Ces deux dernières semaines ont
enfin permis aux services du Maap, de finaliser la réforme des Haras nationaux très attendue par chacun d'entre nous et de nous la faire connaître. Pendant ce temps en effet, des rencontres ont eu lieu entre le ministre, son cabinet et les élus, pour mettre au point le schéma territorial, et parallèlement, des réunions se sont succédées pour examiner avec les socio- professionnels le fonctionnement du GIP.
Avec cette réforme, les Haras natio- naux vont continuer à vivre au sein des deux nouvelles structures. Le nouvel éta- blissement public d'une part, qui va lui permettre d'étendre ses missions aux acti- vités équestres et au mouvement sportif notamment ; le Groupement d'intérêt public d'autre part, en étroite collabora- tion avec nos partenaires de la filière pour qu'ils s'impliquent davantage. Les com- pétences de nos équipes se déploieront ainsi sur des missions de service public recentrées dans le cadre de l'IFCE et, dans
le cadre du GIP, elles développeront des actions sur l'étalonnage, la reproduction et les prestations techniques.
Ce numéro d'Haras hebdo com- porte un dossier spécial sur l’ac- tualité de la réforme :
- une note du ministère sur la politique de l’Etat dans le domaine du cheval
- une présentation de l'Institut français du cheval et de l'équitation (IFCE)
- une note de présentation de France Haras Dans cette réforme au service de la filière du cheval et de l'équitation, l'avenir des personnels a été soigneusement pris en compte : je vous renvoie aux informations mises à la fois sur Intranet et vous invite à utiliser, le cas échéant, le blog, afin que nous puissions répondre à vos éventuel- les questions.
EDITORIAL
Haras “Parce qu’il y a des hommes et des chevaux” Hebdo
LA LETTRE D’INFORMATIONS INTERNE DES HARAS NATIONAUX
n°141 -
du 4 au 17 décembre 2009Nicole Blanc Directeur général
Vous trouverez sur Intranet le compte rendu intégral du Conseil d’ad- ministration des Haras nationaux qui s'est tenu le 3 décembre 2009 dans les locaux de l'antenne parisienne. Sous la présidence de Jean Lesne, 23 administrateurs étaient présents ou représentés, dont les quatre représentants des personnels présents. A l'ordre du jour, des questions budgétaires et la réforme de l'Etat au service de la filière du cheval et de l'équitation.
Sur la photo : de gauche à droite, Charles de Certaines, Marie-Hélène Le Hénaff de la sous- direction du cheval, Jean Lesne, président du conseil d’administration, Nicole Blanc, directeur général (avec Françoise Geneste, assistante), Jacques Gounet, administrateur, président de la
2
Stratégie
L
A POLITIQUE DE L'E
TAT DANS LE DOMAINE DU CHEVAL ET SON FINANCEMENT EST EN COURS DE RÉORGANISATION. C
ETTE RÉFORME DOIT ENTRER EN VIGUEUR DÉBUT2010.
Des missions de l'Etat recentrées et une volonté forte d'implication des professionnels :
Le choix a été fait de rapprocher les Haras nationaux de l'Ecole nationale d'équitation, le Cadre Noir, pour créer un uni- que établissement public administratif, l'Institut français du cheval et de l'équitation, recentré sur des missions de ser- vices public, au service de l'ensemble de la filière.
Pour porter les missions techniques qui relèvent du domaine concurrentiel et qui nécessitent une implication de l'en- semble des professionnels de la filière, il sera crée un groupement d'intérêt public, France Haras. La gouvernance de France Haras sera assurée par les associations professionnelles, les associations d'éleveurs, les collectivités territoria- les, et l'Etat.
La réforme de l'Etat au service de la filière équine et de l'équitation
Suivant leurs compétences et leurs missions, les personnels de l'ENE et des HN dépendront, à la création de ces éta-
blissements, de l'Institut français du cheval et de l'équitation ou de France Haras.
Stratégie
Le projet de décret relatif à l'Institut français du cheval et de l'équitation (IFCE) a été adressé au Conseil d'Etat par les deux ministères de tutelle de ce futur établissement public : ministère chargé de l'agriculture et celui chargé des sports. Ce texte peut donc encore subir un certain nombre de modifications et les dispositions mentionnées ci-dessous ne peuvent, à ce jour, qu'être provisoires. Par ailleurs, ce texte devra recueillir l'avis formel des Comités techniques paritaires centraux (CTPC) des deux établisse- ments. Ceux-ci sont prévus le 11 décembre pour l'ENE et le 17 décembre pour Les Haras nationaux.
Il prévoit ainsi la création d'un établissement public à caractère administratif, par regroupement des établissements publics "
Les Haras nationaux " et " Ecole nationale d'Equitation " (article 1).
La présentation des missions de l'IFCE répond à la nécessité de modifier les deux Codes " du sport " d'une part et " rural " d'au- tre part, les décrets fondateurs des deux établissements " source
" ayant été " codifiés ".
Ainsi l'article 2 modifie le Code du sport en prévoyant que l'IFCE gère une école située à Saumur et en lui attribuant des missions qui sont transcrites de manière strictement identique aux alinéas correspondants modifiant le Code rural. Seul l'alinéa 5 de cet article est issu de missions propres à l'école qui contribue à la diffusion des bonnes pratiques {équestres} et l'insère dans un réseau national du sport de
haut niveau.
