• Aucun résultat trouvé

ETUDE ETHNO-ENTOMOLOGIQUE ET USAGE MEDICINAL DES INSECTES AU BENIN :

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "ETUDE ETHNO-ENTOMOLOGIQUE ET USAGE MEDICINAL DES INSECTES AU BENIN :"

Copied!
73
0
0

Texte intégral

(1)

REPUBLIQUE DU BENIN ᴥᴥᴥᴥᴥᴥᴥᴥᴥᴥ

UNIVERSITE D’ABOMEY CALAVI ᴥᴥᴥᴥᴥᴥᴥᴥᴥᴥ

ECOLE POLYTECHNIQUE D’ABOMEY-CALAVI DEPARTEMENT DE GENIE DE L’ENVIRONNEMENT Option : Aménagement et Protection de l’Environnement

Rapport de fin de formation pour l’obtention du Diplôme de Licence Professionnelle

THEME

Mémoire réalisé et soutenu par : HEDANOU Hermas Landry

Superviseur

Dr Ir.

Daniel C. CHOUGOUROU

Maître de Conférences des Universités (CAMES) Enseignant-Chercheur à l’EPAC/UAC

Mémoire soutenu le 17 Février 2018 devant le jury composé comme suit : Président : Dr Vincent Isidore TCHABI, Enseignant à l’EPAC/UAC Examinateur : Dr A. Armand AKPO, Assistant

Superviseur : Dr Ir. Daniel C. CHOUGOUROU, Enseignant-Chercheur à l’EPAC/UAC

10ème promotion

Année Académique : 2016-2017

ETUDE ETHNO-ENTOMOLOGIQUE ET USAGE MEDICINAL DES INSECTES AU BENIN : CAS DE LA

COMMUNE DE OUIDAH

(2)

Réalisé par HEDANOU Landry Page i

A ma mère

‘’Tu m’as donné la vie, la tendresse et le courage pour réussir. Tout ce que je peux t’offrir ne pourra exprimer l’amour et la reconnaissance que je te porte.

A mon père

‘’L’épaule solide, l’œil attentif, compréhensif et la personne la plus digne de mon estime et de mon respect.

DEDICACE

(3)

Réalisé par HEDANOU Landry Page ii REMERCIEMENTS

Mes sincères remerciements à tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué d’une manière ou d’une autre à la réussite de ce travail :

Dr Ir. Daniel C. CHOUGOUROU, Maître de Conférences (CAMES), Enseignant-Chercheur à l’EPAC/UAC pour avoir accepté de superviser ce travail et de ce fait, guider mes premiers pas dans l’univers de la recherche scientifique ;

Monsieur. Lazare DJOSSOU,

Ingénieur en Hygiène de l’Environnement et Santé Publique, chercheur pour m’avoir accueilli dans le Laboratoire du Département de Génie de l’environnement et les

conseils qu’il n’a cessé de me prodiguer ;

Dr. Jacques Boco ADJAKPA, Maître de Conférences (CAMES), Enseignant-Chercheur, Chef de Département de Génie de l’Environnement à l’Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi (EPAC) ;

Madame Sylvie Kpangon HOUNZINME pour son assistance et ses conseils durant tout ce parcours ;

Toute l’administration et aux Enseignants-Chercheurs de l’EPAC, en particulier ceux du Département de Génie de l’Environnement;

Toute la population de Ouidah en particulier les tradipraticiens, les

‘’Boconons’’, les chefs et délégués des villages qui ont accepté de me fournir des informations ;

Vous excellence Monsieur le président du jury, pour le grand honneur que vous me faites en acceptant de présider le présent jury de soutenance ;

Vous Honorables Membres du Jury, qui avez bien voulu juger ce travail, recevez ici les mérites de vos contributions à la recherche scientifique et au développement de la science ;

Toutes mes tantes et oncles qui m’ont toujours soutenu ;

Mes frères et sœurs, cousins et cousines pour leur soutien fraternel ;

Toute la promotion de 3

ème

année Génie de l’Environnement 2016- 2017 pour l’entraide et les agréables moments passés ensemble en particulier TOUPE M. Gérarda et HOSSOU Brillante ;

Tous ceux qui m’ont soutenu de près ou de loin et tous mes amis.

(4)

Réalisé par HEDANOU Landry Page iii TABLE DES MATIERES Page

Dédicace………..………i

REMERCIEMENTS………ii

LISTE DES FIGURES………vi

LISTE DES TABLEAUX………vi

LISTE DES ANNEXES………...…vi

LISTE DES SIGNES ET ABREVIATIONS………...….vii

RESUME……….…...…viii

ABSTRACT……….….……iv

INTRODUCTION……….…1

Objectif général……….3

Objectifs spécifiques……….3

Hypothèses……….3

1. SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE………..………..…...………4

1.1-Définitions de quelques concepts………...………5

1.2-Usages faits des insectes………..………6

1.2.1- Usage alimentaire des insectes………...………6

1.2.2-Importance pharmacologique des insectes………8

1.2.3-Utilisation des insectes pour la magie………..………10

2. MILIEU D’ETUDE……….………14

2.1. Situation géographique………15

2.2. Caractéristiques physiques………..……17

2.2.1-Climat……….………...17

2.2.2-Sols………..17

(5)

Réalisé par HEDANOU Landry Page iv

2.2.3-Réseau hydrographique………17

2.2.4-Flore et Faune………17

2.2.5-Activités économiques………...………19

3.MATERIEL ET METHODES………...…20

3.1- Matériel……….…21

3.2- Méthodes d’étude………...………..…21

3.2.1-La recherche documentaire………..…22

3.2.2- L’enquête sur le terrain………...……….…22

3.2.2.1- Population d’étude et échantillonnage……….…23

3.2.2.2- Procédure d’enquête dans les villages………...………...…23

3.2.3-Dépouillement et traitement des données collectées………...24

4.RESULTATS ET DISCUSSION………25

4.1- Résultats………26

4.1.1-Composition ethnique des enquêtés……….…26

4.1.2-Répartition des enquêtés selon l’âge et le sexe………26

4.1.3-Niveau de scolarisation des enquêtés………...27

4.1.4-Activités professionnelles des enquêtés………28

4.1.5-Fréquences relatives de citation des insectes (FRC)………...…29

4.1.6-Usage fait des insectes dans la commune de Ouidah………..…30

4.1.7-Organes utilisés et formes d’utilisation des insectes………...…31

4.1.7.1-Organes utilisés………...…31

4.1.7.2-Etat d’utilisation des insectes………31

4.1.7.3-Formes médicamenteuses………..32

4.1.7.4-Mode d’administration dans le traitement des maladies………32

(6)

Réalisé par HEDANOU Landry Page v

4.1.8-Autres catégories d’usage des insectes… ………33

4.1.8.1-Usages alimentaires………33

4.1.8.1.1-Les insectes utilisés dans l’alimentation………...………33

4.1.8.1.2-Fréquence de consommation des insectes………..34

4.1.8.2-Usages mystiques des insectes………34

4.2-Discussion………..36

CONCLUSION ET SUGGESTIONS………...39

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES……….40

Annexes……….………..………... ix

(7)

Réalisé par HEDANOU Landry Page vi LISTE DES FIGURES

Figure 1 : Situation géographique de la commune de Ouidah………..……..16

Figure 2 : Répartition des enquêtés selon l’appartenance aux groupes ethniques…..26

