R EVUE DE STATISTIQUE APPLIQUÉE
A. Q ANNARI E. M. Q ANNARI
P. C OURCOUX
Analyse d’un tableau ternaire d’évaluations sensorielles
Revue de statistique appliquée, tome 40, n
o4 (1992), p. 45-58
<http://www.numdam.org/item?id=RSA_1992__40_4_45_0>
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45
ANALYSE D’UN TABLEAU TERNAIRE
D’ÉVALUATIONS SENSORIELLES
A.
Qannari,
E.M.Qannari,
P. CourcouxLaboratoire de
Statistique
etInformatique
E.N.LTLA.A. Lagéraudière
44072 Nantes Cedex 03 Rev.
Statistique Appliquée,
1992, XXXXRÉSUMÉ
Nous
présentons
une démarche pouranalyser
un ensemble de tableaux dans le contexte de l’évaluation sensorielle. Pour étudier laperformance
desjuges,
nous introduisons unemétrique
dontl’ optimalité
estétayée
par le modèle à effet fixe. Cettemétrique
a lapropriété
de rendre cohérentes entre elles les évaluations des
juges.
Une caractérisation desproduits
est donnée par un
compromis
des tableaux.Mots-clés :
Analyse
sensorielle,Analyse
enComposantes Principales,
Modèle àeffet fixe.
Introduction
En évaluation
sensorielle,
lesjuges
sont utilisés comme «instruments» demesure pour caractériser les
produits
alimentaires sur unplan organoleptique.
Ceci
permet
de détecter d’éventuelles variations dans lafabrication,
d’aider à laconception
de nouveauxproduits...
L’évaluation sensorielle diffère dans ses
objectifs
d’une étude de consomma- teurs. Son rôle consiste essentiellement à établir une caractérisationobjective
desproduits;
de la même manière que l’onpeut établir,
par d’autresprocédés,
unecaractérisation
physico-chimique
ou nutritionnelle.Des
juges
sont sélectionnés sur la base de leursaptitudes
sensorielles et leursaptitudes
àexprimer objectivement
les sensations perçues. Selon lesobjectifs
visés par
l’entreprise,
diversesprocédures (épreuves sensorielles) peuvent
être misesen oeuvre. Une des
épreuves
sensorielles consiste à caractériser lesproduits
par des notations sur des échelles pour un ensemble dedescripteurs (variables).
Unentraînement
préalable
desjuges
est nécessaire afin d’harmoniser les notations et la définition desdescripteurs
retenus.Les données recueillies à l’issue de
l’épreuve peuvent
êtreprésentées
sousforme de tableaux
(produits
xdescripteurs),
chacun des tableaux étant associé àun juge.
Les
objectifs
del’analyse
deplusieurs
tableaux énumérés par Escoufier(Escoufier, 1985)
trouvent unesignification
concrète dans notre contexte : - l’utilisateur est intéressé par uneanalyse globale (comparaison
destableaux) qui
luipermet
deporter
desappréciations
sur lesjuges
etorienter,
le caséchéant,
les entraînements en
conséquence ;
- l’utilisateur en
analyse sensorielle,
est intéressé par la recherche d’uncompromis (au
sens de résuméglobal) qui
constitue unesynthèse
des évaluations individuelles desjuges ;
- une
analyse
fine(comparaison
deslignes
et des colonnes destableaux) permet
de situer les difficultés desjuges
et de mettre en évidence desproduits
« instables »
(grande
variation dans les évaluations desjuges)...
Dans la démarche
exposée ici,
nous comparons lestableaux,
au niveauglobal,
par l’introduction d’une
métrique
dont le choix estétayé
par le modèle à effet fixe étudié par Caussinus(Caussinus, 1986).
De cetteanalyse globale,
nous déduisons untableau
compromis
dont nous visualisons les tendances centrales par uneAnalyse
enComposantes Principales (ACP).
Pourpermettre
uneanalyse
fine destableaux,
nousproposons de les
projeter
en élémentssupplémentaires
sur les espaces factoriels issus de l’ACP ducompromis.
