• Aucun résultat trouvé

Il LI

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Il LI"

Copied!
110
0
0

Texte intégral

(1)

BI B LI 0 G R AP HI E

JEAN

1

DE TOURNES

1

De diebus decretoriis secundum Pythagoricam doctrinam et astronomicam observationem. [Par Auger Ferrier].

Cette indication provient sans doute d'une erreur du cat. v. d. Linden, 1864, p. 54 ; en effet, l'épître de l'édition de 1549 est datée de janvier 1548. Voir No 137.

2

La Contre amy de court. [par Charles Fontaine]. D'après La Croix du Maine,

1, lOS.

N'existe pas. Voir nOS 8 et 90.

154

2

3 Le CHEVA-IILIERCHRE-Il STIEN,II " Il Composé en Latin par Eras-II

me & puis traduict en Lan-II gue Françoyse.] [Marque Sen. 1] Il A

Lyon, Il Par Iean de Tournes. Il

M.D.XLII.

Pet. in-8 de 317 pp., et

1

f. bl. Rom.

Collation: le titre,

va

blanc. Pp. 3-44. Epître dédicatoire: Av Reverend

I!

Pere en

Christ

Il

Monseigneur Dam Paul Volsio Reli

Il

gieux,&Abbé du Monastere, que communement Ion dit Curia Hugo-II nis : Desidere Erasme de Roteroda-II me, Salut. [A lafin :]«De Basle, le second iour apres l'assumption de Marie mere &

vierge. L'an Mil cinq cens dix huit".

Le texte occupe les pp. 45-317 et commence par ce titre de départ: Enchiridion, ou Manuel du Chevalier Chrestien. Erasme de Roterodamàquelque amy de la court.

Salut. - Colophon: " De Saint Aumer, l'an de Christ Mil cinq cens& un. Fin du Manuel du Cheualier Chrestien. Spes mea Iesus".

L'ouvrage latin, l'Enchiridion militis christianifut imprimé pour la première fois dans les Erasmi Lucubratiunculœ, Hantverpiœ, ap. Th. Martini, 15 février 1503,

159

(2)

LE CHE V A,

LIE R C H R E- sT 1 E N"

Compofé en latin par Eraf- me,&puis rraduiô; en lan gueFrançoyfe,

A t. '(0 N.

Parlean de Tournes

M.D.xi.lla

160

(3)

in-4, et séparément, Louvain, Th. Martinus, 1515, 4°(Bibl. Erasm.,1,79). Il eut un grand succès et fut fréquemment réimprimé comme le constate Erasme dans son Epitre à Paul Volsio, placée en tête de l'édition de Strasbourg, Schurer, 1519, in-4, et dont la traduction se trouve dans les éditions en français.«Néanmoins aussi, dit-il, [ce livre] m'est bonnement commencé à plaire quand i'ay veu que là ou tant de fois ha esté imprimé, tousiours le requerir comme chose nouuelle,&estre fort accepté : voire si ce n'est que les Imprimeurs vsent deflaterieenuers moy»,Voy. pour les éd.

latines, Panzer,Annales,t.x,p.315.

Quant à la traduction française, Erasme nous apprend lui-même, entre autres dans une lettre datée de Bâle, juin 1525

*,

qu'elle est due à LOUIS DE BERQUIN.

La première édition du travail de Berquin n'est pas, comme le dit Barbier,Dict. des Anonymes,II, 102, celled'Anvers, Martin L'Empereur, 1529, in-4, mais bien celle décrite auCat.Didot, 1882, no 150, pet. in-Bgoth. de 166ff.et deuxff.blancs (B.

N., Rés., D. 67969).

Ce volume, sans lieuninom d'imprimeur, porte à la fin, comme toutes les autres éditions, les mots: De Saint Aumer, l'an de Christ 15°1, par lesquels Erasme ter- mine son traité. Le rédacteur du Cal. Didot, qui a cru que cette date de 1501 était le fait de l'imprimeur, se livre, pour montrer qu'il faut probablement lire 1521, à une dissertation qui n'a, comme on le voit, pas de raison d'être.

Ily a encore une édition d'Anvers, Ani. des Gays, 1543, 16° goth. [Cat. Veinant, 186o, No 29], postérieure, par conséquent,àcelle de

J.

de Tournes.

M. Em. Picot (Cat. de Rothschild, IV,No 2748) ne mentionne pas l'éd. de Mar- tin L'Empereur, 1529, mais il indique comme seconde édition le volume s.L n. d.

[Anvers,Martin de Keysere, vers1529],8° goth. de 166ff.et 2ff.bl., de la Bibl. de Chantilly.

A la même date que de Tournes et dans le même format, Etienne Dolet réimprima lui aussi la traduction de Berquin, en y ajoutant une préface "au Lecteur Chrestien"

[Voy. Christie,Et. Dolet, Appendice, No 47]. L'identité de rédaction du titre, le nom de Volsioremplaçant, dans les deux éditions lyonnaises, celui deDolsiodonné par le texte d'Anvers, et surtout les retouches de style, communes aux deux impres- sions de Dolet et de Tournes, prouvent que l'une est la copie de l'autre. A nos yeux, c'est incontestablement celle de Dolet qui doit avoir paru la première. D'abord, parce que de Tournes a fréquemment reproduit plusieurs de ses éditions, surtout dans les premières années:la Fontainedevie,par exemple, etles Prières et Oraisons de la Bibleen 1543, ouvrages du même genre quele Chevalier chrestien,puis; dans un autre ordre d'idées,un certain nombre de livres de médecine, traduits en fran-

*Herminjard,Corr., l, 374.

161

(4)

çais. En outre, l'existence d'une préface dans l'édition de Dolet paraît bien indiquer que l'idée de reproduire le traité d'Erasme lui appartient plutôt qu'à de Tournes.

Enfin les retouches faites au texte d'Anvers sont bien plus le fait de l'érudit Dolet que de notre de Tournes dont le principal souci, en 1542, au début de son établis- sement, était de faire ses preuves d'habile typographe, plutôt que de s'occuper de la révision des textes pour laquelle il n'avait pas encore auprès de lui le personnel de savants qu'il s'adjoignit un peu plus tard. Ajoutons que Dolet réclame sur le titre de son édition le privilège général qu'il avait obtenu du roi en 1537, or, il semble bien ne s'en être prévalu que pour les ouvrages publiés par lui pour la première fois ou qu'il était du moins le premier à faire paraître en France.

En tous cas, de Tournes ne jugea pas à propos de reproduire l'Epître au Lecteur que son confrère avait jointe au texte d'Erasme. On ne peut dire, lorsque de Tournes pu- blia son édition, si Dolet avait été déjà arrêté pour cause d'hérésie [juillet-août 1542]; cela nous paraît probable, mais, en tout état de cause, de Tournes ne devait pas ignorer que la prose de l'auteur desOrationes in Tholosamn'était pas en bonne odeur auprès de l'autorité ecclésiastique.

Bien que l'édition tournésienne n'ait pas été nominativement mise à l'index, elle n'en doit pas moins avoir été comprise dans les censures générales prononcées par la Faculté de Théologie de Paris contre le livre d'Erasme,ce qui explique son ex- trême rareté, aussi grande pour le moins que [celle de] l'édition de Dolet.

C'est le 31 janvier 1539 [1540 n. s.] que la Sorbonne paraît s'être occupée pour la première fois de l'Enchiridion. Voici, en effet, le passage qui le vise à cette date d'après l'Index du recueil de Duplessis d'Argentré :Collectio judiciorum de novis erroribus,t. l,p.X :"Audita relatione dominorum deputatorum ad instantiam rev.

Lud. Guillard Carnutensis Episcopi super libro Erasmi cui titulus est Enchiridion Militis Christiani, lectisque ibidem ex eo multis tum scandalosis, tum haereticis, censuit eumdem, ut rei christianae perniciosum, essa supprimendum».

L'Enchiridionest également cité dans leCatalogus librorumab anno 1544-usque ad annum 1551 censura notatorum a Facultate theologiae parisiensi. [Duplessis, op.

cit.,t. II,p.164].

Si l'ouvrage en latin d'un modéré comme Erasme était déclaré scandaleux, héréti- que et pernicieux, avec quelle rigueur ne devait pas être poursuivi ce même livre traduit par un Louis de Berquin et imprimé par un Etienne Dolet avec épître limi- naire "excitative à la lecture d'iceluy". Aussi le "Chevalier Chrestien par Erasme en latin, & translaté en françois, imprimé par Estienne Dolet" figure-t-il au Cata- loguslibrorum visitatorum&qualificatorum per facultatem Theologiae Parisiensis a festo Nat. Dom. a. 1542 ad 2amdiemMartii eiusdem anni [1543 n. s.]. On le trouve de nouveau dansl'Indexdes livres censurés de 1544 à 1551 que nous avons cité plus

r62

(5)

haut. [Voy. Duplessis, op.cit.,t. II,p. 135, et même tome, p. 174]. Enfin, il fait partie des livres de Dolet condamnés, par arrêt du Parlement de Paris du 14 février 1543 [1544,n. s.],àêtre brûlés au parvis Notre-Dame, "veu la requeste presentée par l'inquisiteur de la foy, avec defense d'imprimer faire imprimer ou exposer en vente tels et semblables livres sur peine d'être puni comme hérétique".

Cette prohibition, bien explicite cependant, ne semble pas avoir beaucoup préoccupé Jean de Tournes, puisqu'en cette même année 1544, il donna une réimpression de son édition de 1542 [voy. le n? 22], et il ne paraît en avoir éprouvé aucun désagré- ment, pas plus, d'ailleurs, que pour les nombreux ouvrages censurés dont ses presses ne se montrèrent point avares durant toute sa carrière.

