LA TRAITE MÉCANIQUE
ASPECTS ANATOMIQUES, PHYSIOLOGIQUES
ETTECHNOLOGIQUES MISE
AU POINTBIBLIOGRAPHIQUE
J. LABUSSIÈRE
Ph. RICHARDLaboratoire de
Physiologie
de la LactationCentre national de Recherches
:ootechniques, Jouy-en-Josas (Seine-et-Oise)
PLAN
INTRODUCTION.
I
rePARTIE. -
DÉFINITION
ETAPPRÉCIATION
DEL’APTITUDE
A LA TRAITE I. - Le temps de traite.II. - Le débit moyen.
III. - Le débit maximum.
IV. -
Importance
du débit moyen et du débit maximum.2
ePARTIE. - LES FACTEURS
ANATOMIQUES
QUI CONDITIONNENTL’EFFICACITÉ
DE LA TRAITEI. - Taille et texture de la
glande.
II. - La distance au sol.
III. -
Égalités
entre lesquartiers.
IV. -
Caractéristiques
destrayons.
3
e
PARTIE. - LES FACTEURSPHYSIOLOGIQUES
QUI CONDITIONNENTL’APTITUDE
ALA TRAITE I. -
Aspect théorique.
II. - La
pression
intramammaire.III. -
L’adaptation
des animaux à unetechnique
de traite.A. La
préparation
à la traite.B. L’alimentation en concentrés.
4
e
PARTIE. - LA MACHINE A TRAIRE I. - La machine à traire à deuxtemps.
A. Le niveau de vide.
B. Le
rapport
depulsation.
C. La vitesse de
pulsation.
D. Le
gobelet et la griffe.
E. Le manchon
trayeur.
II. - Les machines à traire à trois temps.
5 e
PARTIE.
- LA FINITION DE LA TRAITE. EFFETSD’UNE ÉVACUATION INCOMPLÈTE
DE LA MAMELLE I. - Le lait
d’égouttage.
II. - Le lait résiduel.
III. -
Temps
de traite et évacuation mammaire.IV. -- Effet de
l’hypervidange
de laglande.
6
e
PARTIE. -FRÉQUENCE
ET INTERVALLES DE TRAITE I. - Vitesse de secrétion du lait entre les traites.II. - Choix d’un intervalle de traite.
Ml. - Choix du nombre de traites.
CON CLUSION .
INTRODUCTION
L’introduction de la machine à traire dans la
pratique
del’élevage
fut àl’origine
de recherches très diverses sur latechnologie
de lamachine,
l’anatomie de lamamelle,
laphysiologie
del’éjection.
Elles ont conduit la
pratique
de la traite là où nous la connaissons actuellement.Le travail de l’éleveur s’est trouvé
simplifié
mais bien des difficultés subsistent encore.L’évolution sociale
agricole
passe par la solution de nombreuxproblèmes parmi lesquels
nouspouvons citer :
l’adaptation
de certaines races à lamachine,
le choix de l’intervalle et de lafréquence
des traites ou la mise en commun des troupeaux laitiers.
Le but de ce mémoire est de
synthétiser
lesprincipaux
travaux relatifs à la traite des Bovins pour circonscrire les connaissancesacquises
et mettre en relief lesproblèmes
en suspens.Néanmoins,
nous ne
négligerons
pas certains résultatsimportants
obtenus dans d’autresespèces (Ovins
et Ca-prins).
Nous tenons à
préciser
quel’aspect bactériologique (propreté
dulait, nettoyage
de la machineet de la
mamelle)
n’a été abordé que dans la mesure où il intéresse directement les processus de la traite.PREMIÈRE
PARTIEDÉFINITION ET APPRECIATION DE L’APTITUDE A LA TRAITE
L’étude des courbes de descente du lait conduit à définir
objectivement
un certain nombre deparamètres
decomparaison (temps
detraite,
débit moyen, débit maximum,etc..) qui
caractérisent d’unefaçon plus
ou moinsprécise l’aptitude
del’animal
à la traite et permettent dejuger
de l’effi-cacité des
techniques
utilisées.Des corrélations ont été établies entre ces
critères,
les auteurs laissant souvent le soin au lec-teur d’en tirer les conclusions
physiologiques
etpratiques.
Nous avons décrit
précédemment
les nombreuses méthodes de mesureemployées, (L ABUSSI È RE
et
MARTINET, IyEI!).
I. -
TEMPS
DE TRAITEOn entend
généralement
par temps de traite la durée de la ’ traite-machine ». Celle-ci débute à la pose desgobelets
et se terminelorsqu’on
décide de commencerl’égouttage.
Cet instant choisi arbitrairement étant délicat àapprécier,
la définition du temps de traite reste donc trèssubjective.
La durée de la traite est très variable d’un animal à l’autre (I minute 1 secondes à 15
minutes).
Nous mentionnerons
simplement
que ceparamètre :
A —
dépend de
laqi 4 aizlité,’ de
laitjoumalière
(FoOT.i g _ i $ ; BR:WLIE,
SLAGSYOLD etT OLLERSRUD, 1959
)
et évolue dans le même sens que laproduction
laitière au fur et it mesure du déroulement de la lactation(B ECK ,
FRYER et ATKESON( 19SI ),
DODD( 1953 ),
GRÉGOIRE et al.( 19S4 ),
CARUOLOet al.
