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ONG Espoir pour un Developpement Durable (E.D.D)

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ONG Espoir pour un Developpement Durable (E.D.D)

Rapport Final:

Novembre 2016

Caravane de sensibilisation sur la planification familiale dans 40 Villages des districts sanitaires de Say et Ballayara :

Financement :

ONG Marie Stopes Niger (MSI

)

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Table des matières

I : Introduction ... 3

II : Rappel des objectifs et des groupes cibles de la caravane ... 4

2.1 : Objectif global ... 4

2.2 : Objectifs spécifiques ... 4

2.3 : Résultats attendus ... 4

2.4 : Les groupes cibles ... 4

2.4.1: les chefs de ménages et leurs épouses, ... 4

2 .4.2: Les jeunes et les adolescents, ... 5

2.4.3: les leaders d’opinions ... 5

2.4.4: Les personnes morales groupement de personnes (groupements féminins, associations, fadas etc.) ... 5

2.4.5: Les moyens mobilisés pour la caravane ... 5

III: Déroulement de la caravane ... 6

3.1 : La réunion à la Direction Régionale de la santé de Tillabéry (DRSP) ... 6

3.2: Le District de Say ... 8

3.2.1: La réunion de présentation du district sanitaire de Say ... 8

3.2.2 : Le choix des villages ou la caravane doit passer ... 9

3.2.3 : La sensibilisation au niveau des villages ... 9

3.3: Le District de Balayara ... 14

3.3.1 : La réunion de présentation du district ... 14

3.3.2 : Le choix des villages devant accueillir la caravane ... 15

3.3.3 : Déroulement de la caravane dans les villages ... 15

IV : Les perceptions sur la Planification familiale ... 18

4.1 : Perception des agents de santé ... 18

4.2 : Perception des populations ... 18

4.3 : Proposition de méthodes pour améliorer les taux PF en milieu rural ... 19

V : Conclusion et recommandations ... 20

5.1 : Conclusion ... 20

5.2 : Recommandations ... 21

Annexe 1 : Synopsis des sketches ... 27

Annexe 2 : Tableau 1 : Liste des villages visité dans le district de Say en fonction des CSI ... 30

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I : Introduction

Le Niger est l’un des pays du monde ayant le plus fort taux d’accroissement naturel. Egalement le nombre d’enfant par femme est le plus grand et avoisine les 8 enfants en moyenne. Une telle situation a beaucoup d’incidence sur le développement socioéconomique d’un des pays les plus pauvres de la planète.

D’autre part cette croissance rapide de la population implique l’amenuisement des superficies cultivable à travers le phénomène de morcellement qui est très poussé dans certaines zones. Les bases de la production agricole se trouvent donc être très insuffisantes dans un contexte marqué par les effets climatiques avec ses conséquences dont la plus importante est la baisse de la production agricole, exposant les populations surtout rurales a des périodes de sècheresses cycliques.

Conscientes de cette croissance démographique rapide et des conséquences sociales, sanitaires et économiques qu’elle engendre, les autorités administratives et sanitaires ont mis en œuvre de nombreuses stratégies et actions qui visent la maîtrise de la croissance démographique. Au centre de celles-ci ; se trouve le plan pluriannuel qui émane du Plan de Développement Sanitaire (PDS) 2011-2015 se propose de contribuer à la maîtrise de la croissance démographique à travers la promotion de la planification familiale.

L’objectif du plan est d’atteindre 50% de prévalence contraceptive en 2020 à travers le développement de trois principaux axes stratégiques qui sont : (i) le renforcement de l’offre des prestations de planification familiale à tous les niveaux du continuum de soins (communauté, services de santé publics et privés) ; (ii) le renforcement de la demande des prestations de planification familiale à tous les niveaux ; (iii) La promotion d’un environnement favorable à la planification familiale.