C'est l'article 3 qui modifie le Code rural, donne l'ensemble des missions de l'IFCE et en précise sa gouvernance et ses modalités de fonctionnement.
Ainsi l'IFCE a pour missions de "
promouvoir l'élevage des équidés et les activités liées au cheval, ainsi que de favoriser le rayonnement de l'équitation, en parte- nariat notamment avec les organisations socioprofessionnelles, les collectivités locales et les associations. "
L'ensemble des activités à caractère scientifiques, techniques, économiques et culturelles nécessaires à l'accomplissement de ces missions y est mentionné de façon très proche de ce qui exis- tait pour Les Haras nationaux : notamment pour la définition et la
mise en œuvre de politique d'orientation de l'élevage et de l'utilisation des équidés, la conser- vation et l'amélioration des races d'équidés pour assurer une régula- tion économique et génétique pre- nant en compte les intérêts à long terme de la filière, l'identification des
équidés et la tenue du fichier central, la collecte et le traitement d'informations économiques, l'organisation de formations aux métiers du cheval, les relations internationales et de coopéra- tion, des actions de recherche et développement, de diffusion du progrès technique, etc.
Pour ce faire, l'IFCE peut acquérir et gérer des reproducteurs, ins- truire des demandes de subventions, accorder des primes d'en- couragement à l'occasion de concours d'élevage, réaliser, éditer et diffuser des études et publications, prendre des brevets, créer des filiales ou participer à des Syndicats Mixtes, des Sociétés d'Economie Mixte, des groupements, des associations.
Le Conseil d'administration est composé de 21 membres dont 7 représentants de l'Etat, 11 personnalités qualifiées représentant des socioprofessionnels, 3 représentants élus des personnels.
Les rôles du Conseil d'administration et du directeur général sont définis. Un commissaire du Gouvernement est placé auprès de l'établissement et dispose d'un droit de veto à l'égard des déli- bérations. L'IFCE dispose d'un conseil scientifique et d'un conseil de formation. Le Directeur général est assisté d'un direc- teur général adjoint chargé de la formation et de la promotion de l'équitation de haut niveau et d'un écuyer en chef, responsable technique du " Cadre noir ".
Les biens, droits et obligations des établissements " Les haras nationaux " et " Ecole nationale d'Equitation " sont transférés à l'IFCE (article 5). Les articles 6 à 9 précisent les mesures de tran- sition à la création de l'IFCE.
Après avis du Conseil d'Etat et des CTPC, le texte pourra être mis dans le circuit signatures des différents ministres concernés et sera alors publié au Journal Officiel.
Présentation de l'Institut français du cheval et de l'équitation (IFCE)
4
Stratégie
Le Conseil de moderni- sation des politiques publiques du 11 juin 2008 a décidé de recen- trer l'établissement public les Haras nationaux sur ses seules missions de service public et de prévoir un rapprochement de cet établissement avec l'Ecole natio- nale d'équitation.
Pour mettre en œuvre ces déci- sions, il est créé un Groupement d'Intérêt Public (GIP), afin de por- ter les missions techniques rele- vant du domaine concurrentiel en permettant que la gouvernance soit assurée en partenariat avec les organisations socioprofession- nelles et les collectivités territoria- les.
Ce GIP, appelé FRANCE HARAS, a pour vocation de porter les mis- sions suivantes :
- activité d'étalonnage pour ce qui concerne les races de sport et de selle, les poneys, les chevaux de courses Pur sang et Trotteur fran- çais ;
- identification de terrain : relevé de signalement et pose de trans- pondeurs) ;
- appui technique à la reproduc- tion : sevrage, poulinage, éduca- tion de jeune poulain ;
- prestations de service dans le domaine de la reproduction (ani- mation d'un réseau de sites, transport de semences).
Pour ce qui concerne les races qui continueront d'être aidées par l'Etat, les activités d'étalonnage seront conduites par France Haras selon des modalités particulières à établir entre le GIP et l'IFCE. La durée d'assistance par l'Etat des races AQPS, Anglo-arabe, trait, ânes et mulets, sera déterminée avec les associations nationales de races compétentes, avant la constitution du GIP.
Les compétences confiées à France Haras s'inscrivent désor- mais dans un espace concurren- tiel ouvert, ce qui doit permettre de développer dans le sens d'une
plus grande modernité ses diffé- rentes activités en y impliquant davantage les associations d'éle- veurs, les structures profession- nelles et les collectivités territoria- les.
Le groupement gèrera l'ensemble des installations techniques (cen- tres techniques temporaires ou permanents, autonomes ou situés à l'intérieur des actuels 19 haras nationaux soit au total 85 unités), les équipements et étalons (dont la totalité des étalons propriété de l'établissement public administra- tif des haras nationaux) qui lui seront transférés tant par l'établis- sement public administratif des Haras Nationaux que par des structures professionnelles ou des collectivités territoriales.
Ce projet mobilisera de l'ordre de 400 personnes des actuels Haras nationaux.
Ces personnels conserveront leur statut d'origine ainsi que les avan- tages afférents et exerceront leur travail dans des conditions qui restent constantes tant pour ce qui concerne les modalités prati- ques que ce qui concerne la loca- lisation. Ils seront gérés par l'IFCE.
