• Aucun résultat trouvé

COMPARAISON DE DEUX METHODES DE REALISATION DU TEST DE COMPATIBILITE AU LABORATOIRE :

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "COMPARAISON DE DEUX METHODES DE REALISATION DU TEST DE COMPATIBILITE AU LABORATOIRE :"

Copied!
46
0
0

Texte intégral

(1)

REPUBLIQUE DU BENIN

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

UNIVERSITE D’ABOMEY-CALAVI ECOLE POLYTECHNIQUE D’ABOMEY-CALAVI CENTRE AUTONOME DE PERFECTIONNEMENT

Option : Analyses Biomédicales (ABM)

RAPPORT DE STAGE DE FIN DE FORMATION POUR L’OBTENTION

DU DIPLOME DE LICENCE PROFESSIONNELLE

THEME

TUTEUR : M. Cyriaque COCO Ingénieur des Travaux Surveillant Banque de sang

CNHU-HKM

SUPERVISEUR : M. Lauris FAH Enseignant- Chercheur Biochimie et Immunohématologie

CAP/EPAC Soutenu publiquement le 08 Décembre 2017

Devant le jury composé de

Président : Prof. TCHOBO Fidèle, Enseignant à l’EPAC

Examinateur : Dr. KLOTOE Jean Robert, Enseignant- Chercheur à l’EPAC Rapporteur: M. FAH Lauris, Enseignant - Chercheur à l’EPAC

REALISE PAR : Cossi Eliace MAHINOU SOUS LA DIRECTION DE :

SOUS L’ENCADREMENT DE :

COMPARAISON DE DEUX METHODES DE REALISATION DU TEST DE COMPATIBILITE AU

LABORATOIRE :

METHODE EN MILIEU COOMBS ET METHODE ENZYMATIQUE A LA BROMELINE

1ère promotion de Licence Professionnelle

(2)

ii

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

*******

UNIVERSITE D’ABOMEY-CALAVI

*******

CENTRE AUTONOME DE PERFECTIONNEMENT

*******

CHEF DE DEPARTEMENT : Dr.Pascal ATCHADE

DIRECTEUR :

Pr. Mohamed SOUMANOU

DIRECTEUR CAP:

Prof. Christophe AWANTO DIRECTEUR ADJOINT : Pr. Clément AHOUANNOU

(3)

iii

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

NOM ET PRENOMS MATIERES ENSEIGNEES AGBANGNAN Pascal Méthodologie de la recherche

AGBANNON Tiburce Gestion des entreprises /Gestion hospitalière AGOSSOU Gilles Législation et droit de travail

AHOYO Angèle

Théodora

Microbiologie Médicale/ Hygiène hospitalière.

AKOWANOU Christian Physique

AKPOVI Casimir Physiologie cellulaire/Biochimie métabolique /Enzymologie

ALAMOU Eric Bio statistique ALITONOU Guy Chimie organique ANAGO Eugénie Biochimie Clinique ATCHADE Pascal Parasitologie médicale BANKOLE Honore Bactériologie médicale DESSOUASSI Noel Biophysique des solutions

DOUGNON Victorien Déontologie médicale - Méthodologie de la recherche

FAH Lauris Histologie générale/Biochimie métabolique/

Immunohématologie FANOU Brice Contrôle qualité HOUNNON Hyppolite Mathématiques HOUNSOSSOU Hubert Anatomie médicale

KLOTOE Jean Robert Equipements biomédicaux/ Cytologie sanguine / Bio Sécurité au laboratoire

LISTE DES ENSEIGNANTS

(4)

iv

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

KOUNASSO Gabriel Informatique médicale LOKO Fréderic Biochimie analytique

LOZES Evelyne Immunologie générale/Immunopathologie SEGBO Julien Gaétan Biochimie structurale/Biologie moléculaire SENOU Maximin Histologie spéciale/ Hémopathies

TCHOBO Fidèle Paul Chimie générale YADOULETON Anges Entomologie médicale YEHOUENOU Boniface Microbiologie générale

YOVO Kokou Paulin Toxicologie et Pharmacologie

(5)

v

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

Dédicace

Remerciements Hommages

Liste des sigles et abréviations Liste des tableaux et figures Résumé

Abstract Introduction

1. Synthèse de littérature 2. Matériel et méthode 3. Résultats et discussion Conclusion

Suggestions

Références bibliographiques Table des matières

SOMMAIRE

(6)

vi

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

A ma petite famille : ma femme HOUNNONKPE Cathérine et mes enfants Gilina, Corine et Emmanuel

Trouvez dans ce travail le fruit de tous vos efforts et de votre patience tout au long de la formation.

Puisse Dieu nous unir davantage.

DEDICACE

(7)

vii

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

Ce travail est d’abord l’œuvre de Dieu le Créateur et ensuite de certaines personnes qui ont consenti des efforts pour me voir réussir. J’exprime ici mes profondes et sincères gratitudes,

A notre superviseur Monsieur Lauris FAH, Enseignant-Chercheur CAP/EPAC/UAC

Vous avez accepté de conduire ce travail malgré vos diverses occupations.

Merci à vous pour la rigueur scientifique que vous m’avez inculquée et pour tout votre sens de générosité. Merci pour tout.

Au Professeur André BIGOT, Chef Service Laboratoire de la Banque de Sang du CNHU-HKM de Cotonou,

Nos sincères remerciements, pour vos conseils, votre sympathie et surtout votre disponibilité. Sincères reconnaissances;

A notre tuteur Monsieur Cyriaque COCO, surveillant de la banque de sang du CNHU-HKM

En reconnaissance de tout ce que vous avez fait pour nous et pour avoir accepté nous suivre dans le cadre de ce travail. Profondes gratitudes ;

 A Monsieur Didier DJOGBESSI, surveillant adjoint de la banque de sang du CNHU-HKM

Nos profondes gratitudes pour vos encouragements et votre soutien au cours de notre stage.

A notre mère, Julienne KPADONOU

Merci pour toutes les peines et souffrances que vous vous êtes faites pour nous particulièrement tout au long de notre vie juste pour nous voir combler et faire de moi un homme accompli : reçois par ce travail un hommage mérité

REMERCIEMENTS

(8)

viii

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

A notre feu père, Benjamin MAHINOU ;

Vous vous êtes toujours soucié de notre éducation et vous avez, peut-être sans le savoir, énormément contribué à notre éducation .Que votre âme repose en paix

A nos frères et sœurs ;

Vous m’avez toujours rendu très heureux en famille et avez beaucoup contribué à mon éducation sociale : recevez ce travail comme marque de mon profond amour pour vous ;

A tout le personnel du Laboratoire de la Banque de Sang,

Nous n’aurions su améliorer les connaissances acquises sans votre aide et votre esprit de fraternité. Sincères remerciements ;

A tout le personnel enseignant,

Pour les précieuses connaissances que vous nous avez transmises durant notre formation. Infiniment merci ;

Au Docteur Urbain Comlan KASSEHIN,

Pour vos encadrements techniques et soutiens de tout genre, profonde gratitude,

A tous nos chers amis et camarades de la 1ère Promotion de Licence Professionnelle

Nous vous souhaitons de toujours jouir de tous les fruits de vos efforts personnels.

