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1. Ouverturedelasession .,.....72. Adoption

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(1)

ONCHGCERCIASIS CONTROL PROGRAMME

IN

WEST

AFRICA

PROGRAMME DE

LUTTE

CONTRE L'ONCHOCERCOSE

EN AFRIQUE DE L'OUEST

COMITE CONSULTATIF D'EIPERTS

Rapport de la quinzilme session Ouagadougou. 6

-

10 Juin 1994

TABLE

DES MATIERES

Page

ListedesParticipants ...2

Rdsumdanalytiqueetrecommandations ...4

1. Ouverturedelasession .,...7

2.

Adoption de I'ordre du

jour . . . .

7

3.

Suite donnde aux recommandations de la quatorzieme session du

CCE

8

4.

Questions d6coulant de la quatorziEme session du

CCP

8

5.

Examen des questions op6rationnelles et

techniques . . . .

. 10

6. Evaluationprospectiveimi-parcours(PhaselV) ...20

7. Divers ....,..21

8. DateetlieuduccE.l6 ...21

9. Adoptiondurapportprovisoire ...22

10.

Cl6ture de la

session . . .

.22

Annexe 1: Rapport de la quinziEme session du Groupe 6cologique

(2)

EACl5

Page 2

LISTE

DES

PARTICIPANTS MeFbrE

Professeur

(Mrs)

Adenike Abiose, Medical Director, The National Eye Centre,

P.M.B.

2?57, Kaduna, Nigeria

Dr Y.

Aboagye-Atta, Resident Medical

Officer,

Departrnent

of

Health and Nuclear Medicine, Ghana Atomic Energy Commission, P.O. Box 80,

Irgon,

Accra, Ghana

Professeur

D.

Calamari, Istituto

di

Entomologia Agraria,

Universiti

degli Studi

di Milano,

Via Celoria

2,20133 Milano,

Italie

Professeur

A.

Degr6mont, Directeur, Institut Tropical Suisse, Socinstrasse 57,

B.P. &02 Blle,

Strisse

Professeur J.

Diallo,

51 Corniche Fleurie, [a-Roseraie, 06200 Nice, France

Dr A.D. Franklin,

14 Impasse de la Cave aux h6rons, 77100 Meaux, France

Dr

Jorg Grunewald, Institut

fiir

Tropenmedizin, Wilhelmstrasse

n,72W4

Tiibingen, Germany Professeur

D.H.

Molyneux, School

of

Tropical Medicine, Pembroke Place, Liverpool

L3

5QA, United Kingdom

Dr J.

Prod'hon, ORSTOM CS No

5,

2L3 rae Lafayette, 75480 Paris Cddex 10

Dr

J.

Frrnk

Walsh, 80 Arundel Road, Lytham St Annes, Lancashire

FY8 lBN,

United Kingdom Professeur G. Webbe, I-ondon School of Hygiene and Tropical Medicine (University of [ondon), Keppel Street, l-ondon WC1E

7HT,

United Kingdom

Orqanisrtion

mondiale de Ia Sant6

Dr E.M,

Samba, Directeur

du

Programme de Lutte contre I'Onchocercose, Ouagadougou

Dr H. Agoua,

Unit6 de D6volution, Programme de Lutte contre l'Onchocercose, Ouagadougou

Dr C.

Back, Unit6 de lutte antivectorielle, Programme de Lutte contre l'Onchocercose, Bouak6

Dr B.A. Boatin,

Chef

de l'UnitC d'Evaluation

dpidemiologique, Programme

de lutte

contre I'Onchooercose, Ouagadougou

Dr O.W.

Christensen, Consultant, Prograrnme de lutte contre l'Onchocercose, Gen0ve

Dr C. Ginger, Manager, Projet de

chimioth6rapie

Macrofil,

Programme

de lutte

contre l'Orrchocercose, GenBve

(3)

EAC15 Page 3

Dr J.M.

Hougard,

Unit6 de lutte

antivectorielle, Programme de

lutte

contre l'Onchocercose, Bamako

Dr I. Niutb6l6,

Unit6 d'6valuation 6pid6miologique, Programme de lutte contre I'Onchocercose, Bamako

Dr K.

Nimaga, Unit6 d'6valuation 6piddmiologique, Programme de lutte contre l'Onchocercose

Dr D. Quill6v6r6, Chef de I'Unite de lutte

antivectorielle, Programme

de lutte

contre l'Onchocercose, Ouagadougou

Dr

P. de Raadt, Directeur de la Division de la lutte contrc les maladies tropicales, GenBve Miss

L.

f,avelonanosy, Cherg6e de Programme, Bureau du Directeur, Programme de lutte contre l'Onchocercose, Ouagadougou

Dr J.H.F.

Remme, Programme sp6cial de Recherche et de Formation concernant les Maladies tropicales, Gen0ve

Dr A. Sfketeli, Chef de l'Unite de

Ddvolution, Programme

de lutte

contre l'Onchocercose, Ouagadougou

Mr E.J.

Senghor, Charg6

de l'Information,

Bureau

du

Directeur, Programme de

lutte

contre l'Onchoccrcose, Ouagadougou

Dr E.

Soumbey-Alley, Chef de I'Unit6 Biostatistique et Informatique, Programme de lutte contre l'OnchocGrcose, Ouagadougou

Dr A.

Ticmtor€, Coordonnateur interpays de la D6volution, OMS/AFRO, Ouagadougou

Mr

J.M. frudel,

Chef de

l'Unite

Administration et Services de Soutien, Programme de lutte contre l'Onchoccrcose, Ouagadougou

Dr L.

Yam6ogo,

Unit6 de lutte

antivectorielle, Programme

de lutte

contre I'Orrchocetcose, Otragadougou

Banoue mondiale

Dr Y.

Genevier, Spdcialiste

en

sant6 publique,

Division de la

Population

et

des Ressources humaines, Washington, D.C.

Ms. A.

Pfadel, D6partement de la Sant6, Washington

D.C.,

U.S.A.

hogrampe

des Nations Unies

pour

Ie D6velopoement

Mlle

Aissatou Ciss6, charg6e de Programme, PNUD, Abidjan

(4)

EAC15 Page 4

Autres

unrticipants

Dr P. Brlka,

Coordonnateur national ONCHO, Bouak6, C6te d'Ivoire

Dr G.

K4dade, Coordonnateur national ONCHO, Niamey

Dr M.C. N'Dour,

Coordonnateur national ONCHO, ThiEs, S6n6gal

Observatsurs

Dr M.

Pacqu6, Sight Savers, c/o

IOTA,

B.P.

U8

Bamako

(5)

EAC15 Page 5

RESI.'ME ANALYTIQI,JE

ET RECOMMANDATIONS

l.

[,a quinziOme session du Comit6 consultatif d'Experts s'est tenue

i

Ouagadougou, Burkina Faso, au siEge du Programme de lutte contre l'Orrchocercose en

AfriEre

de l'Ouest, du 6 au 10

juin

1994i, sous la pr6sidence du Professeur David

Molyneux.

Une s6ance d'information sur les o@rationr du Programme a 6t6 organis6e le samedi 4

juin.

2.

La grande partie de la session a 6t6 consacr6e

i

l'Elaboration du Rapport de l'Evaluation

i

mi-parcoUrs (Phase

IV)

dont le CCE

a

€t€ ct:mrg€ par le Comit6 conjoint du Programme

(voir

la section 6).

3.

Le Comit6 a 6t6 informd de la pr6sentation du rapport de la session de

juin

1993 du CCE au CCP et des conclusions et d6cisions dudit Comite

i

sa session de d6cembre 1993 (voir la section 4).

4.

Le CCE a not6 avec satisfaction que les operations de lutte antivectorielle ont 6t6 effectu6es sans

protl0mes

durant

les

douze derniers mois

et

que

la

sinration entomologique reste trds satisfaisante (paragraphes

44 et 51). Des

sondes

d'ADN pour diff6rencier les

espices d'Oruhoaerca sont actuellement devenues une activite de routine (paragraphe 48 et 53).

5. Iz Comitl a uprimi

sa pr4occupation qu,wr changement de compagnie a6rienne pour la p6riode

& lWll99T pourrait

compromettre

le bon

d6roulement

de la lutte

antivectorielle (paragratre 62).