Compte tenu de leur implication financière massive par l'apport du capital initial, les pouvoirs publics resteront bien évidemment majo- ritaires dans le groupement et donc garants de la préservation tant des intérêts des agents tech- niques des Haras nationaux que des acquis pour la filière de trois siècles de gestion strictement publique.
France Haras marque la volonté forte du ministère de s'inscrire durablement dans un processus de partenariat avec les collectivi- tés territoriales et les associations d'éleveurs pour gérer au plus près des préoccupations des régions les activités du groupement et faire évoluer son fonctionnement vers un travail en réseau.
Ce projet global, cohérent et par-
tenarial a vocation à convaincre tant les responsables des collecti- vités territoriales que les acteurs nationaux et régionaux d'y adhé- rer et de s'y impliquer y compris financièrement.
Il s'agit de faire de ce GIP, non pas une structure monolithique et cen- tralisatrice, mais une tête de réseau public/privé s'inscrivant dans des dynamiques territoriales fortes. Il a ainsi vocation au cours des cinq premières années de son existence :
- à développer une activité d'ac- compagnement général au service des éleveurs et plus généralement de l'ensemble des professionnels de la filière au travers d'une gou- vernance nationale,
- à conforter des dynamiques terri- toriales fortes pour la gestion des différents centres techniques au travers d'une gouvernance qui associerait tant les collectivités territoriales que les associations régionales d'éleveurs directement concernées ; ce travail partenariat pourrait déboucher sur la création d'entités régionales directement en phase avec les problématiques spécifiques de chaque territoire, - à s'assurer du respect du droit de la concurrence dans ses activités.
Le GIP, comme l'impose la loi, est à durée déterminée. Une première période de cinq ans permettra aux différents membres de France Haras d'œuvrer de manière appro- fondie et d'apprendre réellement à travailler ensemble. Ces cinq années doivent permettre de redessiner les contours des diffé- rentes activités qui bénéficieront d'une plus grande implication des socioprofessionnels et des collec- tivités territoriales.
Dans cet esprit, il conviendra de conduire rapidement une analyse fine des activités de France Haras afin de favoriser, y compris au niveau local, les initiatives éven- tuelles qui seraient souhaitées par les différents acteurs.
En effet et sans attendre la fin de cette période de 5 ans, les mem- bres du GIP débuteront une réflexion collective sur l'avenir du
groupement. Si les membres, en particulier le ministère de l'ali- mentation, de l'agriculture et de la pêche, sont satisfaits des condi- tions dans lesquelles se sera déroulée cette première expé- rience, qui aura permis une appro- priation de ce nouvel outil par les socioprofessionnels et les collecti- vités territoriales, le groupement pourrait être reconduit pour une ou plusieurs périodes de 5 années. Cette reconduction pourra se faire sur les mêmes bases ou sur des bases modifiées tant en terme de compétences que de tour de table pour prendre en compte les plus récentes évolu- tions en matière d'implication des uns et des autres et d'organisation territoriale du travail et pour favo- riser de nouvelles améliorations.
Le GIP pourra également, le cas échéant, être transformé en une autre entité juridique ou décliné régionalement s'il s'avérait que celle-ci pourrait être mieux adap- tée à son objet et aux évolutions en cours.
Quoi qu'il en soit, la situation et le statut des agents seront l'objet d'attentions particulières afin de garantir chacun dans sa carrière.
Enfin un schéma territorial sera défini en cohérence avec les mis- sions dévolues à France Haras : - France Haras se construit autour des métiers de service à l'élevage : l'étalonnage, l'identification de terrain et les services aux profes- sionnels. En conséquence, les 85 centres techniques seront transfé- rés à ce nouvel établissement ; - pour ce qui concerne les 18 sites majeurs des Haras nationaux, composés chacun d'un centre technique et pour certains d'un pôle hippique : les centres techni- ques seront transférés à France Haras, et le cas échéant, les instal- lations hippiques de sport à l'Institut français du cheval et de l'équitation (établissement repre- nant les missions de service public des Haras nationaux et cel- les de l'Ecole nationale d'équita- tion.
Présentation de France Haras
“
5Créateurs de valeur
La station expérimentale des Haras nationaux au cœur de la recherche équine française Le Conseil Scientifique
des Utilisateurs (CSU) de la station expéri- mentale de Chamberet s'est réunie pour sa journée annuelle le jeudi 26 novembre.
Située en Corrèze sur un domaine de 130 ha, la ferme expérimentale héberge 150 chevaux d'éle- vage et une équipe de 10 personnes entièrement dédiés à la recherche. Les travaux sont réalisés sur avis du Comité d'Orientation Scientifique et Technique des Haras nationaux qui lance chaque année un appel d'offres à propositions de recherche auprès de l'ensemble de la communauté scientifi- que.
Les projets en cours sont nombreux et très variés concernant le comportement, la préven- tion de l'ostéochondrose, le pâturage et le parasitisme, la reproduction et la lutte anti- dopage.
