Exercice 1
Pournentier naturel supérieur ou égal 1 etθréel, on pose
Dn(θ) =
n−1
X
k=−n+1
eikθ Fn(θ) = 1 n
n
X
j=1
Dj(θ)
1. ChaqueDj(θ)gurant dansFn est une somme deeikθ. Combien de fois obtient-on un eikθpour unk xé ?
Écrivons en ligne pourj= 1,2,3,· · ·, nleskqui apparaissent dansFn : -1 0 10
-2 -1 0 1 2 -3 -2 -1 0 1 2 3
...
Il est clair que 0 gurenfois, 1 et -1 gurentn−1fois, 2 et -2 gurentn−2fois, ...
ket −kgurent n−kfois. On en déduit la relation demandée.
Fn(θ) =
n−1
X
k=−n+1
(1−|k| n)eikθ
2. Il ne faut pas essayer d'utiliser la première question. Commençons par calculerDn en multipliant pareiθ−1. Il ne reste que les termes extrêmes :
(eiθ−1)Dn(θ) =ei(n)θ−ei(−n+1)θ⇒Dn(θ) =sin(n−12)θ sinθ2 Calculons ensuitePn
k=1sin(n−12)θ comme la partie imaginaire de ei(θ2)+ei(θ2+θ)+· · ·+ei(−θ2+nθ)= e(12+n)θ−eiθ2
eiθ−1 = sinn2θ sinθ2 ein2θ On en déduit nalement
Fn(θ) = 1 n
n
X
k=0
Dk(θ) = 1 n
sinn2θ sinθ2
!2
Exercice 2
1. On calcule les racines carrées de√ 4−3ipar la méthode du cours puis on multiplie par 2. On en tire que les racines carrées de8−6isont3−iet−3 +i.
Les antécédents de1 +iparf sont2et−1 +i.
En eet, ce sont les solutions de l'équation d'inconnuez z2
z−2i = 1 +i⇔z2−(1 +i)z+ 2(−1 +i) = 0
Le discriminant de cette équation du second degré est 8−6i dont on a calculé les racines. On en déduit les antécédents.
2. On se propose de montrer que :
sih∈ {0,8i},hadmet un seul antécédent.
sih6∈ {0,8i},hadmet deux antécédents distincts.
En eet la recherche d'un antécédent deh parf se traduit parf(z) =hc'est à dire l'équation du second degré
z2−hz+ 2ih= 0 dont le discriminant est∆ =h2−8ih=h(h−8i).
L'étude de la surjectivité et de l'injectivité de la fonction revient à celle de l'équation d'inconnue complexez
f(z) =h⇔z2= (z−2i)h
que l'on vient d'étudier. Elle admet toujours des solutions pour n'importe quel para- mètrew. La fonction est donc surjective.
En général (sauf si le discriminant est nul), cette équation admet deux solutions dis- tinctes : la fonction n'est donc pas injective.
3. Le calcul des parties réelles et imaginaires deg(z)conduit à :
Reg(z) = 2x3−2xy2−4xy Img(z) = 4x2y+ 2x2−2y2 En eet
g(z) =z2(z+ 2i) +z3=|z|2z+ 2iz2+z3
Le calcul se termine en exprimant à part les parties réelles et imaginaires dez2 etz3. 4. a. D'après la question précédente,g(z)est imaginaire pur si et seulement si
2x(x2−y2−2y) = 0
Cette création est mise à disposition selon le Contrat
Paternité-Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France disponible en ligne http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/fr/
1 Rémy Nicolai S0701C
L'ensemble des points dont l'axez est tel queg(z)soit imaginaire pur est donc la réunion de la droite∆d'équationx= 0privée du point2ien lequel la fonction n'est pas dénie et de l'ensembleCd'équation
x2−y2−2y= 0
b. Les axesa,u1et u2 du pointA des vecteurs−→u1 et−u→2 sont
a=−i, u1= 1
√2(1 +i), u2= 1
√2(−1 +i)
Comme|u1|=|u2|= 1etiu1=u2, le repèreR0 est orthonormé direct.
