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est passé de 31 à 49 pour une augmentation de 58%. Bien que le nombre RÉSUMÉ

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(1)

RAPPORT

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NVENTAIRE E TEIMIERS E537llelATION DES DENSITÉS DU RENARD aMeM PUUll [AFFÉRENTS SECTEURS AUX

ÎLES -DE L -MADELEINE

PAR

RANÇOIS BOU RQU E CAP-AUX-MEULES

OCT BRE 1992

(2)

BOU ROUE, F. 1992. Inventaire de terriers et estimation des densités de renard roux pour différents secteurs aux Îles-•de-la-Madeleine. Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche, Service de l'Aménagement et de l'Exploitation de la Faune, Bas Saint-Laurent, Gaspésie, îles-de-la-Madeleine. Rapp. tech., 21 p.

(3)

III

RÉSUMÉ

Un inventaire de terriers a été réalisé dans trois différents secteurs aux îles-de-la- Madeleine afin d'évaluer la réponse de la population du renard roux (Vulp_es vulpes) à la fermeture du trappage la saison dernière. De 1989, soit l'inventaire précédent, à 1992, le nombre de terriers actifs pour les trois secteurs cumulés est passé de 31 à 49 pour une augmentation de 58%. Bien que le nombre d'unités familiales soit demeuré stable à une exception près, les effectifs de la population selon notre estimé serait à la hausse renversant ainsi la tendance des 25 dernières années. Le nombre d'individus aurait ainsi augmenté d'environ 20%. lI convient maintenant de poursuivre le plan de gestion entrepris, tant au niveau du contrôle de l'exploitation, que du suivi de la population.

(4)

iv

TABLE DES MATIÈRES

F'Qe

RÉSUMÉ i i i

TABLE DES MATIÈRES i

LISTE DES TABLEAUX LISTE DES FIGURES

LISTE DES ANNEXES v

1. INTRODUCTION

2. MATÉRIEL ET MÉTHODES 2.1 Aire d'étude

2.2 Inventaire des terriers 2.3 Nombre d'unités familiales 2.4 Estimation de la population 3. RÉSULTATS

3.1 Inventaire des terriers 3.2 Nombre d'unités familiales 3.3 Estimation de la population

3.4 Indices d'abondance 10

4. DISCUSSION 11

5. RECOMMANDATIONS 13

REMERCIEMENTS 14

LISTE DES RÉFÉRENCES 15

ANNEXES 17

(5)

LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1 Période et effort d'échantillonage par secteur Tableau 2 Évolution du nombre de terriers actifs par secteur

Tableau 3 Estimation du nombre d'unités familiales et d'individus par secteur

Tableau 4 Estimation des densités d'unités familiales et d'individus

par secteur 10

(6)

vi

LISTE DES FIGURES

_gge Figure 1 Aire d'étude: les Îles de la Madeleine et les secteurs

inventoriés

Figure 2 Évolution du nombre de terriers actifs par secteur

LISTE DES ANNEXES

Page

Figure 3 Le Havre-aux-Basques: Délimitation du territoire couvert, emplacement des terriers actifs (A) et estimation du

nombre d'unités familiales 18

Figure 4 La Pointe de l'Est: Délimitation du territoire couvert, emplacement des terriers actifs (A) et estimation du

nombre d'unités familiales 19

Figure 5 Les Sillons: Délimitation du territoire couvert, emplacement des terriers actifs (A) et estimation maximale du

nombre d'unités familiales

Figure 6 Les Sillons: Délimitation du territoire couvert, emplacement des terriers actifs (A) et estimation minimale du

nombre d'unités familiales 21

(7)

INTRODUCTION

Plus de 450 ans se sont écoulés depuis la première mention du Renard roux (Vulpes vulpes) aux lies-de-la-Madeleine. Jacques Cartier fit ces observations lors de son premier voyage dans l'archipel en 1534. Ce n'est cependant que vers 1980, remarquant une baisse des captures, que l'on commence à s'inquiéter de l'état de la population.