L'édition de 1542 est, nous l'avons dit, fort rare; il n'en existe plus, à notre con- naissance, que trois exemplaires: 1.Celui de Cailhava en m. r. [Koehler], v. 30 fr.

en 1845, puis de Yemeniz, v. 28 francs; 2. celui de Solar, No 266 du Catalogue, v. 200 francs, a reparu chez le comte de Behague en 1880 [Cat. No 67], où il a été adjugé 765 francs.Ilétait relié par Trautz en mar. rouge, avecla Préparation à la mortet le Sermon de Iesus Enfant, autres opuscules d'Erasme traduits en français et imprimés par de Tournes en 1543. Le troisième exemplaire, relié également par Trautz en mar. La Vallière, a passé à la vente Techener de 1887,2epartie, No 43, où il s'est payé 345 francs. Actuellement dans la bibl. James de Rothschild (Cat.

IV, No 2748).

Le Chevalier chrestiende 1542 est d'ailleurs un chef-d'œuvre de typographie; c'est le plus ancien livre que nous puissions signaler comme sorti des presses de Jean de Tournes, et du premier coup c'est la perfection.

1543

4 L'armeure de II

PATIENCE

II

EN ADVER-llsITE.11

* Il Oeuure tres- utile,

&

necessaire

11

à tout bon Chrestien.ïi [Marque Sen. 1]11

A LYON;I1

par lean de Tournes, II

M.D.XLIII.

In-16 de

I I I

pp. chiff. et

r

p.

bl. Rom.

Collation: titre, vDbl. Pp. 3-95," L'armeure de patience en adversité, contenant les sept fruicts de Tribulation". Ce traité est divisé en huit chapitres dont le premier sert d'introduction à l'ouvrage et dont les suivants sont consacrés chacun à l'un des sept fruits de la tribulation. Pp. 96-n r, "Petit traicté, ou sont contenues aucunes Instructions,& Oraisons tres salutaires àtous Chrestiens,& Chrestiennes ", Les Instructionsdictent, en quatre pages, les règles de vie et de conduite auxquelles doit se conformer le vrai chrétien et sont suivies de cinqOraisonsdont voici les titres :

"Oraison pour adorer son Dieu, & createur le matin, deuant que faire aucun exer-

(6)

cice, ne autre chose.-Comme le pecheur apres avoir adoré Dieu doit demander mise- ricorde.- Oraison pour impetrer la grace du Sainct Esprit. - Oraison pour tous noz amis,& ennemis, que doibuent faire gens vivants en vraye charité :& est la plus parfaicte. - Oraison, quand on va prendre le repos de la nuict". L'ouvrage se termine par un court chapitre intitulé : " Sensuit ce qui est necessaireàla creature, qui veult profiterà la vie spirituelle".

La plus ancienne édition del'Armeure de patience serait, d'après Brunet (v, 914), celle de Paris, Yolant Bonhomme pour Thielman Kerver, 1530, pet. in-8 goth., réimprimée par le même libraireà la suite del'Internelle consolation,1539, pet. in-S.

Ilexiste encore une édition deParis,sans nom de libraire, 4 janvier 1537 [1538 n. s.], in-8 (Cat. Yemeniz, No 244; Cal. Schmidt 1910, No 289) et une réimpression faite par de Tournesdu volume que nous venons de décrire, 1554, in-ré (voir No 290).

Par l'intensité du sentiment religieux et mystique, cet ouvrage rappelle de près l'Imitation de Jesus-Christqui a certainement inspiré l'auteur de1'Armeure de patien- ce. Cat. de Lignerolles, No 295, en mare r. (Trautz-Bauzonnet), fr. 42.

Lyon, Bibl. des Jésuites.

5 La Preparation à la mort. Premierement composé en latin par Erasme et depuis traduicte en françois. A Lyon, par Jean de Tournes,

M.D.XLIII. In-I6

de

III

pp. chiff. et

1

p. bl.

La première édition du traité d'Erasme,De praeparatione ad mortem,parutàAnvers chez M. Hillenius, 1534, in-8; elle fut aussitôt suivie de nombreuses réimpressions (cf. Vanderhaeghen, Bib1ioth. Erasmiana, Liste préparatoire).

Quelques années plus tard, une traduction française, dont l'auteur n'est pas connu, fut publiéeàLyon,chezGuillaume de Guelques(par

J.

Barbou) ,1538, in- 16 (Brunet,

II,1044). C'est d'après ce texte que de Tournes a donné son édition;ilen existe une troisième, sous la même date de 1543,S.l.,in-régoth. (Bibl. Nat.).

Indépendamment de cette version, Guy Morin, Sr de Loudon, en avait préparé une autre, qui parut, d'abord après la mort de l'auteur et par les soins de Fr. de Sagon, son ami,àParis,chezGalliot du Pré(ouJean Longis),1539, in-ré (Vanderhaeghen, ubi supra), puis dans la même ville, chezDenys Janot, 1541, in-ré (Brunet,II,1044) et enfin àLyon, chez François Juste, 1544, in-ré (Draudius, Bibliotheca Exotica,

1625,p.7)·

Nous ne pouvons citer de l'édition tournésienne que l'exemplaire qui a fait partie de la bibliothèque du Cte de Béhague (Cat. 1880, No 67).

6 Le Sermon de Jesus enfant, composé par Erasme, prononcé par vn enfant à l'escolle. Translate en francoys par l'Amoureux de

164

(7)

vertu, champenois. Auec le songe du combat entre le corps et l'esprit, en rythme francoyse composé par le dict amoureux de vertu. A Lyon, par Iean de Tournes, 1543. In-16 de 62 pp. chiff.

et

1

f. bl.

Au verso du titre, se trouve un huitainAu lecteur enfant,qui donne en acrostiche le nom du traducteurDe Vienne.

D'après Du Verdier (v, 195), cette traduction a été publiée d'abord àParis, chez Galliot du Pré, 1542, in-ré.

A côté de la réimpression faite par Jean de Tournes et sous la même date, il en existe une autre deLyon, Thibaud Payen, 1543,in-re(Du Verdier, III, 461, et Drau- dius, Bibl. Exot., p. 30).

Nous ne croyons pas que l'on ait signalé jusqu'ici d'autre exemplaire du présent volume que celui du comte de Béhague ; il avait passé sous les yeux d'Olivier Barbier et c'est d'après une note manuscrite de ce bibliographe que nous avons pu donner la description sommaire qui précède.

On sait que la première édition du traité d'Erasme :Goncio de puero Jesu est celle de Strasbourg, Mat. Schurer, 1514, in-4 (Vanderhaeghen,Biblioth. Erasmiana, Liste préparatoire).

Quant au traducteur, PHILIBERT DE VIENNE, dit l'Amoureux de Vertu, nous en parlerons à propos duPhilosophe de Gourtqu'il fit paraître chez de Tournes en 1547 (voir notre No 100). Le poème qu'il a joint àsa version duSermon, sous le titre de:

Le songe du combat entre le corps et l'esprit, ne compte pas moins de 500 vers.

Œ.Revue des livres anciens, 1917, p. 329. Cal. du Comte de Béhague, 1880, No 67.

7 La Fontaine de vie de laquelle ressourdent tres doulces consola- tions singulierement necessaires aux coeurs affligez. A Lyon, par lean de Tournes, 1543, in-ré.

L'existence de cette édition très rare ne nous était connue que par Brunet (II, 1325 et par un catalogue, publié en octobre 1858, par le libraire Aug. Richarmé à Lyon, lorsque M. Julien Baudrier nous en signala un autre exemplaire dans la bibliothè- que des PP. Jésuites de la même ville, et voulut bien se charger de le collationner à notre intention. Malheureusement, le travail n'était pas encore effectué, lorsque cette collection, qui comprenait un certain nombre de volumes précieux pour la bibliographie lyonnaise, disparut sous la menace de la loi des congrégations.Ilne semble pas cependant qu'elle ait été entièrement dispersée, mais le mystérieux dépôt n'en demeure pas moins inaccessible et le secret est bien gardé.

La Fontaine de Vieserait, d'après Graesse (Trésor,Supplément, p. 308), la traduc- 16

5

(8)

tion d'un ouvrage composé en latin, sous le titre deFons vitae,par un Belge partisan de la réforme, et publié dès 1533, s.l.,in-rz,

On rencontre d'autre part, dans le Catalogus bibliothecae Thuanae (I, p. 94), un volume intitulé:Fonsvitae seuorationes quaedam et meditationes,Paris, 1538,in-rë, mais nous ne pouvons dire s'il s'agit du même traité que celui mentionné par Graesse.

En revanche, c'est bien le texte latin de la Fontaine de viequi se trouve reproduit dans l'édition suivante :

Fons vitce: ex quoscaturiunt suaoissimœ consolatùmes, afflictis mentibus imprimis neces- sarius. Norimbergœ, apud Joan. Montanum et Ulricum Neuberum, 1561, in-za (Graesse, II, 610 ; Brunet, II, 1325).

La première édition du texte français paraît être celle qu'Estz'enne Doletpubliaà Lyon,en 1542. Elle n'est connue jusqu'ici que par la censure de la Faculté de Théo- logie de Paris, du 25 mai 1542 et par un arrêt du Parlement du 14 février 1543, soit 1544 nouv. st. (cf. DuPlessis d'Argentré, II, part. 1, p. 133 et 232; Christie,Etienne Dolet,p. 522, No 53).