A Monsieur Judicaël Cocou KAPO,

Nos sincères remerciements pour votre assistance et votre encadrement technique. Sincères remerciements ;

A tous ceux de qui de près ou de loin ont contribué à la réalisation de ce travail dont les noms n’ont pas été cités ici

Grand merci.

(9)

ix

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

A son excellence Monsieur le Président du Jury,

Vous nous faites un grand honneur en acceptant de juger notre travail, malgré vos multiples occupations. Cher Président du Jury, par vos observations, nous espérons améliorer la qualité de ce travail.

Veuillez recevoir, Monsieur le Président, l’expression de nos sentiments respectueux et de notre profonde gratitude.

Aux honorables membres du Jury,

Nous sommes touché par l’honneur que vous nous faites en acceptant de siéger dans notre Jury de soutenance de rapport de stage de fin de formation pour apprécier la qualité de ce modeste travail par vos remarquables critiques et apports.

Veuillez trouver ici, l’expression de notre profonde gratitude et de nos sincères considérations.

HOMMAGES

(10)

x

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

Ac : Anticorps

Ag HBs : Antigène de surface de l’Hépatite B Ca 2+ : Ion Calcium

CAP : Centre Autonome de Perfectionnement

CDTS : Centre Départemental de Transfusion Sanguine

CNHU-HKM : Centre National Hospitalier Universitaire Hubert Koutoukou MAGA

CRP : Protéine C Réactive

EPAC : Ecole Polytechnique d’Abomey Calavi

Gs : Groupe Sanguin

Ig : Immunoglobuline

KDa : Kilo Dalton

LISS :Low ionic strengh solution

OMS : Organisation Mondiale de la Santé RAI : Recherche d’Anticorps Irréguliers

Rh : Rhésus

TCD : Test de Coombs Direct TCI : Test de Coombs Indirect UAC : Université d’Abomey Calavi

Γ : Gamma

µl : microlitre

Mg2+ : Magnésium

PNUD : Programme des Nations Unies pour le Développement HOMEL : Hôpital de la Mère et de l’enfant Lagune

LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS

(11)

xi

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

LISTE DES FIGURES

N° de Figure Titre des Tableaux Pages

Figure 1 Principe du test de Coombs indirect………. 12 Figure 2 Répartition des receveurs selon l’âge des enfants …... 23 Figure 3 Répartition des receveurs selon l’âge des adultes …... 23 Figure 4 Répartition des receveurs selon le sexe……….. 24

LISTE DES TABLEAUX

N° de Tableau Titre des Tableaux Pages

Tableau I Répartition des receveurs selon le groupe ABO-RH.. 24 Tableau II Récapitulatif des résultats du test de compatibilité

entre le receveur et les poches de sang……… 25 Tableau III Récapitulatif des résultats du test de compatibilité

chez le receveur (Témoin Auto)………. 25 Tableau IV Performance du test de compatibilité en milieu

Coombs……… 26

RESUME

LISTE DES TABLEAUX ET FIGURES

(12)

xii

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

La transfusion sanguine est un acte médical d’une importance capitale en santé humaine. Sa réalisation se base sur la compatibilité entre le sérum du receveur et la poche de sang à transfuser. Pour cela il faut vérifier la compatibilité au laboratoire avant toute cession de poches de sang. Plusieurs méthodes permettent de réaliser ce test de compatibilité au laboratoire : la méthode en milieu salin, la méthode en milieu coombs qui est celle utilisée à la banque de sang du CNHU- HKM et la méthode enzymatique qui est une méthode plus performante. La présente étude a donc porté sur la comparaison entre la méthode en milieu Coombs utilisée à la banque de sang et la méthode en milieu enzymatique dans l’objectif de Contribuer à une meilleure réalisation du test de compatibilité. Pour ce fait 181 receveurs de sang ont été pris en compte dans la présente étude. Il s’agit de 110 enfants et de 71 adultes. La compatibilité entre les sérums des receveurs et les poches de sang a été recherchée par la méthode en milieu Coombs et la méthode enzymatique à la broméline. Il ressort des résultats que le sexe masculin est plus représenté dans la population des receveurs. Les tests de performance montrent une très bonne spécificité de cette méthode. Il est donc important d’associer les deux méthodes pour une bonne transfusion compatible et bénéfique pour le receveur.

Mots Clés : compatibilité, milieu Coombs, enzymatique, broméline.

RESUME

(13)

xiii

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

Blood transfusion is a medical act of paramount importance in human health. Its realization is based on compatibility between the serum of the recipient and the blood bag to be transfused. For that, it is necessary to check the compatibility in the laboratory before any transfer of blood bags. Several methods make it possible to carry out this compatibility test in the laboratory: the saline medium method, the coombs method which is the one used at the CNHU-HKM blood bank and the enzymatic method which is a more efficient method. The present study therefore focused on the comparison between the Coombs medium method used in the blood bank and the enzymatic method with the objective of contributing to a better realization of the compatibility test. For this fact, 181 blood recipients were included in this study. These are 110 children and 71 adults. The compatibility between the sera of the recipients and the blood bags was investigated by the Coombs method and the enzymatic method with bromelain. The results show that the male sex is more represented in the recipient population. The performance tests show a very good specificity of this method. It is therefore important to combine the two methods for a good transfusion compatible and beneficial for the recipient.

Keywords: compatibility, Coombs medium, enzymatic, bromelain ABSTRACT

(14)

1

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

INTRODUCTION

(15)

2

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

La transfusion de produits sanguins labiles est un acte médical qui consiste à combler un déficit de sang dû à une hémorragie, à une anémie (maladie infectieuse, parasitaire ou génétique) ou à une hémoconcentration. La réalisation d’une transfusion appelle à des recommandations qui sont mondialement connues par toute banque de sang. Parmi ces recommandations le test de compatibilité entre le sérum du receveur et la poche de sang à transfuser occupe une place primordiale dans le processus de transfusion (Chapman, 2004). Il est l’ultime test permettant d’autoriser la transfusion de ce sang. Le test de compatibilité est une épreuve globulaire qui met en évidence une sensibilisation des hématies in vivo par des anticorps (Ac) non agglutinants (IgG, IgA) et/ou du complément.

