• Aucun résultat trouvé

Les sécrétions gastriques

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Les sécrétions gastriques"

Copied!
31
0
0

Texte intégral

(1)

Les sécrétions gastriques

P.L.

Toutain

(2)

Historique

Nos connaissances doivent beaucoup aux observations

cliniques de William Beaumont, un médecin ayant soigné un trappeur,, ayant reçu un coup de fusil dans

l’estomac avec formation d’une fistule

(3)

Suc gastrique

Le suc gastrique est la sécrétion

digestive transformant les aliments

en chyme semi-liquide acceptable

par l’intestin grêle

(4)

Les 2 rôles des sécrétions de l’estomac

1. Commencer la digestion acide des aliments : le suc gastrique

2. Protéger l’estomac de l’acidité gastrique: le mucus

(5)

Les zones muqueuses de

l’estomac

(6)

Les zones muqueuses de l’estomac & principales sécrétions (porc)

Zone oesophagienne Non sécrétoire

Zone cardiale

Glandes cardiales

sécrétion de mucus , très développées

chez le porc

peu développées chez les autres espèces

Zone oesophagienne non glandulaire

M. antrale

Mucus & enzymes

M. Cardiale

Mucus & bicarbonates

M. Fundique HCl & pepsine

(7)

Structure de la muqueuse gastrique: Zones gastrique (fundique) & antrale

Épithélium muqueux avec une seule couche de cellules formant des

Cryptes gastriques (pits en anglais) invaginations au fond desquelles s’ouvrent

des glandes sécrétrices

Les cryptes couvrent 50% de la surface Distance entre 2 cryptes = 0.1 mm

(8)

Ouverture d’une crypte gastrique

(9)

Les cryptes

(10)

Histologie fonctionnelle de l’estomac

L’épithélium est constitué par une couche monocellulaire. Elle forme des millions cryptes

gastriques conduisant aux

glandes gastriques qui sécrètent le suc gastrique

Il y a 5 types de cellules dans ces glandes.

(11)

1. Cellules à mucus du collet

Produisent un mucus alcalin à l’entrée des cryptes

2. Cellules pariétales Sécrètent du HCl et le facteur intrinsèque.

L’ HCl est nécessaire à l’activation de la pepsine.

Cellules des glandes gastriques

(12)

3. Cellules principales:

Produisent le pepsinogène qui est la forme inactive de la pepsine. Elles produisent chez les ruminant la

rénnine (présure) impliquée dans la coagulation (caillage) et la digestion du lait.

4. Cellules endocrines: Libèrent

vers la lamina propria la gastrine, l’histamine, les endorphines, la

sérotonine, la cholécystokinine et la somatostatine.

5. Cellules souches:

Pour le renouvellement de tous les autres types de cellules

(13)

Le suc gastrique:

caractères généraux

Liquide incolore, filant (mucus) et acide

Volume: 1-1.5 L/jour (homme)

Composition

[ H+ ] de 0 à 150mmol/L vs 4 x10-8M pour le plasma (gradient de 2000)

(14)

La sécrétion acide:

Cellule pariétale

(15)

La sécrétion acide par la cellule pariétale

HCO3-

Vague alcaline

Sang Cellule pariétale canalicule

Membrane basale Membrane apicale

H+

HCO3- H+

H2CO3 Cl-

H2O + CO2 oméprazole

K+ ATPase

Cl- pH=7.4 _

(16)

Oméprazole

(Gastrogard®, Merial)

Inhibiteur des pompes à protons

Utilisé pour prévenir et traiter les ulcères gastriques du cheval

Se localise dans les zones acides

Se fixe de façon irréversible sur les ATPases membranaires

Bloque la sécrétion de H+

Accumulation de H+ dans la cellule conduisant à son acidification, à son dysfonctionnement et à sa

destruction

(17)

pH gastrique

Facteurs

sécrétion acide

Pouvoir tampon de la nourriture

Reflux duodénaux plus alcalins

(18)

