HAL Id: hal-03535396
https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-03535396
Submitted on 19 Jan 2022
HAL is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of sci- entific research documents, whether they are pub- lished or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers.
L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.
Chronique : La commission des Essais Biologiques et les problèmes sylvicoles - Expansion de l’Economie
forestière de l’Europe en 1965 - Colloque S.I.L. -
E.N.G.R.E.F. an I - Le Gala ”Bois 67” - Publications du C.T.B. - A propos d’un livre du Duc de Brissac
- [.]revue Forestière Française, Rédaction
To cite this version:
- [.]revue Forestière Française, Rédaction. Chronique : La commission des Essais Biologiques et les
problèmes sylvicoles - Expansion de l’Economie forestière de l’Europe en 1965 - Colloque S.I.L. -
E.N.G.R.E.F. an I - Le Gala ”Bois 67” - Publications du C.T.B. - A propos d’un livre du Duc de
Brissac. 1967, pp.192. �10.4267/2042/24887�. �hal-03535396�
CHRONIQUE
La Commission des Essais Biologiques et les problèmes sylvicoles
La Commission des Essais Biologiques est une commission spécialisée de la Société Française de Phytiatrie et de Phytopharmacie, elle-même attachée à la Chambre Syndicale des Industries Chimiques.
Elle groupe les représentants des Services spécialisés du Ministère de l'Agriculture (Institut National de la Recherche Agronomique, Service de la Protection des Végétaux), de l'A.F.N.O.R., de l'Industrie des Pesticides et des Organisations Professionnelles de l'Agriculture.
Elle a pour tâche de coordonner et d'harmoniser les objectifs et les mé- thodes d'essai des produits pesticides dans le domaine agricole, plus parti- culièrement en ce qui concerne l'attribution de l'autorisation provisoire de vente ou l'homologation de produits commerciaux. A ce titre, elle est ame- née à définir les principes et les modalités pratiques de l'expérimentation des pesticides.
Les recommandations formulées par la commission, sous forme de notices consacrées à telle ou telle culture, sont susceptibles d'être normalisées ou d'être utilisées comme méthode d'arbitrage. C'est dire qu'elles sont soigneu- sement discutées, périodiquement remaniées et d'une utilité pratique indé- niable. Elles peuvent notamment répondre à de nombreuses questions qui se posent à tout nouvel expérimentateur soucieux d'opérer intelligemment et objectivement.
Jusqu'en 1965, la Commission des Essais Biologiques s'est uniquement inté- ressée aux cultures agricoles ou à l'arboriculture, publiant 24 notices d'essais consacrées à différentes cultures et différentes catégories de pesticides (insec- ticides, herbicides, fongicides). Cependant, le développement de l'utilisation des phytocides en sylviculture, l'extension de l'expérimentation de ceux-ci constatée par certains organismes de vulgarisation (A.T.V.F.) ont amené la Commission à s'intéresser aux problèmes forestiers et à envisager la ré- daction de notices spéciales consacrées aux essais en sylviculture.
Suivant l'usage, la Commission a désigné un rapporteur chargé de cons- tituer un groupe de travail dont la tâche consisterait à rédiger une ou plu- sieurs méthodes d'essais qui seraient discutées en commission.
Ce groupe de travail, composé de deux Ingénieurs des Eaux et Forêts, deux Ingénieurs de la Protection des Végétaux et deux représentants des fabricants, a la constitution suivante:
P. ARBONNIER (C.N.R.F.), rapporteur.
G. COCQUEBERT (Procida).
P . DELABRAZE (A.T.V.F.).
J. HARRANGER (P.V.).
J. PÉCHEUR ( C R P ! . ) . G. VARLET (P.V.).
Il a déjà fait approuver par la Commission, à sa séance de mai 1966, trois notices spéciales sur les essais de phytocides en forêt; deux autres sont en préparation et seront présentés en 1967.