( C yjj), S TEWART ,
SCIIULTZet COKER(19!7), n CADRI ( [959 ).
B — est
y é p étable : a)
d’unjour
à l’autre :BE C
K,
FRYER et R0:4RK( I9 j 1
] 1’- 0 .8 9
!N71LSO-N
( 19 6 3 )
l’= o ; 86
b)
d’une lactation à l’autre :B ECK
,
FRYER et ROARK( I9SI )
r= o,89
C. - est
susceptible
d’atmilioratiollgéraétiqase : BECK.
FRYER etATKESOX( 19 F i) j !TEw.aRT, SCIIULTz
et COKER
(1957).
II. - DÉBIT MOYEN
Puisque
le débit moyendépend
dutemps
detraite,
nous ferons il sonsujet
les mêmes réserves queprécédemment.
A.
É¡ ’ ol ll tion
Les seuls auteurs à constater une
augmentation
sont GRÉGOIRE et al.(Iy!.f).
En
réalité,
il semble que le débit moyen décroît avec le stade de lactation()1.< TT iiEi;s,
StvETTet
GRAVES,
1941 ;Db;LAGE, 194 6 ; DODD,
1953;J BRU;18;= I y;fi; !TE!CART,
SCHUI.Tz etCOK ER ,
I9j! ;SA
NDV
I
K
,
1957b).
Ceci peut
s’expliquer
par le fait que le temps de traite diminuerait relativement moins vite que laproduction.
SnrtDmK
( I95 i b)
et Gt’BA(ig;o a)
trouwent par ailleurs une corrélation entre le débit moyen et laquantité
delait journalière.
B.
Répétabilité
Chez un même animal le débit moyen varie peu d’un
quartier
à l’autre ou d’unjour
àl’autre,
et ces différences sont
beaucoup plus faibles
que celles constatées entre vaches(FooT,
1935 ; MAT- THEWS, S!VETT et GR-W’ES, 1941 ;
WHITTLESTOroiE, Ig¢6 FI ; DODD, 1953 ).
Quelques exemples
suflisent à prouver que larépétabilité
d’unjour
à l’autre est engénéral
excellente :
o,88
pour BECK, FRI-ER et ROARK( 19 =; ! ), 0 ,ô 5
pour BRUMBY( 195 6),
0,959 pour POLITIEK( 19 6 2
a), 0 , 5 8
pour lilLsoN( I g6,î).
C. Héritabilité
Comme le temps de
traite,
le débit moyen est un caractère héréditaire.III. -
LE DÉBIT
MAXIMUM OU « PEAK-FLOW o.L’appréciation
délicate de la fin de la traite n’entrant pas enligne
decompte
on admetgénéra-
lement que le débit maximum
représente
la mesure laplus objective
del’aptitude
à la traite. Dans lagrande majorité
des cas, il est défini comme laquantité
maximum de lait obtenue en une minute.A
. Place dit débit maximum
Il se situe normalement dans la deuxième minute
après
la pose desgobelets (FOOT,
I935 ; MAT- THEWS, SWETTetGRAVES, 1941 )
etapparaît
engénéral plus rapidement
en fin de lactation(BE C K,
F
RYERet
A TKESOX ,
1951 ; GRÉGOIREet al. 1954 ;STEW A RT,
SCHL.’LTZ et COKER 1957 ;SIMS, 19 6 3 ).
B.
Zr;’o/ ! <<! 0 ))
avecl’â g e
et le stade de lactation Le débit maximum suit une évolution semblable à celle du débit moven.Il est d’autant
plus
élevé que laquantité
de laitprésente
dans lamamelle
estimportante :
DODD et FOOT
(ig5j) ;
SANDVIK( 19 57 b) ;
COMBERG et ZSCH032VILER( 19 6 1 ) ;
WILKE( 19 6 0 ) ;
POLI-TIEK
( 19 6 2 a) ;
DESVIGNES et POUTOFS( 19 6 3 ).
Il diminue au cours de la lactation :BECK,
FRYERet ATKESON
( I g SI ) ;
DODD( I g 5 j) ;
BRC’:RBY( 195 6) ; !TE!:ART,
SCHnTZ et COKER( 1957 ) ;
HUPPetP
LUM
( 1957 ) ;
DESVIGNES er POUTOUS( 19 6 3 ) ;
SISiS( 19 63).
Comme nous le verrons par la suite, le débit maximum
dépend
énormément de l’élasticité dusphincter
dutrayon (A!DREAE 195 8). Toutefois, JoHA!vssoN
et MALVEV( 19 6 0 ) pensent
que ceci n’est valable quependant
lespremiers
mois suivant la mise bas. Ensuite le débit atteint rarement des valeurs suffisamment élevées pour que l’orifice du trayonpuisse
être le facteur limitant.C.
Répe’tabilité
Le débit maximum varie énormément d’un animal à l’autre.
0 ,
588 kg/min.
à6, 34 kg/min.
pourSTEw:!RT,
SCHULTZ et COKER( I957 ) ;
0 ,
433
k g /m i n .
à 4,71kg/min,
pour DODD(1953) ;
>1 ,
177
kg / min,
à6, 1 6 kg/min.
pour Hcppet PLUM(1957).
mais la
répétabilité
est trèsgrande
chez une même cache.(tabl. I ). ).