Sécrétion basale Pic de sécrétion

(réponse à l’histamine )

pH - à jeun

- post-prandial

3.7 ± 2.1 23 ± 7

0.1 39 ± 5

0.5 mEq / kg /hr

1.5

Peu d’effet tampon de la nourriture

(moyenne des pH=

2.1)

< 1 - 3

effet tampon de la nourriture

(pH de 3-4)

Sécrétions gastriques acides : chien vs. homme Sécrétions gastriques acides : chien vs. homme

mEq / hr

(19)

7 6 5 4 3 2 1

0 0 20 40 60 80

Time (min)

Évolution post-prandiale du pH gastrique chez l’homme

(20)

Acidité gastrique chez le cheval recevant de l’herbe ou du foin

Time

0 1 2 3 4 5 6 7 8

pH

pH sur 24h de l’estomac d’un cheval ayant un libre accès à la nourriture (foin) ; le pH s’élève chaque fois que l’animal mange car le foin absorbe l’acidité gastrique et parce que la

sécrétion salivaire est augmentée

(21)

Acidité gastrique chez le cheval à jeun

Time

0 1 2 3 4 5 6 7

p H

pH sur 24h d’un cheval privé de nourriture ;

Le pH moyen est de 1.6 car la sécrétion gastrique est continue chez le cheval et elle ne sera pas tamponnée par la salive dont la

(22)

Sécrétion d’enzymes:

Cellules principales

Protéolytiques

Pepsine

Cathépsine

Rénine ou présure ou Chymosine

(coagulation et digestion du lait chez les ruminants)

Non protéolytique

Uréase, lipase (en fait d’origine salivaire), tributyrase

(23)

Pepsine(s)

La plus importante des enzymes protéolytique (en faite, une famille d’enzymes)

Sécrétée sous la forme d’une pro-enzyme

inactive nommée pepsinogène par les cellules fundiques et antrales

Sécrétée sous l’action de l’acétylcholine (stimulation vagale)

Activée uniquement à pH acide (pH<3)

(24)

La conversion rapide du pepsinogène en pepsine dépend à la fois de l’acidité locale et de la

présence de pepsine

Pepsinogène Pepsine

pH = 3.0 – 5.0

pH < 3.0

Pepsine

Réaction lente

Réaction rapide Pepsinogène

(25)

La Pepsine est une endopeptidase

Endopeptidase (liaison CO-NH) dans lesquelles les groupements aminés appartiennent aux

acides aminés aromatiques (phénylalanine, tyrosine…)

Libération de peptones (polypeptides de PM élevé)

(26)

Action de la pepsine

Pepsine a un pH optimal de 1.5 to 3.5

inactivée dans le duodénum car mélangée avec le suc pancréatique alcalin (pH 8)

(27)

Glandes antrales (pyloriques)

Similaires aux glandes fundiques

peu de glandes pariétales

Essentiellement production mucus

1.5 mL/min chez le chien

Présence de céllules G

Production de Gastrine

(28)

Le mucus

Ensemble des mucosubstances gastriques

(glycoprotéines)

Produit par les cellules cardiales, pyloriques, fundiques (les cellules muqueuses du collet)…

Mucus visible: couche de 1.5 mm d’ épaisseur sur toute la muqueuse

Forme un gel protecteur contre les agression physiques, chimiques et thermiques

Évite le contact des cellules avec la pepsine et le HCl

Finit par faire des grumeaux sous l’action de l’acidité gastrique et passe le duodénum

Mucus invisible (dans les cellules)

(29)

Le mucus visible

Mucus invisible

pH=7 pH=1.5

(30)

Substances connues pour entraîner des ruptures de la barrière stomacale

Acides faibles

Aspirine

Alcools

Éthanol

Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)

Détergents: sels biliaires

(31)

Contrôle de la sécrétion acide

Contrôle nerveux

Pneumogastrique

Contrôle hormonal

Gastrine

Histamine

acétylcholine

(32)