Dans le cadre de la mise en œuvre de ces plans et stratégies, plusieurs partenaires appuient l’Etat du Niger à travers des actions concrètes orientées vers la promotion de l’offre de services en planification familiale. Parmi ces partenaires se trouve l’ONG Marie Stopes Niger (MSI), qui s’est installée au Niger depuis 2014 et intervient dans les régions de Tillabéry et Maradi.

Cette ONG a financé une caravane de sensibilisation, conduite par l’ONG Espoir pour un Développement Durable (E.D.D) au niveau de deux districts sanitaires de la région de Tillabéry à savoir ceux de Say et de Ballayara. Cette caravane a eu à toucher quarante (40) villages à raison de vingt (20) villages par district.

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II : Rappel des objectifs et des groupes cibles de la caravane

2.1 : Objectif global

Organiser une caravane de sensibilisation au niveau de 40 villages des départements de Say et Balayera dans la région de Tillabéry

2.2 : Objectifs spécifiques

- Faire connaitre l’ONG Marie Stopes Niger - Créer la demande en planification familiale

- Sensibiliser les populations de 40 villages de la région de Tillabéry (20 Villages dans le département de Say, 20 villages dans le département de Ballayara),

- Amener les populations à avoir une bonne connaissance des méthodes moderne de planification familiale,

- Susciter l’adhésion des populations à pratiquer la planification familiale,

- Sensibiliser les populations à adopter un comportement responsable basé sur l’espacement des naissances.

2.3 : Résultats attendus

- L’ONG MSI est connue par les populations, - Une demande en planification familiale est créée,

- Les populations de 40 villages de la région de Tillabéry (20 Villages dans le département de Say, 20 villages dans le département de Ballayara).

- Les populations des villages concernés ont acquis de bonnes connaissances sur les méthodes modernes de planification familiale,

- les populations marquent leur adhésion à pratiquer la planification familiale,

- Les populations sont amenées à adopter un comportement responsable basé sur l’espacement des naissances.

2.4 : Les groupes cibles

En fonction de l’objectif de l’ONG MSI, plusieurs groupes cibles peuvent déjà être identifiés en milieu rural.

2.4.1: les chefs de ménages et leurs épouses,

Au niveau des ménages, ces cibles sont directement concernées par les questions de planification familiale,

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2 .4.2: Les jeunes et les adolescents,

Ils constituent une frange importante de la population et dont les études ont montré qu’elle est sexuellement active. Il est important que les messages touchent pleinement cette catégorie car ce sont aussi eux qui seront les futurs adultes

2.4.3: les leaders d’opinions

Il s’agit des de personnes influentes dans les villages, à savoir les chefs coutumiers, et leaders religieux, ou même des enseignants et autres agents de l’état service, et qui de par leur poids peuvent faciliter la diffusion du message ou participer à la campagne de sensibilisation de proximité sur la planification familiale.

2.4.4: Les personnes morales groupement de personnes (groupements féminins, associations, fadas etc.)

Du fait qu’ils constituent des lieux de regroupements de certaines franges des populations, sont des cibles pour porter les messages. Une fois qu’ils l’auront accepté, ils continueront la sensibilisation et assurerons ainsi une large diffusion même au-delà de leur membre.

2.4.5: Les moyens mobilisés pour la caravane

Pour la bonne tenue de cette caravane de sensibilisation, l’ONG Espoir pour un Développement Durable a mobilisé des moyens conséquents en vue de satisfaire aux exigences contractuelles qui l’ont uni avec Marie Stopes Niger.

Moyens humains

Les moyens humains sont composés de la troupe théâtrale et de l’équipe de supervision. Au total ce sont 10 personnes qui ont assuré la conduite des activités sur le terrain.

EN plus de ceux-ci, il y’ a la coordination de l’ONG composée de trois personne dont le Président, le Secrétaire général et la trésorière qui gère les question administratives (les rencontres avec Marie Stopes Niger) et la gestion des fonds au niveau de Niamey.