D. Héritabilité
Le « Peak f/o:f de la race Frisottrte est
respectivement
2 p.roo, 3 8
p.i oo, 6 3
p. 100,plus
élevéque celui des
Jerseys, Ayrshires
etGuernseys (B ECK ,
FRYERetA TKESON , 195 1).
L’héritabilité a été calculée par de nombreux auteurs :
IV.
-IMPORTANCE
DUDÉBIT
MOYEN ET DUDÉBIT
MAXIMUMNous n’insisterons pas sur les nombreuses corrélations et
régressions qui
ont été calculées entreles critères
précédents
et toutes les valeurs mesurables concernant la lactation.Deux, cependant,
retiendrontparticulièrement
notre attention.A. Relation entre débit maximum et débit moym Ces deux
paramètres
sont étroitement liés :B. Relation elltre le débit
maximum
et laproduction
On
prétend fréquemment depuis
les travaux de DODO et FOOT( 1943 )
que les meilleures laitières sontégalement
lesplus
faciles à traire.Ces auteurs ont en effet trouvé
qu’une augmentation
du débit maximum de 0,45okg/min.
était corrélative d’un
allongement
de la lactation de 10jours
et d’une amélioration de laproduction
de l’ordre de 190
kgs.
Des résultats semblables ont été
signalés
par la suite par SANDW(1957),
DONALD( 19 6 0 ), J
OHAN S S
ON ( 19 6 1 ), STALLCUP,
RAKES et FORD( I9 6 3 ).
En
fait,
onignore
si c’est laproduction qui agit
sur le débit ou le débit sur laproduction.
En1954
, -‘!NDREAE,
après
correction des débits en fonction de laquantité
de laitjournalière
ne trouvaitplus
de corrélation entre le « Peak-Flow » et laproduction
laitière.En 1957
b,
SAUDVIKparvint
à des résultatsidentiques.
Toutefois,
DESVICNES et PouTOUS( 19 6 3 ),
dans une étuderécente,
montrent que les corrélations entre laproduction
totale par lactation et les critèresd’appréciation d’aptitude
àla
traite restentles mêmes que l’on tienne compte ou non de la
quantité
de lait au contrôle. Ces auteurs ont été amenés à conclure que les vaches lesplus
faciles à traire sont effectivement lesplus productrices,
mais que larégression
est trop faible pourqu’une
telle liaison ait une incidencepratique.
DEUXIÈME
PARTIELES FACTEURS ANATŒBIIQUES
QUI CONDITIONNENT L’EFFICACITÉ DE 1:A TRAITE
Nous
envisagerons
successivement :la taille et la texture de la
glande ;
la distance au
sol ;
l’égalité
entre lesquartiers ;
les propriétés,
la taille etl’implantatiou
des trayons.I. -
TAILLE
ET TEXTURE DE LA GLANDEA. 111 esures
objectives
.1
° D’lensuyation
Parmi les corrélations établies entre le niveau de
production
et certaines mesuresobjectives
de la
glande mammaire,
nous citerons celles obtenues avec :2
° V0lUttle
Les grosses mamelles sont en
général
cellesqui
donnent leplus
de lait : BLAU( 1955 - 195 6),
LIEBEM-BERG et
JANNERMAN ( 1957 ),
I’UIIRER( 19 6 1 )
etc.B AR
nsCU et I’IEDLER
( 19 6 0 ),
mesurant le volume de laglande,
obtiennent des corrélations deo,661
eto,6 05
avec laquantité
de lait parjour
et par lactation. InEDLER( 19 6 2 )
estime que ces valeurs peuvent varier deo,6o
à0 ,8 2
suivant les races etqu’en
moyenne laproduction
augmente de 149kg quand
le volume dupis
s’accroît d’un dtn3..(Le
volume est calculé par la formule desélipsoïdes : 4/3
r a. b. c. où a,b,
creprésentent respectivement
laprofondeur,
lalongueur
et lalargeur
de laglande).
3° Élasticité
Il ne suffit pas que la
glande
soit volumineuse faut-il encorequ’elle
soitsusceptible
d’emma-gasiner
le laitproduit.
Des mesures effectuées avant etaprès
la traite fournissent souvent des indi- cations valables sur lepotentiel
laitier(tabl. 2 ).
RAKES et FORD
( 19 6 3 )
définissent le coefficientd’expansion
comme lepourcentage
de décroissance de surface mammaire entre lestrayons.
SuzuKi et al.( 1959 ),
nesignalent
aucune relationsignificative
entre ce critère et la
production
dujour.