Contrôle de la sécrétion de mucus

Stimulation par

L’acétylcholine

Alcool

Stimulus mécaniques

(33)

38

Contrôle endocrine des cellules pariétales:

Sécrétion d’HCl

Acétylcholine (Ach) récepteurs de type M3

Histamine

récepteur de type H2

Gastrine

récepteur de type CCKB

(gastrine et CCK ont des structures

voisines)

Cellule pariétale

Sécrétion de Common intermediate

Potentiation

Proglumide

Gastrine

Ca++

Ca++

Cimetidine

Histamine

Atropine

Ach

ATP CAMP

Rôle centrale de l’histamine

(34)

Histamine

Produite par les cellules entérochromaffines des glandes gastriques

Libération sous l’action de la gastrine

Agit via les récepteurs histaminergiques de type H2

Utilisation des anti-H2 en thérapeutique (JW Black, prix Nobel en 1988)

Le blocage des H2 réduit drastiquement la

sécrétion acide car action potentialisatrice sur Ach et gastrine

(35)

Contrôle de la sécrétion acide: aspect temporel

3 phases liées au repas (homme, carnivores)

Phase céphalique

Phase gastrique

Phase intestinale

Sécrétions continues

chez les ruminants (flux continu des digesta), le porc et le cheval (estomac jamais vide)

(36)

1. Phase céphalique de la sécrétion gastrique

Vue, odeur ..de nourriture

Activation parasympathique de la motricité et de la sécrétion gastrique

Vagus nerve

(37)

1. Phase céphalique de la sécrétion acide

Expérience de repas fictif

Fistule oesophagienne

Entraîne une libération de suc gastrique pendant 1-2h

Suppréssion de la réponse par la bivagotomie

(38)

1. Phase céphalique de la sécrétion acide

Point de départ:

Vue (réflexe conditionné)

Stimulation des chémo- et mécanorécepteurs des cavités nasale et buccale

Sensation d’appétit

Mise en jeu centrale du Pneumogastrique

Libération d’acétylcholine

Action directe (immédiate) sur les cellules pariétales (acide), principales (pepsine) et à mucus

Action indirecte (différée) sur les céllules G libérant la gastrine

(39)

2. Phase gastrique de la sécrétion acide

Stimulation par la présence de nourriture (80%

de la sécrétion)

Réflexe de distension

Long: vago-vagal

Court: local

Libération d’acétylcholine & de gastrine

(40)

La gastrine stimule les sécrétions des cellules principales et pariétales

2- Phase gastrique

Gastrine

aliment aliment

L’arrivée de nourriture provoque une sécrétion réflexe de Gastrine par les cellules G car il n’y a pas de sécrétion de gastrine lorsque le pH de l’estomac est trop bas (ce qui est le

cas chez le sujet à jeun)

Passage par le sang

(41)

Régulation de la sécrétion de gastrine

Le vague stimule la libération de gastrine via le GRP et inhibe celle de

somatostatine (qui elle même inhibe la sécrétion de gastrine)

A partir du contenu antral, ls peptides et acides aminés stimulent directement les cellules G

Les ions acides inhibent directement les cellules à somatostatine

-

(42)

L’arrivée de nourriture dans le duodénum déclenche la libération d’hormones (collectivement nommées les

« entérogastrones ») qui inhibent la motricité et les sécrétions gastriques

3-

Phase intestinale

Circulation

Entérogastrones: GIP, Sécrétine &

Cholécystokinine (CCK)

STOP

(43)

Inhibition de la sécrétion acide: les feed-back

Chute du pH dans l’estomac :

À pH<3, inhibition de la sécrétion de gastrine

Sécrétine

Présence d’acide, de lipides, de protéines.. Dans le duodénum libère de la sécrétine

Réduit la sécrétion acide

(44)

Le cas des préruminants (1)

± Similaires aux monogastriques chez le préruminant

Présence de chymosine (autrefois nommée rénnine) (lait)

Pas de zone cardiale

donne le réseau/rumen/feuillet durant l’ontogenèse

(45)