6. I-e

Groupe 6cologique

a

autoris6

l'utilisation d'un

autre larvicide (etofenprox, Vectron) (paragra$e

65). Ir

Programme ayant, par cons6quent, sept insecticides

i

sa disposition, le CCE soutient lh recommandation d.u Groupe €cologiquc que la rechcrchc dc nowearn lnrvicides ne soit plus mc

priorit? pour

le Programme (paragraphe 66).

7. Le Comitl a

recommutdi que le mandat du Groupe €cologiqrc soit

Abrgi

pour inclure la surveillarce de

l'effet

du peuplement (paragraphes 70 et 71).

8.

L'Gvaluation 6pid6miologique, soutenue par sa conformit6 aux pr6dictions 6pid6miologiques d'ONCHOSIM, a contribu6

i

la d6cision d'arr0ter la lutte antivectorielle dans cinq bassins fluviaux situds dans

I'aire

initiale du Programme (paragraphe

72). k

Comitd a not6 que dans la r6gion de

hri la

sitration 6piddmiologique n'est pas satisfaisante et

a deflwde d

ce

qu'uru

rwuvelle 6tude intercive soit ffecrude daru cette imponante zone.

9.

AtrEs cinq ans de combinaison de traitement larvicide/traitement

i

l'ivermectine en Guin6e, les enqufres ophtalmologiques ont montr6 une quasi-dlimination des microfilaires intra-oculaires et la dispprition des l6sions pr6coces du segment ant6rieur (paragraphe 74).

10.

Dos progrBs ont 6t6 r6alis6s encore dans

la

recherche d'une 6preuve immunodiagnostique fiable (paragraphe 76) pour la d6tection de I'onchocercose pr6coce.

11.

Dzux millions de personnes sont actuellement sous traitement

i

l'ivermectine dans I'aire de

I'OCP.

L'acceptabilit6 et le respect de la posologie resteff satisfaisants (paragraphes 77 et 78).

(6)

EAC15 Page 6

12.

Une analyse comparative des cotts des diff6rentes m6thodes de distribution de l'ivermectine montre uue variation de US $ 0,50 e US $ 0,06 par traitement (paragraphe 80).

13. Dir

Pays participants ont achev6 la r6vision de leurs plans de d6volution et neuf d'entre eux ont contacte la Banque mondiale pour le financement (paragraphes 83 et 84).

L4.

116 villages

ont

6t6 examin6s dans

le

contexte de

la

surveillance 6pid6miologique post- trait€menl; les r6sultats ont confirm6 la poursuite de I'absence de transmission (paragraphe 85).

15. Uu

rapport sur les r6sultats d'une mission d'6valuation 6pid6miologique au

Niger a fait

rcssortir les aspects essentiels de la d6volution (paragraphe

9L). Iz

Cornit0 a recomnaild0 Ete dcs cadres gdnlralisds pour l'exdctttion des activitAs dc dtvolwion soiert d0veloppds (paragraphe 93).

16. Ir

Comit6 a accord6 une attention particuliEre aux questions relatives

i

l'int6gration,

i

la

lutte et la surveillance de plusieurs maladies ainsi

qu'i

la relation entre les activit6s de d6volution et le syst&ne de sant6 de base (paragraphes 95-97). A ce propos, le CCE a exprim6 sa satisfaction quant

i lt

contribution des coordonnateurs nationaux

aur

travaux du Comitd (paragraphe 98).

17.

En ce qui concerne le Projet Macrofil, le Comit€ a recommandA que des essais cliniqrcs sur I'Amocarviru soimt entrepris dds qtr'un examen des donndes cliniques sur les 2000 patierfis trait6s en

Am6rfiue

latine le justifiera (paragraphe 109); toutefois, avec l'int6r0t perdu par

le

fabricant pour l'Ailrocarzirre,l'analyse des stocls existants devra 0tre effectu6e avant d'autres essais.

18. Ir

Comit6 consid0re qu'6tant donn6 les rdsultats signal6s par

Macrofil,

on peut conclure

qu'il

est peu probable

qu'un

macrofilaricide applicable

sur le

terrain

et

utilisable

sur le

plan cormnunilrtaire soit disponible

d'ici

la

fin

du Programme. Les activit4s dc Macrofil

dcvron

Atre arhes

sur

les essais

sur

I'Amocarzfuc (si des stoclcs sont disponibles), des Atudes sur d.es doses ilevdes de l'ivermectine et

I'UMF

078.

19.

Des simulations par le moddle 6piddmiologique, ONCHOSIM, ont conclu que l'ivermectine

rdfuit

le niveau de f6condit6 du vers femelle (paragraphe 111) et que 12 ans de combinaison de la lutte artivectorielle/ivermectine r6duisent le risque de recrudescence

i

moins de

l%

(paragraphe

ll2).

Dans ce sc6nario, l'utilisation de l'ivermectine ne sera pas n6cessaire aprds 12 ans de lutte

combin6e" Dix ans de lutte

combind (ivermectine/traitements

larvicides)

n6cessiteront la distributiOn de I'ivermectine

pour l0

ans aprEs

l'arr€t

des traitements larvicides pour r6duire le risque de recrudescence

i

moins de

l%

(paragraphe 113).

20. Lr

Comit6

a

not6 avec satisfaction

la

rdduction consid6rable pr6vue dans les pr6visions budg6tairts pour la p6riode de l9V2-1995 (paragraphe 114).

(7)

EACl5

Page 7

1. OWERTTJRE DE LA

SESSION

21. La

quinziEme session

du

Comit6 consultatif d'Experts

(CCE)

s'est tenue

au

siBge du Programme de Lutte contre I'Onchocercose en Afrique de l'Ouest (OCP)

i

Ouagadougou, Burkina Faso, du 6 au

lOjuin

1994.

?2,

Dans son discours d'ouverture, le Pr6sident, le Professeur David Molyneux, a souhait6 la bienventre aux nouveaux membres du Comit6,

i

savoir les Drs Cdlestin Gantin, Jacques Prod'hon et Frank Walsh, dont la vaste experience dans le domaine de la santd publique et de la lutte contre I'onchocorcose constitue

une

contribution pr6cieuse

i

I'expertise dorr dispose le Comit6.

23. [,e

Professeur Molyneux

a

6galement souhait6

la

bienvenue

au Dr A.

Tiemtor6

qui

a repr6sen6 le Directeur du Bureau r6gional de I'OMS pour

l'Afrique

(AFRO), au Repr6sentant de

I'OMS

an Burkina Faso, aux participants de

I'OMS/TDR,

de

I'OMS/CTD, du PNUD,

de la Banque mondiale, de 'Sight Savers" et au Coordonnateurs nationaux de la Cdte

d'ivoire,

du Niger et du S6n6gal.

U.

Le Prdsident a alors indiqu6 la nature particuliEre de la session de cette ann6e, 6tant donn6

Ere le

Comit6 avait 6t6 charge

par le

Comit6 conjoint

du

Programme (CCP) d'entreprendre l'Evaluation prospective

i

mi-parcours (Phase

IV) qui

prendra

la

grande partie

du

temps du

Comit6. A

cet 6gard, le Professeur Molyneux a exprim6 la reconnaissance du CCE au Directeur

dr

Programme et

i

son personnel pour l'excellente s6ance d'information organis6e

le

week-end pr€cddert, ce qui a permis au CCE de se passer de la revue habituelle des op6rations de lutte et d'autres questions, laissant ainsi du temps pour I'exercice d'6valuation.

2.

ADOPTION DE L'ORDRE

DU

JOIIR

L'ordre

du

jour

pr6sent6 ci-dessous a 6t6 adopt6 par le Comit6:

Ouverture de la session Adoption de

l'ordre

du

jour

Suite donn6e aux recommandations de la quatorziEme session du CCE Questions d6coulant de la quatorzilme session du CCP

Elamen du rapport de la quinzi0me session du Groupe 6cologique Etamen des questions op6rationnelles et techniques

Evaluation prospective

i

mi-parcours (Phase

IV)

Divers

Date et lieu du CCE16

Adoption du rapport provisoire Cl6ture de la session.

[.e rapport d'une visite sur le terrain par les

Dr

Grunewdd et Walsh sera consid6r6 sous le

H

@ivers).

25.

A.

B.

c.

D.

E.

F.

G.

H.

I.

J.

K.

26.

point

n.

