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HAL Id: jpa-00236374

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Submitted on 1 Jan 1960

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Sur la théorie statistique des champs non linéaires

J.P. Terletsky

To cite this version:

J.P. Terletsky. Sur la théorie statistique des champs non linéaires. J. Phys. Radium, 1960, 21 (11),

pp.771-775. �10.1051/jphysrad:019600021011077100�. �jpa-00236374�

(2)

SUR LA THÉORIE STATISTIQUE DES CHAMPS NON LINÉAIRES Par J. P. TERLETSKY,

Professeur à l’Université de Moscou (1).

Résumé.

2014

On introduit une distribution de probabilités canoniques et microcanoniques pour

un champ non linéaire classique arbitraire. On trouve les expressions de la densité fonctionnelle de probabilité pour les lignes d’univers qui représentent les solutions du genre particule des équa- tions non linéaires du champ. On montre que la formulation de Feynmann de la mécanique quan-

tique n’est qu’un cas particulier d’une distribution canonique générale avec une température imaginaire. Cette température est interprétée comme la température statistique d’un thermostat formé de particules ayant des masses imaginaires. La constante de Planck représente alors une grandeur proportionnelle à la température du thermostat

«

imaginaire ».

Abstract.

2014

The canonical and microcanonical distributions of probabilities are introduced for an

arbitrary classical, non-linear field. The expressions of the functional density of probability of the

lines of universe are found, which give the particle-like solutions, of the non-linear field equations. The Feynmans formulation of quantum mechanics is only a special case of a general canonical distri- bution, with an imaginary temperature. That temperature is interpreted as the statistical tempe-

rature of a thermostat constituted of particles having imaginary masses. The Planck constant is then a factor proportional to the temperature of the " imaginary" thermostat.

LE JOURNAL PHYSIQUE RADIUM 21, 1960,

1. La distribution microcanonique.

2013

Exami-

nons 1’ensemble des champs classiques Ti(Xo, xi,

x21 :V3), ’F2(XOI Xll :v2, x3la ’’ ’! I TN(XOI XII x2r x3) dont les equations du mouvement sont obte-

nues a partir du principe de moindre action :

o-h C est le lagrangien du systeme, Sm est la valeur

extremale de l’action S.

En examinant du point de vue statistique cet

ensemble de champs il est indispensable d’associer

a chaque champ possible une certaine probabilité,

a priori, ou plus exactement, une densité de pro- babilit6 dans 1’espace fonctionnel.

La plus simple des distributions de probabilite qui élimine les champs qui ne v6rifient pas les

equations du mouvement et qui donnent des

valeurs 6quiprobables a toutes les solutions pos- sibles des equations du mouvement est évidem- ment la distribution.

ou 8 est une fonction de Dirac, T et bT/bx sont

1’ensemble de tous les champs et de leurs d6riv6es,

mis sous une forme abregee, A est une constante

de normalisation qui est en general une fonction-

nelle car Sm depend de 1’6nergie totale et des diff6-

rents invariants int6graux (par exemple la charge totale).

Par analogie avec la mecanique statistique clas-

(l) Actuellement en mission au Service des Theories

Physiques de l’Institut Henri-Poincaré.

sique on peut appeler la distribution (2) distri-

bution microcanonique.

II est evident que les valeurs moyennes de toutes

grandeurs physiques F I T(x) } sont définies par des int6grales fonctionnelles (2)

Nous repr6sentons par X l’ensemble des quatre

coordonn6es de Minkowski xo, Xll X2, X3 et

nous utiliserons des accolades uniquement pour les

arguments des fonctionnelles. Pour les arguments

des fonctions nous utiliserons seulement des paren- th6ses ou des crochets.