Figure 3 : Répartition des enquêtés selon les classes d’âge et le sexe………….…...27

Figure 4 : Niveau de scolarisation des enquêtés……….…..…………..28

Figure 5 : Répartition des enquêtés par profession………...28

Figure 6 : Fréquence des différents usages faits des insectes………30

Figure 7: Organes fréquemment utilisés………31

Figure 8 : Etat d’utilisation des insectes……….……32

Figure 9 : Formes médicamenteuses des insectes………..32

Figure 10 : Modes d’administration………33

Figure 11 : Insectes fréquemment consommés par la population de Ouidah….33 Figure 12 : Fréquence de consommation des insectes………..….34

LISTE DES TABLEAUX

Tableau I : Répartition de la population enquêtée par village………..23

Tableau II : Fréquence Relative de Citation (FRC)………..29

Tableau III: Autres usages des insectes………34

LISTE DES ANNEXES

Annexe I : Fiche d’enquête………x

Annexe II : Photo de quelques espèces d’insecte………xix

Annexe III : Tableau récapitulatif des maladies guéries par les insectes……xxi

(8)

Réalisé par HEDANOU Landry Page vii LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS

EPAC : Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi

FAO : Food and Agriculture Organization FRC : Fréquence Relative de Citation FSA : Faculté des Sciences Agronomiques OMS : Organisation Mondiale de la santé PDC : Plan de Développement Communal

RGPH : Recensement Général de la Population et de l’Habitat UAC : Université d’Abomey-Calavi

(9)

Réalisé par HEDANOU Landry Page viii RESUME

La réalisation de cette étude ethno-entomologique a été conduite dans la commune de Ouidah et a pour objectif de connaître les insectes utilisés dans les soins traditionnels de santé, dans l’alimentation et dans les actes mystiques au Bénin. Pour ce faire, des enquêtes ethno-entomologiques ont été réalisées à l’aide de questionnaire auprès des ménages et guérisseurs traditionnels des arrondissements. Ces personnes sont choisies de façon aléatoire parmi les guérisseurs traditionnels et les ménages. L’analyse des données recueillies a permis de relever principalement quatre espèces d’insectes qui sont utilisés principalement dans l’alimentation. Il s’agit des termites ailées (39,4%), des vers palmistes (39,77%), des criquets (10,78%) et des grillons (5,94%). Ces insectes sont, soit mangés crus, soit cuits. Divers organes des insectes dont la tête (0,6%), le thorax (0,6%), l’abdomen (0,91%) et l’insecte entier (97,25%) sont utilisés pour la préparation de nombreuses recettes médicamenteuses. L’insecte entier est le plus utilisé (92,25%). Les formes médicamenteuses des recettes issues des insectes sont la poudre (58,57%), la pilule (1,42%) et le sirop (18,57%). Les insectes recensés sont utilisés pour traiter au total 23 types de maladies. En plus de la médecine, ces organismes ont des fonctions mystiques et magiques selon les ethnies dans le traitement de plusieurs maladies. Ils sont utilisés pour envouter et également comme porte bonheur. Les informations rapportées par cette étude pourraient constituer une base de données pour les recherches dans le domaine de la médecine moderne, dont le but est d’identifier de nouveaux principes actifs naturels utilisés en pharmacologie.

Mots clés : Ethno-entomologie, insectes, recette, Ouidah, Bénin

(10)

Réalisé par HEDANOU Landry Page ix ABSTRACT

The realization of this ethno-entomological study was conducted in the commune of Ouidah and aims to know the insects used in traditional health care, food and mystical acts in Benin. To do this, ethno-entomological surveys were conducted using household questionnaire and traditional healers of boroughs. These people are randomly selected from traditional healers and households. Analysis of the data collected has led to the identification of four insect species that are used primarily in the diet. These include winged termites (39.4%), palm kernels (39.77%), locusts (10.78%) and crickets (5.94%). These insects are either eaten raw or cooked. Various organs of insects whose head (0.6%), thorax (0.6%), abdomen (0.91%) and whole insect (97.25%) are used for the preparation of many medicated recipes. The entire insect is the most used (92.25%). The drug forms of insect recipes are powder (58.57%), pill (1.42%) and syrup (18.57%). Listed insects are used to treat a total of 23 types of diseases. In addition to medicine, these organisms have mystical and magical functions according to ethnicity in the treatment of several diseases. They are used to bewitch and also like luck. The information reported by this study could constitute a database for research in the field of modern medicine, the purpose of which is to identify new natural active ingredients used in pharmacology.

Key words : Ethnoentomology, insects, recipe, Ouidah, Benin

(11)

Réalisé par HEDANOU Landry Page x

(12)

Réalisé par HEDANOU Landry Page ii

(13)
(14)
(15)

Réalisé par HEDANOU Landry

Page 1

INTRODUCTION

Les insectes font partie de la classe des êtres les plus répandus sur la planète terre. Ils représentent les trois quarts des espèces animales de la planète et se placent juste derrière la flore dans la chaîne alimentaire (Woutoutou, 2015).

Si on estime que la population mondiale atteindra 9 milliards de personnes d’ici 2050 (FAO, 2015) cela nécessitera une production accrue des agroécosystèmes disponibles, une forte pression sur l’environnement, les terres agricoles, les ressources en eau, les forêts et la biodiversité. Cette explosion démographique, généralement concentrée dans les pays en développement, expose ces derniers à un défi important qui est l’autosuffisance alimentaire. Pour faire face à cette situation assez préoccupante, nombreuses sont les alternatives proposées, parmi lesquelles l’entomophagie. En effet, plusieurs centaines d’espèces d’insectes sont consommées à travers le monde. Leur diversité et leur abondance constituent une ressource potentielle dans de nombreuses activités humaines et principalement comme source nutritionnelle (Djamiou et al., 2015).

Ces invertébrés terrestres ont été une source alimentaire primordiale, permettant de couvrir les besoins physiologiques de l’Homme, notamment dans les périodes où la chasse était difficile. Les insectes ont joué un rôle essentiel dans l’alimentation de nos ancêtres, et les générations futures en consommeront certainement. Aujourd’hui encore, plus de 2,5 milliards d’Hommes dans le monde en mangent, parfois par simple gourmandise (Bianchi et al., 2014).

Encore mal évaluée, la consommation d'insectes constitue pourtant un apport protéique non négligeable dont l'importance est accrue par son caractère saisonnier et par le fait qu'il concerne une fraction de la population, à savoir les femmes et les enfants, pour qui cet appoint est peut-être plus nécessaire qu'il ne le serait pour les hommes adultes (Cesard

et al., 2008). Les insectes sont une

source importante de protéine, plus importante même que celle des viandes dites

« classiques » où par exemple manger cinq (5) criquets suffit pour avoir

(16)

Réalisé par HEDANOU Landry

Page 2 l’équivalence en termes de protéines d’un steak de bœuf entier. De la même manière les insectes peuvent apporter neuf (9) fois plus de protéine que la viande de vache pour la même quantité. Ils sont également une source de vitamines, omégas 3 et 6 et minéraux. Ils contiennent de même moins de graisse que les autres types de viande : en moyenne 16% de matière grasse contrairement à la viande traditionnelle qui en contiendrait près de la moitié (48% en moyenne). Enfin ils sont une source de glucide, c’est-à-dire qu’ils apportent de l’énergie nécessaire pour le fonctionnement de notre organisme, contrairement à la viande traditionnelle qui n’en possède pas (www.eat-

ento.co.uk). A ces usages culinaires, on peut ajouter ceux consistant à ingérer

des insectes à des fins médicinales et mystiques. Quelle en est alors la situation au Bénin, et plus précisément dans la commune de Ouidah ?