Un €amdnagement des points de I'ordre du

jour

a 6tE fait dans le rapport pour faciliter sa

pr6sentation.

(8)

EACl5

Page 8

3.

SUrTE DONNEE

ArIx RECOMMANDATIONS DE LA QUATORZIEME

SESSION

DU

CCE

28.

I-e

Dr

Ebratrim

M.

Samba, Directeur du Programme a r6sum6 les actions prises en r6ponse aux recohmandations faites par le CCE a sa session pr6c6dente comme suit:

des efforts ont 6t6 ddployds pour maintenir l'appui des donateurs

i

I'OCP par ses

propres contacts et ceux de

la

Banque mondiale auprts des donateurs individuels,

et la

r6union minist6rielle sur

le

peuplement

et le

d6veloppement dans

l'aire

de

I'OCP

tenue

i

Paris

en avril

1994

et la

cdl6bration

du

200me anniversaire du Programme durant l'Assemblde mondiale

de la

Sant6

ont offert

d'excellentes opportunit6s pour renforcer l'appui au Programme;

ii) un

rapport sur les rdles respectifs de

I'OCP et d'AFRO

dans

le

domaine de la d6volution a 6t6 6labor6;

iir) la collaboration avec TDR et

CTD

se poursuit de fagon tGs satisfaisante.

4.

QUESTIONS

DECOULANT DE LA QUATORZIEME

SESSION

DU

CCP

29. Eil

r6sumant les conclusions et d6cisions qui ont eu lieu

i

la session de d6cembre 1993 du CCP, le Pr6sident du CCE s'est r6f6r6

i

son rapport au CCP14

Eri

a r6sum6 les discussions de la r€uniqn du CCE de

juin 1993.

Le rapport a 6td bas6 sur le r6sum6 et les recommandations de

la

quatolzibme session du Comitd et

a

€tb actualis6 suite

i

des rapports du Directeur, des Chefs d'unit6 ot sur les progrEs de Macrofil depuis

juin

1993. L,e Pr6sident du Groupe 6cologique a fait s6par6mCnt un rapport sur les activit6s et conclusions, et une prdsentation pr6liminaire a 6t6 faite

sr

le pmjet pilote financ6 par le CAP sur I'utilisation et le repeuplement des sols dans la partie superieute de la zone du

IJraba

et son impact sur l'hydrobiologie et l'habitat forestier riverain.

30. I,

CCP

a

souligrr6 l'importance d'une 6tude sur

l'impact

de

la

combinaison traitement larvicidddistribution de l'ivermectine sur

la

dur6e de

la

lutte antivectorielle et les implications financibles d'une telle strat6gie pour examen durant l'Evaluation

i

mi-parcours.

31. I,

CCP a approuv6 l'avant-projet des Termes de r6f6rence de l'Evaluation prospective

i

mi-

parcourq et a convenu qu'une telle 6valuation pourrait Otre effectu6e de fagon la plus efficace par

le

Comit6 conzultatif

d'Experts.

L'avant-projet des Termes de r6f6rence de l'dvaluation

a

6t6 soumis &ux Donateurs et aux Pays participants pour commentaires avant

le

commencement de l'6valualion par le CCE.

32. l,

CCP a demand6 au Directeur de faire un rapport sur la collaboration entre le Programme et les arlorit6s nigErianes suite

i

la pr6occupation historiqtre exprim6e concernant

l'infiltration

de

la frontilre

orientale du Programme par des simulies infect6es.

If,

CCP a demand6

i

ce qu'un observaeur du Nigdria soit invit6

i

assister

i

la prochaine session du

CCP.

I,e CCP a 6t6 inform6 qu'une distribution de I'ivermectine est effectu6e dans certaines zones voisines de

la

frontiBre orientale du Nig6ria, en particulier dans

l'Etat

de Kwara.

33.

La Banque africaine de D6veloppement a encourag6 les Pays participants

i

soumettre une

proposition conrmune

i

consid6rer pour financement dans I'ann6e

i

venir qui mettra I'accent sur

(9)

EAC15 Page 9

la

formulation

et le

d€veloppement des ressources humaines approprides, dans

le

contexte des besoins de la d6volution.

Y.

Le CCP a demandd

i

ce que les rapports futurs sur les questions li6es

i

la d6volution soient coordonrfes de sorte qu'un rapport commun de synth0se soit prdsent€ aux r6unions futures du

CCP. l.€ CCE a not6 que

cette question

a 6t6

abord6e

par la suite i une

r6union des Coordormateurs nationaux en mars au cours de laquelle le

mo&n

operandi d'un tel rapport a 6t6

arr6t6.

Par ailleurs, le CCP a demand6 au Programme de revoir son document sur les structures de la d6rolution afin de prOciser le r6le des diff6rents acteurs.

35. t e

CCP a recommand6 que les futures d6liberations soierfi ax6es sur

la

surveillance et la lutte conlre I'onchocercose dans le contexte post-OCP avec l'appui n6cessaire de

la

surveillance et lutte contre plusieurs maladies li6es aux activit6s se rapportant

i

l'onchocercose dans le contexte des systBmes nationaux

de

soins de

sant6.

Pour ce

faire, le

CCP

a

consid6r6 que

l'unit6

de D6volutiOn pourrait inviter un consultant appropri6 ayant une expertise dans le domaine des soins

&

sant6 primaires et des services de sant6 de

district. k

CCE a not6 que I'OCP a organis6 une r6union gn mars pour discuter de cette question et des rapports sur ladite r6union ont 6t6 mis

i

sa

disposition.

I-e Pr6sident du CCE a assist6

i

cette r6union.

%. Il a 6t6

soulign6 durant toute

la

session,

en

particulier dans

les

rapports

et

dans les d6clarations du Directeur G6n6ral et du Pr6sident du CAP que la poursuite de l'appui a I'OCP 6tait critiqtre, Et on a exprim6 la pr6occupation qu'une fatigue de la part des donateurs pourrait devenir un problime.

37.

I-e CCP s'est pr6occup6 de la composition du CCE qui est un sujet qui ne rentre que dans

la compffence du

CAP. I:

n6cessit6 d'une composition 6quilibr6e a 6t6 soulign6e et

le

CCP a exprime ton desir de voir des repr6sentants ayant une expertise dans les disciplines sociales et des sysGmes de sante de district impliqu6s.

38.

I-a collaboration effective et productive entre I'OCP et TDR a 6td soulign€e tant par le

Dr T.

Godal, Directeur de

TDR,

que par le Pr6sident du

CCE.

Cette collaboration ainsi que celle

entrc TDR et les pays ne

faisant

pas partie de I'OCP

dans

la

recherche appliqu6e sur I'onchocercose sont

un

excellent exemple de

la

valeur de tels

liens. k

programme Macrofil

illustre dlvantage les liens importants entre I'OMS et les secteurs universitaires et industriels.

39.

Le Prdsident du CCE a soulign6 l'importance au Programme de la performance efficace et d6vou6e tle la compagnie a6rienne et en particulier de son personnel, I'aptitude, le d6vouement et I'sngagement des pilotes d'h6licopttre qui manipulent des dquipements complexes en volant dans des condltions

difficiles

et exigeantes.

Ir

Pr6sident du CCE considdre que

le

CCP devra Otre

conscient

du r6le

critique

jou6 par ce

groupe dans

le

succOs

du

Programme

et

en particulier comment I'efficacit6 des operations a6riennes s'est am6lior6e au cours de ces derniBres ann6es.

40.

Le CCP a 6t6 inform6 du progrds satisfaisant de l'harmonisation

-

le transfert des anciens membres du personnel de I'OCP

i

des conditions nationales

d'emploi.

Alors que ceci a cr66 des pnoblEmos dans certaines zones,

il

est essentiel, pour des 6conomies, que ce processus ait 6t6 initi6.

Ir

CCP e f6licit6 le Programme pour la fagon sensible dont ceci a 6t6 entrepris.

41. I€

CCP a considdr€ que les futures r6unions pourront Ctre limitCes

i

une dur6e de

jours.

trois

(10)

EAC15 Page 10

O.

I-e CCP a 6t6 inform6 des pr6paratifs pour une r6union minist6rielle sur le peuplement et le Gveloppement durables dans

l'aire

du Programme organis6e par le CAP qui serait tenu

i

Paris

en

avril

1994.

