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TUNISIE CHINE. Un Partenariat d'avenir...

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Academic year: 2022

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TUNISIE – CHINE

Un Partenariat d'avenir...

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Introduction

• La Chine, l’un des membres les plus en vue des BRICS, a réalisé une croissance économique soutenue tout au long de la période 2010-2015.

• Un taux de croissance relativement élevé par rapport à ceux réalisés par les pays européens, les Etats Unis ou encore le Japon. Dotée de plus de 12 millions d’entreprises dont 70 % sont des entreprises privées, la Chine cherche à redéfinir « la route de la soie », à s’ouvrir davantage sur le monde et à être proche des ressources naturelles.

• Pour ce faire la Chine envisage d’investir 1 milliard de dollars dans des

projets autoroutiers, énergétiques, ferroviaires et portuaires avec le

concours de la Banque Asiatique d'Investissement pour les

Infrastructures. La Tunisie pourrait-elle trouver sa place sur cette

nouvelle « route de la soie » profitant ainsi de sa position au milieu de la

région MENA et de sa proximité de l’Europe ?

(3)

L'économie Chinoise

• La Chine est le deuxième investisseur du monde, (en 2016) Depuis une vingtaine d’années, la Chine est considérée comme étant un pays d’accueil de l’investissement international. Le mouvement inverse (Les IDE sortants) est beaucoup plus récent, il a commencé à prendre de l’ampleur en 2003. Les IDE chinois ont pour caractéristiques de s'orienter principalement vers :

L’Asie : 68% des IDE se représentent généralement par une implantation de nouvelles unités de production dites « Greenfield » créatrices d'emplois et aussi source de transfert technologique.

L’Europe : 8% des IDE chinois s’orientent particulièrement vers la France, la Grande Bretagne et Allemagne, en créant leurs propres entreprises ou en rachetant des entreprises européennes afin de couvrir l’Europe de l’Ouest et la région MENA. Les principaux investissements se font dans les industries chimiques et mécaniques.

L’Amérique du Nord : 4% des IDE chinois démontrent que les investisseurs cherchent à se placer sur des actifs spéculatifs comme l’immobilier.

L’Amérique Latine : 4%, la majeure partie de ces IDE chinois sont dirigés vers les services bancaires, l’exploitation des ressources naturelles et l’industrie.

L'Afrique : 4%, soit 3.5 Milliards de dinars en 2015 dont 1.4 Millions de Dinars en Tunisie.

(4)

Les échanges commerciaux Tunisie – Chine

• La balance commerciale Tunisienne soufre d’un déficit chronique, ce déficit qui a atteint 6475 MD durant les cinq premiers mois de 2017 a été multiplié par quatre entre 2005 et 2014. 80% de ce déficit est concentré sur dix pays, avec en peloton de tête, constitué par la Chine, la Russie et la Turquie, qui sont la source de 52% du déficit. Tous les secteurs ont vu leurs déficits se creuser, excepté les secteurs des Mines, phosphates et dérivés, textile, habillement et cuir.

• Avec la Chine, les échanges ont donné lieu, en 2015, à un déficit de l'ordre de 3263 MD, représentant près du tiers du déficit commercial tunisien. Les exportations vers la Chine représentent 0.2% des exportations tunisiennes, alors que les importations tunisiennes en provenance de la Chine ont dominé, représentant 8.4% des importations totales de la Tunisie. La structure par produits est décrite au niveau de la figure ci- dessous. En effet, les importations en provenance de la Chine sont concentrées, à environ 80%, sur trois chapitres avec une nette prédominance des machines, appareils et matériel électrique (56%), et de manière assez équilibrée entre métaux et ouvrages en métaux (10%) et matières textiles et ouvrages en textile (10%).

• Au niveau des exportations, le déséquilibre est moins accentué, avec cependant une concentration de 70%

sur essentiellement trois chapitres : matières plastiques et caoutchouc (39%), machines et appareils et matériel électrique (22%) et enfin matières textiles et ouvrages en ces matières (10%).

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Le contenu technologique du commerce entre la Tunisie et la Chine

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L'évaluation de la qualité des relations

commerciales entre la Tunisie et la Chine.

• Elle passe par une évaluation du contenu technologique des importations et des exportations classées selon quatre catégories : Echanges basés sur les ressources naturelles (Resource Based: RB), échange à faible intensité technologique (LT), échange à moyenne intensité technologique (MT) et enfin, échange à forte intensité technologique (HT). On assiste à :

• Les exportations tunisiennes vers la Chine sont marquées par une domination des produits MediumTech et Resource Based (RB), avec comme caractéristiques une forte volatilité et une substituabilité entre les deux

• Une nette domination des importations à forte (HT) et à moyenne intensité technologique (MT).