1. Position du
problème
Supposons
que mjuges
évaluent nproduits
selon un ensemble de pdescrip-
teurs. Il en résulte m
tableaux Yi (i
=1,..., m)
de dimension n x preprésentant, chacun,
laconfiguration
associée àchaque juge.
Du fait des séances d’entraînementpréalables,
les mconfigurations
sont sensées êtreidentiques.
Enpratique,
on consta-te
quelques
« dérives » que l’onpeut
classer comme suit :i)
un effet différentiel dû àchaque juge :
effet«juge» qui peut
être évalué par uneanalyse
de lavariance ;
ii)
un facteur d’échelle propre àchaque juge :
lesjuges
n’utilisent pas la même échelle de notations en ce sens que certains d’entre eux auraient tendance à utiliser toute l’échelle alors que d’autres n’en utiliseraientqu’une partie restreinte;
iii)
une certaine confusion entre lesdescripteurs :
desdescripteurs qui présentent
une redondanceentraînent,
pour lesjuges,
une confusionpouvant
se traduire par le fait que, abstraction faite du facteurd’échelle,
laconfiguration
d’unjuge
est conforme à celle d’un autre à une rotationprès.
On
comprend
dès lorspourquoi
les méthodesprocustéennes
sont utilisées etadaptées
à ce genre deproblème (Arnold
etal, 1986; Langron, 1981;
Tomassoneet
al, 1977). Glaçon (Glaçon, 1981) énumère,
en lescomparant,
d’autres méthodesqui pourraient
trouver unchamp d’application
enanalyse
sensorielle. Enparticulier
la méthode STATIS
(Lavit, 1988)
a été utilisée pour étudier cetype
de données par Gonzalez(Gonzalez, 1982).
47
ANALYSE D’UN TABLEAU TERNAIRE D’ÉVALUATIONS SENSORIELLES
2. Traitements
préliminaires
des tableaux 2.1Centrage
des tableauxCette
pratique
est commune à laplupart
des méthodes traitant des tableaux ternaires. Onprocède
à uncentrage
de chacune des colonnes des tableaux. Cecipermet
de les ramener à une mêmeorigine
en éliminant l’effetdifférentiel
dû à chacun desjuges.
2.2 Facteur d’échelle
En
présence
d’un seuldescripteur Y,
nous pouvons définir les facteurs d’échelle associés aux diversesconfigurations
de la manière suivante :Soit
Vi (Y) (i
=1, ..,m)
la variance des notes attribuées par le iejuge
auxdifférents
produits
etV(Y)
la moyenne de cesvariances,
le facteur d’échelle associéau
juge
ipeut
être choisi comme étant la racine carrée de laquantité :
Cette
procédure généralisée
àplusieurs descripteurs
conduit à définir les facteurs d’échelle àpartir
de :où Vi
est la matrice de covariance calculée àpartir
du tableauYi (i
=1,..., m)
et V la moyenne de ces matrices. La
norme ’ !!
est la norme trace dansl’espace
des matrices p x p.
Il est aisé de vérifier que les
Ai
ainsi définis réalisent le minimum de la fonction :et
qu’ils
sontpositifs.
Dans la
suite,
nous considérons lesconfigurations Xi (i
=1,..., m)
« corrigées »
à l’aide des facteurs d’échelle :3.
Analyse globale
L’objectif
del’analyse globale
est de comparer les tableauxXi (i
=-1, ... , m).
Cecisignifie,
dans le contexteétudié,
que nous désirons com-parer les
performances
desjuges.
Dans la méthodeSTATIS, l’analyse globale (inter-structure)
est basée sur lacomparaison
desopérateurs
associés aux tableaux(matrices
decovariances,...).
Dans leprésent article,
nous comparons les tableaux directement entre eux. Cette idée a étéexploitée
par Jaffrenou(Jaffrenou, 1978).
La
comparaison
des tableauxpeut
sefaire,
eneffet,
sur la base de la distance euclidienne usuelle :Il
semble, néanmoins,
que cette distance ne tienne pascompte
de la structure d’ensemble des données(corrélations
entre lesvariables; ...),
c’estpourquoi
nousintroduisons une
métrique qui
sembleplus appropriée.