43. I.e CCP a

estime

que le

progrds technique

du

Programme

tel que

rapport6

par

les repr6sen0n:ts du Programme et par le Prdsident du CCE est entiOrement satisfaisant.

5. EXAMEN

DES QLTESTTONS OPERATTOT\Ir\IELLES

ET

TECHNTQUES' Lutte antivectorielle

Vue d'eruemble des op€rations et leurs r6sultats

M.

Durant la periode consid6r6e,

i

savoir la saison des pluies de 1993 et la saison sEche 1994,

m a cofiinud i

effectuer les traitements larvicides

de

fagon satisfaisante.

ks biefs

trait6s,

essentielhment dans les zones d'extensions, allaient de 3500 km

i

la

fin

du mois de mars

i

11000

km en septembre.

45.

Six larvicides ont 6t6 utilis6s en

rotation. Ir

systime d'6pandage, I'ordinateur de bord et l'aptitudo des pilotes ainsi que les efforts du personnel de I'OCP

orr

permis une annde de lutte presque sans problEme.

6.

En outre, l'utilisation des donn6es hydrologiques en temps rdel

(i

la minute) obtenues des 103 6chelles de crue Oalises) li6es

i

un satellite a permis l'utilisation rentable des

larvicides. la

collaboration avec le centre de satellite

i

Toulouse durant les quatre derniEres ann6es a abouti

i

trc

grande r6duction du nombre de pannes. Par ailleurs, la comp6tence des dqurpes hydrologiques de

l'OCp

permet au Programme de rectifier rapidement la plupart des pannes sans recourir

i

des

consultarts co0teux.

47.

Dans toutes les zones sous lutte antivectorielle, les traitements larvicides ont 6t6 accompagn6s de la disttibution de l'ivermectine afin d'obtenir une diminution rapide des taux de morbidit6 et une pr6ventim pr6coce des manifestations oculaires.

48.

[.e laboratoire de sondes e

ADN

et de r6action de polym6risation en chalne de Bouak6, en C6te

d'Ivoire,

est actuellement entiBrement fonctionnel

et

capable

d'identifier

toutes les larves collect6ec dans I'aire de I'OCP, permettant ainsi la mesure des indices de la transmission effective de diff6rontes souches d' Orrclncerca.

49. A

sa r6cente session, le Groupe 6cologique a approuvd un septidme larvicide, l'etofenprox

(vecron),

appartenant

i la

famille des pseudo.pyr6thrinoides),

i

utiliser

i

des d6bits de 15

i

70

rn3/s ou

plus.

Des 6tudes sp6ciales sur l'effet

i

moyen terme de ce compos6 sur la faune non cible seront erlreprises au cours de l'ann6e 1994.

I Cette

section rCsume

les

informations fournies

aux

membres

du CCE

durant

la

s6ance

d'informition

organis6e le week-end pr6c6dent la session du Comit6.

(11)

EAC15 Page 11

50. Ir

fabricant du B.r. H-14 a d6velopp€ une nouvelle formulation huileuse de ce larvicide qui, si elle pourrait Otre produite sur

le

plan industriel, augmenterait son efficacitd quatre

fois et

le placerait au m6me niveau que les insecticides chimiques sans l'inconv6nient de la toxicit6 de ces derniers.

51. Suite aux

traitements

larvicides

rdussis,

la situation

entomologique

est

restee tres satisfaisante.

Ainsi,

durant une semaine de

la

saison pluvieuse en septembre, sur plus de 4000 simulies femelles captur6es

sur

153

points de

captures, seules deux contenaient

des

larves d'Onchocerca

volvuha.

M0me si la moyenne hebdomadaire avait, en 1993, atteint

six

femelles infectanfieuses avec 14 larves infectantes, ceci est en fait une transmission r6siduelle n6gligeable dans une zone d'une superficie de plus

d'un

1.000.000 km2.

52.

Avant l'introduction de l'ivermectine, lorsque seule la lutte antivectorielle 6taiteffectu6e dans

l'aire

du Programme, le nombre de larves infectantes 6tait rdduit

de2l%

seulement aprds cinq ans,

alors que la

r6duction correspondante dans

un

6chantillon

de points de

capture

de la

zone

d'extension ouest est de77% aprBs trois

i

quatre ans de combinaison de la lutte antivectorielle avec la

distrihrtion

de I'ivermectine.

53.

L'identification systdmatique par sondes a

ADN

a d6montr6 que les deux tiers des larves infectantps appartiennent

i

I'esp0ce d'O. volvuhu alors que la majorit6 des autres sont des parasites bovins (O.

ochengil.

En outre, en ce qui corrcenrc le potentiel de transmission,

il

a 6t6 conclu Ete

la

quasi+otalit6 de

la

transmission r6siduelle est due essentiellement aux espEces forestiEres du complexe Sirnuliwn

dnnrnnrn. Ainsi,

aucun des 212 points de capture suivi r6guliBtement n'a montr6 des PAT de plus de 100 d0s aux esplces savanicoles alors que dans 65% des points tous les PAT 6taient nuls en ne comptant que les simulies savanicoles.

54.

Sur les 14 points

of

on a effectu6 des 6tudes de post-traitement,

dix

ont montrC

un

taux

d'infectivit6 inf6rieur i

une femelle infectieuse

par

1000 simulies pares

- la limite du

risque pdentiel de recrudescence

-

et deux environ 1/1000 dans des zones ayant plusieurs migrants non trait6s, alors que le taux a d6pass6 1/1000 dans deux points

oi il

a fallu reprendre les traitements larvicides en attendant la mise en place d'un traitement

i

l'ivermectine.

55. tr CCE a

note avec satisfaction

la

pourzuite

de

I'excellente performance

de la

lutte antivectorielle et la quasi-absence de la transmission par les cyto-espdces savanicoles partout dans

I'aire

du Programme.

56.

I-e Comit6 a dgalement exprim6 sa satisfaction quant

i

l'utilisation op€rationnelle faite de la tcchndogie des sondes e ADN et a d6clar6

qu'il

s'agit d'une nouvelle r6alisation importante pour le Programme.

57.

Le Comit6 a convenu qu'avec la disponibilitd de six larvicides chimiques, acceptables pour l'utilisation op6rationnelle,

il

n'est plus n6cessaire de chercher d'autres insecticides chimiques.

k

Comit6 appui fermement d'autres 6tudes sur de nouvelles formulations du

B./. et

d'dventuels nouveaur larvicides biologiques.

58.

Drns la mesure

oi

le contrat a6rien actuel terminera en d6cembre 1995, ne laissant que deux ans

jusqu'l la fin

de

la

quatridme phase, et 6tant donn6

la

performance trEs satisfaisante de la compaguie a6rienne actuelle, le Comitd recommande vivement que le succEs global du Programme ne soit pas compromis par un changement de compagnie

i

partir de

janvier

1996.

(12)

EAC15 Page

t2

59. Le

systtme d'6pandage d6velopp6 au cours de

huit

ans,

et

capable de larguer

les

sept larvicidel en quantit6s tGs prdcises et dans une vari6t6 de configurations d'6pandage pratiErement sans pannes, appartient

I

la compagnie actuelle et ne pourra donc 6tre transf6r6

i

un successeur

sans

viohtion

du

brevet. Il

faudra pratiquement

la

totalit6 des deux iuls pour d6velopper, par tltonnenpnts, un nouveau systdme d'dpandage capable d'effectuer les op6rations de fagon assez efficace.

60.

De plus, le systBme informatique de bord qui commande le sysGme d'6pandage a pris quatre ans pour €tre mis au point et restera 6galement la propri6t6 de la compagnie actuelle.

61.

En outre, une nouvelle compagnie a6rienne am0nera ses propres pilotes qui auront besoin d'un temps consid6rable pour se familiariser et etre capable de faire face aux activit6s d'6pandage par h6licoptdre les plus exigeantes du monde.

62,

Cornpte tenu des contraintes susmentionn6es, le Comit6 a exprim6 sa prdoccupation qu'un changement de compagnie adrienne

pour la

p6riode

de

19611997 aboutirait

i

des dchecs des traitemefrs larvicides, ce qui conduirait

i

des 6pisodes de transmission, d'augmentation des heures de

vol,

et de sous-dosage et surdosage de larvicides co0teux

i

un moment particulitrement critique sur le plan 6piddmiologique2.

