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Appareillage de mesure semi-automatique de la
distribution des lacunes et de la diffusion multiple en
photographie corpusculaire
P. Poubeau, H. Braun, G. Baumann
To cite this version:
APPAREILLAGE DE MESURE
SEMI-AUTOMATIQUE
DE LA DISTRIBUTION DES LACUNES ET DE LA DIFFUSION MULTIPLE EN PHOTOGRAPHIE CORPUSCULAIREPar P.
POUBEAU,
H. BRAUN et G.BAUMANN,
Département de Physique Corpusculaire
Centre de Recherches Nucléaires de Strasbourg-Cronenbourg.
Résumé. 2014 Nous décrivons
un appareillage réalisé dans le cadre de la technique de
semi-auto-mation des mesures effectuées à hautes énergies dans les émulsions ionographiques. Deux
caté-gories de mesures ont été automatisées :
1. Les mesures liées à la granularité des traces discontinues.
2. Les mesures liées à la diffusion coulombienne
multiple.
Cetappareillage
permet un gain de temps d’un facteur 6 environ. Abstract. 2014 We describean apporatus constructed within the limits of the technic of
semi-automation from measurements effected at high energies in nuclear emulsions. Two categories of measurements have been automatised :
1. Measurements relatives to the granularity of discontinuous tracks.
2. Measurements relative to multiple scattering.
This material allows a gain of time by a factor of about 6.
PHYSIQUE APPLIQUÉE 24, 1963,
1. Généralités. -
L’appareillage
AMPC1 décritici est essentiellement destiné à deux
catégories
de mesures : 10 les mesures delongueurs
des amas degrains
et deslacunes ; l’appareillage
peut
alors éla-borer la somme deslongueurs
des amas degrains
(ou
deslacunes)
et lalongueur
totale de trace. 20 Les mesures de flèches dansl’analyse
de la dif-fusion coulombiennemultiple, l’appareillage
éla-bore alors les différencespremières,
secondes ettroisièmes.
Dans les deux cas, les résultats sont affichés sur des indicateurs
numériques
et ilspeuvent
êtreinscrits
automatiquement
sur une bande depapier
par uneimprimante.
L’appareillage
comprend cinq
éléments fonc-tionnels : un oculairemicrométrique,
monté sur unmicroscope ;
une calculatriceélectronique,
spécia-lisée ;
un bloc d’alimentationsstabilisées ;
un blocd’affichage numérique ;
uneimprimante qui
peut
éventuellement être dissociée du reste del’appa-reillage.
Les mesures s’effectuent par le
déplacement
du réticule de l’oculairemicrométrique.
Les résultatsapparaissant
sur les indicateursnumériques
du blocd’affichage,
et si l’utilisateur ledésire,
ils sontinscrits sur bande de
papier
parl’imprimante.
II.Principes
de fonctionnement. - OCULAIREMICROMÉTRIQUE.
- Les différentes mesures sonteffectuées à l’aide d’un oculaire
micrométrique
Leitz,
type
OKNOR àréticule, modifié,
monté sur unmicroscope.
Dans l’oculaire normalOKNOR,
leréticule
apparaît
sur un fondgradué
de 0 à 12. Un tambour parlequel
s’effectue l’entraînement duréticule, porte
unegraduation
de 0 à 100. Lesgra-duations du tambour constituent un vernier par
rapport
à celles del’oculaire,
100 despremières
correspondant
à 1 des secondes. Les mesures non automatisées s’effectuent en notant pourchaque
position
du réticule lagraduation
vue dans l’ocu-laire et celleapparaissant
devant unrepère,
sur le tambour.Pour automatiser les mesures, deux modifica-tions essentielles ont été
apportées
à l’oculairemicrométrique.