Ces différents tests sont réalisés par des techniques classiques d'immunohématologie qui comprennent une mise en évidence d'agglutination érythrocytaire (due à la réaction antigène-anticorps) : soit directe, en milieu salin, éventuellement après traitement des érythrocytes avec une enzyme (trypsine, papaïne, broméline) dont l'action sur les membranes diminue la répulsion spontanée des érythrocytes (due aux charges négatives des groupements carboxyliques des molécules d'acide sialique présentes à la surface des érythrocytes) (Chabert et al., 1997 ; Chaâbane, 2016), soit indirecte, c'est-à-dire en deux étapes, d'abord une sensibilisation des érythrocytes avec les anticorps (qui ne sont pas nécessairement agglutinants), puis leur agglutination par addition d'antiglobuline polyvalente. Cette réaction est effectuée en présence d'anti- complément. Cette méthode connue sous le nom de "Coombs indirect" est particulièrement longue et délicate et laisse plusieurs possibilités d'erreurs de manipulation et de lecture du résultat (Flourier et al., 2011). Malgré cela c’est cette dernière méthode qui est utilisée à la banque de Sang du CNHU. C’est eu égard à cela que nous avons poussé nos investigations sur la comparaison de ces deux méthodes.

L’objectif assigné à cette étude est le suivant :

(16)

3

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

 Déterminer les performances du test en milieu Coombs utilisé à la banque de sang du CNHU-HKM.

Pour atteindre ces objectifs, nous avons adopté le plan ci-après : la première partie a abordé la synthèse de littérature sur le test de compatibilité ; la deuxième partie est consacrée à la présentation du cadre, du matériel et de la méthodologie de travail ; la troisième partie présente les résultats obtenus ainsi que la discussion qu’ils suscitent et pour finir, la conclusion et les suggestions.

(17)

4

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

1. SYNTHESE DE LITTERATURE

(18)

5

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

1.1. La transfusion sanguine 1.1.1. Définition (OMS, 2009)

La transfusion sanguine est une composante essentielle des soins de santé modernes et a également fait preuve de son efficacité au niveau des soins de santé secondaires dans les pays en développement. Utilisée à bon escient, la transfusion permet de sauver des vies et d’améliorer la santé. Toutefois, elle comporte toujours des risques potentiels pour le receveur et ne doit être prescrite que pour des affections qui ont un potentiel important de morbidité ou de mortalité et qui ne peuvent être prévenues ni prises en charge efficacement par d’autres moyens.

1.1.2. Les tests pré-transfusionnels

Les tests pré-transfusionnels diffèrent selon le composant sanguin. Avant une transfusion de globules rouges ou de granulocytes, il est nécessaire de réaliser d’abord un groupage sanguin, puis un test de compatibilité ou une recherche d’anticorps anti-érythrocytaire irréguliers (RAI, ou méthode « type and screen») en combinaison avec un contrôle ABO dans ce dernier cas. Le but de ces tests est d’éviter la survenue de réactions transfusionnelles hémolytiques. (CSS, 2010)

En effet, deux types d’anticorps peuvent engendrer une hémolyse intra- ou extravasculaire lorsque les règles de compatibilité ne sont pas appliquées:

 les anticorps anti-A et anti-B (règles de compatibilité ABO);

 les anticorps irréguliers (qui doivent être dépistés avant toute transfusion).

Pour tous les autres composants sanguins, un groupage sanguin est suffisant. Il est toutefois fortement recommandé de réaliser une compatibilité électronique avant transfusion de chaque composant sanguin (Garraud et al., 2009).

(19)

6

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

1.1.2.1. Le groupage sanguin

La détermination du groupe sanguin ABO Rh D repose sur les éléments essentiels suivants:

Elle comporte la recherche des antigènes A et B sur les globules rouges (épreuve directe) et des anticorps anti-A et anti-B dans le sérum (contre-épreuve), et leur interprétation doit être concordante et sans équivoque.

Les déterminations telles que mentionnées ci-dessus doivent être réalisées sur deux échantillons correctement identifiés et prélevés à des moments différents.

Quelques points particuliers méritent d’être soulignés: (CSS, 2010)

 Lorsqu’on utilise une technique de « type and screen», le groupage ABO doit être contrôlé sur l’échantillon pré-transfusionnel;

 Lorsqu’on utilise un test de compatibilité, et que celui-ci est réalisé sur un échantillon différent de celui qui a été utilisé pour réaliser le groupage sanguin (prélevé à un moment différent), il n’est pas nécessaire d’attendre la deuxième détermination du groupage ABO (le test de compatibilité pouvant servir de compatibilité ABO);

 Les données de groupage sanguin présentes sur une carte de groupe sanguin valable (nom, prénom, date de naissance, identification du laboratoire, date du test) réalisée dans un autre laboratoire, peuvent être prises en compte pour une détermination de groupe sanguin. Ces données ne protègent absolument pas contre le danger des erreurs de transcription.

En d’autres termes, lorsque le groupe sanguin de la carte correspond à celui qui a été déterminé sur l’échantillon du patient, le groupe sanguin peut être validé;

Chez les nouveau-nés et les nourrissons jusqu’à l’âge de trois mois, on ne tiendra pas compte des résultats de la contre-épreuve. Puisqu’en situation d’urgence le

(20)

7

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

risque d’erreurs humaines est plus grand, il est important que le Comité de transfusion de l’hôpital détermine les conditions dans lesquelles la transfusion peut avoir lieu sans la deuxième détermination de groupe sanguin.

1.1.2.2. Le test de compatibilité

Lors du test de compatibilité, le sérum ou le plasma du patient est mis en présence des globules rouges de la poche à transfuser. La méthode utilisée doit permettre de détecter les anticorps du système ABO et les anticorps irréguliers ayant une importance clinique. Le test de compatibilité est obligatoire lorsque la recherche d’anticorps anti-érythrocytaires irréguliers s’est révélée positive, y compris chez les fœtus et les nourrissons en dessous de trois mois. Dans ces derniers cas, il est recommandé d’utiliser le sérum ou le plasma de la maman (STS-CRS, 2016).

Il faudra tenir compte de ces anticorps cliniquement significatifs durant toute la vie, même s’ils ne peuvent plus être mis en évidence, afin d’éviter une re- stimulation. Lorsque, durant les trois derniers mois, le patient a reçu une transfusion ou, lorsqu’il s’agit d’une femme, si elle a été enceinte, le résultat d’un test de compatibilité n’est valable que durant les 72 heures qui suivent le prélèvement de l’échantillon (Simon et al., 2009).