La réponse à cette question justifie la présente étude ethno-

entomologique, qui se propose de mettre en évidence les insectes utilisés dans la

médecine traditionnelle pour le traitement des affections mineures, et qui

demeurent aujourd’hui un des sujets négligés dans la littérature béninoise. Le

thème y afférent s’intitule « Etude ethno-entomologique et usage médicinal

des insectes au Bénin : cas de la Commune de Ouidah » et présente les

objectifs et hypothèses de travail ainsi qu’il suit :

(17)

Réalisé par HEDANOU Landry

Page 3 Objectif général

L’objectif général de cette étude est de connaître des insectes utilisés dans les soins traditionnelle de santé, alimentaire et dans les actes mystiques au Bénin.

Objectifs spécifiques De façon spécifique, il s’agit de :

inventorier les insectes ou parties d’insectes consommés à des fins nutritionnelles;

recenser les insectes ou parties d’insectes utilisés dans la médecine traditionnelle ou dans les actes mystiques ;

décrire l’utilisation des insectes, les modes de préparation et les formes d’administration.

Hypothèses

Pour atteindre ces objectifs, les hypothèses émises sont les suivantes :

la population de la Commune de Ouidah consomme une importante diversité d’insectes ;

il existe plusieurs espèces d’insectes utilisées pour guérir un certain nombre d’affections dans les domaines de la médecine traditionnelle et dans les actes mystiques ;

les insectes utilisés, les modes de préparations et les formes

d’administration sont connus.

(18)

Réalisé par HEDANOU Landry

Page 4

CHAPITRE I

SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

(19)

Réalisé par HEDANOU Landry

Page 5 1. Synthèse bibliographique

1.1-Définitions de quelques concepts

Pharmacopée traditionnelle

Le terme pharmacopée désigne l’art de préparer les médicaments et d’en connaître les formules. Il servait initialement à désigner des ouvrages traitant des matières premières végétales, minérales et animales, de leurs propriétés et de leurs emplois (Natabou, 1991). Au Bénin, la pharmacopée traditionnelle se définit comme étant l’ensemble des substances ayant des vertus thérapeutiques prêtées par la tradition aux différents éléments des règnes végétaux, animaux et minéraux (Toyi, 2005).

Tradi-thérapeute/ guérisseur traditionnel

Le guérisseur traditionnel peut être décrit comme une personne reconnue par la communauté dans laquelle elle vit comme compétente pour procurer des soins de santé en utilisant des substances végétales, animales et minérales ainsi que certaines autres méthodes. Ces méthodes sont basées sur des fondations culturelles et religieuses, ainsi que sur la connaissance, les attitudes et les croyances répandues dans la communauté quant au bien-être physique, mental et social et aux causes de maladies et d’invalidité (Sofowora, 1996).

Ethno-entomologie

L’ethno-entomologie traite des interactions entre les hommes et les insectes, tant au niveau des représentations symboliques (mythologies, religions, cultures…) qu’à travers les différentes utilisations que les hommes font ou ont pu faire des insectes (alimentation, thérapeutique, artisanat…) (Collectif, 2004).

Médecine traditionnelle

Selon l’OMS, c’est « l’ensemble de toutes les connaissances et pratiques explicables ou non à l’état actuel de la science, pour diagnostiquer, prévenir ou éliminer un déséquilibre physique, mental ou social, en s’appuyant exclusivement sur l’expérience vécue ou l’observation transmise de génération en génération oralement ou par écrit » (OMS,2002).

(20)

Réalisé par HEDANOU Landry

Page 6

Cuisson

Action, manière de cuire un aliment. (Les principaux modes de cuisson sont la cuisson à l'eau directe [ébullition] ou indirecte [bain-marie], la cuisson dans un corps gras [friture, sauté], la cuisson à feu nu [grillade, rôti], la cuisson en vase clos [à l'étouffée ou à la vapeur].) (le petit LAROUSSE 2008)

Macération

Action de laisser séjourner dans un liquide une substance (notamment une substance alimentaire), pour l’accommoder, la conserver, etc (Le Dictionnaire Universel)

Décoction

Le dictionnaire « Le Littré » définit la décoction comme une opération qui consiste à faire bouillir, dans un liquide, des substances médicamenteuses dont on veut extraire les principes solubles. Elle consiste à maintenir le matériel végétal en contact avec le solvant porté à la température d’ébullition pendant un temps déterminé. (Le Littré, 2008).

1.2-Usages faits des insectes

1.2.1- Usage alimentaire des insectes

Des auteurs aux formations différentes se sont intéressés au caractère étrange et exotique de l'entomophagie (Bergier, 1941 ; Brygoo, 1946 ; Bodenheimer, 1951 ; Taylor, 1975 etc.). Chez les ethnologues, la consommation des insectes a rarement été envisagée dans un cadre symboliste ou ontologique, mais plutôt sous l'angle de ses apports nutritionnels ou des techniques particulières d'obtention assimilées à de la cueillette. Le ver palmiste (Rhynchophorus spp.) est un des insectes les plus recherchés pour la consommation et l'un des plus souvent évoqués dans la littérature amazoniste (Goulard, 1976 ; Chagnon, 1968 ; Berlin, 1977), du fait du quasi élevage. Certains disent même de la semi-domestication dont il fait l'objet. Cependant, la majorité des Amérindiens consomme également des insectes dits sociaux comme les fourmis, les termites, les larves d'abeilles ou de guêpes. Le miel joue également un rôle essentiel

(21)

Réalisé par HEDANOU Landry

Page 7

dans bien des sociétés, à tel point qu'une monographie consacrée aux Guayaki du Paraguay s'est intitulée ‘’Une civilisation du miel’’ (Vellard, 1948).

Les insectes font partie intégrante de la culture alimentaire en Afrique. Ainsi donc, en République du Congo, sur la période de juillet-août, la consommation de chenilles est évaluée à 30g/jour/personne (Bianchi et al., 2014). Chaque peuple d’Afrique a ses traditions et interprétations sur la récolte et la consommation des invertébrés terrestres : une seule espèces d’insectes peut évoquer la force physique, la fertilité ou la stérilité dans différents pays africains. De plus, les peuples d’Afrique de l’Ouest sont friands des termites à la saison des pluies. Ces dernières sont très convoitées par ces peuples : les termitières constituent une part de l’héritage et sont transmises de génération en génération. Les insectes font aussi partie de cultures régionales distinctes : les Bochimans, peuple du désert du Kalahari, consomment les blattes, alors que la spécialité de la région voisine du lac Victoria (Ouganda) est le

« Kungu » ( gâteau réalisé à partir de larves de la mouche des lacs ») (Bianchi et al., 2014).

Des recherche effectué au Bénin précisément dans la commune de Malanville ont révélés que les gros grillons ; les jeunes champignons ; les termites éphémères, les criquets et le miel sont exploités pour l’alimentation humaine et les soins thérapeutiques. Ces insectes et produits d’insectes étaient collectés dans la nature et à des périodes saisonnières différentes. Les gros grillons ; les jeunes champignons ; les termites éphémères et les criquets ont été collectés en saison pluvieuse alors que les criquets et le miel sont respectivement récoltés au début de la saison sèche et à tout moment. (Ayena et Paraiso, 2015).