Les travaux du groupe et les discussions en commission ont amené la C.E.B. à prendre conscience aussi bien de l'intérêt (cultural et économique) des traitements phytocides que des caractères propres à leur utilisation. E n
CHRONIQUE
193
agriculture en effet, un traitement, pour être valable, doit être efficace à près de 100 % ; il en va tout autrement en sylviculture. Pour le forestier, la destruction d'une espèce — qui risquerait de substituer un problème à un autre — ne constitue pas l'objectif cultural: celui-ci consiste simplement à contenir la concurrence dans des limites supportables par les essences pré- cieuses pendant le temps nécessaire à leur implantation et au démarrage de la croissance. Par ailleurs, l'ambiance forestière diffère totalement du con- texte agricole.L'intérêt manifesté en commission pour les problèmes forestiers s'est tra- duit par un vif désir de les étudier sur le terrain. C'est la raison pour la- quelle la tournée annuelle de la C.E.B., en juin 1966, s'est déroulée en Lor- raine. La première journée a été consacrée à l'étude de l'expérimentation des phytocides tant en forêt qu'en pépinière: successivement la forêt de Haye, la pépinière de Dommartin-les-Toul, la forêt d'Amance et la forêt de Saverne ont permis aux participants d'apprécier les difficultés et les parti- cularités de l'expérimentation forestière. La seconde journée qui s'est dérou- lée dans les Vosges, a été consacrée aux problèmes de débroussaillement des herbages et s'est terminée par une visite du domaine expérimental de l'I.N.R.A. à Mirecourt. Cette tournée, qui réunissait un auditoire de qua- lité, apportera certainement une contribution décisive à l'information de nom- breux spécialistes (services de recherche ou services techniques) qui, jus- qu'à présent connaissaient parfaitement les problèmes agricoles mais igno- raient presque tout des problèmes forestiers. En ce sens, elle devrait facili- ter largement les contacts que les sylviculteurs pourront avoir avec les expé- rimentateurs ou les services technico-commerciaux des sociétés qui fabri- quent ou distribuent des phytocides.
Les notices « forestières » de la Commission des Essais Biologiques ne devraient pas seulement intéresser les services du Ministère de l'Agriculture:
elles peuvent être utiles à tous ceux qui, animateurs de C.E.T.E.F., pro- priétaires de forêts, s'intéressent à ¿'emploi forestier des phytocides et, dans un premier temps, préfèrent les mettre à l'épreuve avant d'en développer l'emploi. C'est pourquoi il nous paraît utile de les faire connaître aux lec- teurs de la Revue Forestière Française. Voici celles qui sont approuvées et que l'on peut actuellement se procurer:
— Principes généraux d'étude de l'efficacité herbicide et de la phytotoxicité d'un produit en sylviculture — notice n° 25.
— Méthode d'essai d'efficacité pratique d'herbicides destinés à la destruc- tion des plantes herbacées dans le domaine forestier — notice n° 26.
— Méthode d'essai d'efficacité pratique d'herbicides destinés au désher- bage des pépinières forestières — notice n° 27.
Ces notices ronéotypées sont en vente, pour un prix modique (quelques francs) au secrétariat de la Commission des Essais Biologiques, Centre Na- tional de Recherches Agronomiques, route de Saint-Cyr, 78 - Versailles.
P. ARBONNIER.
Expansion de l'Economie forestière de l'Europe en 1965
Rome, 9 décembre. — Malgré l'exploitation déjà très intensive de leurs fo- rêts, les pays européens ont augmenté la production de bois ronds, la portant à un nouveau chiffre record de 237 millions de mètres cubes pour les bois ronds d'œuvre et d'industrie. La production de grumes de sciage et de gru- mes de tranchage et de déroulage a augmenté, atteignant 130 millions de mètres cubes, et l'accroissement de la production de bois à pâte et de bois de mine* qui a atteint environ 87 millions de mètres cubes en 1965, a reflété les besoins grandissants de l'industrie de la pâte de bois et du papier. La produc-tion.de bois de chauffage a encore baissé légèrement. Tels sont les rensei- gnements tirés des statistiques* publiées aujourd'hui par Γ Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture ( F A O ) . La production de produits forestiers semi-traités et traités en 1965 a atteint des niveaux records pour toutes les catégories principales. Encore une fois, c'est pour les pan- neaux de bois ainsi que pour la plupart des produits de pâte de bois que les principales augmentations ont été constatées.