• Les importations basées sur les ressources naturelles (RB), n'ont, quant à elles,

jamais dépassé 4% du total des importations en provenance de la Chine.

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• L'analyse à un niveau très fin des importations tunisiennes en provenance de la Chine montre une transformation assez remarquable de la structure de ces importations En s'en tenant au top 20 des importations tunisiennes de la Chine, nous constatons tout d'abord une rotation assez élevée au niveau des produits importés comme il est indiqué au niveau de la figure ci-dessous :

• - Uniquement 20% (4/20) des produits importés en 2000 continuent d'être importés en 2005 puis disparaissent totalement du tableau alors que les 16 autres produits apparaissent uniquement en 2000. - Uniquement 15% (3/20) des produits importés en 2005 continuent d'être importés en 2010 puis deux disparaissent totalement du tableau, alors que les 17 autres produits apparaissent uniquement en 2005.

• - Uniquement un seul produit importé en 2005 continue d'être importé entre 2010 et 2015. Sur un autre plan, cette rotation assez élevée, a fait en sorte que la structure du contenu technologique des importations en provenance de la Chine a connu une évolution assez significative en termes de qualité.

• En effet, alors qu'en 2000, les importations en provenance de la Chine étaient réparties à raison de 20%

produits HT, 45% produits MT, 15% LT et 20% RB, en 2015 ces mêmes importations ont connu une évolution assez remarquable en termes de contenu technologique puisqu'elles sont réparties à raison de 60% de produits High-tech et 40% en produits Medium-Tech.

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PISTES STRATEGIQUES

ELEMENTS DE STRATEGIE POUR L'INTEGRATION DE

LA TUNISIE A LA NOUVELLE "ROUTE DE SOIE"

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RELATIONS DIPLOMATIQUES ET CONSULAIRES

Mesures de court terme:

Intensifier le dialogue politique, réunir régulièrement la grande commission mixte.

Désignation de conseillers politiques de haut niveau en charge des relations tuniso- chinoises (Présidence de la République, Présidence du Gouvernement, Ministère des Affaires Etrangers.

Réorienter et renforcer le rôle de l’institut tunisienne de la diplomatie.

Mesures de long terme:

Renforcer la présence diplomatique et consulaire de la Tunisie en Chine.

Nouer des relations avec les provinces chinoises et non pas uniquement avec le pouvoir central.

Etre présent sur la place financière de Hong-Kong (totalement chinoise en 2047).

(10)

L’investissement

Mesures de court terme:

Faciliter l’installation d’industriels chinois à proximité du port de Zarzis dans les locaux actuellement vides et désertés, et fabriquer aussi bien pour le marché local que pour l’exportation.

Invitation par la FIPA de personnes clés dans des secteurs précis afin de leur proposer des projets précis. Pas de gros évènements « folkloriques », mais une succession de petites missions très bien préparées.

Accompagnement et conseil des Tunisiens en matière d’acquisition d’équipements Chinois dont la qualité et le prix sont très variables

Mesures de long terme:

Investir dans des industries lourdes et à fort potentiel technologique.

Le secteur automobile (assemblage), celui de la fabrication des panneaux photovoltaïques, celui du montage et de l’assemblage de gros matériel roulant (bus, locomotives, rames, voitures pour les trains, métros et tramways).

Une délégation du groupe chinois CRRC Corporation, leader mondial dans ce domaine, a effectué des prospections en Tunisie (2016).

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Les Industries Chimiques

Mesures de court terme:

Renégocier avec les autorités chinoises la possibilité d’exporter annuellement 1500000 TND de DAP (subventionnés) ce qui représente un montant de 70 millions de USD.

Depuis 2015, les achats subventionnés par le gouvernement central, ne concernent plus ni la Tunisie ni le Maroc.

Mesures de long terme:

Associer la partie chinoise aux futurs investissements de modernisation ou d’extension et d’élargissement de la gamme de produits du GCT et cela aussi bien à Gabes que dans le bassin minier.

Réaliser des projets en joint-venture.

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Les relations commerciales

Mesures de court terme:

Combattre les pratiques illicites qui consistent à faire de fausses déclarations (fausses quantités, faux prix, fausse origine, fausses positions tarifaires).

Revoir les normes techniques sans les transformer en barrières non tarifaires

Mesures de long terme:

La Tunisie peut recourir à des clauses de sauvegarde afin de préserver des branches d’activité.

Cela doit se faire en conformité avec les engagements pris à l’OMC et ne

peuvent pas viser un pays en particulier.