D’une
part,
undisque
comportant
100 secteursconducteurs
radiaux, séparés
par 100plages
iso-lantes a été mis enplace
sur le tambour de l’ocu-laire. Des balais de contactappuient
sur ledisque
et collectent une tension
électrique chaque
foisqu’ils
se trouvent sur un secteurconducteur ;
enrotation,
ilapparaît
ainsi sur les balais autantd’impulsions électriques qu’il
défile degraduations
du tambour devant lerepère.
D’autre
part,
un moteur estadjoint
à l’ensemblepermettant
l’entraînement du tambour dans un sens ou dans l’autre en enclenchantsimplement
d’undoigt
l’un des deuxcontacts,
un pourchaque
sens derotation, placés
sur unpupitre
de com-mande.Les
impulsions
émises en nombreproportionnel
audéplacement
duréticule,
par les circuitsélec-triques
del’oculaire,
sontenvoyées
à l’entrée de lacalculatrice,
avec unsigne
positif
ounégatif
réalisé par deux tensionsélectriques
différentes selon lesens de rotation.
CALCULATRICE. - La calculatrice est
essentiel-lement constituée des sous-ensembles suivants : une
o horloge o ;
uncompteur
d’opérations ;
un25 A
grammateur ;
uncompteur
digital ;
uncompteur-opérateur ;
une mémoire à tores deferrites ;
les circuitsd’adaptation
dessignaux
et d’intercon-nexions entre les différents éléments.COMPTEUR-OPÉRATEUR. - Le
compteur-opéra-teur réalise trois fonctions distinctes : il totalise en numération binaire
parallèle
lesimpulsions
électriques
délivrées par l’oculairemicrométrique
etappliquées
successivement à l’entrée de sa pre-mière bascule. Il effectue la somme ou la différence du nombrequ’il
contient et d’un deuxième nombre« inscrit »
magnétiquement
sous forme binaireparallèle
dans l’un des 5registres
constitués de5
lignes
de mémoires à ferrites. Il envoie vers l’afficheur un traind’impulsions
dont le nombrecorrespond
à la valeur duparamètre
qu’il
a élaboré dans lesopérations
précédentes.
Pour assurer ces
fonctions,
lecompteur-opéra-teur est constitué de 11 bascules
électrbniques
àtransistors,
dont 10 bascules pour leparamètre,
permettant
decompter jusqu’à 21°,
soit1 024,
etune bascule pour son
signe.
Laplage
de mesurecorrespondante,
dans l’oculaire couvre ainsi les 10graduations
centrales 0 à 10 ou 1 à 11.Ces
opérations
fondamentales ducompteur-opérateur qui
sont la base du fonctionnement de la calculatrice sont effectuées selon les processusclas-siques
du calcul binaireélectronique
rappelés
som-mairement ici.
Les bascules
électroniques
à transistorsqui
sontl’élément constitutif de base des
compteurs
et enparticulier
ducompteur-opérateur
sontsuscep-tibles
d’occuper
deux étatsélectriques
différents caractérisés parexemple,
par lepotentiel électrique
des collecteurs de chacun des deux transistors de la bascule. Parexemple,
dansl’appareillage
AM,PC1(fig. 1) lorsque
l’un des collecteursCi
est à201315
volts,
l’autreC2
est à - 1volt ;
onappel-lera conventionnellement cet
état,
l’état 0 de la bascule.FIG. 1.
Si on envoie une
impulsion électrique
sur ses deuxentrées,
c’est-à-dire surchaque
base destran-sistors,
elle passe de l’état 0 à l’état1,
caractérisé par - 1 V de tension surCl
et - 15 V surC2.
Le deuxième transistor d’une bascule est dans uncompteur,
relié parcapacité
et diodes auxtransis-tors de la suivante. Il en résulte que
lorsqu’une
bascule passe de l’état 0 à l’état1,
elle n’entraîne pas lasuivante,
alorsqu’elle
l’entraine enpassant
de l’état 1 à l’état 0. C’est ainsi que l’état des bas-cules successivesreprésente
en numération binairele nombre
d’impulsions
appliqué
à lapremière
(fig. 2).