Cette condamnation n'arrêta pas cependant les éditeurs lyonnais; nous avons relevé, en effet, la mention de trois éditions publiées par eux, après celles de Dolet et de Jean de Tournes :

La Fontaine de vie et de vertu.Lyon, laques Berjon,1549, in-ré (Du Verdier,III, 697 ;Draudius,Bibliotheca Exotica,1625, p. 18) ;

La Fontaine de vie et de vertu, extraite de toute la sainte Escriture. De laquelle sortent tresdouces consolations salutaires: fort utiles&necessaires aux cœurs affli- gés. Auec la somme&fin de l'Escriture sainte. Ensemble l'instruction des enfans pour bien&vertueusement viure.A Lyon,parlean Saugrain,1560,in-réde 128 pp.

(Bibl. Nat. ; cf. Baudrier, IV, p. 327) ;

La Fontaine de vie et de vertu.Lyon,1585, in-rê(Catalogus universalis librorum qui reperiuntur in officina Ioannis-Ant. et Samuelis de Tournes bibliopolarum genevensium. Genevae, 1670, in-rz, p. 120).

Acôté de ces éditions lyonnaises, nous devons signaler les volumes suivants : La Fontaine de vie. Qui a soif, vienne à moy,&boiue. Iehan A Anvers, de l'Im- primerie deChristophle Plantin.M. D. LXIIII [1564]. Auec priuilege. In-16 de 128 pp.

(Cat. Ern. Stroehlin, 1912,2epart.,No 483; Brunet, supplément, 1,509).

La Fontaine de vie. Cassel, 1602,in-rz (Draudius, Bibl. exot.,1625, p. 18). Cette dernière édition montre qu'au début du XVIIe siècle, l'ouvrage trouvait encore des lecteurs.

Nous avons dit plus haut que l'édition d'Est. Dolet avait été condamnée, le 25 mai 1542, par la Faculté de Théologie de Paris. Ce n'est cependant pas le texte mêmede

166

(9)

la Fontaine de vie, composé de passages extraits de la sainte Ecriture, qui motiva la censure, mais parce qu'il s'y trouvait joint un opuscule intitulé: Introduction (sic) pour les enfants"in quo", ajoute la sentence, "habetur quœdam Lutheri confessio", (Du Plessis d'Argentré,II,part. r, p. 232).

Cette "Introduction" n'est autre assurément que l'Instruction des enfans pour bien et vertueusement vivre, reproduite par Jean Saugrain dans son édition de 1560.

La Fontaine de vie figure encore dans le "Catalogue des livres visités et qualifiés par la Faculté, depuis le 25 décembre 1542 jusqu'au 2 mars 1543" (Du Plessis,IÏ,part.l,

p. 134). Quelques années plus tard, le 13 mars 1548 (1549 n. st.), l'ouvrage fut de nouveau soumis à l'examen de la Sorbonne, mais cette fois, il échappa à la censure:

"nihilcenset Facultas" (Du Plessis, l,Index, p. XVII).

Comment expliquer ces décisions contradictoires, au moins en apparence, de la part d'une assemblée qui n'avait point coutume de se déjuger? Nous ne pouvons faire à ce sujet que des suppositions ; il nous paraît toutefois vraisemblable que l'édition qui donna lieu à un nouvel examen de l'ouvrage et qui pourrait être celle de Lyon, J. Berjon, publiée précisément en 1549, ne contenait pas cette Instruction des enfans, cause de la condamnation du volume imprimé par Dolet en 1542. La censure prononcée à cette occasion tombait dès lors avec le texte qui l'avait motivée.

On trouve, en revanche, la Fontaine de vie dans l'Index dressé, vers 1549, par l'In- quisiteur de Toulouse (Bull. du Protestantisme, r, p. 442).

Lyon, Bibl. des Jésuites.

8 Dv Il

MESPRIS DE

Il

LA COURT,

Il .t Il Et de la louenge de la Il Vie Rusti- Il que. Il

NOUVELLEMENT

tra- Il duict d'Hespaignol en Il

Françoys. 1/ * II

A LYON,

/1 Par Iean de Tournes. Il

M.D.XLIII.

In-

16

de

124

pp. chiff., 3 pp. non chiff. pour la Table des chapitres &

matieres et

1

p. bl. Rom.

Collation: le titre, verso bl. Pp. 3-5, épître dédicatoire: "A Tresreuerend& Tres- digne Prelat, M. Guillaume du Prat, Euesque de Germont, Antoine ALAIGRE, hum- ble salut", épître datée : "De vostre cité de Clermont, ce premier iour de May, Mil cinq cents quarante& deux ". Les pp. 7-124 contiennent le texte de l'ouvrage en vingt chapitres; il se termine par: Posuifinem curis, Spes& Fortuna Va/ete.

Edition très rare dont nous ne connaissons que deux exemplaires: celui de la col- lection Richard C. Christie (Et. Dolet, trad. Stryenski, No 61, p. 528) et celui de la bibliothèque Marigue de Champrepus, reliéàla suite du Livre de Marc Aurele, Lyon, J. de Tournes, 1544, in-16, lequel se trouve actuellement en notre possession L'original espagnol est intitulé: Libro llamado menosprecio de la corte, y alabança de la aldea ;il est dû à la plume féconde d'ANTOINE DE GUEVARA, prédicateur et

167

(10)

historiographe de Charles Quint, évêque de Mondognedo (voir notre No2S) lequel publia ce petit ouvrage dès IS39, à Valladolid, dans un recueil de pièces diverses (Brunet,II,1799).

D'après La Croix du Maine (r, 28) et Du Verdier(lIT, 91), Antoine Alaigre qui, le premier, traduisit en français le traité de Guevara, était de La Tour en Auvergne et chanoine de Clermont. On comprend donc qu'il ait dédié son travail à Guillaume du Prat, fils d'Antoine du Prat, chancelier de France sous François

r

erGuillaume, né en Is07, évêque de Clermont en IS28, assista au Concile de Trente et en ramena les Jésuites, pour lesquels il construisit le collège de Clermont, depuis Louis-le- Grand. Il mourut en IS60.

L'épître par laquelle Antoine Alaigre lui dédia sa traduction nous paraît mériter d'être reproduite ici :

" Monseigneur, ces iours passez estant retiré pour quelque temps au village,&pre- nant le plaisir, & commodité des champs, vn mien amy m'envoya les œuures en vulgaire Castillan, de dom Ant. de Gueuara Euesque de Mondouent [sic],&Chro- nicqueur de l'Empereur: entre lesquelles trouuay grand plaisir,&profità la lecture du liure intitulé, Le Mespris de la court,&louenge du village, dirigé au Roy de Portugal: de sorte, que pour mieulx retenir les bonnes sentences,&erudition d'icel- luy, i'emploiay voluntiers quelques heures de l'apressoupée à le mettre&traduire en Françoys. Ne pensant (quand tout est dict) que la traduction deust iamais bouger de mes autres brouillards. Mais estoit mon intention finalle (apres l'auoir commu- nicquee à aucuns de mes plus grands amis, qui n'ont l'intelligence de la langue Hespaignole) la laisser en vn coing de chambre, seruir de viande aux rats. Et pource que le premier exemplaire estoit diuisé en plusieurs fueillets separez,&sans ordre, donnay chargeà vn escriuain mon voisin, de le doubler,& mettre au net: lequely besongna si malà son debuoir, que auec ce que par ignorance ne sceut suiure l'ori- ginal, pour gaigner vne piece d'argent, vendit, où bon luy sembla, des copies si mal agensées, que i'eus regret d'y auoir consommé le temps. Tellement qu'à la fin meu de la persuasion, &importune instance de M. Anne Regin vostre vicaire general,

&Pierre Cistel vostre aduocat (mes grands amis) ay mieulx aymé offrir aux yeux de tous cest œuure mal traduict, qu'endurer ces exemplaires corrompus à ma confu- sion estre entre mains de tel, qui par aduenture, n'ha iugement de cognoistre dont procede la faulte. Parquoy Monseigneur, soubz la guide de vostre adueu, i'ay aduenturé le sort de ma renommée. Me confiant, que vostre seul nom suffira à conuaincre la malice de ceste calumnie, qui comme ennemye des lettres,& lettrez, ne cesse de retarder l'honneste essay de beaucoup de bons espritz. Auec ce qu'il m'a semblé digne, que l'œuure d'un prudent,& docte Euesque d'Hespaigne, fust presenté en France à son semblable, ou superieur, en sçauoir,&integrité de mœurs.

168

(11)

Ioinct aussi, que les graues sentences,enseignements de bien viure,& saincts propos contenus en ce Liuret, meritent estre vouezà vous, qui estes coustumier d'en user en telle continuation, que chascun a desia opinion, qu'estes enuoyé du ciel, pour estre protecteur, & patron de toute afiligée vertu. Doncques (Seigneur le meilleur des bons) ie vous dedie ce peu de labeur: non qu'il soit digne de venir en voz mains, mais pour estre perpetuel tesmoing, que ie vous doibs seruice, & reuerence :à la- quelle me recommande tres humblemant".