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Les relations financières

Mesures de court terme :

La cotation du Yuan contre le Dinar par la Banque Tunisienne.

Création de ligne de swap de change.

Mise à la disposition des entreprises tunisiennes d’une ligne de crédit chinoise.

Création par la caisse des dépôts et consignations Tunisienne (CDC) et le fond de développement chinois d’un fond d’investissement pour la prise de participation notamment dans le secteur touristique.

Effort d’explication au profit des établissements bancaires tunisiens des développements récents.

Mesures de long terme :

Lever des capitaux par l’Etat Tunisien sur le marché Chinois.

Présence des banques chinoises en Tunisie (AIIB, la banque asiatique d’investissement pour les

infrastructures).

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L’infrastructure

Mesures de court terme :

Implication de la partie chinoise dans la réalisation :

✓ Le pont de Bizerte.

✓ Le port en eaux profondes d’Enfidha.

Mesures de long terme:

L’extension du réseau ferré (Gabes - frontière tuniso-libyenne) et de sa rénovation.

Implication de la partie chinoise dans la réalisation de l’autoroute de Tunis – Kairouan- Sidi BouzidKasserine et Gafsa.

Association de la partie chinoise dans la réalisation d’un nouvel aéroport. -Impliquer

la Chine dans la réalisation du téléphérique reliant Ain Draham à Tabarka.

(15)

Les relations dans le domaine du transport maritime

Mesures de court terme:

Engager des études de rentabilité pour une rotation bihebdomadaire Tunis- Djerba/Pékin-Shangaï.

Accord réciproque de la huitième liberté. (Droit ou privilège, dans le contexte de services aériens internationaux réguliers, de transporter du trafic de cabotage entre deux points situés à l'intérieur du territoire de l'État qui accorde le droit ou privilège au moyen d'un service qui commence ou se termine dans le territoire de l'État dont le transporteur étranger a la nationalité).

Mettre en place la procédure de l’e-visa.

Mesures de long terme:

Etablir une liaison directe (bihebdomadaire) dont l’exploitation serait partagée

entre Tunisair et la China Southern Airlines.

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Les relations dans le secteur du tourisme

Mesures de court terme:

Insertion de la Tunisie dans les circuits organisés européens offerts par les tour-operators.

Campagnes publicitaires et participation aux foires.

Introduire les modes de paiements électroniques utilisés par les chinois.

Mesures de long terme:

Création d’une rotation aérienne : Tunis- JerbaPékin- Shangaï.

Encourager les grandes chaines hôtelières chinoises à rentrer en partenariat (rachat ou location- gérance) avec des partenaires tunisiens notamment à Jerba : Home inns, Jin Jiang et Huazhu.

Création de chaines de grand luxe pour la vente en détaxe (Tunis, Hammamet, Sousse et

Djerba).

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Relations scientifiques Universitaire

Mesures de court terme:

Envoi de boursiers tunisiens en Chine.

Accueil des étudiants chinois en Tunisie dans d’autres spécialités que la langue arabe.

Création d’un centre culturel chinois à Tunis (Centre Confucius). Un forum et une exposition des universités chinoises « China Campus 2017 » ont été organisés, au mois de Mai à Tunis, par MES, en coopération avec le Conseil national chinois des bourses.

Mesures de long terme:

Création d’une université chinoise qui rayonnerait sur l’ensemble de la sous-région (Afrique du Nord y compris l’Egypte) et accueil d’étudiants de l’ensemble de l’Afrique.

Elaboration de recherches communes dans le cadre de programmes doctoraux (Codiplomation).

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Les relations dans le domaine de la santé

Mesures de court terme:

Accélérer la réalisation du complexe médical chinois à Khibèyet (Gabès) par la China Railway Oriental International Group, décidée lors du G2020 (240 hectares, 750 millions de dinars, 5000 emplois lors de la réalisation et 6200 lors de l’exploitation).

L’annonce officielle a été faite le 23 juin 2017.

Accélérer la réalisation du nouveau CHU de Sfax à Thyna qui sera réalisé grâce à un don de 120 millions de dinars de la Chine. (Démarrage fin 2016).

Faciliter l’accueil des quatre équipes médicales composées de 45 professeurs chargés d’enseignement et de traitement outre des médecins-chefs et des médecins spécialistes dans les hôpitaux.

Mesure de long terme:

Faciliter la présence chinoise notamment dans le sud de la Tunisie c’est à dire autour des futurs centres économiques qui leur seraient confiés.

Création de structures hospitalières Tuniso-Chinoises, ouvertes aux patients de l’ensemble du continent.

Régionaux de Jendouba, Sidi Bouzid et Médenine (accord de l’ARP en avril 2017).