,
En
fait,
dansl’appareillage
AMPC1,
les basculesdu
compteur-opérateur
sont interconnectées entreelles comme il vient d’être
indiqué lorsque
le nombred’impulsions
àcompter
est affecté dusigne
+correspondant
à un sens définid’entraî-nement du réticule.
Lorsque
l’entraînement du réticule s’effectue dans l’autre sens, c’est lepremier
transistor d’une basculequi
est relié auxtransis-tors de la
suivante ;
les bascules fonctionnent alors en «décomptage
» ;les
états 0 et 1 sont inversés parrapport
auxprécédents.
Transfert des
paramètres
ducompteur-opérateur
vers l’afficheur. -Pour provoquer
l’affichage
sur un indicateurnumérique
d’unparamètre
« stocké » dans le
compteur-opérateur,
desimpul-sions de
rythme
à récurrence de 1 000Hz,
élaborées dans «l’horloge »
sontenvoyées
à l’entrée ducompteur
opérateur.
Ce dernier est enposition
décomptage
si leparamètre
estpositif ;
enposition
comptage
si leparamètre
estnégatif.
L’arrivée durythme
estbloquée
lors du passage à 0 de toutesles bascules du
compteur-opérateur.
Lerythme
estenvoyé
à l’afficheurpendant
lecomptage
ou ledécomptage
ducompteur-opérateur
et le nombred’impulsions
ainsi libérées pour ramener celui-ci de son état initial à l’état 0 estégal
à la valeur duparamètre
stocké.Mémoire a ferrites. - Pour effectuer
un calcul de
somme ou de
différence,
il est nécessaire dedisposer
simultanément sous une formeappropriée,
desgrandeurs
surlesquelles
doit s’effectuerl’opération.
Il faut doncpouvoir
mettre en mémoire un ouplu-sieurs
paramètres,
selon lesopérations
àeffectuer,
et
extraire,
pourexploitation,
au momentoppor-tun,
le contenu de cette mémoire.Cette mise en mémoire est effectuée par des tores
de ferrite
analogues
à ceux utilisés pour les mémoi-res à accèsrapide
desgrandes
calculatricesélec-troniques.
Dansl’AMPC1,
les tores sont utilisés dans des conditionsparticulières.
La mémoireFIG. 3. - Mémoire à ferrites.
Fm. 3 bis. -
27 A
générale
est constituée de 5lignes
de 11 ferrites constituant 5 mémoirespartielles capables
desto-cker chacune
cinq
nombrescompris
entre 0 et210,
soit 1 024 avec leur
signe.
Le fonctionnement destores est le suivant.
Les tores sont
répartis
encinq lignes
de onze colonnes. Ceux d’uneligne
sont traversés par un même fil conducteur et les tores d’une colonneégalement (voir fig.
3 et 3bis). Chaque
toreporte
en outre un
bobinage
dequatre spires
et les bobi-nages des tores d’une même colonne sont branchés en série.Un tore
qui
est constitué d’un matériaumagné-tique.
estsusceptible
deprendre
deux étatscorres-pondant
à deux valeursopposées
de l’inductionmagnétique
-E-- B
et - B. Parconvention,
ces deux étatsmagnétiques représentent
les deux valeursnumériques
0 et 1. Pourqu’un
torechange
d’état,
il doit être parcouru par un courant d’inten-sitésupérieure
à une valeurminimale,
dansle sen
approprié.
En cequi
concernel’appareillage
AMPC1,
lorsqu’une ligne
et une colonne de toressont parcourues simultanément par des courants
appropriés,
le tore situé à l’intersection de laligne
et de la colonne
reçoit
unchamp
magnétique
suffi-sant pour le faire basculer s’il est dans l’état
opposé
à celui dans
lequel
cechamp magnétique
a ten-dance à le mettre et seulement dans ce cas.Le basculement du tore provoque une
ten#ion
induite brève dans les
spires
dubobinage
qu’il
porte.