1.1.2.3. La recherche d’anticorps anti-érythrocytaires irréguliers (RAI, « type and screen»)

Lors d’une RAI, le sérum ou le plasma d’un patient est mis en présence de globules rouges tests exprimant l’ensemble des antigènes cliniquement importants. La méthode utilisée doit être validée et permettre la détection des anticorps irréguliers d’importance clinique. Cette méthode permet donc la distribution nominative quasi immédiate de tout composant sanguin isogroupe à un patient dès qu’il a été décidé de le transfuser, à condition que la détection des

(21)

8

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

anticorps soit négative. Lorsqu’on fait le choix de cette méthode, il est obligatoire de faire un contrôle de la compatibilité

ABO. Ce contrôle peut se faire soit par un test de laboratoire, soit par une compatibilité électronique. Lorsque le patient a formé des anticorps anti- érythrocytaires irréguliers, un test supplémentaire de compatibilité doit être réalisé. Il faudra tenir compte de ces anticorps cliniquement significatifs durant toute la vie, même s’ils ne peuvent plus être mis en évidence, afin d’éviter une re- stimulation. Lorsque le patient a été transfusé dans les trois mois précédants la RAI, ou, s’agissant d’une femme, si elle a été enceinte dans cette même période, le résultat de la RAI n’est valable que durant les 72 heures qui suivent le prélèvement de l’échantillon.

1.2. Le test de compatibilité (Bahi, 2016) 1.2.1. Définition de quelques concepts

Antigène : Selon Queloz, Siegenthaler, Conne, Schneider & Tissot (juillet 2005), un antigène est une substance capable de provoquer une réponse immune, puis de réagir spécifiquement avec le produit de cette réponse (anticorps ou lymphocytes). Les antigènes de groupes sanguins sont soit des protéines seules, soit des protéines associées à des lipides, soit des protéines glycosylées, ou soit des hydrates de carbone ». Un antigène possède des déterminants antigéniques ou épitopes à sa surface. Chacun d’entre eux est capable de réagir avec un anticorps unique et spécifique. (Test de Coombs)

Anticorps : Les anticorps sont des immunoglobulines présentes dans le plasma.

Ils sont synthétisés par les lymphocytes B (ou cellules dérivées) et sont le produit d’une réponse immune. « Au cours de cette réponse immunitaire, les anticorps ont trois fonctions principales : (Test de Coombs)

- se lier à l'antigène

(22)

9

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

- activer le système du complément

- recruter des cellules immunocompétentes »

La partie constante des chaînes lourdes détermine selon sa nature, 5 isotypes ou classes d’anticorps IgG, IgA, IgM, IgD, IgE Il existe également pour chaque classe des sous-classes. La partie constante des chaînes légères détermine quant à elle 2 types d’anticorps (k ou ). Chaque classe d’anticorps peut donc être de l’un ou l’autre de ces types.

Complément : Le système du complément est une cascade biochimique complexe du système immunitaire, entraînant une cytolyse, une chimiotaxie, une opsonisation et une inflammation. Le système du complément consiste en plus de 35 protéines membranaires ou circulantes dans le plasma. Parmi elles, 12 sont directement impliquées dans les voies métaboliques du complément, alors que le reste a des fonctions régulatrices. (Système du complément). Pour son activation, le complément a besoin de la présence de Ca2+ et de Mg2+. Les principales protéines du complément sont notées de C1 à C9, elles migrent en électrophorèse dans la fraction des ß-globulines et ont un poids moléculaire de 100 à 200 KDa.

(Système du complément). Il y a trois voies biochimiques qui activent le système du complément :

- la voie classique du complément - la voie alternative du complément - la voie des lectines liant les mannanes

Les différentes voies activant le complément aboutissent à la formation d'une C3 convertase, point de départ de la voie effectrice commune qui détruit la cible en formant un canal transmembranaire, permettant l'entrée de molécules d'eau, de protéines et d’ions dans la cellule. La voie classique est spécifique car elle est activée par les complexes antigène-anticorps, les deux autres voies sont activées par la reconnaissance innée des organismes étrangers.

(23)

10

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

L’activation du complément après fixation des anticorps sur la membrane érythrocytaire dépend :

- de la quantité d’anticorps

- de la classe ou sous-classe de l’anticorps - des propriétés des anticorps.

Les anticorps capables d’activer le complément sont appelés hémolysines. Si l’activation atteint C9, il y a une lyse intravasculaire des globules rouges, si elle atteintC3b, les globules rouges sont détruits par les macrophages du foie et finalement, si les hématies sont simplement sensibilisées par des IgG, les globules rouges sont détruits par les macrophages de la rate. (Système du complément) 1.2.2. Les différentes méthodes de test de compatibilité au laboratoire

Le test de compatibilité est un examen immuno-hématologique qui sert à vérifier la compatibilité immunologique entre le sérum du patient et les globules rouges du donneur. Ce test regroupe les tests de compatibilité en milieu salin, en milieu COOMBS et en milieu enzymatique. (Quaranta et al., 2007)

1.2.2.1. Test de compatibilité en milieu salin

Il permet de mettre en évidence d’éventuels anticorps froids IgM agglutinants actifs entre 4 et 22 degrés. Les anticorps naturels réguliers (antiA et anti B) ; irréguliers (Anti-le, anti P1), dirigés contre les globules rouges du donneur. Cette technique consiste à mettre en contact l'antisérum avec les globules rouges dilués du donneur dans un tube à essai. Ce tube est ensuite centrifugé de façon modérée afin de mettre les hématies au fond du tube. Par une agitation douce, les globules rouges libres se diluent dans le tube; alors que s'il y a eu réaction d'agglutination, un amas reste au fond du tube. Cette méthode est très utilisée lors de difficultés de groupage sanguin, car elle permet une meilleure visibilité réactionnelle entre l'anticorps et l'antigène (Courbil et quantara., 2007).

(24)

11

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

1.2.2.2. Le test de compatibilité en milieu de Coombs

Ce test permet de rechercher d’éventuels allo-anticorps IgG du receveur dirigé contre les antigènes des globules à transfuser. Une autre variante de ce test est le cross-match. Il se réalise de la même manière et vise les mêmes objectifs que le test en milieu Coombs. La différence est que les globules rouges du receveur sont croisés avec le plasma du donneur.

Le test de compatibilité en milieu coombs n’est rien d’autres que le test de coombs indirect. Elle se réalise suivant le principe ci-après :

Test de Coombs indirect

On l’appelle indirect, car dans un premier temps, il faut fixer l’anticorps recherché sur les hématies connues ou vice et versa (fixer un anticorps connu sur les hématies dont on veut déterminer un phénotype de groupe sanguin). Ou encore fixer un anticorps inconnu sur des hématies connues (test de compatibilité).

Cette première étape se nomme sensibilisation et s’effectue à 37°C. Puis ensuite, dans un deuxième temps, le sérum de Coombs peut être ajouté afin d’obtenir ou non une agglutination (Garraud et al., 2009).

Il ne faut encore pas oublier de préciser qu’un test de Coombs indirect ne peut être interprèté que si le test de Coombs direct du patient est négatif, ceci dans le cas où l’on utilise ses globules rouges pour le test de Coombs indirect. En effet, si le TCD est positif, les globules rouges sont déjà sensibilisés et le TCI sera forcément positif.