Le cas des ruminants adultes (2)

Sécrétion continue liée à l’arrivée continue de digesta

Sécrétion chez le bovin adulte: 30L/j

Pas de stimulation par la PN

Contrôle

Digesta très tamponnés favorisant la sécrétion de gastrine

(46)

Ulcère gastroduodénal

(encore appelé ulcère peptique car il n’y a pas d’ulcère en absence de pepsine)

(47)

Physiopathologie de l’ulcère

Les lésions des zones squameuses sont le résultat d’une surexposition à l’acidité gastrique (zones non naturellement protégées)

Les lésions des zones glandulaires sont dues à un défaut de protection de la muqueuse (AINS)

(48)

Facteurs de risque de l’ulcère

Maladies (poulain: ulcères de la zone glandulaire)

Exercice intense

Régime de distribution de la nourriture

Pas ou peu d’ulcères au pâturage

Diminution de l’acidité gastrique avec le fourrage

Augmentation de l’acidité gastrique avec les concentrés

La privation intermittente de nourriture entraîne des ulcères

(49)

Jour 0 48 h 96 h

Ulcères gastriques et privation intermittente de foin

Privation intermittente de foin une journée sur deux

Lésions de la seule muqueuse squameuse

Pas de lésions de la zone glandulaire

Les lésions peuvent apparaître en 24h

(50)

Traitement des ulcères

Diminuer l’acidité

Inhiber la production d’acide

Adsorber l’acidité existante

Augmenter la protection des muqueuses

Accélérer la vidange gastrique et/ou vider

l’estomac à la sonde en cas d’iléus paralytique

Un traitement peut demander 2 à 3 semaines

(51)

Pour en savoir plus

(52)

Références sur l’ulcère du cheval

Murray, MJ. Disorders of the stomach. In: Smith, BP, ed. Large Animal Internal Medicine. CV Mosby, St. Louis, 1996.710-717.

Murray, MJ. Gastroduodenal ulcers. In: Robinson, NE, ed. Current Therapy in Equine Medicine. WB Saunders, Philadelphia, 1997.

Murray, MJ. Gastroduodenal ulceration. In: Reed, SM, Bayly, WM, eds.

Equine Internal Medicine. WB Saunders, 1998.

E quine Endoscopy. CV Mosby, St. Louis, 1997

Murray, MJ. A comparative review of the aetiopathogenesis and treatment of peptic ulcer. Equine Vet J 1992;suppl 13:63-74.

Références

Documents relatifs

ةميلعتلا هجئاتنبو ،هسفنب ملعتملا ةقث نم ديزي اذهو ،ةبوغرم جئاتن ىلإ ىدأ يذلا كولسلا راركت ىلع 4 5 - :ةعجارلا ةيذغتلا عاونأ لأ ،لاجملا اذه يف ةمهملا

La porte était ainsi ouverte à l’idée que les chromogranines A et B, mais égale- ment la sécrétogranine II, pouvaient être des protéines précurseurs de peptides

L ' ensemble de ces résul tats dé­ montre que l'inhibition spécifique de la synthèse de gastrine dans deux lignées de cellules de cancers coliques humains conduit à

ran dans l 'exocytose n'est pas une protéine G associée à la membrane plasmique mais pourrait être une des protéines G trimériques que nous avons identifiées au

La présence d'une pompe à protons dans la MBB, et sa distribution sur la membrane plasmique ou sur les structu res vésicu l aires sou s­ membranaires, de même

Si les chaises sont inconfortables, si la décoration et les équipements ne sont plus au goût du jour, n'est ce pas plutôt la faute du propriétaire - la commune - qui se lamente

Elles joueraient un rôle central dans le transit et le tri des protéines hormo­ nales en les divertissant vers une voie de sécrétion dite « contrôlée &gt;&gt; faisant

Au niveau de l'estomac l'activation du récepteur des cellules pariétales (et de la sécrétion acide) par la gastrine passe aussi par le système IP 3• Des