La probabilite pour qu’une certaine fonction du

champ Q[T(x)] ait une forme donn6e q(x) sera

evidemment determinee par l’int6grale

ou a I y(x) est une fonctionnelle 8 d6finie par

1’equation :

Il est evident que l’on peut determiner cette fonctionnelle sous la forme

(2) Nous utiliserons ici pour l’intégrale fonctionnelle les notations que nous avons introduites en 1945 dans notre these de Doctorat publiee sous une forme abregee en

1949 [11.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphysrad:019600021011077100

(3)

772

II. La distribution canonique.

2013

Si un certain

ensemble de champs X(x) parmi ceux qui ont 6t6

examines ci-dessus (011 bien une certaine classe des

solutions des equations du mouvement) peut 6tre

rattach6 a un thermostat c’est-a-dire si l’on peut

ne pas considerer les grandeurs utilis6es dans ce probleme physique alors les autres champs cp(X) qui nous int6ressent dans ce probl_eme peuvent etre

donn6s par une distribution canonique :

ou b est une constante num6rique, B est une

constante de normalisation qui est une fonction

de b et des parametres figurant dans S.

De meme, qu’en m6canique statistique la distii-

bution (7) peut etre obtenue à partir de (2) en

utilisant quelques hypotheses simplificatrices natu-

relles.

En effet, si 1’ensemble des champs’Y peut 6tre partage en deux sous-ensembles cp et x, et si l’on

ne se préoccupe pas de la seconde, la densite fonc- tionnelle de probabiIjté pour les champs cp d’apres (2)

doit etre de la forme :

Pour un systeme de champs interagissant fai-

blement on peut poser de façon approeh6c :

alors, d’apr6s (8), il vient :

ou P(?/) est une fonction d6termin6e par les proba-

bilit6s du ((thermostat )) et qui est

La fonction (D est evidemment donn6e, a une cons-

tante multiplicative pr6s, constante qui est d6finle

a partir des conditions de normalisation

La fonction 4Y peut etre evidemment calcul6e a

partir de la formule (11) en se donnant la forme de S21 i x(x) 1. Cependant sa forme est d6termin6e univoquement si en plus de I’hypoth6se (9) on

admet que cette fonction a un earact6re universel et ne depend pas de la forme des fonctionnelles d’action des autres champs interagissant avec le

« thermostat ». Dans ce cas, deux champs n’intera- gissant pas entre eux mals faiblement lies avec

le thermostat (3), doivent verifier la condition :

(3) La liaison ne doit pas etre nulle mais suffisamment faible pour que les conditions (9) soient approximati-

vement r6alis6es.

car les syst6mes yl.(x) et y,(x) peuvent 6tre consi-

deres comme statistiquement independants. Mais

la seule solution de l’ équation fonctionnelle (10)

est evidemment une fonction exponentielle (7).

III. Les paradoxes de la theorie statistique des champs lineaires.

2013

Si 1’ensemble de champs qui

nous int6resse cp(X) ob6it a des equations du mou-

vement lin6aires c’est-a-dire si le lagrangien L est

une fonction quadratique de ces champs et de leurs derivees, la distribution (7) nous conduit a un para- doxe que l’on appelle « la catastrophe ultra-

violette » et qui fait que 1’6nergie du champ, meme

pour un domaine ferme, tend vers l’infini a cause

de sa distribution uniforme suivants les ondes mono-

chromatiques de toutes les fréquences. Si l’on prend la distribution (2) au lieu de la distri-

bution (7), le paradoxe demeure en ne changeant

que sa forme. Dans le cas d’une distribution micro-

canonique (2) ayant une energie finie, l’6nergie de

toute onde monochromatique tend vers zero et ne peut etre diff6rente de zero que si F energie totale

est infinie (4).

IV. Les possibilitds de la theorie des champs non lin6aires.

2013

II en est autrement dans le cas non

lin6alre lorsque le lagrangien est par exemple la

somme de termes quadratiques et de termes d’ordre pair plus élevé. Dans ce cas, pour une certaine classe de lagrangiens, parmi les solutions ayant un

sens physique et ayant une energie, une charge, etc.

finies, il existe des solutions du genre particules (cf. par ex. : [2]) presentant des concentrations de

champs stables (paquets).