Carol Sankey (Université de Rennes) termine sa thèse de doctorat sur
l'apprentissage chez le jeune cheval
(0-3ans)et montre que le renforcement positif (récompense alimen- taire...) améliore et de manière durable l'utilisation ulté- rieure (pré-débourrage..). En 2010, les travaux de l'équipe doivent viser à proposer des solutions pratiques pour per- mettre des interventions sur le poulain (soins, radios, injections..) sans altérer la relation entre le cheval et l'homme. De plus, Léa Lansade (Haras nationaux basée à l'INRA) doit tester de nouvelles méthodes de récompense pour faciliter l'apprentissage.
Deux programmes portent sur l'
ostéochondrose
, maladiede la croissance osseuse qui concerne jusqu'à 40% des chevaux. Dans le cadre d'un programme financé par l'ANR (Agence nationale pour la recherche), L Schibler (BIGE - INRA) étudie les articulations de poulains atteints et de poulains sains pour remonter par les outils de la génomi-
que aux gènes.
Un second programme de Pascale Chavatte-Palmer (INRA Jouy) devrait démarrer en 2010 pour comprendre l'in- fluence de la période fœtale (et notamment de la disponi- bilité des apports nutritifs maternels) sur l'apparition de l'ostéochondrose.
Deux études concernent la conduite du
pâturage
. La pre-mière de Géraldine Fleurance (Haras nationaux basée à l'INRA) a étudié l'influence du taux de chargement sur l'évo-
lution de la prairie et les modalités de pâturage par le che- val… Jacques Cabaret (INRA) devrait démarrer un pro- gramme sur la gestion du parasitisme et notamment la mise au point d'une mesure facile des résistan-
ces des parasites pour traiter à bon escient.
Marianne Vidament (Haras nationaux basée à l'INRA) met au point un traitement antiGnRH pour réaliser une
castration réversible
(seulepossibilité de blanchir les étalons porteurs excréteurs du virus d'artérite virale). En effet, le traitement utilisé actuellement, la vaccination antiGnRH n'est pas toujours réversible !
MA Popot du Laboratoire des courses hippiques démarre une seconde génération de
dépistage des médications par approche métabolomique
. Celle-ci permettra par une seule analyse de trier les chevaux traités par toute une famille de produits.La station met également ses installations et chevaux expérimentaux à disposition de
l'industrie privée
(labora-toires pharmaceutiques, entreprise en cours d'incubation et lauréate du concours équidéfi…). Ces prestations per- mettent de couvrir 10% des frais de la station.
Françoise Clément
”
“CETTE JOURNÉE EST CHAQUE ANNÉE UN SUCCÈS. NOUS FAISONS UN BILAN ET NOUS DÉCIDONS DES ORIENTATIONS DE LA STATION POUR L'ANNÉE
À VENIR. NOUS ÉTUDIONS ET RÉPARTISSONS L'UTILISATION DU TROUPEAU ET DES INFRASTRUCTURES, CAR NOUS SOMMES SOLLICITÉS ET NOUS DEVONS ÉTABLIR UN PLAN D'ACTION, PAR EXEMPLE, CETTE JOURNÉE PERMET DE NÉGOCIER L'UTILISATION DES POULAINS À NAÎTRE.
LE CONSEIL SCIENTIFIQUE REGROUPE TOUS LES UTILISATEURS DE LA STATION, AINSI QUE LA DIRECTION RÉGIONALE DE LA RECHERCHE ET DE LA TECH-
NOLOGIE DULIMOUSIN, LADDSVET DES ÉLUS LOCAUX. CELA PROUVE L'IMPORTANCE DE NOTRE STATION QUI EST UN SITE UNIQUE ENEUROPE ET
UN EXTRAORDINAIRE OUTIL DE RECHERCHE CAR NOUS POUVONS MODÉLISER UN ÉLEVAGE SELON LES ÉTUDES EN COURS.
POUR L'AVENIR NOUS ORIENTONS LES ACTIONS VERS LES COMPORTEMENTS DU CHEVAL. LE VOLET SUR L'ALIMENTATION RESTE UN GROS PROGRAMME, PARTICULIÈREMENT SUR L'ALIMENTATION EN PÂTURAGE GRÂCE À DE NOUVELLES MÉTHODES’
Laurence Wimel.
Propos recueillis par Philippe-Henri Forget
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Créateurs de valeur
L'INNOVATION DU SIRE AU SERVICE À LA FILIÈRE Le SIRE évolue en permanence pour répondre aux évolu- tions réglementaires ou aux sollicitations des acteurs de la filière. Le Service Innovation et Economie, est en première ligne pour coordonner cette mise en œuvre en assurant un lien étroit entre le commanditaire et la DSI. Voici une illus- tration de 3 projets commandités par la filière et réalisés en 2009.
Gestion de la fin de vie des équidés avec l'ATM Equidés-Angee
Depuis juillet 2009, les frais demandés par les équarrisseurs pour l'enlèvement et l'élimination des cadavres des animaux d'élevage ne sont plus ni négociés, ni pris en charge par l'Etat.
Dans cette conjoncture, les acteurs des filières animales ont été appelés à se regrouper en associations dites ATM (Animaux trou- vés morts) qui négocient collectivement les tarifs avec les équar- risseurs, collectent les paiements individuels des détenteurs et payent directement les équarrisseurs pour leur prestation. La filière équine a vu ainsi la création de l'ATM équidés ANGEE.
Une convention a été signée entre cette ATM et les Haras nationaux pour leur confier la tenue du service centralisé de gestion de l'équarrissage.