Moyens matériels

Comme matériel, il s’agit de trois véhicules dont deux véhicules tout terrain, un camion podium, un groupe électrogène, deux cameras, un ensemble de sonorisation, deux projeteurs, et des ampoules d’éclairage.

Il faut préciser que le camion a été utilisé dans les localités d’accès facile à cause de l’impraticabilité de certaines routes.

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III: Déroulement de la caravane

Cette caravane de sensibilisation rentre dans le cadre des activités de l’ONG Marie Stopes Niger qui est installée au Niger depuis 2014 et qui contribue de manière significative aux cotés des autorités à l’adoption de la planification familiale à travers l’utilisation des méthodes modernes de contraception. Le démarrage de cette caravane a été marqué par un certain nombre de réunion avec les autorités sanitaires.

3.1 : La réunion à la Direction Régionale de la santé de Tillabéry (DRSP)

Une réunion préparatoire au niveau de la Direction Régionale de la Santé (DRSP) de Tillabéry.

Elle avait pour but d’introduire l’équipe de l’ONG E.D.D et celle de Marie Stopes Niger aux différents responsables des districts concernée par la caravane, mais également de préciser les itinéraires à suivre. Il est important de préciser que cette réunion avait été tenue en même temps que celle d’un autre projet financé par la banque Mondiale et qui travaille également sur la planification familiale. Cette réunion a été suivie de deux autres réunions au niveau de chacun des districts concernés.

Figure 1 : Photo montrant la DRSP de Tillabéry à l’Ouverture de la réunion

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Figure 2: Photo montrant la DRSP prononçant son mot d’ouverture

Figure 3 : Photo montrant le représentant de l’ONG E.D.D et Le Directeur Marketing et communication de MSI à la réunion de la DRSP

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3.2: Le District de Say

3.2.1: La réunion de présentation du district sanitaire de Say

Elle marque le début de la caravane au niveau de ce district. Cette réunion a réuni l’équipe de l’ONG Espoir pour un Développement Durable E.D.D, et l’équipe cadre du district sous la direction du médecin Adjoint. Celui-ci a d’abord souhaité la bienvenue à notre équipe avant de présenter le district de Say, qui selon lui serait désormais composé de deux district sanitaire à savoir celui de Say et celui de Torodi qui est en phase de mise en place de l’équipe. Par rapport à la planification familiale, le médecin chef adjoint a relevé certaines contraintes au niveau des villages et dont il pense que les activités telles que celles que l’ONG Marie Stopes Niger finance et met en œuvre permettront sans doute de résoudre afin de rehausser les différents indicateurs.

Figure 3 : Une vue de l’entrée principale de l’hôpital de district de Say

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Figure 4 : Le Médecin chef adjoint de Say, Dr Zakoy lors de sa présentation

3.2.2 : Le choix des villages ou la caravane doit passer

C’est la deuxième phase de la réunion que nous avons tenue avec l’équipe cadre du district. Le choix des villages a été fait en fonction des Centres de santé intégrés (CSI) qui disposent de taux en planification familiale assez bas. Il est important de mentionner que juste après la réunion tenue au niveau de la DRSP, les médecins chefs des districts concernées ont responsabilisés les cadres de procéder au choix des villages par zone de couverture des CSI.

Pour le cas du district de Say, dix CSI ont été ciblé et chacun des CSI a fourni deux villages dans lesquels les taux en planification sont bas.

3.2.3 : La sensibilisation au niveau des villages

Les sketchs et animations culturelles

Au total vingt villages ont été sensibilisés dans ce district (voir liste des villages en annexe). Au niveau de chacun des villages, la caravane est accompagnée de la responsable de communication du district.

Ce sont les places publiques des villages qui ont servi de cadre pour l’organisation des séances de sensibilisation. Dès l’arrivée de l’équipe, les autorités villageoises sont rencontrées afin de les informer du motif de la sensibilisation. Ensuite s’en suit une animation au moyen d’appareil de sonorisation et de musique traditionnelle permettant de rassembler le public composé de femmes, de jeunes et des hommes. Toutes les populations affluent au niveau de la place publique.