,

Pour de tels lagrangiens non lin6aires, on peut

bien entendu, avoir aussi des solutions sous forme d’ondes monochromatiques de faible amplitude,

car pour de faibles amplitudes les equations d’ondes

deviennent lin6alres. Cependant, les solutions qui

existent dans le cas lin6aire sous forme de sommes d’ondes monochromatiques de toutes les fréquences

et d’amplitudes approximativement 6gales (5) sont

interdites dans le cas non lin6aire car de telles solutions supposent des concentrations du champ

en forme de fonctions 8, de breve duree d’exis- tence et d’amplitiide maximale aussi grande que

l’on veut. Ces derni6res solutions sont impossibles,

car, dans notre probleme non lin6alre, les seules

solutions possibles avec nne énérgie born6e sont

des solutions du genre particule, aves des valeurs born6es du champ [2].

(4) 11 est bien connu que ces difficultes sont 6vit6es

en seconde quantification. Le but de cet article est 1’etude des possibilités de la theorie statistique des champs clas- siques. Ce n’est qu’a la fin de cet article que nous mon- trerons la relation entre theorie classique et quantique.

(5) Ces solutions sont la cause des « catastrophes ultra-

violettes » car si l’on avait une limitation du spectre du cote de courtes longueurs d’ondes il n’y aurait pas non

plus de divergences.

(4)

Si nous examinons Ie cas d’un champ que rien

ne limite dans 1’espace et si nous consid6rons son

6nergie et certains invariants int6graux finis, seules

les solutions du genre particule ont un sens phy- sique. Toutes les autres solutions sont de la forme de paquets d’ondes quasi lin6alres qui s’etalent rapidement sur tout 1’espace et dont 1’arnplitude

tend par consequent vers z6ro.

Ainsi, pour les lagrangiens non lin6alres admet-

tant des solutions du genre particule si l’on impose

que 1’energie et certains invariants int6graux

soient finis, toutes celles qui sont possibles d’apres le principe de moindre action seront prati- quement concentr6es au voisinage des lignes d’uni-

vers repr6sentant le mouvement des maxima du

genre particule. Mais dans ce cas la fonctionnelle d’action du champ peut aussi etre representee

comme la somme des irit6grales sur 1’ensemble des

lignes d’univers de certaines trajectoires fonction-

nelles qui s’appellent aussi en mecanique, fonction-

nelles d’action. C’est-a-dire que l’on peut poser :

ou x(t) repr6sente toutes les lignes d’univers, c’est-

a-dire x,(t), X2(t), ..., x7,(t),

...

et chaque xk(t) repr6sentent les trois coordonn6es d’espace en fonc-

tion du temps d’une ligne d’univers k.

V. La probabilite des trajectoires des solutions du genre particules.

-

11 est evident que pour de tels champs non linéaires la densité des probabilités

peu 6tre représentee non comme une fonction-

nelle de tout le champ mais comme une fonction-

nelle des lignes d’univers repr6sentant le mouve-

ment des maxima des solutions du genre particule.

D’apr6s (2) et (14) nous obtenons la distribution

microcanonique

et d’apr6s (4) et (11) la distribution canonique

comme distribution du systeme dans le thermostat.

La valeur moyenne de toute grandeur F I x(t) I

sera evidemment déterminée d’après la formule :

A 1’aide d’une formule analogue on peut 6gale-

ment calculer la probabilité d’une valeur d’une

grandeur physique a un instant donne. C’est ainsi par exemple que la densité de probabilité d’une

valeur des coordonnées x à l’instant t est donnee par la f ormule

On obtient facilement, à partir de l’ expres-

sion (16) la densite de probabilite d’une configu-

ration de 1V points matériels : qi, q2l . - ., q3N par

exemple. Pour cela il faut int6grer (16) suivant

l’ensemble des lignes d’univers x(t) passant par la

configuration de points donn6e en cet instant.

Autrement dit il faut calculer lint6grale fonction-

nelle (18).