Transfert d’un
paramètre
ducompteur-opérateur
dans la mémoire. -La
ligne
de tores danslaquelle
doit s’effectuer le transfertayant
été choisie(ceci
résulte du fonctionnement duprogrammateur,
comme il estindiqué plus loin),
un courant par-court le conducteur traversant les tores de cetteligne qui
ont tous été remis à zéro en débutd’opé-ration. Le
compteur
digital
laisse alors passer uneimpulsion
durythme
élaboré parl’horloge
succes.sivement vers chacune des colonnes de tores.
Tou-tefois,
chacune de cesimpulsions
neparvient
à la colonnequ’au
travers d’un circuit « ET » réalisé avec la sortie de la bascule ducompteur-opérateur
de même rang que le tore. De cette
façon,
si la bascule est à l’état1, l’impulsion
derythme
attein-dra le tore
correspondant
et le fera passer de l’état0 à l’état
1 ;
si elle est à l’état 0l’impulsion
s’arrê-tera au niveau du circuit « ET », le tore restera à
l’état 0.
Lorsque
lecompteur
digital
aenvoyé
uneimpulsion
derythme
verschaque
tore,
l’état des bascules ducompteur-opérateur
s’esttransposé
dans les tores sans que l’information contenues dans
le
compteur-opérateur
ait été effacée. Si la conduite du calcull’exige,
l’état ducompteur-opérateur
peut
être transféré successivement dansplusieurs
mémoires.
Transfert d’un
paramètre
de la mémoire dans lecompteur-opérateur.
-Un
paramètre
n’est mis en mémoire que pour être utiliséultérieurement,
il doit donc repasser dans lecompteur-opérateur,
soit pours’ajouter
à un autreparamètre
ou s’ensoustraire,
soit pour être transféré dans l’afficheur. Le transfert mémoire verscompteur-opérateur
s’effectue sensiblement commel’opération
inverse.Le
programmateur
envoie dans laligne
de 11 toresconcernée un demi courant de basculement. Puis le
compteur digital
envoie successivement desimpulsions
de courant dontl’amplitude correspond
également
à la moitié du courant de basculementdans
chaque
colonne. L’unaprès
l’autre,
les toresde
chaque colonne, placés
aussi sur laligne choisie,
sont ainsi excités par le
champ magnétique
debas-culement,
tendant à les mettre dans l’état zéro. Pour ceuxqui
sont à l’état0,
il ne se passe rien.Pour ceux
qui
sont à l’état1,
il y a basculemententraînant
l’apparition
d’une force-électromotricedans les
spires
dupetit bobinage porté
par le tore.L’impulsion
de tensionqui
en résulte estappliquée,
amplifiée
à la bascule de même rangdigital
que letore et la fait
changer
d’état.Lorsque
lecompteur
digital
a délivré 11impulsions,
cequi
s’effectue en11 millisecondes tous les chiffres binaires
consti-tuant un
nombre,
stockés dans les tores sontpassés
dans les bascules. Il y a lieu de noter
qu’une
infor-mation
passant
d’un tore à une basculedisparait
dutore,
contrairement à cequi
seproduit
dans unebascule
communiquant
son information à un tore. Exécution d’une addition ou d’une soustraction.- Plusieurs cas
peuvent
seprésenter
lors dutrans-fert mémoire vers
compteur-opérateur :
ler eas.Le
compteur-opérateur
est remis à zéro aupréala-ble ; après
letransfert,
le nombre en mémoire dans les tores s’estsimplement transposé
dans les bas-cules. - 2ecas. Le
compteur-opérateur
contientdéjà
un nombre et est connecté encomptage ;
après
letransfert,
l’état des bascules ducompteur-opéra-teur
correspond
à la somme des nombresqui
étaient antérieurement dans lecompteur-opérateur
et dans la
ligne
de tores. - 3ecas. Le
compteur-opérateur
contientdéjà
un nombre et est connectéen
décomptage ; après
letransfert,
le résultat del’opération
est la différence des deux nombres.Description
fonctionnelle de l’ensemble. -La
description
des éléments essentiels de lacalcula-trice et de leur rôle
permet
de saisir maintenant l’interconnexion et les fonctionssynthétiques
des sous-ensembles.« L’horloge »
délivre desimpulsions
derythme
dequelques
microsecondes à récurrence de 1 000 hertz. Elles servent essentiellement à l’exci-tation ducompteur
digital qui
provoque à son tourvice-versa. Les
impulsions
derythme
serventéga-lement à « vider » le
compteur-opérateur
pourenvoyer son information vers l’afficheur.