Le choix de cettemétrique
est
justifié
par le modèle à effet fixe pour l’ ACP et par unepropriété stipulant qu’elle
rend les évaluations des différents
juges
cohérentes entre elles. Leshypothèses
que nous
présupposons
sont conformes auprotocole expérimental
enanalyse
sensorielle.
3 .1
Hypothèses
de baseLes
configurations
associées aux différentsjuges
sont considérées commeétant des réalisations de vecteurs aléatoires
Xi (i
=1,..., m),
de Rnp vérifiant leshypothèses
suivantes :i)
LesXi (i = 1,..., m)
sontindépendants.
ii)
LesXi (i = 1,..., m)
ont la même matrice de covariance F(np
xnp) L’hypothèse i)
estjustifiée,
dans le contexteétudié,
par le fait que les évaluations desjuges
se font defaçon
non concertée. Ceci constitue unimpératif
formel pour une évaluation
objective.
L’hypothèse ii) peut
êtrejustifiée
par le fait que lesjuges
ont suivi un mêmeentraînement
préalable
et que de cefait,
ils sont «sensés»reproduire
la mêmematrice de covariance. Nous supposons, de
plus,
que Fpeut
s’écrire sous la forme d’une matricediagonale
par blocs :où
03B3k (k = 1,... , n)
est la matrice de covariance desdescripteurs
pour le k ièmeproduit.
49
ANALYSE D’UN TABLEAU TERNAIRE D’ÉUALUATIONS SENSORIELLES
Explicitement, désignons
par Xijk(respectivement Xij’k’)
la variablerepré-
sentant la notation affectée par le
juge
i auproduit k (resp. k’)
selon lecritère j (resp. j’).
La covariance entre xijk et Xij’ k’ estsupposée égale
à :Pour bien
préciser
cetteidée,
nous allons l’illustrer par unexemple simple.
Supposons
que deuxproduits Pl
etP2
sont évalués selon deuxdescripteurs qui
sont l’acidité et l’amertume.Le vecteur associé à
chaque configuration
individuelle peut êtrereprésenté symboliquement
de la manière suivante :A cette
représentation peut
être associée la matrice de covariance :Cette forme de la matrice de covariance traduit l’idée que l’évaluation d’un
produit
n’a pas d’incidence sur l’évaluation des autres cequi
constitue unehypothèse
de base dans l’évaluation sensorielle.3.2 Estimation de la matrice de covariance
Pour deux
descripteurs j
etj’ (j, j’ = 1,..., p)
et unproduit
k(k
=1,.., n),
nous
disposons
de mcouples
de valeursqui
sont les notes des mjuges
accordéesau
produit k
selon les deuxdescripteurs.
Nous nous proposons d’estimer l’élémentsjj’k à partir
de la covariance(empirique)
de cescouples
de valeurs.3.3
Analyse globale
des tableauxNous nous proposons de
représenter
les tableaux dans un sous espace de faible dimension. Pourcela,
nous réalisons une ACP du tableau Zayant tXi
pour ieligne.
Si nous
désignons
par q la dimension«optimale»
dereprésentation
desXi
alorsl’espace
dereprésentation, Fq,
contient tous les vecteursXi
à l’exclusiond’un « bruit » :
E(.) désignant l’espérance mathématique.
Les
hypothèses postulées
au§3.1 correspondent
auxhypothèses
du modèleà effet fixe pour l’ACP étudié par Caussinus
(Caussinus, 1986).
Il en découleque le choix de la
métrique
M =r-1
assure àl’espace
dereprésentation, Fq,
une
optimalité analogue
à celle du théorème de Gauss Markov pour le modèle linéaire. Il est démontré(Besse, 1986)
que les estimateurs obtenus(l’espace Fq
de
représentation
et les élémentsXi)
sont les meilleurs(
au sens d’un critère des moindrescarrés) parmi
tous les choixpossibles
de lamétrique
M.En
résumé, l’espace
dereprésentation
des vecteursXi (i
-1,..., m)
estl’espace engendré
parles q premiers
vecteursprincipaux
de l’ACP du tableau Zavec le choix de la
métrique :
Remarque :
L’objet
de cette remarque estd’appuyer
le choix de lamétrique
M =F-1
en
énonçant
unepropriété qui peut
être utile lors del’interprétation
des résultats.Nous nous proposons de chercher une
métrique, Mo, qui
minimise l’inertie du nuage despoints
du tableau Z. En d’autres termes,Mo
rend cohérentes entre elles les évaluations desjuges.