Par ailleurs, dans certains pays d’Afrique les insectes sont également commercialisés dans les supermarchés. Dans les pays d’Afrique du Nord, les criquets sont un élément essentiel à la production d’un pain. Enfin, dans beaucoup de population traditionnelles d’Afrique, les insectes constituent encore un moyen de compensation nutritive pour les plus défavorisés, comme par exemple les chironomes (diptères ressemblant à des moustiques) consommés sous forme de « steak » (Bianchi et al., 2014).

(22)

Réalisé par HEDANOU Landry

Page 8 1.2.2-Importance pharmacologique des insectes.

Les esprits modernes peuvent s'interroger sur l'efficacité des médicaments à base d'insectes pour apporter une guérison ou un soulagement à la victime, car la plupart n'ont pas encore prouvé leur efficacité scientifique. Cependant, on sait que ces animaux sont très prolifiques dans la synthèse de composés chimiques : phéromones d'alarme et d'accouplement, sprays défensifs, venins et toxines séquestrés ou leurs proies et plus tard concentrés ou transformés pour leur propre usage (Pemberton, 1999). Cette énorme quantité de produits chimiques comprend des composés émétiques, vésicants, irritants, cardioactifs ou neurotoxiques (Berenbaum, 1995).

Selon Trowell (2003), qui dirige le nouveau centre de recherche sur les insectes du CSIROEntocosm Pty Ltd., les insectes ont de grands arsenaux de composés biologiquement actifs, comme les molécules qui tuent les cellules cancéreuses, les protéines qui empêchent le sang de se localiser, des peptides et des toxines antimicrobiens. L'une des applications les plus intéressantes des insectes en tant qu'agents thérapeutiques est la thérapie par la mouche, qui est le traitement des plaies superficielles et profondes à l'aide de larves de brûlure. Cet usage médicinal d'organismes vivants, tels que les asticots, les sangsues ou les poissons, est parfois connu sous le nom de biothérapie. Les asticots, comme ceux de (Phenicia sericata), se nourrissent de tissus morts où la gangrène provoque l'apparition de bactéries. En mangeant, ils sécrètent de l'allantoïne, un produit chimique qui inhibe la croissance bactérienne. Ils sont principalement utilisés pour traiter les tissus tués par les tumeurs et les brûlures chez les personnes qui seraient en danger d'être opérées. L'allantoïne produite synthétiquement était couramment utilisée comme pommade antibactérienne jusqu'à ce que la pénicilline et d'autres antibiotiques soient commercialisés dans les années 1940. De nos jours, la thérapie par les mouches augmente partout dans le monde en raison de son efficacité, de sa sécurité et de sa simplicité. Les asticots médicinaux ont trois actions: nettoyer les plaies en dissolvant les tissus infectés morts (nécrotiques), désinfecter la plaie en détruisant les bactéries et stimuler la cicatrisation (Sherman et al., 2000). Des études théoriques récemment effectuées par des chercheurs de l'Université Estadio Paulista de Rio Claro, Etat de São Paulo, ont confirmé les avantages de ce type de thérapie et déclaré qu'il pourrait être largement

(23)

Réalisé par HEDANOU Landry

Page 9

adopté au Brésil et à l'étranger dans un proche avenir (Beraldo et al., 2004). Le coléoptère connu sous le nom de volaille espagnole, Lytta vesicatoria (L., 1758), contient des concentrations relativement élevées de cantharidine, un composé ayant des effets notables sur le système uro-génital des vertébrés. Dans le passé, il a été prescrit comme un aphrodisiaque remarquable, mais maintenant il est utilisé pour induire l'accouplement chez certains animaux domestiques et comme une thérapie pour certains troubles des voies urinaires. Hippocrate a prescrit L. vesicatoria comme médicament pour traiter ses patients hydropiques (Carrera, 1993). Cependant, la cantharidine est extrêmement toxique même à faible dose. (Clausen, 1954) a mentionné que les coléoptères méloïdes, lorsqu'ils sont ingérés à l'intérieur, peuvent affecter les reins. En fait, ils peuvent causer une gastro-entérite grave et une néphrite;

une dose aussi faible que 30 mg peut être létale (Berenbaum, 1995). Néanmoins, l'insecte est largement vendu (séché) et utilisé au Mexique.

Beaucoup plus d'études pharmacologiques et biochimiques doivent être faites pour évaluer la véritable efficacité de centaines espèces d'insectes médicinales régulièrement utilisées dans les médecines traditionnelles et modernes. Le comportement des insectes peut aider à découvrir des composés utiles en conduisant un observateur à un produit chimique inhabituel (Joyce, 1992). Eisner (cité dans Beattie 1992) appelle cela l'approche «biorationnelle» de la prospection chimique, l'application systématique de la connaissance de la biologie adaptative des organismes pour la solution des problèmes humains. Les études pour la découverte de composés bioactifs d'arthropodes se sont concentrées sur les insectes sociaux: les abeilles, les fourmis, les guêpes et les termites. La déduction biorationnelle permet d'analyser des espèces et des produits naturels pour la nourriture, la médecine, la fibre et bien d'autres nécessités, ainsi que de découvrir de nouvelles ressources biologiques (Beattie, 1992).

(Dunn et Sanchez, 2002) ont plaidé pour l'utilisation des insectes sociaux comme médicaments, en particulier les fourmis et les termites, en comparant leur comportement social et leur nature à ceux des êtres humains. Comme les humains, les insectes sociaux sont sensibles aux pathogènes de divers types, de sorte qu'ils ont développé l'utilisation de différents antibiotiques et de fongicides qui peuvent être directement utilisés par les humains. Il a été démontré que les fourmis vivant dans le

(24)

Réalisé par HEDANOU Landry

Page 10

sol fabriquent et utilisent des composés qui détruisent les champignons et les bactéries dans leurs nids souterrains et que le phytopte prédateur (Cybister tripunctatus , Olivier 1795) utilise des composés phénoliques pour repousser les attaques microbiennes (Pemberton 1999). La sécrétion de la glande métapleurale de la fourmi Myrmecia nigriscapa (Roger, 1861) est peut-être une source d'antibiotiques (Beattie et al., 1986).

Des composés biocides ont été isolés de nématodes, de limaces, de millipèdes, de blattes et de mouches (Kunin et Lawton, 1996). Des peptides antimicrobiens ont été découverts pour la première fois chez des larves d'insectes par le Dr Hans Boman de l'Institut Karolinska (Diamon, 2001). Les caractéristiques biologiques et comportementales des arthropodes suggèrent la présence de produits chimiques pouvant être actives sur le plan pharmacologique. Les divers produits chimiques défensifs des arthropodes ont des origines différentes: certains sont des produits fabriqués par les insectes eux-mêmes tandis que d'autres sont des produits chimiques défensifs obtenus à partir de plantes ou de proies séquestrées, concentrées ou transformées pour la défense de l'insecte (Berenbaum 1995). Puisque les plantes ou leurs produits chimiques constituent l'une de nos principales sources de médicaments, il est raisonnable de s'attendre à une activité pharmacologique des arthropodes qui se nourrissent de ces plantes médicinales et incorporent des composés phytochimiques ou produisent des produits chimiques similaires (Pemberton, 1999). De plus, les espèces d'insectes qui présentent une coloration aposématique pourraient être utilisées comme sondes pour la recherche de médicaments ou d'autres produits biochimiques utiles (van Hook, 1997).

