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Comment faire pour ne pas revenir à l’ère d’avant les antibiotiques ? (1)

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(1)

626 Revue Médicale Suisse www.revmed.ch 12 mars 2014

actualité, info

Appel à participation pour le développement de la CIM-11

La Classification statistique internationale des maladies et des problèmes de santé con nexes (CIM) constitue la référence inter- nationale pour la collecte et la publication des informations de santé pour l’OMS. Sa dernière version, CIM-10, a été validée en 1990. Elle couvre l’ensemble des champs de la santé et elle est gratuite. Depuis 2007 a débuté la révision du chapitre V de la CIM notamment, chapitre des troubles mentaux et du comportement,1 sous la responsabilité de l’OMS.2 Sa soumission pour approbation à l’Assemblée mondiale de la santé est pré- vue pour 2017.

Pour la première fois, l’OMS lance un ap- pel aux professionnels de la santé afin de donner leur avis au niveau des différentes étapes de la révision. Ces réflexions seront prises en compte et auront un impact sur l’élaboration du chapitre V de la CIM-11, ver- sion française.

Le Service de psychiatrie générale des HUG et le Centre collaborateur de l’OMS pour

la recher che et la formation en santé mentale de Genève souhaitent renforcer le réseau francophone, qui regroupe actuellement plus de 900 professionnels en soins de santé mentale (pays francophones), afin d’influer positivement à l’élaboration de cette révision selon les spécificités scientifiques, mais éga- lement socioculturelles et linguistiques de nos régions. Ce travail s’effectue en collaboration avec les usagers en soins de santé mentale et leurs familles. Le but ultime de cette parti- cipation est noble : améliorer et rendre la classification de la CIM utile et bénéfique pour les personnes qui souffrent d’un trouble psychique, dans le but d’optimiser leur prise en charge.

Les professionnels de la santé de Suisse romande, tels que les infirmiers(e)-s, les psy- chologues, les psychothérapeutes et les psy- chomotriciens (…), ne sont encore que peu représentés dans ce réseau. Ces derniers ainsi que les médecins psychiatres sont par- ticulièrement invités à participer à ce projet (URL pour l’inscription au projet : www.global clinicalpractice.net/). En tant que membre de ce groupe international, il sera demandé de fournir à l’OMS des informations et des opinions basées sur l’expérience de chaque participant, son expertise et ses connaissan- ces cliniques (les réponses resteront confi- dentielles et sécurisées) au fur et à mesure

du développement de la nouvelle classifica- tion des troubles mentaux et du comporte- ment. Par la suite, une fois inscrit, des vignet- tes cliniques à coder seront envoyées par courriel. Ce travail représente une vingtaine de minutes, pour une sollicitation par mois au maximum, pendant six à douze mois.

La volonté de l’OMS pour cette nouvelle version de la CIM est qu’elle soit une classifi- cation pour les personnes malades (et non uniquement une classification des maladies), de favoriser une identification précise des troubles psychiques et ainsi faciliter l’orienta- tion vers un traitement efficace permettant une amélioration du pronostic.3

Clotilde Moeglin Psychologue Dr Othman Sentissi Département de santé mentale et de psychiatrie HUG, 1211 Genève 14 [email protected]

1 Reed GM. Vers la CIM-11 : créer un espace pour une diversité de perspectives. Information Psychiatrique 2011;87:169-73.

2 World Health Organization. Basic documents, 46th edi- tion. Geneva, Switzerland : World Health Organization, 2007.

3 Reed G, Daumerie N, Marsili M, et al. Développement de la CIM-11 de l’OMS dans les pays francophones.

Infor mation Psychiatrique 2013;89:303-9.

appel

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