Les transferts
compteur-opérateur
vers mémoireet
vice-versa,
de même que le transfertcompteur-opérateur
vers afficheur sont en fait sous ladépen-dance de l’ensemble
compteur
d’opérations-pro-grammateur.
A
partir
designaux électriques provoqués
par lemicroscopiste
actionnant uncontact,
lorsque
le réticule atteint lespositions correspondant
à unemesure, le
compteur
d’opérations
déclenchesuc-cessivement les diverses fonctions internes de la calculatrice. Pour
cela,
il est constitué decinq
bas-culesattaquant
une matrice à diodes à 32 sorties. Lors de la mise en fonctionnement del’appareillage,
lecompteur
d’opérations
est remis à zéro. Ausignal
émis par le contact actionné par lemicros-copiste,
lecompteur
d’opérations
envoie uneten-sion
électrique
sur lapremière
connexion sortantde la matrice à diodes. Le
programmateur qui
estune
plaquette
d’interconnexions amovibles envoiecette tension sur un circuit où elle provoque la
première opération
àeffectuer,
parexemple
le transfert en mémoire d’unparamètre qui
s’est« inscrit » dans le
compteur-opérateur pendant
ledéplacement
du réticule. La fin de cetteopération
se traduit par un
signal
émis par lecompteur
digi-tal et faisant avancer d’un pas lecompteur
d’opé-rations. Celui-ci envoie alors une tension sur la deuxième sortie de la matrice à
diodes,
attaquant
une deuxième entrée du
programmateur
déclen-chant une deuxième
opération
parexemple
un transfert mémoire verscompteur-opérateur
pour additionner unparamètre
stocké en mémoire au dernierparamètre
mesuré.Lorsque
toutes lesopé-rations de calcul sont
effectuées,
lesignal
du comp-teurd’opérations
va, par leprogrammateur,
pro-voquer le transfert d’un
paramètre
calculé ducompteur-opérateur
vers l’afficheur. Lecompteur
d’opérations
nereçoit plus
rien à ce moment et reste à cetteposition,
laissant le résultat affichéjusqu’à
ce que lemicroscopiste,
établissant unnouveau contact
électrique
déclenche lecycle
sui-vant
d’opérations
et de calcul.Lorsque
lesopérations
à effectuer sur lespara-mètres mesurés par le
déplacement
du réticulechangent,
parexemple lorsqu’il s’agit
de faire lesmesures et calculs de diffusion coulombienne au lieu de mesures de
longueurs
grains-lacunes,
ilsuffit de modifier les interconnexions de la
pla-quette
programmateur.
Onpeut
mêmedisposer
deplusieurs
plaquettes et.remplacer simplement
l’unepar l’autre. >
Afficheur. -
L’afficheur est constitué d’un
compteur
décimal dont les sortiesattaquent
lesélectrodes de tubes
d’affichage numérique
type
NIXIE.(Voir
photographie
del’afficheur.)
Ilreçoit
les
impulsions
derythme
qui
font passer lecomp-teur-opérateur
de l’étatqu’il
occupelorsqu’il
contient leparamètre qui
doit êtreaffiché,
à l’état 0 de toutes ses bascules.Un tube NIXIE est constitué de 10 électrodes en fil fin formant chacune un chiffre.