Dès 1983, le groupe Polygec inc. (Anonyme, 1983) recommandait l'arrêt complet du piégeage aux Iles. Suites à diverses demandes, le MLCP commandait de nouveau en 1989, une étude exhaustive de l'état de la population. Fradette (1990) y amène alors des stratégies de gestion où ressort principalement de fermer la saison de piégeage pour une période minimale de trois ans. Pendant ce temps, sur 11 trappeurs qui répondaient au formulaire du succès de trappage pour la saison 90-91, seulement 3 avaient trappé pour une capture totale d'à peine 6 individus. C'est donc d'un commun accord que le MLCP ordonne la fermeture du trappage à l'automne 1991 et ce, pour une période minimale de 3 ans.

Cette étude avait comme objectifs principaux de déterminer la réponse de la population du renard roux suite à cet arrêt du trappage, et principalement de mettre au point une technique de suivi fiable pouvant être utilisée ultérieurement pour évaluer l'état de la population.

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MATÉRIEL ET MÉTHODES

Il existe différentes méthodes d'évaluer l'abondance d'une population. Ne pouvant compter sur le succès du trappage, et le temps ne nous permettant pas d'effectuer une capture-recapture, nous avons donc opté pour l'inventaire des terriers actifs.

Afin d'obtenir un bon indice d'abondance, nous avons effectué un échantillonage non aléatoire au jugé; c'est-à-dire la sélection d'un sous-groupe de la population qui à partir des informations disponibles est jugé représentatif (Scherrer,1984). A titre comparatif, nous utiliserons les données de Fradette (1990) qui a procédé à l'inventaire quasi-systématique des terriers en 1989, couvrant plus de 90% de la partie sablonneuse des Iles-de-la-Madeleine.

2.1 Aire d'étude

Le choix des secteurs à étudier a été établi selon trois critères: un premier géographique par lequel nous avons couvert une partie de l'ouest, du centre et de l'est des Iles; un second en regard aux densités de la population où nous avons sélectionné trois secteurs ayant un écart de densité relativement grand;

puis finalement le critère économique, de façon à obtenir un bon indice de la tendance de la population en un temps relativement court, et à un coût raisonnable.

Nous avons donc choisi les trois secteurs suivants: la Pointe de l'est, les Sillons du Havre-aux-Maisons et les dunes bordant le Havre-aux-Basques ( Figure 1).

La délimitation précise de ces secteurs est indiquée en annexe aux figures 3,4 et

(9)

Île du

Cap aux Meules Île du

Havre aux Maisons

CI

1.a Gier il()

poile du Nord

il() do I Est

Île do la lié Dou(110:11i Grande-Entrée

ho aux Loupc

Dune du Sud Dune

du Nord

Les Sillons

lie d'Entrée Îla Orion

lie du Havre Aubert

Figure 1 Aire d'étude: les Îles-de-la-Madeleine et les secteurs inventoriés

(10)

2.2 Inventaire des terriers

Du 7 au 28 août inclusivement, nous avons procédé à l'inventaire des terriers. Un terrier fut déclaré actif lorsqu'il y avait suffisamment d'indices nous démontrant des signes d'activités récentes: matériel fraîchement sorti du terrier, fèces fraîches, pistes, sentier menant au terrier, absence de végétation dans l'entrée du terrier. L'emplacement de ceux-ci a été reporté sur des photocopies de photographies aériennes (échelle 1: 10 000) prises en 1983 et publiées par le service de la cartothèque du Ministère de l'Energie et des Ressources du Québec.

L'effort d'écha.ntillonage que nous avons fourni est comparable à l'effort consacré dans ces secteurs en 1989. Nous avons compilé les heures de tous les transects par secteur afin que l'effort soit respecté lors d'inventaires ultérieurs et ce, dans la mesure du possible.

Tableau 1. Période et effort d'échantillonage par secteur.

Secteur Date Effort

Les Sillons 7 au 14 août 41h.10m.

Le Havre-aux-Basques 18 au 21 août 17h.30m.

La Pointe de I' Est 24 au 28 août 40h.45m.

2.3 Nombre d'unités familiales

Si deux tanières sont distantes de moins de 1,6 km, elles appartiennent à la même famille. Si elles sont distantes de plus de 1,6 km, ce sont deux familles distinctes (Sargent,1975). Pour fin de comparaison avec 1989, nous reprenons également l'hypothèse qu'un groupe de terriers (taches) appartiennent à une même unité familiale selon leur rapprochement (Fradette, 1990).