Un fort accroissement a été enregistré dans l'industrie de la pulpe de bois chimique, dont la production a atteint 15,3 millions de tonnes.
La production de la Finlande, de la Norvège et de la Suède, qui sont les principaux producteurs européens de pâte de bois, a représenté 14,3 millions de tonnes, soit plus de 63 pour cent de la production totale de la région.
Pour le papier et le carton, la production européenne a atteint près de 5 millions de tonnes pour le papier journal, 6,6 millions de tonnes pour le papier d'impression et le papier à écrire, et près de 18 millions de tonnes pour les autres papiers et cartons.
La production européenne de panneaux de particules a atteint en 1965 un nouveau record de 3,3 millions de tonnes, soit une augmentation de plus de 22 pour cent par rapport à 1964, avec de forts accroissements enregistrés pour la République fédérale d'Allemagne, l'Italie, l'Allemagne de l'Est, la France, le Royaume-Uni et la Yougoslavie.
Après l'essor qui avait caractérisé l'année 1964, le commerce d'un certain nombre de produits forestiers européens s'est ralenti en 1965. Néanmoins, la valeur des produits forestiers européens exportés a atteint 4.370 millions de dollars f.o.b., cependant que la valeur des importations européennes augmen- tait pour atteindre 5.575 millions de dollars c.a.f. Il en est résulté un déficit accru de la balance commerciale, déficit qui a atteint 1.205 millions de dol- lars en 1965 et qui reflète l'écart croissant entre la production et la consom- mation de bois en Europe et l'importance du déficit à combler dans le sec- teur forestier en Europe.
Les principaux produits se retrouvant dans les importations nettes de l'Europe restent les sciages résineux et les bois ronds résineux en provenance de l ' U R S S , les sciages résineux, les contreplaqués et la pâte de bois du Canada, la pâte de bois, les papiers et cartons du Canada et des Etats-Unis, ainsi que les grumes de feuillus d'essences tropicales en provenance d'Afrique occidentale.
L'Annuaire contient des statistiques détaillées sur la production et le com- merce de tous les produits forestiers en Europe. Il donne également des renseignements analogues pour toutes les autres régions du monde (produc- tion de bois ronds, de bois travaillés, de panneaux, de pâtes et papiers;
commerce total de ces produits, courants d'échanges et indications sur les valeurs).
F A O . Rome, décembre 1966.
Colloque S.I.L.
La Société des Ingénieurs et Techniciens de la Locomotion Hors Route organise les 10 - 11 - 12 avril 1967 trois journées nationales de colloques techniques au Palais des Congrès à Versailles.
La S.I.L. groupe un ensemble de spécialistes de diverses branches (Uni- versités, Laboratoires de recherches, Constructeurs de matériels et d'équipe- ments, Utilisateurs civils et militaires) dont l'activité concourt au dévelop- pement de la locomotion hors route (travaux publics, agriculture, forêts,
* Annuaire statistique des produits forestiers, 1966. Edition trilingue an- glais, français, espagnol. P r i x : U S $ 2,50 ou l'équivalent en monnaie locale.
CHRONIQUE
195
recherches pétrolières, armée, expéditions polaires, transports dans les zones désertiques, e t c . ) .
Elle constitue la section française de l'International Society for Terrain- Véhicules Systems (I.S.T.V.S.) qui étend son activité à 18 pays.
Les buts de la S.I.L. sont essentiellement les suivants :
— Mettre en contact les personnes ou organismes qui, en France et hors de France, œuvrent dans un secteur déterminé de la locomotion hors route et ont besoin d'informations, de contacts, d'assistance ou de débouchés dans d'autres secteurs.
— Réunir toutes informations sur les études fondamentales, les études d'équi- pement, la construction, l'expérimentation, l'utilisation.
— Diffuser ces informations par publications, conférences, colloques.
— Etudier les possibilités de programme de recherches commun à diverses disciplines et y participer si besoin est.
Le colloque de Versailles est organisé avec le concours de la F.A.O., de l'E.C.E. et du B.I.T. et fait suite à une réunion du Comité des Techniques de Travail en Forêt qui aura lieu à Genève la semaine précédente.