1.2.3-Utilisation des insectes pour la magie.

L'entomothérapie intègre un système médical traditionnel complexe dans lequel sont incluses d'autres pratiques de santé populaire, telles que les amulettes, les charmes, les gestes et les transferts (Araùjo, 1977). Ainsi, les insectes ont joué d'importants rôles mystiques et magiques dans le traitement de plusieurs maladies dans de nombreuses cultures différentes à travers le monde (Clausen, 1954). Comme le souligne Campos (1972), la magie a un usage pratique et a du sens dans la vie ordinaire, et la plupart des associations entre les parties du corps des humains et des insectes semblent provenir de la magie sympathique. C'est la raison pour laquelle les larves et les insectes

(25)

Réalisé par HEDANOU Landry

Page 11

snakelike sont généralement recommandés pour le traitement de l'impuissance. Les exuvies de la cigale Huechys sanguinea (De Geer, 1773) sont utilisées pour prescrire des migraines et des otites en Chine (Kritsky, 1987). Les grillons, les katydes et certaines sauterelles sont fréquemment recommandés pour les maladies de la gorge et des oreilles (Berenbaum, 1995). Centipedes, qui ont beaucoup de jambes, sont utilisés pour les problèmes de jambe. Les coléoptères (Mylabris spp.), qui provoquent la formation de cloques sur la peau humaine, sont utilisés pour traiter les maladies de la peau. Les scorpions (B. martensii), qui sont douloureux, sont utilisés pour traiter la douleur (Pemberton, 1999). Une autre interprétation de l'association entre les caractéristiques des arthropodes et les médicaments est que les caractéristiques des arthropodes servent de dispositifs mémoniques pour marquer et rappeler les utilisations spécifiques de ces médicaments (Pemberton, 1999). Dans certaines régions d'Afrique, tous les aspects de la vie d'un individu sont influencés par ses croyances sur les pouvoirs magiques des animaux (Shampo et Kyle, 1991). Parmi les Baafiens camerounais, certains insectes attirent l'attention par leurs effets masculins sur les hommes ou leurs biens, ou comme porteurs d'esprits ou de maladies menaçants;

d'autres sont bénéfiques en tant que remèdes, protecteurs ou porteurs de bonne chance (Guarisma, 2003). Les Bushmen Jùhoansi, qui vivent dans la région de Nyae Nyae en Namibie, attribuent des pouvoirs de guérison au dendroctone Brachycerus ornatus (Drury, 1773). Les douleurs abdominales des femmes sont atténuées lorsqu'elles sont utilisées comme ornement (Green, 1998). Dans le district d'Ado-Ekiti, au sud-ouest du Nigeria, des femmes stériles mélangent des grillons taupes (Gryllotalpa africana) avec une soupe spéciale pour augmenter les chances de grossesse (Fasoranti, 1997). À Ijebuland, au Nigéria, les grillons (Brachytrupes sp.) sont consommés comme aliments afin de favoriser le développement mental et les soins pré- et postnataux (Banjo et al., 2003). Pour le peuple Dogon du Mali, les rites de la fécondité sont liés aux fourmis.

Des femmes stériles s'assoient sur des fourmilières et supplient le dieu Amma de les rendre fertiles (Werber 1992). Le scarabée sacré (Scarabaeus sacer L., 1758) dans l'Egypte ancienne était utilisé dans les rites religieux, les hiéroglyphes et les dessins de tombes, et comme amulettes, commémoratifs et porte-bonheur; des scarabées sculptés à la main ont été enterrés avec les morts (Cherry, 1985). L'ingestion des fourmis récolteuses de Californie (Pogonomyrmex californicus [Buckley, 1867]) à des fins

(26)

Réalisé par HEDANOU Landry

Page 12

visionnaires et chamaniques a été développée parmi les groupes indigènes du centre- sud de la Californie (Groark 2001). Les fourmis ont été avalées vivantes et non mastiquées, en quantités massives (dépassant souvent 400 fourmis), afin d'induire un état d'inconscience prolongée au cours duquel des esprits tutélaires (habituellement appelés «aides de rêve» ou «suertes») sont apparus à l'aspirant, devenant souvent des alliés surnaturels à vie. Les fourmis ont joué un rôle important à la fois curatif et la médecine préventive, traitant un inventaire divers des maux communs, y compris la paralysie, les maux gastro-intestinaux, les rhumes sévères, la douleur, l'arthrite, et les désordres gynécologiques (en particulier ceux occasionnés par l'accouchement).

L'ingestion de fourmis à des fins médicinales était aussi une pratique habituelle pour les Indiens Tübululabal, qui habitaient tout près de KernCounty, Californie (Hitchcock 1962): «Pour un mauvais rhume ou une paralysie, ils enveloppaient quatre ou cinq fourmis dans une petite boule d'aigle et le patient l’aval. Sur une période de deux à trois jours, le patient a avalé 15 à 20 de ces boules arrosées de gorgées d'eau. Toutes les 24 heures après avoir avalé les balles, le médecin provoquait des vomissements et le rétablissement du patient dépendait du nombre de fourmis encore en vie. Hitchcock (1962) ne précise pas comment ce traitement était censé aider le patient à se rétablir.

Les insectes sociaux jouent également un rôle crucial à la fois dans les systèmes symboliques et les rituels traditionnels dans toute l'Amazonie (Cesard et al., 2003).

(Lauck, 2002) rapporte que les Indiens Arawak de Guyane accueillent la morsure de la fourmi noire locale et la placent sur les nouveau-nés, croyant que la morsure stimulera le bébé à marcher tôt. Dans certaines tribus indigènes, les enfants et les adultes se soumettent aux piqûres douloureuses de la fourmi tocandira (Paraponera clavata) (Anonyme, 1982). Les gens subissent le rite tocandira principalement pour devenir résistants aux piqûres d'insectes venimeux et à certaines maladies, ainsi que pour se sentir plus forts. En fait, l'utilisation de piqûres de fourmis en médecine, en magie et en rituel est connue depuis longtemps. Balée (2000) discute de l'utilisation des fourmis dans les épreuves amazoniennes. Comme il le dit, '' Après que les cheveux de l'initié de Káapor soient rasés, les membres adultes de son groupe de parents utérins attachent de longues ficelles faites à partir de fibre de kïrawa (Neoglaziovia variegata) autour de son front et de sa poitrine. Soigneusement noués autour de leur thorax, sur chacune de ces cordes sont environ six tapin (Pachycondyla commutate [Roger, 1860]). Ils piquent

(27)

Réalisé par HEDANOU Landry

Page 13

la fille à plusieurs reprises '' (Bale'e 2000: 410). Nimuendaju (Cited et Hitchcock 1962) déclare que '' la relation étroite entre les insectes venimeux et le pouvoir magique est illustrée quand un chaman du Tucuna meurt. Les chansons magiques qu'il sait laisser sa bouche sous la forme de guêpes ou d'autres petites créatures et disparaître silencieusement.

(28)

Réalisé par HEDANOU Landry

Page 14

CHAPITRE II

MILIEU D’ETUDE

(29)

Réalisé par HEDANOU Landry

Page 15

2. MILIEU D’ETUDE

La commune de Ouidah est une importante cité historique du Département de l’Atlantique en République du Bénin.