Cette collabora- tion, a débouché dès juillet 2009 sur la mise en place d'un ser- vice centralisé, permettant aux propriétaires et détenteurs de déclarer la mort d'un équidé et de s'acquitter des frais d'équar- rissage selon le tarif négocié par l'ATM. Il devrait être complété à terme par un système de cotisations annuelles par cheval, per- mettant aux détenteurs d'être couverts le jour de la mort de leur animal.La déclaration de mort d'un animal ne peut se faire que sur Internet
et nécessite la possession d'un compte sur le site des Haras nationaux. Le choix exclusif de ce mode de ges- tion dématérialisé s'explique par les délais d'enlèvement (deux jours pour les équarrisseurs) qui sont incompatibles avec les délais de gestion de documents sur un support papier et de paie- ments par chèque.Delphine de Cadolle, avec Julie Schneider
Prélèvement des frais de l'inscription au stud-book ou au pro- gramme d'élevage à la naissance
Fin 2008, début 2009, à la demande des associations de races, il a fallu rapidement intégrer à la procédure de démarche en ligne le prélèvement livret pour certains stud-book. Le SIRE s'est adapté afin de gérer ces nouvelles prestations depuis la déclara- tion de naissance jusqu'à l'édition du livret avec une personnali- sation accrue du site, des courriers de relances, etc. Ce travail a été mené en lien très étroit avec les associations de race concer- nées. Il a été également nécessaire de gérer l'impact de ces modifications pour les démarches papier. Les races ayant choisi ce mode de prélèvement dès 2009 étaient le Selle Français, l'Anglo-Arabe et l'Arabe. Elles seront rejointes en 2010 par l'Islandais.
Frédérique Viaud et Emilie Goulas Mise en disposition de " webservices " pour un site distant : que le site des engagements en concours de modèle et allures de la FCS
La Fédération des Chevaux de Sport a souhaité fin 2008 ouvrir un site d'engagement en ligne en concours de modèle et allures. Ce site a été construit en partenariat étroit avec le SIRE afin que l'en- semble des données de caractérisation demeure dans une même base de données et que la gestion des encouragements puisse également s'opérer sur l'outil actuel. Ainsi la DSI des Haras nationaux a éprouvé une technologie basée sur des " web- services " pour à la fois transmettre et recevoir des informations en temps réel tout en n'intervenant pas sur l'interface proposée aux internautes, ni en hébergeant la solution.Cette technologie ouvre de nouvelles perspectives pour dialo- guer demain plus directement avec des organismes partenaires ou avec des éditeurs de progiciel et ainsi faciliter le travail de chacun des acteurs.
Alix Bern
L'identification et la gestion de l'information sont au cœur des préoccupations du SIRE. Ces dernières années les avancées technologiques s'accélèrent et chaque filière, dans chaque pays, choisit les solutions qui lui paraissent les plus opportunes.
Le SIRE a décidé de mettre en place une cellule innovation, pour trouver des idées, les tester, les partager et rassembler les efforts de chacun en matière de veille technologique et d'étude des autres systèmes d'information existants. C'est une grande boite à idées pour initier des pistes d'évolution de procédures et d'outils. Le périmètre des travaux comprend également une amélioration de la gestion des informations issues de la veille effectuée par chacun.
L'objectif est de rassembler les idées, sans se freiner, afin d'en approfondir les plus intéressantes, en allant jusqu'à des essais sur le terrain. Un comité de pilotage encadrera les travaux et
prendra les décisions de poursuivre les études dans telle ou telle direction.
Les membres de cette cellule ont été intégrés fin septembre : - Julie Schneider et Romain Dhollande pour SIRE production, - Emilie Gobert pour SIRE Multimédia Valorisation,
- Bérengère Lacroix pour la DNI, - Loetitia Gérard pour la DSI,
- Marion Desnoyers et Laurence Wimel pour le service recher- che,
- Emilie Goulas et Delphine de Cadolle pour l'INECO
Les premiers travaux d'exploration ont porté sur le test d'outils communicants (iPhone, g phone) pour l'application développée sur PDA pour les relevés de signalement et les poses de trans- pondeurs. Ils se poursuivront sur d'autres pistes innovantes dans les semaines et les mois qui viennent.
Delphine de Cadolle
Une Cellule Innovation pour être à la pointe du progrès
Innover, former, diffuser
Le 4 et 5 novembre, se sont tenus au Lion d'Angers deux jours de formation " Sols équestres " organisés par HN Conseil Ingénierie. Ils répondaient à la demande initiale de Marie Marois, préoccupée par l'entretien des terrains du site de Cluny.
Cette première dont ont pu profiter quelques agents de Cluny, Uzès et du Lion d'Angers devait permettre de tester le contenu de la formation :
- La première journée consacrée aux sols en sable et animée par Arnaud Lallemand, ingénieur sols équestres pour HN Conseil Ingénierie, permettait d'acquérir les bases théoriques nécessaires pour appréhender et entretenir n'importe quelle aire d'évolution en sable. L'après midi sur le terrain a permis une mise en application sur différentes surfaces : sols fer- més, ouverts, sub-irrigation, carrières de concours, d'en- traînement en extérieur où en intérieur.