B. Texture et III/thodes
siibjecti 7 ,es r3’appr!’ciatiora
pourl’aptitude
à la traiteSi SAIŒVIK
( 1957 a)
et !!’11,KE( 19 6 0 )
trouvent quel’aptitude
à la traite est peu influencée par la taille et la forme de lamamelle,
IJECKER(i 955 )
pour sa part, pensequ’il
y a tout intérêt à éliminer lesglandes
riches enconjonctif
pour ne conserver que cellesayant
la peau fine etsouple, granuleuse
au
’
toucher et se
plissant
abondammentaprès
la traite.Ainsi,
BnxczYrsxr( 19 6 0 )
a montré que le débit est d’autantplus
élevé que le tissuconjonctif
est moins abondant et que le volume des cavitésglandulaires
et de tissu sécréteur estplus important :
Le tissu
conjonctif
diminuerait la vitesse de traite encomprimant
les canauxgalactophores, empêchant
ainsi une évacuationrapide
du lait.Toutefois,
les conclusions souvent contradictoires des travaux que nous venonsd’évoquer,
nous autorisent à émettre
quelques
réserves quant il la waleur destechniques
utilisées.II. -
LA
DISTANCE AU SOI,Bien des auteurs dont Wn’T
( 1951 ),
11E(’KER( I9 j5),
SCI!IDI:4IELPrENNIG( I955 ),
KNCELER( 19 6 2 ),
F I F, DL
ER
( 19 6 2 ),
estiment que la mamelle doit être au minimum 50 cm au-dessus du sol pour que lagriffe
soitsuspendue
librement au trayon sans traîner par terre.De plus,
les débris de toutes sortesaspirés
par lesgobelets
sont engénéral
moins nombreux et lesrisques
de blessures dupis
sont mini-misés.
Ce sont
probablement
les seules raisonsqui
motivent cetteexigence, puisque
SANDVIK( 1957 a)
ne
signale
aucune association entre le débit maximum et la distance au sol et queB URNSIDE ,
Mc DANIEL et LEVATES
( 19 6 3 )
trouvent une corrélationnégative
de - 0,29 entre ce critère et laproduction
en 30!jours.
Les mamelles les mieux
suspendues
s’attachent eugénéral
très loin en avant et V’rr’r( 19 6 1 )
a effectivement trouvé une corrélation
négative (r
= ---o. 5 6)
entre lalongueur
dupis
et la distancedu sol. HECKER
(IgS!)
pensequ’une
sélection en ce sens serait souhaitable.Il est courant de constater avec
l’âge
une diminution de la distance au sol(r
= - o,4ç : BuRNSIDE Me DANIELetL EGATES , 19 6 3 ) qui
atteint àpeine,
en; e
lactation 8o p. 100des B-aleursenregistrées
chezles
génisses.
Certaines races seraient
particulièrement prédisposées
u la rupture desligaments
suspenseurs(F I E D L ER
, I g6z ; JotIA:!ssoa, 19 6 3 ).
Dans ce cas extrême l’animal peut devenircomplètement inapte
à la traitemécanique.
III. -
ËG A MTE
EXTRE LES Q1:ARTiERSAfin de ne pas
prolonger
inconsidérément la traite sur lesquartiers vides,
la mamelle doit être la mieuxéquilibrée possible.
L’appréciation
externe donne peu derenseignements
il cesujet :
IlE<’KER( 1955 ),
IIELUSTATT- STRACHWITZ( 1955 ), _IOIIANSS O N
et KORKMAX (I!J,j2), I)E (.ROOT( 1951 ),
CUBA( 19 6 0 ),
GRAM-MAN
( rg6z)
et la seule méthode valable consiste à mesurer le lait dechaque quartier
dans des collecteursséparés.
On peut ainsi définir les indices suivants :
A Variations des illdias ,<
_-ll 1 t / ro-postérieu J’
&dquo; d ,, ! Catrrhe!-droit » io Entre individus
II n’y
a engénéral
aucune différence entre les moitiésgauche
et droite de la mamelle.Par contre, le
rapport
entre lesparties
antérieures etpostérieures
est unecaractéristique
indi-viduelle
qui
varie énormément d’un animal à l’autre.Ce sont, presque
toujours,
lesquartiers
antérieursqui produisent
le moins(tabl.
n°3 ),
l’indiceantéro-postérieur
pouvant être dans certains cas trèsdéséquilibré (lap = z I ), (travaux
de HAPI’( I9
6t)
sur les races Pie Noire des Plaines et Pie rouge desPlaines).
Des constatations semblables ont été faites
par BVlTT ( 1 ( 6 r)
et HFLwsTAn°r-iTRACttwnTZ(i 955 ).
2
° Entre races
Il est
probable
quel’équilibre
entre lesquartiers dépend
de la race. Nous avons rassembléquel<lues-uns
de ces résultats dans le tableau 3.B.
É 7’O lutio l l
de1 ap
]
0 Avec le stade de ladatiort
Si TtMKO
(i 9 6o)
trouve que ladisproportion
entre lesquartiers
antérieurs etpostérieurs
diminueavec le déroutement de la
lactation,
et IiORKU:1!( 1952 ),
BAxt’21’_B’SKI( 19 6 0 )
et Bt’RCi(i
9 6 3
),
aboutissent à des conclusionsopposées.
En réalité pour TURNER
(I 9,3-i)!
Drmy(1 9fi8),
RAHOLD1958)!
Ù’(i8iihER(§ etZscnmnII_ER (19S9).
il ne semble pas
qu’il
v ait de tendancevéritable,
tout aumoins
entre le deuxième et le sixième mois et cette stabilitéserait
d’autantplus grande
que lesquartiers
la mise bas sont mieuxéquilibrés (Buxcl, I9 63).
z° ,1¡.ec
l’âge (n o
delaetation)
Quoique
WiTT( I95 t) signale
un indiceantéro-postérieur
deplus
enplus
bas avecl’âge,
biendes auteurs pensent que ce rapport est relativement
inchangé
d’une lactation à l’autre : COmBERG et ZSCHOMMLER( 1959 ),
C,1713A( 1959 b),
TDIKO( 19 6 0 ),
FrRTHMAX(t!62).