Rapport de la quinziBme session du Groupe 6cologioue

63. Lr

rapport de la quinzitme session du Groupe 6cologique est

joint

en annexe L.

&.

Le Groupe 6cologique a not6 le criblage de nouvelles formulations de

B./.

H-14 fournies par l'industrie et la collaboration entre

l'Unitd

de Recherche sur les insecticides et

I'Institut

Pasteur corcernalt I'identification des rdles respectifs des diff6rentes toxines du

B.f.

H-14,1'6valuation de

I'efficacitd de nouveaux entomopathogtnes sur les simulies et le d6veloppement de nouveaux tests ponr la r[esure directe de l'activit6 larvicide du

B.f.

H-14.

65. ko

tests ont montr6 que le vectron est 10

i

20 fois moins toxique que la permdthrine sur les crevetes et les insectes aquatiques et ?.00 fois moins toxique pour les poissons.

Ir

Groupe 6cologique a par consdquent autoris6 I'utilisation op6rationnelle du vectron, 6tant entendu que des informations suppl6mentaires concenunt son impact

i

moyen tenne sur la faune non cible seraient recueillies.

6. Eant

donn6 que sept larvicides - t6m6phos, phoxime, pyraclofos, perm6thrine, carbosulfan,

B.t.

H-14 et etoferprox (vectron)

-

sont actuellement disponibles pour l'application en rotation, le Groupe

cst d'avis que la

recherche

de

nouveaux larvicides

n'est plus une priorit6 pour

le Programme. Toutefois, les infrastructures pour l'am6lioration des formulations des insecticides existants et

le

suivi de

la

sensibilit6 de Simuliwn dunnoswn dewont Otre maintenues. En outre, le Groupo a demand6

i

ce que le syst0me pour le test de la sensibilit6 des larves aquatiques des insectes

rpn

cibles aux insecticides anti-simulidiens soit finalis6.

2

Un

ramort

technique

deailld

a 6t6 soumis au Comit6.

(13)

EAC15 Page 13

67. lr

Comitd a 6tE informd que les densit6s de l'entomofaune 6taient plus faibles

enlglltgg2

qu'en

t990ll99l

dans toutes les stations de surveillance, sugg6rant un impact li6

i

des sources de

pollution autres que les traitements larvicides par I'OCP.

68.

Une baisse des prises de poisson a 6t6 observ6e dans les stations d'6chantillonnage sur les rividres

of

l'dpandage a cess6 depuis deux

i

trois ans, alors que d'autres paramEtres tels que la diversit€ sp6cifique et les coefficients de condition n'ont montr6 aucune

variation.

Ce ph6nomEne pourrait €tre attribud

i

une augmentation de la pression de la p€che et

i

la destruction de

I'habiat

engendrd par une augmentation des activit6s humaines plut6t que par les traitements larvicides.

69.

Un rapport sur

le

"Projet pilote d'6valuation de l'impact environnemental dans le bassin de la haute l..,6raba", finarcd par le CAP, a 6t6 prdsentE

i

la rdunion minist6rielle sur le peuplement et le d6wloppement de

l'aire

de I'OCP tenue

i

Paris en

avril 1994.

Cette 6tude a d6montr6 que des impacts sur les

rivitres

non attribuables

i

I'OCP existent

d6ji

et le document a propos6 urrc mdthodologie pour l'ex6cution des dtudes de cette nature.

70.

En r6ponse

i

une question concernant

le futur

de

la

surveillarrce de l'environnement par

I'OCP w

dans

le

contexte de

la

prochaine Evaluation prospective

i

mi-parcours (Phase

IV)

corduite par le CCE, le Groupe a conclu

qu'il

faut a) soit

l'abolir,

car

il

est devenu de plus en plus

difficile

d'isoler I'impact aquatique potentiel des traitements larvicides men6s par I'OCP de celui caus6 pal le repeuplement dans les zones lib6r6es de l'onchocercose; ou b) 6largir son mandat pour

y

inclure des aspects plus globaux de la surveillance environnementale.

71, Et

ce qui corrcerne

le futur

mandat du Groupe 6cologique,

le

CCE recomrnande que ses

termes

dc

r6f6rence soient 6largis pour

y

inclure

la

surveillance de

I'effet du

peuplement, les travaux rh6mes de terrain devant Ctre effectu6s par les 6quipes nationales d'hydrobiologie aprEs une

formatiot

suppl6mentaire. I-es r6sultats seront pr6sentes au CCP en s'attendant

i

ce

qu'ils

soient

signales, selon les besoins aux autoritEs nationales directement concernees par l'environnement.

Ceci perhettra 6galement d'6viter qu'une ddgradation future de l'environnement ne soit attribu6e

au

op6ntions de I'OCP.

Activit6s 6pid6miologioues et lutte contre la maladie par l'ivermectine Evaluatian

72.

L'6valuation 6pid6miologique a 6t6 effectu6e dans sept bassins fluviaux situ6s dans I'aire

initiale

dU Programme

afin

d'appuyer

la

prise de ddcisions corrcenrant

I'arr6t

des traitements

larvicides.

I-a pr6valence onchocerquienne dans cinq groupe de villages parmi cerD( examines a diminu6

I

un niveau auquel

la

lutte antivectorielle pourrait prendre

fin

dans les bassins fluviaux concernd8.

ks

valeurs de la pr6valence pour deux groupes sont rest6es supdrieures

i

ce niveau, sans preuve

de

nouvelles infections dans

un

groupe

et

dans

l'autre

avec

l'indication Ere

la

transmission continuait.

73,

Dans les zones d'extension

oi

les traitements larvicides sont accompagn6s de la distribution de l'iverrnectirre,25 villages ont 6t6 examin6s pour suiwe I'effet des mesures de

lutte.

En Guin€e,

o)

I'analyse est termin6e,

de

nouvelles infections

n'ont

pas 6t6 detect6es chez

les

individus appartena$ aux cohortes exclues des traitements

i

l'ivermectine.

(14)

EACl5

Page 14

74. L'€valuation

ophtalmologique men6e

en

Guin6e aprds

cinq ans de

combinaison des

traitemetts larvicides et du

traitement

i

I'ivermectine

a montr6 une quasi{limination

des

microfilaires

intra-oculaires,

une

disparition des ldsions pr6coces

du

segment antErieur

et

la

$abilisation de

la

k6ratite scl6rosante

et

de

l'iridocyclite avanc6e.

Toutefois,

il n'y a

pas de

diff6ren*

statistique entre les r6sultats pour un et cinq

ans. I*s

l6sions pr6coces

du

segment pnst6riew s'am6liorent aprOs un an alors

qu'il

y a l6g0re d6tdrioration dans peu des cas aprEs cinq ans.

75.

En ce qui corrcerne l'impact de la migration, des r6ponses

i

des questionnaires ont indiqud Et'une pfoportion consid6rable des nouvelles infections enregistr6es dans les villages examin6s dans

I'aire initiale

de I'OCP concernent des individus venus de I'ext6rieur de

la

zone,

ou qui y

ont

$journ6.

Immuno{iaenostic

76.

Des essais comparatifs avec les antigBnes

tri-coclrails (Ov7, Ovl1,

Ov16) men6s par le laboratoite de Bouak6 parmi 2000 enfants ig6s de 5

a

15 ans avec une biopsie cutan6e positive dans une zone d'hyperenddmicit6 (Sierra

kone) et

dans une zone

d'arr6t de la

transmission (Burkina Faso) ont montrd une s6ro-prdvalence de 80% dans

la

premiOre

zone. Ir

niveau de I'auticorfrs des groupes cibles semble un bon indicateur de la situation d'enddmicfte. l,apossibilitd de I'utilisation du test sur le terrain sera re\nre

i

une r6union de TDR qui sera tenue en mars 1995.

Distributlon de l'ivermectine

77.

Environ deux millions de personnes dans 7000 villages de

l'aire

de I'OCP

oil

ete trait6es

i I'ivernbctine

de

juin

1993

i

mai 1994 comme

suit:

70% par la distribution

i

grande 6chelle,

V[%

par l'auto-traitement communautaire et 6% par les mdcanismes sp6ciaux de traitement sur le

terrain.

Parmi la population totale des villages trait6s le taux d'acceptabilit6 allait de70%

d75%,

ce dernier concernant I'auto-traitement communautaire.

la

distribution a 6t6 effectu6e par des Cqutpes {ationales, aid6es dans certains cas par des ONG, avec un appui logistique de I'OCP.