Pour cela posons :Nous cherchons
Mo
telle quef (Mo)
soit minimum sous la contrainte quedet(Mo)
=1, det(Mo) désignant
le déterminant deMo. Compte
tenu du fait que lesXi (i
=1,..., m)
ont la même matrice de covarianceF,
la solution de ceproblème (Romeder, 1973)
est obtenue par dérivation matricielle :51
ANALYSE D’UN TABLEAU TERNAIRE D’ÉVALUATIONS SENSORIELLES
4. Recherche d’un
compromis
Le
premier
vecteurprincipal, C,
de l’ACP dutriplet (Z, M, Im),
oùI,
est lamatrice identité d’ordre m, constitue un résumé des m vecteurs
Xi (i
=1,..., m)
et s’écrit sous la forme :
où a ==
t(03B11,..., Qm)
est un vecteur propre unitaire deZMtZ correspondant
àla
plus grande
valeur propre. C est un vecteur de Rnpproche
desXi
en ce sensqu’il
estl’optimum
de :Par
conséquent,
nous proposons deprendre
commecompromis
desconfigu-
rations des différents
juges
le tableau U(n
xp)
reconstitué àpartir
du vecteur C.Le
compromis
ainsi obtenupermet
d’obtenir une caractérisationsynthétique
des
produits.
Une classification àpartir
de ce tableaupermet
de définir des classes deproduits homogènes.
Une ACP de ce tableau permet de visualiser lesproximités
entre les
produits. L’analyse
fine discutéeci-après peut
aider àinterpréter
et à définirles variables du
compromis.
5.
Analyse
fineL’objectif
de cetteétape
est depermettre
unecomparaison
deslignes
etdes colonnes des différents tableaux. La démarche que nous
préconisons
consisteà
projeter
en élémentssupplémentaires
leslignes
et les colonnes des tableaux des différentsjuges
sur les espaces propresappropriés
de l’ACP ducompromis.
Préalablement à cette
projection,
nousappliquons
au tableaucompromis
un facteurd’échelle de sorte que sa norme pour la
métrique
euclidienne M soitégale
à lamoyenne des normes des tableaux
analysés.
6.
Application
6.1 Les données
La démarche est illustrée par un
exemple
volontairementsimple
choisi pourson caractère
pédagogique. Cinq juges A,B,C,D
et E ont évalué quatreproduits
r,s, x et y selon trois
descripteurs qui
sontl’acidité, l’astringence
et l’amertume. Les données sontreproduites
dans le tableau 1où,
pour chacun desjuges,
leslignes
correspondent
auxproduits :
TABLEAU 1 Les évaluations des cinq
juges
Nous avons
procédé
à uncentrage
des tableaux et à une réduction par les facteurs d’échelle. Ces facteurs sontconsignés
dans le tableau n° 2 :TABLEAU 2 Facteurs d’échelle
Dans la
suite,
lesanalyses porteront
sur les tableaux« corrigés » qui
serontles données de base. Ces données sont
regroupées
dans le tableau n° 3 :53
ANALYSE D’UN TABLEAU TERNAIRE D’ÉVALUATIONS SENSORIELLES TABLEAU 3
Tableaux des données
corrigées
6.2
Analyse
GlobaleLa
figure
n° 1 donne lepremier plan
factoriel de l’ACP dutriplet (Z, M, 15).
Elle
permet
de visualiser lesproximités
entre lesjuges.
Ladisposition
descolonnes,
donnée sur la
figure
n° 2 aide àinterpréter
cesproximités.
Dans cettefigure,
leschiffres se réfèrent aux numéros des
descripteurs
et les lettres auxproduits.
Sur le
premier
axe lejuge
Bs’oppose
auxjuges
C et E. Lejuge
B asurévalué le
produit
y pour lepremier descripteur
et sous évalué leproduit x
pour le deuxième
descripteur
ainsi que leproduit s
pour lepremier descripteur...
les
juges
C et E ont eu une attitudeopposée.