(25)

12

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

Figure 1 : Principe du test de Coombs indirect

(www.http://laboratoryinfo.com/coombs-test/ consulté le 15 Novembre 2017) Les étapes de lavage (3x) des hématies sensibilisées est nécessaire car elles permettent de se débarrasser du plasma entourant les globules rouges, et donc ainsi des différentes protéines libres présentes dans ce dernier et qui pourraient neutraliser le réactif de Coombs (anticorps non-fixés). Ceci élimine une bonne partie de faux négatifs. Ces lavages ne sont toutefois pas toujours nécessaires pour les techniques en cartes grâce à la filtration des globules rouges à travers le gel.

1.2.2.3. Le test de compatibilité en milieu enzymatique

Cette méthode nécessite l'utilisation d'une enzyme protéolytique, la bromeline, qui permet de diminuer le potentiel zêta (force qui maintient les hématies isolées les unes des autres en milieu physiologique) afin de faciliter le contact des anticorps avec les antigènes et ainsi accélérer la réaction d'hémagglutination .Les enzymes protéolytiques (papaïne, broméline) coupent les glycoprotéines à leur base, diminuant ainsi la charge électrique et permettent plus facilement l’accès de l’antigène à l’anticorps. L’utilisation des enzymes est nécessaire pour mettre en évidence les anticorps agglutinants .Ce test permet la

(26)

13

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

mise en évidence de certains anticorps irréguliers tels que les anti RH, les anti- Kell.

(27)

14

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

2- CADRE, MATERIEL ET METHODOLOGIE

(28)

15

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

2.1. Cadre de travail

Cette étude a eu pour cadre technique le Centre National Hospitalier et Universitaire Hubert Koutoukou MAGA (CNHU-HKM) de Cotonou et pour cadre institutionnel le Centre Autonome de Perfectionnement (CAP-EPAC-UAC) 2.1.1. Présentation du CNHU-HKM

Le Centre National Hospitalier et Universitaire Hubert Koutoukou MAGA (CNHU-HKM) est le centre de santé le plus haut de la pyramide sanitaire du Bénin. Il s’agit en effet d’un est un office Public sous tutelle du Ministère de la Santé et qui est doté de l’autonomie de gestion pour sa performance. Ainsi, depuis plus d’un demi-siècle, le CNHU-HKM remplit sa mission de prises en charge médico-chirurgical de haut niveau dans notre pays, en conjuguant offre de proximité et niveau de technicité avec une organisation lui permettant d’assurer, de jour comme de nuit, les soins.

2.1.2. Historique du CNHU-HKM

Le CNHU-HKM a été créé par la coopération Franco-Béninoise par la loi N°62-36 du 30 octobre 1962. Au départ, il était un hôpital militaire qui avait une capacité de 350 lits d’hospitalisation, deviendra Hôpital de Cotonou par le décret N°465/PRMSPA du 12 Novembre 1962, ensuite Centre National Hospitalier Universitaire de Cotonou, le 10 janvier 1973 et prend le statut d’office à caractère social et scientifique le 13 mai 1991. Il est doté d’une personnalité juridique et jouit d’une autonomie financière. En l’hommage au 1er Président de la République, son excellence Hubert Koutoukou MAGA sous le mandat duquel l’hôpital a été construit, celui- ci redeviendra CNHU-HKM.

2.1.3. Les services du CNHU-HKM

Le CNHU-HKM dispose de plusieurs services.

Les services administratifs qui comprennent : La direction générale, La direction adjointe, L’agence comptable (le service financier), le service accueil et clientèle, le service des ressources humaines, le service économique, le service des soins

(29)

16

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

infirmiers, le service de maintenance, la cellule de contrôle de gestion et de la statistique, la cellule informatique et la cellule des archives et de la documentation.

Les services médicaux et spécialités médicales comprennent : la clinique de pédiatrie et de génétique médicale – néonatologie, la clinique universitaire de rhumatologie, la clinique universitaire de néphrologie et d’hémodialyse, la clinique universitaire de neurologie, la clinique universitaire d’endocrinologie et maladies métaboliques, la clinique universitaire d’hépato gastro-entérologie, la clinique universitaire de médecine interne, le service des maladies du sang hématologie-immunologie (SMAS), l’unité des soins d’enseignement et de recherche en cardiologie, le service de psychiatrie, le service de dermatologie- vénérologie, le service médical du personnel.

Les services chirurgicaux et spécialités chirurgicales comprennent : la clinique universitaire de chirurgie pédiatrique –atelier d’apprentissage orthopédique, la clinique universitaire de chirurgie traumatologique d’orthopédie (CUTOCR), la clinique universitaire de chirurgie viscérale « A », a clinique universitaire de chirurgie viscérale « B », la clinique universitaire d’urologie, la clinique universitaire d’ophtalmologie, la clinique universitaire d’oto-rhino-laryngologie et de chirurgie cervico-faciale (ORL-CCF), la clinique universitaire de gynécologie-obstétrique (CUGO), le service médical d’accueil des urgences (CUAU), le service de rééducation fonctionnelle, le service de stomatologie, les services chirurgicaux communs (les consultations chirurgicales, le bloc opératoire central, la stérilisation centrale).

Il y a enfin les services médico-techniques qui comprennent : le service social hospitalier, le service d’hygiène hospitalière, le service hospitalo-universitaire de la pharmacie, le service d’imagerie médicale, le laboratoire de biochimie, le laboratoire de microbiologie, le laboratoire d’hématologie, le laboratoire d’immuno-hématologie. La banque de sang est un service décentralisé de

(30)

17

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

l’Agence National de la Transfusion Sanguine du Bénin. C’est dans ce service qu’a été réalisée la présente étude.

2.1.4. Description du service de la banque de sang

La banque de sang a été créée en juillet 1995 et est un service médico- technique du CNHU-HKM. Elle est située du côté droit à l’entrée du CNHU HKM faisant face à la présidence de la république. Elle est mitoyenne au Centre Départemental de Transfusion Sanguine (CDTS) et est essentiellement constitué : d’un hall d’attente commun à la Banque de Sang et au CDTS ; d’une salle informatique ; d’un grand laboratoire ayant plusieurs sections ; d’une salle de garde servant de vestiaire ; d’une laverie ; d’un couloir ; d’un magasin ; des toilettes ; d’une salle d’eau.

Le laboratoire est réparti en cinq secteurs d’activités à savoir les paillasses de réalisations de : Tests d’Immuno-hématologie (GS/RH, RAI, TCD, Recherche des hémolysines, phénotypage) ; Recherches de l’AgHBS, Anticorps anti HVC, Virus de l’Hépatite A ; Tests de compatibilité, Distribution de Sang ; Tests d’Emmel (TE) ; Dosage de la CRP.