- La deuxième journée a été marquée par l'intervention très complète de François Le Roux, directeur technique du réseau Sport International, membre du comité de normali- sation des terrains de jeux engazonnés et grand spécia- liste des gazons sportifs. La encore, plus que des recettes standard, il a donné les bases techniques et une vision
parfois inattendue mais particulièrement intéressante et constructive pour aborder cette surface " vivante ".
Le terrain du Mondial refait et agrandi cette année sous maîtrise d'Oeuvre HN Conseil Ingénierie a servi de support pratique à cette intervention.
L'objectif de cette formation était d'abord que les partici- pants retournent sur leurs sites avec les clefs nécessaires à la compréhension de leurs ter- rains, à la prise de décision et aux bonnes pratiques.
Il est ressorti de cette formation que la connaissance des terrains par les agents qui en sont responsables est très empirique, ils perdent donc souvent du temps à développer les bonnes techniques d'entretien et peuvent être dému- nis face aux incidents qui peuvent arriver sur une carrière.
L'intérêt porté par des participants particulièrement moti- vés lors de cette formation nous conforte sur son bien fondé. Nous envisageons donc de développer d'autres cessions, ouvertes à un plus large public.
Arnaud Lallemand
Voici l'expression à la mode que tout le monde aborde dès que l'on parle de développement durable ou que l'on se retrouve avec des tomates en plein hiver dans son assiette... Mais tout le monde sait-il de quoi il est question ? Petit rappel sur le bilan carbone.
QU'EST-CE-QUE C'EST ? C'est une méthode de calcul des émissions de gaz à effet de serre (GES) développée
par l'ADEME (Agence de
l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie) en 2002 et qui permet d'évaluer les émissions directes ou induites par une activité, une per- sonne, une collectivité. Exprimée en équivalent carbone, elle exprime l'im- pact de nos activités sur le climat.
QUELS IMPACT ONT LESGESSUR LE CLIMAT? Ils sont responsables du réchauffe- ment climatique dont on entend beau- coup parler et qui a de nombreux effets négatifs sur le fonctionnement de notre planète ou nos activités humaines (A lire dans un prochain
carbone (CO2), le méthane, le pro- toxyde d'azote, l'ozone… Des GES arti- ficiels comme les gaz fluorés (CFC, fréon) utilisés notamment dans les cir- cuits de réfrigération, ou bien issus de la déforestation (moins d'arbres, c'est moins de CO2 stocké) ou de l'utilisa- tion massive de combustibles (char- bon, produits pétroliers, gaz naturels).
Les scientifiques ont ainsi estimé que l'homme est à 90% responsable du réchauffement climatique et que 74%
des GES sont du CO2 mais de plus en plus de scientifiques pensent, avec l'accélération de différents scénarios (fonte des glaces, nombre de cyclo- nes), que le processus est plus com- plexe.
QUE PEUT-ON FAIRE POUR LIMITER NOTRE BILAN CARBONE ET AINSI LIMITER LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE?
Voici quelques conseils :
- Limitez vos déplacements en voiture (utilisez les transports collectifs, faites du co-voiturage entre collègues, mar-
pris pour la consommation de carbu- rant.
- Optez pour une énergie renouvelable (voiture, chauffage).
- Favorisez les produits locaux, peu ou non transformés pour limiter les trans- ports et la complexité de fabrication.
- Isolez votre maison pour baisser votre consommation d'énergie et vos émissions de CO2 (jusqu'à 18% en moins).
- Remplacez vos ampoules à filaments par des fluo-compactes.
- Achetez de l'électroménager peu gourmand en énergie (classe énergéti- que A+).
- Faites la chasse aux appareils en veille et débranchez-les.
- Adoptez une conduite douce et gon- flez vos pneus vous gagnerez 8% sur votre consommation de carburant.
Formation : les sols équestres
Kesako ? Le bilan carbone …
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Générations Haras
Le séminaire des nouveaux entrants a eu lieu du lundi 30 novembre au 2 décembre à Pompadour. Cette deuxième session, qui fait suite à une première présen- tation au Lion d'Angers durant le Mondial, a fait l'objet d'une présentation des activités des haras nationaux, de la filière cheval et du contexte actuel de réforme. Cela s'est passé dans une atmosphère studieuse et conviviale.
Les nouvelles têtes
Parmi les nouveaux entrants, il y avait des personnes de tous les services et de toutes le régions, avec une majorité de chargés de projets en région. Ce séminaire incluait des "
nouveaux entrants " depuis un an et demi jusqu'à un mois !
Conférences et présentations
Les nouveaux arrivants ont été accueillis par la DRH, Bernard Maurel, Sylvie Rizo (initiatrice de ce séminaire) organisa- teurs de ce séminaire. Le lundi fut consacré à la présentation globale de l'établissement, représenté par Emmanuel Rossier, Didier Domerg, Xavier-Marie Garcette, Charles Raffin et Diane de Sainte Foy.
Le mardi matin, Charles de Certaines, de la sous-direction du cheval, a présenté l'environnement institutionnel de la filière, suivi d'une présentation sur les socioprofessionnels par Sylvie Rizo et François Gorioux. Xavier Dornier, de l'ob- servatoire économique a présenté les chiffres clés, suivi de Philippe Fraioli sur le contexte européen. L'après-midi, les participants ont pu visité les sites de Pompadour.