A l’approximation non relativiste le lagrangien

du syst6me est 6gal a la différence entre 1’6neroie cin6tique et potentielle du systeme. En portant un tel lagrangien dans (16) et en integrant par rapport

a tous les x(tK) sauf un x(t,) donne on obtient : W(ql, q2, - - -, qaN)

=

exp [,rb(T

-

U)I, (19)

ou U est 1’energie potentielle du syst6me, r est

l’intervalle de temps minimum qu’il faut introduire pour effectuer pratiquement l’int6gration fonc-

tionnelle et W est une constante determinee a

partir des conditions de normalisation. Si l’on pose

’t"b

=

1/ 0 ou 0

=

kT c’est-a-dire la constante de Boltzman multipliee par la température, 1’expres-

sion (19) est 6quivalente a la distribution canonique

de Gibbs.

VI. La mécanique quantique en tant que thdorie statistique des systèmes ayant une temperature imaginaire.

-

Le cas particulier ou dans la distri- bution (16) la constante b a une valeur imaginaire, presente un intérêt particulier. Si l’on met une

telle distribution sous la forme

on verra facilement que les valeurs moyennes des

grandeurs physiques calcul6es a partir de la for-

mule (17) avec la distribution (20) coincide avec

les caleurs moyennes quantiques de ces grandeurs

si h est la constante de Planck divis6e par 2rc.

En effet, dans le cas non relativist 3, l’int6grale

de 1’expression (20) prise sur toutes les trajectoires d’espace-temps passant par ce point et provenant

de points ant6rieurs est 6gale a la fonction d’onde

’Y(q1, q2, ... , Q3N, t) comme cela a ete montre par

Feynman [3]. Tandis que l’int6grale de (20) prise

sur toutes les trajectoires issues du point consid6r6

a tous les instants ult6rieurs est 6gale a (D*(ql,

q2, ..., q3N? t). Mais d’apres nos r6gles (16), (17), (18), l’ expression (20) doit etre forcement int6gr6e

suivant toutes les trajectoires provenant de

t

= -

oo et allant a t

=

+ oo, c’est-à-dire que la

probabilite de la configuration donn6e est 6gale au produit TT*, c’est-a-dire a la probabilité de la mecanique quantique.

De façon analogue, ainsi que 1’’a montre Ria-

zanov [4] on peut calculer la densite de probabilite

de l’impulsion et des autres grandeurs physiques en supposant que 1’expression (20) est la probabilite

des trajectoires donn6es partant de t

= -

oo et

allant h t

=

+ oo. 11 est important de noter que les

grandeurs physiques F dont les probabilités et les

valeurs moyennes sont calcul6es a partir de (17),

(5)

774

(18), (20), doivent etre consid6r6es comme des

grandeurs classiques.

Il n’est pas n6cessaire d’introduire les op6rateurs

et les autres notions spécifiques de la theorie quan-

tique orthodoxe. Toute la theorie peut operer a partir de notions purement classiques et obtenir

tous les résultats de la m6canique quantique.

De sorte que tous les résultats de la theorie quan-

tique sont obtenus comme consequence d’un;

theorie statistique g6n6rale du champ non lin6aire classique ayant des solutions du genre particule si

l’on admet que ce champ se trouve en 6quilibre statistique avec un thermostat ayant une temp6-

rature imaginaires (puisque la constante b peut etre consideree comme une grandeur inversement pro-

portionnelle a la temperature).

La seule difference entre cette theorie statistique

et la theorie orthodoxe consiste en ce que la for- mule (20) n’est valable que dans la mesure ou nous

partageons la trajectoire en parties grandes par rapport aux dimensions de la particule (c’est-à-dire

par rapport aux dimensions du maximum des solu- tions du genre particules). Pour des intervalles plus petits la probabilit6 des trajectoires perd sa signi-

fication car il faut utiliser la probabilit6 d’une dis-

tribution de champ donn6e a l’int6rieur de la par- ticule. Dans la theorie orthodoxe on consid6re que les postulats de la m6canique quantique sont

valables pour des intervalles arbitrairement petits.

Et par suite on admet que la formule (20) est rigou-

reuse meme pour des intervalles bien plus petits

que les dimensions de la particule.