2.1.5. Fonctionnement du service de la banque de sang

Les activités du service sont la distribution de produits sanguins labiles au CHNU et parfois à l’extérieur, et la réalisation de certains examens immuno- hématologiques courants : Le groupage sanguin pour les malades hospitalisés et certains patients consultants au CNHU, La Recherche d’Anticorps Irréguliers (RAI), Le test de compatibilité au laboratoire, Le dosage de la CRP (C Reactive Protein), La détermination des marqueurs des virus A, B et C des hépatites (antigène HBs, anticorps anti HCV, anticorps anti HBs, anticorps anti HBe, antigène HBe +anticorps anti HBe et anticorps anti HAV).

L’organisation du travail du personnel de la banque de sang se fait suivant une rotation aux différents postes selon un planning établi en début de chaque mois.

(31)

18

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

2.2. Matériel 2.2.1. Biologique

Il est constitué de 181 poches de sang et de 181 Sang de receveur à la banque de sang du CNHU-HKM de Cotonou.

2.2.2. Réactifs et consommables

Les réactifs et consommables utilisés sont: la solution de broméline, le sérum anti-globuline humaine, la solution de LISS, le sérum physiologique, D’autres petits matériels ont été utilisés comme portoirs, pipettes, coton, alcool, garrot, aiguille, gants, parafilm, tétine ainsi que des équipements tels que : Centrifugeuse, Bain Marie, Microscope,

2.3. Méthodologie d’étude 2.3.1. Type et durée du travail

La présente étude est de type transversale, prospective à visée comparative qui s’est étendue sur une période du 17 Juin au 17 Septembre 2017.

2.3.2. Echantillonnage

La sélection des poches de sang a été faite en fonction de la demande et du groupe sanguin des demandeurs (receveurs). Ont été écartés, tous échantillons de receveurs hémolysés.

2.3.3. Mode opératoire

2.3.3.1. Phase pré-analytique

Elle a consisté en la préparation des échantillons. Le sang test du receveur apporté est centrifugé à 3.000 tours/min pendant 5 minutes puis décantés. Une petite quantité du culot est lavé 3 fois à l’eau physiologique ainsi que le culot de la poche de sang à servir (groupe sanguin conforme ou compatible). Une suspension à 5%

à l’eau physiologique est réalisée sur les deux culots. (Donneur et receveur)

(32)

19

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

2.3.3.2. Phase analytique

Elle a consisté en la réalisation du test de compatibilité au laboratoire par les deux méthodes comparées dans la présente étude. Il s’agit du test en milieu Coombs et du test enzymatique à la broméline.

Test de compatibilité en milieu Coombs

Après disposition de deux tubes à hémolyse par échantillon (Un tube pour le témoin auto et un tube pour la réaction), il a été distribué 100µl de sérum du receveur dans les deux tubes. Dans le tube témoin, il a été ajouté 50µl de la suspension globulaire du receveur et dans le tube de la réaction 50µl de la suspension globulaire du donneur. Les deux tubes sont ensuite recouverts de parafilm et incubés au bain marie à 37°C pendant 45 min ou 15 min lorsqu’on a ajouté au préalable la solution de LISS. Au terme de l’incubation, trois lavages ont été réalisés et bien égoutté au dernier lavage. Une goutte de sérum antiglobuline humaine polyvalente est ensuite ajoutée dans chaque tube. Le mélange est ensuite homogénéisé et centrifugé à 1000 tours/min pendant une minute.

La lecture de la réaction se fait contre fond blanc. La présence d’agglutination traduit un test positif et l’absence d’agglutination traduit un test négatif.

Test de compatibilité en milieu enzymatique à la broméline

Après disposition de deux tubes à hémolyse par échantillon (Un tube pour le témoin auto et un tube pour la réaction), il a été distribué 100µl de sérum du receveur dans les deux tubes. Dans le tube témoin, il a été ajouté 50µl de la suspension globulaire du receveur et dans le tube de la réaction 50µl de la suspension globulaire du donneur. Un volume de 100 µl de la solution de broméline est ajouté à chaque tube. Les deux tubes sont ensuite recouverts de parafilm et incubés au bain marie à 37°C pendant 30 min sans solution de Liss.

(33)

20

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

Au terme de l’incubation, les deux tubes sont centrifugés à 1000 tours/min pendant une minute.

La lecture de la réaction se fait contre fond blanc. La présence d’agglutination traduit un test positif et l’absence d’agglutination traduit un test négatif.

2.3.3.3. Phase post-analytique

Après les manipulations, les résultats trouvés sont relevés sur la fiche de paillasse.

Les poches compatibles sont servies pour la transfusion, par contre les poches non-compatibles ne sont pas servies. Le test est alors repris sur une autre poche.

2.3.4. Tests de performances du test en milieu Coombs

Il a consisté en la détermination de l’exactitude, de la sensibilité et de la spécificité. En considérant le tableau ci-après. Ces paramètres de performance sont déterminés comme suit :

MILIEU Coombs

TEST POSITIF TEST NEGATIF

B R O M E L

I N E

TEST

POSITIF VP FN

TEST

NEGATIF FP VN

VP : vrai positif, VN : Vrai négatif, FP : Faux négatif, FN : Faux négatif Formule

Exactitude : VP+VN/ (VP+FP+FN+VN)

Sensibilité : VP/ (VP+FN) Spécificité : VP/ (VN+FP)

(34)

21

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

3- RESULTATS ET DISCUSSION

(35)

22

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

3.1. Résultats

3.1.1. Présentation de la population d’étude

Figure 2: Répartition des receveurs selon l’âge des enfants

On remarque de la figure 2 que la tranche d’âge la plus représentée chez les enfants est celle de 4 à 6ans

Figure 3: Répartition des receveurs selon l’âge des adultes

On remarque de la figure 3 que la tranche d’âge la plus représentée chez les adultes est celle de 10 à 25ans

0%

5%

10%

15%

20%

25%

30%

35%

[0;2[ [2;4[ [4;6[ [6;8[ [8;10[

TRANCHES D'ÂGES

Fréquences

Année

0%

5%

10%

15%

20%

25%

30%

35%

[10;25[ [25;40[ [40;55[ [55;70[ [70;85]

TRANCHES D'ÂGES

Fréquences

Année

(36)

23

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

Figure 4: Répartition des receveurs selon le sexe

Nous remarquons que les hommes sont plus représentés avec un pourcentage de 51%.