78. k

Comit6 a not6 avec satisfaction que I'acceptabilit6 et le respect de la posologie restent

i

un niveau satisfaisant.

79. Des

essais effectu6s dans

trois

villages

en

Guin6e

pour la

ddtection

d'une

6ventuelle r6sistance microfilariewrc

in

vivo

I

l'ivermectine

n'ont

montr6 aucune preuve d'une baisse de sensibilitd.

80. Urr

analyse comparative des co0ts de la distribution

i

grande dchelle de l'ivermectine et de l'auto-trattement communautaire, excluant les salaires,

a

6valu6

e US $

0,50

un

traitement du premier flar rapport a US $ 0,06 pour le dernier.

Impact dg la distribution de l'ivermectine

81. Dms

six villages du bassin

fluvial

de la Gambie/S6n6gal, ori le traitement

i

I'ivermectine

deux foir par an a 6t6

effectu6 pendant

cinq ans corlme le seul moyen de lutte

contre

(15)

EAC15 Page 15

l'onchoqercose, une 6valuation six mois aprEs la distribution du m6dicament

n'a

pas montrd de nouvelles infections dans le groupe d'6ge de moins de cinq ans mais une r6duction consid6rable des taux de prdvalence. D'autres 6tudes sont en cours.

Activit6s de d6volution

82. De

1974

i juin

199,4,

le

nombre de nationaux des Pays participants ayant b6n6fici6 d'une formatior financ6e par I'OCP s'6live

i

403 dont 5% de femmes. [.a formation d'6pid6miologistes, surtout au niveau district, s'est poursuivie en

priorit6. A

cela,

il

faut ajouter la formation en cours d'emploi du personnel de I'OCP et des nationaux en 6valuation 6pid6miologique, distribution de

I'ivermeptine, analyse de donn6es, lutte antivectorielle et gestion.

t3. Dix

des onze pays de I'OCP ont acfirellement finalis6 leurs plans de d6volution r6vis6s ou ont

fini hurs

plans

initiaux.

Un pays est toujours en voie de finalisation de son plan

initial. ks

comit6s nationaux de d6volution ont fait des progrds certains

quail

e leur fonctionnement m0me dens les pays qui n'ont pas encore officialiser leur crdation par un acte administratif appropri6.

E4. Neuf

des

dix

pays

qui ont

achev6 leurs plans ont contacte

la

Banque mondiale

pour

le financenEnt de leur mise en oeuwe alors Ere les deux autres pays le feront lorsqu'ils seront prets.

Des

denandes

de

soutien

ont

dgalement

6t6

soumises

i

des organisations bilat6rales

et

non gouvernementales, et approuv6es dans certains des cas.

85. En

ce

qui

concerne

la

surveillance 6pid6miologique ax6e sur

la

ddvolution, 230 villages sentinels ont 6t6 choisis dans

l'aire initial

du Programme pour des enqu€tes

i

intervalles de trois ans et

juqu'en

mars 199,4, 116 villages avaient 6t6 examin6s et avaient montrE l'absence toujours de

transnission.

Quelques cas positifs ont 6t6 trouv6s parmi des

migrants. Irs

dquipes mobiles collaboront

d6ji avec les

services sanitaires

locaux et la

participation communautaire est

satisfais{tte.

Des ndgociations sont en cours pour que les pays concern6s financent les 6quipes mobiles Noutenues par I'OCP.

86.

T0rtes les 6quipes nationales ont entrepris des activit6s de sensibilisation en utilisant les diff6rent$ moyens disponibles. Ces activitds sont toujours renforcdes par celles entreprises par les 6qutpes de I'OCP durant leurs missions habituelles sur le terrain.

97. A

ce

jour,

seul

le

Burkina Faso dont

le plan

de d6volution est financ6

par la

Banque mondiale

a

rdussi

i

mettre en oeuvre

la

surveillance active et passive des maladies associ6es

i

l'onchoc6rcose dans le

plan.

Dans d'autres pays, la surveillance de ces maladies est bas6e sur des programmes nationaux de lutte contre des maladies sp6cifiques d6jn existants ou sur la lutte dans les centros fixes.

88. L'OMS/AFRO

a rdcemment donn6 des instructions aux Repr6sentations de I'OMS dans les Pays parlicipants de meffre

i

disposition leurs 6quipes OMS-pays et en particulier leurs eryrerts en soins de eant6 primaires/ niveau district et en 6pid6miologie pour appuyer l'exdcution des plans de d6volution.

89.

Le Coordonnateur inter-pays de la ddvolution de I'OMS/AFRO a organis6 des ateliers pour

la

formation de formateurs dans quatre pays avec la participation de 79 mCdecins et infirmiers.

Un document intituld "Paquet sant6 pour tous au niveau district" 6labor6 conjointement par I'OCP

(16)

EACl5

Page 16

et

AFRO

d6crit les activit6s minimales en ce

Eri

concerne

la

surveillance 6pid6miologique, la

formatim,

la mobilisation des communaut6s, les soins aux malades, le suivi et l'6valuation.

90.

En ce qui concerne la clarification des r6les respectifs des autorit6s nationales, de I'OCP et

d'AFRO

dans la d6volution, le Comit6 a not6 que le document 6labor6 par

I'Unit6

de d6volution et examin6 lors de la rdunion entre I'OCP et les Coordonnateurs nationaux en

rurs

1994, souligne la respoisabilit6 pr6pond6rante des dquipes nationales et des gouvemments. En outre, bien

qu'il

y ait des,similaritds entre les activit6s men6es par les diff6rents partenaires, la nature et la gestion de leurs interventions respectives diff0rent.

91.

Lo Comit6 a regu un rapport d'urrc mission d'6valuation 6pid6miologique effectu6e au Niger dans le cadre de la ddvolution. Le Coordonnateur National du Niger a briBvement d6crit la mission entrepriS en collaboration avec urrc ONG (Helen Keller International) et avec la participation de

I'OCP pour

des conseils

et un

contrdle de

qualit6.

Outre l'dvaluation dans les

orue

villages seffinels, pour l'onchocercose, la mission a 6galement entrepris une 6valuation de

la

siruation de la schistosomiase et du vers de Guin6e et a fait un rapport sur la c6cit6 non onchocerquienre. Le rapport de la mission a illustr6 le type d'dvaluation 6pid6miologique simple nEcessaire dans le cadre de la d6volution; a soulign6 la valeur d'une telle approche de surveillance de plusieurs maladies non seulDment

pour

les maladies traditionnellement associ6es aux plans de d6volution mais, a zuscit6 atrssi

l'int6r0t

des ONG pour

la

c€cit0 provenant des causes autres que I'onchocercose; a

mis

en

rclief la

ndcessit6 de poursuiwe I'histoire de tous les individus positifs

sur le

plan de

I'Onchogerca par rapport

i

la migration; et a fourni un exemple de la fagon dont la sensibilisation

porrait

,6tre effectu6e

par de

telles

6qurpes. En outre, la

mission

a

soulign6

la

n6cessit6 d'appliqrter

i

l'6valuation des autres maladies end6miques le m6me niveau de qualit6 Ere celui de l'dvaluatlon sur l'onchocercose.

y2.

Une 6tude a 6t6 men6e par

l'Unit6

de d6volution pour identifier les 6l6ments critiques du processut de la d6volution et sugg6rer des critOres pour une 6valuation de la capacitd des pays de d6tecter ot lutter contre la recrudescence.

Il

s'agit surtout de ressources humaines qualifi6es, d'une stnrcture nationale de coordination, de plans de d6volution et de leur ex6cution opportune, d'un financenpnt, d'une participation communautaine et de sysGmes de surveillarrce 6piddmiologiEre.

En d6terminant des critEres pour chacun des 6l6ments,

il

sera possible de mesurer

i

quel point les difErentos composantes sont conformes

i

de tels critBres et, au moment opportun, de d6terminer leurs lacunes.

y3.

I-e Comit6 a not6 que les plans de d6volution ont 6t6 soumis

t

diff6rentes agences. Le CCE considOre que des cadres g6n6ralis6s pour I'ex€cution des activit6s de d6volution pourraient 0tre pr6cieuxen fournissant des lignes directrices pour les op6rations et en s'assurant que les donateurs reconnaigsent les liens entre les activit6s de d6volution et les structures sanitaires existantes.