2.1. Situation géographique

Ouidah est une ville béninoise, située dans le département de l’Atlantique. La ville s’étend sur 364 km2 et compte 76 555 habitants depuis le dernier recensement de la population. La densité de la population est de 210,3 habitants par km2 sur la ville. Elle est comprise entre les latitudes 1o57’03’’ et 2o14’26’’ Nord d’une part et les longitudes 6o17’46’’ et 6o26’25’’ d’autre part et se limite au Sud par l’Océan Atlantique, à l’Est par la Commune d’Abomey Calavi, à l’Ouest par la commune de Grand-Popo et au Nord par les Communes de Kpomassè et de Tori-Bossito.

Sur le plan administratif, la Commune de Ouidah compte dix (10) arrondissements subdivisés en soixante (60) quartiers de villes et de villages. Chaque quartier de ville est dirigé par un Chef Quartier, alors que chaque village est dirigé par un Chef de Village. Ils sont sous l’autorité d’un Chef d’arrondissement élu et membre du conseil communal (PDC Ouidah, 2009)

(30)

Réalisé par HEDANOU Landry

Page 16

Figure 1 : Situation géographique de la Commune de Ouidah

(31)

Réalisé par HEDANOU Landry

Page 17 2.2. Caractéristiques physiques (PDC Ouidah, 2009)

2.2.1-Climat

Située au Sud-Ouest du Bénin, la Commune de Ouidah appartient à l’ensemble géographique qu’il est convenu d’appeler « Zone humide ». Elle jouit d’un climat subéquatorial, caractérisé par deux saisons de pluie alternées de deux saisons sèches à durées inégales. La hauteur d’eau au cours de l’année varie entre 950 et 1150 mm. Elle est plus importante à l’Est qu’à l’Ouest. La température moyenne est de 27oC, variant de 24o à 30oC en saison des pluies et de 230 à 33oC en saisons sèches.

2.2.2-Sols

On distingue, du Sud au Nord, deux grands ensembles de sols : les sols sablonneux et les sols ferralitiques. Les sols sablonneux sont limités au cordon littoral qui regroupe les Arrondissements d’Avlékété, de Djègbadji et de Ouakpè-Daho. Cependant ce type de sol se retrouve également dans la partie Méridionale de Ouidah 1, Ouidah 3 et de Pahou. La RNIE1 marque la limite Nord de ce complexe parsemé de nombreux îlots.

Au-delà de cette limite, s’étendent les sols ferralitiques. Ils sont généralement localisés dans les Arrondissements de Savi, de Gakpé, et la partie septentrionale des Arrondissements urbains. Entre ces deux types de sols, existe la frange lagunaire, constituée de zones marécageuses et de plaines d’inondation.

2.2.3-Réseau hydrographique

Le réseau hydrographique est essentiellement caractérisé par un système lacustre et lagunaire dont les principaux plans d’eau sont : les lagunes de Djessin, Donmè, et le lac Toho. Ils sont alimentés par les fleuves du bassin du Sud-Ouest notamment le Kouffo et le Mono. Ils sont généralement très encombrés et leur production halieutique est en baisse à cause de la surexploitation anarchique et intensive par les populations riveraines.

2.2.4-Flore et Faune

Elle se situe dans un écosystème particulier constitué d’une diversité floristique et faunique. Du point de vue formation végétale, la flore est d’une manière générale dégradée, entièrement défrichée et qui laisse apparaître par endroits, l’existence de

(32)

Réalisé par HEDANOU Landry

Page 18

quelques îlots de forêts sacrées comme celle de Kpassè-Zoumè et d’Avlékété. En dehors de ces reliques de forêts naturelles, il existe plutôt de grandes plantations de palmier à huile, de cocotiers, d’arbres fruitiers (notamment les manguiers), de bois de feu. Les principales espèces de bois de feu sont l’Acacia auriculiformis et l’Eucalyptus camaldulensis. Elles couvrent une superficie de 300 ha à Ahouicodji. Dans le village de Gakpé, il existe de grandes plantations de cocoteraie (430 ha) et de palmeraie (830 ha). Ce domaine est dénommé CARON. Devenu une coopérative de tout le village, il est géré par un bureau élu. La cocoteraie reste le type de végétation du cordon littoral.

Les formations naturelles sont la savane herbeuse, les prairies et les formations marécageuses à Raphia gigantea, quelques mangroves à Rhizophora racemosa et Avicenia africana (ANCB, 2002).

La faune bénéficie de la diversité des composantes naturelles du milieu constituées d’un microclimat de type humide continental, d’une pluralité floristique composée de forêts naturelles, de plantations forestière et agricole, etc., de ressources en eau (plans et cours d’eau et océan), etc. Cette diversité de l’environnement naturel concourt à la diversité faunique, tant domestique que naturelle. Du point de vue domestique, il s’agit des animaux de compagnie et de bouche (volaille, petit bétail, pisciculture de petite échelle, etc.) ; quant à la faune naturelle ou sauvage, elle concerne plus le type aquatique, notamment les oiseaux, les poissons, les crustacés, les moules, les huîtres, tant d’origine continentale que marine.

2.2.5-Activités économiques (PDC Ouidah, 2009)

Ouidah est un territoire à vocation multiple : histoire, culture, tourisme, agriculture, pêche, élevage, commerce et services. La valorisation de cet espace l’est à travers les flux des personnes, des produits et de l’information entre d’une part, le centre urbain et les Arrondissements ruraux et d’autre part, la commune et les autres communes environnantes.

Les activités économiques diffèrent d’un arrondissement à un autre suivant la localisation et la nature des substrats qui les supportent. Si les quatre arrondissements urbains, à savoir Ouidah 1, 2, 3 et 4 remplissent mieux les fonctions afférentes à une ville, les autres arrondissements se consacrent plus aux activités agricoles et connexes.

(33)

Réalisé par HEDANOU Landry

Page 19

Les principales activités économiques de la commune peuvent se résumer à : agriculture, pêche, élevage, transformation de produits divers, commerce, exploitation de carrières de sable, tourisme, artisanat et transport.

(34)

Réalisé par HEDANOU Landry

Page 20

CHAPITRE III

MATERIEL ET METHODES

(35)

Réalisé par HEDANOU Landry

Page 21 3. MATERIEL ET METHODES

3.1. Matériel

Le matériel utilisé pour cette étude est composé de:

-fiches d’enquête pour les différentes questions à poser et aussi pour la prise de notes ; -mini-radio cassette dotée d’enregistreur ou des portables dotés d’enregistreur ;

-appareil photo numérique pour la prise de vues ; -une moto pour les déplacements ;

-carte géographique de la Commune de Ouidah pour la délimitation de la zone d’étude ;

-matériel de récolte pour la collecte des insectes énumérés par les enquêtés :

 filet fauchoir ;

 piège fosse avec Appât ;

 piège lumineux.

3.2. Méthodes d’étude

Les travaux de recherche entrant dans le cadre de la réalisation de cette étude sont effectués à travers diverses enquêtes afin de mieux cerner le sujet, et de disposer des données nécessaires pour atteindre les objectifs fixés. Ces travaux de terrain se sont déroulés dans la Commune de Ouidah.

Ce travail s’est déroulé suivant trois (3) phases : -la recherche documentaire ;

-l’enquête sur le terrain ;

-le dépouillement et le traitement des données collectées.