Les précautions oratoires dont le bon chanoine a voulu entourer la publication de son travail ne lui ayant pas semblé suffisantes, il s'excuse encore, dans l'Avis au lecteur, des imperfections de cet essai et indique les règles qu'il a suivies en tradui- sant l'original espagnol :

"Amy Lecteur, dit-il, i'ay vsé en la presente traduction (comme voyrras) de la plus grand facilité, qu'il m'ha esté possible, desirant affectueusement, que chacun y profitast. Et s'il te semble, que ie n'aye obserué si diligemment la Loy, & proprieté de bien traduire, comme beaucoup d'autres, qui en font profession, ie te prie entre autres choses penser que la phrase du Castillan est trop plus copieuse, que la Fran- çoyse, & la liayson bien fort differente. Donc si prends mescontentement en quelque periode mal sonant, ou tronqué, sçache, que ie me suis asseruy, iusquesà faire cons- cience de ne vouloir rien perdre de l'intention de l'Aucteur."

Alaigre en effet a très notablement abrégé le texte duMenosprecio,en quoi il a rendu service à son auteur, dont les meilleures pages sont constamment gâtées par l'abus de l'antithèse et l'emploi fatigant de l'énumération. La traduction d'Alaigre, qui plaît encore aujourd'hui par son style simple et clair, son tour aisé et naturel, obtint dès son apparition un succès considérable, dû avant tout, il est vrai, à l'extraordi- naire popularité dont jouissaient alors les écrits d'Ant. de Guevara. Publiée pour la première fois en 1542 à Lyon, par Etienne Dolet (Christie, No 6r), puis sous la même date, parPierre de Tours, pet. in-S (Brunet, II, 1799), elle fut réimprimée quatre fois l'année suivante, 1543 :àLyon, par Dolet (Christie, No 79), par François Juste,in-ré(Brunet, ubi supra), parJean de Tournes dont nous venons de décrire l'édition, enfin àParis, par Adam Saulnier, in-8 (Brunet, ibid.) Elle était donnée deux fois encore en 1551 : parJean de Tournes,in-ré,etàParis, par Estienne Groul- leau, in-ré (Du Verdier,III,91).

Indépendamment de ces huit éditions parues dans l'espace dedixans et toutes de- venues fort rares, la version d'Alaigre se trouve aussi dans le recueil intitulé :Le Mesprisde la Court, avec la oie rustique. Nouvellement traduict d'Espagnol en ,Fran- çoys. L'amye de Court [par La Borderie]. La parfaicte amye [par Antoine Heroet].

La Contreamye [par Charles Fontaine]. L'androgyne de Platon [par Heroet]. L'ex- perience de l'amye de Court, contre la contreamye [par Paul Angier]. Paris, Galiot

169

(12)

du Pré,1544, in-8 (Bibl. Nat. Rés. P. R. 348). Cette première édition fut suivie de sept autres, toutes publiéesàParis, de 1546à1568, savoir:

Chez Jean Ruelle, 1545, 1550, 1551 et 1568, in-rf ; chez Arnoull'Angelier, 1546, in-8 ; chez Guillaume le Bret, 1549, in-8, et chez Annet Briere, 1556, in-8 (Voir à ce sujet la notice de M. Ferd. Gohin, dans son édition critique des Œuvres poétiques d'Ant. Heroet,Paris, 1909, pet. in-8, pp. XLIX et ss.).

A côté de la traduction d'Antoine Alaigre, il en a été publié deux autres du Menes- precio: celle de Jacques de Rochemore, Lyon, Guillaume Rouillé, 1556, pet. in-8 (Baudrier, IX, 231) et celle de Louis Turquet, imprimée pour la première foisàGe- nève, par Jean II de Tournes, 1591, in-ré (voir No 689).

9

DEVX

Il Epistres des ce- II

LEBRES DOCTEVRS

II Sainet Hierome,

&

Sainet Il Basille: Traduietes Il de Latin en vul-II gaire.ll [Marque Sen.

1)

Il

A LYON,

Il Par Iean de Tournes, Il

M.D.XLIII.

Pet. in-re de 63 pp. chiff. et

1

p. bl., signat. a-d par 8. Rom.; manchettes.

Collation: titre, verso blanc. Pp. 3-8, épîtredédicatoire j.ATresillustre contesse de la Rochefoucault, & de Sancerre, Anne de Poulignac, Frere GILLES CAILLEAU entre les minorites de profession le mineur", épître datée : "De ton conuent de Verteuilh, ce iour premier de Septembre.". Pp. 9-36, "Epistre de sainct Basille, le grand euesque de Cœsarée,en Cappadoce, adressée à ses nepueux. De la ma- niere comment ilz pourroient faire leur profit des lettres des Gentilz. Et d'aucune conformité d'icelles lettres des payens, aux sacrees lettres & diuines." Pp. 37-62,

" Epistre de sainet Hierome àPaulin Prestre, l'induisantàl'estude des lettres, à l'exemple des Payens,& Chrestiens, principallement des sacrees lettres: demons- trant la difficulté de l'intelligence d'icelles, & exposant comme en passant deuant les yeux, comme tout vn monde de la diuine escripture, louas sommairement tous lesdictz liures, ensemble les argumentz & aucteurs." On lit, au bas de la p. 62, l'anagramme LESGAL lE LACVElL, qui est celui du traducteur Gilles Cailleau.

P. 63, "Decastichon ad Leetorem".

L'en-tête et la souscription de l'épître dédicatoire nous apprennent que Gilles Cailleau, de l'ordre des minorites, était religieux au couvent de Verteuil, qui dépen- dait de la famille de La Rochefoucauld. On sait, d'autre part, que ce fut lui qui assista la reine de Navarreàses derniers moments (FI. de Remoud, Histoire, Paris et Rouen, 16°5-47, 4°, p. 856).

Anne de Polignac, fille unique et héritière de Jean de Polignac, seigneur de Randan et de Beaumont, et de Jeanne de Chambes, avait épousé, en premières noces, Char- les, sire de Bueil, comte de Sancerre, qui fut t~é àMarignan. Elle se remaria en

17°

(13)

1518 à François II, comte de La Rochefoucauld, prince de Marsillac, après la mort duquel (1533) elle acheva, conformément aux volontés de son mari, la magnifique chapelle de La Rochefoucauld. Cefut aussi Anne de Polignac qui reçut, en 1539, au château de Verteuil, Charles Quint et les enfants de France (Cf. Anselme,Hist.

généal.,IV, 427,et VII, 851).

Dans son épître dédicatoire, notre traducteur rappelle les deuils qui sont venus frapper, dès l'enfance, la comtesse de La Rochefoucauld: Son père, Jean de Poli- gnac "lequel mourut lieutenant general de feu Roy Loys en Italie, lequel à cause de tes ieunes moys, n'as souuenance de iamais l'auoir cogneu" ; sa mère, Jeanne de Chambes "iadis dame d'honneur de Anne duchesse de Bretaigne, Royne de France, qui deuant que paruenir à vieillesse,&deuant que te veoir, auec vnparty scelon ton desir, te fut par mort ostée : son premier époux "Messire Charles de Bueilh, comte de Sancerre, duquel taisant plusieurs de ses prouesses, l'vne ie diray qui luy fut en consummation de vie, & comble d'honneur quand à Marignan, par sa hardiesse descouurit la trahison de ceux qu'on estimoit amis& confœderez." Gilles Cailleau ne manque pas non plus de célébrer les mérites de François de La Rochefoucauld, avec lequel Anne de Polignac a vécu dans une étroite union "pleine d'amitié et de doulceur", ni de rappeler la mémoire du fils qu'elle avait eu de son premier ma- riage, Jean VI de Bueil, comte de Sancerre, tué au siège de Hesdin en 1539 (cf. An- selme, ouvre cité, VII, 851).

D'après Du Verdier (III,368) la traduction de Cailleau aurait d'abord été publiée àParis, chez Vincent Sertenas, 1538,in-ré. La réimpression de Jean de Tournes, d'une exécution très soignée, est elle-même fort rare et nous n'en connaissons que trois exemplaires: celui porté au Bulletin du Bibliophile,

xe

série, No 1169, en mare vert de Bauzonnet, fr. 75, celui de la librairie Durel, cat, de 1899, No 117, en mar. r. de Trautz, fr. 60, enfin celui qui fait partie de notre collection.

10

Le liure de l'In-Il

TERNELLE

Il

CONSOLA-

Il

TION.

Il * Il Et Y sont adiouxtées les Tentatios du Il Diable, auec la defense du bon Ange. Il

[Marque Sen. Il Il

ALYON

.11 Par Iean de Tournes Il

M.D.XLIII.

In-

16

de 8ff. non chiff.,

312

pp. chiff. et 4 ff. finaux non chiff. Rom.

Collation: titre, verso bl. [Ff. 2-7]"La Table de ce present livre, intitulé l'In- temelle consolation, contenant trois parties". F. [8 rO], blanc. F. [8 vol, verset tiré d'Esaie 55. "Conuertissez vousàmoy& vous serez sauuez". Les 4 ff.finaux contien- nent :«Les tentations du Diable, qui tente l'homme des sept pechez mortelz,&

de leurs branches. Et incontinent apres sensuit la defense du bon Ange, allegât l'escripture saincte alencontre diceux".

12

(14)

On sait que le traité de l'Internelle consolationn'est qu'une traduction paraphrasée, faite au XVIesiècle, des trois premiers livres de l' Imitatio Christi, disposés dans l'ordre suivant :

Livre 1 en 12 chapitres

=

LivreII de l' Imitatio.

II 59

= -

III

III 26 1 25 chapitres.

Le quatrième livre de l'Imitatio ne se trouve pas dans l'Internelle Consolation. Celle- ci offre en revanche, au livreIII,un vingt-sixième et dernier chapitre intitulé Contre la vanité de ce monde, qui lui appartient en propre et paraît avoir été composé pour tenir la place du livre IV.