(11)

Afin d'éviter de surestimé la population nous émettons comme hypothèse qu'un terrier actif unique dans un rayon de 1,6 km était occupé soit par un juvénile, ou par un solitaire. En effet, la date tardive à laquelle nous avons effectué l'inventaire correspond à la saison où les jeunes commencent à explorer le territoire sans l'aide des parents. L'acquisition de l'autonomie permet aux juvéniles de s'attarder de plus en plus à une surface de terrain spécifique(Storm et al.,1976). De plus, ceux qui doivent quitter le domaine familial se marquent un territoire et deviennent pour certains, occupant d'un nouveau terrier (obs. pers.).

Un terrier unique sera donc comptabilisé comme un seul individu et non comme une unité familiale.

2.4 Esijmation de la population.

La seule approche dont nous disposons ici pour estimer la population de nos secteurs est basée sur le nombre d'unités familiales et un indice de la production de jeunes. La méthode la plus couramment utilisée pour obtenir cet indice consiste à dénombrer le nombre de cicatrices placentaires chez les femelles matures. La taille des portées ainsi calculée, associée au pourcentage des femelles en gestation, permet d'évaluer avec précision le potentiel reproducteur d'une population.

En 1989, la taille moyenne des portées des femelles en gestation au printemps fut estimée à 5,0 (s=3,4) foetus. Tenant compte que seulement 57% des femelles récoltées, soit 4 sur 7, portaient des cicatrices placentaires, la moyenne s'est abaissée à 2,9 (s=3,6) jeunes par renardes adultes (Fradette, 1990).

Les effets du piégeage sur la dynamique des populations sont bien connus.

Gagnon et Fortin (1987) ont observé une augmentation de 118% du potentiel reproducteur en 3 ans dans une aire récemment ouverte au piégeage. La réponse des populations pour le phénomène inverse, soit l'arrêt du piégeage, est cependant peu connue. Nous devrions normalement s'attendre à une diminution du potentiel reproducteur.

(12)

Cependant, le faible taux de femelles gestantes en 1989, soit 57%

comparativement à 70% pour une population typique nord-américaine (Ables,1975; Lemieux,1989) pourrait s'expliquer par le manque de mâles adultes ou l'immaturité physiologique des jeunes femelles (Harris, 1979) qui découleraient possiblement d'un état de surexploitation (Fradette, 1990). On pourrait donc s'attendre qu'un arrêt du piégeage produise un effet contraire en incitant une augmentation du potentiel de reproduction.

Ayant deux possibilités contradictoires et l'arrêt du piégeage étant récent, nous émettrons comme hypothèse que l'indice de production de 2,9 jeunes par renardes adultes est toujours valide.

(13)

RÉSULTATS

Mentionnant d'abord que les résultats de 1989 diffèrent quelque peu de ceux présenté par Fradette (1990). La délimitation des secteurs ayant été légèrement modifiée, il s'en suit quelques changements pour le nombre de terriers actifs. De plus, la superficie couverte n'étant plus la même, les densités varieront également.

3.1 Inventaire des terriers

Pour les trois secteurs inventoriés, nous notons une augmentation notable du nombre de terriers actifs (Tableau 2 et Figure 2). C'est le secteur du Havre-aux- Basques qui démontre la plus forte augmentation avec 83,3%. Tous secteurs confondus, le nombre de terriers actifs est passé de 31 à 49 pour une augmentation de 58,1%.

Tableau 2. Évolution du nombre de terriers actifs par secteur.

Secteur Inventais 89

(nombre do terriers) actifs inactifs total

Havre-aux-Basques Pointe de l'Est

Sillons

Total 31 83 114

Inventaire 92 (nombre de terriers) actifs inactifs total

Évolution des terriers actifs

(%)

11 37 + 83,30/0

12 14 + 33,3%

26 74 + 62,50/0

49 99 148 + 58,1%

(14)

Havre-aux- Pointe de Les Sillons

Basques l'est

Secteurs inventoriés

Figure 2. Évolution du nombre de terriers actifs par secteur

3.2 Nombre d'unités familiales

Pour le Havre-aux-Basques et la Pointe de l'Est, les taches (groupe de terriers) sont distantes de plus de 1,6 km. et constituent donc des unités familiales distinctes. Nous obtenons respectivement 2 unités familiales pour le Havre-aux- Basques, et 3 pour le secteur de la Pointe de l'Est (Figures 3 et 4).