Le mercredi matin, la Direction des Connaissances a fait une présentation de ses services et ses activités à travers les interventions de Pascale Heydemann, Caroline Teyssier, Hubert de Cadolle et Françoise Clément qui a clos ce sémi- naire.
Ambiance
Dans une atmosphère, détendue, les participants se retrouvaient pour déjeu- ner et dîner ensemble à chaque repas pour faire connaissance et partager sur leurs métiers.
" Ce séminaire arrive un
peu tard pour moi qui suis dans les Haras nationaux depuis septembre 2008. Malgré cela, j'ai trouvé les interventions très riches et intéressantes (notamment celles du mercredi) et c'est agréable de rencontrer les personnes de visu et de pouvoir mettre un visage sur un nom. Cette formation permet de prendre un peu de recul sur nos activités et permet de découvrir les autres métiers dans les Hn. Petits moins : les power points étaient parfois trop chargés et des petits défauts d'intendance seront à améliorer pour les prochaines formations.Je pense qu'il faudrait prévoir un livret d'accueil pour les futurs "nouveaux entrants" ... " Maud Caillaud.
Erratum
Une coquille s'est glissée dans le reportage sur les régis- seurs de recettes dans le Haras Hebdo 140. En effet, les régisseurs de recette sont adjoints administratifs et non pas secrétaires administratifs.
Céline Vial : Chercheur en économie
A 27 ans, Céline Vial vient de terminer sa thèse de doctorat en Sciences Economiques, cofinancée par les Haras nationaux, sur l'Analyse économique des loisirs et sports équestres : organi- sation, coordination d'acteurs et dimen- sion territoriale. Avant cela, Céline a obtenu un magistère de biotechnologie, puis un diplôme d'ingénieur agronome à l'ENSA de Montpellier et enfin un diplôme de master "
Recherche Economie et Gestion du Développement Agricole, Agroalimentaire et Rural " dans la même école. Elle reste sta- tionnée dans le laboratoire qui l'a accueillie pour sa thèse : l'INRA de Montpellier et est embauchée par les Haras natio- naux pour poursuivre le travail initié lors de sa thèse.
Céline est passionnée de cheval. Elle est propriétaire et cava- lière d'une jument, avec qui elle a grandi, depuis maintenant 16 ans. Ce poste lui permet de concrétiser un rêve : allier une carrière dans la recherche à sa passion pour le monde du che-
val.
Marion Desnoyers
Michael Toutain
est parti à Châtenay en tant que conseiller techniqueJean-Pierre Boulet
parti à la Direction des Services Vétérinaires à Vesoul.Andrée Grivet
est parti en retraite bien méritée ; (la photo est prise lors de son pot de départ)."Entrée en 1991 en tant qu'assistante administrative au Haras de Besançon (après un passage en DDA), Andrée Grivet vient de prendre une retraite bien méritée. Tout le monde, personnel du haras et éleveurs, appréciait ses nombreuses compétences et connaissances des dossiers administratifs.
Elle sera regrettée de tous.
Nous lui souhaitons une
bonne et heureuse
retraite."
Le personnel du Haras de Besançon
Nouveaux entrants
Mouvements
Un patrimoine pour l’avenir
VENTE DE CHEVAUX DES HARAS NATIONAUX
Pour la quatrième année, Les Haras nationaux ont organisé une vente aux enchères de 24 étalons de type course, sport et loisir chevaux de sport ainsi que 2 chevaux de sport (hongre). Ces chevaux ou étalons viennent des différents Haras et sont destinés à une utilisation en tant que reproducteur et/ou pour une carrière sportive. Nicolas Baudoin, responsable de la vente , revient sur cet évènement.
Pourquoi vend-t-on ces chevaux ?
C'est très simple. Nous vendons ces chevaux car :
- soit ils n'ont plus une activité suffi- sante en tant que reproducteur depuis plusieurs années consécutives ; - soit ils ont une fertilité médiocre ; - soit leur testage en compétition n'a pas donné les résultats suffisants pour devenir reproducteur ;
- soit ils ne donnent pas les résultats en compétition escomptés pour des rai- sons diverses, notamment de fragilité ou de comportement, sans avoir une demande suffisante en tant que repro- ducteur.
Alors, pourquoi sont-ils achetés ?
Une des raisons premières réside dans leur valeur génétique qui peut intéres- ser des éleveurs ou des pays ayant peu de moyens. L'autre raison peut être leur potentiel sportif que certains tenteront de mieux exploiter. Enfin, la transpa- rence de cette vacation attire également des amateurs dont certains semblent avoir fait de bonnes affaires.
Pourquoi une vente aux enchères ?
Un constat, le système des ventes des domaines par soumission était un frein pour les acheteurs potentiels, car ils ne savent pas toujours comment faire les bonnes démarches. Le manque d'infor-
frustration pour les personnes qui n'ont pas pu acquérir un cheval, par manque d'information sur le prix de vente.
Aujourd'hui, la vente fait partie des évé- nements annuels car ce n'est un secret pour personne : pour qu'un évènement perdure, il faut des constantes avec notamment un lieu et une date fixes.
Avec l'expérience des trois premières années, nous avons pu acquérir un cer- tain professionnalisme avec le souci de nous améliorer à chaque édition.