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Une fois que l’affluence est jugée satisfaisante, l’équipe des animateurs se met en place en jouant les sketchs (voir synopsis en annexe) qui servent de supports de sensibilisation.

Au niveau de tous les villages visités, les sketchs ont fait l’objet de beaucoup d’applaudissements du fait qu’ils cadrent avec le quotidien des populations rurales et de leur perception de la planification familiale, des méthodes contraceptives, et du bien-être familial en général.

Figure 6 : Groupe de femmes lors du rassemblement avant le début de la sensibilisation – village de Kohan Abdoulaye

Figure 7: Animateurs présentant un sketch sur les differentes méthodes contraceptives

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Figure 8 : Groupe de femmes lors du rassemblement avant le début de la sensibilisation – village de Tibonti (Makolondi)

Les questions réponses et les débats post animations

Au niveau de chaque village, une fois que les sketchs et les animations culturelles ont eu lieu, il s’ensuit une phase d’explication et des résumés des thèmes abordés par l’animateur de l’équipe. Cette partie permet aux populations de mieux cerner les contours liés à la thématique de la planification et de comprendre ce qui est dit dans les sketches. Dans certaines localités, surtout la zone de Makolondi, ces phases d’explication ont nécessité le service d’un traducteur en langue gourmantché.

Figure 9 : Photo montrant l’animateur (au milieu) se faire aider par le traducteur –village de Bolsi – Makolondi

Ensuite des questions réponses sont faites, dans le sens de susciter le débat sur la planification familiale et ainsi briser les tabous surtout celui de la prise de parole des femmes en présence d’un public comprenant également des hommes (leurs maris). Dans tous les villages du district

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de Say, cette partie de questions réponses à révéler l’intérêt que les populations portent sur le sujet.

Figure 10 : Photo montrant des femmes en train de poser des questions après les séances d’animations

Autre que les femmes, plusieurs hommes ont également pris la parole pour poser des questions de compréhension par rapport aux méthodes contraceptives expliquées dans les différents sketchs, les modes opératoires et les coûts des prestations en Planification familiale dans les centres de santé ruraux. Toutes ces questions ont reçus d’amples explications avec l’équipe de l’ONG E.D.D ou souvent avec les membres de l’équipe cadre du district qui ont accompagné les étapes de cette caravane.

Figure 11: Un habitant du village de Tchanbanga Posant des questions sur la PF après l’animation

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Figure 12 : Communicatrice de Torodi, intervenant après les questions des populations, Village de Kobagué

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3.3: Le District de Balayara

3.3.1 : La réunion de présentation du district

Après la fin de la caravane au niveau du district de Say, celle-ci s’est déployée au niveau de Balayara. LA réunion de présentation du district a été la phase introductive de la campagne au niveau de cette zone. Il est quand même important de relever que le District de Balayara fait partie des nouveau district sanitaire en phase de création. Il n’est donc pas tout à fait opérationnel comme celui de Say et dispose encore d’une équipe cadre de district (ECD) incomplete. Pour beaucoup de service il dépend encore du district de Filingue qui en assurait la tutelle jusqu’ à récemment.

Figure 13 : Plaque de signalisation des services PF à l’entrée du Centre de santé de Balayara

La réunion a eu lieu au niveau du CSI avec le médecin chef qui nous a présenté la carte sanitaire de Balayara et les taux en planification familiale pour ce qui nous concerne.

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Figure 14 : Dr Mahamadou, Médecin chef de district de Balayara au cours de la réunion de présentation.

3.3.2 : Le choix des villages devant accueillir la caravane

IL a été précisé au cours de la même réunion. Mais comme dans le cas du district de Say, le choix avait fait par concertation du médecin chef avec les chefs CSI en fonction des villages ou les taux de pratique de planification familiale sont jugés bas. Compte tenu de la culture des populations de cette zone à dominance éleveurs Touaregs, certains villages sont composés de plusieurs hameaux souvent assez distants les uns des autres. Cette notification avait été faite par le médecin et cela a pris en compte dans le déroulement de la caravane.