Brunet(III,448-452) mentionne vingt-cinq éditions de l'Internelle consolation, pu- bliées de la fin du xv- siècleàl'année 1556, dateàlaquelle Jean de Tournes réim- prima ce traité (voir ci-après, No 334). A cette liste, viennent s'ajouter quatre éditions de la fin du XVIesiècle, indiquées p. LXXXXVIIde la copieuse Introduction placée par Moland et d'Hericault, en tête de l'éditionjannet,1856, pet. in-rz.

L'édition de Jean de Tournes a probablement été faite sur celle de Dolet, 1542, in- 16, au sujet de laquelle cf. Christie, No 46 (Bibl.Nat.,manque le titre), mais notre imprimeur a naturellement supprimé l'épître de Dolet au Lecteur chrestien et les deux dizains placés à la fin du vol. de 1542.

Tours.

I I

Traicté de II SAINCT IEAN Il CHRYSOSTO-I 1 ME, Il Que nul n'est offensé sinon Il par soymesme. Il * 1/ Nouuellement traduict en lan-II gue Françoise. Il [Marque]

1/ A

LYON, 1/ Par Iean de Tournes, Il

M.D.XLIII. Pet. in-ré de 6 ff.liminaires non chiff., titre compris, 67 pp. chiff. et

1

p. bl. Rom.

Collation: le titre, verso bl. ;F. [2-3] Epître dédicatoire: "A Tresillustre/1 et tres- vertvev-Use Princesse, Ma dame AnthoinetteIlde Bourbon, Duchesse de Guise,"

PierrePesseliere,Religieux de~Sainct Germain d'Aucerre, hon-IIneur,&felicité"

épître datée: "De Paris, ce

xx.

de Decembre,M. D. XLII".

L'auteur nousyapprend que dans son admiration pour la piété de la princesse "et semblablement du fauorable vouloir, et benigne affection, dont ia liberallemet auez vsé enuers nostre maison Abbatiale, mesmement enuers les estudians,& Sectaturs des lettres",ila voulu produire quelque œuvre qui pût lui être agréable.

F. 4 rO, " Eiusdem Pesseliœri ad Librum, Carmen. 7 distiques latins.

F. 4vO-6, "Table pour trouuer promptement ce qui est noté en marge".-"Table des Chapitres". Les pp. 1-67 renferment le texte enXIIchapitres, préface et conclu- sion.

(15)

Ce petit volume, très rare, est admirablement imprimé. Capitales sur rayé à pers. de 16/16. Pas de fleurons. L'ex. de Lignerolles, cat. No 118, relié avec leSer- mondes six parolesde Jean de Gaigny, m. r. de Trautz, a été vendu 52 fr.

La première édition est celle deParis, Adam Saulnier,1543, in-8, citée par Du Ver- dier,

v,

314, et La Caille,Hist,de l'Imprime de Paris,p. 117.

Bibl. Nat.

12 LESIl PRIERES, 1ET ORAISONS

Il

DE LA BI

-II

BLE,

Il * Il Faictes par les Sainctz Peres Il tant du Vieil, que du Nou- Il ueau Testamentl]

[Marque Sen.

1]

Il

A LYON,

II Par Iean de Tournes. Il

M.D.XLIII.

In-16 de 190 pp. chiff. et 1 f. bl. Rom.

Collation: le verso du titre est blanc et le texte commence p. 3 avec le titre de dé- part suivant : Oraisons,

Il

et Prieres /1 tant du Vieil, que du

Il

Nouveau testa-

Il

ment

11*'1

Premier, pour les pechez du

Il

peuple, Oraison de Moy-Il seàDieu.

Il

ExodeXXXII. "

La première édition de ces oraisons extraites de la Bible paraît être celle imprimée sans indication de lieu, avec achevé d'imprimer du 19 août 1530, in-24 allongé goth, de 96ffD'après le rédacteur du Catalogue Ern. Stroehlin(z"partie, No 482), ce volume aurait été imprimé parFrançois JusteàLyonet la traduction de ces prières

serait l'œuvre d'un protestant.

Une nouvelle édition fut publiée en 1542 par Etienne Dolet;il introduisit quelques modifications dans le texte et y ajouta une préface (Cat. Ern. Stroehlin, 2epartie, No 484, ex. Gaiffe. - Christie, No 51).

De Tournes a suivi le texte de Dolet, mais il n'en a pas reproduit la préface.

L'édition d'Etienne Dolet et celle de Jean de Tournes, cette dernière indiquée sous la date de 1544, ont été censurées par la Faculté de Théologie de Paris; elles figurent l'une et l'autre parmi lesLibri gal/ici ab incertis autoribusdans leCatalogus librorum ab anno1544usque ad annum1551,censura notatorum(Du Plessis d'Argentré,Col- lectio judiciorum,II,p. 177).

La Sorbonne n'a pas fait connaître les motifs de sa décision. Nous ne savons donc pas si elle a voulu interdire la traduction pure et simple de passages de la Bible qui ne soulevaient aucune question de doctrine ou si, comme il nous paraît plus pro- bable, elle a entendu atteindre le traducteur dont l'orthodoxie lui inspirait des soupçons.

Quoi qu'il en soit, on ne connaît qu'un exemplaire de l'édition de Dolet, et nous n'en pouvons signaler que deux de celle de Jean de Tournes: l'un, en mare r. de Duru, porté dans leBibliophile Huguenotde la librairie Durel, 1889, No 1, au prix de200fr.;unautre, relié en mareàcompartiments duXVIe siècle, avec lePsaultier ,

173

(16)

s.l., 1559, et leMiroir du Penitent,de Tournes, 1549, a figuré d'abord au Catalogue Potier, 1856,Irepartie, No 19, au prix de 25 fr., puis a été adjugé pour 330 francs à la vente Techener, 1887, 2e partie, No 5, et a reparu au Catalogue de la librairie Belin, juin 1887, au prix de 500 francs.

13

LES PSAL-

Il

MES DE DA

Il

VID,

Il Fidelement traduicts de Latin en en Fran Il çoys. Auec argument, et sommaire Il à chascun Psalme.]

Il [Marque Sen.

1]

/1

A LYON,

/1 Par Iean de Tournes. Il

M.D.XLIII.

In-I6 de

312

pp. chiff. et 4 if. bl. Rom.

Collation: titre, verso bl. Pp. 3-288, traduction en prose des 150 psaumes. Pp. 289- 312, onze cantiques en prose et dont voici les titres: Cantique des troys enfantz Ananias, Misael et Azarias, lequel feut chanté par iceux apres qu'ilz feurent deliurez de la fornaise [Daniel, III]. - Cantique de l'Eglise pour la victoire du regne du Monde [Ésaïe, XII, Confitebor]. - Cantique de Ezechias Roy de Israel lequel il chanta au Seigneur apres auoir esté guari d'une greue maladie: et luy feurent adioustez quinze ans à cause de son oraison [Esaïe, XXXVIII]. - Cantique de Anne, femme d'Elcana lequel elle chanta au Seigneur Dieu apres qu'elle eust seuré son filz Samuel[1Rois]. - Cantique de Moyse et des enfans d'Israel pour la de- liurance de Pharaon [Exode, xv]. - Cantique du prophete Habachuc faict pour les ignorances. - Le Testament de Moyse [Deuteron.,XXXII]. - Cantique de la Vierge Marie [Luc, r, Magnificat]. - Cantique de Zacharie pere de Sainct Iean Baptiste [Luc, r, Benedictus]. - Cantique de Simeon prophete [Luc,II, Nunc dimittis]. - Les benedictions et louenges de sainct Ambroise, et sainct Augustin.

Edition faite sur celle deLyon, Estienne Dolet,1542, in-ré (Christie, No 44), dont Jean de Tournes s'est borné à supprimer les parties constituant l'œuvre personnelle de son confrère, c'est-à-dire la préface "au Lecteur chrestien" et 1'''Opuscule de sainct Athanase sur les Psalmes de David", traduit du latin de Politien par Dolet.

Bibl. Sté de l'Hist. du Proteste français.

14 Sermons des six Il

PAROLES DE IE-

Il

SUCHRIST EN

Il

CROIX,

Il * Il

Translatez pour le Roy treschre- Il stien, par 1ean de Gaigny, do- li

cteur, & premier aumosnier Il dudict Seigneur. Il [Marque Sen. 1] Il

A LYON,II

Par Ieande Tournes.l]

M.D.XLIII.

In-I6 de 55 pp. chiff et

1

p. bl., signat. a-c par 8 ff., et d. par 4. Ital.

Collation : Le verso du titre est blanc; le texte commence, p. 3, par le titre de dé- part suivant : "Sermo premier de la premiere parole du Seigneur en croix, Deus meus, deus meus, vt quid me dereliquisti".

174

(17)

L'exemplaire qui faisait partie de la bibliothèque du comte de Lignerolles (Cat.

1894, No 118), est le seul que nous connaissions;ilétait relié en mar. r. de Trautz, avec le Traité de St Jean Chrysostome, publié par de Tournes, dans la même année 1543. Le volume, adjugé 52 francs, est porté au prix de 100 francs dans le Catalogue de la librairie Jean-Fontaine, de février 190I.

Malgré l'analogie des sujets, cette traduction ne doit pas être confondue avec l'ou- vrage du même auteur, intitulé:

"Le livre faisant mention des sept parolles que nostre benoist saulveur& redemp- teur Iesuchrist dit en l'arbre de la croix: avec aulcunes expositions& contempla- tions sur icelles : extraictes des dictz et sentences des docteurs autentiques et ap- prouvez de Saincte Eglise". Paris, 1528, iri-S, goth. (Brit. Mus.).