(19)

Les relations culturelles

Mesures de court terme:

Invitation de responsables culturels chinois, invitation des artistes chinois dans les différents festivals d’été et d’hiver (JCC, JTC, JMC, Festival de Carthage, Festival d’Hammamet, Festivals de l’intérieur du pays).

Mesures de long terme:

Mise en œuvre de programmes de coopération de long terme.

Proposition à la partie chinoise de prendre part à l’édification

d’espaces culturels notamment dans le sud-est de la Tunisie).

(20)

Quelles issues aux problèmes économiques et

sociaux du pays?

(21)

Le contexte économique et social: Etat des lieux

• L’économie Tunisienne passe par une période critique ces dernières années.

• Plusieurs indicateurs le démontrent: Un déficit budgétaire d’environ 5 Milliards de dinars, un taux d’endettement représentant 60% du PIB, un taux de chômage avoisinant les 17% de la population active, un secteur de tourisme en difficulté et une détérioration sans précèdent du dinar tunisien.

• Cette situation est aggravée par un contexte social un peu tendu, notamment dans les régions intérieures défavorisées, ce qui a contribué au ralentissement de l’appareil productif dans les secteurs de mine, d’industries manufacturière et pétrolière.

• Cette tension est principalement due à la pauvreté, le chômage et l’inflation des prix (5% environ).

• Aussi, une bonne partie de la population tunisienne est ‘déprimée’ et ne voit pas d’issue à leur situation, même en l’absence d’endettement, notamment lorsque la transition politique est étouffée et que les objectifs pour lesquelles la révolution a eu lieu n’ont pas jusqu’alors été atteints.

• L’environnement politique reste aussi complexe et ne montre pas une stratégie de développement économique sur mesure «Tailor-made»

(22)

Le contexte économique et social: Etat des lieux

• Le nombre de partis politiques n’est pas optimal par rapport à la taille de la population.

• Aussi, plusieurs mouvements (scissions, fusions et recompositions) et restructurations au sein de certains partis sont perçus par une bonne partie de la population tunisienne comme une ‘concurrence’ vers le pouvoir et non une recherche raisonnée de l’intérêt du pays et de l’amélioration du bien-être économique et social.

• Enfin, le contexte économique mondial (ralentissement de la croissance économique, problème de terrorisme et d’immigration, instabilité en Lybie et difficulté économique en Algérie) fait que la Tunisie ne doit compter en premier lieux que sur elle-même et sur ses ressources propres (humaines et physiques) afin de sortir de cette crise sans précédent.

• Bien sûr, la Tunisie peut aussi compter sur les aides étrangères, mais dans des

limites raisonnables.

(23)

Les réformes recommandées par le FMI: Est-ce la solution optimale?

• Face à cette situation, plusieurs réformes et recommandations ont été proposées par le FMI et la Banque mondiale.

• Certaines de ces réformes structurelles ont été adoptées par le Gouvernement qui a commencé à les mettre en oeuvre.

• Elles portent particulièrement sur la réforme de la fonction publique, la fiscalité, les entreprises et les banques publiques, les caisses de retraite et de sécurité sociale et le modèle de gouvernance.

• D’une façon générale, ces réformes ont pour objectif de limiter les dépenses publiques, d’accroitre les recettes de l’Etat en faisant payer le tunisien de plus en plus afin d’améliorer les performances économiques du pays.

• Mais, pour pouvoir payer, il faut avoir des sources de revenus suffisants pour couvrir les besoins nécessaires en termes d’éducation et de santé. Cependant, même si les mesures suggérées sont utiles, elles ne proposent que des ajustements techniques ne permettant pas de résoudre définitivement les problèmes économiques du pays.

• En effet, comme pour tous les bailleurs de fond, l’objectif du FMI et de la Banque mondiale étant d’accroitre la capacité de remboursement de dettes de l’Etat en ignorant les spécificités du pays et sa structure sociale. Il semble que la politique économique à adopter par le gouvernement doit être orientée vers les problèmes de fonds ayant conduit à la récession économique mais aussi à un malaise social dans tout le pays.

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Les réformes recommandées par le FMI: Est-ce la solution optimale?

• En effet, certaines mesures peuvent donner l’impression que les problèmes sont réglés, cependant si les sources de ces problèmes ne sont pas identifiées et traitées, ces problèmes vont surgir et resurgir.

• De la même façon, un calmant soulage certes la douleur à court terme, mais ne guérit pas définitivement la maladie!!!