Le calcul des coordonnées se fait avec les axes. On cherche les réelsX etY tels que
x+iy=a+Xu1+Y u2⇔
x= 1
√2(X−Y)
y=−1 + 1
√2(X+Y)
⇔
X= 1
√2(x+y+ 1)
Y = 1
√2(−x+y+ 1)
c. On transforme l'équation deC comme nous y invite l'énoncé :
x2−y2−2y= 0⇔x2−(y+ 1)2+ 1 = 0⇔(y+ 1)2−x2= 1
⇔(y+ 1 +x)(y+ 1−x) = 1⇔2XY = 1
L'ensembleC est donc formé par les points de coordonnées(t,2t1)dans le repère C. Il s'agit d'une hyperbole.
y
x A
O Y X
∆ C
Exercice 3
1. Les résultats sont présentés dans un tableau
n E0(n, a) E1(n, a)
n= 2
z2+a2= 0 {ia,−ia}
2za= 0 {0} n= 3
3z2a+a3= 0 {√ia3,−√ia3}
z3+ 3za2= 0 {0, i√
3a,−i√ 3a} z4+ 6z2a2+a4= 0 4z3a+ 4za3= 0
avec
S=
ia q
3 + 2√ 2,−ia
q 3 + 2√
2, ia q
3−2√ 2,−ia
q 3−2√
2,
L'ensembleS s'obtient en prenant les racines carrées des solutions de l'équation z2+ 6u2z+a4
d'inconnuez. On peut remarquer que(1+√
2)2= 3+2√
2et donc remplacerp 3 + 2√
2 par1 +√
2dans l'expression deS.
2. Dans cette question, le point important est que l'on puisse écrireλn =λkλn−k. Comme λ6= 0, on peut multiplier parλn doncwest solution deE0(n, a)si et seulement si
λn X
k∈Pn
n k
wkan−k = 0⇔ X
k∈Pn
n k
(λw)k(λa)n−k = 0
C'est à dire lorsque λw est solution deE0(n, λa). Le raisonnement est exactement le même pourE1(n, a).
3. a. Siw=−1l'équation n'admet pas de solution.
Siw6=−1l'équation admet une unique solution aw−1
w+ 1 b. En utilisanteiα2 comme dans le cours, on obtient
w−1
w+ 1 =itanα 2
c. L'ensemble cherché est formé par les solutions des équations a+z
a−z =u pour lesudeUn.
Lorsquenest impair,−1n'est pas dansUn donc d'après a. et b. l'ensemble des solutions est
iatankπ
n , n∈ {0,· · ·n−1}
Lorsquenest pair,−1est pas dansUndonc d'après a. et b. il y a une solution de moins. L'ensemble des solutions est
iatankπ
n , n∈ {0,· · ·n−1} − {n 2}
d. Le développement (selon la formule du binôme) de (−z+a)n s'obtient à partir de celui de (z+a)n en aectant chaque coecient dezk d'un −1 lorsque kest impair. On en déduit que
(z+a)n−(−z+a)n= 2 X
k∈In
n k
wkan−k
puis que les solutions deE1(n, a)sont les mêmes que celles de l'équation du c.
4. a. En développant selon la formle du binôme, on obtient Re ((x+iy)n) = X
k∈Pn
n k
xn−k(iy)k
iIm ((x+iy)n) = X
k∈In
n k
xn−k(iy)k
b. On peut appliquer ces formules avecx= cosθet y= sinθ, comme de plus (cosθ+isinθ)n=einθ
On en déduit
cosnθ = X
k∈Pn
n k
(cosθ)n−k(isinθ)k
isinnθ = X
k∈In
n k
(cosθ)n−k(isinθ)k
En mettant(cosθ)n en facteur, on obtient : cosnθ
(cosθ)n = X
k∈Pn
n k
isinθ cosθ
k
i sinnθ
(cosθ)n = X
k∈In
n k
isinθ cosθ
k
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c. D'après la question précédente, les nombresitanθ pour lesquels sinnθ = 0sont des solutions de E1(n,1) (avec le paramêtre a = 1). D'après la question 2. les nombres aitanθ pour lesquels sinnθ = 0 sont des solutions de E1(n, a). On retrouve donc l'ensemble
iatankπ
n, n∈ {0,· · ·n−1} − {n 2}
d. D'après la question 4.b., les nombres itanθ pour lesquels cosnθ = 0 sont des solutions de E0(n,1) (avec le paramêtre a = 1). Comme on en trouve le bon nombre suivant la parité dence sont toutes les solutions. D'après la question 2., les solutions deE0(n, a)sont lesaitanθpour lesquelscosnθ= 0.