Cette édition de 1528 paraît être la première et a été suivie de plusieurs autres, qu'il n'est peut-être pas superflu de mentionner ici:

Paris, Jean Masse (par Est. Caveiller), 1533, in-8, goth. (Cal. du marquis de Ganay, 1881, No 42) ;

Ibid., Chrestien Wechel, 1535, in-4°, goth. (Brit. Mus.).

Ibid., Jean Masse (par Est. Caveiller), 1538, in-8, goth. (Brit, Mus.).

Ibid.,H. Paquot, 1538, in-8 (Bibl.Nat.).

Ibid., Maurice de La Porte, 1539, in-8 (Bibl. Nat.), Ibid., Chrestien Wechel, 1545, in-8 (Bibl. Nat. ; Brit. Mus.).

1

5

~

L'institution Il

DE LA FEMME

Il

CHRESTIENNE,

1

j

* Il Tant en son Enfance, que Mariage, & Il Viduité. Auec l'office du Mary. Il Le tout composé en Latin, par Loys Il Viues, Et nouuellement tra- duict

l]

en langue Françoise, par Pierre de" Changy Escuier. Il

[Marque Sen.

1]

Il

A LYON, "

Par Jean de Tournes, /1

M.D.XLIII.

In-I6 de 328 pp. chiff. Rom.

Collation des liminaires : le titre, verso blanc. P. 2, 13 distiques latins de "SIMONIS ROMYGLEI Andegavensis ad lectorem". Pp. 4-6, "BLASII DE CHANGY autorisfiliiad lectorem Exastichon". "Eiusdem ad fratrem suum lacobum de Changy vtriusq ; iuris doctorem Epigramma" 4 distiques. "PETRI PESSELIERE ANTISSIODORENSIS ad defensionem interpretis Sapphicon". "DIONYSII BREMANDI PARISIENSIS ad Petrum Grenerium Epigramma'Lv distiques. " Dixain du susdit PESSELIERE àBlaise de Changy curé Despoysse sur la mort de son pere traducteur du present liure". Pp. 7- 9 "Table des Chapitres contenus en ce present liure". Pp. 10-11, épître du tra- ducteur "A Marguerite ma fille", signée "Ton Pere, DE CHANGY".

Le volume se termine par une "Epistre de Messire lAQUES DE CHANGY, Escuier, 175

(18)

Docteur es droictz, Aduocat àDiion, A ma damoyselle de Villesablon sa sœur", dans laquelle l'auteur énumère toutes les vertus et les qualités qu'il désire voir dans sa parente".

Œ.Revue des livres anciens,1917, p. 195.

Troyes (Ed. 1580). - Cartier.

16

LE LIVRE

Il

DE VRAYE ET

Il

PARFAICTE

Il

ORAISON.

Il * Il Auquel est compris ce qui est con- Il tenu en la page suivante. Il [Marque Sen. Il Il

A LYON,

1/ par Iean de Tournes. Il

M.D.XLIII.

In-I6 de

320

pp. chiff. et

2

ff. bl. Rom., fig.

Le verso du titre est occupé par une table intitulée : "Le contenu de ce present liure& premierement : Le sermon de Iesuchrist en la montagne, paige 3. Trois briefues expositions sur le pater noster, 16. Vne exposition sur l'Aue Maria, 64.

Vne exposition sur le credo, 79. Deux expositions sur lesdixcommandemens de la Loy, 93&103. Aucunes benedictions de la table, auec les Actions de graces, 125.

LouengesàDieu, Canticques&Prieres, 129. Le Credo qui fut composé au concile de Nice. L'Oraison de Daniel. Prieres en temps de tribulation, 157. Les psalmes penitentiaulx exposez par maniere d'oraison, 169. Deux homelies de Sainct Iean Chrysostome pour appredre la maniere de prier Dieu, 186. Le Sermon du sainet sacrement de l'Autel, 308.

Ce volume est illustré de trois figures sur bois, savoir : P. 3, en tête du Sermon sur la montagne, H. 0,54 mm.; L. 0,44. P. 63, en tête de la Salutation angélique, H.

0,43 1/2; L. 0,35. P. 169, en tête des Sept Psalmes du royal prophete David,H.

0,44; L. 34 1/2. Ces vignettes, de style un peu archaïque, mais d'une exécution très soignée, sont l'œuvre du célèbre peintre-graveur Georges Reverdi, au talent duquel Jean de Tournes eut recours pendant les premières années de son activité, avant de s'attacher, depuis 1546, Bernard Salomon.

Cette édition n'est donc guère moins rare que ses congénères parues la même année 1543,et c'est aussi le premier volume illustré qui soit sorti des presses tournésiennes.

Le Livre de vraye et parfaicte oraison,inspiré du texte latin du Betbuchlein et des Psaumes pénitentiaux de Luther, est une traduction, avec commentaires, des textes indiqués à la table; l'éditeur a suivi, pour le Sermon sur la montagne et Ies Psaumes pénitentiaux, la version de Lefèvre d'Etaples (Bull. du Protest., 1888, p. 160).

Lapremière édition de cet ouvrage paraît être celle deParis, Ch. Wechel,1529, in-8 ; elle a été suivie de plusieurs autres et l'on peut établir comme suit les bases de la bibliographie duLivre de vraye et parfaicte oraison :

176

(19)

le Paris, Chrestien Wechel (imprimé par Simon DuBois), 1529, pet. in-S goth.

(Brunet,III,1123 ; Bull. du Protest., 1887, p. 664 et 1888, p. 155).

2. Paris, Chrestien Wechel(impr. par Jehan Kerbriant), 1530, pet. in-S, fig. (Bru- net, supplément,

r,

879).

3. Paris, Jaques Regnault et Anthoine Foucault (impr. par Nicolas Buffet), 1543, pet. in-8 (Catalogue T. de M., IS97, No 28 ; Car. Schmidt, 1910, No 292).

4. Lyon, Jean de Tournes,1543,in-ré, fig.

5. Anvers, Guillaume Vissenaken(impr. par Jehan de Grave), 1545, in-re goth.

(Cat, de la librairie Baillieu, 1889, No 390).

6. Lyon, Olivier Arnoul/et, s. d., pet. in-8, goth. (Cat. du marquis L. G., 1889, No 12. Edition inconnueàBaudrier).

Ce traité ne pouvait manquer de paraître suspect àla Sorbonne : il fut examiné le 13 mars 1548 [1549 n. s.], mais échappa cependantàla condamnation: "De reliquis autem sex, quorum duo inscribuntur La Fontaine de vie et alius Le livre de vraye et parfaicte raison[sic]... nihil censet praedicta Facultas". (Duplessis d'Argentré,1,

Index, p.XVII).L'Inquisiteur de Toulouse se montra plus sévère et l'ouvrage est porté àl'Index dressé par lui vers 1549 (Bull. du Protest., r, p. 444).

Lyon, Bibl. des Jésuites. - Terrebasse.

1544

17

RECVEIL

Il

DE DIVERSES

Il

HISTOIRES,

Il * Il Touchant les Situations de toutes Re -II gions & Païs, contenus es trois par- Il ties du Monde : auec les particulieres Il mœurs, loix, & ceremonies de toutes Il nations & peuples y habitants. Il Reueu & verifié iouxte le vray exem-II plaire Latin. Il [Marque Sen. 1] Il

A LYON,

Il Par Iean de Tournes, " 1544. In-16 de 14 ff. non chiff., 578 pp. chiff., et

1

f. blanc au recto, avec la marque du titre au verso. Rom.

Collation: le titre, au verso duquel se trouve un avis de" L'Imprimeur au lecteur".

F. [2], "A Treshaut et trespuissant Prince Charles Cesar Auguste, Empereur des Rommains, cinquiesme de ce nom, Roy des Espagnes, &c. Le translateur de ce present liure, perpetuelle felicité". Cette épître en vers se compose de 36 décasyllabes.

F. [3] ra, Table des chapitres.

Ff. [3 vo-14], "Table particulière des plus notables passages de ce present liure, par ordre alphabétique". Les pp. 1-3 renferment une" Briefve instruction pour le fruict que l'on doibt prendre en lisant ce present Liure", les pp. 4-18, le ,,Prologue [de l'auteur] au Lecteur", enfin le texte, qui se compose de trois livres: Afrique, Asie Europe, occupe le reste du volume.

177

(20)

Traduction de l'ouvrage de Iean Boêm :Mores, leges, et ritus omnium gentium,dont la première édition est d'Augsbourg, 1520, in-fol. La version française elle-même parut pour la première foisàParis,parMichel Fezendatpour Galiot Du Pré, 1539, pet. in-8 (Brunet, Art. Discours du pays,II, 747). Celle d'Anvers, Ant. de Gays, 1540, pet. in-8, en est une copie.

Ainsi que nous l'apprend Jean de Tournes, dans son avis au Lecteur, son édition a été revue par ANTOINE DU MOULIN. De Tournes l'a réimprimée en 1552, in-I6, sous le titre deDiscours des pais selon leur situation, avec lesmœurs, loix et ceremonie"

diceux.

Voy. Harrisse,Bibl. Amer.,No 218, et Cartier,Ani. du Moulindans la Rev. d'hist, litt. de la France, tom. III, p. 90, etc.

Cat.Adert, 1887, 2epartie, No 2040.