• A titre d’exemple, les mesures d’augmentation de salaires, d’introduction d’un revenu minimum, de recrutement dans la fonction publique déjà en sureffectif, ont certes permis d’absorber en partie la colère sociale et de satisfaire certaines revendications, mais n’ont pas réglé certains problèmes comme celui du chômage structurel.

• Au contraire, certaines mesures ont enfoncé le pays dans des déséquilibres plus

larges et ont augmenté significativement le poids de la dette (la masse salariale a

évolué de plus de 50% depuis 2011, représentant aujourd’hui la moitié des dépenses

de l’Etat). Mais, quelles sont les vraies causes à l’origine de ces problèmes

économiques?

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Gouvernance et éthique: quel est le problème en Tunisie?

• L’économie formelle tunisienne souffre de l’impact de l’économie informelle ‘non éthique’, qui a favorisé la corruption active et passive, touchant ainsi plusieurs secteurs et sous-secteurs et institutions.

• Cette situation a conduit à une mauvaise gestion des ressources et un manque d’efficience.

• L’économie souterraine affaiblit non seulement l’Etat et ses administrations, mais affecte aussi très significativement les recettes douanières et fiscales et dissuade les investisseurs privés voulant travailler dans un climat de bonne gouvernance.

• L’économie tunisienne est accablée également par un problème de manque de transparence et de complexité institutionnelle dans les procédures et les circuits administratifs.

• Pour atteindre des objectifs sociaux, les institutions publiques s’engagent dans des dépenses et des budgets sans obligation de résultat et d’efficience en matière d’atteinte des objectifs.

• L’économie souffre enfin des problèmes de déséquilibres régionaux en matière de répartition des ressources, de problèmes sociaux et d’inégalité des chances notamment dans les régions intérieures du pays.

• La classe moyenne souffre de plus en plus et l’écart se creuse davantage entre une classe plus riche et une classe plus pauvre, qui vie dans la précarité.

(26)

Gouvernance et éthique: quel est le problème en Tunisie?

• Un dénominateur commun, est le manque d’une stratégie de développement nationale guidée par des bonnes règles effectives de gouvernance et d’éthique. Il ne suffit pas d’écrire et de légiférer et de planifier, mais il faut implémenter et appliquer et mettre en place.

• Toute politique économique et sociale du pays sera vouée à l’échec si elle ne s’accompagne pas d’un dispositif approprié de suivi de l’application des règles de bonne gouvernance.

• Le manque de résultat tangible a généré une crise de confiance du citoyen tunisien à l’égard de ses institutions publiques, mais aussi à l’égard de ses acteurs politiques.

• La crise de confiance peut accentuer les problèmes d’éthiques en poussant certains agents économiques à opter pour les systèmes parallèles (économie souterraine et ce qui l’accompagne comme règles de corruption, …).

• Un cercle vicieux qui implique le manque d’éthique et le problème de confiance peut s’installer et développer davantage la récession économique et les inégalités sociales.

• Les problèmes d’éthique sont étranges à notre culture arabo-musulmane dont les valeurs et

les règles de bonne conduite constituent des principes fondamentaux.

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Restaurer la confiance avec une bonne Corporate Governance: Les quatre préalables

• La mise en place de règles de bonne gouvernance permet de restaurer la confiance, qui constitue la clé de voute de la relance économique en Tunisie. Quatre préalables sont nécessaires.

• En premier lieu, le gouvernement doit accélérer la réconciliation nationale en adoptant un mécanisme avec des principes de (incitation- sanction), facile à mettre en oeuvre.

• En second lieu, le gouvernement doit dissuader l’économie informelle, qui représente des manques à gagner à l’Etat pour des Milliards de dinars selon certaines organisations comme Think Tank par exemple (un produit sur trois sur le marché provient de l’économie souterraine).

• En troisième lieu, le gouvernement doit aussi lutter contre la corruption et les pratiques ne favorisant pas le développement de règles de bonne gouvernance.

• Enfin, le gouvernement doit mettre en place une charte d’éthique nationale pour les différents acteurs économiques et sociaux qui fixe les règles déontologique, d’intégrité et de de bonne conduite.

• Le gouvernement doit concentrer ses efforts pour assurer la mise en place de ces 4 préalables afin de créer un environnement propice des affaires et favoriser la relance économique et l’investissement privé.

(28)

Les défis du Gouvernement et du citoyen Tunisien

• L’Etat a entamé une campagne contre les mauvaises pratiques pour implémenter les règles de bonne gouvernance.

• Cependant, les défis économiques et sociaux ne peuvent être surmontés sans qu’il y ait une stratégie globale, cohérente et courageuse mettant en place des systèmes de suivi et de contrôle avec des objectifs clairs assignés à l’Etat et à ses institutions.