Il

est 6galemeil appropri6

i

ce stade de d6finir ce qui est op6rationnel

i

l'heure actuelle dans les services nationaux de sant6

et qui

est pertinent aux plans de d6volution; comment de telles activit6s et structuref sont li6es au systime actuel de sant6; quelle influence toute r6forme du secteur sanitaire pourrait

lvoir

sur ces structures et leur fonctionnement futur; et une 6valuation rdaliste des besoins en

form*ion pertinente. La

n6cessit6 de soutenir de telles activit6s dans un contexte post-OCP dans le sJrsteme sanitaire est cruciale. Le CCE consid0re que les coordonnateurs nationaux dewont jouer un r6le majeur en developpant des plans d'ex6cution et a demand6 aux parties concerndes de

fournir

trne s6rie de lignes directrices pour que

le

cadre opdrationnel des activit6s de d6volution soit clairtment vu.

(17)

EAC15 Page L7

94. Lr

Comit6 a 6te inform6 qu'aucun des Pays participants n'a 6tabli des systBmes entitrement op6ratioanels de surveillance 6pidCmiologique. I-e Projet d'appui

i

la surveillance 6pid6miologique (Projet PASE) est actuellement en train de former des 6pid6miologistes de terrain dans quatre pays de I'OCP et d'dtablir un r6seau de centres centralises d'information sanitaire ax6s sur les services pdriph6ripes de sant6.

Ir

Comitd a encourag6 les Comit6s nationaux de d6volution concern6s et les autros partenaires de la d6volution

i

maintenir des liens et collaborer avec le Projet

PASE. Il

fatdra

consid6rer l'inclusion des indicateurs essentiels de l'onchocercose dans de tels systEmes.

A cet 6gard, le Comitd a not6 avec

satisfaction

qu'un projet

commun

de formation

en CpiddmiOlogie et en management comprenant les onze Pays participants, bas6 essentiellement sur la m6thodologie de PASE, est en voie de pr6paration pour 0tre soumis

i

la Banque africaine de D6veloppement pour financement.

95. L'intdgration de

l'orrchocercose

dans un

prograrnme

de

surveillance

et de

lutte

6pid6miologiques contre d'autres maladies end6miques est faisable

li of

d'autres prograrrmes nationaur de

lutte existent. Il

s'agit en

fait

d'une approche "multi-end6mies" guidee

par

des activit6s et l'utilisation corlmunes de ressources plutdt qu'une vraie strat6gie d'int6gration bien que la

politiErc

de I'OCP s'oriente dans cette direction avec I'appui de I'OMS/CTD.

96. El

rdponse

i

une question concernant les prirrcipes pour I'identification des maladies

i

inclure dans les plans de d€volution,

rl a

€t€ expliqu6 que plusieurs points sont consid6r6s

y

compris

la priorit6

de

la

lutte sur la base de la gravit6 et de l'6tendue d'une maladie donn6e; la coinciderce g6ographique avec l'onchocercose;

la

possibilitE de combiner les ressources

et

les

Iessources logistiques; la faisabilitE 6conomique; et 6ventuellement l'int6r6t des donateurs. Dans

tqrs les

cas,

la

d6cision est

prise au

niveau national

en

fonction des sinrations

et

priorit6s

sp6cifiqrs

de chaque pays.

n. I.e

Comite a not6 dans ce contexte que

le

Programme accorde actuellement une attention particulidre

i

I'int6gration de

la

surveillance et lutte contre l'onchocercose dans les systimes de soins de sant6 de

base. Il

faudra

clarifier

davantage l'approche

et la

m6thodologie d'une telle int6gration en prenant 6galement en compte une certaine r6sistance qui pourrait exister au niveau central.

Ceci

impliquera dgalement

la

n6cessit6 de

la

disponibilit6 d'une expertise ad6quate

i

I'OCP.

98.

L,e Comit6 a

f6licit6le

Programme pour son appui aux Coordonnateurs nationaux y compris la tenue de r6unions annuelles les regroupant tous et la participation de certains d'entre eux aux sessions du

CCE.

Dans

le

dernier cas, le Comit6 appr6cie I'occasion d'entendre des nationaux directement impliquds dans les activit6s de terrain parler de leurs succEs, difficultds et problEmes

@ratiomels.

Cette approche participative a 6t6 soulign6e car elle aide

i

transf6rer de I'OCP aux tntionaux le m6rite du succis, le prestige et un sens de responsabilit6.

99, A

la

fin

de I'examen de ce point de

l'ordre

du

jour,

le Directeur du Programme a exprim6 sa satisfaction qu'un certain niveau de pessimisme qui pr6valait dans certains milieux concenrant

la

faisabilitd de

la

d6volution pourrait 6tre remplacd maintenant par

un

optimisme

r6aliste. l-e

processus est en fait pragmatique et opporhrniste.

(18)

EAC15 Page 18

Projet Macrofil

100.

L'Ctait actuel concemant les candidats potentiels pour des macrofilaricides applicables sur le

terrain r

6t6

r6sum6. On

avait pr6c6demment rapporte que Ciba Geigy 6tudiait des donn6es relatives au compos6 CGP 6140 (amocarzine)

pour

obtenir I'approbation de

l'Autorit6

Suisse d'homolDgation.

101. Prr

la suite, la soci6t6 a officiellement inform6 I'OMS que suite

i

une

rewe

interne de tous

les mddbaments en voie de d6veloppement,

il

a 6t6 d6cid€ de ne pas continuer avec l'amocarzine

porr

l'Onchocercose. Toutefois,

la

soci6t6 transf6rera toutes

les

informations concernant le m€dicament e I'OMS pour faciliter son d6veloppement par un autre collaborateur. [-e transfert des informadons sur les rdsultats des essais cliniques en Am6rique [,atine, les m6thodes de production et d'ana$se de m6dicaments, etc. e I'OMS a 6t6 rapidement

pr6vu.

QuelEres

60.0m

comprim6s de I'am@arzine sont actuellement disponibles mais valables seulement jusqu'en

juin 1994. Il

faudra dbnc une r6analyse pour que ces Erantit6s soient utilis6es pour des essais cliniques.

lV2.

Des soci6t6s ont 6t6 identifi6es qui sont prOtes et capables de synth6tiser l'amocarzine pour d'autres essais cliniques. On espere reintroduire I'amocarzine en Afrique pour des essais cliniques dans un proche avenir en utilisant les doses optimisees signaldes en Am6rique

latine.

La mise

i

la disposition de I'OCP/OMS des donn6es toxicologiques pertinentes 6tait un pr6alable

i

tout autre

essai clidque.

103. Drns de

r6centes dtudes

sur

des doses 6lev6es

de

l'ivermectine, des doses uniques de I'ivermectine par voie orale,

jusqu'i

800 pgikg, ont 6t6 utilis6es A I'OCRC

i

Hohoe au Ghana pour

traiter des onchocerquiens l6gBrement infectds.

lrs

donn6es cliniques obtenues durant les essais seront dhcut6es avec

le

fabricant avant d'effectuer des posologies multiples avec ces doses plus 6lev6es. La rdussite d'une telle 6tude sur l'innocuitd pennettra l'utilisation de doses plus 6lev6es de

l'ivefirectine

pour une dventuelle activit6 macrofilaricide ou pour juguler toute r6sistance

i

l'ivermctine en cas de son apparition

i

I'avenir.

104.

I-o compos6 UMF 078 est actuellement en phase de d6veloppement pr6clinique, et des 6tudes sur la mutag6nicit6 et la toxicologie airgue sont en cours.

105. Trois

compos6s

qui

montrent une bonne activite contre Onclocerca

ou Brugia

dans le criblage gecondaire seront test6s maintenant contre B. palwngi chez les chiens et O. gibsoni oa O.

xhengi

chez les

bovins.

Ces 6tudes dewont 0tre achev6es en 1994, auquel moment le potentiel de ces cqrnpos6s pour un d6veloppement davantage comme des macrofilaricides sera 6valu6.