18

LE

Il

PREMIER

Il

LIVRE DE LA

Il

BELLE ET PLAISAN-

Il te histoire de Philandre, sur- Il nommé le Gentilhom- Il me, Prince de Il Marseil- 1

i

le: Il Et de Passerose, fille du Roy /1 de Naples. /1 " " [Marque Sen. 1]

A LYON,

/1 Par Iean de Tournes. Il 1544. In-8 de 219 pp.

chiff. titre compris,

1

p. bl. [320], et

1

f., blanc au recto, avec la marque du titre au verso; enfin

1

f. blanc. Ital.

Collation: le titre, au verso, huitain de l'auteur"àMonseigneur le Davlphin", dans lequel il lui annonce la prochaine publication du 2elivre, puis du 3e,promesse qui est, d'ailleurs, restéeàl'état de projet. Pp. 3-7, Epître dédicatoire" A Tresillvstre et tresvertueux prince MonseigneurHENRY,DAULPHIN DE FRANCE, IEAN DES GOUTES le sien treshumble Seruiteur&subiect, perpetuelle en longue vie felicité de bonheur", épître datée "De Lyon le premier iour d'Octobre, l'an de grace M. D.XLIIU".

Cette pièce, consacrée aux louanges hyperboliques du Dauphin, est du pur gali- matias.

L'ouvrage lui-même, dont le style ne vaut pas mieux, est divisé en 24 chapitres, munis de sommaires. C'est le thème obligé de tous les romans de Chevalerie du même genre : "Comment Philandre de Marseille devint amoureux de Passerosede Naples, au seul rapport que lui fit un gentilhomme de la beauté d'elle". (Ch.1).

"Du grand Tournay qui fut en la Ville de Marseille, duquel le beau gentilhomme emporta le prix" (Chap. 5). "Comment le gentilhomme avec ses Compaignons montterent en mer pour aller au royaume de Naples" (Chap. 9). "Comment le Gentilhomme vainquit le cruel Madarant roy de Pise" (Chap. 12). "Comment le vieux Garamond roy de Sicile, espousa Passerose de Naples" (Chap. 22), etc., etc.

Enfin, ch. 24 et dernier: "Comment le Gentilhomme entend sa belle amie Passe- rose, en la vue des roys Tintagrol et Garamond".

(21)

Les contemporains de l'auteur ne paraissent pas avoir éprouvé très vivement le désir de connaître la suite des aventures de Philandre et de la belle Passerose. Du moins, les deux livres promis par Des Goutes, dans sa dédicace en vers au Dauphin, n'ont-ils jamais été publiés et l'édition du premier livre parue chez de Tournes est la seu1e qui existe de cette partie. Elle est, du reste, parfaitement exécutée, sur papier de choix, et avec les mêmes caractères que ceux des œuvres de Desperiers, de Pernette du Guillet, de Fr. Habert, impriméesàpeu près simu1tanément. C'est, en outre, un livre fort rare et dont nous ne pouvons guère citer que 4 ou 5 exem- plaires : celui de La Vallière, No 433 du cal. de 1783, v. 10 fr., taché d'eau; celui de la Bibl. nationale ; celui de l'Arsenal ; celui de Yemeniz (No 2350), en m. r.

(Koehler), v. 290 fr. ; enfin un superbe exemplaire en mar. bl. de Chambolle, faisant partie de la belle Bibliothèque de M. julien Baudrier,àLyon, et mesurant 168 mm.

de haut, tandis que celui de Yemeniz n'en comptait que 154; celui du British Mus.

La Croix du Maine [Bibl. franç., 1,514] prétend que Jean des Goutes était Lyonnais, mais de La Monnoye, dans la note qu'il a jointeàl'article de ce bibliographe, montre que l'auteur de Philandre était originaire du Bourbonnais, bien qu'il fût fixéàLyon.

Le personnage auquel Nicolas Bourbon de Vandœuvres dédie plusieurs pièces de vers, dans ses Nugœ, "Jano Guttœ Boio" (p. 39) "Jano Guttano" (p. 428) ne peut être en effet que Jean Des Goutes. C'est lui également qui figure sous le nom de Joannes àGutta, dans les Poésies de Claude Rosselet, imprimées en 1537, chez Gryphe,àLyon.

Bibl. Nat. - Arsenal. - Terrebasse. - Brit. Mus.

19 RECVEIL 1/ DES ŒUVVRES

Il

DE FEV BONAVEN-

/1

TVRE DES PE-

Il

RIERS,

Il * Il Vallet de Chambre de Treschrestienne Prin-II cesse Mar- guerite de France, Royne " de Nauarre. " = /1 [Marque Sen. 1] Il

ALYON,

II Par Iean de Tournes.l] 1544/1 AuecPriuilege. In-8.Ital.

Collation: 4 ff. prélim. non chiff. contenant: le titre, 1f. ;l'Epître dédicatoire d'Ant.

du Mou1in : "A Tresillustre PrincesseMARGUERITE DE FRANCE ROYNE DE NAVARRE",

datée de " Lyon ce dernier iour d'AoustM.D.XLIIII",2ff.;le verso du dernier bl. ; Voev,I I lignes impr. en capitales, 1 f. (le verso bl.); 196 pp. chiff. pour le texte;

sign.a-nz ;1 f. n. chiff., sign. n3, pour l'avis : l'Imprimeur aux Imprimeurs, en car.

rom., enfin: 1f. non chiff. en car. rom. pour l'avis: au Lecteur qui manqueà la plupart des exemplaires. Le Manuel avance que ce dernier f. porte la sign. n4, ce qui est une erreur, il n'yen a aucune.

A sur criblé de 41 1/2 s. 41 1/2 (dédicace).

1. sur rayé bâlois de 26 1/2 s. 26 1/2 (Lysis).

179

(22)

RECVEIL

DES OEVVRES

D E F E V BON A V E N-

T V RED E S P E- R.IBR.S,

Vallet

de C1Jdmbre d( *

TrefthreSlienne

Prin-

cejJè Marguerite

de

France,Ro]n~

de

Nauarre.

A L Y 0 N, Par Ican de Tournes.

1S'44·

Aue, Priuilege,

(23)

L'IMPRIMEVR

A V X J M P R 1-

MEVilS.

'*

II

I chafcun denousrafchoir.pour t'am

~ plirnentBe perfcaion de nofire arr»

. defairedr miculx enmieulx.é;non corrompude l'elperance du gaing~

d'aller par la trace d'autruy, nous n'aurionsfimauuais bruyeauiourd'huyque nous auons.defaire ouuraigesincorreétz. I'enrens.pour mieulx leVOus declairer ,que nous fommes{1a:

donnez auproficindeu , que incontinentquel'VA

de nousha mis quelque belleœuureenauant ) il cft par l'aucreincondnerurefaia.Refaid (disie)le plus[ouueneauec mille faulces :& ~ cemoyen dea meure celuy qui en auoir premieremêr prins la pei- ne frufhe' de fon labeur.pour auranr qu'en vendâc les mefchansouuraiges,neCe cxpedienr les bons.a caure du vil pris ou accourent les indoétcsJnefa~

chans que c'eil. Er le pisque ie

y

voy%c'dlquela faulre aduienc aux liures nouueaulx le plus fou- uent : delquelz

à

illftecaure celuy qui premier les mec en lumière deuroir retirer le protic,fans

y

efirc retardé

oy

ernpefche.Donc.quanr

à

moy.i'ay deli...

berédetenir en mon irnpr imeriecefiemode,qU'li n'yfera imprimé aucunliurenouueau.quiayecfié premieremenr impriméparaurre)que premier(e- luy n'ay;retiré le loyer&: profic de Iespeines8(.

àcfpcnfes. Siprie

cous autresde nofire art qu'Hz

n J veulent

181

(24)

LE

DISCOVRS

DE LA QVESTE

D~A .M Y T 1 Bol',

DIe T,

LYSIS DE PLATON..

Enuo,é~

t: 14

RO'M

de

N4UarTt.

Socrares raeompee les

propos

que

tuy)Hip..

pothales,Ctcfippe, Menexenc~&.

LyGs.

eureneenfemble. Et did ain(i,

1A LLO Y E7Jn;0II1'

de Lttca- demie droié1 ait Lyceon , par k faubourg, le long des murailles.

Et'lUttnd jefu,- autlroiél de la

v: \

porte, à lafontttine

P

anDjJÙ

~

je

. rencontrsy

Hippothales le

ftl~

de H ieronyme , & C,efippe Pesneen «uec plufieurs autres ieunes Enfttns. De tant loint'lue Hippothtt- les me veit,

0

socrates,dift i/, dont eflla Jlcnue,&

ou

al1e~

"ous maintenant? le1liens,.dù je, de Laca- demie, & m:en ')JOU droiéf au

L

Jecon. .Alorsil/ne dift : si donc

j/1IOUS

p!4ifojt addreJJer

1Ioffre

chemi"

par

deuers nous, &

')IOUS

repo[er »n petit,

1I0Uf.

ne

?lOUStourdri~pM~

Socrates, & 1IrdJement1l0IH

~

It

(25)

Capitales sur rayé àpersonnages de 19/19.

Voy.Bibl. d'Ante du Moulin, Revue d'Rist. litt. de la France, tom. III, p. 90, etc.

Arsenal. - Besançon. - Grenoble. - Versailles. - Brit. Mus. - Zurich.

20

Colloque du vray pudic et sincere amour, concilié entre deux amans, contenant plusieurs autoritez et spirituels propoz. A Lyon, Par Jean de Tournes, 1544, in-rô.

L'auteur de ce petit ouvrage estJAQUES DU CLERC,avocat ès sièges royaulx de Com- piègne, qui le composa d'abord en latin, puis le traduisit en français.