De sorte que la difference entre la m6canique quantique habituelle et la theorie statistique du champ non lin6aire avec un thermostat « imagi-

naire » ne peut 6tre d6termin6e expérimentalement qu’en 6tudiant la structure interne des particules

élémentaires.

VII. Signification physique de la temperature imaginaire.

2013

On peut se poser alors deux ques- tions importantes :

10 quel est le sens physique d’une temperature imaginaire ?

20 qu’est-ce qui assure la constance de cette température ?

ttant donne que la premiere question est fonda-

mentalement physique, nous allons 1’examiner dans le cas le plus simple. Examinons un gaz de

particules relativistes de masses identiques m qui

soit en 6quilibre avec le thermostat.

La distribution de Gibbs (canonique ou micro- canonique) aura pour un tel gaz la forme :

of Pg est ilimpulsion d’une particule,

son energie (on a pris les unites telles que c

=

1),

et CXO

=

1/8 est un coefficient inversement pro-

portionnel a la temperature. La fonction cp sera

exponentielle pour la distribution canonique et une

fonction delta pour la distribution microcanonique.

Dans un autre syst6me de reference, l’argument

de la fonction p sera evidemment

ou P et a constituent le quadrivecteur temperature

inverse. Pour des particules habituelles dont le

quadrivecteur (Pg, EK) est du genre temps, le quadri-

vecteur temperature inverse doit etre, lui aussi, du

genre temps, afin que la distribution prenne la forme habituelle de la distribution de Gibbs dans le systeme au repos. On peut cependant imaginer

des particules dont le quadrivecteur impulsion est

du genre espace.. Leur masse au repos

sera donc imaginaire. D’apr6s (22), il parait alors

raisonnable de leur attribu Jr un quadrivecteur temperature inverse, qui sera lui aussi du genre espace et donc d’introduire une temp6rature ima- ginaire d6finie par

Pour de tels systemes, la fonction de distri- bution f, c’est-h-dire la densite moyenne de parti-

cules dans 1’espace des moments peut 6tre repre-

sent6e comme une fonction de (po P), c’est-h-dire

comme une fonction de la temperature imagi-

naire (1).

Le problème de savoir s’il est possible d’admettre

des particules de masse imaginaire a d6jh ete pose

dans notre precedent article [5]. Nous avons

montre que la theorie de la relativité et le deuxi6me

principe de la thermodynamique n’interdisent pas 1’existence de telles particules, cependant ces par- ticules ne peuvent pas transporter d’entropie negative comme le font les particules de masse

reelle.

Ainsi la « temperature imaginaire » peut 6tre

introduite pour d6crire un ensemble statistique de particules ayant des masses imaginaires. Mais,

comme nous 1’avons vu plus haut, le coefficient de la distribution (16) est inversement propor- (6)- ,L- 11 convient de noter que la fonction de distribution ainsi obtenue est anisotrope. On peut cependant trouver

une distribution isotrope qui serait la somme de distri-

butions a temperatures inverses 6gales en module mais ayant

toutes les orientations possibles. Si toutes les orientations sont présentes avec un poids 6gal, la distribution obtenue ainsi sera une fonction sym6trique de POP, c’est-a-dire, du module de l’impulsion divise par la temperature imaginaire.

11 importe de remarquer que pour une telle distribution, les

moyennes de 1’energie et de l’impulsion sont nulles bien que

leurs moyennes quadratiques ne le soient pas.

(6)

tionnel a la temperature du thermostat. Si celle- ci est imaginaire, le cocfficient b du systeme li6

a ce thermostat, doit 6tre aussi imaginaire. Par suite, nous supposons que le thermostat est un sys- t6me de particules de masses imaginaires ou bien, en

utilisant la terminologie de la theorie des champs,

nous dirons qu’on rapporte au thermostat toutes les solutions du genre particules qui ont un quadri-

vecteur d’impulsion du genre espace, nous aurons

alors un coefficient b imaginaire dans la distri-

bution (16).