• Le gouvernement doit émettre des signaux de changement et de bonne gouvernance avec obligation de se conformer à une charte d’éthique comme dans le reste du monde.

• L’adhésion du tunisien à la stratégie nationale nécessite une campagne médiatique de grande envergure dans laquelle on explique la stratégie au tunisien pour adhérer à la démarche.

• Dans cette action de communication, on doit expliquer au tunisien, les enjeux et les risques associés à la stratégie nationale.

• Le tunisien doit se remettre au travail et suivre les règles de bonne gouvernance. Il faut envoyer des signaux clairs de changement (déclaration du patrimoine, absence de conflits d’intérêt.).

• Les fonds disponibles dans le pays peuvent être réalloués d’une façon plus optimale au développement des régions intérieures.

• La Tunisie peut assurer la transition politique, et instaurer les bonnes pratiques pour préserver l’intérêt national.

Voilà, les vrais défis auxquels le pays doit faire face durant les prochains mois.

(29)

Les principaux problèmes de l’économie tunisienne, selon Christine Lagarde

La Directrice Générale du FMI, Christine Lagarde, a prononcé mercredi 9 septembre 2015 à la Banque centrale de Tunisie, un discours devant un panel d’investisseurs et d’hommes d’affaires.

On y trouve une analyse détaillée de la situation de l’économie Tunisienne et des principaux facteurs qui la freinent.

Entre les problèmes économiques de l’Europe, dont dépend la Tunisie pour ses exportations à hauteur de 70%, la masse salariale qui représente 13% du PIB ou la bureaucratie de l’administration tunisienne, Mme Lagarde a été bien franche dans son analyse.

Les solutions existent, encore faut-il qu’elles soient mises en application.

Voici quelques extraits de son discours, sélectionnés par Business News.

(30)

Consensus…

• « (…) Et pourtant, la Tunisie a su surmonter ces épreuves.

Comment?

• En ne perdant jamais de vue un objectif primordial : le consensus doit servir de socle à la nouvelle démocratie.

• Un consensus fondé sur le respect, les opportunités économiques

et la solidarité nationale. »

(31)

Europe…

• « La conjoncture extérieure antérieure aux événements du Bardo et de Sousse a ajouté de nouvelles difficultés.

• La faible croissance de l’Europe — principal partenaire commercial de la Tunisie — a eu un impact important sur deux secteurs majeurs de l’économie tunisienne.

• Tout d’abord le commerce.

• Plus de 70% des exportations Tunisiennes sont à destination de l’Europe et d’après nos analyses, un recul de 1 point de la croissance en Europe fait baisser de 0,6 point celle de la Tunisie.

C’est loin d’être négligeable. »

(32)

Tourisme…

• « Le tourisme est l’un des moteurs de l’économie tunisienne : il représente près de 7 % du PIB et emploie plus de 400.000 personnes.

• Et près d’un touriste sur deux (45 % exactement) est Européen.

• Ce secteur aussi a été rudement éprouvé par le ralentissement Européen. L’an dernier, les arrivées de touristes européens ont chuté de 26 % et les recettes ont été inférieures de 15 % à celles de 2010.

• Les récents attentats ont aussi porté un nouveau coup au tourisme, avec une baisse attendue des recettes de 50 % par rapport à l’an dernier et des répercussions tangibles sur l’économie, dont l’impact sera très significatif en matière d’emploi

• Nous prévoyons en conséquence une croissance de l’activité économique de seulement 1 % pour l’année en cours, selon nos dernières prévisions. »

(33)

Pétrole…

• « Nous nous attendons à ce que les cours des matières premières restent bas pendant une période prolongée.

• Cela permettra de réduire les déséquilibres des comptes extérieurs et budgétaires.

• Une baisse des cours du pétrole de 10 dollars par baril permet, selon nos estimations, un recul des déficits budgétaire et extérieur de la Tunisie de 0,6 % du PIB.

• Ceci constitue des gains significatifs pour la Tunisie, comme pour

nombre d’autres pays importateurs. »

(34)

La voie à suivre …

• « Laissez-moi commencer par ce magnifique proverbe tunisien qui

dit : «Qui veut de belles choses doit veiller toute la nuit.»

(35)

Chômage et pauvreté…

• Ne nous berçons pas d’illusions.

• La route qui mène vers le succès économique de la Tunisie ne sera pas aisée car elle est semée d’obstacles.

• En premier lieu, le nombre des sans-emploi reste très élevé, particulièrement chez les jeunes et les femmes.

• Le taux de chômage des jeunes — 34 % — est le double du taux de chômage global. Et les disparités régionales — un facteur déterminant dans le déclenchement du Printemps arabe — restent considérables.