L'interprétation des Sillons est plus complexe. Puisque les taches et le rayon de 1,6 km. s'entrecoupent, nous avons du effectuer deux estimations. En restreignant au maximum le domaine vital nous obtenons 5 unités familiales, soit 5 taches dont la distance maximale entre elles est de 1,0 km. (Fradette (1990) avait établi cette limite à 1,1 km). Par contre, les distances séparant les unités familiales sont inférieures au 1,6 km. fixé par Sargent (1975) (Figure 5).

En étirant au maximum le domaine vital, nous obtenons 3 unités familiales (Figure 6). On doit cependant juger négligeable certains points dont le fait que

(15)

10-12 11 12-14

15-18 12 17-20

10-24 3-5 16-31

Havre-aux-Basques Pointe de l'Est

Sillons 16 2-4

deux terriers considérés dans la même famille soient distants de 1,7 km., donc 0,1 km. de plus que la limite établie par Sargent (1975), et que deux unités familiales puissent être plus rapprochées que 1,6 km. lorsque des barrières géographiques (marais) délimitent les domaines vitaux.

3.3 Estimation de la population.

Comme nous n'avons pas tenu compte des terriers uniques dans le décompte des unités familiales, nous émettons comme hypothèse qu'il y avait un minimum de 2 adultes par famille, et un maximum de 3.

En prenant comme exemple le Havre-aux-Basques où nous comptons 2 unités familiales, nous aurons un minimum de 4 (2x2) et un maximum de 6 (3x2) adultes. La production de jeunes à partir de notre indice est estimée à 5,8 (2x2,9) jeunes et de plus, comme nous comptons 2 terriers uniques, il faut ajouter 2 individus. Le Havre-aux-Basques compterait donc selon cette estimation de 12 à 14 renards. La Pointe de l'Est compterait de 17 à 20 individus et les Sillons de 16 à 31. (Tableau 3).

Tableau 3. Estimation du nombre d'unités familiales et d'individu.) par secteur.

Secteur irwentaire 89 Inventaire 92

Nbre de Nbre d'unit. Nbre Nbre de Nbre d'unit. Nbre terriers acte) familiales d'individus terriers actifs familiales d'individus

(16)

10

3.4 Indices d'abondance.

Nous obtenons pour nos 3 secteurs cumulés, une densité de 0,22 à 0,28 familles par km2. Nous retrouvons la plus forte concentration dans les Sillons avec de 0,35 à 0,57 fam./ km2. Le nombre d'individus quant à lui, serait pour l'ensemble des secteurs de 1,2 à 1,8 ind./ km2 (Tableau 4).

Tableau 4. Estimation des densités d'unités familiales et d'individus par secteur.

Secteur Nbre. d'unit. Nbre de nbre. superficie Densités

familiales terriers d'individus (km2) Nbre. d'unit. Nbre.

uniaues farci km2 km2

Havre-aux-Basques 12-14 9,3 0,22 1,3-1,5

Ponte de fEst 17-20 18,3 0,16 0,9 -1,1

Si1s 3-5 1 16.31 8,7 0,35 -0,57 1,8 -3,6

Total 8-10 5 45-65 36,3 0,22-0,28 1,2-1,8

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11

DISCUSSION

La particularité principale de la population de Renard roux des Îles-de-la- Madeleine provient du fait que la majeure partie de celle-ci habite les milieux dunaires. Ceux-ci sont très mal connus principalement en ce qui a trait à la capacité de support du milieu. Comparer la population locale à des indices calculés en milieu agro-forestier ou encore, en vaste territoire, devient très délicat. Voigt et al. (1984), mentionnent que les populations de renard diffèrent par la taille de leur territoire, la taille des groupes adultes, les distances de dispersion, les paramètres reproductifs, le comportement et la compétition interspécifique.

L'interprétation de nos résultats doit également tenir compte de certains facteurs:

La saison tardive à laquelle nous avons effectué l'inventaire peut être un biais de surestimation, car les jeunes avaient déjà débuté leur dispersion. Ainsi, l'augmentation de 58% du nombre de terriers actifs pourrait être surestimée de façon significative. Notons également que les secteurs que nous avons couverts comptent parmi les plus peuplés des Îles-de-la-Madeleine, et on ne peut extrapoler ces résultats pour l'ensemble du territoire. De plus, les calculs de superficies ommettent les plans d'eau (réduit la superficie donc augmente la densité). Une estimation tenant compte de la totalité du territoire serait donc de beaucoup inférieure.