A l'issue de ce colloque, il est prévu des présentations de prototypes et de matériel spécialisé pour la circulation hors route.
Pour tous renseignements complémentaires concernant ce Congrès, Adressez-vous a u :
Secrétariat du Colloque S.I.L.
11, place de la Madeleine, Paris-8e. Tél. 227.52.70 — 265.55.52
E.N.G.R.E.F. an I
Pour marquer le premier anniversaire de la création de l'Ecole Nationale du Génie Rural, des Eaux et des Forêts — E.N.G.R.E.F. — par fusion des anciennes Ecoles Nationales des Eaux et Forêts — E.N.E.F. — et du Génie Rural — E.N.G.R. —, les ingénieurs-Elèves de la 138e Promotion de l'E.N.E.F., de la promotion 64-66 de l'E.N.G.R. et des lr e et 2e promotions de l'E.N.G.R.E.F. ont créé Γ Organisation pour les Manifestations Exté- rieures de l'E.N.G.R.E.F.
C'est ainsi que le 25 octobre 1966, sur la scène du Théâtre des Arts à Paris, un groupe d'ingénieurs-élèves de ces quatre promotions interprétait la revue: « Ce soir-là à Alma-Ata ». Il s'agissait d'une vieille légende orien- tale racontant par quelles péripéties le grand Vladimir Illytch Zizanine avait réussi à fusionner trois tribus autrefois séparées et avait légué un peuple unique à son successeur le Maître Garfoirus.
Trois jours plus tard, le vendredi 28 octobre, les ingénieurs-élèves et l'Ad- ministration de l'Ecole recevaient leurs invités dans les locaux de l'avenue du Maine, transformée en forêt pour la circonstance. Tout d'abord, M. Edgar Faure tint à adresser quelques mots aux ingénieurs élèves des trois années réunis, puis chacun se dirigea vers les buffets. Fruits de mer, charcuteries de toutes sortes, mets exotiques permettaient toutes les combinaisons de menu, du plus classique au plus original. La soirée se poursuivit — fort avant dans la nuit — par un bal où les anciens montrèrent à leurs jeunes cama- rades qu'ils étaient aussi à l'aise sur une piste de danse que devant une assiette.
Cette soirée qui a permis de réunir de nombreux I.G.R.E.F, de toutes pro- venances, dans une ambiance extrêmement détendue et sympathique est de bon augure. Espérons avoir bientôt l'occasion d'une semblable réunion où nous nous retrouverons encore plus nombreux autour des trois premières pro- motions de la jeune école.
Le Gala « Bois 67 »
Samedi 21 janvier, dans les salons de l'hôtel George V, s'est déroulé le Gala « Bois 67 » organisé par l'Amicale des Elèves Ingénieurs de l'Ecole Supérieure du Bois.
M. Raymond M'arcellin, Ministre de l'Industrie, représenté par son Chef de Cabinet, M. Villat, présidait cette soirée. M. le Président Edgar Faure, Ministre de l'Agriculture, avait délégué M. Beauchamp, Chargé de Presse de son Cabinet.
De nombreuses personnalités, tant parlementaires que du Conseil Municipal de Paris, de l'Industrie, de l'Agriculture, de l'Education Nationale, de l'Ad- ministration et de la Presse s'y trouvaient également.
Au cours du vin d'honneur, M. VILLAT insista particulièrement sur la né- cessité de concentrer, d'équiper et d'organiser les Industries du Bois pour les intégrer dans le cadre du Marché Commun, mais aussi sur l'impératif que représente l'exportation, précisant que les Pouvoirs Publics étaient prêts à apporter une aide efficace à la réalisation de cet objectif. Il devait ajouter:
« La nécessité de faire face à la concurrence, d'améliorer la productivité et de trouver les capacités d'exportation, exigera de plus en plus des industriels qu'ils fassent appel à des hommes capables de diriger suivant les méthodes de gestion les plus modernes, de s'adapter aux techniques les plus récentes, de rechercher les méthodes les meilleures de production et de prospection.