Le second axeprincipal
met enévidence la note
particulièrement
faiblequ’attribue
lejuge
A auproduit
x pour lepremier descripteur
ainsi que la note faible attribuée par lejuge
D auproduit
ypour le troisième
descripteur.
6.3 Le
compromis
L’ACP du
triplet (Z, M, 15)
donne lecompromis consigné
dans le tableau n04 :TABLEAU 4
compromis
FIGURE 1
Premier
plan factoriel
de l’ACP du tableau Z(représentation
desjuges)
Le
compromis
constitue unesynthèse
des évaluations desjuges.
Une ACPeffectuée sur ce tableau
permet
depositionner
lesproduits
les uns parrapport
aux autres
(figure n°3).
Pour aider àl’interprétation,
nous avonsprojeté
sur lepremier plan
factoriel relatif aux variables les colonnes des tableaux desjuges (figure n°4) :
dans cettereprésentation,
les lettres se référent auxjuges
et les chiffresaux numéros des
descripteurs (ainsi
1correspond
àl’acidité,
2 àl’astringence
et3 à
l’amertume).
Lepremier
axe(95
%d’inertie )
met en évidence le corrélation entre l’amertume etl’acidité,
il détermine ungradient
d’amertume et d’acidité. Lesproduits
s’échelonnent sur cet axe par intensité décroissante(de gauche
àdroite)
relativement à ces
descripteurs. Ainsi,
lesproduits
r et ss’opposent
auxproduits
x et y ; les
premiers ayant
étéjugés
relativement amers. Leproduit
r se nuance duproduit s
en étant relativementplus astringent.
6.4
Analyse fine
Sur les
plans
factoriels de l’ACP ducompromis,
nous proposons deproje-
ter en éléments
supplémentaires
leslignes
des tableaux des 5juges (figure n°5)
de la55
ANALYSE D’UN TABLEAU TERNAIRE D’ÉVALUATIONS SENSORIELLES
FIGURE 2
Représentation
des colonnes du tableau Z dans le 1 erplan factoriel
(r1, r2 et r3désignent respectivement
lesperceptions
relatives auproduit
r selon lesdescripteurs
acidité (1),
astringence
(2) et amertume (3); idem pour les autreproduits)
FIGURE 3
Représentation
desproduits
sur lepremier plan factoriel
de l’ACP ducompromis.
FIGURE 4
Projection des colonnes des tableaux sur le premier
plan factoriel
de l’ACP du compromis (Les lettres A, B, C, D et Ecorrespondent
auxjuges,
leschiffres
aux variables et VI, V2 etV3
correspondent
aux colonnes du compromis).FIGURE 5
Projection
deslignes
des tableaux sur le premierplan
de l’ACP ducompromis
(Ar, As, Ax et Aydésignant
les évaluations desproduits
r, s, x et y par le juge A, idem pour lesautres
juges).
57
ANALYSE D’UN TABLEAU TERNAIRE D’ÉVALUATIONS SENSORIELLES
même manière que nous avons
projeté
en élémentssupplémentaires
les colonnes des différents tableaux sur lepremier plan
des variables(figure n°4).
Sur le
plan
desvariables,
ilapparaît
quel’astringence (descripteur n° 2)
a été relativement mal évaluée par le
juge
B. Sur leplan
desindividus,
nousconstatons que la
métrique
choisie a accordé les évaluations des différentsjuges.
Nous remarquons,
néanmoins,
une inversion entre lesproduits
r et s pour lejuge
E
(Es
se trouvantplus proche
du «groupe» duproduit r).
Lejuge
B a surévaluél’astringence
desproduits
r et s parcomparaison
aux autresjuges.
Conclusion
La démarche
exposée
ici est cohérente avec lesobjectifs
visés parl’analyse
d’un tableau ternaire en
analyse
sensorielle. Leshypothèses
énoncées sont en effetconformes au
protocole
d’évaluation sensorielle telqu’il
a été décrit. Il est clair que cette démarchepeut
êtreadaptée
à d’autres situationsimpliquant
le traitement de tableaux ternaires.Bibliographie
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