(36)

Réalisé par HEDANOU Landry

Page 22 3.2.1-La recherche documentaire

Une recherche documentaire a été effectuée dans le but de cerner les contours du sujet de recherche, de connaître les aspects du sujet déjà abordés et de faire un bilan des acquis dans le domaine. Cette recherche documentaire s’est effectuée essentiellement sur l’Internet avec le moteur de recherche Google. Un certain nombre de bibliothèques et centres de documentation ont été visités également. On peut citer :

- la bibliothèque de l’EPAC

- la salle de documentation du département de Génie de l’environnement - la bibliothèque de FSA

- la bibliothèque de FAST - la bibliothèque de FLASH

3.2.2. L’enquête sur le terrain.

D’après le quatrième recensement de la population au Bénin, la Commune de Ouidah regroupe 10 arrondissements dont quatre (4) urbains.

Une étude exploratoire a été réalisée dans tous les 10 arrondissements de la Commune de Ouidah afin de déterminer les arrondissements pouvant faire l’objet de l’étude. Au terme de cette étude, 3 arrondissements ruraux ont été choisis dans la Commune de Ouidah. Ces arrondissements ont été retenus selon les critères suivants :

-arrondissements reconnus pour leur attachement à la tradition ; - la disponibilité d’une importante quantité d’insectes ;

- arrondissements ayant un grand nombre de guérisseurs traditionnels

- la fréquence de l’utilisation des insectes par la population et surtout par les guérisseurs traditionnels dans ces villages.

Les arrondissements qui ont été retenus sont les suivants : Pahou, Savi et Gakpé.

(37)

Réalisé par HEDANOU Landry

Page 23 3.2.2.1. Population d’étude et échantillonnage

Tenant compte de l’âge des personnes interrogées (quinze « 15 » ans au moins), 150 personnes tous sexes confondus sont interrogées. Dans cette étude, l’échantillonnage est élaboré grâce à un mode aléatoire. Ces personnes ont été interrogées individuellement. Au total 150 personnes ont été enquêtés dont 20 guérisseurs traditionnels.

La répartition des personnes à enquêter dans chaque arrondissement se présente dans les tableaux ci-dessous

:

Tableau 1 : Répartition de la population enquêtée par village

Arrondissements Villages

Effectifs des personnes

enquêtées

ADJRA HOUNVE ADJRA ADOVIE AHOUICODJI AHOZON HOUNDJAVA HOUNKANMEDE KPOVIE

8 23

7 21 14 12 8 AMOULEHOUE

FONKOUNME GAKPE

TCHAKPECODJI

4 6 6 7 ADJOHOUNDJA MONSO

ASSOGBENOU DAHO BOSSOUVI

DEKOUENOU OUESSE

SAVI HOUETON SAVI HOUEYINOU

3 5 4 7 5 4 7

Total 150

3.2.2.2. Procédure d’enquête dans les villages

Dans chaque village visité, le questionnaire a été administré aux responsables des ménages. En dehors des ménages, ce questionnaire a été administré également aux tradi-thérapeutes et les guérisseurs qui sont certainement des personnes bien indiquées pour nous fournir des informations sur l’usage médicinal des insectes.

Pahou

Gakpé

Savi

(38)

Réalisé par HEDANOU Landry

Page 24

Les langues d’administration du questionnaire sont : le Fon et le Français.

3.2.3-Dépouillement et traitement des données collectées

Le dépouillement des fiches d’enquête a été manuel. Il a consisté à la prise de connaissance globale des informations recueillies suivie de la codification des fiches et des réponses aux questions puis à leur enregistrement dans la matrice conçue à cet effet. Ces données ainsi codifiées ont été saisies et traitées grâce au tableur EXCEL, à partir duquel les tableaux d’analyse et les graphes d’interprétation relatifs aux données ethno-entomologiques ont été élaborés.

Fréquence relative de citation

L’importance locale de chaque espèce a été calculée en utilisant la fréquence relative de citation (Tardio et Pardo-De-Santayana, 2008). Elle est calculée suivant la formule

Equation 1 : RCF=Fc/N

Avec

Fc : nombre d’enquêtés ayant mentionné l’usage de l’espèce ; N : nombre total d’enquêtés

RCF : Fréquence Relative de Citation

(39)

Réalisé par HEDANOU Landry

Page 25

CHAPITRE IV :

RESULTATS ET DISCUSSION

(40)

Réalisé par HEDANOU Landry

Page 26 4. RESULTATS ET DISCUSSION

4.1. Résultats

Les informations collectées nous ont conduits au tracé de différents graphes pour l’interprétation des résultats.

4.1.1. Composition ethnique des enquêtés

La figure 2 ci-dessous indique les différents groupes socioculturels rencontrés. De cette figure, il ressort que la population de la Commune est composée majoritairement de Fon, d’Adja, et Aïzo. Les grandes composantes socioculturelles de la commune se présentent comme suit : Fon 57,33%, Adja 14%, Aïzo 6,66%, Mina 2,66% et Yoruba 2,66%.

Figure 2 : Répartition des enquêtés selon l’appartenance au groupe ethnique

4.1.2. Répartition des enquêtés selon l’âge et le sexe

La figure 3 indique la classe d’âge des différents enquêtés. L’âge des enquêtés a été subdivisé en 3 classes. Respectivement inférieur ou égal à trente (30) qui représente les jeunes ; 30-60 représentant les adultes et supérieur ou égal à 60 représentant les personnes d’âges avancés. L’âge des enquêtés varie entre 15 à 80 ans.

La classe d’âge la plus représentée est celle comprise entre 15 et 30 ans avec une représentativité de 59,33%. Parmi les personnes enquêtées, les hommes constituent la

0 10 20 30 40 50 60

Fon Mina Aïzo Adja Yoruba Autres

57,33

2,66 6,66

14

2,66

16,66 Fréquence (%)

Ethnies

Groupe ethnique des enquêtés

Fon Mina Aïzo Adja Yoruba Autres

(41)

Réalisé par HEDANOU Landry

Page 27

couche la plus dominante. Cela est dû au fait que les hommes ont été en premier plan plus disposés à communiquer avec nous compte tenu du thème.

Figure 3 : Répartition des enquêtés selon les classes d’âge et le sexe

4.1.3. Niveau de scolarisation des enquêtés

La figure 4 illustre la répartition des enquêtés suivant le niveau de scolarisation. Il ressort de cette figure que près de la moitié, soit 42,66% de ces enquêtés ont principalement le niveau primaire. Par ailleurs, 11,33% de ces enquêtés ont un niveau universitaire, 30% le niveau secondaire et 16% qui sont non scolarisés.

0 10 20 30 40 50

≤30 30-60 ≥60

adulte vieux

46

30,66

2 13,33

7,33

0,66

Fréquence (%)

âges

Classe d'âge et sexe

Série1 Série2Femme

jeune

Homme

(42)

Réalisé par HEDANOU Landry

Page 28

Figure 4 : Niveau de scolarisation des enquêtées

4.1.4. Activités professionnelles des enquêtés

La figure 5 montre que les personnes enquêtées sont pour la plupart des agriculteurs (30,66%), commerçants (15,33%), élèves (14,66%) guérisseurs (13,33%) et autres (20%) et que les employé ne constituent que 6% des enquêtés.