Deux animateurs du district ont été également mis à la disposition de notre équipe pour servir de guide et appuyer la traduction en zone touareg.

3.3.3 : Déroulement de la caravane dans les villages

Les Sketches et animations culturelles

La caravane a sillonné 22villages et hameaux du district de Balayara pendant une durée d’une semaine. Contrairement à la zone de Say, au niveau de ce district, les sensibilisations se sont déroulées dans les centres de santé(CSI).

Ensuite les autorités villageoises sont rencontrées afin de les informer du motif de la sensibilisation avant le début des animations. Il s’en suit une animation au moyen d’appareil de sonorisation et de musique traditionnelle permettant de rassembler le public composé de

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femmes, de jeunes et des hommes. Au niveau de certains villages des sketchs ont même été organisé au niveau des devantures des chefs de villages où il y’ a la présence d’un public très nombreux. Souvent aussi c’est à l’initiative des chefs de villages surtout les villages Touaregs qui sont constitué de plusieurs hameaux éparses.

Figure 15 : Photo montrant une séance à la devanture d’un chef de village, à Tinkafa1 (Ballayara)

Les questions réponses et débats post animations.

Cette partie permet aux populations de mieux cerner les contours liés à la thématique de la planification et de comprendre ce qui est dit dans les sketches. Au niveau de certains villages touaregs, ces phases d’explication ont nécessité le service d’un traducteur. Cette fonction est assurée par les animateurs du district qui nous accompagne.

Plusieurs questions très intéressantes ont été posées au niveau des villages, tantôt par les femmes, les hommes et même les chefs de villages et autorités coutumières (Chef de village).

Ces questions concernent les différents services en planification familiale, les centres de santé qui les offrent et leurs accessibilités, ainsi que les coûts des prestations.

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Figure 16 : Photos montrant des séances de question réponses, étape de Balayara

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IV : Les perceptions sur la Planification familiale

Pendant le déroulement de la campagne de sensibilisation, nous avons mené des entretiens avec les acteurs sur leur perception sur la planification familiale. Globalement, il est ressortit une perception positive de cette pratique au près des deux acteurs que sont :

4.1 : Perception des agents de santé

La planification est une bonne méthode qui permet l’espacement des naissances, garantit la santé de la mère et de l’enfant et par la bien être familiale. C’est l’avis général que nous avons recueilli au niveau des agents de santés qui s’activent à tous les niveaux de la pyramide sanitaire pour rehausser les taux de cette pratique avec les moyens de l’État et l’aide des partenaires.

Aussi le contât général est que les consommables pour la planification familiale existent dans les quantités voulues par les agents de santé. Les rencontres avec les patients se tiennent ainsi qu’au moment des foraines, même si de l’avis général du corps médical, il faut plus de sensibilisation surtout en zone rurale pour atteindre les objectifs fixés en la matière

4.2 : Perception des populations

Il est très utile de faire remarquer que les perceptions des populations en ce qui concerne la planification familiale ont beaucoup évolué grâce à une combinaison d’actions entreprises dans le temps. La présente caravane organisée par l’ONG Espoir pour un Développement Durable et financée par Marie Stopes Niger fait partie sans doute de ces actions qui font que les populations même rurales perçoivent assez clairement la planification familiale comme un levier de développement.

Néanmoins nos entretiens à ce niveau ont fait ressortir un certain nombre d’incompréhension qui limitent par endroit l’élan des communautés à aller vers cette pratique.

Le payement de certains frais pour les prestations

Dans quelques villages, les populations ont évoqué le cas de payement de certains frais pour avoir accès aux prestations. Ceci est de nature à décourager les hommes chez lesquels les femmes demandent cet argent, surtout dans un contexte de pauvreté en milieu rural.