!!R.411Bf:11( 19 62).
C. Héritabilité
Chez les
grandes
racesdomestiques
larépartition
du lait entre lesquartiers
est sensiblement meilleure que chez les buffles ou les racesrustiques.
Ceci est
probablement
le fait d’une améliorationgénétique
due à l’héritabilité de ce caractère :KORKMAN (1955),
PFEIFER(1957), JOHANSSON ( 1957 ),
WILKE(ig6o),
POLITIEK( 19 6 2 b),
VENGE(
19 6
3).
° °Nous citons ci-dessous à titre
d’exempte quelques
valeurs de coefficient d’héritabilité.jottANSSON ( 19 6, 3 )
estime que ces données offrent de bonnespossibilités
de sélection,puisqu’en
éliminant toutes les vaches dont
l’Iap
est inférieur à 4S on peutespérer
une amélioration de cet indice de o, 50 à o,75pargénération.
D. Corrélations entre l’indice
antéro-j}ostérieur
et
quelques
critères de traite i° Avec laProduction.
L’inégalité
entre lesquartiers
estlégèrement plus importante
chez les fortes laitières.: GUBA(ig6o),
T1MKO( 19 6 0 ).
Toutefois,
pour une traite déterminée il n’existe aucune corrélationsignificative
entrel’Iap
et laproduction globale
dupis (r
= 0,07 :G UBA , 19 6 0 ) (r
= o,oi,I ’ ot,tTtEx, 19 6 2 a),
FLRTttataN( 19 62), H
ORN
,
])onY et BOZO( 19 6 1 ).
2
° Avec
l’aptitude
à la traite.DON AL
D
( 19 6 0 ), IIoRN,
DonY et Bozo( 19 6 1 ), prétendent
que le débitaugmente lorsque
lamamelle est bien
équilibrée,
mais POLITIEK( 19 6 2 a)
ne trouve aucune relation entre l’indice an-téro-postérieur
et la vitesse de traite :3
°
Avec le temps de « traite à blanc »L’aptitude
à la traite desquartiers
d’une même mamelle estapproximativement
semblable : ANDREAE( 1958 ),
LOYI’NOW(1959).
La
production
n’étant pas lamême,
il en résulte que lesquartiers
avant sont vidés lespremiers
et sont traits « à blanc » tant que le lait continue à s’écouler des trayons arrière. Nous verrons par la suite que ceci peut
présenter
de sérieux inconvénients.Selon HELMSTATT-STRACHWlTX
( I955 ),
le temps de traite à blanc varie entre4 8
secondes et6 minutes mais n’excède deux minutes que chez 26 p. ioo des vaches
(A NDRE AE, I95 8).
BURGI
( 19 6 3 )
à trouvé une corrélation entrel’Iap
et le temps de traite à blanc de 0,32. 4° Avec le volume dit « lait
d’égouttage
)J.Certains auteurs ont
pensé
que le laitd’égouttage pouvait
être le fait d’undéséquilibre
im-portant
dupis :
HECKER( 1955 ),
B(’RGI( 19 6 3 ),
mais PoLiTIEK( 19 6 2 )
ne trouve aucune association entre ces deux critères(r
=0 , 01 ).
IV. -
CARACTÉRISTIQUES
DES TPA-,70-NS.B.
Implantation
Les trayons doivent être verticaux et
implantés
à une distance telle que lasuspension
de lagriffe
ne provoque niflexion,
ni tiraillements à la base deceux-ci ;
la distance ne doitjamais
êtreinférieure à 6 cm
(1 l .t.Fa, 19 6 2 ).
Selon
JotIANSSON ( 19 6 3 )
ce sont normalement les trayons arrièrequi
sont lesplus proches (
44
P- ioo de l’écart existant àl’avant).
Des trayons
placés
trèsprès
l’un de l’autre etparfois
même fusionnés ont été décrits par 11EIZER( 1932
)
chez lesJerseys,
parJoHNSO X (ig 45 ),
chez lesHerefords
ainsi que par DE GROOT(t 95 r)·
L’emplacement
des trayons est héréditaire(DE GxooT,
i95i ;1&dquo;iEDi.ER, rg6z ; JOIIANSSON, r 9
6 3).
B. La taille des
tra B ,ons
1
° La
longueasr.
-
Elle se situe selon les auteurs entre 5et 6 cm, les extrêmes allant de 3,5cm à rz cm, les
trayons
arrière étantfréquemment
o,5 à i cmplus
courts(WiTT,
rg5r ;MAY,
i955 ;Pot,iT!EK, 19 6 2 b).
La
longueur dépend :
- de la race : les trayons des vaches Fyisonrzes Suédoises sont en moyenne 20p. 100
plus longs
que ceux des Pie
Rouges
du même pays(JO HANSSON , i 9 6 3 )
et sur deux racesnorvégiennes
SANDW x(rg5
q
a) signale
des faitsanalogues.