L’hypothese d’un « thermostat imaginaire » explique aussi le fait que la temperature imaginaire

est constante. En effet, d’après [5] les particules de

mass4 imaginaire ne peuvent pas transporter d’en- tropie. Par suite 1’entropie d’un syst6me reel inter- agissant avec un « thermostat imaginaire » ne peut

varier quelle que soit 1’energie du syst6me reel. De

sorte que I’hypoth6se que le monde qui nous entoure

est rempli de particules de masses imaginaires ayant

une temperature imaginaire constante est admis-

sible du point de vue physique et ne presente pas de contradiction interne.

Il faut s’arreter encore sur la question de la signi-

fication physique et mathématique d’une densite de probabihte fonctionnelle complexe (20). Cette question s’est deja posee dans [4] et on a essay6 de

l’eviter en remplaçant les exponentielles par un cosinus. Cependant de cette fagon on n’arrive pas a éviter des probabilités negatives.

Un probleme analogue se pose dans la m6canique quantique habituelle quand on introduit une den-

site de probabilite non dans 1’espace de configu-

ration mais l’espace des phases (cf. par ex. [7] et [8]).

La aussi la densite de probabilite est en general complexe ou negative.

Il est evident que la densite de probabilite fone-

tionnelle (20) ne doit etre consideree que comme

une probabjlité formelle ouquasi probabilité, c’ est-à-

dire comme une grandeur qui permet, a 1’aide des formules habituelles de la theorie des probabilités (ici la formule (17)), de calculer les valeurs moyennes

ou les densit6s de probabilite des grandeurs qui sont

mesur6es directement par 1’exp6rience.

Une telle quasi probabilite peut etre complexe ou negative si les probabilités des grandeurs physiques

mesurables ainsi obtenues sont r6elles et positives.

Cette derniere condition est evidemment verifiee

pour les probabilites des grandeurs m6caniques

habituelles caletlables a partir des formules (20), (17), (18).

VIII. La quantification en tant que consdquence

de la statistique relativiste d’un champ non li-

ndaire.

2013

Ainsi tous les eff ets quantiques peuvent

etre consid6r6s comme le resultat de l’interaction d’un syst6me classique ayant une masse propre

r6elle avec un thermostat « imaginaire » c’est-a-dire

avec un syst6me form6 de particule ayant des

masses imaginaires et qui se trouve en 6quilibre statistique. La constante de Planck a alors la signi-

fication d’une grandeur proportionnelle a la temp6-

rature d’un thermostat « imaginaire » multipli6e

par une constante qui a les dimensions d’un temps.

Cette constante de temps est 6gale a une cons-

tante de longueur divis6e par c. La constante de

longueur est evidemment 6gale a celle qui figure

dans les termes non lin6aires des equations de champ (par exemple ((l)) dans 1’equation d’ Heisenberg [9])

car elle definit les dimensions des solutions du genre particule c’est-a-dire les dimensions lin6aires des particules élémentaires. De sorte que le nombre de constantes absolues dans cette theorie n’est pas

plus grand que celui qui figure dans la m6canique quantique car la temperature du thermostat imagi-

naire peut etre consideree comme une grandeur

relative dependant de 1’6tat de notre parcelle d’uni-

vers. Dans les autres theories de la structure des

particules 616mentaires (cf. [9] par exemple) la

constante de longueur est introduite comme une

constante absolue complémentaire a cote de la

constante absolue de Planck.

De ce point de vue toute la m6canique quantique

n’est qu’une theorie statistique relativiste du champ

non lineaire, en tenant compte des 6tats qui corres- pondent aussi bien aux particules ayant une masse

r6elle qu’aux particules ayant une masse imagi-

naire. Les id6es d6terministes de Einstein et de Louis de Broglie se trouvent ainsi mises sous une

nouvelle forme.

En conclusion je voudrais remercier M. Louis de Broglie pour l’int6rOt qu’il a port6 a ce travail

ainsi que Jean Pierre Vigier et Georges Lochak

pour des discussions amicales fructueuses.

Manuscrit regu le 1- juin 1960.

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«

Les lois dynamiques et statistiques

de la Physique », Moscou, 1949.

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