Lorsqu’une
élec-trode estportée
à la hautetension,
le gazqui emplit
le tube s’ionise autour de l’électrode et donne un halo lumineux formant le chiffrecorrespondant.
Les électrodes sont les unes derrière lesautres,
maisétant en fil
fin,
cellesqui
sont vers l’avantn’em-pêchent
pas de voir celles enposition
arrière. Trois groupes de trois NIXIEpermettent
d’affichersuccessivement trois
paramètres
différentsayant
trois chiffreschacun,
dont de valeurscomprises
entre 0 et 999. Des
voyants
pséciaux
font appa-raitre lessignes
+ ou - des nombres affichés.Le
poids
de l’ensemble AM,PC1 est de 15kg,
celui del’imprimante
de 12kg.
Imprimante.
- Uneimprimante
SOLERpeut
être
couplée
ou non àl’appareillage
AMPC1 ;
ellepermet
d’inscrire directement les résultats sur bande depapier.
Sa cadence de fonctionnement estde
cinq affichages
parseconde,
cequi
est trèslarge-ment suffisant. Elle
possède
treize roues àtypes
dont douze au maximum sont utilisées pour
impri-mer les mêmes résultats que ceux
apparaissant
surl’afficheur,
soit trois nombres de trois chiffres cha-cun avec leursigne
lorsqu’il
est utile(diffusion
coulombienne).
III.
Exemples
de fonctionnement. - MESUREDE LONGUEURS GRAINS-LACUNES. - Le réticule de
l’oculaire est amené en
position
dedépart
au bordgauche
d’ungrain (fig. 4).
FIG. 4.
En fermant un contact sur le
pupitre
decom-mande,
lemicroscopiste
déclenche une remise à zérogénérale
de tous lescompteurs.
Puis il pro-voque par un autre contact ledéplacement
du réti-culejusqu’au
bord droit dugrain.
Lecompteur-opérateur
a alorsenregistré
en numération binairele nombre
d’impulsions
chiffrant lalongueur
dugrain.
Lemicroscopiste
envoie un nouveausignal
électrique
en fermant un contactprovoquant
d’abord la mise en mémoire de la
longueur
dugrain
mesuré,
puis
sonaffichage.
Un nouveaucontact déclenché par une
pédale
provoque la29 A
somme des
longueurs
desgrains
précédemment
mesurés
(à
lapremière
mesure, cette somme estévidemment
nulle).
Puis lemicroscopiste
faitdéplacer
le réticulejusqu’au
bord dugrain
sui-vant,
envoyant
aucompteur-opérateur
lalongueur
de lacune. Un nouveau contactélectrique
estéta-bli
provoquant,
la totalisation decette,
longueur
de lacune avec la somme deslongueurs
degrains
et de lacunes mesurésprécédemment
(somme
serédui-sant à un
grain
de la 1remesure)
etprovoquant
la mise en mémoire de lalongueur
totale de trace à cepoint,
ainsi que sonafplchage.
Nouveau contactpour « effacer » ce
qui
est inscrit dans l’afficheur etl’appareillage
estprêt
à mesurer un nouveaugrain.
MESURES DE DIFFUSION COULOMBIENNE. - Les
éléments fondamentaux dans la théorie de la diffu-sion coulombienne sont constitués par les distances de
points
successifs de latrace,
de « cellule » en« cellule » à une droite de
référence, parallèle
à la direction moyenne de la trace. Soit y1, y2, y3 ... y,l ces distances(fig. 5).
FIG. 5.
Les
paramètres intéressants,
dont les différencespremières,
secondes et vroisièmes des y, soit :En fait dans l’utilisation de
l’appareillage
AMPC1,
lesdéplacements
du réticule mesurentdirectement
y] y2
...y.n’
Lorsqu’un
paramètre
2/1
est
mesuré,
il est affiché et mis enmémoire,
ce quipermet
d’effectuer sur lecompteur-opérateur
la différence2/2
- y]= yi
dèsque y2
est mesuré etmis en
mémoire ;
yx
estégalement
mis en mémoireet affiché tandis que yl en est éliminé et
remplacé
par
y3.