- du stade et du numéro de lactation: les trayons ont
toujours
tendance às’allonger
avecl’âge (ROSTROW
S
KI
1954, MAY r955, rIFDt,Ett19 6 2 )
et nous citerons à cesujet
les résultats obtenusen Illinois par
JOIIANSSON
et :lIALVEx( 19 6 0 )
La traite à la machine
exigerait
des trayonsplus
courts que la traite manuelle etl’optimum
sesitue pour SANDVIK
(IgS! a),
DONALD( 19 6 0 ),
FIEDLER( 19 6 2 ),
VENGE( 19 6 3 )
aux environs de 4cm.En dessus comme en dessous de cette valeur il y aurait diminution de la vitesse de traite.
C’est SANDVIK
(rg 57 a) <l ui
lepremier
a montréqu’il
existe une corrélationnégative
entre lalongueur
et le débit maximum et ce fait a été confirmédepuis
parJ OIIANSSON
et MALV!;N( 19 6 0 ),
POLITIEK
( 19 6 2 b), S TA LLC UP ,
RAKES et FORD( I g6 3 ), SCHMIDT,
GUTIIRIE et GUEST( 19 6 3 ), (r
voi-sin de -
0 , 30 ).
Mentionnons toutefois que certains auteursparmi lesquels
ROSTROWSKI( I954 ).
M
A
( 1955 ),
1.OPPN<>11..(ig 5 g),
ont trouvé chez des vaches difliciles a traire ungrand
pourcentage de trayons courts c !qui
met en doute les conclusionsprécédentes.
2
° Z,e diamètre
Habituellement.
les travons ont entre 2et 3 cm de diamètre et là encore SArrDVrK( I957 a)
ainsique
S TALLCUP ,
RAxes etFoxn ( 19 6 3 )
ont trouvé une association inverse avec le débit maximum(r
= —0 ,66
et r = — 0,70suivant les races).Cependant, JOHANSSON
et MALVEN( 19 6 0 )
n’ont pas étésusceptibles
de vérifier cesrésultats,
car une réduction du diamètre du
trayon
est engénéral
corrélative d’une diminution de la taille de l’orifice de celui-ci(tabl. 5 ).
En outre, avec des trayons trop étroits les
gobelets
auraientdavantage
tendance à tomber ou - au contraire à «grimper
» lelong
de laglande
en provoquant des constrictions nuisibles à l’écoule- ment dulait, (HECKER, 1955).
JOHANSSON ( 19 6 3 )
pensequ’il
serait souhaitabled’adapter
ungobelet
àchaque
racepuisqu’il
existe entre elles de
grandes
différences quant à la taille et la forme des trayons. Ce serait ensuite le rôle des lIerd-Book d’orienter la sélection des mamelles en fonction dugobelet
standardqui
au-rait été choisi. Il s’avère que cette tâche
pourrait
être menée à bien assezrapidement puisque
laforme et la taille des trayons sont des
caractéristiques
hautement héréditaires(,JOIIANSSON,
19S7 ;F
lE DLKR, 19 6 2 ; IIELD, I9 6j).
’
C. Forme de l’extrémité dit
trayon
Il est très difficile de tirer une idée directrice des très nombreux travaux
portant
sur cepoint
!ILGEMANN,
193,3 ;KUSTER,
I95I ;LIEBKE,
I95q ; SANDVIK 1957a ;SCH M ALSTIEG,
I9j! ;KUH l Œ,
I959 !
LoPeNOw,
1959 ;etc.). ).
Ceci est
probablement
du au fait que les méthodes de travail ne sont pasnormalisées, chaque
auteur utilisant ses propres définitions : bouts de trayons normaux,
pointus, invaginés, ronds, aplatis, sphériques,
en forme de «poche
!·,« d’assiette», a d’entonnoir
&dquo;, dedisque
», « de bouton » etc.Il semble
bien, malgré
tout, que ce sont les extrémitéspointues qui
manifestent leplus
de re-tournement du canal du
trayon,
celles en x entonnoir !! étantbeaucoup
moinssujettes
à cet incon-vénient
(J O IIANISON, 19 63).
-
D
.
L’orifice
du trayora1° Ela.çii<:iti&dquo;.
En unifonnisant par des canules la lumière du canal du trayon, BAXTER et al.
( 19S0 )
consta-tèrent que toutes les vaches
pouvaient
être traitesapproximativement
à la même vitesse.Il était donc normal
d’essayer
de mesurer l’élasticité des tissusqui
maintiennent normalement letrayon fermé, puisque
c’est d’elle quedépend
pour unegrande
part,l’aptitude
à la traite desanimaux.
A cet
effet, JOHANSSON
et MALVEN( 19 6 0 )
ont conçu unsystème
de sonde de calibre croissant et ANMEAE( 195 8)
a décrit unappareil plus perfectionné qui
permet de contrôler la force d’ex- tension que l’onapplique
aux tissus.Les résultats de
1<>ii.xNssoN
et MALVEN( 19 6 0 )
ontdéjà
étéindiqués précédemment (tabl. 5 )
et ceux d’.-B:O;DRE,BE
(tabl. 6)
aboutissent à des conclusions très voisines : la vitesse de traite est d’au- tantplus grande
que l’orifice estplus
extensible.ANDREAE
( 195 8)
a montré que l’extensibilité de l’orifice estidentique
pour les 4 trayons d’une mamelle et que l’ensemble des données serépartit
suivant une courbegaussienne
entre les valeurs extrêmes de 2,2 et 5,4millimètrea. PourJOIIAN S SON
et MALVEN( 19 6 0 )
et pour BURGI( 19 6 3 )
il y a relâchementprogressif
de la tensionlorsque
la vache vieillit.On attribue
fréquemment
ausphincter qui
ferme le trayon lespropriétés élastiques
dont nousvenons de
parler.