La Croix du Maine (1,399), mentionne une édition deParis, Galiot du Pré, 1540, qui paraît être la première. Il en existe une autre de Paris, Denis Janot, 1544, in-rô (Brunet,II,859), dont le titre donne, sur l'auteur et sur son livre, les quelques ren- seignements que nous avons reproduits ci-dessus.

Draudius,Bibliotheca exotica, p. 204. - Du Verdier,IV, 273.

21

Le Manuel d'E- Il

PICTETE.

Il .t Il qui est vn liure (Lecteur) no point de ceulx, II desquelz tout le Bon est en la beaulté de Il leurs Tiltres, promettàs beaucoup plus que Il la matiere qu'Hz traictet ne satisfaict : Mais Il ie te puis bien asseurer que (si tu veulx en Il

le lisant diligemment y entendre) Il tu en em- Il porteras plus de profit, que ie ne t'oserois Il promettre, ny toi pourrois esperer. Il

Plus y sont adioustees

le~

sentences Il des Philosophes de Greee, tradui Il etes en langue Frâcoyse, par An- " toine du Moulin Masconnois./1

A LYON,

II Par Jean de Tournes, 1544. In-16. 77 pp.

chiff., titre compris,

1

p. non chiff. [78] et 1 f. bl. au recto, avec la marque Sen. 1 au v". Rom.

Collation: le titre; au verso se lisent en italiques, 7 lignes ainsi conçues:" N'attends icy autre Prologue du Translateur, ny Epistres Postliminaires, Nuncupatoires, Dedicatoires, Adulatoires, Garrulatoires,& Occupatoires, que le Tiltre du Liure"

Et au dessous : " Rien sans peine".

Pp. 3-59, "Le Manuel d'Epietete".

P. [60], Blanche.

Pp. 61-[78], "Sentences des Philosophes de Greee".

Cette traduction a été réimprimée dans le vol. intitulé les Epistres de 'Phalaris et d'/soerates avee le Manuel d'Epietete. Traduit de grec en françois (par Cl. Gruget, Louis de Mattia et Ant. du Moulin),Anvers, Plantin, 1558, in-rz. Voy. Bibl. d'A.

du Moulin, Rev. d'hist. litt. de la France, tom. III, p. 90, etc.

Bibl. Nat. - Terrebasse.

183

(26)

22 LE CHEVA- Il LIER CHRE- Il STIEN. Il .. Il Composé en Latin par Eras-II me, et puis traduit en lan- Il gue Françoise. [par Louis de Berquin] .11 [Marque Sen. I] Il ALYON, Il Par Iean de Tournes, Il

M.D.

XLIIII. In-16 de 317 pp. chiff., 1 p. et 1 f. blancs. Rom. ; notes en manchettes.

Réimpression page pour page de l'édition donnée par de Tournes en 1542, avec l'orthographe un peu rajeunie et simplifiée, par Ant.du Moulin probablement. Ainsi, on lit sur le titre de l'éd. de 1542 :traduict etfrançoyse, tandis que 1544 donne:

traduit etfrançoise. [Voy. notre No 3].

Ce volume, qui n'avait pas été signalé jusqu'ici, est plus rare encore que celui de 1542. Nous n'en connaissons qu'un seul exemplaire, celui de M.le professeur Ch.

Smidt,àStrasbourg, qui a bien voulu nous permettre de l'examineràloisir.

23 LA CIVI - Il LITE PVE - Il RILE. Il * Il [Croix formée par einq petits bandeaux assemblés]. "A LYON, Il Par Iean de Tournes, Il 1544.

In-16 de 32 ff. non chiff., signe A-D par 8. Rom.

Titre orné de l'encadrement aux Enfants nus (Voy. p. 68); au verso, un petit portrait d'Erasme en médaillon, de 0,027 de diarn. Ce bois représente Erasme en buste, de trois quartsà droite.F.A2, Avis aux Lecteurs. A3-D7 r", texte du traité de la Civi- lité. Le verso duf.D7 et le recto du f. D8 sont blancs. D8 vDmarqueSen.T, Le texte commence au f. A3 et se divise en chapitres dont voici les sommaires : Du corps. De l'accoustrement. Commentilse faut maintenirà l'eglise. De la ta- ble. Des rencontres et entregent. Du jeu. De la chambre.

Le petit traité écrit par Erasme sous le titre de :De cioilitate morumpuerilium,fut publié pour la première fois à Anvers, Michel Hillenius, 1526, in-8 (a. Biblioth.

Erasmiana). La traduction française due àPierre Saliat, secrétaire du cardinal Odet de Châtillon, parut en 1537àParis, chez Simon de Colines, in-8.

Une autre version française du traité de la Cioilité puérile, due à Jean Louveau d'Orléans, fut publiée par Jean de Tournes en 1559, in-ré.

Bibl. Nat., exemplaire en mare r. à compartiments de filets droits et courbes, de Trautz-Bauzonnet. L'exemplaire de Lignerolles en mare r. à compartiments et milieux dorés du même artiste (Cat. No 508) a passé dans la bibliothèque de M.

Guyot de Villeneuve et a été vendu, lors de la vente de cette collection, 420 fr. (Cat.

No 170).

24 QVATRE Il HOMELIES Il

DE

TROIS ANTI -II ques & excellens Theo- Il logiens, dont les 1/ noms s'ensui- Il uent, Il * Il Sainet Gregoire Na-

184

(27)

zianzene, Il Du iour de la Natiuité de no-II stre Seigneur. Il Sainct lean Chrysostome, De

1J

Resurrection.

Il

Ledict Chrysostome,Du pro-II fict de l'Euangile. Il Saint Basile, Des louanges de Ieusne.l]

Lesquelles par cy deuant n'ont ia- Il mais esté mises en François. Il

A LYON,

Il Par lean de Tournes, 1/

M.D.XLIIII.

10-16 de 157 pp. et

1

f. Marque Sen. 1 au VO du dernier f.

Chacune des parties composant ce recueil se termine par l'anagramme du traduc- teur :L'heur m'engist au ciel; c'est celui de GUILLAUME CHRESTIEN, d'Orléans, doc- teur en médecineàParis, et qui fut attachéàla personne du duc de Bouillon, puis de HenriII. D'après La Croix du Maine (Biblioth. franç.,I,320), Chrestien serait né à Orléans, tandis que Sainte-Marthe (Elog " liv. IV) le dit originaire des confins de la Bretagne. Il a publié quelques ouvrages de médecine, entre autres lePhilaletes sur les erreurs anatomiques de certaines parties du corps humain, naguerez reduites et colligees selon la sentence de Galien, Lyon, 1536, iri-S (cf.Brunet, r,1852) et des traductions d'Hippocrate, Galien et Jacques Sylvius, parmi lesquelles nous devons signaler leLivre de lageneration de l'homme,1559, ...parJacq. Sylvius..., mis enfran- cois par GUILLAUME CHRESTIEN, Paris, Guil. Morel, 1559, in-8 (Brunet, v, 610 ; Cat, Hebbelinck, No 558); on trouve en effet, à la fin de ce volume l'anagramme qui nous permet d'attribuer à Chrestien la traduction desQuatre Homelies. Voy.

encore sur ce médecin et ses ouvrages, Du Verdier,Biblioth, franç.,II,77, et Ni- ceron,Mémoires, XXXIV, 131.

25

LE LIVRE DE

II

MARC AVRE-Il LE EMPEREUR,

Il

ET ELOQVENT

Il

ORA-

TEVR,

JI * Il Traduict de vulgaire Castillan en Fran- " çois, par R.

B. [René Bertaut] de la Grise, Secretaire Il de Monseigneur le Re- uerend. Cardi- Il nal de Grantmont. Il Fidelement reueu & ve- rifié sus les exem- Il plaires Latins, & Castillan, dont ha Il esté extraict ledict liure. Il [Marque Sen. Il Il

A LYON,

Il Par lean de Tournes. " 1544. In-I6 de II ff. lime non chiff.,

520

pp. chiff. et

1

f. blanc au rO et portant au

VO

la marque du titre. Rom.

Collation des liminaires :F. [1] recto, Titre.

F.[1] verso, dizain de : " LD.T. [Jean de Tournes] av Lectevr ".

F. [2].Epître dédicatoire:" A tresexcel-jj lente et tres-II illvstre Dame,

Il

LAROYNE

DENAUARRE,

! lla

Marguerite

1i

des

II

Princesses". Cette épître, non signée nidatée, est du traducteur de la Grise.

Ff.3-6 recto. " Table des Chapitres "

F. 6 verso-rr, "Prologue "

Références

Documents relatifs

Les longueurs : avec des mètres, des décimètres et des centimètres.. C’est 2

\ La symétrie et construire en géométrie...

Bibliothèque Blanche en 1914, l’écart s’expliquant par les 6 nouveautés publiées dans la collection depuis 1907 et qui furent exclusivement reliées sous les

[r]

De façon très significative, le seul moment où le récit du séjour à Rome se rapproche nettement du discours propre au voyage de formation en Italie est aussi celui où le

Rendiconti del Seminario Matematico della Università di Padova, tome 28 (1958),

Come risultato, gli Stati Uniti non si unirono mai alla Società delle Nazioni e in seguito negoziarono una pace separata con la Germania: il trattato di Berlino del 1921,

2008 20 ans du Jumelage à Chazelles / Marché paysan à Untergruppenbach 20jährige Partnerschaft in Chazelles / Bauernmarkt in Untergruppenbach 20 anni del gemellaggio a Chazelles