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Sur l'interprétation de cycles d'hystérésis par le modèle de conduction protonique

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HAL Id: jpa-00208584

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00208584

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Sur l’interprétation de cycles d’hystérésis par le modèle

de conduction protonique

J.-M. Palau, L. Lassabatère

To cite this version:

(2)

259

SUR

L’INTERPRÉTATION

DE

CYCLES

D’HYSTÉRÉSIS

PAR LE

MODÈLE

DE

CONDUCTION

PROTONIQUE

J. M. PALAU et L. LASSABATERE Centre d’Etudes

d’Electronique

des Solides

(*)

Université des,Sciences et

Techniques

du

Languedoc

place

E.-Bataillon,

34060

Montpellier

Cedex,

France

(Reçu

le

9 juillet

1976,

accepté

le 2 novembre

1976)

Résumé. 2014 Le

fluorobéryllate de lithium LiN2H5BeF4 que nous avons étudié présente des cycles

d’hystérésis tout à fait semblables à ceux du sulfate

LiN2H5SO4.

Les structures de ces deux matériaux

étant semblables on étudie le modèle proposé par V. H. Schmidt et R. S. Parker pour interpréter

les cycles de LiN2H5SO4. On en déduit que, bien que l’étude

mathématique

du modèle faite par ces

auteurs ne permette pas de conclure, le modèle présente cependant un certain intérêt. Abstract. 2014 We have

investigated

electrical properties of

LiN2H5BeF4

and observed hysteresis

loops, very similar to those of

LiN2H5SO4.

Since the structures of the two materials are similar, we

investigate the model proposed by V. H. Schmidt and R. S. Parker to explain the loops in

LiN2H5SO4.

It is found that although their mathematical treatment was not satisfactory, the model is still of some

interest.

LE JOURNAL DE PHYSIQUE TOME 38, FEVRIER 1977, 1

Classification

Physics Abstracts 8.220

Nous avons 6tudi6 les

propri6t6s di6lectriques

basse

frequence

du

fluorob6ryllate

de lithium et

d’hydra-zinium

LiN2H5BeF4 [1].

De cette 6tude et de celle de

sa structure

[2]

il ressort que ses

propri6t6s

sont tout à fait

comparables

a celles de son

isotype

le sulfate de

lithium et

d’hydrazinium

LiN2H,SO4

[3];

en

par-ticulier,

il

pr6sente

comme lui des canaux

paralleles

à

I’axe c et des

cycles d’hysteresis.

Lorsqu’en

1958,

Pepinsky

[4]

a mis en evidence

1’existence de ces

cycles,

il en a conclu sur ce seul

critere,

et bien

qu’aucune

transition de

phase

n’ait 6t6

observ6e,

que

LiN2H5SO4

était

ferro6lectrique.

En

1964,

Niizecki et Koizumi

[5]

contestent ce

point

et

attribuent,

sans toutefois proposer un modele

quan-titatif,

ces

cycles

a un

d6placement

de protons le

long

de 1’axe c. Cette

hypothese

s’appuyait

sur la

presence,

d6montr6e par 1’etude de la structure

[5, 6],

de canaux

paralleles

a 1’axe c le

long

desquels

se

d6placent

les

protons donnant ainsi une conductivite

importante

suivant cet axe.

En

1971,

Schmidt et Parker

[7]

proposent un modele

nouveau base sur ce

d6placement

de protons, modele

qui

peut, du fait des similitudes entre les deux

mat6-riaux, etre

6galement

utilise pour

LiN 2HsBeF 4.

Les

hypotheses

de

depart

sont les suivantes :

- les

protons se

deplacent

le

long

d’un canal par

(*) Associe au C.N.R.S.

sauts actives

thermiquement

d’un site vers un site

voisin;

- des barrieres

extrinseques

provenant

d’impuret6s

ou de d6fauts divisent le canal en segments de

longueur,

suppos6e

uniforme,

q ;

- les

protons de densite locale

N(1

+

f )

et de den-site moyenne N peuvent diffuser d’un canal vers un

canal

voisin;

- il

n’y

a pas de

charge d’espace

et pas de

corr6la-tion entre les

positions

des barrieres dans des canaux

voisins.

Le m6canisme

propose

et les

hypotheses

qui

lui sont

associ6es conduisent a

1’equation

diff6rentielle

sui-vante, 6tablie dans un canal

parallele

a l’axe

cristallo-graphique

c choisi comme axe des z :

ou

f est

la variation relative de la densite de porteurs

et

Di

la constante de diffusion.

E(t),

le

champ 6lectrique applique,

peut, avec les

hypotheses

faites,

etre confondu avec le

champ

6lectrique

local.

La densite de courant en un

point

du canal est

donn6e par

1’6quation :

(3)

260

On s’int6resse au cas d’un

champ 6lectrique

sinusoidal

E(t)

=

El

cos wt et l’on recherche donc la solution

p6riodique,

satisfaisant aux conditions aux

limites,

de

1’6quation :

Pour r6soudre cette

equation

V. H. Schmidt et

R. S. Parker substituent un

champ

6lectrique complexe

El

eiwt

au

champ

reel. Cette m6thode n’est pas

valable. Dans ces conditions en

effet,

une solution

f

non

identiquement

nulle est

complexe ;

si on pose

1’equation (1)

conduit au

systeme :

Le

systeme

n’est pas

equivalent

a

1’equation

de

depart

et conduit d R :0 X. Schmidt et Parker ont trouve une

solution

approch6e

au

systeme (3)

et calcule la

primitive

vdu courant dans 1’echantillon que l’on peut en d6duire.

Les

cycles qu’ils pr6sentent

dans leur article

[7],

obtenus en portant la

partie

r6elle de V en fonction

de

cos mt,

ne sont donc pas utilisables.

La resolution

rigoureuse

de

1’equation (1’)

en tenant compte des conditions

physiques

impos6es

par le

modele, n’a pu etre men6e a bien. Nous n’avons obtenu que des solutions dont la coherence avec les

hypotheses

n’est pas entierement realisee ou des solutions

approch6es

dont la convergence n’est pas d6montr6e

[1].

Ces

solutions

cependant

conduisent a des

cycles

dont les formes et les 6volutions avec certains

parametres

peuvent etre

compar6es

aux resultats

experimentaux.

Nous pensons donc que. meme si I’etude

math6matique

n’est pas

pleinement

satisfaisante, le modele,

qui

peut etre aussi utilise dans le cas de faible

champ

pour

expliquer

certaines

proprietes dielectriques,

conserve son int6r8t.

Note. - La solution

complete

du

systeme (3)

est :

ou

pour n

impair

pour n

pair

avec

et

et en supposant la hauteur des barrieres

extrinseques

infinie :

pour n

impair #

1

pour n

pair

= 1

(4)

261

Bibliographie

[1] PALAU, J. M., Thèse de spécialité. Université des Sciences et

Techniques du Languedoc. Montpellier (1976).

[2] ANDERSON, M. R., BROWN, I. D., VILMINOT, S., Acta Crystal-logr. B 29 (1973) 2625.

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[5] NIIZECKI, N., KOIZUMI, H., J. Phys. Soc. Japan 19 (1964) 132.

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