Enréalité,
selon les étudeshistologiques
de KUIiNE(r 959 )
et de BARCZYNSKI( 19 6 0 )
la vitesse de traite serait autant affectée par
l’épaisseur
desparois
et par le volumeglobal
de muscleet de
conjonctif enveloppant
le canal du trayon que par lesphincter proprement
dit(tabl. 7 ).
Ce-fait a
également
étésouligné
par Loi’mow( 19S9 ).
2
° Forme et
longueur
du canal.Nous n’insisterons pas sur toutes les formes
qui peuvent
êtreprises
par le canal dutrayon (TILLDi!IN,
I950 ;ARNOLD,
i9!o ;SCILIIALSTIEG,
1957 ;KUHNE, ig 5 g).
Ilimporte
surtout commel’a montré LoPPNOw
( 1959 )
d’avoir les canaux lesplus
droits et lesplus
courtspossibles :
3
°
Contrôle dvsphincter.
Il est
possible
que lesphincter
et les tissusqui
l’entourent soientl’objet
de commandes ner- veuses ou endocriniennesqui
faciliteraient ou inhiberaient l’écoulement du lait. En fait aucunepreuve formelle n’a été fournie à ce
sujet.
a)
Commande endocrinienne : des études in î,ilro deMA NUXTA ,
ALBERCOXI etP RAXZETTI , (r
9 6 3
)
n’ontjusqu’à
maintenant montré aucuneréceptivité
dusphincter
àl’ocytocine
et les ré-ponses obtenues avec des doses souvent
pharmacologiques
d’adrénaline etd’acétvlcholine
sont dumême
type
que celle des autres muscles lisses.b)
Commande nerveuse : une anesthésie du nerfinguinal (E!IERSo-N, 1929 )
ou du bout dutrayon
lui-même(DE BmIR,
i959 ; BARCZINSKI,i q6 0 )
provoque un relâchement du tonus du muscle constricteur cequi
se traduit par uneaugmentation
du débit maximum. Ceci estplus
le fait d’un contrôlepassif
du tonus muxulaire etn’apporte
pas la preuve d’une commande motrice proprement dite.E.
Trayons
smrnmnrérairesOn a
longtemps
considéré laprésence
detrayons supplémentaires
comme un indice deproduc-
tivité. En
réalité,
il semble bienqu’il
n’en soit rien etqu’au
contraire de tels trayons,lorsqu’ils
sontaccompagnés
de tissu sécrétoire peuvent être cause de mammites.La
fréquence
des trayons surnuméraires est différente suivant les races :Les auteurs
précédents
considèrent que cettecaractéristique
est héréditaire.TROISIÈME
PARTIELES FACTEURS PHYSIOLOGIQUES
QUI CONDITIONNENT L’APTITUDE A LA TRAITE
I. -
ASPECT THÉORIQUE
Le réflexe
d’éjection
du lait a été décrit par KLY et PETERSEX en 1941. On admetclassique-
ment
aujourd’hui
due latraite,
le massage mammaire ou la succion par lejeune
donne naissance à des influx nerveuxqui atteignent l’hypothalamus puis
laposthypophyse.
Celle-ci libèrel’oc y -
tocine
qui
par la voiesanguine
va provoquer la contraction descellules m y oëpithéliates
desalvéoles.
Certains auteurs
(B A R y scuNivov
et al.1953 )
pensentqu’au
réflexe neuro-humoral vients’ajouter
un réflexe médullaire purement nerveux
qui provoquerait après
une latence courte la descente d’unepartie
du lait par relâchement desparois
des gros canaux et de la citerne.La sécrétion du lait entre les traites et les différentes
phases
del’éjection
se traduisent par des modifications depression
intra-mammaire.Il. -
LA
PRESSION INTRAMAMMAIRE A. Pendant les Ùztermlles de traite TG E
TGEL
( 192 6)
considèrequ’une
heureaprès
la traite lapression
est encore nulle etqu’elle
augmente ensuite linéairement. KORKNIAN
( I953 ) estime,
par contre, que le lait laissé dans laglande
est
susceptible
de créer dans un délai très court unepression
de 8 à I o mmHg. qui
s’accroît faiblementjusque
vers la7 e
heure etbeaucoup plus rapidement ensuite,
pour atteindre environ 30 mmHg
au bout de II heures.
BEGUSHEV
( 1950 ),
ZAKS et P9VLOV( 1952 ), NIKITIN,
TVEROIL’N et DOKTOROWITCH( 1953 )
pensent que :
a)
il y aurait d’abord uneaugmentation
depression
purementphysique
due à l’accumulation despremières
fractions de laitsécrété ;
b)
la tension sur lesparois
de la citerne deviendrait ensuite suffisamment forte pour exciter certainsrécepteurs
mammaires et provoquer ainsi une diminution du tonus des fibres musculaires.L’accroissement de
pression
serait alorsfaible ;
c)
au-delà d’un seuil maximumd’extensibilité,
les forcesphysiques
redeviendraientprépon-
dérantes et la
pression augmenterait
alors trèsrapidement.
B.