Exercice 4
1. a. Commeω est de module 1, son inverse est égal à son conjugué donc ω= ω1. De plus
ω5= 1⇒ 1 ω =ω4.
En remplaçantω parω2 dans la relation précédente, on obtient ω2= 1
ω2 =ω3carω5= 1.
b. En multipliant par1−ω6= 0, on obtient
(1−ω)(1 +ω+ω2+ω3+ω4) = 1−ω5= 0⇒1 +ω+ω2+ω3+ω4= 0 2. a. D'après la question précédente,α=ω+ω = 2 Re(ω)∈R. Commeβ =−1−α,
on en déduit queβ est aussi réel.
b. Par dénition α+β = −1. Exprimons le produit αβ en fonction deα puis de puissances deω à l'aide de la question 1.a. :
αβ=− α2+α
=−
ω2+ ω8
|{z}
=ω3
+ 2 +ω+ω4
=− 1 +ω+ω2+ω3+ω4+ 1
=−1 On va montrer que l'équation (d'inconnuez) dontαetβ sont les deux racines est
z2+z−1 = 0
En eet, pour toutz,
(z−α)(z−β) =z2−(α+β)z+αβ=z2+z−1
3. Pour le cercle d'équation x2+y2+x−1 = 0, les points d'intersection sont faciles à calculer.
Les points d'intersections avec l'axeOy ont pour coordonnées(0,1)et(0,−1). Les points d'intersections avec l'axeOxont pour coordonnées(α,0) et(β,0). En eet, pour l'intersection avec0x, on retrouve l'équation de la question précédente.
On obtient le centre et le rayon en écrivant l'équation sous une autre forme x2+y2+x−1 = 0⇔(x+1
2)2+y2= 1 + 1 4 On en déduit que
Le centre est le point de coordonnées(−12,0). Le rayon est √25.
4. On suppose dans cette question queω=e2iπ5 . On va montrer que les points d'abscisses 2, αet β sur le cercle de centreO et de rayon 2 sont des sommets d'un pentagone régulier en montrant que leurs axes appartiennent à2U5.
Il existe un seul point du cercle dont l'abscisse est2, son axe est2∈2U5. Il existe deux points du cercle dont l'abscisse estα, leurs axes sont2ω= 2e2iπ5 , et
2ω4= 2e8iπ5 (conjuguées et dans2U5).
Montrons que β est la partie réelle de ω2 = e4iπ5 . En eet, comme ω−1 = ω4 et 1 +ω+ω2ω3+ω4= 0
β =−1−ω−ω−1=−1−ω−ω4=ω2+ω3= 2 Re(ω2) = 2 Ree4iπ5
Les axes des deux points du cercle d'abscisseβsont donc2ω2et2ω2= 2ω3 qui sont dans2U5.
On peut construire un pentagone régulier à la règle et au compas en utilisant l'algo- rithme suivant.
Construire le pointAde coordonnées(−12,0)et le pointB de coordonnées (0,1) Construire le cercleC1 de centreAet passant parB.
Construire les points d'intersectionC,D deC1 avec l'axeOx. Construire le cercleC2 de centre0et de rayon 2.
Contruire les pointsE,F,G,H de même abscisse queC,D surC2
Construire le pointKde coordonnées (2,0)
B
K C2
G E
H
C1
A O
C D
F
Fig. 1: Construction d'un pentagone régulier
Alors(E, F, G, H, K)forme un pentagone régulier.
Le principe étant de commencer par construire le cercle de la question 3 dont les intersections avec l'axe réel sont les abscisses de 4 points du pentagone (dans le cercle centré à l'origine et de rayon 2).
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5 Rémy Nicolai S0701C