« Quand on va au centre de santé, on nous demande de l’argent pour prendre les pilules. Souvent c’est 750 F et souvent c’est 1000 f.ca fait partie des raisons qui freinent les femmes à aller car

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L’éloignement ou inaccessibilité de certains villages par rapport aux centres de santé

Cela a été relevé dans quelques villages éloignés ou dont les voix d’accès sont coupés pendant la saison des pluies. Cela ne facilite la fréquentation des centres de santé pendant plusieurs mois et du coup porte un coup à la pratique de la planification familiale par les femmes. Cette situation sera largement prise en charge avec les cliniques mobile que l’ONG MSI organise au niveau de ses zones d’intervention.

Le comportement réfractaire de certains hommes (maris) vis-à-vis de la planification familiale

Cela dénote également du déficit de sensibilisation qui fait certains marie ont encore des mauvaises perceptions de la planification, la confondant avec les arrêts des naissances.

4.3 : Proposition de méthodes pour améliorer les taux PF en milieu rural

Dans le cadre de cette caravane, des méthodes ont été évoquées pour améliorer la pratique de la planification familiale et donc les taux en milieu rural. Nous évoquons quelques-unes dont entre autres :

-L’intensification de la sensibilisation

La sensibilisation est très importante pour parvenir à adopter la pratique dans les villages. Tous les acteurs (populations, agents de santé) s’accordent à dire qu’il faut plus de sensibilisation pour rehausser les taux de pratique de planification familiale souvent bas, enregistrés dans certaines localités.

-La mise à disposition des consommables dans les centres de santé

Elle garantit la disponibilité des produits à toutes les périodes même avec les nouvelles acceptrices que les sensibilisations auront servi à mobiliser.

-Développer les cliniques mobiles

Les cliniques mobiles telles qu’entreprises par MSI sont beaucoup apprécier par les agents de santé, en ce qu’elles allient deux service notamment la sensibilisation des femmes et la dotation immédiate en produit contraceptif de leur choix. Il faut donc développer et intensifier cette pratique.

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V : Conclusion et recommandations

5.1 : Conclusion

La caravane de sensibilisation menée par l’ONG Espoir pour un Développement Durable avec le financement de l’ONG Marie Stopes Niger sur la planification familiale, a eu à passer dans quarante (40) villages des districts sanitaires de Say et Balayara.

Cette caravane a été un succès au vue de l’engouement qu’elle a suscité au prêt des populations et des débats qui ont été engagés souvent pendant et après les animations culturelles.

Elle s’est déroulée en synergie avec les autorités sanitaires de la région de Tillabéry et les équipes cadre des deux districts concernés qui à chaque niveau ont mis à notre disposition un personnel d’accompagnement dans les villages.

Les actions de l’ONG Marie Stopes Niger sont bien appréciées par le corps médical et par les populations également et la continuité de ces types de sensibilisation permettra sans doute à cette grande ONG de contribuer significativement à l’atteinte des objectifs de l’État en matière de d’offre de services de planification familiale.

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5.2 : Recommandations

A l’ONG Marie Stopes Niger

o De mener périodiquement des caravanes de sensibilisation dans les zones d’intervention surtout les villages,

o D’intensifier la pratique de clinique mobile qui est très apprécié par les agents de santé et les populations,

Aux agents de santé

o Bien expliquer les différentes méthodes de la contraception

o Parler de la disponibilité et la gratuité des produits aux populations o Insister sur l’accord du couple sur les conduites à tenir

Aux populations

o De faire preuve de compréhension sur tous les avantages et différentes méthodes de contraception mis à leur disposition

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VI : Quelques retour en images sur des temps forts de la caravane

Fig 16: Photo montrant l’entrée de Tillabery Fig 17 : DRSP Tillabéry intervenant lors de la réunion