Tableau I : Répartition des receveurs selon leur groupes ABO-Rhesus

Groupe Rhésus + Rhésus - Total

A 39 (22%) 4 (2%) 43 (24%)

B 46 (24%) 2 (1%) 48 (25%)

AB 6 (4%) 0 (0%) 6 (4%)

O 78 (43%) 6 (4%) 84 (47%)

Total 169 (93%) 12 (7%) 181 (100%)

Le groupe sanguin prédominant dans la population d’étude est le groupe O soit un pourcentage de 47%. Par ailleurs, 93% de ces receveurs sont de Rhésus positif

Femmes Hommes 49%

51%

(37)

24

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

3.1.2. Présentation des résultats

Tableau II : Récapitulatif des résultats du test de compatibilité entre le receveur et la poche de sang

MILIEU Coombs

TEST POSITIF TEST NEGATIF Total

B R O M

E L

I N E

TEST

POSITIF 1 (0,5%) 12 (7%) 13 (7,5%)

TEST

NEGATIF 0 (0%) 168 (92,5%) 168 (92,5%)

Total 1 (0,5 %) 180 (99,5%) 181 (100%)

De l’étude de ce tableau, nous remarquons que 7% des résultats fournis par le test de compatibilité en milieu Coombs sont de faux négatifs et qu’aucun cas de faux positif avec le test de compatibilité en milieu Coombs n’a été enregistré.

Tableau III : Récapitulatif des résultats du test de compatibilité chez le receveur (Témoin auto)

MILIEU Coombs

TEST POSITIF TEST NEGATIF Total

B R O M

E L

I N E

TEST

POSITIF 0 (0%) 12 (7%) 12 (7%)

TEST

NEGATIF 0 (0%) 169 (93%) 169 (93%)

Total 0 (0%) 181 (100%) 181 (100%)

(38)

25

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

On remarque ici que 7% des résultats fournis par le test de compatibilité en milieu Coombs sont de faux négatifs et qu’aucun cas de faux positif avec le test de compatibilité en milieu Coombs n’a été enregistré.

Tableau IV : Performance du test de compatibilité en milieu

Indicateur Valeurs R

E A C T I O N

Exactitude 0,94

Sensibilité 0,076

Spécificité 1

T E S T A U T O

Exactitude 0,93

Spécificité 1

Nous notons une spécificité de 1 pour la réaction et pour le témoin auto.

(39)

26

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

3.2. Discussion

Le test de compatibilité est un test immuno-hématologique de première importance. Dans notre population d’étude, 61% sont des enfants de 0 à 10 ans.

Ce constat est dû au faite que c’est à cette tranche d’âge que les maladies telles que le paludisme et les parasitoses intestinales sévissent le plus créant des anémies (Ligan., 2015). Aussi les poches de sang servies à cette tranche d’âge sont des poches de sang pédiatrique ce qui les rends plus disponibles. 51% de la population des receveurs sont de sexe masculin. Les mêmes constats ont été faits par (Dossou, 2015) chez les receveurs de l’hôpital de la mère et de l’enfant Lagune (HOMEL) de Cotonou. Nous avons noté que le groupe sanguin prédominant dans notre population d’étude est le groupe sanguin O rhésus Positif. Ce résultat est en accord avec les statistiques nationales qui montrent la prédominance de ce groupe sanguin au Bénin (MS, 2013 ; Yemandjro, 2013).

L’étude comparée des deux méthodes de test de compatibilité montre 7% de faux négatif lorsqu’on réalise la compatibilité avec le sang du receveur et de même lorsqu’on réalise un témoin auto. Ceci aboutit à une bonne spécificité du test en milieu Coombs et à une très mauvaise sensibilité de ce test. En effet, lorsque nous avons encore des protéines circulant dû à un mauvais lavage ou à une forte présence de protéine (nouveau-nés, hypergammaglobulinémie toxoplasmose), le réactif de Coombs pourrait être neutralisé. Ce qui conduit à des faux négatifs retrouvés dans notre étude. Il est aussi possible que certains patients aient reçu des injections de gammaglobulines, ce qui compliquerait d’avantage la révélation des anticorps (Flourier et al., 2011).

La sensibilité de la technologie par microcolonne et l’utilisation de solution de basse force ionique (LISS) a aussi l’inconvénient d’entraîner des réactions de faible intensité donc non visible qui n’ont pas d’incidence clinique. Par contre la réaction enzymatique à la capacité d’augmenter la réactivité de certains antigènes : Rhésus, Kidd, Lewis, P et I et, à l'inverse, inactivent ou détruisent d'autres. L'augmentation de l'agglutinabilité des hématies traitées par les enzymes

(40)

27

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

en présence de l'anticorps spécifique a été expliquée par différentes hypothèses : diminution du potentiel zêta, dégagement stérique, augmentation du nombre de sites antigéniques accessibles, augmentation de la constante d'affinité des anticorps (avidité) ou redistribution des sites antigéniques (Chabert et al., 1997 ; Chaâbane, 2016).

Il est donc important de se conformer aux recommandations (Chapman, 2004) qui demandent d’associer les deux tests pour une meilleure réalisation des tests de compatibilité afin d’éviter d’éventuel accident transfusionnel qui entrainerait des transfusions infructueuses.

(41)

28

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

La pratique du test de compatibilité au laboratoire est une opération de la plus grande importance car elle permet de sélectionner la ou les poche(s) de sang compatible(s) à transfuser. Dans la présente étude qui a comparé la méthode de test de compatibilité au laboratoire utilisée à la banque de sang du CNHU-HKM (Méthode en milieu Coombs) par rapport à la méthode enzymatique à la broméline, nous avons constaté que le test en milieu coombs bien que très spécifique était par contre doté d’une très faible sensibilité, ce qui aboutit à des résultats faussement négatifs. Il est donc important que le CNHU-HKM ait du matériel nécessaire pour la réalisation du test de compatibilité au laboratoire en milieu enzymatique en vue d’une association des deux méthodes pour une meilleure prise en charge des transfusions.

CONCLUSION

(42)

29

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

Au terme de notre étude, notre contribution à renforcer la sécurité transfusionnelle passe par un certain nombre de recommandations :

 A l’endroit des Autorités du Ministère de la Santé Publique et des partenaires au développement sanitaire tels que l’OMS, l’UNICEF, le PNUD

 Doter les Banques de Sang de matériels et réactifs pouvant leur permettre de réaliser le test de compatibilité au laboratoire en suivant les recommandations en la matière

 Aux Biotechnologistes

 Maitriser les techniques de réalisation du test de compatibilité au laboratoire

 Associer systématiquement la méthode en milieu Coombs à la méthode enzymatique dans la réalisation du test de compatibilité au laboratoire.

 A l’endroit des Autorités de CAP/EPAC/UAC

 Augmenter les travaux pratiques en cours de formation pour permettre une meilleure appréhension des techniques nouvelles

SUGGESTIONS

(43)

30

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

- Bahi S. 2016. Evaluation des pratiques transfusionnelles à l’hôpital militaire Avicenne de Marrakech. Thèse de Doctorat : Faculté de médecine et de Pharmacie Marrakech. 127p.