Une famille occupe normalement un territoire de 2,6 à 7,8 km2 (Sargent, 1972;

Lemieux,1989). Il y aurait donc théoriquement de l'espace pour 5 à 14 familles pour nos trois secteurs cumulés. Nous en avons dénombré de 8 à 10. En fait, Le Havre•aux-Basques et la Pointe de l'Est compte le même nombre d'unités familiales qu'en 1989 (2 et 3), et une nouvelle unité familiale s'est ajoutée dans les Sillons.

Le Havre-aux-Basques et la Pointe de l'Est pourraient théoriquement en restreignant l'étendu des domaines vitaux, abriter une ou deux unités familiales

(18)

12

supplémentaires. Cependant, le dérangement humain grandissant pourrait limiter cette expension. Les nombreux chalets de villégiature, l'abondance de véhicules tout-terrains et la destruction du milieu engendrée par ceux-ci et ce, principalement dans la Pointe de L'est, limite de plus en plus le territoire disponible à l'implantation de nouvelles unités familiales.

En ce qui a trait à l'estimation du nombre d'individus, les Sillons aurait une densité supérieure à pratiquement toutes celles retrouvées dans la littérature.

Pour la sapinière, pessière, taïga et toundra du Québec, nous observons en moyenne 0,1 ind./ km2 (Bérubé, 1987), alors que les Sillons compteraient de 1,8 à 3,6 ind./km2. Insley (1977) a observé dans un milieu pour petit mammifères en Angleterre, une densité de 2,18 +0,45 ind./ km2. Seul Voigt et al. (1984), obtiennent une densité supérieure parmi la littérature consultée. À partir du nombre de familles retrouvées dans un milieu rural composé d'habitats potentiellement bons en Angleterre, ils ont évalué la densité de résidents adultes à au moins 10 ind./ km2. La forte densité d'individus retrouvée aux Sillons, de même que celles observées dans nos autres secteurs (Tableau 4), ne diffère que peu de celles observées en 1989 pour ces mêmes secteurs puisque le nombre d'individus n'aurait augmenté que d'environ 20 0/0, passant de 35-54, à 45-65.

Cette étude avait pour but de déterminer la réponse de la population à l'arrêt du trappage. La méthode utilisée bien que fournissant peu d'information sur l'état de santé global de la population, demeure sans doute la méthode la plus rapide et la plus performante d'obtenir un indice d'abondance relativement fiable. Les résultats de densité relativement élevés pourraient possiblement engendrer des migrations futures vers les secteurs avoisinants de moindre densité et il ne serait pas surprenant d'observer un retour vers les milieux agro-forestiers dans les prochaines années.

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i3

RECOMMANDATIONS

Nous recommandons ici un scénario qui permettrait de mieux connaître l'état de la population de Renard roux des Îles-de-la-Madeleine. Des connaissances plus précises étant jugées essentielles avant de permettre à nouveau l'exploitation de cette espèce.

Il s'agirait d'effectuer à nouveau, dans les secteurs couverts en 92, l'inventaire des terriers actifs. Celui-ci devrait être réalisé au printemps avant que les jeunes commencent à explorer le territoire (Fin Juin), ce qui permettrait d'éloigner tout doute quant à l'occupation d'un nouveau terrier par un juvénile, et permettrait également une évaluation plus précise du nombre d'unités familiales.

De plus, il serait intéressant de rapporter aux agents de conservation du MLCP, tous les spécimens trouvés morts et ce, afin d'être congelés. Il pourrait ainsi être possible d'analyser sur les carcasses certains indicateurs de santé.

Le retour à l'équilibre de la population de renard roux pourait être rapide. Il demeure donc important de poursuivre le plan de gestion entrepris afin de permettre tant aux utilisateurs de cette ressource, qu' à la faune terrestre des Îles- de-la-Madeleine, de revoir en son milieu une population de renard roux en bonne santé.

(20)

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REMERCIEMENTS

Je tiens à remercier Monsieur Jean-Pierre le Bel pour la supervision de ce travail et principalement pour la confiance qu'il nous a transmis en nous léguant la responsabilité de cette étude.

Merci à Messieurs Pierre Fradette, Alain Pelletier et Jean-Pierre Quellet pour leurs conseils sur la méthode d'inventaire à adopter, ainsi qu'à Madame Solange Renaud qui a bien voulu nous éclairer sur l'effort fourni lors de l'étude antérieure.