Fig 18: Echange DRSP et équipe Marie Stopes Niger à la réunion

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Fig 19:Photos montrant la caravane en déplacement sur le plateau entre Kobagué et Allareini, Torodi

V

Fig 20: Rassemblement du public, village de Kohan, Say

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Fig 21: Acteurs présentant un sketch à Bounbounga, SAy

Fig 22: Acteurs présentant un sketch à Djolay, Say

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Fig 24: Plaque à l’entrée de l’hôpital de District de SAy

Fig 24: Femme posant des questions à Tchantchargou, say Fig 25 : Communicatrice district Torodi répondant aux questions

Fig 26: Véhicules de la caravane en déplacement sur Guelodio

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Fig26: Question réponse, la nuit à Winditan, Fig 27 ; Animation de nuit sur le car podium,village de Winditan

Fig 28: Public posant des questions lors de l’animation de nuit à winditan, Ballayara

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Annexe 1 : Synopsis des sketches

Résumé du Sketch N°1 :

Le sketch parle des centres de santé qui offre les services de planification familiale et d’une ONG qu’on appelle Marie Stopes Nigere qui s’est installé depuis 2014 au Niger et qui offre plusieurs service.

L’agent de santé, qui travaille a MSI explique un public composé d’hommes, de femmes, jeunes, que l’ONG a une longue expérience dans l’offre des services de PF.

Son slogan est « Enfant par choix et non par surprise ».

Cela signifie que les ménages, et les couples en générale peuvent choisir le moment de procréation au moyen d’un ensemble de méthode et de services que l’ONG offre dans ses cliniques. En plus de cela, l’ONG fait aussi d’autres prestations surtout gynécologiques pour garantir la bonne santé de la mère de l’enfant et de la famille en général.

Le public a été très bien édifié, et a acclamé l’arrivé de cette ONG dans le village.

Résumé du sketch N°2 : Le planton et le gardien

Deux amis du village l'un à une seul femme et ne pratiquant pas le planning familial il est planton.

L’autre à deux femmes mais il pratique le planning familial il est gardien il arrivé à gérer sa famille à ses moyens

Le planton gagne plus que le gardien mais il n'arrive pas à gérer sa famille ils avaient tellement des enfants qu'allé rejoindre sa femme la nuit lui cause problème et les enfants avec toujours des problèmes de santé certain devient malnutrie

Cet alors qu'il est parti voir son ami pour lui explique son problème et demande à son ami comment il gère deux femmes en étant gardien s'était en moment que l'ami le sensibilise sur le planning familiale...

Résumé du Sketch N°3: Le pair éducateur

Un pair éducateur qui est parti faire une sensibilisation dans un village. En faisant la séance de

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population en leurs disant de prendre des médicaments pour réduire les naissances dans les familles.

C’est alors qu'un autre vieux sage du village prend la parole pour explique la population que le planning familial est vraiment nécessaire pour chaque famille ; il explique tous les avantage à la dite population sur la santé de la mère et de l’enfant, le bien être de la famille, et le développement harmonieux de la population.

Il explique aussi que la planification familiale ne signifie pas d’arrêter les naissances, mais de les espacer pour permettre une bonne croissance des enfants et une bonne santé de la mère.

Selon lui le planning familiale diminue aussi la mortalité des femmes et des enfants.

A partir de toutes explication, la population à bien compris pourquoi il bon de faire l'espacement de naissance et le pair éducateur a été applaudi.

Résumé du Sketch N°4 C’est l’histoire d’un fonctionnaire qui gagne cent mille (100 000) par Mois et vie avec deux épouses qui refuse de faire le planning familiale

Ces dernières jettes les comprimés que les agents de santé leurs donnent. En cinq ans de mariage le monsieur à 8 enfants et les deux femmes enceintes soit 2 baptêmes par an.

Cette situation amène le monsieur dans des difficultés financières vu son salaire.

Les femmes ont des problèmes de santé, les enfants sont devenus des malnutris.

Un jour le monsieur décidai d’expliqué le problème à son ami un Commençant du quartier.