• Le taux moyen de pauvreté est trois fois plus élevé dans l’intérieur du

pays que dans les régions côtières plus aisées. »

(36)

Baisse des subventions versus augmentation des salaires

• Il faut un budget pro- croissance. Pour exploiter le potentiel de croissance de la Tunisie, il faudra accroître les dépenses d’investissement.

• L’an dernier, une marge budgétaire de 1,6 % du PIB a été dégagée grâce à la baisse des subventions énergétiques liée à la diminution des cours pétroliers internationaux.

• Ces économies ont toutefois été absorbées en grande partie par une hausse des salaires de la fonction publique.

• La masse salariale de la Tunisie avoisine 13 % du PIB, ce qui en fait une des plus élevées au monde.

(37)

Dépenses publiques et réforme fiscale

• Améliorer la composition du budget afin de promouvoir la croissance nécessitera la réorientation des dépenses publiques au profit des investissements et des dépenses sociales.

• Cela nécessitera aussi une réforme du système fiscal, afin de le rendre à la fois plus équitable et plus efficace.(..)

• Dans le cas de la Tunisie, par exemple, il est possible d’améliorer l’équité et l’efficacité de l’appareil fiscal en le simplifiant, en le rendant plus progressif et en réduisant l’écart entre les taux d’imposition des secteurs nationaux et extraterritoriaux.

(38)

Réforme bancaire…

• Un système bancaire moderne, soumis à une stricte supervision et ouvert à la concurrence, est indispensable pour améliorer l’accès au crédit et fournir aux secteurs productifs les ressources nécessaires, à tous les secteurs productifs, les start-ups comme les PME, les grands groupes comme l’économie solidaire.

• Les banques publiques constituent un bon point de départ : elles rassemblent à elles seules 40 % du total des actifs bancaires et plus d’un quart des créances en souffrance.

• La recapitalisation de ces établissements, et la restructuration d’autres, sont des premiers pas importants, qui doivent permettre d’améliorer les pratiques de gouvernance et faciliter l’intermédiation financière.

• Mais il faut poursuivre.

(39)

Climat des affaires…

• La Tunisie a besoin d’un climat des affaires de premier ordre pour que la croissance puisse décoller rapidement.

• Actuellement, les entreprises subissent le carcan d’une réglementation complexe et pesante. Ainsi, d’après les indicateurs « Doing Business » de la Banque Mondiale, il faut 94 jours pour obtenir un permis de construire, et 50 % des secteurs économiques font face à des restrictions de tout ordre qui freinent les investissements.

• Cette réglementation asphyxie le secteur privé, brouille la transparence des règles et entrave les investissements et la création d’emplois.

• Il faut maintenant que toutes les entreprises bénéficient de « l’égalité des chances ».

• Deux textes de loi peuvent changer la donne. Le premier est le nouveau code des investissements, qui sera crucial pour doper les investissements privés domestiques ou internationaux.

• Le second est la loi sur la concurrence et les prix, approuvée par le Parlement la semaine dernière, qui permettra d’ouvrir de nouveaux débouchés et d’éliminer les pratiques discrétionnaires.

(40)

Le monde vous regarde !

• La Tunisie s’engage aujourd’hui dans une nouvelle phase

historique de démocratie, vers une société nouvelle caractérisée par la solidarité et la cohésion.

• Une société unie dans la quête du progrès, des opportunités et de la prospérité économiques.

• Le monde vous regarde et se tient fermement à vos côtés.

• N’en doutez pas, le Destin va vous répondre.

(41)

Etude Technique & Financière Visite Tunis – Pékin / Pékin - Tunis

Mise en place d’une déléguation

(42)

Introduction

• Beaucoup d’indices et de chiffres nous laissent déduire que la Tunisie passe par une période qui n’est pas favorable économiquement et ceci depuis 07 ans c'est-à-dire après la révolution.

• Nous n’allons pas revenir sur les causes mais nous allons essayer d’y remédier.

• Une analyse approfondie des accords économiques et commerciaux que la Tunisie possède avec les autres pays, sa situation stratégique en méditerranée, son partenariat privilégié avec l’Union Européenne et des accords de commerce avec cette dernière nous font remarquer qu’on n’a pas exploité cette opportunité.

• La Tunisie a un accord de libre échange des produits avec l’Union Européenne et surtout quand il s’agit de produits d’origine Tunisienne, ils ne subissent pas de droits de douanes quand ils sont mis en vente sur le marché europeen.

• Cet accord stipule qu’un produit est d’origine Tunisienne si il est industrialisé à 40 % ou

plus en Tunisie.