Finalement, un merci tout à fait spécial à Monsieur Yves Richard qui par son intérêt et son dévouement, tant sur le terrain qu'en carthographie, a su rendre ce travail agréable.

(21)

15

LISTE DES RÉFÉRENCES

ABLES, E. D. 1975. Ecology of the red fox in North America. M. W. Fox ed. The wild canids Van Nostrand Reinhold Co. New York. pp. 216-236.

ANONYME. 1983. Étude des populations de renard roux aux Îles-de-la-

Madeleine. Le Groupe-Conseil Polygec Inc., pour le Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche du Québec, Service de l'aménagement et de l'exploitation de la faune, Québec. 65 p.

BÉRUBÉ, P. 1987. Plan tactique Renard roux. Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche, Direction de la faune terrestre, Québec. 64 p.

FRADETTE, P. 1990. État de la population du Renard roux aux Îles-de-la- Madeleine. Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche du Québec, Service de l'aménagement et de l'exploitation de la faune, Bas-Saint- Laurent, Gaspésie, lies-de-la-Madeleine. Rapp. tech. 37 p.

GAGNON, L. et C. FORTIN. 1987. Effet du piégeage sur la dynamique de population de renard roux de la réserve faunique des Laurentides.

Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche, Service de

l'aménagement et de l'exploitation de la faune, 03. Rapp. tech. 28 p.

JUTRAS, J. 1987. Renard roux (revue de littérature). Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche, Direction générale des opérations régionales, Direction de la gestion des espèces et des habitats. Rapport du comité scientifique sur les animaux à fourrure. 15 p.

LEMIEUX, R. 1989. Stucture de population et statut reproducteur de renards roux capturés en milieu agro-forestier. Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche du Québec, Direction de la gestion des espèces et des

habitats. Rapp. tech. 26 p.

LEMIEUX, R. 1989. Superficie des domaines vitaux et utilisation de l'habitat des renards roux en milieu agro-forestiers dans le sud-est du Québec.

Mémoire de maîtrise, Faculté des sciences et de génie, Université Laval.

52 p.

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Dispersai and mortality of red foxes. J. Wild. Manage. 36(2): 237-248.

SARGENT, A. B. 1972. Red fox spatial characteristics in relation to waterfowl predation. J. Wild. Manage. 36(2): 225-236.

(22)

16

SARGENT, A. B. 1975. A spring aerial cencus of red fox in North Dakota. J.

Wild. Manage. 39(1): 30-39.

SHERRER, B. 1984. Biostatistiques. gaètan morin éditeur, Québec. 850 p.

STORM, G. L., R.D. ANDREWS, R.L. PHILLIPS, A. BISHOP, D.B. SINIFF et J.R.

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VOIGT, D.R. et D.W. MACDONALD. 1984. Variation in the spatial and social behaviour of the red fox, Vulpes vulpes. Acta zool. Fennica 171: 261-265

(23)

17

ANNEXES

(24)

Echclle: 67 000 18

Figure 3. Le Havre-aux-Basques: Délimitation du territoire couvert, emplacement des terriers actifs ( A) et estimation du nombre d'unités familiales.

(25)

o

PG 499095% --- 9999_6 01

Red Pointe du

de la Brosse Il,, an Sable

Eche I Ic: 50 0(X)

lu Clai gobai

Chemin Shore

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Chemin du 9992% in m e (»vomir

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La Cyr c.

Chemin Head Pointe Old Harry SPOCIIIC

Cal, Piailleur La Longue Pointe

cronl

19

Figure 4. La Pointe de l'Est: Délimitation du territoire couvert, emplacement des terriers actifs ( A) et estimation du nombre d'unités familiales.

(26)

20

pLAG

Echelle: 50 000

Figure 5. Les Sillons: Délimitation du territoire couvert, emplacement dos terriers actifs ( A) et estimation maximale du nombre d'unités familiales.

(27)

21

Echellc: 1 : 50 000

Figure 6. Les Sillons: Délimitation du territoire couvert, emplacement des terriers actifs ( A ) et estimation minimale du nombre d'unités familiales.

(28)

la

Gouvernement du Québec Ministère du Loisir,

de la Chasse et de la Pêche

Direction régionale du Bas-Saint-Laurent

et. rias Io el.nendoi. — îlne-rias-la.Marielainga

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