Lecompteur-opérateur
peut
alors effectuery3 -
?/2
=y;
qui
est mis en mémoire etaffiché,
puis
y2 - y[
=y1
qui
estaffiché,
et ainsi de suite.Les différentes valeurs sont affichées avec leurs
signes.
IV. Réalisation et
technologie.
-L’appareil-lage
AMPC1 est unprototype
réalisé avec le concours de la Société NationaleNord-Aviation,
qui
y aapporté
sonexpérience précieuse
des maté-rielsélectroniques spéciaux
nécessaires àl’Aéro-nautique
et aux fusées. L’ensemble du matérielest transistorisé et réalisé en circuits
imprimés pour
certains éléments communs(bascules,
compteurs,
matrices à
diodes)
et en circuitspseudo-imprimés
(câblage
en filrigide
dedisposition analogue
à celle des circuitsimprimés)
pour les autres cir-cuits( fig. 6).
La calculatrice avec son alimentation a étéplacée
dans un coffretparallélépipédique
de1,20
m x0,50
m x0,20
m.L’afficheur est réalisé dans un boîtier de
0,40
m X0,37
m x0,10
m.L’imprimante
est mon-tée dans un coffret de0,50
m X0,30
m x0,38
m. Unpupitre
de commande de0,13
m X0,10
m x0,17
mcomporte :
les deux contactsprovoquant
ledéplacement
du réticule de l’oculaire dans un sens ou dansl’autre ;
un contact de remise à zérogéné-rale des
circuits ;
un contact commandant à la calculatriced’exploiter
leparamètre qui
vient d’être mesuré par ledéplacement
du réticule.L’ensemble de
l’appareillage
sansl’imprimante
contient 297 transistors. Les circuitsd’adaptation
del’imprimante
en contiennent 21. Laconsom-mation de
l’appareillage
AMPC1 est de 50 VA sur réseau de 127 volts 50 Hz. Celle derimprimante
de60 VA.
V. Fonctionnement et
développements.
2013 Lesétudes de
l’appareillage
prototype
Al‘VIPC1 ont étélancées en
septembre
1960.L’appareillage
estarrivé au Centre de
Strasbourg
en mai1961,
oùil a été
expérimenté
et mis aupoint
encoopération
avec la Société Nationale Nord-Aviation enjuin
etjuillet.
Il est entré en fonctionnementpermanent
depuis
septembre
1961 et ne nécessitequ’une
main-tenance très réduite.
Un deuxième
appareillage
dérivé de celui-ci esten cours de réalisation sur les mêmes
principes,
mais sacapacité
decomptage
etd’affichage
a étéportée
à214,
@ soit 16 384. Il sera alorspossible
d’effectuer des mesures
grains-lacunes
defaçon
pratiquement continue,
en faisant défiler la trace devant un réticule fixe dans l’oculaire et enutili-sant un
disque
decomptage
sur la commande d’avancement de laplatine
dumicroscope.
VI. Précision des mesures. -
La
précision
de lamanipulation
faite à la main est la mêmequ’avec
le codeur. Par
contre,
l’intérêt del’appareil
est legain
detemps.
Eneffet,
pour mesurer 100 [1. d’unetrace en
déplaçant
la vismicrométrique
à lamain,
il faut 20 mn, tandis que la même mesure se faiten 5 mn avec le codeur. Pour identifier un méson par
exemple,
il faut 15 mn.Il faut
ajouter
quel’emploi
du codeur est moinsfatigant
pourl’opérateur
que lamanipulation
à lamain ;
et enoutre,
l’appareil
donne lalongueur
individuelle des lacunes ainsi que lalongueur
inté-grale,
cequi
permet
ungain
detemps
appréciable
dans les calculs.L’emploi
du lacunomètrepermet
donc detra-vailler 5 à 6 fois
plus
vite. Les erreurs de lectureset