Après
lapréparatiorz
à la traiteL’éjection
du lait des alvéoles conduit à une élévation subite de lapression
intraciternalequi
passe de 20à 45mm
Hg
pour TGETGEL( I çz6),
de z5à Ioo mmHg
pour FRITZ(1948-1949 b).
KORKMAN
( I953 )
constate toutefois des effetsbeaucoup plus
minimes(8
mmHg
enplus) qui
diffèrent d’ailleurs énormément suivant les animaux
(K ITTS ,
MERRW !N etBERRY, 19 6 3 ).
En
réalité,
laréponse
constatée est la résultante d’unphénomène complexe
faisant inter!-enir :- la
quantité d’ocytocine
libérée par laposthypophyse :
- le transit
sanguin
del’ocytocine jusqu’à
laglande
mammaire(inhibition
vasomotrice - destruction de l’hormone dans lesang) ;
- la sensibilité des cellules
myoépithéliales,
- l’élasticité de la
citerne,
- la
quantité
de lait dans lesacini,
La part exacte de ces facteurs reste encore il
préciser.
III. -
L’ADAPTATIO-.’!
DES ,XSI3I.XUX A UXETECHNIQUE
DE TRAITELa
décharge d’ocytocine
peut êtreprovoquée
par des excitations autres que cellesappliquées
à la mamelle.
1 -
olontairement ou non, une certaine routine s’établit inévitablement lors de la traite et l’on admet que l’animal se conditionne si certains stimulus : l’arrivée du
vacher,
savoix,
le bruit du seau ou de lamachine,
l’alimentation enconcentrés,
stimulusqui
normalement n’ont aucunpouvoir d’éjection.
Ceci
explique pourquoi
leremplacement
du trayeur habituel atoujours
été considéré comme unproblème
délicat.Peu d’études
systématiques
ont été faites sur 1’« ambiance » de latraite,
car il est très difficile d’établir uncontrôle objectif
dessignaux
dont nous venons deparler.
Pour SYUSYUxtrr( 195 6)
lechangement
de local de traite provoque uneaugmentation
du temps de latence du réflexe neuroen-docrinien. Dans certains cas,
l’éjection
peut même ne pas avoir lieu. Laprésence
d’une personneétrangère
provoque des effetsanalogues,
la diminution du rendement étant alors de 5 à z5p. 100. 11 est donc souhaitable de respecter l’ensemble des conditions nécessaires à une bonnedécharge d’ocytocine,
en évitant par ailleurs toutefrayeur
pouvant déclencher une inhibitionadrénergique
du réflexe
d’éjection.
Nous nous bornerons à étudier le rôle de deux
pratiques
couramment utilisées :- la
préparation précédant
la pose desgobelets ;
- l’alimentation en concentrés
pendant
la traite.A .
La !yé!aratiota à la traite
On entend
généralement
parpréparation
à la traite le massage de laglande
mammaire et l’ex-traction des
premiers jets
de lait de chacun des trayons.1
°
liflet
de lapréparation
surl’efficacité
de la traite.On s’accorde pour penser que le massage est l’un des stimuli
capables
de provoquer le réflexe neuroendocriniend’éjection
décrit par ELY et PETERSEN en 1041. Enplus
de ce rôleprincipal,
cer-tains auteurs admettent toutefois que l’efficacité du massage serait
également
le résultat :- d’un effet
uniquement mécanique ;
- d’un relâchement du tonus des canaux
galactophores provoqué
par un réflexe médullaire(B
ARY
SH!oÕIKOV
et al.19,53) ;
&dquo;- d’une amélioration du débit
sanguin
mammaire(VLAIJDIIROVA, 1954 ).
a)
Vlise en évidence del’infiuena
du massage.-
Effet
sur la i,ilesse detraite ;
dans uneexpérience
de courte durée( 10 traites,
6vaches)
S.NIITHet PETERSEN
( [94 8)
montrent que le massage provoque uneaugmentation
du débit moyen et une diminution du temps de traite de 10à 3o secondes. Dans des conditionsexpérimentales semblables,
DODD et FooT
( 1949 )
et KNOOI! et MosROK( 1950 )
trouvent une réduction du mêmeordre,
cequi paraît logique, puisqu’en
l’absence de massage c’est la pose desgobelets qui
devient alors le stimulusd’éjection.
-
Effet
sur laproductiou
laitière : au cours d’une étudecomparative
un peuplus longue,
por- tant sur r3paires
dejumelles,
PniLLips( 19 6 0 )
trouve une amélioration de laproduction
laitière de 32p. 100avec un massage de 3o
secondes, juste
avant la pose desgobelets.
Selon ce même auteur(P
III tL IP
S, rg6 3 a)
le traitement devrait êtreappliqué
depréférence
aux vaches (, nerveuses !, auxfaibles
productrices
et à celles ayant une lactation courte.Avec
cinq paires
dejumelles, Bi’ I t ITTL ES TOVI :,
l’nRKINSOa et MAC FETRIHGE(zg!7)
trouventune
augmentation
du rendementlégèrement
inférieure( 1 6
p.ioo)
-
Effet
surl’intégrité
des tisszss :signalons
que pour SMITH et PETKRSEN( 194 8)
la pose desgobelets
sur des trayons mous, non turgescents, peut provoquer unétranglement
:1 la base du trayon,ce