3. Soient T le point de concours des tangentes aux points M et N, O l'origine. Dans le quadrilatère OMNT les angles en M et N sont constants par une propriété de la courbe. Donc, si l'angle T est constant, il en est de même de l'angle NOM. Donc le sommet d'un angle constant circonscrit à une spirale logarithmique décrit une spi- rale de la même espèce.

4. L'angle formé par les tangentes en M et N étant constant, si l'on mène par les mêmes points des normales à la courbe, l'angle des normales sera constant.

Le lieu décrit par le point de concours des normales est une spirale logarithmique semblable à la première.

Les équations des normales aux points M et N sont

(6)

( 5o8 données par

maemB«

ù T"7

sin(0 — 0,) -f- m cos (0 — 0,)

Le calcul s'achève comme dans le cas des tangentes.

S. Il est évident que le point de concours des normales se trouve sur une même circonférence avec l'origine O, le point de concours des tangentes, le point M et le point N. On peut démontrer que le centre de cette cir- conférence décrit une spirale logarithmique lorsqu'on fait mouvoir la corde MN vue de l'origine sous un angle constant.

On détermine le centre par le point de concours de deux perpendiculaires menées aux milieux des rayons vecteurs OM, ON. Les équations des perpendiculaires sont

* 2COS(0 0o ) 2COS(0 0O)'

2COS(0 9.) 2 C O S ( 0 — 0,)

Le calcul s'achève comme dans le cas des tangentes.

Si Ton cherche l'enveloppe de cette circonférence, on trouve de même une spirale logarithmique.

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