Le commerçant lui a expliqué que tout cela est dû au fait que les femmes du monsieur ne pratiquent pas l’espacement de naissance.

Le commerçant a ensuite sensibilisé son ami fonctionnaire sur le planning familial, ses avantages sur la santé de la mère et des enfants, sur le bien être familiale en général.

Il lui a dit que lui, il a été sensibilisé par un agent d’une ONG et depuis qu’il pratique la planification familiale, sa famille est radieuse.

 Un espacement de plus de deux ans entre les naissances aide les femmes à avoir des enfants en meilleure santé

 Contribuer à la réduction de la mortalité maternelle et infantile

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Au retour le monsieur a expliqué aussi cela à ses femmes en faisant la proposition de commencer a appliqué la planification familiale en se rendant dès demain dans les centres de santé…

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Annexe 2 : Tableau 1 : Liste des villages visité dans le district de Say en fonction des CSI

District Sanitaire de SAY

N° CSI Villages

1 Torodi Djaouga

Kobague 2

Bolsi

Bolsi 1 Bolsi2

3 Gueladjo Guelodjio

Jolay

4 Tchientchargou Tchentchargou

Bango

5 Boni Bounbounga

Tibonti 6

Djangore

Sekere Djangore 7

Makolondi

Bakanou 2 Dolmay 8

Kohan

Kohan Garantche Kohan Abdoulaye 9

Adare

Tchanbanga Doutouwel

10 Tchiroudi Tchiroudi

Bonkanou

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Annexe 3 : Tableau N°2 : Liste des villages visités au niveau du district de Ballayara

District Sanitaire de ballayara N° Villages visités

1 Djoure 2 Fafa

3 Hayni si morou 4 Wallewal 5 Ndikitan 6 Holo 7 Sassaba 1 8 Sassabe 2 9 Tinkafa 1 10 Tinkafa 2 11 Ngawa 12 Taya 13 Kohinka 1 14 Winditan 15 Borgo 16 Bourdounga 17 Sandiré 18 Boundi sintin 19 Boula

29 Yeguio santie 21 Lelle

22 Bani Kossey

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Annexe 4 : Nombre de personnes touchées par la caravane par localité visitée.

CSI/ Localités

Nombres des

personnes touchées Total Hommes Femmes

CSI Makalondi

tibonti 71 64 135

bounbounga 35 83 118

CSI Torodi Dioga 54 98 152

Kobadjé 74 92 166

CSI Tchiroudi Bakanou 1 42 69 111

Bakanou 2 54 86 140

CSI Adara tchambanga 33 86 119

doutoual 41 71 112

CSI Bolsi Bolsi 1 26 58 84

Bolsi 2 37 67 104

CSI Djongoré djongoré 66 128 194

sékéré 38 63 101

CSI

Tientierbou

tientiergou 49 117 166

bango 43 85 128

CSI Djaladjo djoladjo 50 114 164

djolayé 53 72 125

CSI Koha

Koha

Garantché 56 103 159

Koha

Abdoulaye 31 75 106

Djouré Djouré 39 75 114

Fafa Fafa 38 62 100

Haini Si Morou

Haini Si

Morou 21 78 99

Wallewal Wallewal 38 83 121

N’dikitan N’dikitan 29 74 103

Holo Holo 45 56 101

Sassaba 1 Sassaba 1 23 42 65

Sassaba2 Sassaba2 52 63 115

Tinkafat 1 Tinkafat 1 32 25 57

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Kohinka 1 Kohinka 1 26 35 61

Widitan Widitan 74 119 193

Borgo Borgo 54 56 110

Bidounga Bidounga 24 37 61

Sandiré Sandiré 59 108 167

Boundissintine Boundissintine 39 29 68

Bani kossey Bani kossey 41 91 132

Boula Boula 31 72 103

Yédjo Santier Yédjo Santier 47 69 116

Total 1711 2923 4 634

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