- Chaâbane. 2016. Démarche à entreprendre devant un test de compatibilité au laboratoire positif. Société Tunisienne de Biologie clinique. Journée de formation sur la Sécurité Transfusion 43 pages

- Chabert C., J.-L. Renier, P., Quillet, H. Beaufine-Ducrocq. 1997.

Comparaison de six protocoles de traitement enzymatique des panels d’hématies pour la recherche d’agglutinines irrégulières. Annales de Biologie Clinique. ; 55(6):610-3.

- Chapman JF, Elliott C, Knowles SM, Milkins CE. 2007. Guidelines for compatibility procedures in blood transfusion laboratories. Transfus Med 2004;14:59-73.Courbil R, Quaranta JF. Connaître et gérer le risque transfusionnel. Paris: WEKA.

- CSS. 2010. Bonnes pratiques de transfusion à l’usage des hôpitaux.

Publication N°8381 : 80pages. Conseil Supérieu de la santé BELGRAM.

- Dossou F. 2014. Fréquence des anémies sur les poches de sang à l’hôpital de la mère et de l’enfant Lagune.

- Flourier F., Duboeuf S., Fay M., Garraud O. 2011. Recherche des anticorps irréguliers : le suivi du taux de résultats faussement positif est un indicateur de qualité. Anales de Biologie Clinique 69(4) : 470-472

- Garraud O, Boiron JM, Chiaroni J, Morel P, Andreu G, Lefrère JJ.

2009. Transfusion sanguine : débats d’actualité 2009. Hématologie; 15 : 45-71.

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

(44)

31

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

- Hermman YEMADJRO, 2016 Diagnostic d’allo- immunisation Anti érythrocytaires chez Les nouveau-nés à l’hôpital de zone de Mènontin.

Mémoire de Licence en Analyses Biomédicales 47p.

- LIGAN F. 2014. « Etude de l’influence du paludisme sur le taux d’hémoglobine et le taux des plaquettes sanguines chez les enfants de 0 à 15 ans à l’HOMEL » Mémoire de fin d’étude ABM/EPAC/ABOMEY CALAVI

- MS. 2013.Annuaire statistique sanitaire pour l’année 2012, Ministère de la santé (République du Bénin)

- OMS, 2009. L’usage clinique approuvé du sang et des produits sanguins.

Fiche d’information 4p.ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE - Quaranta JF., CarrietN., Courbil R., Roucoules-Aime N., 2007. Le

comité de sécurité transfusionnelle et d’hémovigilance. Transfus clin Biol.

14 : 107. 111.

- Queloz P.A., M. A. Siegenthaler, J. Conne, Ph. Schneider, J.-D Tissot 2005.Bases de médecine transfusionnelle. Quatrième édition, août

- Simon T-L., E-L. Snyder, B-G. Solheim, C-P. Stowell, R-G. Strauss, M.Petrides. 2009.Rossi’s Principles of Transfusion Medicine Wiley- Blackwell

- STS-CRS : Analyse de médecine transfusionnelle chez le patient.

Recommandation N°5 39p. Service de Transfusion Sanguine. Croix Rouge Suisse

(45)

32

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

Sommaire……… V Dédicace………. VI Remerciement……… VII Hommages……….. IX Liste des sigles et Abréviations……….. X Liste des figures et des tableaux…..……….. XI Résumé………... XII Abstract………... XIII

Introduction……… 1

1. Synthèse de littérature……… 4

1.1. La transfusion sanguine……….. 5

1.1.1. Définition………. 5

1.1.2. Les tests pré-transfusionnels……… 5

1.1.2.1. Le groupage sanguin………. 6

1.1.2.2. Le test de compatibilité………. 7

1.1.2.3. La recherche d’anticorps anti-érythrocytaires irréguliers (RAI, « type and screen »)……….. 7

1.2. Le test de compatibilité……… 8

1.2.1. Définition de quelques concepts……….. 8

1.2.2. Les différentes méthodes de test de compatibilité au laboratoire……… 10

1.2.2.1. Test de compatibilité en milieu salin……… 10

1.2.2.2. Le test de compatibilité en milieu Coombs……….. 11

1.2.2.3. Le test de compatibilité en milieu enzymatique……… 12

2. Cadre, matériel et méthodologie………. 14

2.1. Cadre de travail……… 15

2.1.1. Présentation du CNHU-HKM……….. 15

2.1.2. Historique du CNHU……… 15

2.1.3. Les services du CNHU………. 15

2.1.4. Description du service de la banque de sang……… 17

2.1.5. Fonctionnement du service de la banque de sang……… 17

2.2. Matériel……… 18

2.2.1. Biologique……… 18

2.2.2. Réactifs et consommables……… 18

2.3. Méthodologie d’étude……….. 18

2.3.1. Type et durée du travail……… 18 TABLE DES MATIERES

(46)

33

Réalisé par Cossi Eliace MAHINOU

2.3.2. Echantillonnage………... 18

2.3.3. Mode opératoire……… 18

2.3.3.1. Phase pré-analytique……….. 18

2.3.3.2. Phase analytique……… 19

2.3.3.3. Phase post-analytique……… 20

3. Résultats et discussion……… 21

3.1. Résultats……….. 22

3.1.1. Présentation de la population d’étude……….. 22

3.1.2. Présentation des résultats……….. 23

3.2. Discussion……… 25

Conclusion……….. 27

Suggestions……….…… 28

Références bibliographiques………... 29

Références

Documents relatifs

Dépôt sur le disque imprégné d’une colonie prélevée sur milieu solide. Prélever

Sans hypothèse d'égalité des variances du caractère étudié dans les deux populations et dans le cas où on connaît les moyennes et les variances corrigées du

Calcul d’une réalisation de la statistique de test et la p-valeur du test sur les données5. Conclusion statistique : no rejet ou rejet de l’hypothèse

Dans cette optique, nous avons déterminé le nombre minimum de descendants à contrôler par taureau pour que 2 moyennes consécutives x 2 x +i soient signi-.

Universel donc, et illimité – tant au niveau de la production que de la conservation – le sang artificiel offrira aussi un recours à la demande croissante de sang naturel et au

L'ensemble de tous les mémoires de D.E.S.S, avec les entités qui s’y rattachent : les étudiants/stagiaires, les intervenants ou encadreurs scientifiques et professionnels, les types

the throughput obtained on the same platform, but with threaded clients: 10 dgemm clients with 15 threads each, and 2 Fibonacci clients with 75 threads each, a node is used for

Veuillez fournir un tableau de statistiques descriptives (moyenne, écart type, erreur standard moyenne, etc.) pour ces nouveaux groupes. Veuillez n’inclure que les