Figure 5 : Répartition des enquêtés par profession

0 10 20 30 40 50

Non scolarisé Primaire Secondaire Universitaire 16

42,66

30

11,33 Fréquence (%)

Niveau d'étude

Niveau de scolarisation des enquêtées

Non scolarisé Primaire Secondaire Universitaire

0 5 10 15 20 25 30 35

14,66

30,66

13,33 15,33 6

20 Fréquence (%)

Profession

Activités professionnelles des enquêtés

Elèves Agriculteur Guerisseur commerçant Employé Autres

(43)

Réalisé par HEDANOU Landry

Page 29 4.1.5. Fréquences relatives de citation des insectes (FRC)

Parmi les espèces d’insectes inventoriées lors des investigations, certaines se révèlent être plus fréquemment citées. Ainsi donc les insectes fréquemment cités ont une grande importance du point de vue thérapeutique, alimentaire ou mystique que ceux qui sont rarement cités. Ceci témoigne de leur grande utilité dans le domaine médicinale, alimentaire ou mystique dans la commune de Ouidah. Le tableau II ci- dessous illustre la Fréquence Relative de Citation de ces insectes.

Tableau II : Fréquence Relative de Citation (FRC)

Nom scientifique

Nom usuel Nombre de citation FRC Nom Fon Nom Yoruba Periplaneta

africana

Cafard 12 0,08 hlakpakpa

Apis mellifera Abeille 13 0,08 wiin èb

Luciola lusitanica

Luciole 8 0,05 zoflègnin

Musca domestica

Mouche 11 0,07 soukpɔ

Forficula auricularia

Pince-oreille 1 0,006

Coptotermes formosanus

Termite ouvrier

4 0,02 agbotla

Cordulegaster bidentata

Libellule 1 0,006 ahlinhɛn l mil mi

Rhynchophorus spp

Ver palmiste 104 0,69 trǎn

Kalotermes flavicolis

Termite ailée 130 0,86 kɔflekɔ

Acheta domesticus

Grillon 19 0,12 ajaklé

Macrotermes sp.

Termite reine

15 0,1 kɔxɔsu

Coptotermes formosanus

Termite soldat

3 0,02 kɔsukɔsu

agbotla Tapinoma

sessile

Fourmis noir des

chambres

3 0,02 ɖiɖɛ èèrùn

Dorylus gribodoi

Fourmis magnan

2 0,01 zanhwan

Glossina sp. Mouche tsé tsé

1 0,006 asɔfin

Ammophila sabulosa

guêpe 3 0,02 gbɔvɛ agb n

Drosophila melanogaster

Mouche drosophile

1 0,006 gan sukpɔ agboolé on y méj

(44)

Réalisé par HEDANOU Landry

Page 30 Quelques photos des insectes énumérés ci-dessus sont présentées dans l’Annexe II du présent rapport.

4.1.6. Usage fait des insectes dans la commune de Ouidah

La figure 6 présente les différents usages faits des insectes dans la commune de Ouidah. Ils sont utilisés à la fois dans la consommation, dans les usages thérapeutiques et aussi parfois dans les actes mystiques. Il ressort de cette figure que les insectes sont couramment utilisés pour des fins alimentaires soit 70,73% que pour des usages thérapeutiques (17,56%), pour l’usage mystique (8,33%) ou autres (3,37%).

Figure 6 : Fréquence des différents usages faits des insectes

0 20 40 60

80 70,73

17,56

8,33 3,37 Fréquences (%)

Usages

Usages des insectes

Consommation Usage thérapeutique Usage mystique Autres

Danaus plexippus

Adulte de papillon

10 0,06 awɛwɛ labal ba

Sitophilus oryzae

Charançon du riz

2 0,01 ɖi

Tetramorium caespitum

Fourmis à sucre

4 0,02 atȉtą

Paltothyreus tarsatus

Fourmis des cadavres

34 0,22 asyansyan

Monomorium pharaonis

Fourmis pharaon

4 0,04 akpikpi

(45)

Réalisé par HEDANOU Landry

Page 31 4.1.7. Organes utilisés et formes d’utilisation des insectes

4.1.7.1. Organes utilisés

Les organes utilisés dans le traitement des maladies sont variées. Les différents organes utilisés sont : la tête, le thorax, l’abdomen et généralement l’insecte entier. La figure 7 montre que l’insecte entier (97,25%) est le plus utilisé par rapport aux autres organes qui le compose tels que la tête (0,6%), le thorax (0,6%), l’abdomen (0,95%) et autres. Cela est dû au fait que vu sa petitesse il sera difficile de séparer la tête du thorax et le thorax de l’abdomen.

Figure 7: Organes fréquemment utilisées

4.1.7.2. Etat d’utilisation des insectes

Les insectes sont utilisés sous plusieurs formes culinaires soit frais, sec ou frit.

L’état frit se présente au premier rang avec un pourcentage de 74,51% puis vient ensuite l’état frais (10,8%), l’état sec (13,85%), et autres (0,83%)

0,6 0,6 0,91

97,25

0,6 0

20 40 60 80 100 120

Fréquence (%)

Organes

Organes utilisés

Tete Thorax Abdomen Insecte entier Autres

(46)

Réalisé par HEDANOU Landry

Page 32 Figure 8 : Forme d’utilisation des insectes

4.1.7.3. Formes médicamenteuses

La figure 9 montre que la poudre (58,57%) apparait comme la forme médicamenteuse la plus utilisée par rapport aux autres formes telles que l’état pilules (1,42%), sirop (18,57%) et autres (21,42%).

Figure 9 : Formes médicamenteuses des insectes

4.1.7.4. Mode d’administration dans le traitement des maladies

La figure 10 présente les modes d’administration des espèces recensées en fonction des fréquences. Ceux qui sont plus indiqués sont : la voie orale (60,3%) ; la voie cutanée (15,4%) ; voie oculaire (11,32%). Les différentes maladies guéries par le biais des insectes seront présentées dans l’annexe III

0 10 20 30 40 50 60 70 80

Frais Sec Frit Autres

10,8 13,85

74,51

0,83 Fréquence (%)

Etat

Etat d'utilisation

Frais Sec Frit Autres

0 10 20 30 40 50 60

Poudre Pillules Sirop Autres

58,57

1,42

18,57 21,42 Fréquence (%)

Forme médicamenteuse

Formes médicamenteuses

Poudre Pillules Sirop Autres

Références

Documents relatifs

Stebbingi Chevreux sur une poutre couverte d’Anatifes, échouée depuis peu dans la baie de Ponta-Delgada, mais ces deux espèces sont communes sur les rivages de l’archipel ;

Hepatoprotective and antioxidant activity of ethanolic extracts of edible lotus (Nelumbo nucifera Gaertn.) leaves. Anti-HIV benzylisoquinoline alkaloids and flavonoids from

symétriques en forme de fer à cheval ; au centre de celles-ci, elle , mord plus profondément l'écorce avant d'y introduire un œuf avec son oviscapte. La larve évolue dans

hu mile (anciennement Iridomy r- mex humilis), est un insecte nui- sible que l'on trouve dans les reglOns méditerranéennes, en Afrique du Sud, en Australie, etc. Il

Si je mens, poursuis-la de tes doigts, joue avec elle à quatre coins, et quand tu l'auras saisie, entre deux bonds, sur une feuille de luzerne, observe sa bouche

C'est une Lème écarlate qui pend comme un bouton de corail aux limbes d'albâtre de la plus belle des liliacées; c'est un Gribouri vert qui étincelle comme une phrase

Fin avril, début mai, les imagos apparaissent, les mâles avant les femelles, puis s'accou- plent et les pontes commencent 10 à 20 jours plus tard, les œufs sont déposés en petit

Le Capricorne de l'Euphorbe, Oberea erythrocephala, présent en Europe, mais aussi aux États-Unis et au Canada dans les régions cen- trales et occidentales, dont le cycle est