Transparence et disponibilité sont les deux principaux ingrédients à la réus- site de cet évènement commercial.
C'est le Service des Domaines (DNID) qui assure la gestion de cette vente aux enchères. Nous assurons la logistique équine et la préparation matérielle, alors que les Domaines assurent le coté administratif et publicitaire. "
Comment se positionne-t-on en matière de concurrence ?
D'un façon générale, les ventes aux enchères organisées en France propo- sent plutôt des sujets jeunes "3 à 5 ans", parfois quelques juments pleines ou suitées, rarement des étalons d'âge
". Notre vacation est très spécifique et n'entre pas dans le champ concurren- tiel.
Comment se déroule la préparation ?
Une liste de près de 30 chevaux est éta- blie fin septembre-début octobre. Nous réalisons un retro-planning jusqu'à la date de la vente avec les dates d'arrivée des chevaux, les dates des visites vété- rinaires et celles des présentations aux public avant la vente.
Je travaille sur ce projet en binôme avec Anne-Charlotte Le Comte (responsable du site) qui assure, en autres, la logisti- que sur le site, l'organisation des essais et le contact clientèle. L'équipe des Bréviaires animée par Jérôme Singer est mobilisé pleinement sur cet événement depuis l'arrivée des chevaux début novembre.
qués. Tous ces éléments sont mis en ligne sur notre site Internet et le blog Ile- de-France. Les conditions de vente sont disponibles sur le site internet des Domaines ou sur le site internet des Haras nationaux. Chaque fiche présente un commentaire sur le cheval.
Des présentations sont prévues avec des horaires fixes pour ne pas user les chevaux. Nous voulons préserver le potentiel physique et moral de tous les chevaux par respect pour les futurs acheteurs. Chaque cheval a un dossier vétérinaire préalable à la vente (avec une visite clinique et des clichés radio- logiques).
Le personnel des Bréviaires sort les che- vaux quotidiennement avec pour certain un programme de remise en forme. Pour la présentation des chevaux à l'obstacle lors de la vente et lors des essais, nous faisons appel à des cavaliers " maison "
. Cette année, Guy-Noël Cadet s'est rendu disponible avant pour les essais et pour la vente, Vincent Ferey est venu présenté certains chevaux lors de la vente. Le stand des Haras était tenu par une équipe de Compiègne.
Sur le plan financier, cette vente rap- porte-t-elle ?
En fait, pour parler " comptablement "
vrai, il faut déduire du prix de vente de chaque cheval sa valeur résiduelle dans le cas où il n'est pas fini d'être amorti.
Si un cheval est vendu 6 500 € et que sa valeur résiduelle est de 16 500 €, nous perdons 10 000 €. A contrario, nous avons vendu un cheval en 2008, 48 000
€ alors qu'il était largement amorti (valeur résiduelle = 0 €). Globalement en 2008, nous avions fait un chiffre d'af- faires total de 193 200 € et un résultat net de 83 258 €. Cette année, la moyenne d'âge des chevaux dépassait 17 ans (12 ans en 2008). La plupart des chevaux étaient amortis. Le chiffre d'af- faires a été de 213 700 € et le résultat net comptable de 164 267 € ".
Nicolas Baudoin
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HN - ENE,
un nouvel établissement
Frédérique Mercier, responsable de la communication de l’ENE
Les sauts d'école pratiqués à Saumur
Apparus sous la Renaissance ita- lienne,
les airs relevés servaient à orner les chorégra- phies des carrousels.Ils permettaient de prouver la valeur et la solidité des cavaliers en selle et représentaient l'aboutissement du dressage du cheval. On peut imaginer l'origine militaire des sauts d'école. Le but était essentiellement d'obtenir du cheval de guerre une soumission parfaite et une très grande maniabilité, préparant les cavaliers aux rudes secousses du combat et servaient aux officiers à parader sur le front des troupes, les sauts d'école n'étaient pas utilisés au combat, bien que la tentation fût grande.
Pour s'en convaincre, il suffit de les pratiquer. Quand on connaît la préparation et la précision qu'ils demandent, il est difficilement imaginable de les exécuter dans le cadre d'une confrontation où rapidité et promptitude des réactions sont vitales. Les airs relevés pratiqués à Saumur sont la courbette, la croupade, la cabriole.
Seule la cabriole, " le plus élevé et le plus parfait de tous les sauts
" a conservé son style classique. A Saumur, les sauts d'écoles sont pratiqués sans étriers.
La Courbette
Préparé par un équilibre sur les hanches, le cheval élève l'avant-main (les membres antérieurs) en prenant appui sur les postérieurs. Il reste en position quelques secon- des.
La Croupade
A la demande du cavalier, le cheval monte la croupe.
"Effleuré par la cravache", il détache une ruade énergique en étendant complètement les postérieurs.
La Cabriole
Le cheval au terre-à-terre lève haut l'avant-main, quitte le sol par la détente de ses postérieurs. Il détache ensuite avec force une ruade, postérieurs tendus horizontalement imitant le saut du cabri. La cabriole est le saut le plus clas- sique conservé à Saumur.
Directeur de publication : Nicole BlancRédactrice en chef : Diane de Sainte Foy conception / réalisation : Philippe-Henri Forget Crédit photos:DR Haras nationaux
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