Votre Ecole forme ces hommes ». Pour terminer, il devait présenter les regrets de M". Marcellin qui, appelé en province, se trouvait dans l'impossi- bilité d'assister à ce Gala.
Un public nombreux et élégant se pressait dans les salons. Deux orches- tres animèrent d'un rythme endiablé le Bal qui se prolongea jusqu'à l'aube.
Publications du C.T.B.
P R I N C I P A U X B O I S I N D I G E N E S E T E X O T I Q U E S U T I L I S E S D A N S LA C O N S T R U C T I O N E T LA D E C O R A T I O N Cette brochure, dont la première édition constituait un tiré à part du
« Nouveau journal de Charpente Menuiserie » (1958) a fait l'objet d'une révision complète avant sa réimpression.
Un grand nombre d'essences ont été soit ajoutées, soit supprimées pour tenir compte de la situation actuelle (1966) des approvisionnements, et le texte a été entièrement revu et modifié.
Elle est divisée en deux parties: « Bois des régions tempérées » (France, Europe, etc..) et « Bois tropicaux » et, pour chacune des essences (22 des pays tempérés et 49 des pays tropicaux), elle mentionne le nom botanique, le ou les noms commerciaux, et la provenance, la description sommaire du bois, ainsi que les différentes propriétés (densité, dureté, rétractibilité, pro- priétés mécaniques et technologiques, durabilité) et les emplois dans la cons- truction et la décoration.
Si, pour les matériaux de construction récents, les Architectes et les En- trepreneurs sont généralement bien informés et documentés, force est de constater qu'il n'en est pas de même pour le bois, alors que les nouvelles techniques de construction rendent souvent inutile l'expérience traditionnelle des artisans d'autrefois.
Dans ces conditions, la parution de la brochure du C.T.B. vient à son heure pour renseigner les professionnels en vue de la mise en œuvre raison- née du bois dans la construction et la décoration à l'époque actuelle.
On peut se procurer la brochure « Principaux bois indigènes et exotiques utilisés dans la construction » au Centre Technique du Bois, 10, avenue de Saint-Mandé, Paris (12e). - Participation aux frais: 2 F. Envoi franco,
C H R O N I Q U E
197
contre virement de 3 F au compte de chèques postaux du C.T.B. (Documen- tation) Paris 18.108.93.
Prière de bien vouloir préciser sur le talon du virement: « Commande à envoyer : Brochure : Principaux bois ».
A propos d'un livre du Duc de Brissac
Le Duc de BRISSAC a écrit en 1957 un livre* que nous rappelons volon- tiers aux lecteurs de la revue.
Il s'agit d'un ouvrage de vulgarisation d'une présentation très élégante, illustré par J.P.M. Boyrie.
Petit-fils de la Duchesse d'Uzès, le Duc de Brissac devait surtout parler de vénerie. Mais il y est question également de gibier ne se chassant pas à courre : grand tétras, ours, mouflon, blaireau, canard col-vert...
D'un style coloré, humoristique, assez décousu, ce livre se lit avec faci- lité et présente l'avantage de fournir des précisions sur le caractère des animaux.
Pour en revenir aux laisser-courre, nous retiendrons deux points :
1) En ce qui concerne le sanglier, l'A. préconise, lorsque ragot ou solitaire est sur ses fins, de ne pas prolonger le ferme, mais « de se saisir de la petite
« carabine à balles blindées que l'on porte à la botte et de servir la bête
« dès que possible, même, s'il le faut, en épaulant en selle ». Ceci nous remé- more l'époque lointaine où, au Maroc, nous chassions le sanglier à cheval avec l'aide de sloughis. Nous tirions l'animal au pistolet 7,65 ; il fallait par- fois vider le chargeur entier pour en venir à bout. Les Britanniques, eux, le servaient à l'Epieu.
2) La chasse au renard en Irlande, que Γ A. décrit d'une façon presque identique à nous-même dans « Forêts et Chasse en Eire » (R.F.F., T. V I I I , Année 1956, p. 569).
L . DUPLAQUET.
* « Chasse » du Duc de Brissac : éditions Crépin-Leblond et Cie, 1957, 23,5 X 18,5, 111 pages,. 20 illustrations dont 4 hors-texte.