106. Ure

comparaison, couvrant deux ans, des composds test6s dans les 6preuves

in

vitro contre O.

gffiurcsa

ainsi qu'O. volvuha a indiqu6 que les r6sultats sont trds identiques en utilisant I'une

ut

I'autro espdce des vers adultes. Ainsi, pour le criblage

i

I'avenir, on utilisera principalement

le

systOme

O. gnnrosa

(vers disponibles chez les bovins) plutOt que des vers

d'O.

volvuhn d'origine humaine.

lW. [re

travaux se sont poursuivis

sur le

d6veloppement

de

sondes moldculaires capables

d'i&ntifier

les vers individuels montrant une sensibilit6 r6duite

i l'ivermectine. Irs

m6canismes

& la

r6slstance qui pourraient apparaitre chez Onchocerca n'6tznt pas connus,

il

faudra 6tudier

tontes les formes

communes

de

r6sistance

identifi6es chez les

n6matodes

de

modlle,

fucrnorlnbditis elegarc et Haemoncluu contortus, afin de

d6velopper

des

techniques

(19)

EACl5

Page 19

potentiellement utiles pour

la

d6tection de

la

r€sistance

i

I'ivermectine en cas de son apparition chez les malades traitds contre I'onchocercose. Des travaux actuels sont ax6s 6galement sur le clonage des g0nes r6sistant

i

l'ivermectine et l'identification des s6Ererrces homologues des gEnes

cfuz Onclocerca.

108.

1,6 Comit6 a not6 la liste des projets de recherche actuellement financ6s par

Macrofil i

la

date

d'atril 1994. La

port6e strat6gique

de l'implication de

l'obtention

d'un

macrofilaricide applicabfe sur le terrain pour tous les pays touch6s par l'onchocercose a 6t6 soulign6e errcore, mais le CCE

I

not6 que la probabilit6 de rdaliser cela avant

l'an

2000 devient faible actuellement.

109. En

conclusion,

le

Comit6

a

recomrnand6

que les

essais cliniques

de

l'Amocarzine

I

edrepretrdre

par I'OCRC,

Hohoe, soient ex6cut6s

tGs t6t et dts qu'un

examen des donn6es cliniques sur les 2000 patients trait6s en Am6rique latine le

justifierait. If,

CCE a r6alis6 que la probabilif6

qu'un

macrofilaricide

soit

disponible pour utilisation

par I'OCP

lui-mOme dans les

cditioOs

de terrain est

faible.

Toutefois, un macrofilaricide, m€me

s'il

n'est utilisable que sous

upervisinn

m6dicale, sera d'une grande

utilitd

dans la lutte dans certaines zones

i

problEmes et dans des cas localisds de recrudescence.

Activit6s biostatistiques et informatioues

110. L'unit6

chargde des activit6s biostatistiques

et

informatiques (BIS)

a

continue

i faire

les

pt€dictions dpid6miologiques

i

base de modEles qui contribuent beaucoup

i

la prise de d6cisions concernatrt les traitements larvicides.

111. L'effet

de l'ivermectine sur

l'O.

volvulus a,

jusqu'i

une date r6cente, 6t6 consid6rd comme 6tant limite

i

la destruction des microfilaires. Toutefois, une analyse

i

base de mod0le des donndes

dr

foyer d'Asubende or) des personnes ont regu cinq traitements annuels du mddicament a conclu actuellerlent que l'ivermectine provoque non seulement une r6duction passagDre de la production

&

microfilaires mais 6galement un effet irrdversible sur

la

f6condit6 du

parasite. Ainsi,

on a 6valud qu'aprBs chaque traitement, le niveau de

la

f6condit6 est en moyenne r6duit de 3O%,

&

fagon petmanente. L'implication de ce nouveau rdsultat pour l'impact predit des stratdgies de lutte basdes stn diffdrentes combinaisons de la lutte antivectorielle et du traitement

I

l'ivermectine est a l'6tude dans des simulations d6taill6es avec I'ONCHOSIM.

Itz. Les

premiEres simulations

par I'ONCHOSIM

bas6es

sur la

quantification

de I'effet

du traitemert

i

I'ivermectine sur la f6condit6 des parasites ont indiqud que 12 ans de combinaison des

trait€meils

larvicides avec

le

traitement

i

I'ivermectine rdduiront

le

risque de recrudescence

i

moins de

l%.

113. La

combinaison de

la

lutte antivectorielle avec l'ivermectine pour une

ffriode

de

dix

ans

devra €tre suivie d'au moins 10 ans de traitement

i

I'ivermectine pour atteindre le m6me rdsultat

i

urrc cowerture de

60%.

Toutefois, cette strat€gie aura des implications op€rationnelles sp6ciales.

Administration et gestion

ll4. tr

Comit6 a 6t6 inform6 que des 6conomies de I'ordre de US $3,2

millions,

soit environ

ll% dt

budget approuv6, ont 6t6 r6alis6es en 1993, plus de la moiti6 dans le domaine de la lutte

I

(20)

EAC15 Page 20

antivectorielle. Il

a 6t6 pr6vu que les d6penses totales des quatre premiBres ann6es (LW2-t995) de la quDtridme Phase financiEre s'6llveront

t

US

$

107,9 millions par rapport au montant de US

$

120,9 millions, budg6tis6 et approuv6 dans le plan des opdrations.

115. Il

est pr6vu que la d6valuation de 50% du franc CFA, au d6but de l'ann6e 1994 aboutira

i

des 6colomies

en

1994, 6valu6es

i

US $1,5

million,

6tant donne

qrc

40-45% des d6penses de

I'OCP sont effechrdes en francs CFA.

116.

Trente

pour

cent du budget est ddpensd pour les ressources humaines

et

des rdductions drastiquos ont 6t6 faites ces derniOres anndes dans le nombre des membres du personnel de toutes les catdgories

y

compris ceux recrut6s sur le plan international.

ll7. Un

principe fondamental

i

tous les niveaux de I'OCP est

la

transparence en matiEre de finances. Ceci est

trls

important pour le maintien de l'appui des donateurs.

6. EVALUATTON

PROSPECTTVE

A

Mr-PARCOURS (PHASE

rv)

118.

PnesEre toute la session a 6t6 consacrde au travail impliqu6 dans les propositions

i

faire pour les pr6vfoions opdrationnelles et budg6taires pour le Programme

jusqu'i

sa

fin

et

I

l'dlaboration d'un rapport traduisant ces pr6visions ainsi

qu'i

des propositions pour les m6canismes requis pour la poursuite de

la

collaboration inter-pays aprBs

l'arr0t

des opdrations de I'OCP et congus pour maintenir les acquis du Programme.

119.

I-es travaux du Comit6 ont 6t6 effectu6s dans trois groupes de travail traitant de la lutte, de l'6pid6mlologie et macrofilaricide et de la d6volution. [,a collaboration inter-pays aprBs I'OCP a 6t6 abordde s6par6ment.

120, te

Comit6 a approuv6 un rapport s6pard sur ses r6sultats, conclusions et recommandations

Eri,

aprds examen par le CAP, sera pr6sent6

i

une Confdrence des donateurs avant d'Otre soumis

i la

ses$ion

de

d6cembre 1994

du

Comit6 conjoint

du Programme. Il a

6t6 convenu

Ere

le Pr€sident finalisera

le

rapport sur

la

base des commentaires faits par les membres du

CCE,

le prdsentela au CAP et incorporera finalement des modifications au rapport jug6es n6cessaires par le CAP Pour son dventuelle approbation par le CCP.

121.

AprBs avoir analys6 toutes les options, le CCE a recommand6 ce qui suit:

- les

Op6rations doivent Otre poursuivies jusqu'en

I'an

20[12,

bien

que sur une 6chelle r6duite durant la p6riode de d6sengagement progressive, pour pennettre au Programme de r6duire la charge parasitaire

i

un niveau qui diminuera le risque de recrudescence

i

moins de L% sans la n6cessit6 de toute distribution de l'ivermectine;

- la

strat6gie et I'approche op6rationnelle actuelles doivent Otre maintenues

jusqu'i la fin du

Programme 6tant donn6 que

la rewe

ne peut pas envisager des d6veloppements majeurs qui modifieront de fagon signifiante la lutte actuelle contre l'onchocercose;

-

le mandat du Groupe 6cologiEre et des 6quipes nationales d'hydrobiologie doit Otre 6largi

pour

inclure

la

surveillance de

l'effet du

peuplement

et

d'autres activit6s

qui ont

des r6percussions sur les systdmes fluviaux;

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