(43)

Introduction

• Après une analyse géoéconomique mondiale on remarque qu’il y’a un énorme conflit entre deux entités économiques d’une grande envergure qui ne sont autre que l’Europe et la Chine.

• L’Europe se sentant menacée par le géant chinois a mis au début un obstacle devant les produits chinois en les obligeant a être conforme aux normes européenne mais les Chinois ont vite fait de surmonter ceci.

• C’est alors que l’Europe a mis en place des mesures draconiennes d’anti-dumping envers les produits chinois allant de 35% a 300% et calculables dans la TVA.

• C’est ainsi qu’ils ont pu momentanément freiner le géant chinois en lui faisant rabaisser son chiffre d’exportation envers l’Europe de 834 milliard d’euro en 2015 a 136 milliard d’euro en 2016.

• C’est ici que la Tunisie peut entrer en jeux et profiter pleinement de la situation et rebooster son économie.

(44)

Objectif…

• On doit aller vers les Industriels Chinois qui sont limogés maintenant et leurs proposer de :

• Venir s’installer en Tunisie et rapporter leurs usines.

• Travailler en Tunisie que se soit en skd ou ckd.

• Atteindre un produit de 40 à 60 % fabriqué en Tunisie pour

pouvoir avoir la certification d’origine Tunisienne et ainsi pouvoir

exporter vers l’Europe sans taxes d’anti-dumping.

(45)

Le gain pour les deux pays sera :

La Tunisie :

• Industrialisation et gain de technologies.

• Création de milliers d’emplois.

• Rééquilibrer la balance économique avec l’Europe.

• Freiner la chute du dinar et le rehausser.

La Chine :

• Un énorme gain économique et plus de mesures d’anti-dumping.

• Une expansion industrielle.

• L’ouverture sur de nouveaux marchés et sur le continent africain qui n’est autre qu’une terre vierge dans ce domaine.

(46)

Solutions…

Pour ceci nous avons choisis de travailler sur quelques créneaux porteurs et bénéfiques pour les deux pays :

• Les cellules photovoltaïques en silicium et leurs dérivés.

• Le pneumatique neuf ou rechapés pour bus et camions.

• La téléphonie mobile.

• Le fer a bâtiment.

• Le ciment.

• Les vélos (mécaniques et électriques) et velos moteurs.

(47)

Mise en place plan de travail…

• Entrer en contact avec les chambres de commerces chinoises chacune dans son secteur et leurs proposer ce programme.

• Recevoir leurs réponses et voir leurs intentions.

• Avoir de leurs parts des intentions de s’installer en Tunisie.

• Monter une délégation et aller en chine pour rencontrer des industriels et leurs expliquer plus les avantages de ce programme et leurs enlever toute rettissance.

• Recevoir une délégation d’industriels chinois en Tunisie pour leurs faire montrer la Tunisie et son potentiel.

• Signature d’un accord et début d’installation des industriels.

(48)

Besoins financiers Délégation Tunisienne Tunis - Pékin…

La délégation Tunisienne sera composée de 20 personnes :

• 04 personnes Organisation

• 02 personnes Traducteurs

• 03 personnes Bureau de Consulting

• 01 Juriste

• 01 Economiste

• 03 ARP

• 02 AFI(Agence Foncière Industrielle)

• 02 Chambre de Commerce

• 01 Utica

• 01 Apii

(49)

Etude financière …

Désignation Nombre de Jour Montant/Personne Montant Total

Billets + frais de visas 20 2690 dt 53 800 dt

Hébergement/nouriture 20 450 dt/j 90 000 dt

Frais de transport

(Location, Bus, Train, Taxi)

20 150 dt/j 30 000 dt

Séminaires 3 16 500 49 500 dt

Divers 20 000 20 000 dt

Total 243 300 dt

(50)

Besoins financiers Délégation Chinoise Pékin - Tunis…

La délégation chinoise sera composée de 20 personnes :

• Chambre de commerce : 05

• Industriels : 15

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Etude financière…

Désignation Nombre de jour montant/personne Montant total

Billets + frais de visas 20 2690 dt 53 800 dt

Hébergements / nourritures 20 180 dt/j 36 000 dt

Frais de transport (4 voitures 4*4, autres)

20 600 dt/j 12000 dt

Séminaires avec frais des orateurs (3)

3 6 500 19 500 dt

Divers 20 000 20 000 dt

Total 143 300 dt

(52)

Total du projet

Désignation Montant total

Délégation Tunisienne Tunis - Pékin 243 300 dt

Délégation Chinoise Pékin - Tunis 143 300 dt

Total: 384 600 dt

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